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Dans la presse

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★★★★★
5
from
1 reviews
Categories
Country
United States
This podcast has
23 episodes
Language
French
Publisher
FRANCE 24
Explicit
No
Date created
2018/05/15
Latest episode
2026/02/04
Average duration
7 min.
Release period
2 days

Description

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

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Réseaux sociaux: "Il faut interdire les produits addictifs aux mineurs"
2026/02/04
À la Une de la presse, ce mercredi 4 février, la décision de l’Espagne, du Portugal et de la Grèce d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Le début, aujourd’hui, des Jeux olympiques d’hiver en Italie, les inquiétudes autour de ceux de 2030 en France. Et l’épineuse question du sexe en apesanteur. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la décision de l’Espagne d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. La Vanguardia approuve l’annonce faite mardi par le Premier ministre Pedro Sanchez. Pour le quotidien catalan, un adolescent "ne devrait pas avoir accès à des contenus inappropriés en un clic" et il serait "impératif de rappeler à l'ordre ceux qui pensent que le monde n'a pas de règles et ceux qui, se trouvant au pouvoir, les enfreignent". Approbation également d’El Pais, satisfait de voir "le débat mondial sur les adolescents et les réseaux sociaux s’orienter enfin vers la responsabilisation des entreprises, quant à leurs effets néfastes". El Mundo se demande toutefois comment le gouvernement compte concrètement empêcher les moins de 16 ans d’accéder à leur activité "la plus fréquente depuis qu’ils ont 12 ans" et critique une "rhétorique répressive au nom du bien de la planète" semblable à celle visant par exemple la sacro-sainte tauromachie. N’en déplaise à ses détracteurs, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans gagne du terrain. Diario de Noticias annonce qu’une proposition de loi en ce sens a été déposée lundi, au Portugal. En Grèce, Kathimerini rapporte que le gouvernement est également "sur le point" d'annoncer l’interdiction des réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans. Le patron de la plateforme X, Elon Musk, a réagi, mardi, en accusant Pedro Sanchez, d’être un "tyran et un traître au peuple d’Espagne". Les gouvernements européens donnent beaucoup de fil à retordre au milliardaire, qui dénonce, par ailleurs, un "acte judiciaire abusif" reposant "sur des motivations politiques", après sa convocation par la justice française pour s’expliquer sur son réseau social. Un bras de fer qui tombe au mauvais moment pour Musk, alors qu’il tente de finaliser ce que The Financial Times qualifie "d'une des opérations les plus audacieuses de sa carrière" : la fusion de SpaceX avec son entreprise d’intelligence artificielle xAI "pour créer l'entreprise privée la plus chère de l'histoire". Une opération qui suscite, là encore, la controverse. D’après le journal, si "les partisans de Musk saluent ce partenariat comme une preuve supplémentaire de son génie", ses détracteurs, en revanche, s’alarment du "montage financier et du risque associés à cette opération à un moment où xAI engloutit un milliard de dollars par mois". Les JO d'hiver sont lancés En Italie, les premières épreuves des JO d’hiver commencent mercredi, deux jours avant la cérémonie d’ouverture. Le tour préliminaire, ce soir, de double mixte de curling, semble moins passionner La Repubblica que "les enjeux de sécurité internationale", liés à la participation de dizaines de dirigeants étrangers à la cérémonie d’ouverture. D’après le journal, "pas moins de 4 000 policiers et carabiniers seront mobilisés, pour empêcher une nouvelle flambée de violence à Turin", où des affrontements ont opposé, le week-end dernier, des dizaines de manifestants aux forces de l’ordre. Selon La Repubblica, la venue d’Emmanuel Macron "reste entourée, pour le moment, de prudence diplomatique", l'Élysée ayant "exprimé sa gêne à l’idée que le président puisse se retrouver aux côtés du vice-président américain, J.D. Vance", après "les récentes tensions transatlantiques". Le journal indique aussi que la présence d’Emmanuel Macron n’est "pas qu'un simple enjeu protocolaire", puisqu’il doit aussi récupérer le drapeau des JO en vue de ceux de 2030, en France – "une échéance abordée avec un mélange d'urgence et d'anxiété" à Paris, selon le journal. L’organisation des JO d’hiver 2030 traverse une nouvelle et énième crise. Après la directrice des opérations, le directeur de la communication, trois membres du comité des rémunérations, dont son président, ont annoncé leur démission, juste avant la présentation de son projet par le comité d’organisation devant le CIO. Nouvelles turbulences, donc, pour le président du Cojop, Edgar Grospiron, provoquées, cette fois, par des inquiétudes liées à des notes de frais et à l’utilisation de cartes bancaires, d’après L'Équipe, qui se demande "à quoi jouent" les membres du Cojop. Suspendre ou pas la Russie des compétitions internationales ? Le quotidien sportif revient aussi ce mercredi sur un autre sujet qui fâche, le souhait émis par le président de la Fifa, Gianni Infantino, de voir levée la suspension de la Russie dans les compétitions internationales, une sanction en vigueur depuis l'invasion de l'Ukraine, au motif qu’"il faut bien que quelqu'un conserve les liens ouverts" avec Moscou. Cette déclaration inspire un dessin à Lasserpe où Infantino, qui a décerné un "Prix de la paix de la Fifa" à Donald Trump, explique qu’il "faut bien qu’(il) décerne (son) prix Fifa de la paix cette année" – à Vladimir Poutine, cette fois. Du sexe en apesanteur On a évoqué SpaceX. L’entreprise ambitionne de se lancer dans le tourisme spatial, mais l’aventure présente encore beaucoup d’inconnues. Outre la question de l’impact de ces voyages sur la fertilité, The Times évoque celle, ô combien cruciale, de la bagatelle à quelque 160 km au-dessus de la Terre. Un équivalent spatial du "Mile High Club" est-il possible ? Ou pour le dire autrement, comment s’envoyer en l’air en apesanteur ? D’après le quotidien britannique, des ingénieurs ont déjà réfléchi aux difficultés liées aux relations sexuelles dans l'espace, où le moindre contact peut séparer les corps. Une solution aurait été envisagée sous la forme d’une "ceinture d'inchasteté", une sorte de harnais élastique conçu pour maintenir les amants ensemble. Un concept classé X… et lunaire. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
L'affaire Epstein éclabousse la famille royale norvégienne
2026/02/03
A la Une de la revue de presse ce mardi 3 février, l'affaire Epstein éclabousse la famille royale norvégienne. Et aussi : plus de 4 millions de mal-logés en France en 2025, selon un rapport de la Fondation pour le logement. Les métaux précieux : "l'enjeu du siècle". Et un Britannique champion de trampoline à 91 ans ! Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook. En Norvège, la correspondance intime entre la princesse héritière du pays et Jeffrey Epstein choque le Royaume et la presse. Le journal Verdens Gang s’étonne de la quantité des échanges : "Plus de mille", décompte le quotidien. Le ton semble intime et familier”, remarque le journal Aftenposten, qui publie de nombreux extraits. Une phrase retient particulièrement l’attention : la princesse héritière aurait demandé à Jeffrey Epstein par mail s’il était "déplacé de suggérer deux femmes nues portant une planche de surf comme fond d’écran à son fils âgé de 15 ans"... Cette affaire "ne devrait pas être possible", titre le quotidien norvégien Dagbladet. Le tabloïd reproche à la princesse d’avoir menti, en déclarant qu’elle n’était pas au courant de "la gravité des actes criminels" de Jeffrey Epstein et qu’elle "n’aurait jamais eu affaire" à lui si elle l’avait su. Pourtant, à l'appui, le journal montre des emails échangés entre eux après le passage en prison de Jeffrey Epstein pour avoir sollicité des services de prostitution. La princesse héritière a écrit dans un email à Jeffrey Epstein : "Je t'ai cherché sur Google après mon dernier e-mail", "ça n’avait pas l’air très bien." Ces révélations sont "choquantes" et "embarrassantes" selon le journal norvégien.  4 millions de mal-logés en France en 2025 En France, plus de 4 millions de personnes sont mal-logées, selon les chiffres du dernier rapport de la Fondation pour le logement. Selon ce même rapport, 40 000 personnes sont sans-abri et quelque 600 000 autres "sont hébergées chez des tiers de manière contrainte", selon le rapport. Libération propose ainsi un reportage sur la détresse des personnes hébergées chez un tiers, souvent un proche. Ces personnes sont discriminées, ont connu des séparations compliquées, ont un travail instable ou tout simplement pas les moyens de se payer un logement. Le journal recueille aussi la parole des hébergeurs, qui peuvent parfois vivre, eux aussi, des situations difficiles. La Croix propose, lui, un reportage dans le plus grand bidonville du pays, celui de Stains, qui sera démantelé dans les prochains mois. Le quotidien parle d’un "petit village" : entre 1 000 et 1 500 habitants et surtout, des personnes qui se retrouvent désemparés face à cette situation. Les métaux précieux, "l'enjeu du siècle" Le Parisien propose un reportage sur un nouveau projet d’extraction de lithium, dans l’Allier, dans le centre de la France. Si le projet voit le jour, ce sera la plus grande mine de lithium en Europe. Mais ce projet, inquiète les riverains, préoccupés par la contamination des nappes phréatiques. Pour le gouvernement français c’est un moyen de réduire sa dépendance aux importations chinoises, explique le journal. Le directeur du site lui, tente de rassurer les locaux en disant que le projet ne verra le jour que s’il est "accepté et responsable".  Si la question des métaux rares vous intéresse, La Tribune propose un entretien avec des spécialistes de la question pour comprendre la différence entre rareté géologique et économique de certains métaux. Champion de trampoline à 91 ans Enfin, Le Daily Mail évoque la victoire de Peter Quinney, arrière-grand-père, ancien champion de gymnastique et un vétéran de la Royal Air Force. A 91 ans, il a remporté deux médailles d'or dans la catégorie des plus de 40 ans dans un championnat britannique de trampoline. Il a surtout impressionné le public avec ses saltos ! Peter a confié au journal qu’il fêtera ses 100 ans avec des saltos arrière. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
Les tribulations de Keir Starmer en Chine
2026/01/30
À la une de la presse ce vendredi : une visite controversée, un régime sous pression et un retour en force. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… The Guardian fait sa une sur la visite de Keir Starmer en Chine. Le quotidien note que cette visite marque un tournant majeur après des années d’hostilité des précédents gouvernements britanniques conservateurs. Ces derniers avaient notamment imposé des sanctions sur de nombreux diplomates chinois après des violations des droits humains et en particulier contre les Ouigours. The Daily Mail y voit une capitulation en rase campagne et une servilité vis-à-vis de Pékin. The Independent, de son côté, rappelle que le premier ministre britannique repart de Pékin avec des avancées, notamment commerciales. Il Reformista évoque la décision de l'Union européenne de classer les Gardiens de la révolution comme une organisation terroriste. Une décision historique pour le quotidien. Le Parisien propose un portrait du chef de cette organisation iranienne : Mohammad Pakpour. Un fidèle du régime qui s’est illustré par sa brutalité. The Jerusalem Post se penche sur les options de Donald Trump vis-à-vis du régime iranien. Le président américain hésite sur la possibilité de frappes. Enfin, Libération nous parle du retour en force d'un jouet. Les Tamagotchis ont plus que jamais le vent en poupe. Objet populaire de la fin des années 1990, ces animaux numériques sont de nouveaux très en vogue auprès des plus jeunes, au Japon mais aussi en France. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
Ligue des champions : "L'OM finit chocolat à Bruges"
2026/01/29
À la Une de la presse ce jeudi 29 janvier, le "soft power américain" en déclin selon Libération. Une photo de Donald Trump et Vladimir Poutine à la Maison Blanche attise les critiques. Un portrait de Iouri Dmitriev, l’historien russe emprisonné pour avoir dénoncé la réécriture du passé par le Kremlin. Et l'élimination de l'OM de la Ligues des champions. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… "Le flop américain" Le soft power américain abîmé par les outrances du président Trump et la violence des agents d'ICE. Le "flop power américain" titre Libération. Un jeu de mot avec le "soft power américain", en déclin, selon le quotidien, en raison de plusieurs facteurs : la baisse du tourisme et les réactions de plus en plus nombreuses des stars américaines après les bavures de la police de l’immigration. Le monde du show-business prend la parole, lui qui, jusqu’à présent, se gardait de critiquer ouvertement la politique de la Maison Blanche et les récentes violences policières. Une photo de Vladimir Poutine à la Maison Blanche Le Telegraph nous montre ce matin une photo de Vladimir Poutine et Donald Trump affichée dans la Palm Room (la salle des palmiers), qui fait office d'entrée de la Maison Blanche. Cette photo est un tirage offert par Vladimir Poutine après leur sommet en Alaska, en août dernier. Mais surtout, elle est accrochée juste au-dessus d'une photo de Donald Trump et de sa petite-fille Carolina. Iouri Dmitriev, l’historien russe emprisonné Le Monde propose un portrait de Iouri Dmitriev et revient sur son arrestation et les raisons de son emprisonnement par le gouvernement russe. À 70 ans, il est détenu dans une prison de Mordovie, une région à l’est de Moscou. Spécialiste des crimes du stalinismeil serait, selon le journal, une figure que le Kremlin chercherait à faire taire à tout prix. Un article sur fond de kompromat, de prétendues machinations du FSB et de falsification de preuves. L'historien Iouri Dmitriev a été jugé en 2016 et emprisonné pour des crimes sexuels qu’il aurait commis sur sa fille adoptive : c’est la version du gouvernement russe. "L’OM finit chocolat à Bruges" Après l'élimination de l'OM de la Ligue des champions, les réactions sont nombreuses dans la presse ce matin. "Ridicules", titre le quotidien La Provence, journal de référence à Marseille, qui consacre sa Une du jour à cette terrible déconvenue. Pour Le Phocéen, les joueurs de Marseille sont "inqualifiables". Le journal La Marseillaise lui, préfère l’ironie en rappelant la spécialité de la ville où les hommes de Roberto De Zerbi sont tombés de haut, avec ce titre : "L’OM finit chocolat à Bruges". L'Équipe de son côté, emploie des mots peu tendres sur la défaite des Marseillais : "Ils sont arrivés dans le brouillard brugeois avec des chaussons aux pieds, comme s’ils allaient disputer ce match crucial dans le confort de leur salon familial." Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
"French Response", l'humour comme arme numérique
2026/01/28
À la Une de la presse ce mercredi 28 janvier, les réactions contrastées, en France, aux chiffres eux aussi contrastés de l’immigration pour 2025, publiés hier par le ministère de l’Intérieur. L’annonce en Espagne de la régularisation de 500 000 sans-papiers. La montée de l’extrême-droite en Europe, et la participation de plusieurs de ses figures à la conférence sur l’antisémitisme en Israël. Et le succès du compte "French Response", sur le réseau social X. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, les réactions, en France, aux chiffres de l’immigration pour 2025, publiés hier par le ministère de l’Intérieur. Ce bilan provisoire livre beaucoup de chiffres. Les Échos en citent quelques-uns : une augmentation des premiers titres de séjour de 11 %, mais une baisse de 10 % du nombre de régularisations et une hausse des expulsions de plus de 15,5 %. Des chiffres contrastés, que le quotidien économique résume par le fait que la France, pays à la démographie veillissante, se contente de "pousser l'immigration dans l'irrégularité comme de la poussière sous le tapis", et qu’il est "plus que temps de débattre d’une politique d'immigration économique". Des chiffres contrastés et des réactions qui le sont tout autant. À gauche, Libération, qui retient avant tout la baisse du nombre de régularisations, soutient que "la France a besoin d’immigration" et regrette que la "solution" de l’immigration économique "soit absente du débat, malgré une économie en berne", sur fond de "politique migratoire européenne répressive", depuis dix ans. À droite, Le Figaro relève que la France compte actuellement 4,5 millions d’étrangers disposant d’un titre de séjour et s’alarme d’un "tsunami migratoire" face auquel "aucune politique digne de ce nom n’[aurait] été engagée", ce qui expliquerait, selon lui, "la défiance des Français envers leurs dirigeants politiques [et] de la montée des radicalités". La publication des chiffres de l’immigration en France intervient au lendemain de l’annonce, en Espagne de la régularisation de 500 000 sans-papiers. El Pais observe que cette décision va "à contre-courant de la tendance européenne", "alors que la plupart des membres de l'UE durcissent leurs politiques migratoires, même si des pays comme l'Italie, la Grèce et le Portugal ont adopté des mesures similaires dans le passé". La politique de Pedro Sanchez ne fait toutefois pas l’unanimité. Le site de gauche El Salto applaudit ce "feu vert" "historique", conclu grâce à un accord entre les socialistes et Podemos, dans le cadre d’une initiative législative citoyenne, avec le soutien, notamment, de la Conférence épiscopale espagnole. Mais le journal de droite El Mundo, qui juge "indéniable que les flux migratoires sont essentiels à [la] croissance économique et au maintien de l'État-providence", prévient que cette régularisation massive "ne répond à aucune stratégie nationale consensuelle et durable". Le journal fait état de la décision du PP, le principal parti de droite, de contester cette initiative "violant le pacte européen sur les migrations" devant l’UE – une démarche qu’El Mundo explique aussi par la nécessité, pour le PP, de "durcir son discours face à la montée" de Vox, le parti d’extrême droite espagnol. La montée de l’extrême-droite touche désormais toute l’Europe, y compris le Royaume-Uni. Le Monde rappelle que trois ex-ministres du Parti conservateur ont rejoint récemment Reform UK, le parti anti-migrants de Nigel Farage, en tête dans les sondages pour les élections locales de mai. Dernière prise en date, lundi : l’ex-ministre de l’Intérieur, Suella Braverman, qui avait mis en garde contre un "ouragan de migrants" prêt à s’abattre, selon elle, sur les côtes britanniques. Même le Portugal, où un parti d’extrême-droite, Chega, a réussi, pour la première fois, à se qualifier pour un second tour d’une présidentielle, ne semble plus imperméable au discours anti-migrants voire néo-nazi. Courrier International rapporte qu’une opération menée la semaine dernière a permis le démantèlement d’un groupe "soupçonné de préparer des violences raciales et des actions de déstabilisation". D’après la presse portugaise, plusieurs membres de ce groupe, baptisé 1143 – la date du traité de Zamora établissant le royaume du Portugal –, ont ou ont eu des liens avec Chega. L’extrême-droite européenne, dont plusieurs figures ont assisté hier à une conférence contre l’antisémitisme en Israël. The Times of Israel cite notamment le leader des Démocrates suédois Jimmie Åkesson, le néerlandais du PVV Geert Wilders, ainsi que d’autres dirigeants ou ex-dirigeants étrangers, l’ex-chancelier autrichien Sebastian Kurz et l’ex-Premier ministre australien Scott Morrison. Alors que l’édition précédente avait provoqué l’annulation de la participation de "plusieurs dirigeants juifs de premier plan" opposés à la présence de politiciens européens d’extrême droite,. le ministre des Affaires de la diaspora, Amichai Chikli, en charge de l’évènement, a décidé de travailler cette année "en étroite collaboration avec les dirigeants de la diaspora, pour éviter que la controverse ne se répète", selon le journal, qui indique les débats "ont encore largement porté sur la menace des mouvements djihadistes à l’étranger". Selon Haaretz, journal de gauche israélien, "les intervenants ont imputé l'antisémitisme mondial à l'islamisme et accusé leurs adversaires ainsi que l'ONU de haine antijuive". Le journal de gauche israélien indique que "la question de l'antisémitisme au sein de la droite dite 'woke', en plein essor, a également été abordée". Un mot, pour terminer, d’une initiative du ministère des étrangères français, le compte "French Response" sur le réseau social X, destiné à défendre les intérêts nationaux face aux fausses informations sur les réseaux sociaux. Courrier International explique que le concept est de reprendre les codes d’internet pour combattre "l’intox". D’après le magazine, ce compte "French Response" est un "succès" d’audience, salué par la presse internationale, qui voit dans "l’ironie et la causticité" de ses répliques les "armes d’une nouvelle force de frappe numérique française". Le ton est plus ou moins léger selon les posts, assez sérieux quand il s’agit de répondre à Trump sur le prétendu déclin de la culture européenne, avec un tableau comparatif, mettant en avant l’espérance de vie en Europe et aux États-Unis ou encore leurs taux d’homicide respectifs. Beaucoup d’auto-dérision, quand il s’agit de répondre au fait que, selon Trump, les États-Unis "se soucient beaucoup des peuples européens", avec un "for shur" orthographié selon la prononciation d’Emmanuel Macron à Davos, en guise de réponse "à la française". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
Incendie à Crans-Montana : "Quand le drame tourne à la bataille diplomatique"
2026/01/27
À la une de la presse, ce mardi 27 janvier, l’arrivée du porte-avions américain USS Abraham Lincoln dans le golfe Persique. L'entrée de 15 dissidents russes exilés au Conseil de l’Europe, et des révélations sur les tentatives du Kremlin d'utiliser Interpol pour faire la chasse à ses opposants. La bataille diplomatique entre la Suisse et l’Italie, après le drame de Crans-Montana. Et le "OFF February", le mois de février sans réseaux sociaux. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, l’arrivée, lundi 26 janvier, du porte-avions américain USS Abraham Lincoln dans le golfe Persique, dans un contexte de tensions entre les États-Unis et l'Iran.  Démonstration de force, repositionnement ou prélude à des frappes ? Le Pentagone reste évasif et déclare vouloir "offrir au président Trump des capacités offensives et défensives supplémentaires s'il choisit d’attaquer l'Iran". The Wall Street Journal fait cependant état des "craintes" de la Maison Blanche qu'une campagne de bombardements "ne déclenche un conflit plus large au Moyen-Orient". Le Jerusalem Post cite des sources selon lesquelles le président Trump aurait demandé "une opération ciblée et significative", tout en évoquant deux autres hypothèses : "pas du tout d'option militaire" ou "un blocus naval" pour empêcher l’Iran d'exporter son pétrole. Le régime iranien, de son côté, martèle qu’il se tient prêt "à tous les scénarios", y compris à riposter avec l’appui de ses alliés. Trump semble hésiter. "Quant aux Européens, ils regardent ailleurs", d’après Le Figaro, qui se demande si les Iraniens seront "sacrifiés au profit d’un illusoire équilibre". Le journal critique "la politique européenne d’apaisement", en appelant la France à "agir" contre le régime, par exemple en soutenant l’inscription des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes, comme l’Italie. Le Figaro voit dans un hypothétique effondrement du régime iranien un avantage indirect pour l’Europe : la perte, pour la Russie, d’un nouvel allié dans la région. La Russie de Vladimir Poutine a été exclue, après l’invasion de l’Ukraine, du Conseil de l’Europe, où 15 dissidents russes exilés à l’étranger vont désormais siéger. Quatre ans plus tard, la Russie anti-Kremlin obtient un statut officiel au sein de cette organisation internationale, chargée de promouvoir les droits humains. The Moscow Times cite notamment les noms de Mikhaïl Khodorkovski, Vladimir Kara-Mourza et de Natalia Arno. Le quotidien russe indépendant fait toutefois état des doutes de certains observateurs, qui "se demandent si cette initiative aura un impact significatif". Plusieurs figures de l'opposition russe ont déclaré qu'il leur semblait "impossible de représenter efficacement les forces libérales russes depuis l'étranger" - l’une d’entre elles a même qualifié l’initiative de "foutaise inutile". Efficaces ou non, ces opposants exilés restent persécutés, à l’étranger, par Vladimir Poutine. Dans une enquête publiée hier, l’ONG Disclose, en collaboration avec la BBC, raconte comment la Russie, mais aussi d’autres pays autoritaires, dont la Turquie et le Tadjikistan, cherchent à détourner Interpol, la police internationale, pour faire taire leurs opposants. S’agissant de la Russie, Disclose révèle qu’elle est le pays émettant le plus de notices rouges, ces fiches de demande d’arrestation envoyées à tous les membres de l’organisation : 4 817, très exactement, en septembre 2024. Un chiffre qui interpelle d’autant plus l'ONG qu'Interpol aurait décidé récemment d’alléger ses contrôles visant les demandes émanant de Moscou. Il est aussi beaucoup question, dans la presse, de la polémique après la libération, en Suisse, de Jacques Moretti, le propriétaire du bar La Constellation à Crans-Montana, où 40 personnes ont péri dans un incendie. Le Parisien/Aujourd’hui en France, qui a eu accès à son audition et à celle de son épouse, Jessica Moretti, rapporte qu'ils ont tous deux tenté de "rejeter toute responsabilité directe dans ce drame" et chargé leurs anciens salariés. Le journal critique cette ligne de défense des "Thénardier du Valais", comme certains les ont surnommés, en les invitant à "assumer" leurs responsabilités face aux parents de victimes et aux rescapés, qui ont déjà très mal vécu la libération de Moretti, dont le lourd passé judiciaire en France suscite beaucoup de questions. Pour protester contre cette décision, l’Italie, dont six ressortissants ont trouvé la mort dans l’incendie, a annoncé, samedi, le rappel de son ambassadeur en Suisse. D’après Courrier International, "l’affaire est en train de tourner à la bataille diplomatique". Le magazine observe que les médias italiens n’ont pas cessé de couvrir cette catastrophe depuis un mois. Mais selon lui, "le fait que six victimes soient italiennes n’explique pas tout". L'hebdomadaire relie cette attention médiatique à la place occupée historiquement par les faits divers dans la presse transalpine, mais aussi à la multiplication des commentaires politiques sur cette affaire, y compris de la part du gouvernement de Giorgia Meloni, qui exige que son pays participe à l’enquête. Cette attitude est critiquée aussi bien en Italie qu’en Suisse. "Chez nous, il est normal que la Première ministre s’en prenne aux juges parce qu’ils osent contester sa politique en matière d’immigration. Nous sommes habitués à ce type d’ingérence", dénonce le journal italien La Stampa, qui juge "parfaite" la réponse du président de la Confédération helvétique sur la nécessité de "respecter la séparation des pouvoirs", "une véritable leçon". En Suisse, Le Temps dénonce "une instrumentalisation indigne du drame du Nouvel An" et voit dans l’exigence de participer à l’enquête "une ingérence inacceptable". "Une telle récupération politique évite aussi de se pencher sur d’autres dysfonctionnements, comme les retards rencontrés dans l’organisation des Jeux olympiques qui débuteront le 6 février", relève le quotidien – qui enfonce un dernier clou sur la justice italienne, "pas réputée pour sa rapidité", comme en témoigne, selon lui, l’absence de condamnation dans l'effondrement du pont Morandi de Gênes, qui a fait 43 victimes en 2018, ou l'accident du téléphérique de Stresa Mottarone, qui a vu la mort de 14 personnes en 2021. L’Italie, où la possible présence d’agents de l’ICE, la police anti-immigration de Donald Trump aux JO d’hiver, suscite une autre polémique encore. Sommé de s’expliquer, le président de la région Lombardie, cité par Il Fatto Quotidiano, assure que "l’ICE ne sera là que pour s’occuper de la sécurité du vice-président américain Vance et du secrétaire d’État Marco Rubio". Une déclaration qui fait suite à une enquête du journal affirmant que des agents de l’ICE pourraient se joindre au dispositif de sécurité des JO. Si tout cela fait beaucoup de bruit et de polémiques pour vous, n’oubliez pas que vous pouvez toujours éteindre votre télévision, ou plutôt tenter le "OFF February". Lancé dans quatre pays, dont la France, ce défi, relayé par le Huffington Post, invite à supprimer les applications de réseaux sociaux pendant 28 jours, pour en finir avec l’hyperconnexion, sur le modèle du "Dry January", le mois de janvier sans alcool. Pour un esprit sain dans un corps sain. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
Répression en Iran : "Le bilan réel pourrait dépasser les 30 000 morts"
2026/01/26
À la une de la presse, ce lundi 26 janvier, l’onde de choc aux États-Unis, après la mort, samedi, d’Alex Pretti, un manifestant tué à Minneapolis par des agents de la police fédérale de l’immigration (ICE). Le bilan réel de la répression en Iran, qui pourrait dépasser les 30 000 morts. L'examen, ce lundi, par l’Assemblée nationale, d’une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Et le tour du monde en 40 jours de Thomas Coville. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, l'onde de choc aux États-Unis, après la mort, samedi, d’Alex Pretti, un manifestant tué à Minneapolis par des agents de la police fédérale de l’immigration (ICE). Comme après de la mort de Renee Good, le 7 janvier, une "bataille" éclate outre-Atlantique autour des circonstances exactes des faits et des responsabilités des uns et des autres. Un récit à lire sur Politico. Pour The Washington Post, les images sont très claires : un agent fédéral a récupéré l’arme d’Alex Pretti avant la fusillade. "L4assassinat injuste d’Alex Pretti marque un tournant du second mandat de Trump" : le journal demande au Congrès "d4intervenir pour empêcher le président d’abuser de son pouvoir en matière d’immigration". C’est aussi ce que demande The New York Times, qui accuse l’administration Trump de "mentir ouvertement" et de chercher à "pervertir la justice". "Alex Pretti a commis une erreur, mais ce n'était pas un 'terroriste intérieur'" : pour The Wall Street Journal, qui voit dans sa mort "le pire incident à ce jour de ce qui s'annonce comme un fiasco moral et politique pour la présidence Trump, "il est temps pour l’ICE de faire une pause à Minneapolis". Fox News, la chaîne pro-Trump, dénonce, elle, "les réseaux d’extrême gauche qui ont contribué à mettre Alex Pretti en danger, avant de l’ériger en martyr". L’administration Trump menace, par ailleurs, le Canada de droits de douane à "100 %" en cas d’accord commercial avec la Chine. The Wall Street Journal observe que Mark Carney est passé d’une approche "Mister Nice Guy", conciliante, à une ligne plus "dure" vis-à-vis de Washington - "un pari risqué", selon des analystes cités par le journal. La perspective d'une guerre commerciale avec le voisin états-unien effraie, en tout cas, The Globe and Mail, qui invite le Canada à "ravaler sa fierté et à trouver un compromis", à "faire preuve d’empathie stratégique et de tact politique" face à l’administration Trump. La Presse met en garde, de son côté, contre le risque d’aller à l’affrontement contre le puissant voisin états-uniens "avec un bouclier troué", et dit attendre "avec impatience la Stratégie de sécurité nationale promise par Mark Carney", "une première pour le Canada en plus de 20 ans", en invitant les Canadiens à "l’unité" et à "choisir (leurs) batailles avec soin". Un message destiné, peut-être, à l’Alberta, objet, elle aussi, des convoitises de l’administration Trump. Celle-ci s’intéresse de près à cette province riche en pétrole, notamment à travers la campagne d’un mouvement souverainiste pour un référendum d’indépendance - des manœuvres contre-productives, d’après CBC. La télé publique canadienne assure que "plus les alliés de Trump convoitent l'Alberta, moins le séparatisme a des chances de devenir populaire". En Iran, le bilan réel de la répression pourrait dépasser les 30 000 morts. Un chiffre dix fois supérieur aux quelque 3 000 morts annoncés par le régime. Ce chiffre, publié par Time magazine, a été établi par "deux hauts responsables du ministère de la Santé iranien", qui ont affirmé à l’hebdo américain – qui dit ne pas avoir été "en mesure de vérifier ces chiffres de manière indépendante" – que "le nombre de victimes tuées par les forces de l’ordre le jeudi 8 et le vendredi 9 janvier a été tel que les capacités de gestion de l'État ont été saturées", avec des stocks de sacs mortuaires épuisés et des ambulances remplacées par des semi-remorques. Progressivement, la réalité parvient à traverser le black-out. The New York Times, qui a pu recueillir et authentifier des centaines de témoignages et de vidéos, fait état d’une répression à travers tout le pays, à Ilam, Bouchehr, Chiraz, Zahedan, comme dans la capitale, Téhéran. La politique ultra-répressive du régime pousse aussi de nombreux Kurdes iraniens à traverser la frontière ouest pour rejoindre l'Irak voisin. Libération décrit un exil volontaire s’inscrivant "dans une dynamique vieille de quarante ans déjà", mais parle d'"accélération significative ces dernières années", en particulier ces dernières semaines. En France, l’Assemblée nationale examine ce lundi une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Dans le sillage de l'Australie, la France "s’apprête à passer à l’acte", annoncent Les Échos. "Une loi peut-elle faire écran ?" : Mediapart a fait l'expérience de créer de faux comptes déclarés comme appartenant à des jeunes de 13 ans, l’âge minimum légal et a observé pendant plusieurs heures les contenus proposés par TikTok, Snapchat, Instagram et Facebook. Une expérience édifiante. Le site d’info raconte qu’en dépit du jeune âge déclaré de ses utilisateurs fictifs, "des vidéos violentes, sexualisées ou humiliantes sont très vite" apparues. L’interdiction des réseaux sociaux aux ados "ne fait (pourtant) pas consensus", d'après La Croix, qui cite des psys mettant en garde contre le risque que "les parents se rassurent à bon compte et se dés­intéressent encore plus des activités en ligne de leurs enfants". The Guardian, de son côté, cite les nouvelles recommandations de l’Académie américaine de pédiatrie sur la nécessité de "changements systémiques" et d'un engagement parental allant "au-delà de la simple interdiction ou limitation du temps d’écran". Les auteurs de la publication estiment que les politiques doivent aussi davantage "responsabiliser les entreprises de médias numériques quant aux préjudices qu'elles causent aux mineurs". Les enfants (et les plus grands) auxquels on recommande de lire "Le tour du monde en 80 jours". Lui l’a fait en moitié moins de temps : Thomas Coville a remporté hier le trophée Jules Verne, en 40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes, plus précisément. La navigateur a filé à une vitesse "supersonique", s’émerveille Le Parisien/Aujourd’hui en France. Il a pulvérisé le précédent record du tour du monde à la voile en équipage et sans escale avec 12 heures et 44 minutes de moins que le chrono établi par Francis Joyon, en 2017. Un grand souffle d’air frais souffle sur L’Équipe, ce matin, et ça fait du bien ! Le journal a interrogé Thomas Coville, auquel je laisse le mot de la fin, à propos de sa description de traversée "cauchemardesque" de l'Océan Indien : "Heureusement, on était unis comme rarement dans le cockpit du bateau, une capsule de 9 m². Concevoir que la vie peut se dérouler avec une telle force, c’est génial". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
Espagne : le réseau ferré dans la tourmente
2026/01/23
A la une de la presse ce vendredi 23 janvier : des dysfonctionnements en série, une photo choc et une découverte. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Après la collision mortelle entre deux trains en Espagne, le quotidien conservateur ABC révèle ce matin révèle des documents interne du gestionnaire des voies l’ADIF. Ce dernier affirme manquer de moyens et de personnel pour mener les inspections et entretiens nécessaires sur le réseau de trains à grande vitesse. El Mundo, de son côté, nous apprend que plusieurs autres trains avaient détecté grâce à leurs capteurs des anomalies sur la voie où s’est produit l’accident dramatique. El Pais évoque, enfin, l'inspection générale des réseaux ferrés en Catalogne, après un autre accident mortel. The Guardian met une photo déchirante à sa une. Celle de Liam, un petit garçon de 5 ans arrêté par la police de l'immigration à Minneapolis. Envoyé au Texas avec son père, son arrestation scandalise The Washington Post. Le quotidien américain voit dans cette photo un possible point de bascule dans la perception du grand public vis-à-vis de l'ICE. Enfin, Le Figaro s'intéresse ce matin à l'histoire de la syphilis. La MST est, selon une étude récente, bien plus ancienne que l'on ne le pensait. Des traces du germe ont été retrouvées sur des os datant de 5500 ans en Colombie. Sa diffusion pourrait être dû aux déplacements humains et non à l'urbanisation, comme on le pensait initialement. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
Trump et le Groenland : un "fou allié" à Davos?
2026/01/22
A la Une de la presse, ce jeudi 22 janvier, les réactions à l’intervention, hier, de Donald Trump à Davos, où il a annoncé "un futur accord" sur le Groenland et stoppé ses menaces douanières et militaires, après s’être moqué une nouvelle fois d’Emmanuel Macron – et de ses lunettes. Un rapport inquiétant sur le masculinisme en France, et des histoires d’amour… avec l’IA. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les réactions à l’intervention, hier, de Donald Trump à Davos, où il a annoncé "un futur accord" sur le Groenland et stoppé ses menaces douanières et militaires.  Personne n’y comprend rien, alors chacun y va de son interprétation. Le Figaro annonce que Trump "renonce à la force, mais pas au Groenland". Le journal belge Le Soir fait état d’un "accord surprise" et semble soulagé de voir le président américain "amorcer une désescalade avec les Européens". En Italie, La Stampa a le tournis face à cette nouvelle "volte-face" de Trump passé en un clin d’oeil des menaces à ce qui s’apparente à une "main tendue". Ce changement de pied "radical et soudain" exaspère Libero : "La farce est terminée", "tellement d’hystérie pour rien". L’inconstance du chef de la Maison Blanche et son discours interminable à Davos nourrissent même des questions sur sa santé mentale. "Daddy fool", "papa cinglé" : The Daily Mirror, tabloïd britannique, ose la référence diplo et disco, à la fois au surnom que lui donné le secrétaire général de l’Otan et à la chanson "Daddy cool". Jeu de mots cinglant, également, à la Une de L’Humanité : "Fou allié". "Le pari de Trump sur le Groenland sème la confusion à Washington" : d’après Politico, les "diplomates, analystes de politique étrangère, économistes à gauche (mais aussi) à droite" sont tout autant "déboussolés", outre-Atlantique, que leurs homologues européens. Le site américain prévient que Trump "change si souvent d’avis que les Européens seraient bien naïfs de croire que le dossier est réglé", car le patron de la Maison Blanche a "déjà renié des accords y compris ceux élaborés par sa propre Administration", et qu’il lui reste encore trois ans avant la fin de son mandat. The Washington Post estime, lui, que "la grande crise du Groenland de 2026 est probablement terminée", Trump ayant finalement "désamorcé la crise qu'il a lui-même provoquée". Beaucoup de bruit pour rien, ou vraie menace ? Pour The Wall Street Journal, l’essentiel n’est pas là, mais dans le fait que ses critiques "ont touché les participants de Davos, car ils savent qu'ils dépendent des États-Unis plus qu'ils ne le souhaiteraient, et que c'est de leur faute". Le quotidien invite l'Occident à "trouver les hommes d'État capables de régler le différend groenlandais d'une manière qui renforce la sécurité à la fois des États-Unis et de l'OTAN". The Wall Street Journal, qui affirme, par ailleurs, qu’"après avoir renversé Nicolas Maduro au Venezuela, l'Administration Trump recherche des interlocuteurs à La Havane capables de négocier un accord pour mettre fin au régime communiste de Cuba d’ici la fin de l’année". Lunettes de soleil et "mâle alpha" Donald Trump s’en est pris une nouvelle fois, hier, à Davos, à Emmanuel Macron… et à ses lunettes de soleil. La Repubblica observe que les lunettes présidentielles, portées pour cause de problème à l’oeil, font couler beaucoup d’encre depuis deux jours, et se retrouvent "instrumentalisées à des fins politiques", y compris par Emmanuel Macron lui-même, qui a évoqué "une référence involontaire à l'Œil du Tigre", "un signe de détermination". La référence est, là encore, sujette à interprétation. Référence à Gorges Clémenceau ? A la pierre naturelle ? Au film de Stallone?  Pour The Telegraph, pas de doute : avec ses lunettes d’aviateur, Emmanuel Macron, "ressemble à Tom Cruise" dans "Top Gun" et "atteint le sommet (de l’image) du mâle alpha", dans un Davos où la "testostérone" semble être "la principale monnaie d’échange". C’est précisément ce qui dérange Libération, qui critique "une image viriliste et assez ridicule", "à l’effet pilote de chasse cherchant la bagarre" mais exposant "l’illusion de la puissance". Le verdict est sans appel : "Ce bleuté aveuglant reflète une manière illusoire de chercher de la puissance dans un accessoire. Comme nous, adolescent, nous rêvant beau gosse après avoir acheté une fausse paire de Ray-Ban au marché de Vintimille". De la virilité au masculinisme. Dans un rapport publié hier, le Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes s'alarme de la "menace" de cette idéologie. Le site de RFI rapporte que ces théories encourageant la haine des femmes, et qui prospèrent sur les réseaux sociaux, sont présentées par ce rapport comme un "enjeu de sécurité publique". Relation virtuelle Un phénomène d’ampleur, puisque selon un sondage, le sexisme "hostile", qui qualifie des comportements violents à l'égard des femmes, toucherait 17 % des individus de 15 ans et plus interrogés, soit près de 10 millions d’individus. Dans une chronique publiée par Le Monde, l’économiste Pauline Grosjean met en relation la chute du nombre de naissances en France avec la "divergence des genres" entre des jeunes hommes de plus en plus conservateurs et des jeunes femmes de plus en plus progressistes. Selon elle, si "les raisons profondes de cette divergence font débat, le rôle des réseaux sociaux et des influenceurs masculinistes est montré du doigt". Ce fossé entre les hommes et les femmes sera-t-il comblé par l’intelligence artificielle? Libération propose un dossier sur ces Français, de plus en plus nombreux, entretenant des "relations", amoureuses ou sexuelles, avec une IA. Si le sujet peut prêter à sourire ou semble renvoyer à la science-fiction, Libé rappelle que le phénomène comporte des risques réels, eux, d’addiction, de dépendance affective et autres troubles mentaux. Au-delà de ces effets secondaires, le journal s’inquiète de l’impact de l’IA sur la future vie sexuelle et affective des générations futures. Une question aussi vertigineuse qu’essentielle, parce que oui, l’amour, c’est ce qu’il y a de plus beau – b-e-a-u... et non b-o-t. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
Finale de la CAN, "une fin chaotique qui n'honore pas le foot africain"
2026/01/21
À la une de la presse ce mercredi 21 janvier, l’ambiance polaire au Forum de Davos, où les pressions et les menaces de Donald Trump sur ses alliés est en train de les dresser contre lui. L’activisme paradoxal de son administration en Afrique. Une finale de la CAN chaotique qui ne passe décidément pas. Et la beauté des oiseaux. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, l’ambiance polaire au forum de Davos, en Suisse, où le bras de fer se poursuit entre l’Europe et les États-Unis. "L’Europe durcit le ton" : La Croix fait état de "la fermeté affichée" par Ursula von der Leyen et Emmanuel Macron. Le président français prend la tête de la "résistance" européenne au "nouveau colonialisme" américain, selon The Guardian. The Financial Times évoque un "fossé grandissant" entre l’Europe et les États-Unis, et Le Figaro parle même de "divorce", les Européens commençant à "prendre acte dans la douleur de la rupture du lien transatlantique". Une rupture que semble aussi acter Donald Trump, attendu aujourd’hui à Davos. Dans un dessin de Chappatte pour le journal suisse Le Temps, le président des États-Unis fonce dans le tas des dirigeants mondiaux avec sa grosse limousine, The Beast, transformée en chasse-neige, écrasant l’Otan, l’ONU et le "multilatéralisme". Morten Morland, pour The Times, voit plutôt Donald Trump arrivant en palanquin impérial, porté par la foule des Maga. L’avalanche Trump, prête à déferler sur Davos, dans le dessin de Pat Blower, pour The Daily Telegraph. La pression maximale exercée par Donald Trump sur ses alliés est en train de les dresser contre lui. Le Premier ministre britannique Keir Starmer subit lui aussi les attaques du patron de la Maison-Blanche, qui qualifie notamment de "faiblesse" et de "stupidité" la décision du Royaume-Uni de transférer la souveraineté des îles Chagos à l’île Maurice. Malgré les frictions, Starmer tente de "maintenir le dialogue", mais The Financial Times observe que "la relation spéciale" entre Londres et Washington est "de plus en plus mise à l’épreuve". Le Premier ministre canadien qualifie quant à lui d’"erreur" "la tendance à l’apaisement", et son discours "vigoureux", hier à Davos, est applaudi par El Pais, qui voit en Mark Carney "la boussole morale et géopolitique la plus claire pour faire face à l’offensive impérialiste" américaine. Mark Carney, qui a annoncé, la semaine dernière, la signature d’un accord prévoyant une baisse de droits de douane avec la Chine. The Washington Post juge que le rapprochement d’Ottawa avec Pékin "n'est pas surprenant compte tenu des agissements autoritaires de Donald Trump", mais que "c'est une attitude à courte vue", relevant "soit d’une profonde hypocrisie soit d’une naïveté inquiétante". Une critique à laquelle The Wall Street Journal réplique en prévenant que "le seul message qu’une invasion américaine du Groenland pourrait véhiculer" serait le suivant : "choisir entre le tyran prévisible de Pékin ou l’imprévisible de Washington". L’activisme de Donald Trump n’épargne pas le continent africain. Le Monde souligne le paradoxe d’un président "qui se retire des programmes d’aide au développement tout en se rêvant en "faiseur de paix"" du continent. D’après le journal, l’Afrique se retrouve, finalement, "soumise aux mêmes injonctions, parfois contradictoires que le reste du monde". Deuxième bénéficiaire de l’aide américaine avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, l’Éthiopie est particulièrement fragilisée par l’arrêt de l’Agence américaine pour le développement international, l’Usaid, jusque-là principal contributeur d’Onusida, qui finance l’ensemble des centres d’accueil éthiopiens. Dans celui de la capitale, Addis-Abeba, où s’est rendu Le Monde, "aucun test de dépistage, aucune séance de prévention n’ont pu être menés, faute de moyens" entre novembre et décembre dernier. Onusida se tourne désormais vers d’autres bailleurs, dont la Chine. Malgré ces coupes sombres, le chef du bureau américain pour l'Afrique du Département d’État exhorte son personnel à mettre en avant la "générosité du peuple américain" auprès des gouvernements dans un mail édifiant publié début janvier, obtenu par The Guardian. On reste en Afrique, avec cette finale chaotique de la CAN qui décidément ne passe pas. Au Maroc, défait par le Sénégal, la rencontre laisse un goût amer. Le Matin, qui critique toujours "le sacre sans éclat" des Sénégalais, dit espérer "plusieurs sanctions, dans les prochains jours" contre la sélection sénégalaise et de son coach, Pape Thiaw. Le site d’info burkinabé Wakat Sera évoque même de possibles poursuites contre l’arbitre congolais de la finale, "cible d’une offensive venue directement du Parlement marocain". "On a frôlé la catastrophe, voire l’incident diplomatique" : Le Pays regrette que cette CAN se soit terminée "sur une note chaotique qui n’honore pas le football africain". Le journal burkinabé espère qu’elle donnera lieu à "une introspection individuelle et collective au niveau des instances dirigeantes du foot africain". Des Lions d’Afrique aux cygnes d’Amérique. The New York Times raconte un appel aux dons inhabituel. Un parc de l’Illinois a posté un message sur les réseaux sociaux… pour collecter des fonds afin de trouver de nouvelles partenaires à deux cygnes inconsolables, un cygne noir et un cygne blanc, qui avaient tous deux perdu leur compagne. Cet appel au don a été un succès : les 4 000 dollars récoltés ont permis l’achat de deux cygnes femelles. On leur souhaite évidemment à tous les quatre d’être très heureux et d’avoir beaucoup d’enfants. The New York Times, pris de passion pour les volatiles, propose aussi une passionnante enquête sur "la super plume de la nature", les filoplumes. Ces plumes, qui sont les plus fines des oiseaux, sont de tels "chefs-d'œuvre d'ingénierie" qu’"aucune technologie de fabrication ne peut rivaliser avec leur complexité". Le matériau qui les compose est si léger qu'il flotte lentement lorsqu’il tombe, mais si résistant qu'il peut protéger un oiseau volant dans le vent, la pluie et le froid pendant des jours entiers, sur des milliers de kilomètres. Un reportage captivant et beau, pour s’envoler tout en gardant les pieds sur terre. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
Le "Conseil de la paix" de Trump, "club diplomatique à un milliard de dollars"
2026/01/20
A la Une de la presse, ce mardi 20 janvier, l’invitation, lancée par les Etats-Unis, à une soixantaine de pays, à siéger au "Conseil de la paix". Un conseil dont la mission affichée, au départ, était de mettre en œuvre la "deuxième phase" du plan américain pour Gaza, où les conditions de vie restent épouvantables. Egalement à la Une de la presse : la poursuite de la guerre au Burkina Faso, loin de l’attention médiatique. De la politique française. Et une vache autrichienne étonnante. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, l’invitation, lancée par les Etats-Unis à une soixantaine de pays, à siéger au "Conseil de la paix". D’après sa charte, ce "conseil" auto-proclamé aura pour mission de "garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par des conflits". Parmi les "invités" de la Maison Blanche, la Russie de Poutine ou encore la Biélorussie de Loukachenko. D’après Le Grand Continent, seuls huit pays ont accepté publiquement, pour l’instant, de rejoindre l’organisation, notamment l’Argentine de Milei et le Canada de Carney, qui a toutefois fait savoir qu’il ne débourserait pas le milliard de dollars exigé pour obtenir un siège permanent. Mais qu’est-ce qu’exactement ce soi-disant "Conseil pour la paix" ? d’après The Wall Street Journal, ce "club diplomatique" aurait pour ambition d’"attaquer", de "court-circuiter" l’Organisation des Nations unies et "en tant que président", Donald Trump y "disposerait de larges pouvoirs, notamment d'un droit de veto et de nommer ou de révoquer des États membres". Le journal belge Le Soir confirme que le président des Etats-Unis cherche à "fabriquer une instance parallèle à l’ONU", mais fait état de la "méfiance" et du "doute" de nombreux dirigeants, notamment au sein de l’UE. Des Européens toutefois divisés. La France a dit "non", la Hongrie a dit "oui". Le "Conseil de la paix" de Donald Trump avait pour mission affichée, au départ, de mettre en œuvre la "deuxième phase" du plan américain pour Gaza. Mais, là encore, l’affaire semble mal engagée. Haaretz rapporte que le Premier ministre israélien dit être opposé à ce que la Turquie et le Qatar fassent partie du "comité" chargé de gouverner l’enclave. Dans le Jerusalem Post, Samer Sinijlawi, un responsable du Fatah, s’insurge, lui, contre l’absence de représentant politique palestinien au sein de ce système de "gouvernance technocratique". "La reconstruction sans représentation (politique) ne résout pas l'instabilité – elle la reproduit", prévient-il. Plus véhément, The Guardian, le quotidien britannique, voit dans l’auto-proclamé "Conseil de la paix", dont la charte ne mentionne même plus Gaza, "un détestable projet néocolonialiste", "un modèle" dans lequel Gaza serait réduite à un simple "test" pour "la puissance américaine". Dans l’enclave palestinienne, les conditions de vie restent épouvantables. Al Quds Al Arabi, quotidien panarabe de Londres, relaie l’alerte de la Défense civile de Gaza sur les conséquences de la chute des températures pour les plus vulnérables "dans un contexte de détérioration des conditions humanitaires". Dans Haaretz, Lucy Aitchison, médecin, engagée dans la défense des droits humains, s’alarme en particulier de "l’explosion" du taux de mortalité maternelle et des conditions de vie extrêmement précaires des nouveau-nés, le froid, les infections et la malnutrition. "Les femmes et leurs bébés, tous non-combattants, souffrent de manière disproportionnée – et témoignent de notre échec moral", accuse-t-elle. "Pourquoi Israël s'obstine-t-il à maintenir Gaza au bord de l'effondrement? Pourquoi l’Etat hébreu entrave-t-il la stabilisation (du cessez-le-feu) et retarde-t-il le passage à la deuxième phase de l'accord ?" : pour Ramzy Baroud, "la réponse est sans détour : Israël veut se réserver la possibilité d’un nettoyage ethnique". Le rédacteur en chef de Palestine Chronicle, dont la tribune est publiée par le quotidien saoudien Arab News en veut pour preuve "le plaidoyer de plusieurs hauts responsables en faveur d’une occupation permanente de Gaza, les tentatives pour manipuler sa démographie et l'interdiction du retour des Palestiniens dans les zones détruites à l'est de la Ligne jaune" mise en place par l’armée israélienne. Gaza, passée au second plan de l’attention médiatique, loin de laquelle se déroule aussi, depuis dix ans, la guerre au Burkina Faso. La Croix raconte comment ce conflit a atteint "un niveau de violence sans précédent", sur fond de durcissement de la répression par la junte au pouvoir. D’après le journal, outre les deux millions de déplacés, les milliers de victimes directes, cette guerre provoque une multiplication des suicides, des dépressions, des troubles anxieux et un stress post-traumatique, "des blessures psychologiques qui se creusent en silence". Là encore, les enfants ne sont pas épargnés. Dans un rapport transmis au Conseil de sécurité en mars dernier, les Nations unies s’inquiètent de "l’augmentation des violations graves" à l’encontre des mineurs, des meurtres, des enlèvements et du recrutement par des groupes armés et des forces de sécurité. Un mot de politique en France, avec la décision de Sébastien Lecornu d’engager la responsabilité du gouvernement, cet après-midi, en activant le 49.3. Pour obtenir le soutien du Parti socialiste, le Premier ministre accepte le maintien de la surtaxe sur les très grandes entreprises - d’où le dessin de Kak dans L’Opinion, montrant le patron du PS vidant les poches de Sébastien Lecornu. Le journal fulmine contre un projet de "budget de tous les renoncements", de "destruction des finances publiques". Même mécontentement du côté du Figaro, qui critique le "socialisme économique" auquel se serait converti le Premier ministre. Mécontentement aussi à gauche, sur la méthode, tout d’abord. Libération ne manque pas de rappeler la promesse de Sébastien Lecornu de "laisser de côté l’arme" du 49.3 pour faire adopter son budget. Et critique aussi sur le fond. Pour Mediapart, "les mesures annoncées pour éviter la censure laissent penser que le budget 2026 sera très proche de celui de 2025", "toujours dominé par une logique comptable et néolibérale". On termine cette Revue de presse avec une découverte scientifique étonnante à propos… des vaches. Libération raconte qu’une chercheuse autrichienne a émis l’hypothèse que la non-intelligence du bétail pourrait davantage relever d’un manque d’observation que de véritables limites cognitives des bestioles. Elle s’est donc attelée à des observations plus minutieuses et a découvert qu’une belle vache brune des Alpes autrichiennes, appelée Veronika, savait se servir d’un objet. Dans une vidéo, publiée notamment sur les réseaux sociaux, où voit Veronika se saisir d’un balai-brosse avec sa langue puis ses dents et s’en servir pour se gratter le dos puis le ventre. Si cette scène n’est pas une preuve de compétences extraordinaires, elle n’en reste pas moins surprenante. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
La colère des Européens face au "racket" du "parrain" Trump
2026/01/19
A la Une de la presse, lundi 19 janvier, la colère des Européens face à la menace de Donald Trump d’augmenter les droits de douane, contre les pays opposés à l’annexion du Groenland. La présidentielle au Portugal, où le candidat socialiste et celui de l’extrême droite se sont qualifiés, hier, pour le second tour. La douleur et l’angoisse de la diaspora iranienne après la répression du mouvement de contestation. La victoire du Sénégal à la CAN. Et un club pas ordinaire. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la présidentielle au Portugal, où le candidat socialiste et celui de l’extrême droite se sont qualifiés, hier, pour le second tour. Pour la première fois depuis la fin de la dictature, il y a 50 ans, un candidat d’extrême droite, André Ventura, franchit le cap du 1er tour. Le candidat socialiste, Antonio José Seguro, arrive largement en tête, mais le Diario de Noticias évoque "la présidentielle la plus serrée" depuis des décennies et "un test pour le régime démocratique" portugais. Le Jornal de Noticias indique que Chega, "ça suffit" en portugais, obtient un résultat proche de celui des législatives de mai, où le parti avait déjà décroché un score historique - des succès que Ventura présente comme la preuve que les Portugais voient en Chega "la seule alternative au socialisme" et "la meilleure expression de la droite". Expresso observe que le leader de Chega "a obtenu un résultat identique à celui de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle de 2022", et que "seuls trois dirigeants populistes européens, tous situés à l'Est, ont fait mieux". Les Européens, qui se disent prêts à riposter à la menace de Donald Trump, d’augmenter les droits de douane, contre les pays opposés à l’annexion du Groenland. En France, Libération dénonce le "racket" du "givré de Washington" et espère voir l’UE "se défendre" après "la première capitulation de juillet" sur les droits de douane. "Chantage": au Royaume-Uni, The Daily Mirror fait état des propos inhabituellement fermes du Premier ministre Keir Starmer, qui qualifie de "totalement inadmissible" l’attitude du président des Etats-Unis. "Soyons sérieux, l’intimidation n’est pas une force" : pour The Guardian, "la diplomatie coercitive ne fonctionne que si les peuples ont peur de résister", or les Européens "ont de moins en moins peur", selon lui. Même pas peur?  En Allemagne, le Tagesspiegel s’effraie, cependant, de voir Trump aux commandes pendant "encore trois longues années". "Finies les flatteries": d’après Die Zeit, en Allemagne, les doutes grandissent sur "la stratégie jugée trop conciliante" du chancelier Friedrich Merz, y compris au sein de son propre parti, la CDU. Outre-Atlantique, la presse est sceptique, voire hostile, au bras de fer engagé par Trump: "Déclencher une guerre commerciale avec l’Europe ne permettra pas de conquérir le Groenland et appauvrira l’Amérique", met en garde The Washington Post. The Wall Street Journal ironise, lui, sur "la leçon donnée par Trump sur la manière de transformer les alliés des États-Unis en amis de la Chine". "Depuis plus de 75 ans, le rêve le plus cher de la Russie est de séparer l'Europe des États-Unis et de briser l'OTAN", grâce à Donald Trump, "ce rêve est désormais une possibilité". Le président des Etats-Unis a renoncé, pour le moment en tout cas, à frapper l’Iran. Tehran Times jubile et se moque de ce président "qui se croit encore en 1953, quand les gouvernement iraniens pouvaient être renversés à coups d’intimidation et d’argent". Le régime semble être parvenu à écraser la révolte et d’après le site d’opposition Iranwire, un homme aurait été au cœur de cette répression: Ali Larijani, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, qui serait en train de "se positionner pour l'ère post-Khamenei". Pour le moment, le Guide suprême est toujours en place, "mais la colère et le courage des Iraniens n’ont sans doute pas dit leur dernier mot", d’après La Croix, qui a rencontré quelques-uns uns des 100 000 Iraniens vivant dans la Turquie d’Erdogan, qui a pesé de tout son poids pour empêcher une intervention américaine. Ces Iraniens exilés racontent les bribes d’une répression implacable. "Tout le monde connaît quelqu’un qui (a été tué). Les rues étaient comme peintes de sang". Même angoisse, même douleur au sein de la diaspora de France, où Roya pleure son frère tombé sous les balles à Ispahan, à 5500 km de la ville de banlieue parisienne où elle vit. Dans Le Figaro, elle dit puiser sa force dans les mots de sa mère, qui a enfin pu l’appeler il y a quelques jours. "En l’espace de quelques secondes, elle n’a prononcé qu’une phrase : le monde entier doit être informé de ce massacre à huis clos. Ne laisse pas le sang de ton frère s’effacer sous le poids du silence". La CAN pour finir et le Sénégal qui célèbre sa victoire, hier soir, face au Maroc, en finale. Le Soleil salue ses Lions "héroïques",  et leur deuxième étoile dans la compétition. "Cette CAN 2025 n’est pas seulement un titre. C’est une renaissance nationale, une consécration générationnelle, une empreinte indélébile sur le continent". Les Lions de la Teranga ont terrassé les Lions de l’Atlas au terme d’un match très tendu, "en dépit d’un arbitrage défavorable", d’après L’Equipe. "Vainqueurs par chaos", titre ce matin le quotidien sportif. Pour le Maroc, c’est "Blue Monday" en ce 19 janvier, "jour le plus déprimant de l’année". Le Soir, le quotidien belge, s’amuse de cette "date bidon", inventée par un voyagiste pour vendre des voyages, mais reconnaît que le blues de janvier est bien réel que le "coup de mou hivernal ne sort pas de nulle part", à un moment les bonnes résolutions de début d’année tombent déjà un peu à l’eau. Pour soigner votre possible vague à l’âme, je vous suggère de jeter un cil au reportage du Times sur le club auto-proclamé "des hommes ternes et ennuyeux", qui se réunit régulièrement pour célébrer les joies de la vie paisible, sans glamour, sans drames, ni paillettes. La règle d’or : aucun centre d’intérêt, aucun passe-temps n’est trop ennuyeux. Mon préféré : Tim Webb, 69 ans, qui mène depuis 2023 une croisade pour que les nids-de-poule de son quartier londonien de Bromley soient réparés. Il crée des installations autour des surfaces endommagées et publie même un calendrier illustré de ses plus belles créations! Captivant. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
Iran : chronique d'un massacre à huis clos
2026/01/16
A la une de la presse ce vendredi : un massacre documenté, un transfuge et une poupée Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Liberation revient ce matin sur la féroce et sanglante répression du régime iranien face à un mouvement de contestation inédit. Le quotidien a pu se procurer le reportage d’un journaliste iranien signant de manière anonyme son article. Il raconte donc des jours pendant lesquels la République islamique a progressivement accentué la violence, du 8 au 12 janvier. Récit aussi d'un régime acculé. Der Tagesspiegel se demande justement si le régime peut tomber. Rien n’est moins sûr, selon le quotidien. Sans retournement d’une partie de l’élite contre ses dirigeants, rien ne changera. The Washington Post, enfin, met en garde Donald Trump contre une intervention militaire. Cette dernière serait dangereuse pour la région et contreproductive. Outre-Manche, The Daily Mail met un nom à sa une ce matin : Robert Jenrick. C'est le nom de ce député conservateur, qui a rejoint Reform UK. Une défection qui est la conséquence de l’échec des conservateurs à s’aligner avec certaines préoccupations de leur électorat, selon un autre tabloïd, The Daily Mirror. Pour Politico, c'est aussi l'illustration de l'attractivité grandissante du parti de Nigel Farrage, qui totalise près de 30% d'intentions de vote dans les sondages. Enfin, Le Soir nous parle d’une poupée. Le fabriquant Mattel a dévoilé un nouveau modèle de sa célèbre Barbie. Un modèle Barbie autiste censé représenter l'inclusion des personnes souffrant de ces troubles. Une opération marketing pour le quotidien belge, qui note aussi les standards de beauté voulue par la marque : jambes fines et minceur érigée en modèle. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
Trump et le Groenland, l'histoire d'une "obsession" ?
2026/01/15
A la Une de la presse, ce jeudi 15 janvier, les réactions à la rencontre, hier, à la Maison Blanche, entre le vice-président et le chef de la diplomatie américains, et les ministres des Affaires étrangères danois et groenlandais. Une perquisition du FBI chez une journaliste du Washington Post. Une visite de la police au domicile d’une résidente de Miami, après un message sur Facebook. Et les résultats des demi-finales de la CAN. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les réactions à la rencontre, hier, à la Maison Blanche, entre le vice-président et le chef de la diplomatie américains, et les ministres des Affaires étrangères danois et groenlandais. La main tendue pour attraper un briquet, la cigarette aux lèvres, Lars Lokke Rasmussen, le ministre des Affaires étrangères danois a la mine des mauvais jours à la Une d’Ekstra Bladet, qui titre pudiquement sur les "désaccords persistants" entre Washington et Copenhague sur le Groenland. Le tabloïd danois évoque "la fumée et la vapeur" au Danemark, en prévenant que "la crise est loin d'être terminée" et que les Danois ont "simplement gagné un peu de temps". "Catastrophe évitée pour l’instant": Jyllands-Posten, qui montre Rasmussen aux côtés de son homologue groenlandaise, Vivian Motzfeldt, parle, lui des "craintes persistantes du Danemark face aux exigences de Donald Trump". Face à un président américain qui martèle que le Danemark "ne peut pas se défendre tout seul", quelles options pour Copenhague et Bruxelles ? D’après The Economist, "la priorité immédiate est de désamorcer les inquiétudes de Trump en démontrant que ses prétendues craintes (sécuritaires) peuvent être résolues dans le cadre existant", à savoir l’Otan - d’où l’annonce de la France et de plusieurs pays européens d’exercices conjoints au Groenland. Pour ce qui est de "l’obsession trumpienne" de s’emparer du territoire danois, le magazine britannique indique que l’Europe envisage "d'autres options", comme "la possibilité de suspendre certains aspects de l'accord commercial récemment conclu avec les États-Unis" ou "le durcissement de la réglementation pour les entreprises technologiques américaines", des options sur lesquelles il sera toutefois "difficile de rassembler des majorités", selon The Economist, qui indique que "le dernier espoir" des Européens est que Donald Trump soit tout simplement "distrait de sa quête" groenlandaise. Aux Etats-Unis, la Maison Blanche a posté il y a quelques heures, sur X, un dessin résumant le choix, auquel devrait se résoudre, selon elle, "l’homme groenlandais" avec ses chiens de traîneau : prendre la direction de la Chine et de la Russie ou celle des Etats-Unis. Cette expression d’"homme groenlandais" et cette vision pour le moins binaire du monde sont perçues par Heidi Beirich, la cofondatrice du Projet mondial contre la haine et l'extrémisme comme "un exemple flagrant de clin d'œil à la littérature raciste d'extrême droite" et à son concept d’"homme occidental". Un point de vue à retrouver dans The Guardian. "Bienvenue au Groenland, dont l’économie repose sur les subventions et la crevette" : The Wall Street Journal réduit, pour sa part, le territoire autonome danois à un espace bénéficiant certes "d'une situation stratégique" mais dont les "importantes réserves minérales" sont "profondément enfouies sous la glace", ce qui rend leur éventuelle exploitation "longue et coûteuse". "Du moins à court terme, calcule le quotidien conservateur, qui ne partage visiblement pas l’enthousiasme de Donald Trump pour le Groenland, quiconque dirigera cette île risque davantage de se retrouver face à un gouffre financier qu'à une mine d'or". Au-delà de ces considérations économiques ou mercantiles, c’est selon, The New York Times rappelle, lui, que "le sort de la plus grande île du monde a une importance capitale pour des milliards de personnes, car le réchauffement climatique entraîne une fonte des glaces" qui recouvrent 80% du Groenland - "un phénomène aux conséquences planétaires". Les Etats-Unis, où des agents du FBI ont perquisitionné, hier, le domicile d'une journaliste du Washington Post. Le journal voit dans cette perquisition, dans le cadre d'une enquête sur la divulgation d'informations gouvernementales secrètes, "une atteinte flagrante au Premier Amendement" sur la liberté de la presse. "Quiconque croit que cette (intervention) dissuadera les journalistes d'exercer leur métier se trompe lourdement" : "les tentatives d'intimidation ou de neutralisation des journalistes finissent toujours par échouer", écrit le journal. Le droit à la liberté d’expression, qu’invoque aussi une habitante de Miami Beach, Raquel Pacheco, qui raconte dans The Washington Post, toujours, avoir reçu la visite de deux policiers à son domicile, lundi, après avoir écrit un commentaire sur Facebook. Raquel Pacheco avait réagi à publication du maire de Miami Beach, dans laquelle Steve Meiner qualifiait sa ville de "havre de paix pour tous", à l’opposé, selon lui, de "villes comme New York", dont il accusait les autorités de discrimination envers les Juifs et d'"inciter au boycott" des entreprises juives et israéliennes. Ce à quoi Pacheco avait répondu en critiquant les agissements du maire envers plusieurs communautés, notamment les Palestiniens et les personnes LGBTQ et en le traitant de raciste. La police de Miami Beach déclare avoir dépêché des agents pour évaluer s'il existait "une menace pour la sécurité". Un mot, pour terminer, des demi-finales de la CAN et des victoires, hier, du Maroc et du Sénégal. "Après 22 ans d’attente, le Maroc brise le plafond de verre", grâce à sa victoire aux tirs au but face au Nigéria. Le 360 prend date pour la finale de dimanche, "un rendez-vous historique au cœur d’un millésime 2025 exceptionnel pour le foot marocain". Du côté de Dakar, Le Soleil n’a jamais aussi bien porté son nom. Le journal sénégalais salue des Lions "époustouflants de maîtrise" face aux Pharaons, battus 1 à 0. Le quotidien a déjà lui aussi les yeux tournés vers dimanche, "une affiche de rêve et inédite". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.
Élections en Ouganda : "Silence"
2026/01/14
À la une de la presse, ce mercredi 14 janvier, la poursuite de la répression en Iran, où internet est toujours coupé et où l’ampleur exacte des massacres commis par le régime reste inconnue. Les élections générales de demain en Ouganda, le prix de la "pire tyran" remis à la présidente de la Tanzanie. Le Maroc en demi-finale de la CAN. Et un enfant Jésus controversé en Allemagne. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, la poursuite de la répression en Iran, où internet est toujours coupé. Alors que des Iraniens de la diaspora ont enfin pu contacter, hier, leurs proches par téléphone pour la première fois depuis cinq jours, l’ampleur exacte de la répression reste inconnue. The Independent, quotidien britannique, comme plusieurs médias, parle de "plus de 2 000 morts" – un chiffre de l'organisation de défense des droits humains HRANA, basée aux États-Unis, que le président Trump dit ne pas pouvoir confirmer tout en indiquant qu’il "pourrait être assez considérable". Iran International, site d’opposition basé à l’étranger, affirme qu’au moins 12 000 personnes auraient été tuées, principalement durant les nuits de jeudi et vendredi. Dans des messages transmis au Guardian, lundi, trois médecins de Téhéran décrivent des hôpitaux et des services d'urgence "débordés par l'afflux de manifestants blessés par balles", avec des blessures "principalement concentrées aux yeux et à la tête", "une tactique déjà utilisée contre les manifestants de "Femme, Vie, Liberté", en 2022", selon des ONG de défense des droits humains. Du côté de la presse officielle, il n’est question que des manifestations pro-régime. "Game over" : dans Tehran Times, Ali Khamenei "remercie le peuple iranien pour sa démonstration massive d’unité après les émeutes fomentées par les États-Unis". Black-out aussi en Ouganda, où l’accès à internet a été coupé hier, pour une durée indéterminée, avant les élections générales de demain. The Daily Monitor rappelle que le pays avait déjà bloqué l’accès à internet lors de la précédente présidentielle de 2021. Un black-out de près de quatre jours, qui aurait coûté près de 100 millions d’euros à l’Ouganda, selon certaines estimations. D’après le quotidien ougandais, ce nouveau blocage a été justifié par la nécessité d’empêcher "la désinformation en ligne, la fraude électorale et l’incitation à la violence". Sauf immense surprise, le président Yoweri Museveni, 81 ans, au pouvoir depuis 40 ans, devrait être reconduit. "Une performance qui le place sur le podium des dirigeants africains encore en exercice ayant passé le plus de temps sur le trône", ironise Jeune Afrique. D’après le magazine, le principal opposant du président ougandais, Bobi Wine, "ne semble guère se faire d’illusion" sur l’issue du scrutin, "accusant régulièrement le pouvoir en place de virage autoritaire et de fraudes électorales". Alors que les élections demain se tiennent dans un climat de "répression et d’intimidation " généralisées", selon l’ONU, The Independent, autre quotidien ougandais met en garde le chef de l’État contre le risque d’une nouvelle mobilisation de la jeunesse face à ce qu’elle perçoit "comme une léthargie" du pouvoir et face aux "scandales de corruption à répétition" qui avaient déjà déclenché des manifestations de 2024, à un moment où s’amorce aussi "une succession politique potentiellement difficile". Le président ougandais sur le podium de longévité des dirigeants africains, et la présidente de la Tanzanie désignée "tyran de l’année" par une ONG britannique. Le Monde rapporte que ce prix satirique a été décerné à Samia Suluhu Hassan par l’organisation Index on Censorship, il y a quelques jours, pour "dénoncer la répression lors de la présidentielle et les attaques à la liberté d’expression". Le quotidien rappelle que le scrutin d’octobre dernier avait été remporté avec un score soviétique, plus de 97 %, par Samia Suluhu Hassan, sur fond de "répression sanglante". Pour dénoncer le musellement de l’opposition, des milliers de personnes avaient manifesté le jour du vote, avant d’être arrêtées, blessées, parfois tuées par les forces de l’ordre. D’après Le Monde, le bilan de cette répression, "difficile à établir, fait état de 800 à 2 000 victimes en trois jours". On reste en Afrique avec la CAN. Rendez-vous aujourd’hui pour les deux demi-finales, Sénégal-Égypte et Nigeria-Maroc. Pays organisateur, et sans victoire depuis 50 ans dans la compétition, le Maroc "retient son souffle". Le Parisien/Aujourd’hui en France raconte que le rendez-vous de ce soir face aux Super Eagles "tient en haleine le Maroc tout entier". Le journal marocain Le Matin fait état de "scènes de liesse visibles" à-travers tout le pays, mais d’après le journal, "la performance remarquable des Lions de l’Atlas n’est pas le seul motif de fierté des Marocains", particulièrement satisfaits de "la qualité de l’organisation et [des] éloges qu’elle suscite partout dans le monde". De son côté El Pais, le quotidien espagnol, annonce qu’après avoir donné le coup d’envoi de la compétition, le prince héritier du Maroc, Moulay Hassan remettra également le trophée de cette CAN au vainqueur en l’absence de son père, Mohammed VI, absent de tout événement officiel depuis plus de deux mois. "L’invisibilité du monarque alaouite durant cette compétition, longue séquence de soft power", n’a pas non plus échappé au Monde, qui indique qu’un communiqué, publié samedi, explique cette absence par des douleurs au dos. Selon Pierre Vermeren, prof d’histoire du Maghreb contemporain, ce bulletin de santé actant l’absence du roi "s’inscrit dans un narratif très maîtrisé" : "Depuis près de deux ans, Moulay Al-Hassan est mis en avant pour que tout le monde sache que Mohammed VI a un héritier. Mais la monarchie n’est pas prête à lui donner des responsabilités politiques. La CAN lui offre un rôle purement honorifique." À propos de rôle, un mot, pour terminer, d’une représentation qui n’en finit pas de provoquer la polémique en Allemagne. The Guardian raconte que la retransmission par l’ARD, la télé publique allemande, d’une messe de Noël, a provoqué un énorme débat à cause d'une curieuse représentation de Jésus. Lors de la célébration, dans une église de Stuttgart, un adulte allongé sur un tas de paille figurait l'enfant Jésus, le corps entièrement recouvert de pâte de riz gluant pour figurer le placenta du nouveau-né, l’obligeant d’ailleurs à respirer à l'aide d'une paille. Selon l'artiste l’ayant conçue, l’installation visait à symboliser "un moment d'incertitude, entre sécurité et détresse", mais pour plusieurs médias de droite, qui militent depuis des années contre l’audiovisuel public, cette mise en scène était avant tout "irrespectueuse" vis-à-vis des fidèles. Après trois semaines de critiques croissantes et de moqueries en ligne, le diocèse de Rottenburg-Stuttgart a reconnu lundi que "tout ne s'était pas déroulé comme prévu". Les voies du Seigneur, dit-on, sont impénétrables. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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