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FrenchPublisher
FRANCE 24Explicit
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Date created
2018/05/15
Latest episode
2026/10/13
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7 min.
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2 days
Description
Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.
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Pesticides : des médecins français "haussent le non"
2026/10/13
À la Une de la presse ce mardi 13 octobre : "l'acte V" de la mobilisation des lycéens aujourd'hui en France ; la confirmation, en Espagne, par le Tribunal suprême, de sa décision suspendre le droit de vote de dizaines de milliers de citoyens naturalisés ; les discussions au sein de l'Union européenne sur un texte controversé, l'"Omnibus pesticides" ; la polémique en France autour d'"Octobre rose" et la course folle des physiciens pour mesurer le temps.
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À la Une de la presse : "l'acte V" de la mobilisation, aujourd'hui, en France, des lycéens, auxquels doivent se joindre, notamment, des étudiants et des enseignants.
Le Figaro annonce aussi la participation d'élus de gauche et d'extrême gauche, de collectifs contre les violences policières, des "gilets jaunes" et d'agriculteurs – une possible "convergence des luttes", selon le journal, très remonté contre des lycéens "aux revendications souvent absurdes et confuses", accusés d'avoir "rangé l'autorité au musée". "Depuis 10 ans, les jeunes sont traités comme des chiens", réplique Sophie Binet, dans Libération. La secrétaire générale de la CGT salue, elle, la "lucidité" des lycéens et dénonce les "coups de rabot sociaux" contenus, selon elle, dans le projet de loi de finances qui arrive à l'Assemblée nationale. Un budget aux allures de "mission impossible" pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, selon la dessinatrice Coco, toujours dans Libération. Alors que les discussions budgétaires s'annoncent tendues, l'ONG Oxfam annonce le dépôt d'un recours contre l'État devant la justice "pour son manquement à prélever un impôt de façon juste et égalitaire, alors qu'il est exigé par la Constitution" – une rupture du principe d'égalité attribué par L'Humanité "à la volonté de réduire la participation des plus riches et des grandes entreprises au financement de la nation".
Toujours dans le domaine de la justice : en Espagne, le Tribunal suprême a confirmé, hier, la suspension du droit de vote pour des dizaines de milliers de citoyens naturalisés. L'Humanité évoque une décision "particulièrement politique" à six semaines des législatives anticipées, qui concerne des électeurs vivant hors d'Espagne et ayant obtenu la nationalité par une loi de 2022, appelée "loi des petits-enfants" en faveur des descendants d'exilés de la guerre civile et de la dictature de Franco. La presse espagnole, dont El Pais, parle de 163 000 personnes concernées qui ont maintenant 5 jours pour prouver qu'elles sont bien les descendantes d'Espagnols partis en exil "pour des raisons politiques ou idéologiques ou pour des raisons de croyances ou d'orientation sexuelle". Le journal fait état de la colère des descendants d'Espagnols en Argentine, qui considèrent que cette décision relève d'un "mépris flagrant", d'autant qu'elle a été rendue publique le jour-même de la fête nationale. Satisfaction, en revanche, d'El Mundo, qui estime que la "loi des petits-enfants" constitue "une anomalie", "une faille qui aurait compromis l'intégrité du processus électoral". Le journal applaudit une décision qui "déjoue le piège", tendu, selon lui, par Pedro Sánchez, accusé de vouloir ajouter in extremis aux listes électorales de nouveaux électeurs supposés de gauche.
On reste en Europe avec les discussions, au Parlement européen, sur un texte controversé : l'"Omnibus pesticides" – qui prévoit notamment des "périodes d'approbation illimitées" pour certains d'entre eux. Libération fait état de la mobilisation croissante de médecins français contre ce texte, "au nom de la protection de la santé publique" – une préoccupation qui s'est déjà manifestée, en France lors de la loi Duplomb –, "l'Omnibus pesticides" étant d'ailleurs qualifié par ses détracteurs de "loi Duplomb puissance 10". Le journal cite le professeur d'hématologie Pierre Sujobert, spécialiste des cancers du sang, qui martèle que "les pollutions environnementales, dont les pesticides, jouent un rôle" dans l'apparition de certains cancers. Mediapart observe que lorsqu'il a présenté le texte, en janvier dernier, le commissaire à la santé hongrois Olivér Varhelyi, qui a été nommé par l'ancien Premier ministre hongrois Viktor Orban, "n'a pas prononcé le mot 'santé' une seule fois". Un silence que l'ONG Corporate Europe Observatory attribue au travail de lobbying des fabricants de pesticides et des syndicats agricoles productivistes européens, notamment de la très puissante FNSEA française, auprès de la Commission européenne.
Toujours à la rubrique santé, la polémique, en France, autour d'"Octobre rose", la campagne de sensibilisation au cancer du sein. Le Huffington Post, qui revient sur la "vidéo clivante" publiée ce week-end par la députée LFI Mathilde Panot, qui a dit refuser de porter le ruban rose associé à cette campagne, indique qu'elle a "braqué les projecteurs sur certaines critiques de fond", notamment de militantes atteintes du cancer du sein, qui estiment que cette campagne "occulte complètement" les causes de la maladie, en particulier, là encore, l'utilisation de pesticides dans l'agriculture. Une critique relayée, également, par la médecin et doctorante en philosophie Amélie Cadier-Loriaud, qui critique, dans Le Monde, la façon dont "le néolibéralisme influence notre perception de ce qu'est la santé en la réduisant à un capital individuel, rendant ainsi les individus seuls responsables de leur destin sanitaire", y compris pour ce qui touche le cancer du sein.
Un mot, pour terminer, de l'excellente enquête du Monde sur "la folle course des physiciens pour mesurer le temps". Le journal raconte comment les scientifiques sont parvenus, progressivement, à mesurer le temps avec une précision toujours plus grande, grâce à des horloges de plus en plus perfectionnées, au point d'atteindre aujourd'hui une précision "époustouflante, équivalente au milliardième de milliardième de seconde", soit 18 chiffres après la virgule. Les conséquences pratiques de ces progrès sont innombrables, mais l'un des problèmes qui se pose est que ces équipements complexes restent difficiles à utiliser. Néanmoins, leurs performances sont telles qu'un nouveau changement de définition de la seconde est envisagé et que les chercheurs envisagent de modifier officiellement la définition de la seconde vers 2030 – autrement dit, dans une poignée de minutes.
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Répression en Inde : "Les cafards survivent, nous reviendrons"
2026/10/12
À la une de la presse, ce lundi 12 octobre, la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire sociale-démocrate dès le premier tour en France, dimanche. La poursuite annoncée de la mobilisation des lycéens. La capitale indienne bouclée ce week-end pour empêcher un rassemblement du Parti du peuple cafard. Une double arrestation, au Liban, qui soulève beaucoup de questions. Et un appel à la grève des femmes, demain.
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À la une de la presse, la victoire, hier, de Raphaël Glucksmann à la primaire sociale-démocrate dès le premier tour.
Le Parisien/Aujourd’hui en France annonce "une victoire par KO", pour le chef de Place publique, qui "voit sa route vers la présidentielle se dégager". Une victoire pour Raphaël Glucksmann, et une défaite cuisante pour son principal concurrent, Olivier Faure, le patron du PS, qui ne présentera pas de candidat issu de ses rangs à la présidentielle, pour la première fois de son histoire. "Feu le PS ?" : pour Le Figaro, "la question est désormais posée" et dans l’immédiat, ce qui ne fait aucun doute, selon lui, c’est que Raphaël Glucksmann a "arraché une victoire idéologique et stratégique" par son refus d’alliance avec la France insoumise. "Avec son 'plus jamais LFI', l’eurodéputé espère convaincre les électeurs de gauche et du centre qu’il est capable d’empêcher un duel Mélenchon-Le Pen au second tour", mais pour gagner ce "pari", Libération estime que Raphaël Glucksmann va devoir "convaincre les électeurs de gauche un temps séduits par Emmanuel Macron de revenir vers leur famille initiale, une gauche qu’il présente comme non hystérisante, non poutinienne et surtout très européenne". "Glucksmann plébiscité, mais après ?" : L’Opinion prédit que "certains dans son camp" ne "tarderont pas à dynamiter cette rampe de lancement". "Pour la suite de sa campagne, mieux vaut que l’heureux élu ne compte pas trop sur le renfort de la direction du PS", prévient le journal.
Le plus dur reste donc à venir, à commencer par la bataille avec Jean-Luc Mélenchon. Le patron de La France insoumise était en meeting hier en Auvergne, où il s’est présenté comme le porte-voix de la colère des lycéens, mobilisés depuis maintenant deux semaines. D’après Le Figaro, "toutes les générations (étaient) là, mais les plus jeunes, parfois loin de l’âge de voter", étaient nombreux. Ces jeunes assurent n’être "ni manipulables ni manipulés" et vouent Parcoursup "au bûcher" - la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur, que Jean-Luc Mélenchon promet d’abolir. En attendant, L’Humanité indique qu’une "coordination nationale lycéenne" s’est réunie ce week-end pour organiser la suite d’une mobilisation "qui s’annonce sous haute tension policière", selon L’Huma. Mais le mouvement survivra-t-il aux vacances scolaires ? Les causes du malaise, en tout cas, sont profondes et durables. Le Parisien/Aujourd’hui en France fait état d’un sondage d’Action contre la faim indiquant que 13 % des Français interrogés déclarent n’avoir parfois, voire souvent, pas assez à manger - une proportion qui atteint 25 % des 18/24 ans, comme en témoignent les files interminables d’étudiants devant les restos universitaires pour les repas à 1 euro ou devant les Restos du cœur.
La jeunesse se mobilise aussi en Inde, où la capitale, New Delhi, a été placée en état de siège, samedi, pour empêcher les rassemblements. Outre un dispositif sécuritaire massif, les autorités ont procédé à des centaines d’arrestations de membres du Parti du peuple cafard, qui proteste toujours contre la radiation de quelque 130 millions de personnes des listes électorales, en particulier musulmanes et issues de populations vulnérables et globalement peu favorables au BJP ultra-nationaliste de Narendra Modi - des arrestations dont la Cour suprême a contesté, hier, la légalité, selon The Hindu. Le journal demande au gouvernement de ne pas remettre en cause "le droit fondamental à la liberté de réunion et aux manifestations pacifiques", de "ne pas abuser de son pouvoir contre les citoyens". Malgré la répression, l’arrestation puis la libération d’un de ses leaders, Abhijeet Dipke, le Parti du peuple cafard, cité par The Financial Times, défie le gouvernement : "Vous avez oublié ce que les cafards font de mieux: survivre. Nous reviendrons". Pour The New York Times, le mouvement constitue "un défi sans précédent" pour Narendra Modi, bien qu’il soit parvenu "depuis longtemps à discréditer et à isoler ses opposants". Le journal évoque "un défi générationnel" pour le Premier ministre et son parti, qui "semblent déconcertés par une génération Z très active qui réagit mal à (leur) autorité rigide".
Au Liban, l’arrestation, vendredi de deux membres présumés du Hezbollah transportant une importante cargaison d’explosifs, soulève beaucoup d’interrogations. Des photos des explosifs saisis font la une du quotidien libanais Al Joumhouria, qui cite une source d’après laquelle ils contenaient des billes métalliques, similaires à celles utilisées lors d’assassinats contre des personnalités politiques. "Le Hezbollah (de nouveau) au cœur d’une affaire explosive" : L’Orient Le Jour se demande "à qui étaient destinés ces explosifs et dans quel but ?", en évoquant "une affaire (qui) ravive les inquiétudes liées aux assassinats politiques qui ont ensanglanté le Liban" et représente "un nouveau test pour l’autorité de l’État libanais". Un État qui peine plus que jamais à subvenir aux besoins les plus élémentaires de sa population. L’Humanité fait état de données récentes de l’ONU d’après lesquelles 14 % des Libanais ont besoin d’aide pour répondre à leurs besoins alimentaires.
Un mot, pour terminer, de l’appel du mouvement World With Women, proposant aux femmes de s’arrêter une journée, demain, avec le relais d’hommes engagés. Rendre son tablier pour aider la société à mesurer le poids de l’absence : Le Parisien/Aujourd’hui en France, qui relaie cette initiative née en 1975 en Islande, précise que cette mobilisation interviendra le même jour que l’examen, ici en France, de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Deux chiffres, au moins, donnent à réfléchir : 64% des tâches domestiques sont toujours effectuées par les femmes, soit 61 milliards d’heures qui n’apparaissent jamais sur aucune fiche de paie.
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Italie : le pari gagnant de Meloni
2026/10/09
À la une de la presse ce vendredi : une réforme, une élection interne ou presque et une décision polémique.
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Georgia Meloni veut-elle améliorer la stabilité des institutions italiennes ou renforcer son pouvoir ? C’est la question qui agite la presse italienne ce matin. Il Tempo se penche sur la réforme électorale voulue par la dirigeante d’extrême droite.
Cette réforme qui donne une prime majoritaire aux vainqueurs des élections devrait bénéficier à Meloni, qui a le vent en poupe avant le scrutin de 2027. C’est la loi du pouvoir, nous dit résigné La Repubblica.
La Stampa rappelle qu'il est aussi prévu pour les électeurs de pouvoir voter sur le lieu de résidence. Ce n’était pas le cas avant.
La gauche, elle, est vent debout et pour cause, elle est minée par des dissensions internes. C’est une "belle saloperie", s’enflamme Il Fato Quotidiano. Des recours devant la Cour constitutionnelle sont déjà annoncés.
En France, Libération se penche sur les primaires du parti socialiste et des sociaux-démocrates. Un scrutin qui rend flou, nous dit le quotidien, qui revient sur les 140 000 inscrits à cette primaire dont Raphaël Glucksman fait figure de favori : il est en tête des sondages pour les socialistes et bénéficie du soutien de plusieurs poids lourds du parti. Et cela devrait compter dans un vote où les adhérents et sympathisants ont dû débourser entre 10 et 15 euros.
En cas de bon résultat dès le premier tour, Raphaël Glucksman pourrait plier le match, avertit le Figaro qui note aussi la mollesse de la ligne incarnée par le patron du PS Olivier Faure, incapable de se détacher de ses concurrents.
La Croix, de son côté, nous propose ce matin un reportage en Arabie saoudite et évoque cette fausse sérénité dans le pays, alors que les Houthis du Yémen multiplient leurs attaques contre le royaume. L’inquiétude gagne désormais la population avec les frappes notamment sur les aéroports.
Le quotidien se demande également comment un pays qui dépense des milliards en matériel militaire dernier cri n’arrive pas à répondre aux Houthis pourtant bien moins équipé ? Plusieurs raisons : d’abord des luttes internes entre garde nationale et armée régulière, un commandement très hiérarchisé qui paralyse toute initiative sur le terrain et enfin, dit la Croix, la combativité des Saoudiens n’est pas la meilleure.
Enfin, The New York Times nous donne des nouvelles de l'administration Trump. Le Pentagone a annoncé que l’auteur d’une fusillade mortelle survenue en 2009 sur une base militaire du Texas, et condamné à mort, allait être exécuté par un peloton militaire. Avec une précision assez sordide : l’exécution sera diffusée en direct. La première de l’histoire des États Unis. The Washington Post cite Pete Hegseth : "Nous allons nous assurer que tout le monde puisse le voir", a déclaré le ministre de la Défense. À noter que, selon Amnesty international, seuls deux pays ont conduit des exécutions publiques en 2025 : l’Iran et l’Afghanistan.
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Espagne : mort de Maricarmen, symbole de la crise du logement
2026/10/08
À la une de la presse ce jeudi 8 octobre : le mouvement lycéen vu par la presse étrangère, la mort de Maricarmen Abascal sans avoir pu réintégrer le logement dont elle avait été expulsée à Madrid, la tentative des Tories pour récupérer des électeurs, et une bonne nouvelle concernant la biodiversité.
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Alors que les lycéens sont à nouveau appelés à se mobiliser aujourd’hui, coup d'œil à la presse étrangère : comment le mouvement est-il raconté, notamment outre-Atlantique ? Une photo de l’Agence France Presse à la une du Washington Post montre la composition de "La liberté guidant le peuple" près de cent ans après que le tableau a été peint par Eugène Delacroix. “La colère bout” en France, rapporte le journal.
Les manifestations font une autre une aux États-Unis : celle du Wall Street Journal, avec ce titre “Après des années 'd’argent magique', la France devient une bombe de dette”. L’article dit même que le pays est au bord d’un précipice financier, avec un déficit budgétaire surpassé seulement par… les États-Unis eux-mêmes.
Toujours outre-Atlantique mais côté hémisphère Sud, le Brésil s’intéresse aussi aux manifestations. Elles sont très populaires sur les réseaux sociaux, notamment parmi les supporters de Lula. La Folha de Sao Paulo prend elle aussi l’angle de la crise fiscale dans laquelle la France “plonge”, selon elle, prise dans des tirs croisés entre la rue, et les marchés.
Ces deux graphiques montrent la dette publique en pourcentage du PIB, et l’augmentation des taux souverains.
La presse allemande commente, elle, les propos de Donald Trump sur le mouvement. Die Welt parle bien de l’augmentation des violences, et des critiques faites au maire de Saint-Denis Bally Bagayoko, qu’on voit s’interposer entre lycéens et CRS… et à Donald Trump qui pointe du doigt l’immigration.
Die Frankfürter Allgemeine Zeitung consacre aussi un éditorial pour contredire cette “analyse” du président Trump. Il est intitulé “Un drame sur une intégration réussie” et dresse au contraire le portrait d’une jeunesse issue de la diversité, qui demande la possibilité d’une ascension sociale.
Côté presse française, l’Humanité consacre sa quatrième une consécutive au mouvement. Le titre : “Les Flics en Flag” fait référence aux violences policières, et aux pratiques illégales des agents, comme l’absence de numéro RIO, le port de cagoules qui masquent leurs visages, et des écussons non réglementaires, prisés par l’extrême droite. L’IGPN, la police des polices, a déjà ouvert 18 enquêtes.
À la une de la presse espagnole, la nécrologie non pas d’une célébrité mais d’un symbole. Son visage ridé, et son regard implorant, comme levé vers l’appartement dont elle avait été expulsée, sont à la une d’El Pais. Son nom complet était Maria del Carmen Abascal, mais tout le monde l'appelait Maricarmen. Cette Madrilène de 87 ans avait été expulsée de chez elle, car incapable de payer un loyer multiplié par cinq du jour au lendemain. À force de se battre et de négocier, et face à l’ampleur de la colère que sa situation a déclenchée dans la rue, elle devait rentrer chez elle en vertu d’un accord avec les propriétaires, mais elle n’aura pas eu le temps. Elle était hospitalisée depuis plusieurs jours pour épuisement. Le 20 Minutes espagnol et El Mundo montrent l’hommage que lui ont rendu les madrilènes, en criant la “Honte”, ou encore “ce ne sont pas des morts, mais des assassinats”. Ils ont allumé des bougies devant chez elle, et continué l’occupation de la Puerta del Sol qui dure depuis douze nuits. L’octogénaire leur avait demandé de ne jamais lâcher le combat, les manifestants lui promettent de continuer.
De l’autre côté de la Manche, les journaux britanniques montrent, eux, Kemi Bardenoch, dirigeante du parti conservateur, les Tories, depuis 2024, et qui est aujourd’hui à l’offensive pour reconquérir la droite britannique, engloutie par son extrême.
Son pari : le voici à la une de The Independent : parier sur les maisons de famille pour gagner des voix. La dirigeante a promis hier d’abolir les taxes sur l’héritage des propriétés familiales. “Le Labour pense qu’il est égoïste de transmettre ce que vous avez gagné à vos enfants, pas nous”, a-t-elle clamé lors du meeting annuel de son parti.
Le Guardian rapporte que les Tories “auraient peur d’elle et ne sauraient pas lui dire non”, citant une source anonyme. Et le Times détaille comment elle a rejeté toute alliance avec l'extrême droite Reform UK de Nigel Farrage, déclarant qu’elle ne s’unirait pas avec un parti qui débat pour savoir si oui ou non ses enfants métis sont anglais. Elle a reçu une "standing-ovation" de la part des Tories.
Pour finir, un peu d’espoir apporté par le WWF, sur les populations animales… C’est relayé dans le Libération des historiens. L’édition annuelle concoctée par des chercheurs à l'occasion du Festival les rendez-vous de l’histoire de Blois.
Un chercheur au CNRS détaille le rapport “planète vivante” de la célèbre ONG au logo de panda, qui cherche l’aiguille dans une botte de foin, c’est-à-dire une bonne nouvelle pour la biodiversité. Alors la voici : la moitié des 5 790 espèces de vertébrés observées auraient tendance à être stables, voire à augmenter. C’est le cas par exemple du tigre.
L’article montre le storytelling du WWF qui “est une machine à histoires, qui équilibre bonnes et mauvaises nouvelles, chiffres et narration.” Car derrière le côté positif mis en avant, la taille des populations animales a baissé de 73 % entre 1970 et 2022. Les auteurs du rapport évaluent le manque de financement de la biodiversité à 942 milliards de dollars, qu’ils comparent au 7 000 milliards de dollars dévolus aux énergies fossiles. L’auteur indique que le monde de la conservation peut avoir tendance à minimiser les mauvaises nouvelles pour ne pas paraître trop défaitiste.
Trois ans après le 7-Octobre, Israël "face à l'abîme"
2026/10/07
À la Une de la presse ce mercredi 7 octobre : la mobilisation massive, hier, partout en France, des lycéens, rejoints par de nombreux adultes ; la présentation, par Marine Le Pen, de son futur budget si elle est élue à la présidentielle ; les commémorations des attaques du 7-Octobre en Israël ; et une aventure extraordinaire qui a duré 28 ans.
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À la Une de la presse : la mobilisation massive, hier, partout en France, des lycéens, rejoints par de nombreux adultes.
Plusieurs centaines de milliers de jeunes dans la rue : Le Parisien/Aujourd'hui en France constate que la mobilisation "ne faiblit pas", près de trois semaines après le début du mouvement. Rejoints par des parents, des enseignants et des étudiants, certains ont lancé des "battles d'aura", des "batailles de charisme", populaires sur les réseaux sociaux – d'où la Une de Libé sur "l'aura des lycéens". Dans un registre plus classique, L'Humanité évoque "la classe" des lycéens, "malgré les intimidations et les violences policières".
Leur mobilisation fait la Une, également ce matin, de la presse italienne. De l'autre côté des Alpes, le journal communiste Il Manifesto entonne la Marseillaise avec les manifestants, et Il Fatto Quotidiano salue ces lycéens qui "ne se rendent pas", en relevant que, pendant ce temps-là, le président français Emmanuel Macron "examinait ses missiles". Il Messaggero met l'accent sur les heurts entre manifestants et forces de l'ordre, et prévient que si la violence augmente, l'extrême droite de Marine Le Pen "en récoltera les fruits", mais condamne "les déclarations, typiquement atypiques et à la limite du délire, de Donald Trump". Le président des États-Unis attribue la situation en France à "l'immigration et à l'islam", pour la plus grande satisfaction du très droitier Il Giornale, qui rebaptise la place de la République "la place d'Allah".
Marine Le Pen a dénoncé, hier, "la violence" qui est "entrée" dans les établissements scolaires. La candidate du RN à la présidentielle a fait cette déclaration à l'occasion de la présentation de son futur budget si elle est élue. Un grand oral qui récolte un zéro pointé. L'Opinion étrille "la tromperie de l'austérité sans douleur", vendue, selon lui, par Marine Le Pen. Libération ironise sur son projet "au doigt mouillé", "garanti avec trucages". Et Le Figaro est pour le moins sceptique face à ce "contre-budget" qui "surestime" les économies et "sous-estime" les dépenses. Le Monde évoque une séquence budgétaire "plombée" par l'affaire des propos antisémites attribués à Jordan Bardella. Mais Le Figaro affirme qu'elle "ne bouleverse pas les clivages" chez les Français de confession juive, "ceux qui se situent à droite de l'échiquier politique considérant que le vrai danger se situe chez LFI", les autres n'ayant "pas changé d'avis sur le parti lepéniste".
Dans la presse, également, les commémorations, aujourd'hui, des trois ans du 7-Octobre. Trois ans après les attaques du Hamas, qui ont fait plus de 1 200 morts, Israël Hayom parle d'"effondrement" et de "renaissance" mais reste hanté par les questions : "Qu'est-ce qui a changé depuis ? Où avons-nous failli ? Quelles leçons en avons-nous tirées ?". La version anglophone du journal Haaretz évoque "une blessure ouverte". Le quotidien exprime son désarroi face à "l'abîme existentiel" auquel Israël est confronté, "un abîme où il n'y a ni accords diplomatiques, ni réconciliation, ni paix, ni aucune tentative de créativité diplomatique – ni aucune forme de vie qui ne soit spartiate". Un abîme que seul "l'espoir" peut venir combler. Trois ans après, "le séisme du 7-Octobre continue de faire trembler le Moyen-Orient, de Gaza à Beyrouth, de Damas à Tel-Aviv", relève le quotidien libanais L'Orient-Le Jour.
À l'occasion de ces commémorations, L'Equipe s'est rendu dans le petit village de Be'eri, en Israël. Le journal sportif raconte comment la vie "reprend lentement" dans ce kibboutz tout près de Gaza (où plus de 100 civils ont été tués le 7-Octobre), notamment grâce à son histoire cycliste. Un passé que connaît bien Erez Manor, le propriétaire du magasin de vélos local, un ancien baroudeur qui raconte avoir roulé sur presque tous les continents avant d'ouvrir sa boutique. Il a survécu, mais a perdu plusieurs membres de sa famille et reste persuadé qu'"ils", ceux de Gaza, essaieront de revenir un jour – ce qui ne l'a pas empêché d'organiser une "Course de l'espoir" qui s'élancera dans neuf jours. L'Equipe s'est aussi rendu en Cisjordanie occupée, où les clubs de foot palestiniens ont repris, eux, la compétition le mois dernier – un tournoi baptisé "Coupe des 1000 martyrs", en hommage aux sportifs morts dans la bande de Gaza, où la guerre a fait plus de 73 000 morts.
On termine cette revue de presse au Royaume-Uni, où Karl Bushby est arrivé lundi après-midi après 28 ans de voyage. Si cet ancien parachutiste de 57 ans a mis autant de temps à rentrer dans son pays, après avoir traversé la Manche à la nage, c'est tout simplement parce qu'il termine un tour du monde… à pied. The Times rappelle que son aventure a débuté le 1er novembre 1998 au Chili et devait respecter deux règles : pas de transport et pas de retour à la maison à moins d'y arriver à pied. The Washington Post, qui avait déjà raconté son histoire, avait publié, à l'époque, une carte de son périple, précisant qu'il avait parcouru à pied le détroit de Béring gelé et était devenu le premier à traverser à la nage la mer Caspienne sur 296 kilomètres. Le périple de 50 000 kilomètres de Karl Bushby n'est toutefois pas encore terminé, puisqu'il lui reste encore 400 kilomètres à parcourir pour rejoindre la maison de sa mère de 75 ans, qu'il n'a pas vue depuis 2015.
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Mouvement lycéen : "Comment stopper l'escalade ?"
2026/10/06
À la une de la presse, l’inquiétude en France avant l’acte III, aujourd’hui, de la mobilisation des lycéens. Un mouvement critiqué pour ses débordements, tandis que plusieurs voix s’élèvent contre les "violences policières", dont il serait la cible. L’annonce, hier, en Espagne, de législatives anticipées le 29 novembre prochain. Et le vingtième anniversaire, demain, de l’assassinat de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, le 7 octobre 2006.
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À la une de la presse, l’inquiétude, en France, avant "l’acte III", aujourd’hui, de la mobilisation des lycéens.
Comment stopper l’escalade ? Libération s’inquiète de la "répression" d’un mouvement lui-même "critiqué pour ses débordements" et appelle les forces de l’ordre à "agir avec discernement". D’après Le Figaro, les autorités "s’attendent à ce que le vent de la révolte souffle plus fort encore", après que des heurts ont marqué la journée d’hier "dans plus de 400 établissements". Inquiétude, aussi, de L’Opinion face à une "colère sans mode d’emploi", "un mouvement gazeux, souvent violent, et insaisissable". Un mouvement dont "la genèse a été spontanée", d’après Le Monde, dont le reportage en Seine-Saint-Denis, dans les quartiers populaires, évoque une protestation "très politisée, accompagnée, mais pas manipulée", y compris par La France insoumise. Le journal cite notamment une source du renseignement qui parle plutôt d’un "effet d’aubaine pour les partis intéressés par l’agitation sociale".
La presse de gauche dénonce une répression "sans retenue" et des "violences policières". Alors que dix enquêtes de l’GPN, la police des polices, ont été ouvertes, L’Humanité soutient que les forces de l’ordre "s’affranchissent des règles déontologiques", dans un "schéma du 'maintien de l’ordre' hérité de la répression du mouvement des gilets jaunes". Mediapart critique "une utilisation inédite et intensive de l’arme administrative", avec "des arrêtés interdisant les manifestations aux abords de certains lycées (qui) essaiment, dans une proportion inédite, partout sur le territoire".
La mobilisation des lycéens est suivie de près par la presse européenne. Au Royaume-Uni, The Times, quotidien conservateur, voit la France "désemparée" face à "la colère et la fureur" des lycéens. Le journal conservateur cite la proviseure d’un lycée parisien qui dit n’avoir jamais rien vu d'aussi violent.. en 20 ans de carrière. En Allemagne, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, également conservateur, explique la mobilisation par "le manque de perspectives" pour la jeunesse, dans un contexte de "dégradation économique" aggravée par la dissolution de 2024 et l’émergence de l’intelligence artificielle. Des difficultés partagées par d’autres pays européens, dont la Belgique, où la colère gagne aussi les lycées. Les élèves de Liège rencontrés par Le Soir disent que "ce qui se passe en France a créé une impulsion" et qu’eux aussi veulent se battre contre "une école malade", "mais surtout pour (leur) avenir". The Guardian, enfin, dresse un parallèle entre la mobilisation lycéenne en France et les manifestations pour le logement en Espagne. Pour le quotidien britannique, les deux mouvements, "menés principalement par des jeunes illustrent un problème croissant pour les gouvernements d'Europe occidentale: une génération qui se sent de plus en plus privée de la sécurité socio-économique de base dont leurs parents bénéficiaient".
En Espagne, où Pedro Sanchez a annoncé hier la convocation de législatives anticipées le 29 novembre prochain. Selon La Vanguardia, le journal catalan, le Premier ministre cherche à "tirer parti", précisément, "des mobilisations citoyennes pour le logement". Un calcul qui tient du pari : El Pais annonce déjà un scrutin "sous haute tension". Le journal de centre-gauche espère que ces élections permettront "une clarification nécessaire après une législature marquée par l’impasse et les tensions", malgré "la possibilité que, pour la première fois depuis la mort du dictateur Franco, un parti d’extrême droite, (Vox) puisse gouverner". À droite, El Mundo estime que Pedro Sanchez joue son va-tout "pour survivre". Le journal l’accuse d’"instrumentaliser le logement à des fins populistes", "alors qu'il est englué dans la corruption". "C’est le calendrier judiciaire, plus que tout autre facteur, qui explique l’urgence de cette élection", assène le journal, qui cite aussi la crise de Ceuta et les tensions générées par la hausse des prix.
On termine cette revue de presse avec l’anniversaire, demain, de l’assassinat de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, le 7 octobre 2006, à Moscou. 20 ans après, Le Monde est entré en contact avec celui qui était, à l’époque, son rédacteur en chef à Novaya Gazeta. Pour l’occasion, Dmitri Mouratov, co-lauréat du Nobel de la paix 2021, s’est assis au bureau qu’occupait Anna Politkovskaïa, dans sa rédaction moscovite, où ses affaires ont été conservées, son enregistreur, ses lunettes posées sur un code pénal. D’après Le Monde, Anna Politkovskaïa est "morte pour avoir compris le régime de Poutine avant les autres", du fait de ses très nombreux reportages durant la seconde guerre de Tchétchénie. "À la relire aujourd’hui, raconte le journal, on est saisi d’effroi. Pas seulement à cause des atrocités commises mais parce que tout, absolument tout, ce qu’elle décrivait alors, s’est reproduit, vingt ans plus tard, en Ukraine : la torture, les pillages, les viols, la destruction totale et méthodique de villes et de villages, les fosses dans lesquelles sont jetés les 'ennemis' ou les soldats russes qui n’ont pas plu à leurs supérieurs".
Novaya Gazeta Europe, qui a été fondée en avril 2022, six semaines après l'invasion de l'Ukraine, par des anciens de Novaya Gazeta exilés, vient de décerner le prix Anna Politkovskaya 2026 à des journalistes ukrainiennes et russes détenues en Russie et dans les territoires occupés - des femmes "qui ne se sont pas battues les unes contre les autres, mais pour la paix". Parmi elles, Victoria Roshchyna, qui a couvert le siège de Marioupol et les crimes de guerre commis par la Russie, arrêtée en août 2023, et décédée en septembre 2024 des suites de tortures et de mauvais traitements. Une autre journaliste ukrainienne persécutée et torturée en Russie, Iryna Levchenko, enlevée avec son mari en 2023, torturée et condamnée à 15 ans de prison pour espionnage. Et Maria Ponomarenko, journaliste russe condamnée à plusieurs peines de prison pour un message sur les réseaux sociaux dénonçant le bombardement du théâtre de Marioupol en mars 2022. Elle dénonce toujours la guerre depuis sa cellule.
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"Le sionisme est un racisme" : la motion des Verts britanniques qui ulcère Israël
2026/10/05
À la une de la presse, la mobilisation des lycéens français, qui disent vouloir poursuivre leur mouvement cette semaine sur fond de crise budgétaire et sociale, alors qu’une étude publiée aujourd’hui affirme que la pauvreté n’a jamais touché autant de Français. La colère du gouvernement israélien après l’adoption hier par les Verts britanniques d’une motion affirmant que le sionisme est "une forme de racisme". Et le dernier match, demain, de Messi avec l’Argentine.
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À la une de la presse, la mobilisation, en France, des lycéens, qui disent vouloir poursuivre leur mouvement cette semaine.
"Comment sortir de la crise ?" : Le Parisien/Aujourd’hui en France évoque "la difficulté de répondre à des revendications 'en vrac' et parfois très locales", et de "trouver des solutions en l’absence de toute marge budgétaire et de toute majorité". Le Monde fait état de la lettre adressée par Sébastien Lecornu à plusieurs ministres, où le chef du gouvernement prône "la fermeté face aux violences" et "l’écoute des inquiétudes légitimes". Ce "en même temps" fait écho au "dilemme des parents" partagés entre "compréhension" et "inquiétude face aux violences", d’après La Croix. Quel "dilemme" ? répond Le Figaro, pour qui les familles comme les élèves seraient "excédés" par "la violence débridée qui a envahi les manifestations", et le journal de dénoncer à la fois LFI et "le long travail de sape des déconstructeurs, qui font mine de s’indigner aujourd’hui, alors qu’ils n’ont eu de cesse d’organiser le chaos au prétexte de l’'inclusion'". L’Humanité rappelle que le mouvement est né dans des lycées des quartiers défavorisés, où vivent des "recalés de la République" subissant "des inégalités sociales flagrantes et persistantes".
La pauvreté n’a jamais touché autant de Français, d’après une étude publiée aujourd’hui et relayée notamment par La Croix. Selon les économistes qui l’ont réalisée, à partir de données des Restos du cœur, 5,5 millions de Français ont connu la grande pauvreté entre 2018 et 2025, soit une augmentation de 37 % depuis la fin de l’épidémie de Covid en 2023. Une hausse attribuée en priorité à la hausse du chômage et à l’inflation des loyers. Le Parisien/Aujourd’hui en France rapporte la difficulté croissante à payer les factures d’énergie et le fait qu'une personne sur dix pourrait avoir besoin d’une aide alimentaire dans les dix ans à venir. Cette crise s’ajoute à d’autres, avec notamment des comptes publics dans le rouge : de quoi nourrir un "burn-out" généralisé, selon L’Opinion, où le dessin de Kak montre Marianne chez le psy, inquiète de ne pas avoir assez de temps pour parler de tout ce qui la préoccupe. Noir c’est noir.
La question des comptes publics et du budget sera au menu, demain, de la conférence de presse de Marine Le Pen et Jordan Bardella. D’après Les Échos, le tandem, qui prévoit de réaliser 125 milliards d’économies sur cinq ans, continue d’afficher son unité – un "calcul" lié au fait que Marine Le Pen aurait "intérêt à garder Jordan Bardella", car il est "son œuvre, et y renoncer serait montrer qu'elle s'est trompée". D’autant que le socle électoral du RN semble tenir, ce qu’un député RN résume par cette formule : "Nos électeurs n'en ont rien à foutre." Malgré les propos antisémites attribués à Jordan Bardella par Mediapart, celui-ci a aussi reçu le soutien d’un ministre israélien d’extrême droite. Explication, cette fois de Libération : "Le Rassemblement national ferme les yeux sur les crimes du gouvernement Nétanyahou et reçoit en échange le blanc-seing de son allié, qui le lave de son passé antisémite." Le quotidien français publie l’appel de 500 hauts responsables européens demandant que des mesures soient prises par l’UE lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères, le 12 octobre, contre la colonisation israélienne en Cisjordanie.
Israël a exprimé sa colère après l’adoption hier par les Verts britanniques d’une motion affirmant que le sionisme est "une forme de racisme". The Times rapporte qu'en représaille, le ministre israélien des Affaires étrangères a annoncé que Zack Polanski, patron des écologistes au Royaume-Uni, lui-même de confession juive, sera interdit d'entrée en Israël, car le texte adopté par son parti est "clairement antisémite". Un sentiment partagé par les membres de la communauté juive britannique interrogés par The Jewish Chronicle, qui disent craindre d'être "pris pour cible par le parti [des Verts) et ses membres pour avoir fréquenté des synagogues, dont la plupart sont sionistes". Mais de quoi parle-t-on exactement quand on parle de sionisme ? The Guardian précise que le débat "intervient dans un contexte de nouvelles polémiques sur la signification" de ce terme "controversé", que "bien que le sionisme soit souvent perçu comme une idée monolithique, son histoire a englobé de multiples courants, souvent contradictoires", mais que depuis la création de l’État hébreu, en 1948, "des questions comme la colonisation et la définition d'Israël comme État juif ethno-nationaliste sont devenues centrales dans le débat". Le quotidien israélien Haaretz rappelle que c’est précisément pour cette raison que Hasia Diner et Marjorie Feld, deux universitaires américaines spécialistes des études juives, publiaient il y a dix ans dans ses colonnes "une tribune explosive annonçant leur rupture avec le sionisme". Dix ans après, écrit le journal, et "surtout après des dizaines de milliers de morts, principalement à Gaza, il est difficile de nier que Diner et Feld avaient vu juste".
Du foot, pour terminer, avec le dernier match de Lionel Messi avec l’Argentine contre le Bénin. Malgré 23 heures de voyage en classe éco, des chambres d’hôtel sans eau chaude, et un terrain pas vraiment digne d’une équipe professionnelle, les Guépards "affichent sérénité et détermination", d’après Megasport, qui rapporte que côté matériel, tout est finalement "rentré dans l’ordre". Tant mieux. Face à eux, une Albiceleste emmenée pour la dernière fois par Lionel Messi, surnommé "The Goat" – acronyme de "the greatest of all times" ("le plus grand de tous les temps"), mais qui veut aussi dire "la chèvre" en anglais, d’où la bestiole dans les bras de la puce à la une de So Foot. Le média sportif qui a demandé à ses coachs, ses coéquipiers et ses victimes pourquoi "tout le monde sait et dit que Lionel Messi est le meilleur joueur de l’histoire du football ?"
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Blocages des lycées en France : violences et revendications
2026/10/02
À la une de la presse ce vendredi : une colère, une élection sous tension et des retrouvailles.
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Le mouvement lycéen est il en train de dégénérer ? C'est l'avis d'une grande partie de la presse ici en France ce matin. Le Parisien évoque des blocus qui virent à l'émeute. Plus de 2 000 interpellations, nous dit le quotidien et surtout un gouvernement qui peine à réagir.
Alors à qui la faute ? Et bien à la France insoumise, si on en croit Le Figaro, qui relaie une note de la préfecture pointant du doigt les responsabilités de "proxys" des insoumis. Violence certes mais minoritaire, comme le rappelle La Croix, qui tempère la présentation insurrectionnelle du mouvement.
Et les revendications des lycéens ? Il faut ouvrir Libération pour trouver mentions des demandes des principaux concernés : plus de moyens, des locaux en bon état et des professeurs et personnels éducatifs en nombre suffisant.
De l'autre côté de l'Atlantique, Jornal Do Brasil évoque l'élection présidentielle avec ce duel entre l’actuel président Lula et le fils de Jair Bolsonaro, Flavio. Selon le titre, les derniers sondages donnent Lula gagnant du premier tour mais le second s’annonce très serré.
C’est en tout cas une campagne électorale tendue qui s’achève. O Globo nous apprend que le débat opposant les deux candidats principaux a été annulé par le même média après le refus des deux têtes d’affiche d’y participer.
Avec également une ingérence du tribunal supérieur électoral dans le débat, souligne Folha de Sao Paulo. Le tribunal a notamment retoqué la décision de Globo de ne pas laisser de chaise vide pour les candidats absents, une tradition au Brésil.
Enfin, l'Équipe se réjouit de retrouvailles. Celle entre l'équipe de France de football et le stade de France. Premier match des Bleus depuis mars 2025 dans l’enceinte de Saint-Denis.
Des Bleus convaincants depuis le début de ce rassemblement et la prise de fonctions de Zinédine Zidane comme sélectionneur. L'équipe de France espère enchaîner un troisième succès d'affilée face à l'Italie.
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Vol Flydubai : détournement évité et interrogations
2026/10/01
À la une de la presse ce jeudi : un drame évité de peu, une enquête et un départ en forme d'adieu.
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Que s’est-il passé exactement à bord du vol de la compagnie Flydubai reliant Dubai à Tel Aviv ce mercredi. Une tentative de détournement évitée par ses passagers. C’est ce que nous dit le quotidien israélien Haaretz, qui évoque ces passagers héros qui ont donc empêché le pire en maitrisant le pilote assaillant.
The Jerusalem Post nous apprend que le commandant de bord aurait été attaqué par son co-pilote, un Omanais. Ce dernier aurait ensuite tenté d'écraser l'appareil. Attaque terroriste ou tentative de suicide ? The Daily Telegraph s'est fait un avis et parle d'un 11-Septembre israélien évité de peu.
En tout cas, ce drame évité entraînera des répercussions politiques. C’est l’avis du libanais L’Orient-Le Jour, qui le dit à sa une : l’hypothèse terroriste s’invite dans la campagne. Les élections législatives sont prévues à la fin du mois en Israël et, selon le quotidien, Benjamin Netanyahu va, a n’en pas douter, tenter de tirer un bénéfice politique de l’incident.
La presse américaine de son côté évoque une affaire aussi grave que sordide. The New York Times revient sur un scandale de viol collectif à la prestigieuse université de Cornell. Les faits remontent à 2024 mais le dossier a été rouvert par la justice après une nouvelle plainte. Une jeune femme de 20 ans aurait été violé par sept étudiants.
Selon The Washington Post, ces mêmes hommes échangeaient des messages sur Snapchat demandant si "le magasin était encore ouvert".
Dans un autre registre, El Mundo nous apprend ce matin que le champion russe Kasparov a été ciblé par le Kremlin cet été. Les services secrets de Moscou auraient tenté d’assassiner le grand maître d’échec, aujourd’hui opposant de premier plan de Vladimir Poutine et vivant à New York depuis 2013. Ce sont les services américains qui ont informé cet été Kasparov d’une tentative d’assassinat le visant. cinq hommes affiliés aux services russes ont été arrêté.
Et puis comment admettre que l’on est plus le champion que l’on a été ? C’est la question que devra se poser Cristiano Ronaldo. Le footballeur star a quitté le rassemblement de la sélection portugaise après avoir été mis sur le banc lors de la dernière rencontre. "De tristes adieux", nous dit le quotidien sportif portugais A Bola. Longtemps intouchable, Cristiano Ronaldo s’est fendu d’un message sur Instagram ou il affirme s’être entretenu avec son sélectionneur et le président de la fédération avant de prendre cette décision. Une fin de carrière internationale semble désormais plus proche que jamais pour Cristiano Ronaldo.
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Le RN face aux révélations sur Jordan Bardella : "Dinguerie", "barbouzerie", "manip"
2026/09/30
À la Une de la presse : une manifestation d'étudiants contre le régime iranien à Téhéran, malgré la répression en cours ; la désignation de Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de Première ministre du Maroc après la victoire de son parti aux législatives ; l'onde de choc, en France, après les révélations sur des propos antisémites attribués à Jordan Bardella ; et la lecture du roman anglais "Jane Eyre" au programme des écoliers chinois.
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À la Une de la presse : la manifestation, lundi, à Téhéran, de dizaines d'étudiants, malgré la répression en cours.
D'après Radio Free Europe, des étudiants de l'université Allameh Tabatabai se sont rassemblés pour "protester contre la loi sur le hijab, réclamer la libération de leurs camarades emprisonnés et dénoncer les mauvaises conditions de vie sur le campus" – une mobilisation devenue rare, alors que les autorités iraniennes ont intensifié la répression depuis la guerre avec les États-Unis. Sur une vidéo vérifiée par RFE, on voit une foule d'étudiants applaudir et scander des slogans, tandis que dans une autre, seulement évoquée par la radio, un membre des basidjis semblerait "menacer de 'mettre les étudiants dans un sac', ou dans un sac mortuaire". De son côté, le site d'opposition Iranwire indique que la campagne "Non aux mardis des exécutions", contre la peine de mort, s'étend désormais à 66 prisons à travers le pays. Dans le communiqué qu'ils ont publié hier, à l'occasion de leur 140eme semaine consécutive de mobilisation, les membres de cette campagne font état d'au moins 79 prisonniers, dont six femmes, exécutés au cours du seul mois d'août.
Au Maroc, Fatima Ezzahra El Mansouri a été désignée hier Première ministre après la victoire de son parti aux législatives. La maire de Marrakech, co-dirigeante du Parti authenticité et modernité (PAM), a été chargée de former un nouveau gouvernement par le roi Mohammed VI – annonce tout en sobriété sur le site du Matin, quotidien officiel. La presse marocaine insiste sur le fait que Fatima Ezzahra El Mansouri est la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du Royaume – ce que le site Hespress perçoit comme un signe des "transformations du monde islamique à l'ère moderne". Le magazine Tel Quel, qui s'est entretenu avec les élus de sa ville, Marrakech, observe que "tous évitent de dire du mal" de cette personnalité "à la fois crainte et respectée". À l'étranger, The New York Times rappelle que sa nomination intervient après des élections "caractérisées par la plus faible participation depuis près de vingt ans sur fond de frustration généralisée face au chômage et à la médiocrité des services publics, et d'inquiétude face à l'exode de nombreux Marocains". The Guardian évoque lui aussi le récent "spectacle des jeunes migrants traversant à la nage les eaux marocaines pour rejoindre Ceuta", et ce qu'il a révélé de "la frustration de toute une génération". "De manière inquiétante, une réponse nationale adéquate à ce défi générationnel majeur semble encore bien loin", écrit le journal, et, pour résumer, ce n'est pas une Coupe du monde football qui y changera quoi que ce soit.
À lire aussiMaroc : Fatima Ezzahra El Mansouri, de la mairie de Marrakech à la tête du gouvernement
Politique, encore, en France, touchée par l'onde de choc des révélations de Mediapart sur des propos antisémites attribués à Jordan Bardella. "Une dinguerie", "une manip", une "barbouzerie" : Le Parisien/Aujourd'hui en France raconte la contre-attaque du RN qui "fait bloc" derrière son président, dont l'entourage assure avoir prévenu Marine Le Pen de l'enquête de Mediapart, bien que celle-ci ait semblé la découvrir lundi. Le RN dit vouloir porter plainte en diffamation mais Le Figaro indique que les délais étant particulièrement longs, l'affaire pourrait ne pas arriver devant la justice "avant un an et demi".
En attendant, Marine Le Pen conseille à Mediapart "d'enfiler son costard en kevlar" – des propos que le site juge "menaçants", témoignant selon lui de "la nature profonde, de (la) violence et de (l') hostilité à la presse" d'une extrême droite engagée dans ce qu'elle qualifie elle-même de chasse à la "taupe". En tête de ces "chasseurs" auto-proclamés, L'Infiltré, dont le premier numéro a été diffusé hier. Le petit dernier des médias de la sphère Bolloré promettait de révéler l'identité du prétendu "traître" du RN à l'origine des fuites. Mais comme le constatait Le Monde hier soir, "vingt heures ont sonné, et rien", rien dans le magazine, à l'heure de sa diffusion sur le RN et sa "taupe" présumée. "Les infaillibles investigateurs ont failli dans leur quête du félon lepéniste", ironise le journal.
Malgré l'unité affichée, les révélations de Mediapart risquent de raviver les tensions au sein du RN. Libération les voit "semer le bazar au plus haut niveau de l'organigramme" du RN, l'hypothèse qu'elles soient "une conséquence" de la campagne pour la présidentielle "n'étant pas exclue", selon lui, "ce qui en dit long sur la longueur des couteaux qui circulent sous les manteaux frontistes". Le Soir cite la politologue Safia Dahani, qui relève, de son côté, qu'à moins d'un mois du congrès du RN, "les cartes sont rebattues", notamment avec le retour de Marion Maréchal, la nièce de Marine Le Pen. "Au RN, conclut le journal belge, tout finit par se jouer dans le premier cercle. Et si Jordan Bardella a incarné une sorte de gendre idéal à un moment donné, il n'a jamais réellement fait partie de la famille".
On termine cette revue de presse en Chine, où un roman inattendu a fait son entrée dans les programmes scolaires. The Times rapporte que "Jane Eyre", le classique de la littérature anglaise de Charlotte Brontë, est désormais obligatoire en neuvième année, chez les 14/15 ans. "Les écoliers chinois ne pourront échapper aux fantasmes romantiques de l'Angleterre victorienne", s'amuse le journal, qui explique que le livre a été choisi officiellement pour enseigner aux élèves "la manière de devenir une personne équilibrée", mais surtout vanter les vertus du mariage et de la famille traditionnelle, lubies d'un régime obsédé par le déclin démographique. Mais le régime a-t-il bien lu Jane Eyre, qui disait : "Je ne suis pas un oiseau et aucun filet ne me prend au piège. Je suis un être humain libre doté d'une volonté indépendante" ?.
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Révélations de Mediapart : "Jordan Bardella dans l'extrême droite ligne de Jean-Marie Le Pen"
2026/09/29
À la une de la presse, ce mardi 29 septembre, les réactions aux révélations de Mediapart sur des propos antisémites attribués au président du RN, Jordan Bardella. La condamnation par contumace, hier, en Italie, de trois officiers égyptiens, à dix ans de prison, pour le meurtre d'un étudiant italien il y a dix ans, au Caire. Le happy end de l’affaire "Maricarmen" en Espagne. Du foot. Et le désespoir des organisateurs de Mister Angleterre.
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À la une de la presse, les réactions aux révélations de Mediapart sur des propos antisémites attribués au président du RN, Jordan Bardella entre 2013 et 2015.
Le site d’info dit avoir mis la main sur des échanges datant du début de sa carrière politique alors qu’il était un tout jeune militant du Front national, le futur RN 6 des propos relevant d’un «antisémitisme obsessionnel», selon Mediapart, dont Jordan Bardella conteste les informations.
Pour la presse de gauche, pas de doute. L’Humanité voit dans ces révélations «la preuve que derrière la dédiabolisation, l’idéologie du parti des Le Pen n’a pas changé», d’où le photomontage à la Une des visages de feu Jean-Marie Le Pen et Jordan Bardella. Le quotidien communiste ne croit pas au «philosémitisme» affiché aujourd’hui par un parti «fondé par des héritiers de Vichy et longtemps dirigé par un antisémite notoire», Jean-Marie Le Pen. Le journal évoque «une imposture» «balayée» par les révélations de Mediapart. Jean-Marie Le Pen, Bardella, même combat? Le dessin de Coco, publiée par Libération, montre Jordan Bardella, biberonné et sur les genoux de Le Pen père, qui s’était illustré, entre autres, par ses propos sur les «Durafour crématoires». «Impossible, assure Bardella. En 2013, je passais mon temps chez la nounou».
Libération s’est intéressé à une personnalité moins connue du RN: Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen. Dans ce parti où tout, décidément, se passe en famille, le mari de Marie-Caroline Le Pen, une des sœurs de Marine Le Pen, travaille dans l’ombre à la «dédiabolisation» du RN mais se nourrit aussi, du «terreau d’extrême-droite dont il est issu», selon Libé. Le journal raconte le parcours «en zigzag» de ce cadre chargé de ripoliner l’image du RN, mais a rendu hommage au militant d’extrême droite Quentin Deranque et à Gilles Soulas, un éditeur de textes négationnistes. «C’est vraiment un mec d’extrême droite avec une stratégie de divers droite», résume un ancien conseiller du RN. L’extrême-droite suite et fin, c’est aussi la décision de la mairie RN et Reconquête ! de Vierzon d’annuler une pièce intitulée «Amazonia» sur les conditions de travail et le parcours d'un salarié d'une plateforme de distribution… au motif qu’elle serait «clivante» et «politique». Le Figaro rappelle qu’en juin dernier, le metteur en scène Alexis Michalik avait déjà dénoncé la déprogrammation de sa pièce «Passeport» sur des parcours d'exilés par la municipalité RN de Castres.
En Italie, trois officiers égyptiens ont été condamnés par contumace, hier, à 10 ans de prison, pour le meurtre d'un étudiant italien il y a dix ans, au Caire. Dix ans après que la découverte, au bord d’une autoroute, du corps mutilé de Giulio Regeni, un étudiant qui travaillait sur le sujet sensible des syndicats, ses tortionnaires, des membres de la NSA, le service de sécurité intérieure, ont été condamnés. La Repubblica exprime son «soulagement» face à un jugement qui «démontre, selon lui qu'une démocratie fondée sur l'État de droit peut poursuivre et résister à la violence d'un régime revendiquant l'impunité». Il Manifesto, le journal communiste, salue le travail de la justice mais regrette que «le véritable instigateur (de ce meurtre), le régime d'Abdel Fattah al-Sissi», reste impuni, alors qu’il demeure «le principal responsable d'un système détenant des dizaines de milliers de prisonniers politiques dont la dignité humaine est bafouée, plongeant tout un pays dans un climat de peur, de pauvreté et de désespoir».
En Espagne, l’avocat de Maricarmen Abascal, l'octogénaire devenue le symbole de la crise du logement a annoncé hier son retour dans son appartement. El Pais précise que la société d’investissement qui l’avait expulsée de l’appartement qu’elle occupait depuis 70 ans accepte finalement qu’elle réintègre les lieux, et retrouve son loyer initial de 500 euros et non plus les 1600 exigés. Un happy end qui résulte d’une grande mobilisation et même de l’intervention du pape, qui a dénoncé, dans l’avion le ramenant de France «le système qui permet qu’une femme âgée soit expulsée de chez elle». «L’affaire Maricarmen» pourrait provoquer un «changement spectaculaire» en matière de politique du logement, selon El Pais, qui fait état d’une avancée sans précédent des négociations entamées depuis des mois au sein de la coalition gouvernementale, notamment sur l’amélioration de la protection des locataires et l’augmentation de la TVA sur les appartements touristiques.
L’autre bonne nouvelle du jour, en tout cas pour les Bleus, c’est leur victoire, hier soir, face aux Diables rouges, battus 1 à 0 en Ligue des nations. Une équipe de France largement renouvelée et séduisante et un but sublime en guise de «coup de grâce» signé Michael Olise à la 88ème minute. Zinedine Zidane, le nouveau sélectionneur des Bleus a donné leur chance à trois petits nouveaux, Jacquet, Diouf et Da Cunha, qui n’a pas boudé son plaisir: «Une première sélection, ce n'est pas rien. Il y a quelques années j'étais en deuxième division, donc ça montre que, quand tu travailles, quand tu ne lâches pas, les choses arrivent». Une déclaration citée par L’Equipe.
Beau trio en tout cas. Transition diabolique vers The Guardian, qui fait état du «désespoir» des organisateurs du concours de Mister Angleterre: à 13 jours de la finale, seuls 7 candidats sont inscrits - d’où la question: «Où sont passés les beaux gosses?». Une étude, citée par The Times, explique peut-être le problème à l’origine du concours de Mister Angleterre. Selon cette enquête, il apparaît que les hommes s'attribuent en général des notes plus élevées que les femmes concernant leur attrait physique - surestimation qui vaudrait aussi pour leur QI - mais que les Britanniques sont moins prétentieux que les autres nationalités. Un excès de modestie, en somme.
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Poussée RN aux sénatoriales : "Le plafond de verre se fendille encore un peu plus"
2026/09/28
À la une de la presse, ce lundi 28 septembre, la percée du Rassemblement national aux sénatoriales. L’enthousiasme des catholiques français pour la visite du pape Léon XIV, qui a abordé, entre autres, les questions de l’euthanasie et des violences sexuelles au sein de l’Église. Un grand entretien avec la rabbine Delphine Horvilleur sur l’après-7-Octobre. L’inventivité des autorités chinoises pour augmenter le nombre de mariages. Et les pratiquants religieux face au sexe.
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À la une de la presse, la percée du Rassemblement national aux sénatoriales.
Le Monde voit dans cette nouvelle poussée de l’extrême droite, qui permettra RN de former, pour la première fois, un groupe au sénat, "une étape importante dans l’institutionnalisation du RN" - une progression aux dépens de la droite, qui reste toutefois majoritaire et liée aux bons scores du RN aux municipales de mars dernier, facilités par son allié UDR, le parti d’Éric Ciotti. Marine Le Pen et Jordan Bardella se félicitent d’un résultat "historique" et Le Figaro relève qu’un "revers aurait été un élément de plus alimentant l’existence d’un plafond de verre contre la candidate lepéniste". En Belgique, Le Soir évoque la "prise symbolique" d’un "bastion historique de la droite, qui faisait figure de dernier verrou institutionnel, où l’extrême droite demeurait à la marge", "un gain de poids politique dont les effets pourraient surtout se faire sentir après 2027". "Habemus senatores" : L’Humanité s’est mis au latin, visite du pape oblige, et met en garde contre la tentation de minimiser la portée de cette nouvelle poussée RN de faire comme si "la fracture du pays (qui en est à l’origine) n’était pas si béante".
Le pape poursuit sa visite en France - une tournée qui suscite l’enthousiasme de la communauté catholique. Le Figaro lui dit «merci» pour «sa parole libre et forte», pour avoir fait passer «un moment de concorde et d’espérance» et même «un élan d’inspiration divine» sur le pays. Pour le quotidien catholique La Croix, qui parle de «liesse» et de «ferveur», «Léon délivre une parole aussi claire que tranchante, à destination non seulement des croyants mais aussi d’une époque qui court le risque de l’égarement à force d’assèchement spirituel». Une parole qui va porter aujourd’hui, à Metz «sur l’Europe et la paix, dans les pas de Robert Schuman», l’un des pères fondateurs de l’UE. D’après Le Parisien, le pape rencontrera, auparavant, les chefs des autres cultes pour une «séquence interreligieuse», dont l’objectif sera de signer «un document sur la paix» et l’engagement des religions à y contribuer. Enfin Le Figaro indique qu’Emmanuel Macron sera présent à l’ultime messe de cette visite, cet après-midi - «un mea culpa pour compenser son absence de samedi place de la Concorde? ». Pour le journal, «c’est en tout cas un moyen de reconnaître l’impact puissant de ce voyage en France».
Au cours de cette visite, le pape a notamment abordé la question de l’euthanasie et des violences sexuelles au sein de l’Eglise. Libération relève qu’il a condamné «sans détour le texte adopté en juillet» sur la fin de vie, jugeant «impossible de considérer comme normal de donner la mort». Sur la question des violences sexuelles, France Info cite la réaction des sept victimes qui ont pu échanger hier avec Léon pendant près de deux heures. Elles saluent son «écoute profonde» et «authentique». De son côté, le pape a dénoncé le «douloureux fléau» de la pédocriminalité dans l’Eglise, mais ce discours laisse sur sa faim El Pais, le quotidien espagnol, qui regrette que le pape ait semblé avant tout vouloir «tourner la page», sans formuler «aucune autocritique», en s’abstenant «de toute condamnation et admonestation». Dans une tribune publiée par Le Monde, Marie-Jo Thiel estime que «si les causes des violences dans l’Eglise ne sont pas traitées, les mêmes réalités aboutiront aux mêmes résultats». Pour cette théologienne, la trinité «pouvoir, sexe, genre» au sein de l’Eglise forme un «verrou cléricaliste» maintenant «de nombreux dysfonctionnements qui s’alimentent de manière systémique: le pouvoir lié à l’obligation de célibat, les ministères ordonnés réservés à la seule gent masculine et des femmes invisibilisées, pour l’essentiel».
Des femmes dans l’Eglise aux femmes dans le judaïsme. A lire aussi ce matin, la grande interview de Delphine Horvilleur à Libération. A l’occasion de la sortie de son nouveau livre sur l’après 7-Octobre, la rabbine française se remet en question et raconte l’«angle mort» qu’a été pour elle, dans les mois qui ont suivi l’attentat du Hamas, la «tragédie endurée par les Gazaouis». Une prise de parole et un questionnement dont Libération salue le «courage», «tant notre monde vit aujourd’hui de certitudes, assenées comme autant de vérités en noir ou blanc», comme si «les mots, comme le dit Delphine Horvilleur, n’étaient plus que des armes, des outils de combat et plus des outils de débat». Sur le terrain, à Gaza, le déblaiement des quelque 60 millions de tonnes de décombres de guerre où gisent des vies, des souvenirs et des bombes israéliennes qui n’ont pas explosé, a commencé. The Guardian évoque «l'une des plus importantes opérations de déminage de l'histoire moderne» et cite le chiffre de 10000 corps probablement encore enfouis.
On termine cette revue de presse en Chine où les autorités font preuve d’inventivité pour tenter d’enrayer le déclin démographique. The Wall Street Journal indique que Pékin décidé de réagir à la chute brutale du taux de mariage en permettant aux couples de se marier n'importe où, et non plus seulement dans leur ville d'origine. Une stratégie qui semble porter ses fruits, puisqu’après un an d’application, le nombre annuel de mariages dépasse à nouveau les 6 millions. D’après le journal, ce changement crée aussi une concurrence entre les villes pour capter le nouveau marché du tourisme de mariage, comme à Nankin, où le nouveau bureau d'enregistrement se trouve sur une île en forme de cœur, où des panneaux invitent les couples à ne pas «marcher trop vite» car «le bonheur doit être savouré». Et puisqu’on parle des joies du mariage, The Atlantic faisait état d’une enquête, il y a deux jours, assurant que les Américains qui ont le plus de relations sexuelles sont les couples qui fréquentent régulièrement des lieux de culte - qu’ils soient chrétiens, juifs ou musulmans. Autrement dit, les pratiquants pratiqueraient plus la bagatelle que les couples laïques.
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"Maricarmen", le visage de la crise du logement en Espagne
2026/09/24
À la une de la presse, ce jeudi 24 septembre, l’indignation, en Espagne, après l’expulsion, hier, d’une retraitée de 87 ans du logement madrilène qu’elle occupait depuis soixante-dix ans. La rencontre, hier, entre Pedro Sanchez et le maire de New York, Zohran Mamdani, en marge de l’AG de l’ONU. Un nouveau "plan" du "Conseil de la paix" pour Gaza. Et le coup d’envoi, ce soir, de la Ligue des nations.
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À la une de la presse, l’indignation, en Espagne, après l’expulsion, hier, d’une retraitée de 87 ans de son logement madrilène.
Une vieille dame handicapée transportée sur un brancard après avoir été délogée de l’appartement qu’elle occupait depuis 70 ans, parce qu’elle n’avait pas les moyens de payer un loyer passé de 500 à 2750 euros - plus du double de sa modeste retraite. L’image fait la Une de plusieurs quotidiens espagnols, ce matin, dont La Vanguardia, le journal catalan, qui voit en María del Carmen Abascal, connue sous le nom de Maricarmen, "le symbole de la crise du logement" en Espagne. La mobilisation de centaines de ses compatriotes et même de l’ONU n’y aura rien changé. El Pais évoque ce matin «le bouleversement», le choc, à la fois «social et politique» provoqué par ce drame. Le journal publie une série de photos signées Olmo Calvo montrant des policiers se frayant un chemin jusqu’à l’appartement de Maricarmen entre des meubles disposés par des voisins et des militants pour les empêcher d’entrer. D’après le journal, l’entreprise propriétaire de l’appartement, la société d’investissement Urbagestión, a exploité une "faille juridique" pour contester le bail de Maricarmen, avant de rejeter l'offre faite par "une écrivaine célèbre" de prendre en charge l’augmentation de loyer aussi longtemps que nécessaire. Pour El Pais, "Maricarmen incarne l'angoisse des jeunes, des salariés et des retraités face au cercle vicieux qui sévit en Espagne: louer n'est pas une option viable et acheter est hors de portée".
Ce drame humain a tourné au débat politique. Si le très à droite ABC reconnaît que c’est «une tragédie qu'à un âge si avancé, une femme doive quitter ce qui a été son foyer pendant presque toute sa vie», le journal explique que «tout drame n’est pas injustice» et que la loi, qui est théoriquement la même pour tous, «ne peut pas être taillée sur mesure pour chaque vie, comme un vêtement confectionné à la main, car elle cesserait d'être une loi et, par conséquent, d'être utile». El Mundo, pour sa part, observe que "tout le monde se rejette mutuellement la faute de l’expulsion de Maricarmen". Le quotidien conservateur, qui dit regretter "l’exploitation politique" de ce "drame humain", accuse le socialiste Pedro Sanchez d’en être le principal responsable et d’avoir «ignoré» la crise du logement depuis huit ans qu’il est au pouvoir. Le Premier ministre impute, lui, cette «tragédie sociale» à la municipalité et à la Communauté de Madrid. La Vanguardia rappelle que son gouvernement a présenté trois initiatives ces trois derniers mois au Congrès «pour tenter d’éviter de telles situations», mais que «toutes ont échoué» à cause de désaccords entre les groupes qui ont soutenu l'investiture de Pedro Sánchez et son parti, le PSOE.
Pedro Sanchez, qui a participé, hier, en compagnie du maire de New York, Zohran Mamdani à un forum économique en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies. The Washington Post voit dans la rencontre entre ces «deux figures de la gauche» la volonté d’une partie des démocrates américains de rechercher des homologues étrangers «partageant leurs idées dans la lutte contre le populisme de droite», un mouvement décrit comme étant «dans la lignée de l'Administration Trump» et en «pleine expansion».
Pedro Sanchez et Zohran Mamdani partagent, entre autres, un point de vue extrêmement critique vis-à-vis du gouvernement de Benyamin Netanyahou, attendu aujourd’hui à l’ONU - une institution que The Wall Street Journal accuse de «forger», de construire «un biais anti-israélien». Le quotidien conservateur américain en déduit cette question qui n’en n’est pas vraiment une: «Pourquoi les États-Unis et d'autres démocraties financent-ils (une) discrimination qui compromet la capacité de tous à lutter contre le terrorisme?». Ces critiques sur le parti-pris supposé de l’ONU interviennent en tout cas au même moment que la présentation, toujours en marge de l’AG de l’ONU par le soi-disant «Conseil pour la paix» de Donald Trump d’«un plan de six mois et de près de 2 milliards et demi de dollars pour désarmer, nettoyer les débris, fournir une aide humanitaire et établir un gouvernement de transition à Gaza». Un projet dont les responsables reconnaissent toutefois dans The New York Times que les fonds «provenant de donateurs internationaux n'ont pas encore été débloqués». Israël avait déjà rejeté le précédent «plan» du «Conseil de la paix», en juillet dernier.
Sans transition, du foot, avec le coup d’envoi, ce soir, de la Ligue des nations. Premier match ce soir entre le Portugal, tenant du titre, et le pays de Galles, et 234ème rencontre internationale pour Cristiano Ronaldo. Jorge Jesus l’a annoncé hier: le quintuple Ballon d'Or, 41 ans, sera titulaire ce soir. «Cristiano Ronaldo est un symbole du Portugal , a justifié le sélectionneur portugais, tandis que l’intéressé défiait les mauvais esprits qui s’offusqueraient de ce choix: «Me tuer? Seulement avec un fusil et encore, je peux esquiver la balle» - tant que ça n’est pas le ballon. Un défi lancé à la face du monde ou plutôt à la Une du journal A Bola, la Bible du foot portugais, qui rapporte que oui, CR7 veut toujours atteindre son objectif d’atteindre les 1000 buts. Rendez-vous ce soir à Lisbonne, à 20h45 heure de Paris. Pour les Bleus, ce sera demain face à la Turquie. Premier match à la tête des Bleus pour Zinedine Zidane. D’après L’Equipe, le choix de Zizou de positionner son capitaine Kylian Mbappé sur le côté gauche de son trio offensif avec Ousmane Dembele et Michael Olisé «rouvre le débat sur ce qu'est réellement le meilleur poste» de Kiki. Le choix de Zinedine Zidane pour sa première en tant que sélectionneur sera-t-il efficace? Quel suspense.
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Élections législatives en Russie : un vote "pourri jusqu'à la moelle"
2026/09/18
À la Une de la presse ce vendredi 18 septembre, les élections législatives en Russie, l'administration Trump accusée de crimes de guerre, et la spéculation autour de la première liste du sélectionneur de l'équipe de France, Zinedine Zidane.
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Tous les regards sont tournés vers la Russie ce vendredi 18 septembre à l'occasion des élections législatives qui vont déterminer la composition de la chambre basse du Parlement. Des élections qui se passent dans l'ombre de la guerre selon la Une du journal La Croix qui nous propose un reportage en double page à Kostroma, une ville à 350 kilomètres de Moscou, où il est, par exemple, presque impossible de trouver des affiches de candidats d'opposition.
Le Temps parle plutôt d'un "Kremlin nerveux". Ces premières législatives depuis le début de l'invasion de l'Ukraine en 2022, seraient quasiment une "opération spéciale", selon le quotidien helvétique. Le media américain The Conversation explique que ce vote ne "constituera pas un baromètre de l'opinion publique concernant la guerre, la situation économique ; ni, d'ailleurs, quoi que ce soit d'autre".
Du côté des journaux d'opposition russes, Novaya Gazeta parle d'une campagne électorale "schizophrène", où les débats sont organisés malgré le fait que la plupart des vrais sujets sont "hors limites". Un avis partagé par le journal d'opposition The Moscow Times (basé à Amsterdam) qui décrit un vote "pourri jusqu'à la moelle".
Un rapport des experts de l'ONU publié hier accuse les États-Unis de crimes de guerre. L'Humanité explique que des experts de l'ONU "ont trouvé des motifs raisonnables de croire que l'administration Trump a commis des crimes de guerre" notamment lors du bombardement d'une école à Minab qui a tué plus de 150 personnes dont plus de 100 enfants. Selon le rapport, les États-Unis ont lancé cette frappe en se basant sur des renseignements suggérant qu'un commandant militaire iranien était présent sur le site, sans vérifier les informations.
Libération propose une tribune ironique, rédigée par le dramaturge Behzad Farahani, qui invite le président américain Donald Trump à visiter les ruines de Minab avec lui puisque "partout où il pose le pied, il apporte avec lui un parfum de paradis et de bienveillance". Une tribune infusée de dérision vous l'aurez compris, il continue en expliquant que cette visite permettrait aux enfants de "comprendre comment le président pacifique des États-Unis apporte cette essence d'humanité et de paix" au monde.
En France, les fans de foot attendent impatiemment la première liste tant attendue du sélectionneur français Zinedine Zidane. "Entre surprises, ruptures et noyau dur", Le Figaro se demande quels noms figureront dans cette sélection. L'Equipe s'attend à quelques choix audacieux qui devraient donner le "la" pour la suite du mandat de Zidane.
Toujours dans le monde du sport, la révélation d'un terrain de jeu inédit pour les Jeux olympiques de 2032 en Australie fait couler beaucoup d'encre. L'Huffpost explique que les épreuves d'aviron et de canoë vont se dérouler sur un fleuve infesté de crocodiles mangeurs d'hommes. Le fleuve Fitzroy abrite environ 500 crocodiles marins, dont certains très gros. Un crocodile de 4,6 mètres aurait d'ailleurs été capturé à 6 kilomètres du parcours. Heureusement, les athlètes australiens ont une solution. Le médaillé olympique Drew Ginn, explique qu'il faudra juste ramer un peu plus vite.
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UE - Canada: "Trump, c'est pour un moment, un bureaucrate bruxellois, c'est pour toujours"
2026/09/17
À la une de la presse, ce jeudi 17 septembre, les réactions se font nombreuses après la proposition de faire du Canada "le premier membre associé" de l’UE. Le premier rapport scientifique sur l’origine des inondations dévastatrices, le mois dernier, au Népal et au Tibet, établit clairement le rôle du réchauffement climatique provoqué par l’homme, également à l’origine des vagues de chaleurs meurtrières de cet été en Europe. Enfin : la suite de la polémique Ed Sheeran et un dessert étonnant.
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À la une de la presse, les réactions à la proposition d’Ursula von der Leyen de faire du Canada "le premier membre associé" de l’Union.
Un partenariat «pour (une) force commune» et non «contre quiconque», a pris soin de préciser la patronne de l’UE lors de son discours, hier, sur l’état de l’Union, soucieuse, visiblement, de ne froisser personne. Euractiv, le média européen, relève toutefois qu’Ursula von der Leyen «n'a pas précisé en quoi consisterait» cette association, même si «le concept n'est pas entièrement nouveau», puisque le chancelier allemand «avait déjà proposé que l'UE crée un statut de «membre associé» pour l'Ukraine». La version européenne de Politico évoque un discours «qui semblait faire écho» à l’intervention, en janvier dernier, du Premier ministre canadien à Davos, «dans lequel il appelait les «puissances moyennes» à s'unir contre les autocrates», chinois et russes. Le Soir, en tout cas, applaudit l’appel à enrayer «l’affaiblissement» de l’UE «dans ce monde de brutes», avant de conclure que «la balle est dans le camp des états membres». Et c’est là que ça coince: L’Opinion fait état de «l’enthousiasme limité» qui a accueilli la proposition, certains diplomates estimant même «que le projet n’a aucun avenir : « trop de complications juridiques, trop de questions potentiellement explosives si les deux parties décidaient d’harmoniser un minimum leurs législations».
Au Canada, Le Devoir se demande ce que le pays aurait «à gagner» à une «association» dont la seule évocation fait bondir le chef de l’opposition, qui dénonce «une menace » pour « la souveraineté canadienne». «Il est déjà compliqué de s'entendre entre membres européens lorsqu'il est question d'enjeux et d'intérêts territoriaux, qu'en sera-t-il pour un nouveau pays membre aussi géographiquement éloigné?», s’interroge Radio Canada. The Globe and Mail est pour le moins sceptique face à cette «alliance européenne plus ambitieuse» que réellement «définie», et rappelle que le Canada «a déjà conclu un accord commercial avec l'UE il y a dix ans mais (que) 10 des 27 pays membres» ne l'ont toujours pas ratifié.
Tiédeur en Europe et au Canada et grosse colère aux Etats-Unis. Malgré les précautions oratoires d’Ursula von der Leyen, sa proposition déclenche les foudres de Donald Trump, qui menace de rompre les échanges commerciaux avec l’Union européenne. Des représailles évoquées dans Le Parisien. Trump, accusé par The New York Times d’avoir poussé les Canadiens dans les bras européens: «Trump voulait que le Canada devienne le 51ème état américain. Il a fini par le pousser vers l’UE», ironise le journal. «Le Canada, on le comprend, n'a aucun intérêt à devenir le 51eme État mais devenir le 28eme membre honoraire de l'Union européenne serait une folie», prévient The Washington Post, dont l’argument contre l’idylle euro-canadienne est le suivant: «Donald Trump, c'est pour un temps. Un bureaucrate bruxellois, c'est pour toujours».
Donald Trump, le climatosceptique, n’approuvera sans doute pas le premier rapport scientifique sur l’origine des inondations dévastatrices, le mois dernier, au Népal et au Tibet. Selon cette étude de l’Imperial College de Londres, citée par The Guardian, des températures anormalement élevée ont déclenché l’effondrement glaciaire, qui a provoqué à son tour une avalanche de 110 millions de mètres cubes responsable des crues éclair qui ont frappé de plein fouet les populations vivant en aval - des habitants qui ont «payé de leur vie une crise provoquée par les émissions de combustibles fossiles à des milliers de kilomètres de là», selon la professeure de climatologie qui a dirigé cette étude.
En Europe, le réchauffement climatique provoque des vagues de chaleur également meurtrières. Selon le bilan de Santé publique France, les canicules de l’été 2026, le plus chaud dans l’Hexagone depuis 1900, ont causé 8 124 décès excédentaires - un chiffre encore provisoire, derrière lequel il y a des vies, des visages, dont ceux de 11 victimes dont Le Monde raconte l’histoire. Celle de Françoise Gouyon, 82 ans, atteinte d’insuffisance respiratoire chronique, retrouvée morte par sa femme de ménage dans son appartement cossu du 16ème arrondissement de Paris le 25 juin, le lendemain du jour où le record absolu de température a été battu dans la capitale pour un mois de juin: 40,6 °C. L’histoire, aussi, de Nicolas Stragier, un paysagiste de 40 ans, qui s’est effondré le même jour sur son lieu de travail «sur un chantier d’espaces verts à Comines», dans le nord de la France, en vigilance rouge canicule depuis la veille. Quand les pompiers sont arrivés, sa température corporelle était de 42 °C.
Dans la presse, également, la polémique, qui n’en finit pas, autour de la tournée américaine d’Ed Sheeran. Accusé par le rappeur américain Macklemore de l’avoir évincé de sa tournée en raison de ses déclarations propalestiniennes, le chanteur anglais s’est défendu d’avoir été à l’origine de cette initiative, invoquant son apolitisme - mais cette neutralité affichée n’a pas convaincu les autres artistes de sa tournée, qui ont annulé leur participation et elle ne convainc pas non plus The Guardian, qui dénonce sa «vacuité» face à ceux «qui étouffent la liberté d'expression», et salue, à l’opposé, le «courage» des artistes qui ont annulé leur participation. Robert Kraft fait-il partie de ceux que le journal accuse de nuire à la liberté des artistes? The Wall Street Journal affirme, en tout cas, que le propriétaire des New England Patriots, a menacé directement Ed Sheeran d’annuler ses dates de tournée au Gillette Stadium «si Macklemore n'était pas retiré de l'affiche», le milliardaire estimant que les propos du rappeur relèvent de «l'incitation à la haine et non de la liberté d'expression». D’après le journal, «d'autres propriétaires de franchises NFL étaient prêts» à lui emboîter le pas.
On termine cette Revue de presse en Corée du sud, où un tribunal a condamné le gérant d'un des restaurants les plus réputés de Séoul pour un motif inédit. The Guardian rapporte que l’exploitant d'Evett, deux étoiles au guide Michelin, dans le quartier huppé de Gangnam, a été condamné à une amende de 5 400 livres pour avoir servi… un dessert garni de fourmis, un insecte dont la consommation est interdite par la législation locale en matière de sécurité alimentaire. Pourtant, les fourmis, c’est bon! Je peux en témoigner.
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