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Radio légumes & Cie

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This podcast has
113 episodes
Language
French
Explicit
No
Date created
2019/03/01
Latest episode
2024/02/21
Average duration
25 min.
Release period
25 days

Description

Le balado consacré à la culture et à l’entretien des plantes comestibles

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Des herbes pas si mauvaises que ça!
2024/02/21
/*! elementor - v3.19.0 - 07-02-2024 */ .elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-stacked .elementor-drop-cap{background-color:#69727d;color:#fff}.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-framed .elementor-drop-cap{color:#69727d;border:3px solid;background-color:transparent}.elementor-widget-text-editor:not(.elementor-drop-cap-view-default) .elementor-drop-cap{margin-top:8px}.elementor-widget-text-editor:not(.elementor-drop-cap-view-default) .elementor-drop-cap-letter{width:1em;height:1em}.elementor-widget-text-editor .elementor-drop-cap{float:left;text-align:center;line-height:1;font-size:50px}.elementor-widget-text-editor .elementor-drop-cap-letter{display:inline-block} Qu’est-ce qu’une mauvaise herbe? La question est simple, la réponse est complexe. En effet, il n’y a pas de logique biologique, les botanistes étant incapables de leur trouver une place dans la nomenclature. On ne peut pas leur donner de définition objective. C’est donc une notion subjective. C’est pourquoi le concept de mauvaises herbes a évolué au cours des siècles.Une des plus vieilles mentions connues remonte à plus de 3 400 ans dans le Livre de la genèse, au moment ou Dieu chasse Adams et Ève du paradis terrestre :« […] maudit soit le sol à cause de toi ! C’est dans la peine que tu en tireras ta nourriture, tous les jours de ta vie. De lui-même, il te donnera épines et chardons, mais tu auras ta nourriture en cultivant les champs ».Du Moyen Âge au 19e siècle, c’est une lutte incessante de la part des agriculteurs et des jardiniers. Dès les années 1900, comme on considère qu’elles entrent en compétition avec des ressources que les agriculteurs et les horticulteurs payent à fort prix, les parlements votent les premières législations. En 1945 est mis en marché le premier herbicide, le 2,4-D. Dans les années 1950, on crée la science de l’herbologie ou malherbologie. En 1956, aux États-Unis, c’est la création de Weed Science Society of America (WSSA) et en 1970 apparaît le glyphosate.Pour les herboristes, les mauvaises herbes sont une ressource. Ce sont des plantes aux vertus médicinales, les « herbes au mal » ou « herbes qui chassent le mal ». Avec le temps ces « herbes au mal » deviennent des « malesherbes » puis des « mauvaises herbes ».De nombreuses définitions ont aussi été proposées au fil des siècles. Au 18e siècle ce sont des plantes qui entrent en compétition avec d’autres plantes pour la lumière, l’eau et les éléments nutritifs. Au milieu du 19esiècle, ce sont des plantes à la mauvaise place, des plantes indésirables. Au cours des années 1930 à 1940, ce sont des plantes dont le potentiel de nuisance est supérieur au potentiel de bienfait. Dans les années 1960, elles deviennent des organismes généralement indésirables qui se développent dans les habitats cultivés et entretenus par l’homme. Plus récemment, ce sont des plantes indésirables qui sont présentes dans des habitats perturbés par l’homme ou encore des plantes envahissantes qui concurrencent les plantes cultivées, et causent un préjudice économique à celui qui cultive.Aujourd’hui, on peut définir les mauvaises herbes comme des plantes qui n’ont pas été plantées intentionnellement dans les cultures, mais qui peuvent avoir à la fois des aspects positifs et négatifs. Ce sont des « plantes spontanées ».Dans les faits que leur reproche-t-on?* Une concurrence pour l’eau et les éléments nutritifs,* Une compétition pour l’espace et la lumière;* Un support favorisant de développement d’insectes ravageurs et de maladies;* Une infestation généralisée rendant les espaces difficilement cultivables;* Une réduction de la présence des plantes indigènes.En fin de compte, on les accuse de pertes de rendement… mais difficiles à prouver, car trop de facteurs entrent en jeu.En Amérique du Nord, de 80 à 90 % des
Qu’est-ce que la permaculture?
2024/02/14
Cette émission est une présentation de Bionik,une gamme d’engrais et de composts certifiés 100 % biologiqueset produits au Québec. Ce concept, souvent mal compris, n’est pas un ensemble de règles précises de pratiques culturales ou maraîchères. C’est avant tout un processus de conception et design.Le concept de la permaculture est basé sur le fait que les systèmes vivants sont régénératifs. Pour tout ce qui vit, et donc la faune et la flore, il y a naissance, croissance, reproduction, mort, décomposition, et à nouveau naissance, croissance… C’est un cycle qui se reproduit encore et encore. Si l’on supprime un élément, par exemple la décomposition de la matière organique en l’exportant et en ne la remplaçant pas, c’est tout le système régénératif qui est perturbé. C’est à partir de ce constat qu’a été conceptualisé un processus de design qui respecte le plus possible les cycles naturels.Les principes de base de la permaculture ont été édictés par deux Australiens, Bill Mollison et David Holmgren à la fin des années 1970. Au départ, il devait s’appliquer aux fermes. Ce n’est que par la suite qu’il a été adapté au jardin comestible. Puis, il y a eu un glissement vers les pratiques de cultures. Comme c’est un concept ouvert, plusieurs personnes ont tenté de le bonifier jusqu’à y inclure des pratiques de jardinage et de le rendre très complexe et difficile à mettre en place. Aujourd’hui pour définir la permaculture de Bill Mollison et David Holmgren on parle de permaculture historique.Les idées de base de la permaculture sont assez simples. À partir de l’observation, de la compréhension et de la rétroaction, on ajoute de la biodiversité, on favorise les interactions, on utilise au mieux les ressources, notamment en les partageant équitablement, et on prend soin de la santé du sol et des humains.La permaculture recommande que le jardinier développe une attitude bienveillante vis-à-vis de la nature. Elle préconise le respect de la Terre. Toutes ces composantes, qu’elles soient minérales, végétales ou animales, des plus petites, les microorganismes, aux plus grandes, les arbres, sont incluses dans ce système. Elle prône le respect des hommes. Prendre soin de soi, de sa famille, de ses amis, de sa communauté et du reste du monde est pris en considération. Elle prescrit le partage équitable des récoltes, des valeurs personnelles, des connaissances et des finances.Bill Mollison et David Holmgren ont établi 9 fondements de la permaculture :* Apprendre de la nature par l’observation des processus naturels, et prendre conscience des cycles afin de s’en inspirer;*  Favoriser la biodiversité par la polyculture afin d’assurer la stabilité dynamique. Un système diversifié étant plus stable;* Soutenir la résilience en anticipant les problèmes potentiels en programmant les systèmes sur le long terme, notamment en établissant des successions écologiques et en favorisant les cultures pérennes;* Encourager les interrelations et la pensée systémique en recherchant le plus d’interrelations possible entre les éléments du jardin. Les interactions concernent aussi les personnes;* Utiliser l’énergie de manière efficace en captant, produisant, stockant et utilisant l’énergie que la nature met à disposition du jardinier. Ex. : photosynthèse et vie du sol. Réduire l’utilisation des hydrocarbures. Optimiser les travaux. Utiliser les « déchets » pour produire de l’énergie. Ex. : compost. Réduire son empreinte énergétique.* Installer des circuits fermés en appliquant les 6 R : Refuser, Réduire, Repenser, Réparer, Réutiliser, Recycler.
La chitine : un composé méconnu et fort utile
2024/02/07
Cette émission est une présentation de Bionik, une gamme d’engrais et de composts certifiés 100 % biologiques et produits au Québec. La chitine est un polymère produit naturellement qui contient de l’oxygène, de l’hydrogène et de l’azote. Elle est synthétisée par les glandes à chitine de nombreuses espèces animales ou fongiques. On considère que c’est le composant organique le plus abondant sur la terre après la cellulose qui lui ressemble chimiquement.Son existence a été découverte en 1811 par le botaniste, pharmacien et chimiste français Henri Braconnot dans les champignons. C’est en 1923 que le chimiste français Auguste Odier le nomma « chitine ». Ce nom vient du grec chiton, qui signifie « tunique », par analogie avec les coquilles protectrices des arthropodes (arachnides, insectes et crustacés) dans lesquelles il l’identifia.Dans la nature, on trouve la chitine dans les exosquelettes des insectes, les coquilles extérieures des crustacés, les algues marines et les parois cellulaires des champignons, notamment les mycorhizes. Chez les crustacés, la chitine représente de 14 à 27 % du poids sec des crevettes et de 13 à 15 % chez les crabes.La chitine est insoluble dans l’eau. Du coup, elle reste dans le sol plutôt que d’être lessivée par les eaux de pluie, ce qui est bénéfique pour la plante. Biodégradable, elle est décomposée par les mêmes organismes du sol qui s’attaquent à la cellulose. Elle est non toxique.Ce composé organique a pour rôle de structurer la plante en favorisant la rigidité des tiges. Il augmente la résistance des végétaux aux parasites, notamment les champignons pathogènes. C’est un phytoprotecteur. Il aide, en association avec le calcium, à prévenir la pourriture apicale, ou nécrose apicale, des tomates, piments, concombres et autres fruits.La chitine est un éliciteur, une substance qui stimule les mécanismes de défense naturelle chez les plantes. C’est en fait un éliciteur fongique qui améliore les capacités des plantes à lutter contre de nombreuses maladies. Il joue son rôle de manière préventive. Il active les mécanismes de défense des végétaux avant que les organismes nuisibles puissent infecter le végétal. Il inhibe la croissance de champignons pathogènes. Il crée un film entre le champignon pathogène et la plante, ce qui protège cette dernière.Ce n’est pas un amendement, il n’est pas composé de diverses matières organiques. Ce n’est pas un fertilisant, car il ne contient aucun élément minéral : majeur, secondaire ou oligoélément. C’est un biostimulant puisqu’il agit sur le métabolisme des plantes.On trouve de la chitine dans les composts renfermant des carapaces de crustacés, dans les frass, dans les farines de crevettes, de crabes et d’algues marines, dans les algues marines liquides et dans les mycorhizes.
Les services gratuits offerts au jardinier par la Nature
2024/01/31
Cette émission est une présentation de Bionik, une gamme d’engrais et de composts certifiés 100 % biologiques et produits au Québec. La nature offre des services gratuits dont le jardinier peut bénéficier en adaptant son jardin et ses pratiques de jardinage.Le service le plus important est la lumière du soleil. Cette source d’énergie gratuite est à la base du processus la photosynthèse qui fournit une grande partie de l’alimentation des plantes. En fait, chaque feuille est un panneau solaire qui grâce à la photosynthèse transforme le gaz carbonique et d’autres éléments minéraux en matière organique fraîche. Quand celle-ci va se décomposer, elle sert de carburant à la vie de la flore et de la faune du sol. Transformée en humus, la matière organique apporte des éléments minéraux assimilables par les plantes.Le jardinier peut tirer parti de la lumière du soleil en respectant les besoins en lumière des plantes : plein soleil, mi-ombre et ombre. Il doit aussi garder en tête l’importance des feuilles lors de la taille en minimisant leur suppression. Au moment de la fertilisation, il doit tenir compte du fait qu’une grande partie de la nourriture d’une plante lui est fournie par la photosynthèse. De trop grands apports de fertilisants sont donc inutiles et la surfertilisation dommageable.L’autre service indispensable est l’eau. Elle est fournie aux végétaux sous forme gazeuse par la vapeur d’eau émise par les plantes, le sol, sous forme de brouillard. Sous ses formes liquides, ce sont les précipitations, les pluies et la neige, ainsi que la rosée.Le jardinier cherche à retenir, sans excès, l’eau fournie naturellement afin de minimiser les arrosages. Il évite la stagnation des excès d’eau par le drainage.D’autres services sont générés par les organismes du sol, du plus petit au plus gros : macrofaune, mésofaune et microfaune. Ces organismes développent énormément d’énergie collective. Des milliards de milliards d’organismes vivants s’affairent à découper, réduire, digérer, etc., la matière organique. Ils la recyclent sous différentes formes que ce soit en humus ou en minéraux.Le jardinier s’allie ces organismes en évitant de détruire leurs milieux de vie par des pratiques de jardinage inappropriées : retournement du sol, compaction, etc. Il évite aussi d’utiliser des produits tels que des engrais de synthèse et des pesticides très préjudiciables pour nombre d’organismes du sol. Il leur fournit un milieu aéré et riche en matières organiques.D’autres collaborateurs vivent au-dessus du sol. Ce sont les insectes pollinisateurs et les auxiliaires des cultures : les oiseaux, les insectes et les microorganismes qui régulent les parasites.Le jardinier profite de leurs bienfaits en les protégeant et encourageant leur présence. Il leur fournit de la nourriture sous forme de fleurs pour les pollinisateurs. Il procure de la nourriture, des habitats et des lieux de nidification pour les oiseaux. Il bannit les pesticides et évite d’utiliser des biopesticides.L’air est aussi une source de service gratuit en effet, le dioxyde de carbone (CO2) est à l’origine de 85 % de la nourriture d’une plante. Pour les légumineuses, l’azote (N), de l’air est aussi une manière de s’alimenter. Un renouvellement d’air frais continuel favorise l’absorption des éléments contenus dans l’air.C’est pourquoi le jardinier vérifie que son jardin est bien ventilé. Il évite de cultiver dans les endroits où l’air risque de stagner. Il assure une circulation de l’air de manière constante et sans excès.Le vent, quand il ne dépasse pas des limites raisonnables, est aussi un bienfait pour le jardin. Il fortifie les tiges des plantes,
Préparer le potager pour l’hiver: une nouvelle approche
2023/07/20
Cette émission est une présentation de Bionik, une gamme d’engrais et de composts certifiés 100 % biologiques et produits au Québec. Durant de très nombreuses années, la préparation du potager consistait à arracher toutes les plantes et à les mettre au compost dès que la température chutait. On conseillait d’apporter du compost et de laisser la terre à nu durant tout l’hiver pour être prêt au printemps. Les récentes recherches tendent à démontrer que ce n’est pas une bonne approche.En fait, on ne devrait pas se dépêcher de « vider » le potager à l’automne. On ne devrait pas non plus être trop pressé de récolter. Les récoltes devraient tenir compte de l’évolution de la température extérieure et du niveau de mûrissement des plantes comestibles. Par exemple, les betteraves, carottes, choux frisés, panais, poireaux et topinambours qui ont été récoltés après un léger gel ont plus de goût. Les tomates exposées à une température de 10 °C et moins ont moins de goût.La préparation du potager de pleine terre à passer l’hiver commence donc par des récoltes de légumes-fruits, de légumes-feuilles et de fines herbes, et l’arrache de légumes-racines, tranquillement, au fur et à mesure qu’ils sont prêts.On a longtemps conseillé de déraciner tous les légumes dont on ne récolte pas les racines. C’est en fait à la fois une bonne et une mauvaise technique. On peut laisser les racines des plantes dont les maladies et les insectes ravageurs ne persistent pas dans le sol en hiver. Ces racines vont éviter l’érosion au printemps et à l’automne. En climat nordique, quand le sol est gelé et recouvert de neige, il n’y a pas ou très peu d’érosion. Par contre, lors des pluies automnales et encore plus au moment de la fonte des neiges, il y a de forts risques d’érosion dommageable aux qualités du sol. En laissant les racines au potager, celles-ci maintiennent celui-ci en place.Par contre, pour celles dont les maladies et les insectes ravageurs passent l’hiver dans le sol, c’est plus problématique. Il faut donc enlever et se débarrasser des racines de toutes les espèces de la famille des crucifères. Ils sont attaqués par la hernie du chou, une maladie qu’il est très difficile de combattre et qui survit dans le sol d’année en année. On arrache donc au complet les brocolis, tous les choux, pommés, frisés, de Bruxelles, les choux-fleurs, les pak-choïs, ainsi que les navets, les radis et les rutabagas.Afin de réduire l’érosion, on peut laisser sur place les feuilles, les débris organiques et le paillis. Afin que cette protection ne parte pas au vent, on peut la maintenir avec un filet. Tant que les températures sont positives, il y a décomposition de cette couche organique ce qui apporte de la nourriture aux organismes du sol. Il faut toutefois savoir que le recouvrement avec des matériaux organiques ralentit son réchauffement au printemps. On évite de laisser sur le sol des débris d’aubergines, bettes à carde, betteraves, carottes, oignons, poivrons, pommes de terre et tomates si on a constaté de fortes infestations de parasites durant l’été.On peut aussi laisser au sol, sans les arracher, les herbes indésirables si elles ne sont pas en fleurs, qu’elles ne développent pas de rhizomes ou que ce sont des plantes permanentes. Les conditions hivernales les détruiront et une partie sera décomposée. Toutefois, il faut faire attention, car plusieurs insectes ravageurs pondent leurs œufs sur des plantes indésirables afin de passer l’hiver.Le fait de laisser les résidus de plantes sur le sol à l’automne peut être considéré comme un apport de matières organiques,
La phyllosphère, une communauté méconnue
2023/07/12
 Cette émission est une présentation de Garant, créateur des outils et du système de culture Botanica. Issu du grec ancien, phyllo signifie feuilles, et sphère lieu de vie. La phyllosphère est le microbiote où vivent des microorganismes sur les parties aériennes des plantes.La phyllosphère peut encore être subdivisée en quatre sphères. Celle qui vie sur les tiges est la caulosphère, sur les feuilles la phylloplane, sur les fleurs l’anthosphère et sur les fruits la carposphère.Si la communauté de microorganismes qui entoure les racines, la rhizosphère, est assez connue, on ignore souvent qu’autour des parties aériennes des plantes il en existe une autre, la phyllosphère. Il s’agit de l’ensemble des parties des plantes situées au-dessus du niveau du sol qui sert d’habitat à des microorganismes végétaux et animaux. Dans les faits, c’est une relation symbiotique entre les feuilles, les tiges, les fleurs et les fruits, et un microbiote composé de bactéries, de virus, de champignons, d’algues, d’archées et rarement de protozoaires et de nématodes. Les microbiologistes en écologie considèrent qu’après l’habitat du sol la phyllosphère constitue la plus grande concentration de microorganismes sur la Terre. De plus, contrairement à la rhizosphère, les microorganismes de la phyllosphère ne prolifèrent pas seulement en échangeant des composés chimiques avec la plante hôte, mais bénéficient aussi des effets de la lumière.Les interactions entre les parties aériennes et les microorganismes du microbiote ont un impact important sur la santé, les fonctions et l’évolution des plantes. Les découvertes concernant les microbiotes végétaux étant assez récentes, il faudra encore quelques années avant d’en connaître plus sur leur fonctionnement. On sait cependant que la composition du microbiote varie pour chaque espèce.La phyllosphère est composée de deux types de microbiotes :* Le microbiote épiphyte, là où les microorganismes vivent sur les écorces, les tiges et les feuilles;* Le microbiote endophyte où les microorganismes habitent à l’intérieur des tiges, des fleurs, des feuilles, du pollen, des fruits et des graines.Les microorganismes de la phyllosphère se posent sur la plupart sur les plantes de plusieurs manières.La plus importante est certainement le vent. Les spores des champignons, les zoospores des algues, les bactéries et les virus transportés par le vent vont coloniser les végétaux qui leur sont spécifiques. Les précipitations, et notamment les éclaboussures de gouttes de pluie, ont le même effet.Les insectes jouent aussi un rôle de transfert vers les plantes, car ils hébergent un grand nombre de microorganismes sur leur surface corporelle, ainsi que dans leurs intestins. Lors de la visite des insectes, qu’ils soient bénéfiques ou pathogènes, les microorganismes de la phyllosphère sont transférés sur les surfaces foliaires et florales pour le microbiote épiphyte ou de la sève pour le microbiote endophyte.Les relations entre la plante et le microbiote peuvent se révéler positives, négatives ou neutres. Quand elles sont positives, on parle de relations symbiotiques et productives. C’est le cas quand les microbiotes protègent les plantes contre les agents pathogènes. Cela se fait par différents mécanismes. Lors de la compétition de niche, les microorganismes bénéfiques prennent la place des pathogènes. Ils peuvent aussi produire des substances antimicrobiennes qui contrôlent les populations. Par la libération de métabolites secondaires et l’induction d’un...
Biochar et frass: deux mots à apprendre et à retenir
2023/07/05
Cette émission est une prèsentation de Bionik, une gamme d’engrais et de composts certifiés 100 % biologiques et produits au Québec. Depuis quelques années, le biochar et le frass font de plus en plus parler d’eux. À la fois amendement et biostimulant pour le biochar, et fertilisant et biostimulant pour le frass, ils appartiennent à cette nouvelle catégorie d’intrants qui à la fois nourrissent la vie du sol pour nourrir la plante et nourrissent directement la plante.Le biocharC’est un produit solide, poreux et riche en carbone qui ressemble à du charbon de bois. Le C/N des différents biochars de bois varie de 400 à 600. C’est donc un produit fortement carboné.Il s’agit en fait d’une matière vieille de 2 500 à 5 000 ans. Il était obtenu à feu couvert, ou par les brûlis ancestraux appliqués à toute une parcelle. Aujourd’hui, le biochar est produit de manière industrielle.Cette technique consiste à chauffer de la biomasse végétale (bois, pailles, etc.) à très haute température, entre 300 et 500 °C, sans apport d’oxygène. C’est ce que l’on appelle la pyrolyse.Le biochar ne modifie pas les caractéristiques physiques du sol, mais il « accroche », retient et met à disposition des plantes les éléments nutritifs, en particulier le calcium et le potassium. Ses cavités servent d’habitat pour les microorganismes, notamment les champignons tels que les mycorhizes. De plus il augmente de 20 % la capacité de rétention en eau du sol.Un gramme de biochar ayant une superficie de 100 à 600 mètres carrés. C’est cette grande superficie qui permet de retenir les éléments nutritifs et d’abriter les microorganismes.Bien qu’il soit inerte et qu’il se décompose très lentement, il persiste longtemps dans le sol, il favorise sa vie biologique. Il peut aussi réduire l’acidité du sol et prévenir les maladies.Le biochar est particulièrement intéressant dans les sols sablonneux, car il augmente le pouvoir de rétention du sol en eau et en microorganismes. Il est surtout efficace dans les sols pauvres en matière organique et chez ceux qui sont moins en bonne santé. Il est utile pour la régénération des sols.Le biochar est mélangé au sol au printemps. Comme il se dégrade très lentement il n’est pas utile d’en mettre tous les ans.Le frassLe mot frass vient de l’allemand, Fraß, qui signifie : « nourriture prise par un animal ». Au milieu du 19e siècle, en anglais, il désigne les excréments que les larves d’insectes xylophages produisent lorsqu’elles attaquent le bois. Aujourd’hui, en plus de la définition traditionnelle, le frass est un fertilisant qui contient des déjections, des restes alimentaires non consommés et des mues d’insectes ou exosquelettes.Le frass est un « déchet » issu de la culture d’insectes afin d’obtenir :* Des larves séchées;* De la farine entomologique utilisée dans la nourriture pour animaux;* Une huile entomologique servant à diverses fins;* Des produits à base de chitine.Il est produit industriellement avec 3 insectes :* Les ténébrions meuniers, probablement d’origine européenne, qui se nourrissent de farine de céréales, d’insectes morts et des fruits ou légumes en voie de décomposition;* Les mouches soldats noires, une espèce non nuisible originaire du continent américain qui s’alimente de matières organiques en décomposition;* Les criquets dont diverses espèces sont originaires de plusieurs continents et qui mangent des herbes ou des céréales fraîches.Les éléments que contient le frass varient selon la source. On y trouve :* Azote : de 1 à 3 %* Acide phosphorique : ± 3,5 %* Potasse : ± 3,5 %* Matière organique : 45 à 70 %,
Les indéracinables topinambours
2023/06/28
 Cette émission est une présentation de Sème-saveurs,  le spécialiste des plantes comestibles prêtes à planter. Les topinambours sont originaires de l’Amérique du Nord. On les observe à l’état sauvage dans les plaines de l’est et du sud des États-Unis. Au Canada, ils sont indigènes en Ontario, dans les prairies du Manitoba et de la Saskatchewan, et ils sont naturalisés du Québec à l’Île-du-Prince-Édouard et en Colombie-Britannique. Ils ont sûrement été cueillis par les Amérindiens avant d’être cultivés sur d’assez grandes surfaces à proximité des premiers établissements. On pense qu’ils sont donc consommés depuis très longtemps. Ils ont été introduits en France en 1608 par l’écrivain Marc Lescarbot et non par Jacques Cartier ou Samuel de Champlain comme c’est souvent avancé.Les topinambours sont des légumes-racines dont les tubercules blancs ou rouges sont très vivaces, voire agressifs, sans toutefois être envahissants. Cette plante permanente est rustique en zone 3. Elle pousse du soleil à l’ombre légère dans tous les types de sols. Elle est peu gourmande et sobre. Les tubercules sont récoltés une fois par année.Les topinambours ont principalement un goût de cœurs d’artichauts, mais aussi de châtaignes. Les Européens lui ont donné le nom d’artichaut du Canada, d’artichaut d’Amérique ou d’artichaut d’hiver. Ils l’ont aussi appelé : truffe du Canada, pomme du Canada, batate du Canada, patate iroquoise et noix de terre. Riches en fibres en fer, en potassium et en phosphore, les topinambours contiennent aussi du calcium, du cuivre, de magnésium, du manganèse, du sodium, du zinc, du bêtacarotène, et des vitamines E, K, C, B1, B2, B3, B5, B6 et B9.Il n’est pas possible de semer des topinambours, car les fleurs sont souvent stériles. De toute façon, la multiplication par tubercules est beaucoup plus facile.Afin de les multiplier, la première année on achète des tubercules en épicerie ou chez les grainetiers. Chaque tubercule produit une nouvelle plante et de nouveaux tubercules.Étant donné qu’avec le temps, les topinambours peuvent prendre beaucoup de place, on choisit un endroit où l’on pourra les contraindre, idéalement hors du jardin potager. Afin d’éviter qu’ils ne s’échappent, on peut les encercler avec des matériaux, comme le fer ou la pierre. Un lieu inculte de grandes dimensions est idéal pour installer cette plante peu exigeante. À cause de leur végétation agressive, on ne peut pas cultiver les topinambours en association avec d’autres légumes.La première année, on place les tubercules dans le sol au printemps. Ceux-ci sont enterrés de 8 à 10 centimètres et espacés de 40 à 60 centimètres. On arrose jusqu’à ce que les plantes aient 15 à 20 centimètres de haut. Par la suite, on laisse la plante se développer. Afin de contrer l’envahissement, on peut supprimer toutes les jeunes pousses qui sortent du territoire qu’on leur a alloué. C’est une technique très répétitive qui demande des interventions nombreuses.Une bonne manière d’éviter l’envahissement est de les cultiver en pot. Toutefois, comme les plants atteignent plus de 2 mètres de haut il faut prévoir la possibilité de les tuteurer. On utilise un pot d’au moins 45 centimètres de profondeur et de diamètre qui permettent de fournir 30 litres terreau pour trois tubercules.L’entretien est très facile. Étant donné que cette plante est peu gourmande, elle ne demande pas d’engrais. De plus, les besoins en eau sont très peu élevés. En pot, on peut faire un léger épandage de compost avant la plantation. Du côté des parasites, le plus grand problème est le blanc. Toutefois, il ne met pas la vie de la plante en danger.
Pour en finir avec le cul noir de la tomate
2023/06/22
Cette émission est une présentation de Bionik, une gamme d’engrais et de composts certifiés 100 % biologiques et produits au Québec. Le cul noir, aussi connu sous le nom de pourriture apicale ou nécrose apicale, fait l’objet de nombreux articles et communications. Malheureusement beaucoup d’erreurs sont véhiculées.Le cul noir de la tomate n’est pas une maladie, mais bien un désordre physiologique. En fait, c’est le métabolisme de la plante qui ne fonctionne pas. Ce désordre physiologique a longtemps été attribué uniquement à une carence en calcium. Toutefois, certains travaux de recherches récents remettent cette unique théorie en cause. On commence à établir que les facteurs climatiques seraient beaucoup plus importants que le manque de calcium chez le cul noir de la tomate.Ce désordre physiologique se manifeste de plusieurs manières :* Sur les feuilles : on note la présence de brûlure au bout ou sur leur marge. On observe aussi un jaunissement entre les nervures des jeunes feuilles et des malformations et du gaufrage apparaissent sur les plus vieilles feuilles. Il y a un brunissement potentiel du pétiole. Les tissus blessés peuvent être envahis par des bactéries secondaires;* Sur les fleurs : les sépales brunissent et sèchent à leur extrémité;* Sur les fruits : les jeunes fruits qui sont environ au tiers de leur grosseur se couvrent d’une petite tache beige, puis noire sur l’extrémité extérieure. La partie atteinte est molle au toucher. La tache s’agrandit et peut affecter l’intérieur de la tomate où l’on voit la présence de pourriture sous la forme de zones noires. Ce sont en général les 2 premières grappes qui sont abîmées, les autres étant généralement moins atteintes.La principale cause de ce désordre physiologique est une mauvaise absorption du calcium par la plante. Il est assez rare que le sol manque de calcium, c’est pourquoi il faut chercher les causes ailleurs. Il faut savoir que c’est l’eau qui transporte le calcium dans la plante. C’est donc le plus souvent une question d’arrosage : l’absorption du calcium se fait mal si les arrosages sont irréguliers. De grandes variations de température, comme un temps très chaud suivi de pluies abondantes, ou beaucoup de pluie suivie de sécheresse sont les principales causes du cul noir de la tomate.Toutefois, des études récentes montrent qu’il existe d’autres causes. Une croissance trop rapide des plants en sol sec ne permet pas au calcium d’atteindre les tissus. En sol sableux, acide (le pH est inférieur à 6), ou qui présente un excès de calcium, l’absorption est difficile. Il en est de même pour ceux qui ont un excès d’azote (N), de potassium (K), de magnésium (Mg). Une température du sol basse au printemps ou une humidité atmosphérique élevée en été peuvent aussi provoquer ce désordre. Tout comme des racines abîmées ou trop petites lors de la transplantation.Les variétés les plus susceptibles sont les grosses tomates et les tomates italiennes, mais aucune variété n’est à l’abri.Les tomates cultivées en pots ou bacs sont plus exposées, car les risques d’arrosages irréguliers sont plus élevés.On peut prévenir le cul noir de la tomate en :* En plantant profondément de manière que les racines ne subissent pas des périodes de sécheresse ou d’excès d’eau en surface;* En s’assurant que le sol est assez réchauffé avant de planter;* Maintenant une bonne humidité du sol et en pratiquant des arrosages réguliers qui tiennent compte des précipitations;* Ajoutant du compost afin de permettre une bonne rétention de l’eau;* Installant un paillis pour conserver l’humidité du sol;* A...
La pourriture grise et la pourriture des racines ont un faible pour l’humidité
2023/06/15
Cette émission est une présentation de Garant, créateur des outils et du système de culture Botanica. L’une attaque les feuilles, les fruits et les tiges, l’autre les racines. L’une a l’apparence d’un feutrage gris, alors que pour l’autre il est plutôt noir.La pourriture griseElle se manifeste sur les feuilles par des taches circulaires et huileuses en bordure du limbe. Par la suite, les tissus sèchent, deviennent gris pâle à beige et se couvrent d’une couche grisâtre. Cette pourriture débute sur les fleurs avant de se propager aux fruits. Les tiges portent des chancres beiges humides qui ceinturent parfois la tige.La pourriture grise infeste un grand nombre de plantes. Chez les légumes : les aubergines, les cerises de terre, les chicorées, les choux, les concombres, les cornichons, les courges, les courgettes, les haricots, les laitues, les melons, les pastèques, les piments, les pois et les poivrons. Chez les fruitiers : les pommiers, les poiriers, les fraisiers, les groseilliers, les cassis, les framboisiers les vignes et la plupart des petits fruits.La pourriture grise hiverne dans le sol et les débris végétaux sous la forme de mycélium. Elle peut persister plusieurs années dans le sol. Le champignon pénètre dans les tissus par des blessures diverses. Les fleurs et les fruits sont plus sensibles aux infections que les feuilles saines. Les symptômes apparaissent environ 3 jours après l’infection. Les champignons sont dispersés par le vent, les courants d’air, l’eau (pluie, irrigation par aspersion, condensation), les outils et les opérations de jardinage.On contrôle la pourriture grise en :* Éliminant les résidus de culture de toutes les plantes affectées;* Évitant de planter dans les zones humides, froides et abritées du vent;* Favorisant une ventilation adéquate par de bonnes distances de plantation;* Prévenant la présence d’humidité sur un feuillage lors de l’arrosage;* S’abstenant de surfertiliser;* Arrachant et en jetant les plants contaminés. On ne doit jamais les laisser au sol en hiver les enfouir ou les mettre au compost.La pourriture des racinesSur les feuilles, elle se manifeste par différentes anomalies de coloration : feuillage rouge ou vert pâle. Les fruits sont petits et peu nombreux. Au niveau du collet, le système vasculaire est brun et la moelle des racines rose à rouge. Au début, on observe des taches noires sur les racines blanches. Progressivement, le système racinaire devient noir. L’intérieur des racines est brun. Celles-ci cessent de se développer. Chez les légumes à bulbes ou à excroissance des racines, on constate une pourriture molle des tissus. Ils se couvrent d’un mycélium blanc et il arrive parfois que des sclérotes noirs apparaissent.Chez les légumes, les aulx, les betteraves, les bettes à carde, les carottes, les céleris-raves, les échalotes françaises, les navets, les oignons, les pommes de terre et les rutabagas sont infestés. La plupart des arbres et arbustes fruitiers peuvent être attaqués par la pourriture des racines.Celle-ci hiverne sous la forme de mycélium sur les tissus infectés dans le sol et la matière organique. Au printemps dans un sol saturé en eau et dont la température est supérieure à 10 °C, il y a germination des spores et production de sporanges. Ceux-ci relâchent des zoospores biflagellées mobiles qui sont attirées par des exsudats émis par les racines et le collet, et nagent vers eux pour les envahir. Les zoospores entrent par des blessures et contaminent la plante.
Les drosophiles à ailes tachetées et les punaises ternes aiment les fruits
2023/06/07
Cette émission est une présentation de Bionik, une gamme d’engrais et de composts certifiés 100 % biologiques et produits au Québec. Drosophiles à ailes tachetées et punaises ternes attaquent toutes deux les fruits des légumes, et ceux des arbres et arbustes fruitiers.Les drosophiles à ailes tachetéesElles se manifestent sous la forme de larves qui mangent l’intérieur des fruits. De plus, elle favorise le développement de maladies fongiques et de pourritures bactériennes pouvant rendre le fruit immangeable.Les œufs sont de couleur beige et de forme elliptique. On observe de longs filaments à l’une des extrémités. Les larves ont 6 millimètres à maturité. Leur corps sans pattes est de couleur blanche ou jaunâtre et quelque peu translucide. Les adultes qui ont entre 2,6 et 3,4 millimètres ont un corps brun jaunâtre avec des bandes noires transversales sur l’abdomen. Les mâles portent de petites taches sombres à l’extrémité antérieure de chacune des ailes.Les drosophiles à ailes tachetées infestent : abricotier, bleuet, cerisier (tous), fraisier, framboisier, mûrier des jardins, pêcher, prunier, poirier et vigne.Ces insectes ravageurs produisent jusqu’à 5 générations par année. Ils hibernent au stade adulte. Au printemps, les adultes s’accouplent, puis les femelles vont pondre leurs œufs dans des fruits sains. Les larves se nourrissent de la chair du fruit. Après 5 à 7 jours la pupaison se fait au sol ou à l’intérieur du fruit. De 4 à 15 jours plus tard, l’adulte sort de la pupe.On contrôle les drosophiles à ailes tachetées en :* Détruisant les fruits abîmés (ne pas composter);* Installant un filet à très petites mailles ou une toile anti-insectes une fois les fruits fécondés;* Utilisant des pièges s’ils sont disponibles.Les punaises ternesElles se manifestent par des fruits déformés, moches, mais consommables. Les plantes les plus attaquées sont les aubergines, les fraises et les poivrons. On les observe parfois sur : aronie à fruits noirs, brocoli, céleri, cerise, chou pommé, chou-fleur, citrouille, concombre, courge, épinard, framboise, haricot, laitue, luzerne, maïs sucré, melon, pastèque, poire, pois mange-tout, pois vert, pomme, radis, raisin (vigne), rhubarbe et tomate.Les œufs des punaises ternes sont vert pâle et de forme cylindrique. Les larves ont de 3 à 5 millimètres à maturité. Leur coloration est variable, du vert éclatant au vert plus foncé. La tête est triangulaire. Les larves, qui ressemblent à l’adulte, mais avec des ailes qui ne sont pas complètement développées, portent des glandes odorantes qui sont présentes sur la marge postérieure du troisième segment abdominal. Leur odeur est désagréable quand elles sont écrasées. Les adultes ont un corps verdâtre ou brunâtre de 6 millimètres de long. Ils portent un écusson en triangulaire de couleur crème.Les punaises ternes produisent 3 générations par année. Elles hibernent au stade adulte. Après l’accouplement au printemps, les femelles pondent leurs œufs dans les boutons floraux et les hampes de diverses plantes. Après 5 stades larvaires en 15 à 30 jours apparaissent de nouveaux adultes.On freine le développement des punaises ternes en :* Favorisant la présence d’insectes bénéfiques naturels;* Éliminant les pissenlits, les lierres terrestres, les stellaires moyennes et les verges d’or qui sont des hôtes intermédiaires;* Supprimant les parties atteintes et en détruisant les résidus de culture.
Collectes manuelles, pièges et plantes-pièges contre les parasites
2023/05/31
 Cette émission est une présentation de Sème-saveurs,  le spécialiste des plantes comestibles prêtes à planter. Avant d’utiliser des biopesticides ou d’avoir recours au contrôle biologique, plusieurs techniques peuvent être utilisées afin de minimiser les dégâts causés par des maladies et des insectes ravageurs.Pour les maladies, le contrôle manuel est la suppression, alors que pour les insectes ravageurs c’est le ramassage.La suppression consiste à éliminer les feuilles atteintes par les maladies, puis à les détruire. Soit on coupe toute la feuille ou la branche atteinte, soit on la retranche partiellement, mais en ôtant une petite partie saine, car on ignore si celle-ci est déjà contaminée. Les parties coupées sont compostées à chaud afin de détruire les spores de maladies. Si ce n’est pas possible de le faire, on peut les mettre aux résidus verts. Le compost à froid est possible, mais cela dépend du type de maladie. Voir les balados : blanc et mildiou, les maladies des taches foliaires, les pourritures.Le ramassage à la main des insectes ravageurs se fait après une bonne identification afin de ne pas collecter des insectes utiles. Cette technique n’a pas d’impact négatif sur l’environnement. Elle est efficace pour: charançons, chenilles, chrysomèles, cochenilles, doryphores, hannetons communs, pucerons, scarabées japonais, vers blancs et vers gris. Il est possible de détruire les larves et les œufs, mais ils sont plus difficiles à identifier.On ramasse manuellement les insectes ravageurs en les faisant tomber dans un contenant. On procède avec les mains en portant des gants de caoutchouc, à l’aide d’un bâton, ou encore en coupant une petite partie des tiges ou des feuilles. On détruit les insectes ou les parties affectées en écrasant les ravageurs ou en les noyant dans de l’eau savonneuse. Contre les insectes ravageurs vivants en colonie, on peut pulvériser un puissant jet d’eau afin de les chasser.Il existe 2 types de pièges à insectes ravageurs.Les pièges sélectifs et les non sélectifs qui attrapent indistinctement les insectes ravageurs et utiles. Pour les sélectifs, on utilise des phéromones pour capturer les insectes. Ce sont des substances chimiques émises par les insectes afin de ...

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