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Into The Wind

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Rating
★★★★★
5
from
34 reviews
This podcast has
225 episodes
Language
French
Publisher
Sailorz
Explicit
No
Date created
2018/10/06
Latest episode
2026/10/13
Average duration
141 min.
Release period
12 days

Description

Into The Wind, c'est le podcast des marins qui font des phrases. Dans Into The Wind, les marins prennent le temps de revenir sur leur parcours et se racontent au long cours, depuis leurs débuts et leurs galères jusqu'à la gloire et aux sommets des podiums... En explorant leurs trajectoires, Into The Wind cherche à comprendre comment se construisent ceux qui vont sur la mer en course, pour une journée, une semaine, un mois ou un trimestre, seul ou en équipage, en baie ou autour du monde. Les marins, hommes ou femmes, sont souvent de peu de mots. En leur donnant du temps et en les laissant parler, Into The Wind n'a qu'un objectif : prendre le large avec eux. Into The Wind est animé par Pierre-Yves Lautrou et produit par Sailorz (http://www.sailorz.com), le média expert de la voile de compétition. Pour vous abonner, c'est ici : https://www.tipandshaft.com/abonnement Générique : In Closing - Days Past © Sailorz 2018-2025, tous droits réservés. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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#143 Yoann Richomme, sept années pour changer de dimension
2026/10/13
Lorsque Yoann Richomme était venu une première fois dans Into The Wind, à l'été 2019, il était tout juste auréolé d'une deuxième victoire dans la Solitaire du Figaro. Mais il cherchait encore les moyens de ses ambitions en Imoca. Sept ans plus tard, pour cette deuxième rencontre, le décor a radicalement changé : à 43 ans, le navigateur affiche une victoire supplémentaire dans la Route du Rhum en Class40, des victoires et des podiums en Imoca et une deuxième place sur le Vendée Globe 2024-2025. Sept années spectaculaires pour devenir un poids lourd de la course au large, mais un parcours qui ne s'est pourtant pas construit sans difficultés.Après l'échec de ses recherches de financement pour le Vendée Globe 2020, Richomme rebondit à la tête du projet portugais Mirpuri, avec lequel il remporte The Ocean Race Europe en 2021. La même année, Paprec et Arkéa lui proposent de construire un projet Imoca à partir d'une feuille blanche. Avec Romain Ménard et l'architecte Antoine Koch, ils se lancent dans la conception d'un bateau neuf et la constitution d'une équipe. Il découvre aussi les difficultés du management, jusqu'à traverser une crise humaine qui manque de le faire renoncer.Les résultats donnent pourtant raison à ses choix : vainqueur de la Route du Rhum 2022 en Class40, de Retour à La Base en 2023 et de The Transat en 2024, il s'impose parmi les prétendants à la victoire sur le Vendée Globe. Malgré les problèmes structurels rencontrés sur son bateau, il livre une course intense face à Charlie Dalin, finalement vainqueur. Richomme termine deuxième, mais sort de ce premier tour du monde essoré.Au-delà de la compétition, il revient sur sa relation avec Charlie Dalin, ami et rival depuis leurs études à Southampton, et sur sa disparition. Une histoire personnelle qui accompagne celle de deux trajectoires sportives longtemps parallèles. Il évoque également les blessures, la fatigue accumulée et la difficulté à retrouver toute son énergie après le Vendée Globe. Ce qui ne l'empêche pas de signer pour un deuxième tour du monde.En attendant son nouvel Imoca, attendu en 2027, Richomme explore d'autres terrains de jeu, notamment le TP52, et poursuit ses réflexions sur la data et la performance. Avec Antoine Koch, il prépare un foiler radical pour le Vendée Globe 2028. L'objectif reste la victoire, mais la méthode évolue : mieux s'entourer, préserver son énergie et ne plus tout sacrifier à la performance. Diffusé le 13 octobre 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Théo Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#142 Mikaël Mergui, toujours croire au large
2026/09/25
Il a longtemps navigué entre plusieurs mondes. Celui de la Méditerranée, où il a grandi ; celui de la course au large, qui l’a toujours attiré, mais aussi ceux du match racing, de la Coupe de l’America ou des grandes régates de propriétaires. Mikaël Mergui affiche un parcours peu linéaire, construit davantage par les rencontres et les occasions saisies que par une filière toute tracée. À 45 ans, à l’approche de sa deuxième Route du Rhum, le skipper mesure le chemin parcouru depuis sa première Mini Transat, vingt et un ans plus tôt.Né en 1981 à Paris, il passe une partie de son enfance sur le bateau en acier construit par ses parents, entre Méditerranée, Canaries, Antilles et Venezuela. De retour à Toulon, il découvre l’Optimist puis le 420 et le Laser, avant de bifurquer vers l’habitable. Peu à l’aise dans le cursus scolaire classique, il entre à 16 ans dans la marine marchande, navigue sur des cargos, Le Ponant ou les navires de la SNCM, puis devient skipper professionnel en Méditerranée. Mais la course au large reste dans un coin de sa tête.En 2005, il construit entièrement son propre proto et dispute la Mini Transat. Deux collisions avec des objets flottants ruinent ses ambitions sportives, mais il rejoint Salvador de Bahia malgré un bateau sérieusement endommagé. Persuadé alors que la course au large lui échappe, il rebondit dans le match racing avec Damien Iehl, participe à la Coupe de l’America 2007 avec China Team, puis au projet Aleph en AC45. En parallèle, il devient un pilier du Tour de France à la Voile, qu’il dispute à de nombreuses reprises et remporte notamment en 2012 avec Toulon-Provence-Méditerranée.Une nouvelle décennie s’ouvre ensuite avec Team Vision Future : GP42, TP52 puis 52 Super Series : Mergui accompagne pendant onze ans un propriétaire et un équipage largement amateur vers le plus haut niveau de l’inshore international. La course au large s’éloigne, sans disparaître. Le Covid agit finalement comme un déclencheur : à 40 ans, il décide de tenter une dernière fois sa chance. Une navigation avec Kito de Pavant puis un contact transmis par ce dernier, débouchent sur le partenariat avec Centrakor et la construction de son Class40.La Route du Rhum 2022 s’achève prématurément après une succession d’avaries, mais cette fois l’histoire continue. Quatre saisons plus tard, Mergui revient avec un bateau maîtrisé, des milliers de milles supplémentaires et une préparation menée au contact des meilleurs en Bretagne. Le Méditerranéen assume désormais cette montée en Bretagne comme une étape nécessaire. Son ambition dépasse déjà 2026 : poursuivre encore deux saisons, puis utiliser l’expérience, la structure et les partenaires accumulés pour aider un jeune skipper du Sud à prendre la suite.Une manière de refermer la boucle sans abandonner ce qui l’a toujours guidé : naviguer, apprendre et transmettre. Diffusé le 25 septembre 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Théo Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#141 Philippe Mourniac, toujours se réinventer
2026/09/14
Né à Compiègne en 1965, Philippe Mourniac découvre la mer presque par hasard lorsque sa famille s’installe à Sainte-Maxime en 1972. Un copain l’entraîne au club de voile, l’Optimist fait le reste. Avec son frère QuiJean-Christophe, il grandit dans une famille où la compétition devient vite une affaire collective, soutenue par les parents qui passent leurs vacances à emmener leurs enfants en compétition. Mais au moment de choisir, il met la voile entre parenthèses pour suivre des classes préparatoires puis une école d’ingénieur.Le déclic revient au début des années 1990. En 1992, Mourniac rejoint à San Diego le défi français pour la Coupe de l’America, d’abord comme ingénieur. Les Jeux de Barcelone, où régatent nombre de ses anciens adversaires de jeunesse, achèvent de le convaincre de revenir à la compétition. Il quitte alors une carrière d’ingénieur toute tracée et se lance avec son frère en Tornado. Vice-champions du monde en 1995 puis médaillés de bronze en 2000, les Mourniac échouent pourtant deux fois aux portes des Jeux d'Atlanta puis de Sydney.Ces années-là élargissent considérablement son terrain de jeu. Tour de France à la voile, match racing, ORMA avec notamment Jean Le Cam et Bonduelle, Coupe de l’America... : Mourniac découvre le large et multiplie les expériences. Il participe aux campagnes françaises puis allemandes de la Coupe, jusqu’à la fin des années 2000, avant de progressivement changer de côté pour embrasser la carrière de coach.Devenu entraîneur sur le tard, il rejoint la préparation olympique française juste avant les jeux de Rio, nommé entraîneur des 470 tricolores, et accompagne notamment Sofian Bouvet et Jérémie Mion en 2016 puis Jérémie Mion et Kevin Peponnet pour Tokyo en 2021. Après Tokyo, il devient directeur des équipes de France pour Paris 2024 : une olympiade marquée par sept titres mondiaux et dix européens, mais conclue par deux médailles aux Jeux, un bilan solide qui laisse néanmoins de la frustration au regard des ambitions françaises.Début 2025, après plus de trois décennies au plus haut niveau, Philippe Mourniac change d’univers : choisi comme coach de France SailGP, il travaille désormais avec des F50 lancés à plus de 100 km/h, avec très peu de jours de navigation et des montagnes de données à analyser. À 60 ans passés, l’ancien ingénieur, régatier, entraîneur puis directeur d’équipe continue ainsi de chercher ce qui semble avoir guidé tout son parcours : comprendre, apprendre et trouver le détail qui permet d’aller un peu plus vite, un peu plus loin, un peu plus fort... Diffusé le 14 septembre 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Théo Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] Un été d'archis - #132 Juan Kouyoumdjian, archi sans frontières
2026/08/28
Pour rythmer vos vacances, Into The Wind vous propose, du 31 juillet au 28 août, Un Été d’archis, soit la rediffusion de quatre épisodes dont les invités étaient des architectes navals ayant marqué l'histoire de la course au large. Des minis aux Ultim en passant par les Class40, Imoca, Ocean Fifty ou "one-off", ils nous racontent leur parcours et comment ils ont contribué à donner naissance à des bateaux de légende. -- Il est né à Buenos Aires dans une famille aux origines arméniennes, britanniques et françaises, s'est formé au lycée français avant d’étudier l’architecture navale à l’université de Southampton : Juan Kouyoumdjian - Juan K. pour les intimes - ne pouvait être un architecte tout à fait comme les autres... Sa triple culture, à la fois sud-américaine, francophone et anglo-saxonne, a nourri une approche du design fondée sur l’analyse, la rigueur scientifique et une vision globale des projets, et une attirance pour le savoir-faire des "crazy Frenchies" . Il débute ainsi sa carrière professionnelle à La Rochelle au sein du cabinet de Philippe Briand, alors très impliqué dans la Coupe de l’America. Cette première expérience le place rapidement au contact du plus haut niveau de la conception de bateaux de course. À la fin des années 1990, il signe ses premiers projets en son nom, dont un 50 pieds dessiné pour Ortwin Kandler à l'occasion de l’Admiral’s Cup 1999. Conçu pour exploiter les limites de la jauge IMS, Krazy Kyote suscite une forte controverse réglementaire, qui contribue néanmoins à asseoir sa notoriété internationale. Les années suivantes sont marquées par une implication continue dans la Coupe de l’America et dans la Volvo Ocean Race. Juan Kouyoumdjian accompagne la transition technologique du début des années 2000, caractérisée par l’essor de la simulation numérique et de la modélisation avancée. Les campagnes Volvo d'ABN AMRO (2005-2006) , Ericsson (2008-2009) puis Groupama (2011-2012) se traduisent par trois victoires consécutives. Parallèlement, Juan K. développe une activité soutenue dans le secteur des maxis et des bateaux de série. Des monocoques de 100 pieds aux projets réalisés avec Nautor Swan, il intervient dans un univers dominé par des propriétaires privés, des budgets importants et des règles de jauge complexes, où les choix techniques s’inscrivent autant dans des logiques sportives que réglementaires et économiques. Son parcours en IMOCA (Cheminées Poujoulat, Paprec Arké, Corum L'Epargne) apparaît plus contrasté. Juan K. souligne la complexité de la conception de bateaux destinés au solitaire, où le facteur humain conditionne fortement la performance. Plusieurs projets montrent un potentiel de vitesse élevé, mais sont affectés par des avaries ou des limites structurelles, empêchant une exploitation optimale en course. A 54 ans, il en nourrit quelques regrets, mais serait prêt à repartir sur un projet avec un seul skipper : Franck Cammas, avec qui il a gagné la Volvo Ocean Race. Message transmis ! Diffusé le 23 janvier 2026 Rediffusé le 28 août 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] Un été d'archis - #75 Antoine Koch, marin, ingénieur, architecte, discret et efficace
2026/08/21
Pour rythmer vos vacances, Into The Wind vous propose, du 31 juillet au 21 août, Un Été d’archis, soit la rediffusion de quatre épisodes dont les invités étaient des architectes navals ayant marqué l'histoire de la course au large. Des minis aux Ultim en passant par les Class40, Imoca, Ocean Fifty ou "one-off", ils nous racontent leur parcours et comment ils ont contribué à donner naissance à des bateaux de légende. -- Il n'est pas du genre à élever la voix ou à attirer les projecteurs. Et pourtant, voilà déjà un quart de siècle qu'Antoine Koch promène sa silhouette longiline et sa discrétion dans le monde de la voile de compétition. Et on pourrait ajouter "comme prévu" - ou presque - à la phrase précédente, tant ce garçon, né à Paris voilà 45 ans, a choisi sa voie très tôt.  Son destin est en effet scellé dès son plus jeune âge : il a beau être parisien, la maison de vacances familiale est mitoyenne de celle des Caudrelier à Fouesnant, il fréquente la fameuse école de voile du Cap-Coz dont sont issus - entre autres - Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias. Bref, la baie de la Forêt est son jardin, et le bateau des parents l'emmène très vite vers des rêves de Vendée Globe.  A 20 ans, étudiant à l'Université de technologie de Compiègne - "parce qu'ils avaient un programme pour les athlètes de haut niveau" - il se lance dans son premier projet, la Transat AG2R ; l'année suivante, toujours étudiant, c'est sa première Solitaire du Figaro, où, benjamin de la course et bizuth, il se fait remarquer par une étonnante 8e place dans la première étape, qui se confirme par ses trois participations suivantes, toutes terminées... dans les 10 premiers, avec une victoire d'étape !  Avec le Vendée Globe dans le viseur, il rachète en 2002 Fila, l'Imoca de Giovanni Soldini, et se classe 5e de la Route du Rhum 2002 puis 8e de la Transat Jacques Vabre 2003, avant de devoir renoncer au tour du monde, faute de sponsor. Il rebondit quelques mois plus tard en prenant la barrre du trimaran Orma Sopra : il vit les dernières années du circuit et découvre le solo sur ces machines particulières, se classant 9e du Rhum 2006 puis 5e de la Transat Jacques Vabre.  Retour, ensuite au Figaro - avec une nouvelle victoire d'étape en 2009 -, un détour par le Multi50 et le Classe C, et le voilà sur le Mod70 Gitana en 2012 : le navigant se mue en coordinateur technique, au sein de l'écurie du baron où il participe à l'épopée de la création du Maxi Edmond de Rotschild.  En 2017, il passe à l'Imoca et entame une fructueuse collaboration avec Thomas Ruyant, avec qui il participe à la conception et au développement de LinkedOut, en particulier sur les voiles et les appendices, prenant la 4e place de la Transat Jacques Vabre en 2019 au passage. Le skipper de LinkedOut n'a pas encore fini son Vendée Globe qu'Antoine Koch commence à réfléchir au bateau suivant. Il s'associe avec Finot-Conq pour proposer un nouveau plan pour le prochain Vendée Globe, retenu par TR Racing mais aussi l'équipe Paprec Arkéa de Yoann Richomme.  Et on dirait que ça marche : For People, le plan Koch-Finot-Conq a remporté la Guyader Bermudes 1000 Race, avec à peine 6 sorties au compteur. Antoine Koch, lui, s'est emparé de la troisième place avec Sam Goodhild sur l'ex Linked Out, devenu For The Planet. Ingéneur-architecte, peut-être, mais navigant, toujours ! Diffusé le 2 juin 2023 Rediffusé le 21 août 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] Un été d'archis - #113 Guillaume Verdier, architecte naval en bande organisée
2026/08/14
Pour rythmer vos vacances, Into The Wind vous propose, du 31 juillet au 21 août, Un Été d’archis, soit la rediffusion de quatre épisodes dont les invités étaient des architectes navals ayant marqué l'histoire de la course au large. Des minis aux Ultim en passant par les Class40, Imoca, Ocean Fifty ou "one-off", ils nous racontent leur parcours et comment ils ont contribué à donner naissance à des bateaux de légende. -- Il parle d'une voix calme et tranquille, mais sous chaque intonation percent les convictions et une passion pour son métier, qu'il raconte pour autant avec beaucoup de recul. A 54 ans, Guillaume Verdier est une star de l'architecture navale. Ses bateaux ont tout gagné, ou presque. Le vainqueur du Vendée Globe, Macif Santé Prévoyance ? C'est lui. Le vainqueur de The Ocean Race, 11th Hour Racing ? C'est encore lui. Le vainqueur de la Route du Rhum et de l'Arkéa Ultim Challenge Brest, Maxi Edmond de Rothschild ? C'est toujours lui. Et la liste n'est pas exhaustive, puis ses plans ont franchi la ligne en tête en Mini, en Class40, en Multi50, etc. Sans parler, bien sûr, de la Coupe de l'America où il oeuvre pour Team New Zealand depuis 2010. On parle de "plans Verdier", mais lui ne vous parlera que de son équipe, une bande d'une quinzaine d'experts dans tous les métiers de l'architecture navale, avec qui il collabore depuis de nombreuses années et qu'il prend soin d'énumérer, angoissé à l'idée d'en oublier certains. C'est au fond de la rade de Brest, à Logonna-Daoulas, qu'il découvre la voile en camps de vacances ; s'il adore la nature, il ne se prendra jamais de passion pour la course côté pratique. Destiné aux grandes écoles d'ingénieurs, il bifurque après la prépa et entre à l'école d'archi de Southampton, avant de compléter son cursus à l'université voisine. Un détour par l'université de Copenhague et le voilà chez Finot-Conq en 1997, à l'époque où le cabinet de Jouy-en-Josas domine le Vendée Globe. Il y apprend le métier pendant 4 ans, travaillant sur une flopée d'Imoca, avant de devenir indépendant. Il travaille ensuite sur le projet d'Hydraplaneur d'Yves Parlier, où il rencontre une bonne partie de ceux qui l'entourent encore aujourd'hui : Benjamin Muyl, Hervé Penfornis et Romaric Neyhousser... Après un premier passage marquant sur la Coupe de l'America chez Areva Challenge pour l'édition 2007, puis il entame une frutueuse collaboration avec VPLP qui se lance alors dans les Imoca. Leur premier bébé, Safran, révolutionne le genre, premier d'une longue lignée. En 2010, il intègre l'une des plus belles équipes du monde : Team New Zealand, les All Blacks de la voile. Avec eux, il va d'abord perdre (en 2013) puis remporter la Coupe en 2017 et 2021, Une expérience profondément marquante. En parallèle il continue à concevoir énormément de bateaux : des Imoca, bien sûr (qu'il dessine désormais sans VPLP), mais aussi des Minis, des Class40 et des Ultims : après Gitana 17, qui marque son époque, sa prochaine grosse livraison est Gitana 18. Nul doute que cette nouvelle machine made in Verdier & Co. ne devrait laisser personne indifférent ! Diffusé le 21 février 2025 Rediffusé le 14 août 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] Un été d'archis - #103 Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot Prévost, quatre lettres et 40 ans d'architecture navale
2026/08/07
Pour rythmer vos vacances, Into The Wind vous propose, du 31 juillet au 21 août, Un Été d’archis, soit la rediffusion de quatre épisodes dont les invités étaient des architectes navals ayant marqué l'histoire de la course au large. Des minis aux Ultim en passant par les Class40, Imoca, Ocean Fifty ou "one-off", ils nous racontent leur parcours et comment ils ont contribué à donner naissance à des bateaux de légende. -- Comment résumer en quelques lignes quatre décennies d'un duo d'amis devenus références de l'architecture navale ? Pas simple... Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot Prévost sont tous les deux parisiens d'origine, et naviguent en famille pendant les vacances dans les années 1960 et 1970, l'un en Méditerranée, l'autre en Bretagne. Ils se rencontrent à Southampton, à la fin des années 1970, où la formation en architecture navale n'est pas encore aussi réputée qu'aujourd’hui. Ils ne finiront pas leur cursus : ils rêvent déjà de simplicité, de légèreté, de multicoque, surtout - tout ce que n'offre pas encore l'école. S'ils prennent des chemins séparés pour leurs premiers jobs, Marc appelle Vincent quelques années plus tard pour dessiner un foiler de 50 pieds commandé par Vincent Lévy : Gérard Lambert sera le premier plan signé VPLP. On est en 1983, c'est le début d'une longue et prolifique carrière pour un sigle qui va entrer dans le langage commun de la voile. Van Pet' et Lauriot Prévost sont, au début, des spécialistes de la course (Poulain, Biscuits Cantreau), et sur trois coques. Mais très vite, ils se lancent dans la plaisance, sur deux coques, avec les Lagoon, qui seront construits à plusieurs milliers d'exemplaires. Ils gagnent la Route du Rhum avec Florence Arthaud et Pierre 1er en 1990, puis avec Laurent Bourgnon et Lionel Lemonchois, gagnent des Trophée Jules Verne, participent à l'Hydroptère, dessinent Groupama 3 et le maxi-trimaran Banque Populaire V, la liste est trop longue ! La Coupe de l'America, en 2010 - ils sont embarqués dans le défi américain et conçoivent USA 17, le trimaran de 90 pieds à aile rigide qui va l'emporter - emmène VPLP dans un autre monde : après la course et la plaisance, Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot Prévost s'intéressent au transport maritime et aux bateaux de travail, en ayant très tôt l'intuition que l'expertise de la course pouvait servir dans le monde de la marine marchande. Un transfert de technologie illustré par le lancement en 2023 de Canopée, un roulier de 120 mètres de long, propulsé par des ailes rigides, conçu par le cabinet. Entre-temps, il y aura eu les Imoca avec Guillaume Verdier et des victoires dans toutes les courses dont le Vendée Globe, des Ultims, des Ocean Fifty, le Figaro 3... En 2021, les deux copains de Southampton mesurent ensemble qu'il est temps de passer progressivement la main à la nouvelle génération d'une agence qui emploie près d'une quarantaine de personnes. Pas de regrets, l'histoire est belle. Jamais d'engueulades ? "Si, comme dans un couple ! (...) Mais ce qu'on n'a jamais perdu, c'est la confiance l'un envers l'autre". Diffusé le 20 septembre 2024 Rediffusé le 7 août 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] Un été d'archis - 71 Sam Manuard, le ministe devenu architecte éclectique
2026/07/31
Pour rythmer vos vacances, Into The Wind vous propose, du 31 juillet au 21 août, Un Été d’archis, soit la rediffusion de quatre épisodes dont les invités étaient des architectes navals ayant marqué l'histoire de la course au large. Des minis aux Ultim en passant par les Class40, Imoca, Ocean Fifty ou "one-off", ils nous racontent leur parcours et comment ils ont contribué à donner naissance à des bateaux de légende. -- C'est une histoire de ministe - une de plus. Mais un ministe devenu architecte naval, qui collabore avec les équipes les plus prestigieuses de la discipline, du team Imoca Charal jusqu'à Alinghi Red Bull Racing. Tout en ayant appris son métier sur le tas. Cette histoire, c'est celle de Sam Manuard, qui a fait de l'éclectisme une quasi-discipline. Elle commence par un atavisme familial, qui a vu son grand-père et son père construire des bateaux - dans son jardin, pour le second, qui emmène, à la fin des années 1970, sa famille naviguer vers l'Afrique puis le Brésil. Le jeune Sam vit la voile d'abord comme un mode de vie, mais une fois étudiant, c'est la Mini Transat qui l'attire, et en particulier les objets fascinants que sont les Minis 6.50. A la fin des années 1990, il se lance dans son premier dessin, en pur autodidacte, et le construit dans la foulée, pour s'aligner sur sa première Mini Transat en 2001 qu'il finit 4e. C'est le début d'une passion pour la classe et ces bateaux qui dure encore, 20 ans plus tard. Au cours de ces années Mini, il démâte à 60 milles de l'arrivée, en tête de l'édition 2003 de la transat, voit l'un de ses plans l'emporter en 2005 aux mains de Corentin Douguet, fait connaissance avec Kristian Hajnsek et Andraz Mihelin, duo slovène qui l'emmènera loin... Son premier dessin hors Mini 6.50 est le Mach45, puis il enchaîne avec la Class40, révolutionnant le genre en 2010, avec le lancement du premier Mach40 - on en est à la version 5. Il finit 4e de la Route du Rhum en 2010 en Class40, gagne la Transat Jacques Vabre en Multi50 avec Yves Le Blevec en 2011, nourrissant en permanence son travail d'architecte de ses navigations en course. En 2018, Armel Tripon lui commande son premier Imoca, L'Occitane. Là aussi, un bateau radical qui tape dans l'œil des spécialistes : quelques jours avant le départ du Vendée Globe 2020, c'est le team Charal qui vient le chercher pour le prochain Imoca de Jérémie Beyou. Curieux, touche-à-tout et passionné de tous les bateaux, Sam Manuard a dessiné des skiffs, des classes A, un Mini de série en lin... et collabore avec Beneteau via ses amis slovènes de la Mini 2005 : son First 36 est Bateau européen de l'année ! Jusqu'aux Suisses d'Alinghi Red Bull, qui l'ont recruté pour la prochaine Coupe de l'America. Quand on écoute Sam Manuard parler travail, ce sont les mots "plaisir", "rencontre", "apprendre", "génial" qui reviennent souvent. Deux heures de conversation qui passent très vite !  Diffusé le 17 mars 2023 Rediffusé le 31 juillet 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#140 Thomas Coville, l'art de durer
2026/07/24
On l'avait laissé voilà plus de 4 ans, après trois épisodes fleuve où Thomas Coville s'était livré en longueur ; on le retrouve pour un quatrième épisode, qui aurait pu ressembler au début d'une tournée d'adieu après un Trophée Jules Verne victorieux cet hiver. C'est mal connaître le skipper de Sodebo. À 58 ans, après près de trois décennies sous les couleurs de son sponsor et à l'aube de sa... huitième Route du Rhum, Thomas Coville a toujours faim. Depuis 2022, chaque course, chaque chantier et chaque remise en question nourrissent une ambition intacte : continuer à progresser.Dans cet épisode, il raconte comment l'Arkéa Ultim Challenge, début 2024, a agi comme un révélateur. Deuxième à l'arrivée, il comprend pourtant qu'il n'est pas satisfait. Cette frustration devient le point de départ d'une profonde transformation, autant personnelle que collective. Une évolution qui passe d'abord par lui-même. Avec l'aide d'un préparateur mental, il apprend à sortir des montagnes russes émotionnelles qui ont longtemps rythmé sa carrière. Plus question de fonctionner dans l'exaltation ou la déception permanente : place à une recherche d'équilibre. Il découvre aussi une nouvelle manière de piloter un projet sportif, fondée sur la planification à long terme, l'anticipation et la construction d'une dynamique qui dépasse chaque course.Le changement touche également l'équipe Sodebo. Coville raconte sans détour comment il a accepté d'être bousculé par une nouvelle génération, incarnée notamment par Benjamin Schwartz. Leur rencontre modifie profondément sa façon de travailler. Les données, la méthode et l'analyse prennent une place centrale. L'ancien leader apprend à partager davantage les responsabilités, jusqu'à faire évoluer son propre rôle au sein du collectif. Une remise en question qu'il considère aujourd'hui comme la plus importante de sa carrière.Cette transformation trouve son aboutissement lors du Trophée Jules Verne Derrière le record, Coville retient surtout la réussite humaine d'un équipage où chacun trouve sa place. Plus encore que la performance chronométrique, il célèbre une aventure collective construite au fil de plusieurs années, malgré les échecs, les avaries et les tentatives inabouties.À l'approche de la Route du Rhum 2026, Thomas Coville ne parle ni de revanche ni de dernière chance. Il décrit un bateau profondément optimisé, une équipe plus structurée et un projet pensé sur plusieurs années. Son objectif dépasse désormais les résultats immédiats : faire grandir les femmes et les hommes qui l'entourent, préparer l'avenir de Sodebo Voile et démontrer qu'il est encore possible, la soixantaine approchant, de continuer à évoluer autant que de gagner. Diffusé le 24 juillet 2026 Générique : In Closing – Days Past Réalisation : Eloi Stichelbaut et Guillaue Le Corre/Polaryse Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#139 Louis Burton, par les chemins de traverse
2026/07/10
À certains moments d'une carrière, continuer ne suffit plus. Après quinze ans en IMOCA, trois Vendée Globe et une longue histoire bâtie avec Bureau Vallée, Louis Burton a choisi de repartir presque de zéro en Ultim, lui qui n'a presque aucune expérience en multicoque. Une autre vitesse, une autre culture, une autre manière de naviguer, et la signature d'un marin qui trace depuis ses débuts sa propre route.Cette capacité à rebondir ne date pas d'hier. Rien, dans son parcours, ne le destinait à la course au large professionnelle. Né loin des ports, il découvre la voile enfant en Bretagne, restaure ses premiers bateaux pendant ses études, enchaîne les régates avec les moyens du bord avant de saisir l'opportunité de la Route du Rhum 2010. En quelques années, il passe des courses en flotte en IRC aux pontons du Vendée Globe, porté par une énergie qui compense souvent le manque d'expérience.Au fil des campagnes, Burton construit une méthode. Derrière le skipper se cache un entrepreneur qui refuse d'opposer performance sportive et développement économique. Monter des projets, fidéliser des partenaires, construire une équipe et anticiper les cycles de quatre ans deviennent des leviers aussi importants que les choix météorologiques ou les réglages du bateau. Une approche qui lui permet de s'installer durablement parmi les références de l'IMOCA, jusqu'à finir sur le podium du Vendée Globe 2021.Le projet Armand Thiery s'inscrit dans cette continuité. Plutôt que de rechercher un simple remplaçant à son sponsor historique, Louis Burton imagine un programme sur une décennie, articulé autour d'un Ultim - l'ancien Macif de François Gabart - capable d'évoluer progressivement et d'attirer un club d'entreprises. L'objectif n'est pas de gagner immédiatement, mais de bâtir les conditions de la réussite sur le long terme.L'histoire du Malouin d'adoption raconte moins une succession de résultats qu'une façon d'avancer. Transformer les périodes d'incertitude en opportunités, accepter de repartir d'une feuille presque blanche et conserver intact le plaisir d'aller sur l'eau : c'est cette logique qui relie ses premiers bords à L'Île-aux-Moines, ses Vendée Globe et désormais son entrée dans l'univers des géants volants. Diffusé le 10 juillet 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Théo Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#138 Sébastien Simon, tracer sa propre route
2026/06/26
Depuis ses premiers bords en croisière avec son père jusqu'aux tours du monde en solitaire et en équipage, Sébastien Simon a construit son parcours sans jamais emprunter la voie la plus évidente. Arrivé tard dans la compétition, étudiant en école d'ingénieur sur le circuit Figaro, le Sablais avance par étapes, sans suivre les parcours balisés. Une trajectoire singulière, guidée par une exigence constante et une volonté de toujours repousser ses propres limites.La victoire sur la Solitaire du Figaro en 2018 lui ouvre les portes de l'IMOCA, mais les années suivantes sont loin d'être un long fleuve tranquille. Premier projet marqué par les avaries, abandon sur le Vendée Globe 2020, recherche d'un nouveau partenaire, reconstruction autour du Groupe Dubreuil, participation à The Ocean Race : il revient sans détour sur les moments où tout aurait pu s'arrêter, et sur les rencontres qui lui ont permis de rebondir.Il raconte également en détail l'un des épisodes les plus marquants de sa carrière : son grave accident lors de Retour à la Base, en 2023. Blessure à la tête, fracture cervicale, démâtage à quelques milles de l'arrivée, qualification arrachée malgré les douleurs... Un enchaînement d'événements qui aurait pu tout remettre en cause, mais qui renforce au contraire sa détermination et transforme durablement son approche de la navigation.Au fil de son parcours se dessine le portrait d'un marin qui préfère tracer sa propre route plutôt que suivre les itinéraires établis. Écarté des filières classiques, adepte des choix assumés, parfois à contre-courant, Sébastien Simon revendique une manière très personnelle d'aborder la compétition. Cette indépendance se retrouve aussi bien dans ses choix de carrière que dans sa manière de concevoir ses projets et de prendre ses décisions en mer.À travers ce récit se dessine le portrait d'un compétiteur qui ne se satisfait jamais de ses succès. Chaque objectif atteint ouvre immédiatement le suivant, chaque échec nourrit la suite. Une ambition assumée, forgée par les expériences autant que par les résultats, et tournée vers un cap qui guide chacune de ses décisions : remporter un jour le Vendée Globe. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#137 Lionel Péan, l'esprit d'équipe pour toujours
2026/06/12
Quatre décennies plus tard, Lionel Péan reste le premier Français à avoir remporté - à 29 ans - la Whitbread, le tour du monde en équipage aujourd’hui connu sous le nom d’The Ocean Race. Pourtant, réduire le skipper de L'Esprit d'Equipe à cette victoire historique de 1986 serait passer à côté de l’essentiel. Derrière le palmarès se dessine le parcours d’un marin qui, très tôt, a fait le choix de construire sa propre route, loin des certitudes établies et des effets de mode. Tout commence à La Rochelle dans les années 1970 : formé auprès de figures majeures comme Bertrand Chéret ou Philippe Harlé, il quitte le foyer familial à seulement quinze ans pour traverser l’Atlantique. Cette décision fondatrice nourrit une conviction qui ne le quittera jamais : la voile est autant une aventure humaine qu’un exercice de méthode. De la campagne olympique en Soling à la Mini-Transat, puis à la victoire dans la Solitaire du Figaro en 1983, Péan affine une approche où la préparation compte davantage que l’inspiration du moment. La genèse de L’Esprit d’Équipe illustre parfaitement cette philosophie. Alors que la plupart des projets misent sur la puissance des maxi-yachts, il choisit un bateau plus modeste, optimise chaque détail et constitue un équipage recruté moins pour son prestige que pour son adhésion au projet collectif. Analyse du rating, gestion rigoureuse, préparation physique, culture de groupe : bien avant que ces notions ne deviennent la norme, Lionel Péan les place au cœur de sa stratégie La victoire dans la Whitbread 1985-1986 ouvre un nouveau chapitre. Après la Solitaire du Figaro et le tour du monde, Lionel Péan multiplie les projets : Route du Rhum, Sydney-Hobart, Transat AG2R, records océaniques ou encore campagnes internationales en Maxi ou sur des super yachts et des projets pro-am comme le VO70 SFS. Quarante ans après sa victoire autour du monde, Lionel Péan, 69 ans, reste actif dans le monde maritime. Après une carrière marquée par la compétition et la gestion de projets complexes, il développe aujourd'hui Seafloatech, une entreprise spécialisée dans les solutions de mouillages écologiques. Du jeune navigateur parti traverser l'Atlantique à quinze ans à l'entrepreneur d'aujourd'hui, son parcours traverse un demi-siècle d'histoire nautique. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] - #74 Corentin Douguet, le figariste recherché
2026/05/29
À l’approche du départ de la Normandy Channel Race 2026 ce dimanche, nous vous proposons de réécouter cet épisode consacré à Corentin Douguet. Vainqueur de l’édition 2025 avec Axel Tréhin en Class40, Corentin Douguet fut, durant de longues années, l'un des piliers et des animateurs du circuit Figaro. Revenons sur sa carrière de marin. -- Corentin Douguet, c'est d'abord une voix, basse, grave, posée, souvent espacée de quelques silences ; c'est un ton, ensuite, mélange d'autodérision et de second degré. C'est surtout, enfin, plus de vingt années de haut niveau, marquées par 11 participations à la Solitaire du Figaro. Pourtant, s'il a découvert la voile très jeune sur le Muscadet familial, ce n'est que bien plus tard, à l'Ecole nationale de la marine marchande à Nantes, qu'il découvre la compétition. Sur les bancs de la Marmar, il rencontre Thierry Douillard, Thierry Chabagny, Fred Guilmin, Charles Caudrelier, Matthieu Richard... autant dire que son apprentissage de la régate, s'il est tardif, se fait en bonne compagnie ! Sa voie est trouvée, il n'entrera jamais dans la carrière au long cours : régates, convoyages, préparation, il navigue dès qu'il le peut. En 2001, il se lance dans la Mini Transat, en faisant "tout ce qu'il ne faut pas faire" pour ce premier projet. Il enchaîne rapidement sur des courses en Figaro avec Thierry Chabagny et sur le Tour de France à la voile. Mais en 2003, son copain Armel Tripon remporte la Mini Transat, alors Corentin Douguet met en place un projet sérieux pour l'édition 2005 - qu'il remporte en gagnant toutes les courses de la saison... Logiquement il enchaîne sur le circuit Figaro, multipliant les participations à la Solitaire (et l'AG2R), marquées par deux podiums en 2007 et 2010. Après cinq saisons intenses, il choisit de revenir à l'équipage en 2011, en manageant le projet Tour de France à la voile de Nantes et Saint-Nazaire en M34 pendant 3 saisons. En 2014 il est de retour sur le circuit Figaro, antichambre idéale du Vendée Globe, qu'il vise désormais. Il y squatte le top 10, multiplie les podiums d'étape, mais ne parvient pas à convaincre un sponsor de s'embarquer sur le Vendée Globe. Sa dernière Solitaire, en 2020, se termine avec un abandon sur vertèbre cassée, mais l'année suivante, embarqué par Tanguy Le Turquais, ils décrochent une 2e place sur la Transat en double. Dans l'intervalle, il a lancé, avec le soutien d'un investisseur, la construction d'un Class40 pour le Rhum 2022. Il se présente à Saint-Malo en favori, après avoir gagné ou fini deuxième de toutes les courses de la saison : avec une 3e place sur la transat, ce sera finalement son plus mauvais résultat sur le support ! Depuis, Corentin Douguet, dont l'expertise en routage et en navigation est reconnue, découvre la vie de marin free-lance : des navigations de mise au point sur Arkea Paprec en début d'année ; la participation (écourtée) la Bermudes 100 Race avec Guirec Soudée ; et la saison Class40 2023 avec Fabien Delahaye... son carnet de bal est complet jusqu'à la fin de l'année. A-t-il envie, à bientôt 49 ans, de reconstruire un projet personnel ? "C'est une bonne question, je cherche à y répondre depuis la fin de la Route du Rhum", répond-il dans son style caractéristique. "Ce qui est sûr, c'est que j'ai encore la gnaque pour aller me faire mal sur l'eau, c'est le plus important."  Rediffusé le 29 mai 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] - #95 Alexis Loison, par amour de la Solitaire
2026/05/15
A l'occasion du départ de la Solitaire du Figaro Paprec à Perros-Guirec ce dimanche à 11h, nous rediffusons l'épisode avec l'un des plus fidèles concurrents de l'épreuve : Alexis Loison. Enregistré en 2024, 15 mois avant sa victoire sur l’édition précédente, cet échange nous plonge dans la tête d’un marin d’exception. Entre expertise technique et mental d’acier, découvrez le parcours de celui qui s’apprêtait à marquer l’histoire de la course. -- Il aura 40 ans le 11 août, quelques jours avant le départ de la Solitaire du Figaro, à Rouen, sa ville natale. Est-ce un signe ? Alexis Loison se dit "un peu superstitieux, mais moins que d'autres". Pas au point de croire au mauvais œil, celui qui le poursuivrait, lui qui vise, pour sa 18e participation, la victoire dans la prochaine édition. Pourquoi un tel acharnement, alors que les figaristes d'aujourd'hui restent moins longtemps que leurs glorieux aînés, qui consentaient à quitter le circuit au bout d'une dizaine d'années pour beaucoup d'entre eux ? Parce qu'il aime cette course, tout simplement. Une passion qui le tient depuis son plus jeune âge : un virus transmis par son père et les croisières familiales depuis Cherbourg, le port d'attache des Loison. puis les courses du Rorc, le Laser, le First Class 8, le Figaro 1 avec Alexandre Toulorge... Lycéen, il rêve de Figaro., pas de Route du Rhum ou de Vendée Globe ! Il plonge enfin dans le grand bain en 2006, à l'occasion du départ de la Solitaire depuis Cherbourg : et c'est parti pour 17 participations consécutives - avec juste une pause en 2022. Il lui faudra six éditions pour rentrer dans le top 10, quand, enfin, après des années de vaches maigres, il décroche un vrai sponsor - Fiva - et entre au Pôle Finistère course au large. Depuis il fait partie des habitués du top 10, candidat "naturel" à la victoire, même s'il n'a remporté qu'une seule étape et n'est jamais monté sur le podium. Figariste, Alexis Loison est aussi stakhanoviste, n'hésitant pas à multiplier les supports, en particulier l'IRC, qu'il fréquente assidûment sur les courses du Rorc : en 2013, avec son père, il réalise un exploit, remportant le Fastnet en double et au général - une épreuve qu'il a remportée 4 fois au total. Il est aussi habitué de Sydney-Hobart, remporté à deux reprises. Il goûte aussi au Class40, avec trois Transat Jacques Vabre dans les bottes. Quand il entre comme technico-commercial chez Technique Voile, en 2022, mettant la Solitaire en pause, ce n'est que pour mieux revenir l'an dernier : avec un nouveau sponsor et toujours la même passion, tout en continuant son nouveau job chez Incidences. Le Figaro dans la peau, toujours... Rediffusé le 6 mars 2026 Diffusé le 3 mai 2024 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] - #82 Nicolas Lunven, quand le téléphone sonne
2026/05/01
Alors qu’il mène actuellement la Globe40, nous rediffusons l'épisode enregistré le 14 mars 2021 avec Ian Lipinski : il y revient sur son parcours, de ses débuts en Mini à ses succès en Class40. Au micro de Pierre-Yves Lautrou, le skipper de Crédit Mutuel évoque son approche de la course au large, son état d’esprit et les choix qui ont marqué sa trajectoire. Un échange pour mieux comprendre le marin qu’il est aujourd’hui. -- Qui a dit qu'il fallait être tombé dedans tout petit pour tutoyer les podiums en course au large ? Ian Lipinski a dû attendre ses 30 ans pour prendre le départ de sa première course en solo. Et s'est bien rattrapé durant la décennie suivante ! Elevé en banlieue parisienne, ce fils d'une institutrice et d'un chercheur au CNRS attend l'adolescence pour découvrir la mer. A 15 ans, il participe à son premier stage aux Glénans, au cœur de l'archipel du même nom et c'est une révélation. Après des études scientifiques, il renonce à sa carrière d'ingénieur aéronautique pour un long séjour aux Glénans puis un tour de l'Atlantique en croisière. A son retour, il plonge dans le grand bain du Mini 6.50 et s'installe à Lorient ; il n'en ressortira que 6 saisons plus tard, avec un palmarès inégalé jusqu'ici : chavirage dans la Mini Transat 2013, vainqueur de l'édition 2015 en série, puis de l'édition 2017 en prototype, un doublé inédit en 40 ans d'histoire de l'épreuve. Ian Lipinski est monté d'une division en lançant en 2018 un projet Class40, restant fidèle à l'architecte de son dernier Mini 6.50, David Raison, qui lui dessine le premier "scow" de la classe, financé par le Crédit Mutuel. Quatre mois après sa mise à l'eau, il remporte avec Adrien Hardy la Transat Jacques Vabre, puis bat le record du Tour des îles britanniques en solo l'été suivant. A bientôt 40 ans, il a beau être l'un des favoris de la prochaine Transat Jacques Vabre et de la Route du Rhum 2022, il confie pourtant souffrir encore du "syndrome de l'imposteur", fruit d'un parcours hors des sentiers battus. Un drôle de syndrome... qui l'amène cependant à aller très vite sur l'eau ! Rediffusé le 6 mars 2026 Diffusé le 12 mars 2021 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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5 out of 5
34 reviews
★★★★★
Lau Fontenas 2025/09/06
Épisodes inspirants et interviewer bienveillant!
Plus l’épisode est long, et plus le récit est passionnant. Merci!
★★★★★
Patflo65 2021/01/25
Une parenthèse de fraîcheur et de liberté
Un journaliste passionné et compétent, des marins entiers et avides de se raconter, des anecdotes croustillantes parfois, et bien plus encore... tout ...
★★★★★
STM35 2021/01/10
Bluffant - un "must have”
Un ton super authentique, des insights vraiment captivants. J’adore. MERCI. Un Breton exilé à San Francisco :)
★★★★★
mel bzh 2020/11/29
On l’attend toujours avec impatience
Un ton super sympa et des invités au top, bien mis en valeur. On apprend plein de chose. On découvre des marins incroyables de talent et souvent d’hum...
★★★★★
Gentoon 2020/01/25
Juste inspirant!
Bravo pour cette interview très intéressante sur la vie et l’esprit de Fabrice AMADEo
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