
Advertise on podcast: Jazzlive
Rating
3from
This podcast has
336 episodes
Language
FrenchPublisher
TSFJAZZExplicit
No
Date created
2019/01/31
Latest episode
2026/10/10
Average duration
82 min.
Release period
12 days
Description
Jazzlive c'est l'ambiance d'un club de jazz chez soi. Jazzlive c'est aussi des artistes et des concerts qui ont marqué l'histoire : Bill Evans au Village Vanguard, Art Blakey au Club Saint-Germain, Ella Fitzgerald à Berlin, Roy Hargrove au New Morning... Une heure pour revivre quelques-uns des plus grands moments du jazz sur scène. JAZZLIVE fait peau neuve sous la voix de Manon Brimaud qui est bien décidée à promener son micro dans les plus belles salles, les meilleurs concerts et festivals pour vous les faire vivre comme si vous y étiez. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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CE SOIR ON SORT AU NÎMES MÉTROPOLE JAZZ FESTIVAL
2026/10/10
Depuis 20 ans, dans le Gard, on fête l’automne au son du Nîmes Métropole Jazz Festival.
Au-delà des lieux emblématiques de la Rome Française, chaque année, le jazz se promène pendant plus d’un mois à travers un territoire dont l’histoire est intimement liée au jazz, et ce depuis l’après-guerre. Entre le Jazz Hot de Nîmes, le Jazz Club et bien sûr, le Nîmes International Jazz Festival, qui accueillait dans les Arènes toutes les grandes stars américaines (mais pas que), le jazz ne cesse de fleurir dans la guarrigue.
Cette année, c’est une édition un peu spéciale puisque le Nîmes Métropole Jazz Festival, qui a pris le relais en 2006, fête ses vingt ans. Pour cette édition anniversaire, le programmateur Stéphane Kochoyan et ses équipes ont imaginé une édition best of, pour mettre à l’honneur toutes celles et ceux qui ont croisé sa route et donné naissance à ce petit je ne sais quoi qui fait l’âme du Nîme Métropole Jazz Festival.
Et, il y en avait du beau monde sur la liste des invités. Kyle Eastwood, Omar Sosa, Jowee Omicil, mais aussi le saxophoniste Kenny Garrett, pour sa quatrième fois à Nîmes depuis son premier passage avec Miles Davis dans les années 80.
Au programme de cette émission : Roberto Fonseca, qui clôturait le festival sur la scène du Paloma en 2018, et qui faisait son grand retour le premier weekend de cette édition 2026 avec une Nuit Parisienne à la Havane, en duo avec le violoncelliste Vincent Ségal. Suivie d'une grande leçon de Pop Ka avec le trompettiste et maître des conques Franck Nicolas. Pour finir en beauté en rêvant en version live avec le sixième album de la saxophoniste Lakecia Benjamin : We Dream.
Chères auditeurices, bienvenue à Nîmes!
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UNE SOIRÉE AVEC SULLIVAN FORTNER
2026/10/03
Manon Brimaud & David Koperhant retrouvent Sullivan Fortner au New Morning pour un Jazzlive exceptionnel ! Un piano, trois micros et une heure pour entrer dans l’univers de l’un des pianistes les plus passionnants de sa génération, à l’occasion de la sortie de son nouvel album, Leave That InThere.
Entre deux confidences, Sullivan Fortner s’installe au piano et joue quelques morceaux rien que pour nous.
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TEXAS, PARIS - RUTHIE FOSTER AU DUC DES LOMBARDS
2026/09/26
Et dire que Ruthie Foster a bien failli ne jamais trouver le chemin du Duc des Lombards.
Elle était pourtant à l’affiche du club jeudi soir mais son GPS lui a joué un mauvais tour et l’a conduite jusqu’à une boutique de chaussures. Heureusement, il en faut beaucoup plus pour arrêter Mme Foster, et comme toujours, elle a retrouvé son chemin.
Le voyage de sa vie commençait dans le Texas des années 60 et sous le regard bienveillant de ses grands-parents ‘Gran Ma and Papa’. En musique aussi, que ce soit sur la sono dernier cri de sa mère ou à l’église, accompagnée de toute sa famille.
Une ouverture musicale et spirituelle qui l’a mené jusqu’au blues (ou plutôt, qui a mené le blues à la trouver, selon ses propres mots et à ne plus jamais la lâcher).
Ruthie Foster, c’est aussi un talent brut qui met tout le monde d’accord. Jusqu’à son supérieur de l’armée qui, en l’entendant chanter lors d’une fête, lui a instantanément donné l’ordre de quitter les rangs pour remplir les salles. Et depuis, c’est ce qu’elle fait.
Un premier album en 2009, un Grammy en 2024 et un album qui vient toujours de sortir : Just Say Yes.
A découvrir dès 19h dans Jazzlive!
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LES 10 ANS DU ZOOT COLLECTIF
2026/09/19
Depuis 10 ans, ils sont sur tous les fronts. Au début, c’était des vidéos dans le métro avec quelques copains mal réveillés et c’est allé jusqu’à un concert en symphonique avec Nathalie Dessay au théâtre des Champs-Elysée.
A force de travail et à grands coups d’idées folles, le territoire du Zoot Collectif s’étend aujourd’hui à toute la capitale, avec quelques antennes à New York, Rio ou Londres, et, depuis quelques années, un QG dans le XIe arrondissement : les Zoot Studios.
Évidemment, tout est fait à la mode du Zoot : à la main, au talent et surtout entre copains. Arrangement, composition, orchestration, enregistrement, sessions live, ateliers pour enfants, tournois d’échecs, label, et depuis deux ans, ils nous font carrément de la concurrence avec le Zoot Talk.
Alors pour son dixième anniversaire, le Zoot a carrément organisé un festival. Ca fait déjà quelques années qu’ils font ça, mais là, disons qu’ils ont marqué le coup : 10 jours de festivals, 20 concerts et plus de 80 musiciens et musiciennes, répartis dans 10 lieux emblématiques du jazz à Paris.
Au programme de ce Jazzlive d’anniversaire : des sorties d’album, des souvenirs de voyages, des façons peu conventionnelles de présenter un concert, et quelques projets qu’on connaît déjà mais dont on ne se lasse toujours pas sur TSFJAZZ...
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ELLA FITZGERALD NOUS RÉSERVE ENCORE DES SURPRISES
2026/09/13
Le 7 février 1966, Ella Fitzgerald donnait à Stockholm l’un de ses plus célèbres concerts qui est devenu rapidement un album live de référence dans la discographie de celle qu’on surnommait la Première Dame du Swing.
Mais nous, dans Jazzlive, on la retrouve la veille. Le 6 février 1966, pour un concert au faux airs de répétition, avec l’excitation des veilles de grands jours. A ce moment là, Ella et sa troupe sont au Danemark. A Copenhague pour être tout à fait précise, sur la scène du Falkoner Théâtre. Un club qui, depuis son ouverture en 1958, avait déjà vu défilé pas mal de grands noms du jazz américain. Stan Getz en 60, Art Blakey et ses Jazz Messengers en 62, et un an avant notre concert du soir : le Duke en personne, accompagné de son orchestre.
Ce même orchestre qui, l’année suivante, suivait Ella Fitzgerald dans sa tournée européenne. Répétition générale de Stockholm, le concert qu’ils donnent ce soir de février 66 n'était pas destiné à être publié. Alors tout le monde se lâche dans une grande fête qui est restée dans les mémoires comme l’une des plus marquantes du Falkoner Théâtre. Dans les mémoires, et dans les archives du Jazzlive danois de l’époque, qui diffusait ce moment en direct à la radio et dont les équipes avaient eu la bonne idée de tout enregistrer. Et puis, plus de nouvelles. Jusqu’au 24 juillet dernier, date à laquelle le label britannique Gearbox Records, spécialisé dans la traque d’archives oubliées a enfin publié ce concert, fidèle à sa mission de “sauver des bandes que l’histoire avait presque condamnées à l’oubli”.
Pas mal pour le premier album souvenir de l’année dans Jazzlive...
Rendez-vous à 19h sur TSFJAZZ!
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EN OFF À LA VILLETTE
2026/09/12
Que fait le jazz après les concerts du In de Jazz à la Villette ? Manon Brimaud a mené l'enquête pour le premier Jazzlive de l'année! Au programme : Under the Radar à la Dynamo de Banlieues Bleues, afters à La Petite Halle et rencontres avec celles et ceux qui, dans la pénombre, gardent le jazz vivant. Rendez-vous à 19h! 🪩
Merci aux artistes
Jowee Omicil, Fabe Beaurel Bambi, Théo Ceccaldi, Alexis Valet, Béryl's Horn, Knats, Jeanne Michard, Tukan, et MadMadMad.
Merci aux invités
Xavier Lemettre, directeur et programmateur de Banlieues Bleues et la DynamoGabriel Bigot, programmateur de la Petite Halle de la VilletteAurore, Théo et Antonin de Jazzcore
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Jazzlive perché AU PEILLON JAZZ FESTIVAL
2026/07/04
Depuis hier soir, c’est officiel, c’est les grandes vacances. Il fait beau, il fait chaud (parfois même un peu trop), et surtout, c’est la fin de saison sur TSFJAZZ.
Alors pour le dernier Jazzlive de l’année, avec Antonin à la réalisation, on a mis les petits plats dans les grands, notre studio mobile dans le train direction les Alpes Maritime et on a traversé la France pour vous faire vivre en direct la soirée d’ouverture du Peillon Jazz Festival. Celui que l’on surnomme à juste titre le plus perché des festivals.
Peillon, c’est 40 habitants à l’année, des maisons toute en pierres agglutinées sur un bout de rocher, des dédales dans tous les coins et un paysage à couper le souffle. Nous par exemple, on a notre studio sous les oliviers, avec vue sur la vallée et la scène en contrebas.
Je vous laisse imaginer l’organisation titanesque qu’il faut pour poser un festival dans un endroit comme celui-ci. Je vous laisse imaginer aussi la taille du grain de folie de ceux qui en ont eu l’idée, il y a six ans de ça : Alban Leloup et Thomas Layrac, fous amoureux fous de jazz et de cette espèce d’individus capables de soulever des montagnes. Ou de mettre des festivals de jazz dessus.
Pendant trois jours, l’un des plus beaux villages de France verra défiler tous les grands noms du genre, du collectif The Getdown au pianiste cubain Harold Lopez Nussa, sans oublier Vincent Peirani.
Et ce soir pour l’ouverture, c’est trois concerts pour le prix d’un et directement dans votre radio. On commencera la soirée avec le guitariste Hugo Lippi venu présenter son tout dernier album, le magnifique "Olha Maria" que vous avez peut-être déjà entendu sur notre antenne. On continuera la soirée avec la chanteuse américaine Krystle Warren qui a fait le déplacement spécialement pour Peillon, avant de clôturer la soirée sur la musique du trio du pianiste Eric Legnini, à savoir Rocky Gresset à la guitare et Thomas Bramerie à la contrebasse…
Festival en altitude et jazz au sommet. Messieurs-dames, bienvenue à Peillon!
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Adrien Moignard pour l'ouverture du Maisons-Laffitte Jazz Festival!
2026/06/19
Et ce soir, Jazzlive vous ouvre les portes du Château de Maisons-Laffitte et de son parc, pour commencer ce weekend de fête la musique de la meilleure des façons : en plein air, entre amis et en 6 cordes. Celles du guitariste Adrien Moignard…
Adrien Moignard, c’est avant tout un fan de rock et de blues. A 12 ans, comme beaucoup d’entre nous, il se saisit de la première guitare qu’il trouve et passe ses jours et ses nuits à apprendre l’instrument, tout seul dans sa chambre. Oui, Adrien Moignard fait partie de l’espèce fascinante de ceux qui apprennent tout seul, au rythme de leur cœur et de leurs passions : les autodidactes.
Et c’est à l’adolescence qu’il découvre la passion d’une vie : le jazz manouche. Il change son jeu en écoutant en boucle les disques de ses deux idoles : Django Reinhardt et Stéphane Grappelli. C’est leur musique qui convainc le jeune guitariste de quitter son Sud natal pour monter à Paris. Enfin, dans ses environs. Montreuil, Saint-Michel ou Saint-Ouen, où il se fait tout de suite adopter par la communauté des musiciens manouches. Derrière son look de gadjo (comme on appelle les non-gitans), ils repèrent instantanément le virtuose et le bon copain.
Très vite, Adrien Moignard devient l’une des figures majeures de la scène française. Dès 2008, il fait partie des cinq jeunes prodiges du collectif Selmer #607, du nom de la guitare de Django Reinhardt.
Et ça, c’était que le début. Ces quinze dernières années, on a pu l’entendre aux quatre coins du monde, partageant la scène et le studio avec des pointures du genre comme la chanteuse Cyrille Aimée ou l’accordéoniste Richard Galliano.
Et le mois dernier, Adrien Moignard sortait un tout nouvel album : “Miroirs”. Un disque en quartet, dans lequel le guitariste a mis tout ce qu’il était et tout ce qu’il aimait, en grand écart entre la musique de Babik Reinhardt, l’un des fils de Django, à celle du saxophoniste Charlie Parker, grand inventeur du bebop, et même celle de Jean-Jacques Goldman.
Ce soir, Adrien Moignard est à l’affiche du concert d’ouverture du Maisons-Laffitte Jazz Festival. A ses côtés, Julien Cattiaux et Benji Winterstein à guitare, et le plus manouche des saxophonistes : Baptiste Herbin, bien sûr. On n’allait évidemment pas rater ça, alors avec Antonin Bourgeade à la réalisation, on a posé notre studio mobile dans un petit coin de jardin, pour vous faire vivre ce moment en direct!
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La Nouvelle Orléans au Bal Blomet
2026/06/03
Quand il était petit, il voulait être pianiste de saloon.
Alors autant dire que sa chérie a tapé en plein dans le mille en offrant à notre héros du soir un voyage à La Nouvelle-Orléans. Ou plutôt, pour reprendre les mots d’Amaury Faye lui-même : « un pèlerinage ».
Ils sont allés voir la maison de Jelly Roll Morton (l’un des pères fondateurs du jazz), ils sont allés voir défiler la légendaire parade de Mardi Gras, ont visité le Quartier français et ont, bien évidemment, écumé les clubs de jazz. Et notamment le mystérieux Bayou Bar. Introuvable sur Internet, niché dans l’hôtel Pontchartrain, et où se produit tous les mercredis un autre des protagonistes de cette histoire : le batteur Herlin Riley. Un enfant de la ville, issu d’une grande lignée de batteurs et dont le grand-père a joué avec un certain Louis Armstrong, au début du siècle dernier.
C’est en sortant du set d’Herlin Riley qu’Amaury Faye et sa femme ont eu le déclic : ramener en France un petit bout de ce qu’ils venaient de vivre. Alors, de retour à Toulouse, où ils résident, ils montent une petite affaire familiale pour donner vie à un projet fou : retourner à La Nouvelle-Orléans pour y enregistrer un album.
L’album souvenir d’un voyage qui a changé sa vie, et aussi un peu sa musique. À ses côtés, une équipe 100 % locale composée du saxophoniste Julien Lee, de la contrebassiste Amina Scott et du batteur Herlin Riley, conquis par la musique du Frenchy. Et ce qui donne ce son si particulier au disque, c’est qu’il a été enregistré au studio Marigny, à deux pas du Quartier français, avec une âme vieille comme le jazz et un piano « qui a beaucoup vécu ». Un studio à l’image de La Nouvelle-Orléans tout entière, marquée par les épreuves du temps, et qui met depuis toujours un point d’honneur à vivre aussi intensément que les intempéries qui la secouent.
C’est dans la rouille qui parsème les murs, les docks et les ponts de la ville qu’Amaury Faye a su saisir la puissance de cette histoire et la poésie qu’elle renferme. « Rust » (la rouille, en anglais), c’est justement le titre de cet album qu’il présente ce soir sur la scène du Bal Blomet, dans le 15e arrondissement de Paris. Pour l’occasion, les Néo-Orléanais ont fait le déplacement. Herlin Riley sera donc derrière la batterie et Julien Lee au saxophone ténor. Amina Scott n’a malheureusement pas pu faire le déplacement, mais rassurez-vous, la contrebasse est entre de bonnes mains : c’est Édouard Pennes qui s’en charge.
Rendez-vous dès 20h sur TSFJAZZ!
Line upAmaury Faye - pianoJulian Lee - saxophone ténor Edouard Pennes - contrebasse (Amina Scott sur l’album)Herlin Riley - batterie
ALBUM : Rust (2025)
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Bruno Bongarçon au New Morning
2026/06/02
Sur son site Internet, Bruno Bongarçon se présente comme un guitariste « de scène et de studio ». Dans le jargon, ça sous-entend qu’il fait partie de ces individus de l’ombre qui préfèrent passer leur temps à sublimer le travail des autres. Et c’est pour ça que Bruno Bongarçon, comme ça, ça ne vous dit peut-être rien. Pourtant, je peux vous assurer que vous avez déjà entendu sa guitare.
À la télé par exemple, si vous avez regardé les émissions de Nagui dans les années 90. C’était lui derrière les génériques.
Si vous êtes férus de Michel Fugain, Gilbert Bécaud ou Enrico Macias, vous l’avez déjà rencontré, vous aussi, puisqu’il a été leur guitariste et directeur musical pendant plus de 25 ans.
Et si vous êtes plutôt du genre cinéphile ou fan de documentaires, eh bien là encore, vous avez probablement entendu sa musique sans le savoir, derrière une bonne affaire ou une exploration en plein cœur de la forêt amazonienne.
Mais depuis 2018, Bruno Bongarçon sort petit à petit de l’ombre des autres pour livrer au monde une musique lumineuse, sensible et inspirée. Depuis 2018, il a publié pas moins de trois albums en guitare solo, sortes de carnets de voyage, intérieurs ou à travers le monde. Même tout seul avec sa guitare, Bruno Bongarçon ne peut pas s’empêcher de jouer pour les autres.
Dans son dernier projet, c’est à son enfant intérieur qu’il s’adresse. Ou plutôt à son ado intérieur. Celui qui découvrait à 16 ans l’album de sa vie : God Bless the Child du guitariste Kenny Burrell. Ce qui lui plaît plus que tout, c’est l’atmosphère créée par le quintette de violoncelles, élément inhabituel qui accompagne tout l’album, en relevant les harmonies sans avoir peur de percuter la rythmique. Depuis, Kenny Burrell est devenu son mentor et le disque ne l’a jamais quitté.
Et aujourd’hui, c’est aux deux, au créateur et à la création, que Bruno Bongarçon rend hommage. Fidèle à l’original, le guitariste a fait appel à un sextet de jazz complété d’un quintette de violoncelles. Tout comme Kenny Burrell, j’vous dis. Seul le répertoire change puisque ce ne sont que des compositions du guitariste, à l’exception d’une seule reprise, celle du providentiel « Be Yourself » qui donne son titre à l’album.
La sortie officielle est prévue pour vendredi, mais la Release Party, c’est ce soir même, en avant-première et sur la scène du New Morning. On n’allait évidemment pas rater ça, alors avec Alexandre Visquis à la réalisation, on a posé notre studio mobile dans un coin du club pour vous faire vivre ce moment en direct sur TSFJAZZ.
Rendez-vous dès 20h30!
Line up Bruno Bongarçon - guitare Pierre Bertrand - flûte traversière Alfio Origlio - Fender Rhodes Abraham Mansfarroll - percussions Thomas Bramerie - contrebasse André Ceccarelli - batterie
Quintette de violoncelles : Jean Philippe Audin, Raphaël Perrot, Eric Maria-Couturier, Isabelle Sajot, Barbara Lelièvre
ALBUM : Be Yourself - Looking at Kenny Burrell
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Makoto Ozone au Duc des Lombards
2026/05/20
Attention, il parait qu’un pianiste de renommée mondiale a posé ses valises au Duc des Lombards…
Un voyageur sans frontières et sans limites, né au Japon, formé au très prestigieux Berklee College of Music de Boston, et acclamé aux quatre coins du monde. Makoto Ozone connaît son histoire du jazz sur le bout des doigts, grâce à deux mentors de prestige : le pianiste Chick Corea et le vibraphoniste Gary Burton.
S’il n’a plus à prouver ses talents de soliste, il sait aussi que certaines notes ne se jouent pas toutes seules. Alors Makoto Ozone enchaîne les rencontres, de ses duos avec le guitariste Kazumi Watanabe ou le contrebassiste Avishai Cohen, à son aventure en grand orchestre avec le big band No Name Horses qu’il fondait il y a tout juste 20 ans.
Cet orchestre, c’est le premier bourgeon d’une nouvelle fleur du jardin d’Ozone. Après avoir longtemps étudié les racines du jazz au Etats-Unis et passé quelques années à imaginer quelques-unes des plus belles hybridations, Makoto Ozone s’est lancé il y a une dizaine d'années dans une recherche botanique sur sa terre natale, et participe à faire fleurir les plus belles pousses du jazz japonais.
Son dernier bouquet est un trio, qui rassemble autour du pianiste le contrebassiste Shimpei Ogawa (également membre des No Name Horses) et le batteur Kunito Kitai. Ensemble, il sortait un premier album, TRiNFiNiTY, il y a deux ans. Un disque qu’ils étaient venus présenter sur la scène du Duc des Lombards d’ailleurs.
Et ce soir, ils sont de retour! Un deuxième opus sortait tout début 2026. 10 pistes pour reprendre le chemin là où il l’avait laissé, et quelques invités pour continuer la route ensemble. Et un titre : "For Someone".
Encore une fois, c’est le Duc des Lombards que Makoto Ozone a choisi deux dates parisiennes, aujourd’hui en trio, et demain en piano solo. Evidemment, on n’allait pas rater ça, alors avec Alexandre Visquis à la réalisation, on a posé notre studio mobile dans un coin du club pour vous faire vivre ce moment en direct sur TSFJAZZ!
Rendez-vous à 22h!
Makoto Ozone - piano Shimpei Ogawa - contrebasse Kunito Kitai - batterie
Makoto Ozone TRiNFiNiTY, For Someone (Mo-Zone - janvier 2026)
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Sylvain Ransy pose son empreinte au Baiser Salé
2026/05/15
Le trio de Mario Canonge, La Biguine Extension, Abraham Réunion, Alain Jean-Marie …
Autant de représentants et représentantes de ces jazz des Caraïbes qui constituent l’un des chapitres les plus intéressants, mais aussi les plus invisibilisés de l’histoire musicale française. Autant de trésors sonores, reflets de tout un héritage transmis de génération en génération, qui ne cessent de se déployer en un rhizome d’influences et de collaborations.
Notre héros du soir, le pianiste guadeloupéen Sylvain Ransy est justement l’une des lumières les plus étincelantes du Kreyol Jazz. Il en tombe amoureux en écoutant Alain Jean-Marie, s’envole pour l’étudier entre l’hexagone et le Canada, avant de s’installer à Paris il y a une petite quinzaine d’années. Depuis, Sylvain Ransy enchaîne les projets, du Gwajazz Project avec Sonny Troupé, à une résidence en quartet au Baiser Salé, sans oublier son trio.
Et 2026 semble être son année. Sylvain Ransy vient de publier son deuxième album en trio, avec Arnaud Dolmen à la batterie et Zacharie Abraham à la contrebasse. Un album comme un reflet de son empreinte musicale entre jazz et musique caribéenne, qui sortait vendredi dernier sous le nom de Fingerprint. Ce soir, c’est la release party sur la scène du Baiser Salé, qui célèbre en ce moment le 20e anniversaire des Caribéennes de Mai!
On n’allait évidemment pas rater ça, alors avec Antonin Bourgeade à la réalisation, on a posé notre studio mobile dans un coin du club le plus rose de la rue de Lombards pour vous faire vivre ce moment en direct dans Jazzlive.
Rendez-vous dès 20h sur TSFJAZZ!
Sylvain Ransy - pianoZacharie Abraham - contrebasse Arnaud Dolmen - batterie
ALBUM : Fingerprint (8 mai 2026)
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Jazz à capuche au Duc des Lombards
2026/05/07
Et ce soir dans Jazzlive, c’est jazz à capuche. Bougez pas, je vous explique.
C’est une histoire qui commence dans les rues de New York en pleine pandémie mondiale. Un trio d’étudiants de la Julliard School commence à faire parler de lui en postant des sessions improvisées en plein air et dans l’air du temps. Des vidéos qui deviennent rapidement virales, jusqu’à atteindre les oreilles d’un des contrebassistes les plus respectés de notre époque, Christian McBride.
Et depuis, leur chaîne Youtube est devenue un incontournable dans le petit monde du jazz, le rendez-vous de l’avant-garde et l’incarnation de la nouvelle génération, entre tradition, liberté et juste ce qu’il faut d'irrévérence.
Leur vision du jazz se devine dans les titres de leurs morceaux, qui font autant rire que réfléchir. Je vous en cite quelques-uns : “Giant Steps, c’est pas de la musique”, “Ils peuvent détester mais on continue de swinguer”, ou encore “et maintenant on joue du blues” (blues écrit “blooz”, parce-que c’est quand même vachement mieux comme ça).
Et côté musique, ils sont tout aussi audacieux. Une suite pour Kendrick Lamar qui témoigne de leur amour du rap et renforce les liens qui existent entre les deux styles, un EP pour explorer les sonorités latines avec la chanteuse Gina D’Soto et récemment, dévoilés au compte-goutte, les singles de leur premier album, le bien nommé “Hoodie” (d’où mon histoire de jazz à capuche). Trois morceaux, dont un dernier dévoilé hier matin, dans lesquels notre trio sans piano a mis toutes ses influences, et un sens certain de l’écoute et de l’interplay. Trois morceaux qui nous font attendre avec impatience le 29 mai, date officielle de la sortie du disque sur le label Artwork.
Trois garçons qui se sont envolés de New York il y a une petit semaine pour leur première tournée européenne. Ils ont commencé à Madrid, ils sont passés par le Ronnie’s Scott de Londres, le Bimhuis d’Amsterdam. Hier, il était sur la scène du Blue Note de Milan. Et très tôt ce matin, ils ont posé leurs valises à Paris pour trois soirs de concerts.
Les New Jazz Underground, c’est le nom que l’on pourra lire pour les trois prochains soirs sur la devanture du Duc des Lombards. Parce-qu’après tout, quel meilleur endroit pour accueillir leur première date française que la station de métro avec le plus grand réseau souterrain au monde, qui se trouve être en prime un haut lieu de la culture underground sur la capitale : Châtelet les Halles bien sûr.
On n’allait évidemment pas raté ça, alors avec Paul Mazet à la réalisation, on a sorti nos plus beaux sweats à capuche pour poser notre studio mobile dans un coin du club et vous faire vivre ce moment en direct sur TSFJAZZ.
Line up Abdias Armenteros - saxophone Sebastian Rios - contrebasse TJ Reddick - batterie
ALBUM : Hoodie (Artwork Records - 29 mai 2026)
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Sebastián Muñoz au Duc des Lombards
2026/05/01
Il y a un petit peu plus d’un mois, j’étais en vacances. Ça vous fait une belle jambe, mais vous allez voir, ça vous fait surtout un beau concert.
C’était un mardi soir de Nouvelle Scène au Duc des Lombards, ça sentait le printemps à plein nez et le club du premier arrondissement était plein à craquer. Il faut dire que le rendez-vous était important. C’était la release party du premier album de Sebastián Muñoz.
Un disque publié en février dernier sur le label Resolution Records, et que le saxophoniste hondurien décrit comme l'aboutissement de ses sept années passées en France. Il y raconte ses expériences, ses anecdotes, ses histoires d’amour aussi parfois, et un sentiment de dépaysement, de déracinement, mêlé à l’excitation de la découverte.
Pas à pas, le saxophoniste et compositeur a trouvé son style. Et tout est résumé dans le titre de ce premier album : “Andares” (“démarche, allures”, en espagnol).
Sebastián Muñoz montait sur scène accompagné de la même équipe que celle du disque : Mona Faruel au chant, César Aouillé à la guitare, Lucas Dorado au vibraphone, Gabriel Gorr à la contrebasse et Ananda Brandao à la batterie. Seule exception pour au piano : Thomas Salvatore, présent sur le disque, était remplacé par Jean Saint Loubert.
Messieurs-dames, bienvenue dans Jazzlive!
Sebastián Muñoz - saxophone Mona Faruel - chantCésar Aouillé - guitareJean Saint Loubert - pianoLucas Dorado - vibraphoneGabriel Gorr - contrebasseAnanda Brandao - batterie
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Le Zoot pose ses bagages au New Morning
2026/04/29
Mesdames et messieurs, bienvenue à bord.
Nous vous recommandons de bien vouloir attacher votre ceinture de sécurité, nous nous apprêtons à traverser une dangereuse zone de swing.
Ne cherchez pas les issues de secours, n’essayez pas de vous en sortir avec votre gilet de sauvetage et sachez que la personne à côté de vous n’aura besoin de votre assistance que pour danser.
Quoi qu’il arrive, soyez rassurés, nous avons aux manettes un équipage sur-entraîné. Peut-être les meilleurs dans leur domaine : le Zoot Collectif.
Ce nom vous dit peut-être quelque-chose, ça fait quelques années qu’on vous en parle sur TSFJAZZ. On a adoré les voir décoller, il y a un petit peu plus de 10 ans, à l’initiative de Noé Codia et Neil Saidi, et on est instantanément tombés fous amoureux fous de leur jazz DIY et de leurs compositions originales qui puisent dans la tradition des années 50 /60.
On est allés les voir à la Seine Musicale pour leur spectacle sur la baronne Pannonica de Koenigswarter incarnée par la grande Natalie Dessay, puis on a fait escale avec eux au théâtre du Châtelet le temps d’une soirée en symphonique.
On s’est carrément invité dans leurs studios du 11e arrondissement, qu’ils ont construits de leurs mains et dans lesquels ils accueillent tous les grands noms du jazz français et outre-atlantique, du pianiste Alain Jean-Marie au saxophoniste Harry Allen.
Et, depuis quelques mois, on passe des nuits blanches à écouter leur Zoot Talk, podcast dans lequel ils font discuter la musique avec la sociologie, la politique et la philosophie.
Non, le Zoot collectif ne s’arrête jamais, et depuis le début, leur cap est très clair : donner envie à leur génération de renouer avec le jazz.
Et si je me permets de filer maladroitement la métaphore de l’aviation, c’est pour faire honneur au titre de leur dernière idée folle : “Bagages en Zoot”. Un album en big band dans lequel ils ont mis toute leur culture du swing en grand orchestre, de Count Basie à Neal Hefti, en passant par Duke Ellington et sans oublier Woody Herman. Enfin, ça, c’est pour l’inspiration. Parce-que, “Bagages en Zoot”, ce sont 10 compositions originales, imaginées en une année seulement par le directeur artistique du collectif, le trompettiste Noé Codjia.
L’album sortait vendredi dernier sur le label Zoot Records, et ce soir c’est la release party sur la scène du New Morning de Paris. On n’allait évidemment pas rater ça, alors avec Paul Mazet à la réalisation et Cindy Morisset pour la communication, on a posé notre studio mobile dans un petit coin du club pour vous faire vivre ce moment en direct.
Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, figurez-vous qu’on célèbre cette année les 10 ans du Zoot Collectif. Alors oui, ce soir c’est la fête sur TSFJAZZ. Chers auditeurs, chères auditrices, bienvenue dans Jazzlive!
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