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Info éco

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Rating
★★★★★
5
from
1 reviews
Categories
Country
United States
This podcast has
25 episodes
Language
French
Publisher
FRANCE 24
Explicit
No
Date created
2018/05/15
Latest episode
2026/02/03
Average duration
6 min.
Release period
2 days

Description

Tous les jours, du lundi au jeudi, Christophe Dansette et les autres chroniqueurs de France 24 décryptent un grand thème de l’actualité économique en France et à l’étranger. 

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Accord commercial Inde-Etats-Unis : des relations normalisées... mais floues
2026/02/03
Il aura fallu huit mois de négociations houleuses pour arriver enfin à un accord entre Washington et New Delhi. Pour l'Inde, c'est un soulagement après des droits de douane de 50% imposés en août réduits désormais à 18%. Les grandes lignes du traité sont connues mais certains points restent obscurs. Selon Donald Trump, l'Inde aurait renoncé à tout achat de pétrole russe mais Narendra Modi, le Premier ministre indien, n'en a pas parlé publiquement et Moscou affirme ne pas être au courant. La question de la protection des produits agricoles indiens n'est pas claire non plus. New Delhi en avait fait une ligne rouge pendant les discussions avec les Etats-Unis - comme avec l'UE avant eux, pour protéger ses 700 millions de petits paysans. Il semblerait que cette fois Narendra Modi ait reculé mais Delhi n'a pas communiqué clairement sur ce point non plus.   
Palantir, la tech de l’ombre qui prospère avec le retour de Trump
2026/02/03
Discrète mais ultra-puissante, l’entreprise américaine Palantir Technologies affiche des résultats spectaculaires. Spécialisée dans l’analyse massive de données pour les États et les armées, elle profite pleinement du retour de Donald Trump à la Maison Blanche… au prix de fortes controverses. Chiffre d’affaires en hausse de 56 %, bénéfice multiplié par 2,5, perspectives 2026 au-delà des attentes... Palantir signe des résultats hors norme. Fondée en 2003 après le 11-Septembre par Peter Thiel et Alex Karp, l’entreprise développe des logiciels capables de croiser des milliards de données pour les entreprises… mais surtout pour les services de sécurité. Une croissance dopée par la sécurité et la défense Avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les contrats explosent : ICE, FBI, CIA, marine américaine, Pentagone... L’État fédéral représente 40% des revenus du groupe. Présents aussi à l’international, les logiciels de Palantir sont utilisés par l'armée ukrainienne et en France, où un contrat avec la DGSI vient d’être renouvelé jusqu’en 2028. Mais l’entreprise est régulièrement accusée de surveillance de masse et d’atteintes aux libertés, accusations que le groupe dément fermement. Son patron a même vanté lundi les capacité de ses technologies à "préserver nos droits fondamentaux contre toute incursion dans nos vies privées" des Etats.
Le PLF 2026 enfin adopté, le texte final très différent de la version initiale
2026/02/02
C'est dans un Hémicycle largement vidé de ses membres que le budget 2026 a finalement été adopté après des mois de pénibles atermoiements, débats, amendements et marchandages. Pour une partie de la droite, le budget 2026 est "socialiste". Pour la gauche radicale, il est "d'austérité". La majorité présidentielle estime, elle, qu'il est le résultat "de compromis". Une chose est sûre : les dépenses sont revues à la baisse et les revenus à la hausse, avec des taxes et impôts créés ou prolongés pour l'année qui vient.  Avec ce PLF, le déficit de la France devrait baisser à 5% du PIB - contre 5,4% en 2025. Les efforts budgétaires ne suffiront pas à vraiment enrayer la hausse de la dette, mais sa progression devrait en être ralentie à 118,2% du PIB. Reste que le budget enfin adopté rassure les marchés. Signe de ce soulagement, le spread entre la France et l'Allemagne est passé ce lundi soir sous les 59 points de base. 
Les métaux précieux perdent de leur éclat : pourquoi les cours de l'or et de l'argent s'effondrent
2026/02/02
Après une envolée spectaculaire, l’or et l’argent ont brutalement décroché depuis vendredi. En cause : l’éclatement d’une bulle spéculative, accélérée par l’annonce du futur président de la Réserve fédérale américaine. L’euphorie est retombée sur les marchés des métaux précieux. Jeudi encore, l’or atteignait un record historique à près de 5 600 dollars l’once. Quelques séances plus tard, le métal jaune est retombé autour de 4 560 dollars, après être brièvement passé sous les 4 400 dollars, soit une chute de plus de 20 %. L’argent a connu un mouvement encore plus violent, perdant plus de 40 % en quelques jours. Un krach éclair inédit Une telle rapidité est sans précédent. Le dernier épisode comparable remonte à 2013, avec une baisse de 13 % en deux séances. Cette fois, la correction a été déclenchée par la fin d’une bulle spéculative, nourrie par les craintes autour de l’indépendance de la Fed. L’annonce par Donald Trump du nom de Kevin Warsh, jugé crédible et rassurant par les marchés, a provoqué un rebond du dollar et un décrochage immédiat des métaux précieux.
Pourquoi la baisse du dollar s'inscrit dans le plan de Donald Trump
2026/01/29
La Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu ses taux inchangés après trois baisses consécutives. Une décision attendue, mais prise dans un contexte inédit : celui d’un affaiblissement marqué du dollar, en phase avec la vision économique de Donald Trump et de ses conseillers. La Réserve fédérale a choisi de faire une pause monétaire, malgré les pressions répétées de Donald Trump pour une baisse plus franche des taux. Officiellement, le dollar ne fait pas partie du mandat de la Fed, centré sur l’inflation et la croissance. Jerome Powell a refusé tout commentaire, renvoyant le sujet au Trésor américain. Mais la chute du billet vert est spectaculaire : près de 1,20 dollar pour un euro, un niveau inédit depuis cinq ans. Un choix de plus en plus politique Cette faiblesse du dollar correspond à la doctrine défendue par Stephen Miran, conseiller économique clé de Donald Trump, qui siège depuis septembre — à titre provisoire et jusqu’à la fin du mois — au Conseil des gouverneurs de la Fed. Il considère le dollar structurellement surévalué et plaide pour un affaiblissement assumé afin de restaurer la compétitivité américaine. Un pari risqué : un dollar trop faible peut raviver l’inflation et fragiliser le financement d’une dette américaine déjà massive.
Immigration : ICE, le business à la sauce Trump
2026/01/28
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, la police américaine de l’immigration (ICE) bénéficie de moyens financiers inédits. Un renforcement budgétaire massif qui profite largement à des entreprises privées, souvent proches du pouvoir. Depuis janvier 2025, le budget de l’ICE est passé de 9 à 11 milliards de dollars. À cela s’ajoutent les crédits de la grande loi budgétaire de Donald Trump, la One Big Beautiful Bill, qui prévoit plus de 100 milliards de dollars sur quatre ans pour les expulsions et les centres de détention. Une politique migratoire devenue une véritable industrie, reposant massivement sur le secteur privé. Multiples contrats Le géant américain de la surveillance Palantir a ainsi décroché plusieurs contrats pour le traitement des données migratoires, tandis que les groupes carcéraux GeoGroup et CoreCivic multiplient les contrats de gestion de centres de détention et de recherche de personnes. Des contrats souvent conclus dans l’urgence, sans appel d’offres classique, au nom de la sécurité nationale. Une situation qui alimente les accusations de conflits d’intérêts et de dérives dans la gestion de l’immigration américaine. À relirePalantir, le Big Brother du Big Data entre en Bourse
L'UE et l'Inde signent un accord commercial historique
2026/01/27
Après plus de vingt ans de négociations, l'Union européenne et l'Inde ont signé un accord commercial majeur. Un texte économique d’ampleur mondiale, mais aussi un signal politique fort dans un contexte de recomposition géopolitique accélérée. Explications. À lire aussiL'Inde et l'Union européenne scellent un accord de libre-échange historique L'Union européenne et l'Inde ont conclu le plus vaste accord commercial jamais signé par Bruxelles. À eux deux, ils représentent près d’un quart de la population mondiale et 20 % du PIB mondial. L’accord prévoit la suppression de plus de 90 % des droits de douane, facilitant notamment les échanges dans l’industrie, l’aéronautique et l’automobile. Les taxes sur certains véhicules européens doivent progressivement tomber à 10 %, contre plus de 100 % aujourd’hui pour un nombre défini de véhicules, un enjeu clé pour l’industrie allemande en particulier. Un compromis économique et stratégique L’Inde obtient de son côté des facilités pour ses exportations de textile et de produits pharmaceutiques. L’agriculture, secteur ultra-sensible, reste largement protégé dans le cadre de l’accord. Au-delà du commerce, ce texte s’inscrit dans une logique stratégique : Européens et Indiens cherchent à diversifier leurs partenariats face aux tensions commerciales mondiales et à réduire leur dépendance à la Chine.
L'or franchit la barre des 5 000 dollars l'once, une première historique
2026/01/26
En période d'incertitudes, les investisseurs délaissent les actions et autres placements pour se tourner vers l'or, éternelle valeur refuge. En un an, sa valeur a quasiment doublé pour dépasser, en séance, les 5 100 dollars. Les banques centrales en achètent des quantités bien supérieures à leurs acquisitions habituelles, autour de 60 tonnes par mois au lieu de 17 tonnes en moyenne avant 2022. Mais les analystes craignent une correction du cours de l'or dans les prochains mois. Reste que c'est une valeur sûre et facilement mobilisable quand, comme la Russie après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine, un pays fait l'objet de sanctions internationales. Dans les mois qui ont précédé février 2022, Moscou avait d'ailleurs considérablement augmenté les achats d'or. 
Éolien offshore : à Hambourg, neuf pays misent gros sur la mer du Nord
2026/01/26
Neuf pays riverains de la mer du Nord se retrouvent à Hambourg pour un sommet stratégique consacré à l’éolien offshore, devenu un pilier de la souveraineté énergétique et industrielle européenne. La sécurité maritime et les tensions géopolitiques, avec en toile de fond le Groenland, s’invitent aussi à l’agenda. Explications. Hambourg accueille le troisième sommet sur l’avenir énergétique de la mer du Nord, après un premier rendez-vous au Danemark en 2022, puis un second en Belgique en 2023. Autour de la table : l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, la France, l’Irlande, le Royaume-Uni et la Norvège. L’objectif est clair : accélérer sur l’éolien offshore pour sécuriser l’approvisionnement, réduire les dépendances et tenir les engagements climatiques. La mer du Nord est déjà le cœur de cette stratégie : elle concentre environ 40 gigawatts d’éolien en mer installés, soit plus de 80 % des capacités européennes. Des objectifs colossaux, un défi industriel À Hambourg, les pays participants entendent tripler les capacités d’ici 2030, à 120 gigawatts, puis dépasser les 300 gigawatts en 2050. À terme, l’éolien offshore pourrait fournir jusqu’à un quart de l’électricité consommée dans l’Union européenne. Mais l’ambition a un prix : près de 800 milliards d’euros d’investissements sont évoqués pour financer les parcs, les fondations, les turbines, les câbles sous-marins et surtout les réseaux électriques offshore nécessaires pour acheminer l’énergie vers le continent. Ces infrastructures doivent aussi préparer, à terme, le développement d’une filière d’hydrogène vert. Un enjeu industriel et social Au-delà de l’énergie, le sommet met en avant l’enjeu industriel et social. Selon des estimations européennes, la filière pourrait soutenir jusqu’à 300 000 emplois en Europe d’ici 2030, dans la construction navale, l’ingénierie, la maintenance, les ports spécialisés ou la fabrication de câbles et de turbines. Le contexte est aussi politique. La France, longtemps en retard, n'a inauguré son premier parc éolien offshore qu'il y a un peu plus de trois ans, au large de Saint-Nazaire, dans l'Atlantique, tandis que l’opposition locale reste vive dans plusieurs pays. Et à l’international, la dynamique contraste avec la politique américaine : Donald Trump a récemment coupé les soutiens fédéraux à l’éolien et multiplie les attaques verbales contre cette filière. À lire aussiLe Groenland et la menace russe s'invitent à un sommet sur la mer du Nord Enfin, la question de la sécurité en mer du Nord s'impose : protection des parcs, surveillance des câbles de communication, risques d'approches hostiles ou de survols de drones près d’infrastructures stratégiques. Un volet qui donne à ce sommet une dimension géopolitique assumée, au moment où les débats sur le Groenland et l’Arctique montent en puissance en Europe du Nord.
TikTok devient une entité américaine aux États-Unis : ce qui change pour les utilisateurs
2026/01/22
C’est la fin d’un bras de fer de plus de quatre ans entre Washington et Pékin. À partir de ce mercredi, TikTok devient officiellement une entité américaine aux États-Unis, après un accord de restructuration inédit imposé à sa maison mère chinoise. Objectif : couper tout soupçon d’ingérence et sécuriser les données des utilisateurs. Après un accord signé fin décembre au terme de plusieurs années de négociations, ByteDance, la maison-mère chinoise de TikTok cède le contrôle de ses activités américaines. Une nouvelle structure, TikTok USDS Joint Venture LLC, prend la main, avec une gouvernance et un contrôle majoritairement américains. Parmi les acteurs clés du montage figure plusieurs proches de Donald Trump et notamment Larry Elllison, le patron d'Oracle, chargé de l’hébergement et de la sécurité des données, ainsi que des fonds d’investissement américains et moyen-orientaux. La nouvelle entité est valorisée à 14 milliards de dollars, tandis que ByteDance conserve une participation minoritaire, sous le seuil autorisé par la loi américaine. TikTok sous surveillance en Europe Pour les utilisateurs américains, l’application ne disparaît pas et son apparence reste la même. En coulisses, en revanche, tout change : données stockées et supervisées aux États-Unis, modération et publicité placées sous contrôle américain, et un algorithme susceptible d’évoluer selon les règles et priorités de Washington.  En Europe, en revanche, rien ne change. TikTok reste soumis au RGPD et aux grandes régulations numériques européennes, même si le réseau reste étroitement surveillé, notamment pour son impact sur les plus jeunes.
"On essaie de savoir à quelle sauce on va être mangé" : à Davos, les entrepreneurs inquiets
2026/01/21
Présent pour la première fois au Forum économique mondial de Davos, Benjamin Netter, le fondateur de la start-up française de cybersécurité Riot décrit une ambiance électrique, marquée par l’attente fébrile des annonces de Donald Trump et les craintes d’une nouvelle guerre commerciale aux conséquences économiques très concrètes pour les entreprises. Pour Benjamin Netter, Davos n’a rien d’un rendez-vous feutré cette année. "La ville est complètement bouclée, on nous a prévenus que les réseaux de télécommunication pourraient être coupés à partir de 13 h", raconte-t-il, décrivant une atmosphère lourde, dominée par l’incertitude, avant l'arrivée du président américain. Le fondateur de Riot, créée en 2020, assiste au Forum économique mondial au sein de la délégation française emmenée par Business France. Comme beaucoup de participants, il attend avec appréhension les prises de parole de Donald Trump, auxquelles il est impossible de s’inscrire. Budgets sous pression, stratégies à revoir Au-delà du climat sécuritaire, c’est surtout l’impact économique potentiel qui inquiète. "Il y a une double inquiétude", explique-t-il. D’un côté, la capacité des entreprises à s’adapter à une nouvelle guerre commerciale. De l’autre, la crainte d’une crise économique qui pèserait directement sur les marchés et sur les budgets des clients. "Moins de visibilité, cela veut dire potentiellement moins d’acheteurs." Riot a levé 30 millions d’euros en 2025 et vient d’ouvrir un bureau à New York. Mais la stratégie internationale pourrait être remise en question. "Le message de la délégation française, c’est de regarder aussi vers l’Inde, le Canada ou le Japon", souligne Benjamin Netter, convaincu que tout dépendra désormais de ce qui sera dit aujourd’hui à Davos, dans un bras de fer où "personne ne semble prêt à lâcher".
Un an de Trump : l'euphorie économique en trompe-l’œil
2026/01/20
Douze mois après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, l’économie américaine affiche des indicateurs flatteurs : croissance robuste, chômage contenu, inflation stabilisée. Mais derrière ces chiffres, les inégalités se creusent et la promesse de réindustrialisation tarde à se concrétiser. L’économie américaine a signé une performance remarquée en 2025, avec une croissance de 4,3 % en rythme annualisé au troisième trimestre. Sur l’ensemble de l’année, la hausse du PIB devrait dépasser 3 %, bien au-dessus de celle de la plupart des économies européennes. L’inflation s’est stabilisée, même si elle reste bien au-dessus de l’objectif de 2 % de la Réserve fédérale, tandis que le chômage demeure proche du plein-emploi. Autant d’éléments que Donald Trump revendique comme le fruit de sa politique économique. Une économie à deux vitesses Cette dynamique repose notamment sur de vastes baisses d’impôts et sur une politique commerciale agressive, marquée par le retour en force des droits de douane. Ceux-ci ont rapporté plus de 200 milliards de dollars à l’État fédéral, sans provoquer jusqu’ici de choc majeur sur les exportations américaines. Mais cette croissance ne profite pas à tous. Les économistes évoquent une "économie en K" : d’un côté, les ménages aisés et les investisseurs, portés par la flambée des valeurs technologiques et de l’intelligence artificielle ; de l’autre, les catégories modestes, confrontées à la hausse persistante des prix et à la destruction de 73 000 emplois industriels en un an. Un contraste qui fragilise le récit d’un âge d’or économique promis par le président américain.
Budget 2026 : l'exécutif dégaine le 49-3, mais travaille toujours sa copie
2026/01/19
Sébastien Lecornu a dit recourir à l'article 49-3 de la Constitution avec "amertume" pour faire voter le budget de l'Etat à l'Assemblée nationale. Un "semi-succès" et "semi-échec" de l'aveu du Premier ministre, qui continue à revoir sa copie après des concessions à la gauche, vendredi 16 janvier, et des mesures en faveur du pouvoir d'achat. Ce début de semaine s'ouvre aussi avec de nouvelles annonces d'économies de la part de la ministre de l'Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin. Pas sûr que cela suffise à emporter l'adhésion du patronat, qui dénonce notamment la surtaxe d'impôt sur les sociétés, un impôt sur les bénéfices des 300 plus grandes entreprises, reconduite en 2026 malgré les promesses du gouvernement. Patrick Martin, le président du Medef, parle de cuisine "politicienne qui, pour flatter l'opinion, accable les entreprises".
CAN 2025 : Ryad Mezzour salue une édition "parmi les plus rentables de l’histoire" pour le Maroc
2026/01/19
Invité de France 24, le ministre marocain du Commerce et de l’Industrie, Ryad Mezzour, dresse un bilan très positif de la Coupe d’Afrique des nations organisée au Maroc. Malgré les débordements qui ont entaché la finale, il met en avant des retombées économiques majeures et voit dans cette CAN une répétition générale avant la Coupe du monde 2030. "C’est désolant de voir des débordements, mais c’est le prix de la passion", reconnaît Ryad Mezzour, évoquant une compétition où "le football déchaîne les passions", après les incidents qui ont entaché la finale de la CAN. Sur le plan économique, le ministre se félicite d’une édition "parmi les plus rentables de l’histoire, pour la CAN comme pour le pays organisateur", avec un effet multiplicateur des investissements "par 1,8 à 2". Selon lui, l’événement a contribué à accélérer la croissance marocaine, portée à 4,5 % en 2025, avec plus de 100 000 emplois créés et une forte hausse de la consommation. "En 24 mois, nous avons gagné une dizaines d'années de développement en termes d’infrastructures", assure-t-il, citant des bénéfices durables pour les transports et la santé. Une dynamique qui conforte le Maroc avant 2030 : "C’est une répétition générale pour la Coupe du monde, nous sommes très confiants."
Musées : la France fait payer plus cher les visiteurs non-européens
2026/01/14
Depuis le 14 janvier, plusieurs grands sites culturels français appliquent une tarification différenciée selon l’origine des visiteurs. Objectif affiché : dégager de nouvelles recettes pour financer la rénovation du patrimoine. Une mesure controversée, qui divise jusque dans les musées. À partir de ce mercredi, la nationalité devient un critère de prix pour visiter certains des monuments emblématiques de France. Au Louvre, l’entrée passe à 32 euros pour les visiteurs hors Union européenne, contre 22 euros pour les Européens, soit 45 % de hausse. Environ 2,5 millions de visiteurs sont concernés chaque année. Même logique au château de Versailles, où le billet peut atteindre 35 euros en haute saison pour les non-Européens. La Sainte-Chapelle, le château de Chambord ou encore l’Opéra de Paris appliquent eux aussi des écarts de prix. Un choix assumé, mais contesté Le ministère de la Culture espère générer entre 20 et 30 millions d’euros supplémentaires pour financer l’entretien et la rénovation des monuments. La mesure suscite toutefois une vive opposition, notamment au Louvre, où les syndicats dénoncent une atteinte au principe d’universalisme de l’accès à la culture. La pratique reste rare en Europe, mais elle existe pour des sites parmi les plus emblématiques, comme l'Acropole d'Athènes ou le Colisée à Rome. Ailleurs dans le monde, elle est courante, que ce soit en Égypte, au Pérou ou en Chine. Un débat appelé à s’intensifier, alors que d’autres sites français pourraient bientôt suivre.

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