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Revue de presse des hebdomadaires français

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★★★★★
5
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1 reviews
Categories
Country
United States
This podcast has
25 episodes
Language
French
Publisher
RFI
Explicit
No
Date created
2020/02/24
Latest episode
2026/10/18
Average duration
6 min.
Release period
8 days

Description

Les opinions, les points de vue et les avis souvent divergents des éditorialistes et des commentateurs sur l'actualité française et internationale dans les hebdomadaires français. Une revue de presse présentée chaque dimanche par Catherine Potet.

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À la Une: pillages et violences en marge d'une grande journée de manifestation
2026/10/18
« Le chaos » : la Tribune Dimanche, le Journal du Dimanche et le Parisien Dimanche, ont choisi le même titre pour décrire la journée d’hier. « Mairies attaquées, magasins pillés, scènes de désordre », énumère le Parisien Dimanche, « la France a connu hier une journée de violences majeures, en marge de manifestations qui ont réuni jusqu’à 800 000 personnes ». « Il n’y a là plus grand-chose de commun avec les revendications lycéennes ou les marches contre la vie chère, ajoute le Parisien Dimanche, et même s’il ne s’agit que d’une minorité qui n’a rien à voir avec les manifestants, elle parvient à imposer un climat quasi insurrectionnel ». « La France mise à sac », c’est « un cadeau aux extrêmes », assure, de son côté, la Tribune Dimanche… Ces « scènes lamentables n’ont pas freiné l’enthousiasme de la délégation d’élus Insoumis, poursuit le journal, avec un Jean-Luc Mélenchon, tout sourire au milieu de ses supporters, trop heureux de surfer sur ce mouvement de colère, persuadé d’en tirer l’an prochain des bénéfices électoraux ». La France Insoumise est une nouvelle fois accusée de souffler sur les braises, « l’ultragauche est à la manœuvre » clame le Journal du Dimanche, qui regrette que « les Français sincèrement mobilisés se soient retrouvés invisibilisés par des hordes de casseurs et d’émeutiers ». « Ils ont des choses à dire » C’est le mouvement de colère des lycéens qui est à l’origine d’un mouvement de contestation plus général. Des lycéens auxquels le Nouvel Obs consacre un long dossier. « En cette rentrée placée sous le signe de l’élection présidentielle, explique l’hebdomadaire, une jeunesse qu’on disait apathique et individualiste a, contre toute attente, pris la parole et montré un autre visage : celui de lycéens et d’étudiants très informés, organisés sur les réseaux sociaux, refusant l’injustice et les inégalités, quitte à le faire savoir avec radicalité ». « Quoi qu’il arrive, estime encore le Nouvel Obs, on peut déjà entendre les messages de ce soulèvement de la jeunesse (…) Les lycéens n’ont pas le droit de vote mais, à six mois d’une présidentielle menacée par une victoire de l’extrême droite, ils ont des choses à dire à ceux qui mettront leur bulletin dans l’urne ». Quant à savoir où vont les préférences politiques des jeunes, l’hebdomadaire rappelle qu’elles vont à la France Insoumise. Jean-Luc Mélenchon « est crédité de 41 % des intentions de vote chez 18-25 ans au premier tour de l’élection présidentielle ». « Il faut dire, ajoute le Nouvel Obs, que le "lider maximo" peaufine son image de grand-oncle bourru, protecteur des jeunes générations ». Les oubliés Une image que ne validerait sans doute pas l’Express. L’hebdomadaire ne consacre que très peu de place au mouvement lycéen, excepté un tableau comparatif sur le financement des lycées en Europe, et un court article intitulé « Jean-Luc Mélenchon et la jeunesse oubliée » « L’insoumis, nous dit-on, s’arroge un monopole sur les jeunes… en oubliant une grande partie d’entre eux : les ruraux… » L’Express qui, au passage, ironise : « Il y a, estime l’hebdomadaire, cette jeunesse qu’il convoite en lui promettant le droit de vote d’un ton larmoyant : à 16 ans, "on va en prison" alors on doit pouvoir donner son avis comme tous les autres. Jésus changeait l’eau en vin », commente l’Express. Trump et Mélenchon Le Point fait l’impasse, sur le mouvement lycéen… Pas de reportage, pas d’interview… Rien… à l’exception toutefois d’un éditorial grinçant de Franz-Olivier Giesbert, qui clame « Trump, Mélenchon, même combat ». « De LFI au mouvement MAGA (Make America Great Again) la vérité n’a plus aucun sens. La révolution de carton que nous vivons aujourd’hui dans les lycées ne fait pas exception », estime Franz-Olivier Giesbert, qui parle de « foire aux fadaises », ironisant sur « l’éternelle complainte sur le manque de moyens, alors que la France est l’un des pays développés qui dépense le plus pour l’éducation ».    Inquiétudes Enfin, Marianne se projette dans l'après élection présidentielle. La France ? C’est une « cocotte-minute », estime l’hebdomadaire, qui publie un sondage Ifop, selon lequel « les enjeux de visibilité religieuse et de discriminations placent la société française sous tension, comme rarement, à quelques mois de l’élection présidentielle ». Il en ressort que, selon ce sondage, « 53% des Français sont opposés au port du voile par les musulmanes qui le souhaitent dans la rue ». Marianne parle d’un « islam visible… et qui inquiète ». Il ressort également de ce sondage, que « plus de huit musulmans sur dix craignent une "hausse des agressions et des discriminations à leur encontre" », « en cas de victoire de Marine Le Pen à la présidentielle ». Iraient-ils jusqu'à quitter la France ? 46 % affirment « l'envisager ». Et ils ne sont pas les seuls. Selon le sondage publié par Marianne, « 44 % des Français de confession juive envisagent (eux aussi) de quitter la France ». Une France bien inquiète à l'approche de l'élection présidentielle...  À lire aussiJournée de mobilisation en France: 1200 interpellations et 150 policiers et gendarmes blessés, annonce le Premier ministre
À la Une: un automne chaotique et un avenir incertain en France
2026/10/11
Crise de la dette, colère des lycéens, dérive de l’extrême droite… cette semaine les hebdomadaires sont inquiets pour la France.  Les dérives de l’extrême droite tout d’abord. Pour le Nouvel Obs, le Rassemblement national est le « parti du mensonge ». « La révélation des écrits antisémites du patron du président du RN Jordan Bardella ébranle toute l’opération de dédiabolisation orchestrée depuis des années par Marine Le Pen », estime l’hebdomadaire. Les révélations de Mediapart sont-elles susceptibles d’influer sur l’élection présidentielle qui aura lieu dans moins de six mois ? Au sein du RN, la question divise, selon Marianne. Un « fidèle » se dit « persuadé que l’enquête de Mediapart pourrait se solder "par un accident industriel au deuxième tour" ». Hypothèse rejetée par « un élu de terrain » selon lequel « les gens en ont marre de ces polémiques auxquelles ils ne comprennent rien, cela ne déplacera pas une seule voix ». Le Point, lui, juge que « miné par l’affaire Bardella, le parti espère tirer profit des remous liés au blocage des lycées, et à la dette ». Lycéens en colère La crise des lycées qui, elle aussi, elle occupe une place importante dans les hebdomadaires. C’est « une révolte sans précédent », aux yeux du Nouvel Obs, « certains y voient la promesse d’un grand soir éducatif longtemps attendu ». Mais la politique reprend vite le dessus dans les hebdos qui, presque tous, accusent LFI, la France insoumise d’instrumentaliser le mouvement lycéen. Marianne est, comme toujours lorsqu’il s’agit de LFI, la plus véhémente. « Il joue avec le feu », s’exclame l’hebdomadaire en Une, avec une photo de Jean-Luc Mélenchon, le patron de la France Insoumise. « LFI attise, les casseurs sévissent, les violences policières montent », ajoute encore Marianne, qui baisse d’un ton en pages intérieures, estimant que « LFI a très rapidement soutenu les lycéens », mais que « le parti ne dirige pas le mouvement ». Le Point, lui, juge également que « LFI souffle sur les braises de la révolte lycéenne », alors que le parti « aurait pu jouer le rôle d’intermédiaire entre les lycéens et les institutions (…). Mais il semble avoir un plan A, "l’embrasement général" (…) et un plan B, "le repli sur les citadelles des quartiers populaires" », estime l’hebdomadaire. Grenade Les journaux de ce dimanche commentent également abondamment, la crise lycéenne. Le Parisien Dimanche apporte son soutien à cette « génération désenchantée », comme il l’appelle. « Cette génération nous envoie un message, estime le journal. On aurait bien tort de se contenter de la moquer, de se focaliser sur les violences et de ne retenir que cette partie émergée de l’iceberg. Ou encore de tout ramener aux manipulations politiques des extrêmes ».  Moins compréhensif à l’égard des lycéens, le Journal du Dimanche fait un gros plan sur les policiers. Ils sont, nous dit-on, « en colère contre le pouvoir politique (…) certains évoquent la possibilité de ne plus retourner au contact ». C’est peu dire que le JDD ne plaint pas les lycéens blessés par les forces de l’ordre : « Il aura suffi d’une seule grenade et d’un lycéen de Lens grièvement blessé à la main, pour que le pouvoir politique titube », assure le journal, qui semble regretter que cette semaine, le ministre de l’Intérieur « ait fini par suspendre l’utilisation des grenades assourdissantes dans les cortèges, quand bien même ils se transformeraient en violences urbaines ».  Qui va payer ? Troisième sujet de préoccupation pour les hebdomadaires cette semaine : la crise de la dette. C’est à la Une de l’Express qui se demande : « Qui va souffrir ? ». L’Express qui dresse un état des lieux sans complaisance : « Depuis plus de cinquante ans, aucun budget à l’équilibre n’a été voté. L’incapacité des gouvernement successifs à endiguer le déficit a placé la France sur une poudrière. La mèche est désormais allumée. Mais qui va payer les pots cassés ? » Réponse de l’Express : « Les pauvres, les jeunes, les services publics, les entreprises, les contribuables ». Un peu tout le monde, donc, mais surtout les plus pauvres si l’on en croit Guillaume Hannezo, professeur associé à l’École normale supérieure et ancien conseiller économique de François Mitterrand, interrogé par l’hebdomadaire. « Les plus modestes sont en première ligne, dit-il, parce que leurs revenus dépendent davantage de la solvabilité de l’état et de la sécurité sociale. L’État et la sécu, c’est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas ».  « Naufrage brutal ou submersion lente ? » La situation est inquiétante et cela fait dire au Point, que « la France est devenue le malade de l’Europe pour les marchés financiers ». « Dans les salles de marché, raconte l'hebdomadaire, on ne parle plus de la France qu’à voix basse. Analystes, banquiers, traders refusent de s’exprimer publiquement, pour ne pas alimenter la spirale de la peur. Mais en coulisses, le constat est sans filtre, et il fait froid dans le dos. Personne ne se demande plus si la France, plombée par sa dette, va couler. Seul le tempo fait débat : naufrage brutal ou submersion lente ? ». Et à l’heure des bilans, Emmanuel Macron est sur le banc des accusés. « En 2017, rappelle le Point, il s’était engagé à réduire la dépense publique et la dette. Aujourd’hui, la France est au pied du mur ». Pour l’hebdomadaire, la décennie qui vient de passer, est « une décennie de renoncements, de chèques à tout-va, d’erreurs et de crises ». Rien ne va plus...
À la Une: la Russie de Vladimir Poutine serait prête à attaquer la France
2026/10/04
L’Express publie un dossier qui fait froid dans le dos, vu de Paris. Dossier intitulé « Les nouvelles menaces de Poutine sur la France », et qui s’appuie sur une « note gouvernementale » datant du mois de septembre. Cette note, nous dit l’hebdomadaire, « anticipe une intensification des attaques, sans écarter la possibilité de sabotages et d’actions terroristes ». « Dans les coulisses, annonce l’Express, Paris se prépare au pire ». Il faut dire que la liste des risques inventoriés a de quoi faire réfléchir : « sabotages », « assassinats », « attaque cyber », « la projection se veut même parfois aussi précise qu’inquiétante, ajoute l’Express, lorsqu’est citée une possible "action terroriste causant des morts civils" ou "brouillage conduisant au crash d’un avion civil" ». Pourquoi cette stratégie ? « Frustré de stagner sur le front ukrainien depuis quatre ans et confronté à une crise économique au plan intérieur, répond l’Express, Vladimir Poutine a autorisé ses services de renseignement à exporter la violence sur le territoire européen ».    Faiblesses La France est-elle en mesure de répondre à d’éventuelles attaques russes ? Elle est en tout cas dans l’œil du cyclone : « Nous sommes l’une des nations les plus engagées avec l’Ukraine », rappelle une « source » interrogée par l’Express. La France, puissance nucléaire qui n’en a pas moins ses faiblesses. « En cas d’attaque massive, précise l’hebdomadaire, nous serions, à l’heure actuelle, en difficulté pour protéger nos nombreux sites sensibles ». Exemple : selon Yohann Michel, chercheur à l’Institut d’études, de stratégie et de défense, « nous serions incapables d’intercepter des vagues de plusieurs centaines de drones, comme le subissent les Ukrainiens certaines nuits ». Cela étant, la France n’est pas la seule à envisager le pire. L’Express fait la liste des pays européens qui préparent les civils, notamment, à un éventuel conflit : l’Allemagne « évalue ses infrastructures médicales pour accueillir un grand nombre de blessés », la Suède a envoyé « à ses 11 millions de citoyens une brochure intitulée "en cas de crise ou de guerre" »...  Quant à la Pologne, « elle propose depuis l'année dernière des journées de formation dans des bases militaires, journées ouvertes à tous les civils dès l'âge de 12 ans ».  La préparation de la prochaine élection présidentielle en France Le Nouvel Obs fait sa Une sur ce qu’il appelle « la primaire de la dernière chance ». Elle réunit une partie de la gauche, sans la France insoumise, mais avec l’eurodéputé et candidat de Place publique, Raphaël Glucksmann, qui est visiblement le candidat préféré du Nouvel Obs, face aux quatre autres personnalités de cette primaire dont le premier tour aura lieu la semaine prochaine. C’est, nous dit le Nouvel Obs, « la marche à ne pas rater pour la gauche sociale-démocrate. Si elle veut compter dans la présidentielle, il lui faut réussir sa primaire d’octobre ». Pour l’hebdomadaire, « Raphaël Glucksmann est celui qui paraît aujourd’hui le mieux placé » mais, regrette-t-il, dans un article intitulé « Glucksmann seul contre tous », « il voit resurgir des procès d’intention, qui lui collent à la peau : pas assez de gauche, "hors-sol" ou encore nouveau Macron ». Le Nouvel Obs, en tout cas, lui consacre un long article, là où ses rivaux de la primaire n’ont droit qu’à un encadré de quelques lignes. « Grande coalition » Quant à la droite et au centre, devront-ils passer par une primaire ? C’est en tout cas la suggestion faite dans Le Parisien Dimanche par Gabriel Attal. « Pour éviter un duel Mélenchon-Le Pen, le patron de Renaissance, nous explique le journal, estime qu’il est encore temps d’organiser "une grande coalition" qui aille des électeurs de Raphaël Glucksmann à ceux de la droite républicaine ». Lui-même candidat à l’élection présidentielle, Gabriel Attal explique son point de vue : « Il y a des électeurs de gauche comme de droite qui aimeraient un autre choix qu’un candidat qui n’aura aucune chance d’être au second tour ». Il appelle, pour cela, à « un vrai et large rassemblement ». 480 mots supprimés Enfin, une réflexion sur l’utilisation des mots, aux États-Unis sous l’administration de Donald Trump. Réflexion proposée par la Française Cécile Alduy, professeure à l’université de Stanford en Californie. Elle publie aux éditions Les Arènes, un livre intitulé « D’abord ils sont venus chercher les mots ». Elle raconte, dans le Nouvel Obs, « comment elle a vu plus de 480 mots être bannis de l’administration fédérale, des données scientifiques supprimées, des cours annulés ». « On pourrait avoir la tentation de se dire : "Ce ne sont que des mots, on pourra se débrouiller sans" », explique Cécile Alduy. « Mais non, on ne peut pas penser ni agir sans ce vocabulaire qui est soudain intouchable ». Et elle interroge : « Comment dénoncer les injustices sans le mot "égalité" ? ». Est-ce seulement le problème des États-Unis ? Non, répond la professeure d'université. « Le "laboratoire américain", où une administration d'extrême droite applique son programme discriminatoire, c'est ce qui pend au nez de l'Europe ».
À la Une: le long combat de la prix Nobel de la paix iranienne Narges Mohammadi
2026/09/27
C’est une combattante, qui ne baisse jamais les bras. La preuve, son livre de témoignages Une femme ne renonce jamais, qui paraît aux éditions Robert Laffont, dans lequel la célèbre militante des droits humains raconte sa vie en prison. « Un livre miraculé », nous dit M, le supplément du Monde : « Actuellement en résidence surveillée, l’opposante iranienne de 54 ans, a rédigé son autobiographie alors qu’elle était encore en prison ». Un texte, précise M,« qu’elle a fait parvenir à sa famille au péril de sa vie ». Dans ce texte, qu’elle a commencé à écrire en 2017, Narges Mohammadi revient notamment sur ce 6 octobre 2023, quand l’annonce de son prix Nobel lui parvient. Ses codétenues « se sont mises à scander "Femme, Vie, Liberté !". Toute la prison s’y est mise, on applaudissait, on sifflait (raconte-t-elle). On me couvrait de baisers, on m’embrassait, des larmes de joie coulaient sur mes joues. Nous avons envahi la cour et nous avons formé un grand cercle en nous tenant par la main. Nous avons dansé et chanté la version farsie de "Bella Ciao" ». D’une santé fragile, Narges Mohammadi « a été victime d’une crise cardiaque, au printemps dernier, pendant les bombardements israélo-américains », rappelle le Nouvel Obs. Bien que séparée depuis de nombreuses années de son mari et de ses deux fils qui vivent en exil, Narges Mohammadi ne baisse pas les bras. « Malgré des années de souffrance, écrit-elle, je n’éprouve ni regret ni remords pour ce que j’ai sacrifié au nom de la justice (…) Je suis une femme. Et une femme ne renonce jamais. » Les premiers enseignements de la visite du pape en France La presse de ce dimanche est aussi enthousiaste que les journaux cette semaine. « Paris valait bien une messe » titre le Parisien Dimanche, ajoutant que « Léon XIV a célébré une messe XXL sur la place de la Concorde et sur les Champs-Elysées, devant 800 000 personnes ». « Aucun autre homme sur la planète ne peut rassembler à ce point », s’exclame le Parisien Dimanche, « c’est peut-être la grande leçon qui doit interroger en ces temps si troublés : le spirituel ferait-il désormais office de refuge dans un pays pourtant profondément attaché à sa laïcité ? » La Tribune Dimanche, de son côté, parle de « trêve papale », et juge que « la venue du pape rassemble, fédère, relie nos compatriotes ». « Qui, à part le souverain pontife, est capable de réunir un million de personnes en deux jours à Paris, et cela sans déclencher de polémiques ou de violences ? », questionne la Tribune Dimanche, alors que le Journal du Dimanche, estime, lui, que « le pape rend le sourire à la France ». Laïcité et catholicisme Que de cette visite du pape à l’étranger ? C’est ce qu’a voulu savoir Courrier International, selon lequel l’affluence à la messe de la place de la Concorde, à Paris, « illustre la relation particulière de la France laïque avec le catholicisme ». Courrier International a notamment relevé les propos tenus dans le quotidien italien la Republica, qui parle « d’un regain de religiosité dans une France laïque et sécularisée ». A Londres, le Times relève « un véritable paradoxe : bien que la fréquentation des églises soit en baisse, plus de 32 millions de Français – soit près d’un sur deux – "se sentent attachés au catholicisme", selon un récent sondage », explique le quotidien britannique. Là-haut Le Point met à l’honneur une Française, qui vit actuellement… 400 kilomètres au-dessus de la Terre... « Sophie Adenot, héroïne de l’espace », titre l'hebdomadaire. « Première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire, l’astronaute détient le record européen de la plus longue mission spatiale habitée », précise le Point. Elle est, en effet, « la première française » à être « sortie dans le vide » à trois reprises. Elle qui vient de « dépasser le record de plus de 200 jours en orbite établi en 2020 par l’Italien Luca Parmitano ».   Interrogée depuis la Station spatiale Internationale, Sophie Adenot raconte notamment la sensation éprouvée, au moment de se lancer dans le vide, en utilisant cette comparaison : « Quand on est dans une voiture et qu’on voit, une falaise juste là, on se sent en sécurité parce qu’on est dans la voiture. Etre en sortie extravéhiculaire, c’est ouvrir la porte et se retrouver directement les pieds au bord de la falaise ».   Mais l’astronaute française aime ça, et quand elle est interrogée sur son « envie de repartir », elle déclare : « Tous les voyages spatiaux dont vous me parlerez, j’aurai toujours le sourire jusqu’aux lèvres. » Elle ne veut toutefois pas monopoliser l’attention : « Je suis consciente, dit-elle, qu’il y a un temps pour la récupération et un temps pour les autres, puisqu’on est nombreux dans le corps des astronautes européens. Donc, chacun son tour ».
À la Une: peur sur l'IA
2026/09/20
C'est une petite musique que l'on entend depuis plusieurs années, celle des dangers de l'IA pour les sociétés. Mais elle s'est muée en cri d'alarme depuis quelques jours, après ce message pour le moins inquiétant, de Jacob Coxon, chercheur passé par Anthropic et OpenAI, qui annonçait sa démission, et dans le même temps que les entreprises du secteur jouaient « à la roulette russe avec nos vies ».  Le Point a décidé d'en faire son dossier de la semaine, et de revenir sur cette déflagration, notamment en se penchant sur les périls qui peuvent effectivement nous menacer avec l'IA. Parmi les hypothèses qu'il développe, celle tout d'abord qu' « une IA optimisera ses objectifs sans compassion ni morale humaine », selon un expert interrogé par le journal et elle pourrait même considérer que les limites à leurs progrès ce sont les humains eux-mêmes.   Le danger d'une attaque biologique « Durant l'été, des chercheurs (...) ont annoncé avoir créé 16 virus inoffensifs grâce à l'IA », raconte le Point, ce qui laisse imaginer ce qui pourrait se passer le jour où elles en créeraient des dangereux. Et le risque d'une guerre nucléaire est une question prise au sérieux : le pouvoir de décider sans IA est au cœur des réflexions des armées, mais selon un expert français cité par l'hebdomadaire, « en réalité il n'y a que peu de scénarios dans lesquels une IA autonome aurait intérêt à (...) déclencher une apocalypse nucléaire. Nous voilà rassurés », conclut le Point non sans une pointe de sarcasme.  Le Nouvel Obs s'intéresse au choc des générations à la gauche de la politique française  Près d'un jeune sur deux peut voter pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, un choix qui bouscule les parents, et provoque des débats musclés au sein des familles. Le journal s'est intéressé aux raisons qui poussent la jeunesse à choisir LFI plutôt que les partis de ses ainés. La première, c'est un sentiment d'urgence. « Les jeunes estiment qu'ils n'ont plus le temps de discuter indéfiniment, de négocier. Les congrès, les motions (...), les réunions interminables qui accouchent de compromis parfois illisibles constituent presque un repoussoir. Le PS en offre, aux yeux de ces jeunes, la caricature parfaite », résume un politiste dans les pages du Nouvel Obs.  « Les générations se distinguent aussi par les combats qui les ont fait rentrer dans l'espace public. Pour celle qui arrive aujourd'hui à l'âge adulte, les matrices de politisations ne sont plus celles de ses ainés. Elles s'appellent antiracisme, Gaza, MeToo, droits LGBT ou urgence climatique. Autant de combats qui ont en commun d'appeler moins le compromis que la rupture et sur lesquels LFI a su occuper l'espace », analyse l'hebdomadaire. Cette évolution permet aussi de comprendre pourquoi Raphaël Glucksmann par exemple, peine davantage auprès de la jeunesse. Pour le Nouvel Obs, il « paie son image de réformiste. Une vertu pour ses électeurs, un synonyme d'impuissance pour une partie de la jeunesse. Le raisonnement tient en une phrase : regardez où le compromis a conduit le monde. Donc, il faut rompre ». Et le journal de conclure par cet avertissement : « Avis aux familles de gauche : dans les prochains mois, les repas du dimanche risquent d'être animés ».                                                                                           La population française est-elle donc plus divisée que jamais ? C'est la question que Le 1 a posé à deux chercheurs dans un long entretien, et selon leur avis, pas tant que cela. Ce qui a changé, « ce n'est pas tant la polarisation de l'opinion que la façon dont elle s'exprime (...) Nos divisions se manifestent davantage qu'auparavant à travers le registre de l'émotion », explique une sociologue, qui rappelle qu' « il est bien normal qu'une société démocratique soit divisée. Si tout le monde semblait d'accord, ce serait le signe que nous vivons dans une société totalitaire ». Et quant à ce conflit entre générations, « il n'empêche pas les gens de souhaiter vivre ensemble ». La Croix Hebdo revient sur le combat contre la peine de mort d'une religieuse étasunienne Le portrait de sœur Helen Prejean, une religieuse étasunienne qui a passé sa vie à combattre la peine de mort, et qui continue de le faire à plus de 80 ans. Elle est convaincue que ce châtiment, toujours en vigueur aux États-Unis, est voué à disparaitre, « cela prendra encore des années mais nous y arriverons », affirme-t-elle dans les pages de La Croix.  Pendant des décennies, elle a accompagné des condamnés jusqu'à leur exécution, et a même interpellé l'ancien pape Jean-Paul II sur le sujet. Elle raconte les racines de son combat, et ce qui la pousse à continuer. « Pour moi, explique-t-elle, exécuter quelqu'un, cela revient à légaliser la haine. La peine de mort c'est un assassinat sponsorisé par l'État ». Elle évoque aussi les paramètres discriminatoires de la justice étasunienne, que ce soit en terme de couleur de peau ou de classe sociale : « vous ne trouverez jamais une personne riche dans le couloir de la mort. Nous avons d'ailleurs un slogan célèbre outre-Atlantique : "Pas de peine capitale pour ceux qui ont du capital" Tout est dit ! ». Et s'il devait y avoir une chose à retenir, c'est le conseil que nous donne sœur Helen Prejean, quand le journal lui demande comment elle arrive à garder l'espoir dans ce monde parfois bien sombre : « Faites quelque chose de modeste on s'en fiche, mais faites ! C'est comme cela que, peu à peu, on transforme le monde. (...) L'espoir, c'est une pratique : il faut s'y entrainer ».
À la Une: la crainte d'un «point de rupture dans l'agriculture»
2026/09/13
C’est le titre d’un article du Point, qui s’interroge sur la souveraineté alimentaire de la France, après la canicule qui a touché le pays, tout comme une grande partie de l’Europe cet été. La chaleur extrême « a frappé toutes les filières et toutes les régions. Pour connaître pareil épisode, il faut remonter à la grande sécheresse de 1976, se remémore l’hebdomadaire, ou, plus proche de nous, à celle de 2003. » « Pour parer au plus pressé, le gouvernement a concocté un plan d’un milliard d’euros – difficile de faire autrement vu l’état des finances publiques, note Le Point, mais après ? Après, la vraie, la seule question demeure : celle de l’adaptation de la ferme France au réchauffement climatique, poursuit l’hebdomadaire, bien sûr, les agriculteurs ne découvrent pas le réchauffement (…) mais la canicule les a pris de court. »    « Si on ne bouge pas, cela nous coûtera chaque année de plus en plus cher », prévient le président d’une association de coopératives européennes, dans les pages du journal, qui évoque alors plusieurs solutions sur la table pour freiner la crise du milieu agricole : la diversification des cultures par exemple. Cultiver plusieurs variétés de légumes et de céréales en même temps « me permet de tenir », confie un agriculteur au Point.   Cependant, « quelles que soient les voies empruntées, il y a un point de passage obligé, tranche le journal, la gestion de l’eau, avec les mégabassines en fond de tableau. » Et si la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, réclame des stockages d’eau depuis des années, un autre syndicat, celui de la Confédération paysanne, objecte dans l’article que « stocker pour stocker ne veut rien dire, si on ne remet pas en cause le modèle d’agriculture intensive ». À lire aussiSécheresse en France: plus d'un milliard d'euros pour soutenir les agriculteurs après un été difficile Le journal Marianne s’est intéressé aux coulisses du collectif Némésis Ce collectif lie les violences faites aux femmes à l’immigration, et lors de son apparition sur la scène publique il y a sept ans, « c’était une première » dans l’univers féministe, « exclusivement associé à la gauche, analyse le média, des jeunes femmes se réclamant à la fois de la défense des droits des femmes et de positions (…) d’extrême droite. »  L’article se penche ensuite sur la structure interne de Némésis, une organisation décrite comme « verticale, voire autoritaire », où les membres du bureau, « médiatisés et en quête de notoriété (…), proviennent de groupes d’extrême droite ou sont liés à des groupuscules radicaux », à commencer par la tête de file du mouvement, Alice Cordier. En plus de ces liens avec l’ultradroite la plus violente, d’anciennes membres témoignent auprès de Marianne de soirées rythmées par des chants et des saluts nazis, ou encore de propos racistes, antisémites et homophobes dans les boucles de conversations des groupes.   Némésis fait donc preuve d’« une idéologie qui justifie tout pour arriver à ses fins, une radicalité d’un autre temps et qui essaime un peu partout en Europe », résume Marianne. Et l’hebdomadaire de conclure sur cette « plongée au cœur du néofascisme français qui pose, in fine, la question suivante : mais que fait le ministère de l’Intérieur ? »  Dans la presse hebdomadaire française, le rêve de l'immortalité Qui n'a jamais rêvé de tromper la mort, ou au moins de la jeunesse éternelle ? Tout le monde y a déjà pensé, au moins une fois, et les milliardaires de la tech, eux aussi, y pensent. Ils font même plus que ça : ils investissent dans ce rêve. Et « sans surprise, c'est aux États-Unis que le business est le plus développé », avec l'essor du « vitalisme, un courant influant qui veut faire de la lutte contre la mort la priorité de la société, regroupe beaucoup de ces acteurs », précise le Nouvel Obs.      Au sein de cette galaxie, certains n'hésitent pas à servir de cobaye C'est le cas de Bryan Johnson, multi millionnaire américain et « chef de file des influenceurs longévité », comme l'explique le Nouvel Obs. Sur ses plateformes, il met en scène son mode de vie à grand renfort de dizaines de gélules par jour, de bilans de santé constants et même de transfusions avec le sang de son propre fils. « Mais après avoir annoncé en juin être atteint d'une gastrite auto-immune incurable », raconte l'hebdomadaire, l'influenceur s'est demandé s'il n'était pas allé « un peu trop loin avec toute cette histoire de longévité ». Il n'est pas le seul fortuné à se lancer dans cette aventure. Le patron d'Amazon, Jeff Bezos, mais aussi Mark Zuckerberg, ont investi des millions de dollars dans des start-up de recherche, et la liste est longue.  En clair « la quête de longévité est surtout le fantasme des puissants », résume le Nouvel Obs, « et pourtant ce sont les personnes défavorisées qui sont le plus affectées par le vieillissement », avec une différence d'espérance de vie jusqu'à 13 ans en France, entre les plus modestes et les plus aisés. Déjà que l'efficacité de ces nouvelles médecines de longévité reste à prouver, « encore faudrait-il qu'elles soient accessibles à tout le monde, ce qui, étant donné la manne financière qu'elles représentent, est loin d'être assuré, objecte l'hebdomadaire, dans un monde (…) où l'espérance de vie en bonne santé devient une question de société majeure, elle ne saurait se résumer à une science au service de quelques privilégiés. »
À la Une: un mois après la crise de Ceuta, les jeunes migrants marocains attendent toujours
2026/09/06
Ils sont près de dix mille qui campent toujours sur les bords de la Méditerranée : des jeunes gens, des adolescents, et même parfois des enfants, auxquels le Nouvel Obs a consacré un reportage. On peut y lire le parcours d'un jeune garçon de 15 ans, qui « lui aussi, voulait une meilleure vie. Alors le 30 juillet, il a laissé passer la nuit jusqu'à l'aube pour que ses parents ne le voient pas, et il a pris la route, comme ça, sans rien sur lui, pas même un maillot de bain. » Après la traversée, poursuit l'hebdomadaire, « il a passé des jours et des nuits à mendier un peu d'eau et de pain sur le sable », avant d'être pris en charge par des associations. Il raconte qu'il « est bien ici, à Ceuta, il s'occupe, il aide. Tout plutôt que de rentrer chez lui : "Il n'y a rien là-bas pour nous, pas d'argent, pas de travail, pas d'avenir. Rien du tout" », confie-t-il amèrement, dans les lignes du journal. À lire aussiÀ la Une: la crise de Ceuta continue de peser sur le gouvernement espagnol Une histoire qui fait écho à beaucoup d'autres à Ceuta Sur ce petit rocher de 18 kilomètres carrés, qui « a toujours fait briller les yeux de la jeunesse marocaine, avec ses murailles royales, son casino et ses boutiques détaxées. Mais la carte postale ne montre pas la misère de ceux qui viennent s'y échouer », contraste le Nouvel Obs. Et pour ceux-là, « la fatigue après vingt-six jours passés dehors marque les traits. Les plus chanceux ont une tente ou un duvet, les autres fabriquent chaque soir leur abri pour la nuit », relate l'hebdomadaire. Ils ont « entre 8 et 35 ans, des pauvres mais aussi de plus en plus de filles et d'étudiants. » Ils partent « pour trouver un travail et un avenir, mais aussi pour le geste, le symbole, analyse le Nouvel Obs, la fuite comme une résistance à l'autorité, le mouvement contre les blocages imposés par une classe politique sclérosée » au Maroc. À lire aussiCeuta: le Premier ministre espagnol dédouane encore le Maroc mais réitère la souveraineté de son pays La guerre « pour la gouvernance du football mondial » Deux forces s'affrontent : d'un côté l'UEFA, l'ensemble des fédérations européennes, et de l'autre, « au cœur des critiques de la presse et des fans, le tout-puissant président de la Fifa, Gianni Infantino », commente l'Express. Un conflit qui couvait depuis des années, « d'abord fait d'animosités personnelles », mais la véritable explosion se produit après le mondial de cet été : fin juillet, des révélations sont faites sur le projet de Gianni Infantino d'ouvrir les activités commerciales de la Fifa aux investisseurs extérieurs. C'est « une déflagration dans le football planétaire », raconte l'hebdomadaire dans ses pages, et l'UEFA monte au front. À la tête de la révolte, l'organisation « démontre sa puissance et son savoir-faire diplomatique. Pour la première fois de son histoire, ses 55 membres parlent d'une seule voix, que ce soit pour condamner le président de la Fifa, ou menacer de boycotter la prochaine Coupe du monde. »  « Mais Gianni Infantino n'est toujours pas rentré au vestiaire », prévient l'Express. Au contraire, il fait le ménage dans ses rangs, réunit ses soutiens, et maintient sa stratégie en vue d'une réélection à son poste : celle de « promettre toujours plus de retombées économiques aux fédérations nationales. Il sait les petits pays du football particulièrement sensibles à cet argument. » De l'autre côté, l'UEFA ne peut pas déclencher un vote de défiance contre le patron de la Fifa. « La marge d'erreur est trop grande, explique le journal, et il ne faut pas sous-estimer l'image des fédérations européennes auprès du reste du monde : souvent perçues comme arrogantes et égoïstes, voire néo-colonialistes. Gianni Infantino va miser là-dessus, bien décidé à jouer les prolongations, résume l'Express, sans doute jusqu'aux tirs au but. » À lire aussiPeut-on assainir la Fifa ? A-t-on perdu le contrôle de l'Intelligence artificielle ?  Le 1 se pose cette question en titre de son édition de la semaine. Des problèmes de désinformation, à l'attachement émotionnel aux chatbots, le journal aborde le sujet sous plusieurs facettes dans ses pages, dont celle de l'éducation. Il donne la parole à la chercheuse en IA, Laurence Devilliers, qui s'inquiète de la place de plus en plus importante de l'intelligence artificielle à l'école. « Là où le professeur choisit, sélectionne les connaissances, les adapte à ses élèves, l'IA déverse en continu (...) une profusion d'informations non triées, et non assimilables. Elle comble le vide, mais ne permet pas à l'enfant d'apprendre. » On peut lire le même constat dans les colonnes de La Croix Hebdo, qui consacre un dossier au sujet, et qui raconte même que, face à cet usage massif de l'IA par les élèves, « plusieurs enseignants se retrouvent de fait acculés à devoir expliciter le sens même de l'apprentissage, autrement dit l'intérêt de l'école. Ce à quoi doit mener l'école, c'est la nécessité d'être en société pour apprendre : pas chaque élève devant son robot », témoigne un enseignant, dans les pages du journal. En résumé, pour apprendre, rien ne vaut une bonne vieille salle de classe, car comme nous le rappelle le 1 : « on en a tous fait l'expérience, on ne retient pas ce que nous dit l'IA. » À lire aussiIA, la diplomatie au bout du câble
À la Une: Présidentielle 2027, l’hypothèse François Hollande se précise
2026/08/30
Il n’est pas candidat, du moins pas encore, et pourtant la presse lui ouvre déjà ses colonnes en grand… « Et si c’était encore lui ? » se demande le Nouvel Obs. « Il est en campagne permanente, ajoute l’hebdomadaire. Il consulte à tout va, multiplie les déplacements, les interviews, les podcasts en tous genres ». Sa stratégie : « Incarner un recours pour une gauche réformiste sans tête d’affiche ni plan de bataille ». Concrètement, un local de campagne est en passe d’être loué en plein cœur de Paris. Pas question toutefois de se précipiter. « À l’écouter, il est même urgent d’attendre ». Il déclare ainsi : « Celui qui a la maîtrise du temps à un avantage ». Il faut dire, remarque le Nouvel Obs, que « François Hollande est peut-être l’une des personnalités politiques préférées des Français, mais il ne recueille pour l’heure, dans le meilleur des sondages, que 8% des intentions de vote ». En attendant, l’ancien président prépare le terrain et sort un livre intitulé Unir. Être prêt C’est à l 'occasion de la sortie de ce livre, qu’il fait la Une du Point. Photo d’un homme souriant avec ce titre « L’embusqué ». Ce livre, le Point, qui a rencontré François Hollande, l’interprète comme « un nouveau pas vers une candidature à la présidentielle ». Alors l’hebdomadaire lui pose franchement la question. Son livre est-il « un livre de candidature ? » Ce à quoi François Hollande répond subtilement : « C’est un livre qui prépare la présidentielle de 2027. Notre devoir, c’est d’être prêts. Jamais depuis le début de la Vème République, l’enjeu n’a été aussi lourd pour la France, l’Europe et le monde. » Le Point l’interroge aussi sur ce qui pourrait être son programme. Il ne reviendra pas à la retraite à 62 ans, « l’âge légal sera aux alentours de 63 ans ». « Il refuse le relèvement du SMIC (le salaire minimum) et défend l’idée d’une « écologie productive », « d'une électrification massive des usages et une isolation de nos logements au nom de "l’habitabilité" ».  Prédateur politique Marianne consacre également un article à François Hollande, quelques lignes seulement mais pleines de venin. François Hollande, « Le vautour de Tulle », titre Marianne. Tulle, le fief électoral de l’ancien président. « On a beau le voir venir de (très) loin, ajoute l’hebdomadaire, il n’en reste pas moins un redoutable prédateur politique, tenant à la fois du chasseur à l’affût et du charognard ». Marianne, qui ne donne pas cher des chances de l’ancien président : « En admettant que les circonstances lui permettent de fondre sur l’espace social-démocrate, nous dit l’hebdomadaire, le vautour de Tulle aura encore deux problèmes de taille à résoudre : un passif politique difficile à solder pour convaincre au-delà de sa famille politique, et un projet pour le pays quasi inexistant ».  Sondage François Hollande obtient entre 7,5 et 8% des intentions de vote dans le sondage publié aujourd’hui par la Tribune Dimanche. Un sondage qui donne Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement National, largement en tête avec entre 34 % et 35,5 % des intentions de vote. Si l’on ajoute à ce résultat les scores des deux autres candidats de l’extrême droite Nicolas Dupont-Aignan, et probablement Éric Zemmour, « le bloc extrême droite dépasse le seuil des 40% », constate la Tribune Dimanche. « Après dix ans de macronisme, estime Bruno Jeudy dans son éditorial, il flotte comme un parfum de 1981 et une envie de radicalité ». L’éditorialiste craint visiblement que le centre-droit ne fasse pas le poids : « À force de vouloir gagner seuls (dit-il), les ambitieux du centre-droit (il a cité plus haut les anciens Premiers ministres Édouard Philippe et Gabriel Attal) pourraient surtout finir spectateurs d’un second tour Mélenchon-Le Pen ». Que recommande l'IA ? Quel rôle l’intelligence artificielle pourrait-elle jouer dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027 ? Question posée par l’Express, qui annonce : « 3% des électeurs seraient prêts à voter pour le candidat recommandé par l’IA, selon une étude de l’IFOP… » 3% c’est peu, mais ça représente tout de même « environ 1,5 million d’électeurs », signale l’Express. Et « ce n’est pas rien, lorsque l’on sait que Jean-Luc Mélenchon a raté la marche du second tour, en 2022, d’environ 400 000 voix », rappelle Frédéric Dabi, le directeur général Opinons de l’IFOP. L’Express s’attarde également sur les nuances : la proportion d’électeurs prêts à solliciter l’avis de l’intelligence artificielle « grimpe à 8% chez les 25-34 ans et à 11% chez les 18-24 ans ». Cela étant, modère l’Express, la confiance en l’IA est loin d’être unanime, notamment lorsque l’on parle de la campagne électorale... « Une grande majorité des Français (86%) craint que l’IA soit instrumentalisée dans le but d’influencer le résultat de la prochaine élection suprême ».
À la Une: la gauche dispersée avant l’élection présidentielle en France
2026/08/23
La gauche française est dispersée... Elle serait même « en mode survie », si l’on en croit la Tribune Dimanche. « À huit mois du premier tour de la présidentielle, explique le journal, la gauche non mélanchoniste n’est pas encore parvenue à proposer une candidature assez solide, pour concurrencer le chef des Insoumis (Jean-Luc Mélenchon) ».   Article accompagné d’une photo de l’ancien président socialiste François Hollande (pas encore candidat mais qui pourrait le devenir) discutant avec Raphaël Glucksmann, le député européen de Place Publique qui doit en principe se déclarer officiellement candidat ce dimanche. Candidature qui, nous dit la Tribune Dimanche, « devrait s’inscrire dans le cadre de la primaire des socialistes prévue en octobre ». Mélenchon en tête Mais pour l’heure, c’est bel et bien Jean-Luc Mélenchon qui fait la course en tête. Il est « crédité d’environ 15 % des intentions de vote au premier tour », rappelle la Tribune Dimanche qui ajoute : « Rien dans le paysage actuel, ne semble pouvoir l’arrêter, et c’est bien là le problème ». Il est clair que le journal ne porte pas le candidat insoumis dans son cœur, l’accusant de vivre « de la confusion », ajoutant que son « invraisemblable programme "L’avenir en commun", le même depuis quinze ans, est un slogan qui claque, taillé pour les meetings » mais « qui masque des propositions aussi datées que dangereuses ». Pour la Tribune Dimanche, « l’enjeu pour les socialistes français n’est peut-être plus de gagner mais d’empêcher : empêcher Mélenchon d’atteindre le second tour ».  Une seule union possible Le Journal du Dimanche, lui, s’est rendu à l’université d’été de la France Insoumise, qui se déroule ce week-end dans le sud de la France. « Les Insoumis ont transformé leur université d’été en camp d’entraînement pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Seule union possible : se ranger derrière leur candidat », annonce le Journal du Dimanche. « On a proposé une nouvelle alliance populaire aux Écologistes, aux communistes, déclare Manuel Bompard, bras droit de Jean-Luc Mélenchon, on n’a pas de temps à perdre dans des palabres sans fin, des réunions dans lesquelles on n’a ni candidat ni programme ». « La porte est ouverte mais la maison est déjà meublée, commente le JDD, l'avenir de la gauche semble déjà écrit : Mélenchon d’abord, l’union ensuite ».  La Chine toujours ambitieuse La Chine est-elle en passe de devenir la première puissance technologique mondiale ? C’est ce que donne à penser le dossier du Point cette semaine. « Vous n’avez encore rien vu », s’exclame l’hebdomadaire, qui publie un dossier sur les progrès de la Chine qui (nous dit-on) « veut doubler l’Amérique pour devenir la première puissance technologique au monde ». Le Point s’enthousiasme et nous parle des « inventeurs géniaux » qui font progresser la Chine… . « Industrie, automobile, informatique. Leurs trouvailles sont en train de bousculer des pans entiers des sciences et de l’économie, dans un pays qui fait de la puissance technologique un levier géopolitique majeur ».  Il y a toutefois une part d’ombre, au-dessus de ces succès technologiques… « Tout n’est pas aussi rose que le proclame le Parti communiste chinois », remarque le Point. « À Schenzen, les révolutions technologiques successives laissent sur le carreau de nombreux talents ». Une entrepreneure raconte que « son mari a été limogé de chez Tencent (géant technologique chinois) parce qu’à 40 ans, ses supérieurs l’ont estimé trop âgé ». « Il faut dire que les bras ne manquent pas », précise le Point. « En 2025, les universités chinoises ont formé environ un million et demi d’ingénieurs. Le chômage reste élevé et le droit du travail est impitoyable ».  Les Haïtiens sans travail aux États-Unis Aux États-Unis, la Floride connaît une pénurie de main-d’œuvre. C’est Courrier International qui nous signale cette pénurie et qui explique : « La Floride regrette déjà ses travailleurs haïtiens… Privés de leur statut de protection temporaire par l’administration Trump, les Haïtiens réfugiés aux États-Unis ne peuvent plus travailler, dans l’hôtellerie, la sécurité ou les services à la personne ». Le Miami Herald a rencontré un employé de ménage haïtien de 70 ans qui travaillait à l’aéroport depuis 19 ans. « Après avoir perdu le statut de protection temporaire accordé aux réfugiés, qui lui permettait de travailler en toute légalité aux États-Unis, son habilitation de sécurité lui a été retirée en juillet. (…) Pour la première fois de sa vie, explique le Miami Herald, il s’est retrouvé sans emploi ». Et « il est loin d’être un cas isolé », précise le journal. Selon une estimation de l’université Princeton, « environ 52 000 Haïtiens bénéficiaires du statut de protection temporaire travaillaient jusqu’à présent dans le sud de la Floride ». Aux États-Unis, ce sont en tout plus de 300 000 Haïtiens qui viennent de perdre leur statut de protection et qui risquent l'expulsion vers leur pays d'origine.
À la Une: la chute mondiale de la natalité à l'horizon 2050
2026/08/16
« 2050 : comment la démographie va bouleverser l’ordre mondial », titre L’Express qui sonne l’alarme : « La chute mondiale de la natalité plonge l’humanité dans une situation historique. D’ici à 2050, les bouleversements politiques, économiques et géopolitique seront nombreux… » Ce qui conduit l’hebdomadaire à tirer le signal d’alarme. Citant le Japon, avec une démographie en berne, comme d’autres pays « riches », la France notamment. Dans ces conditions, la question de l’immigration devient cruciale. L’Express s’intéresse donc à l’Afrique, « le dernier grand réservoir d’immigration », nous dit-on. « Lentement mais inexorablement, ajoute l’hebdomadaire, la "jeune Afrique", de plus en plus d’origine subsaharienne, va continuer à changer la donne démographique sur le Vieux Continent, comme elle l’a fait depuis un demi-siècle ». Toutefois, remarque L’Express, « les Cassandre de "l’invasion" escamotent facilement le fait que la plupart des migrants africains restent sur leur continent (…), ils quittent leur pays pour s’installer dans un autre pays africain, mieux loti ». Par exemple, la Côte d’Ivoire ou l’Afrique du Sud…  « Le président s'amuse » La Une de Paris Match fait couler beaucoup d’encre… On y voit une photo d'Emmanuel Macron en jet ski, jambes nues, bras musclés, lunettes de soleil imposantes, regardant l’objectif. Une photo qui fait l’objet de nombreuses railleries sur les réseaux sociaux, et met en colère certains journaux français. Cette semaine, Libération s’exclamait : « On a d’abord cru à une fausse Une de magazine people ». Le Parisien a, lui aussi, remarqué cette photo, « vivement critiquée par les opposants politiques du président qui lui reprochent des occupations de vacances déconnectées des Français ». « Vous avez vu mon gros jet ski comme il va vite ? », s’est moquée Marine Tondelier, la patronne des Écologistes, qui, sur X, « a mis en parallèle la photo de Paris Match, "avec les morts causés par cinq canicules, une sécheresse et des incendies historiques" ». Libération évoque aussi la réaction d'Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste : « Pendant la canicule, quand la France brûle, quand une partie des Français n'a pas pu partir en vacances, le président s'amuse en jet ski à Brégançon. C'est ça le message ? C'est très réussi ». Paparazzis Une autre photo de Paris Match fait également polémique. Toujours en Une de l’hebdomadaire, mais en petit format, on voit Raphaël Glucksmann, probable futur candidat à l’élection présidentielle et sa compagne la journaliste Léa Salamé, s’embrasser, debout, dans l’eau, la Méditerranée semble-t-il. Là encore, Libération s’emporte : à l’intérieur de Paris-Match, nous dit-on, « un roman photo de huit pages avec de (fausses ?) photos volées et des légendes ridicules : "Il la retient dans le courant, mais pour se préparer au gros temps politique, il peut compter sur elle, son "meilleur coach" ». Libération ne décolère pas et s’adresse aux responsables politiques : « Qu’ils se posent la question de pourquoi la distance s’est créée entre eux et une grande majorité de la population. Ce n’est pas en jouant la comédie pour des paparazzis qu’on gagne une élection présidentielle ». L'expérience est-elle un atout ? L'élection présidentielle qui aura lieu au printemps 2027 intéresse déjà la presse internationale. Courrier International nous signale un article de Die Zeit. L’hebdomadaire allemand constate ainsi « qu’un nombre étonnamment élevé de candidats, ou pressentis comme tels pour l’élection présidentielle de 2027, ont déjà exercé des fonctions gouvernementales, voire plus ». Allusion à l’ancien président François Hollande, dont la photo, riant aux éclats, illustre l’article. Mais, se demande Die Zeit, « avoir trop d’expérience peut-il être néfaste en politique ? », ajoutant aussitôt : « Pourtant, l’expérience engendre la confiance... Après tout, lorsqu’on monte dans un avion, on espère que ce n’est pas la première fois que le ou la pilote prend place dans le cockpit ». Et François Hollande, lui « sait piloter », remarque Die Zeit, qui semble donc avoir une nette préférence pour l’ancien président socialiste (qui ne s’est toutefois pas encore officiellement déclaré candidat). Mais l'hebdomadaire ne place pas l’expérience par-dessus tout. « Certains candidats, estime Die Zeit, semblent tellement appartenir à une autre époque qu’il faut accompagner leur nom d’une note en bas de page avec des informations biographiques, et pas seulement pour les jeunes électeurs ». Dans le viseur de l'hebdomadaire : Dominique de Villepin, « locataire de Matignon il y a vingt ans, sous la présidence de Jacques Chirac » … L’hebdomadaire met aussi en garde contre le « trop d’expérience », et prend pour exemple l’ex-chancelière allemande Angela Merkel, « restée 16 ans à la tête du pays », et que visiblement il ne porte pas dans son cœur. « Avec le recul, accuse Die Zeit, on voit mieux à quel point la stabilité que promettait son expérience était trompeuse ».
À la Une: Vladimir Poutine est-il en train de perdre la guerre contre l'Ukraine?
2026/08/09
Deux versions s’opposent dans la presse dominicale. Pour la Tribune Dimanche, tout d'abord, pas de doute : « L’Ukraine reprend la main sur la guerre face à la Russie ». « Il y a un an, explique le journal, l’Ukraine semblait condamnée à subir les choix de Washington et les exigences de Moscou. Ses succès sur le front, ses frappes en Russie et son avance dans la guerre des drones lui ont redonné l’avantage. » La Tribune Dimanche salue notamment ce qu’elle appelle « l’une des grandes réussites de [Volodymyr] Zelensky, une armée certes moins nombreuse mais plus agile et innovante, capable de frapper loin et de rendre extrêmement coûteuse l’offensive russe ». Courrier International est moins optimiste pour l'Ukraine et parle « d’un tournant tragique ». « À l’approche du 5e hiver de guerre (nous dit-on), Moscou va certainement chercher à plonger l’Ukraine dans le noir. » Courrier International s’inspire notamment du Kiev Independent. Le journal ukrainien rappelle « qu'une grave pénurie en matière de défense aérienne expose Kiev aux missiles balistiques russes », ce qui aboutit « à des frappes plus meurtrières et plus dévastatrices ». La question des missiles intercepteurs Patriot est cruciale. « L’arsenal de Kiev est épuisé, remarque Courrier International. Or l'Ukraine n’en recevra pas de nouveaux, les réserves américaines ayant elles-mêmes fondu, en raison notamment de la guerre contre l’Iran ». À lire aussiGuerre en Ukraine: la course aux drones s'accélère entre Moscou et Kiev Menaces sur les exilés palestiniens Le Nouvel Obs a rencontré des artistes palestiniens exilés et menacés en France. Parmi eux, Raed Issa, un plasticien, qui a réussi « à réunir les 5 000 dollars par personne exigés par une agence égyptienne qui monnaie à prix d’or les passages vers le Caire ». « En France, raconte le Nouvel Obs, Raed Issa pense "enfin respirer" ». Mais « le réveil est brutal. Un matin à la fin de l’été 2025, des appels le tirent de son sommeil. Au bout du fil, la directrice de l'École supérieure d'art d’Aix-en-Provence (où il est en résidence). Elle et des proches sont paniqués. Une violente campagne de diffamation le cible sur les réseaux sociaux. Lancée par le compte anonyme pro-israélien Sword of Solomon, et relayée par des groupuscules identitaires, cette campagne l’accuse d’être un terroriste infiltré ». « Une autre fois, poursuit le Nouvel Obs, son visage est placardé comme une affiche de criminel recherché. » « Sortir mes enfants de Gaza pour les protéger de la mort et finir par trembler pour leur sécurité en France, c’est d’une terrible cruauté », soupire Raed Issa. À lire aussiUne commission estime que le militant palestinien Ramy Shaath ne doit pas être expulsé de France « Je dis que je suis libanais » Autre témoignage, celui du cinéaste Amer Nasser, qui « refuse d’être photographié par crainte de montage malveillant ou d’être pris à partie dans la rue ». Il s’explique : « Je reçois sur mes réseaux sociaux des commentaires qui me disent : "Qu’est-ce que tu viens faire en France ? Va-t’en en Arabie saoudite." J'en suis arrivé à un stade où je dis que je suis libanais. Cela m'évite des problèmes. » Quant à la poétesse palestinienne Nour Elassy, elle aussi réfugiée dans l'Hexagone, elle se demande : « La France ne voit-elle pas que les tueries et le blocus continuent à Gaza ? » Ceci étant, la France a cessé d'accueillir des artistes et des scientifiques palestiniens, après l'expulsion, l'été dernier, d'une étudiante palestinienne accusée d'avoir fait l'apologie du terrorisme. « Une punition collective », accuse le Nouvel Obs, alors que la chercheuse Marion Slitine dénonce « un climat de suspicion généralisée qui pèse sur tout Palestinien ou soutien à la Palestine ». Le rêve d'une jeunesse éternelle « Peut-on vraiment rajeunir ? » C’est l’hebdomadaire Le Point qui pose la question à sa Une, cette semaine, et qui nous parle des tendances du moment en matière de chirurgie esthétique. « Finis les traits figés et les injections à outrance. Chirurgie et médecine esthétique misent désormais sur des méthodes plus discrètes », explique Le Point, qui met notamment en avant le « deep plane facelift », qu’on pourrait traduire par « lifting en profondeur ». Une technique à laquelle a « probablement » recours Brad Pitt, ce qui expliquerait pourquoi l’acteur sexagénaire affiche un visage de jeune homme, ou presque. Plus sérieusement, « une autre révolution se trame, loin des miroirs et des salles d’opération », raconte Le Point. « En juin 2026, un patient a pour la première fois suivi une thérapie génique destinée à reprogrammer partiellement les cellules de son nerf optique », explique l’hebdomadaire. « Un premier pas, encore fragile, vers une hypothèse vertigineuse : restaurer, un jour, la vitalité d’organes que l’âge a abîmés ». Alors, chirurgie esthétique ou thérapie génique ? Pour Le Point, « l’une veut adoucir ce que le temps inscrit sur les visages ; l’autre rêve de mener un combat à la source, dans l’intimité des cellules. Mais l’obsession est la même : ne pas se résigner tout à fait à l’inéluctable ». À lire aussiBoom de la médecine esthétique : l’âge d’or de l’anti-âge
À la Une: les expulsions et les arrestations par l'ICE continuent aux États-Unis
2026/08/02
C’est le Nouvel Obs qui nous raconte l’histoire de Melissa, « partie du Vietnam et arrivée aux États-Unis en 1993, à l’âge de 11 ans. »  « Cette mère de quatre enfants, explique l’hebdomadaire, a été considérée comme une "criminelle étrangère" en situation irrégulière, et brutalement renvoyée en novembre 2025 dans son pays natal. » Pourquoi criminelle ? Parce que lorsqu'elle avait 18 ans, « elle a volé des chèques à son employeur », ce qui lui a fait perdre sa green card (la carte de résident permanent). Depuis, elle renouvelait chaque année sa carte de séjour. Or, en novembre 2025, bien qu’une décision de justice ait été rendue en sa faveur, elle est convoquée par l’ICE, la police de l’immigration, et elle est expulsée. Melissa a quitté les États-Unis totalement démunie : « Je n’avais que les habits que j’avais sur moi quand j’ai été arrêtée, se souvient-elle. Je n’ai pas pu embrasser ma famille. Tout s’est passé si vite. Parfois j’ai l’impression que je suis dans un cauchemar et que je vais me réveiller ». Le Nouvel Obs, qui l’a rencontrée dans le sud du Vietnam où elle a été accueillie par de la famille, raconte que « Melissa est réglée sur le fuseau horaire de la côte Est américaine. C’est la nuit là-bas. Danny son mari, et ses quatre enfants, dont les plus jeunes ont sept et dix ans, dorment ». Son seul espoir : une grâce de la gouverneure de Virginie, Abigail Spanberger, une démocrate, première femme à ce poste.  Sombre tableau La France, l’Espagne, la Grèce… les grands incendies de l'été font la Une de l'actualité. « Nos maisons brûlent » annonce le Nouvel Obs en Une, avec en fond une photo de nuit montrant des arbres qui s’enflamment comme des allumettes. « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». La phrase n’est pas d’aujourd’hui, elle a été prononcée en 2002 par l’ancien président français Jacques Chirac…« Vingt-quatre ans ont passé, nos maisons brûlent et nous sommes sidérés par les flammes », constate le Nouvel Obs, « que de temps perdu depuis que Jacques Chirac a joué les Cassandre. »  Dans l’hebdomadaire Le Point, Théo Keeping, chercheur à l’Imperial College de Londres, souligne, lui, que les incendies de l’été « comptent parmi les plus extrêmes jamais observés en Europe. » Et il n’est pas optimiste. « Les répercussions (dit-il) vont au-delà des évacuations et des pertes matérielles. Nous nous attendons à des dizaines de milliers de décès supplémentaires dus à l’exposition aux fumées et à de lourdes conséquences économiques liées aux perturbations causées. » Affaire sensible Marianne alerte sur le racisme anti-blancs. L’hebdomadaire revient sur un fait divers qui a eu un grand retentissement médiatique en France : la mort de Thomas, un adolescent de 17 ans, tué à coups de couteau lors d’un bal à Crépol, dans le sud de la France, en 2023. L’affaire n’a pas encore été jugée, mais les juges d’instruction chargés du dossier « ont décidé, après un nouvel interrogatoire des suspects, de retenir la circonstance aggravante du racisme, à l’encontre de "la race blanche" et "la nation française". »   Ce qui donne satisfaction à Marianne, l’hebdomadaire estimant que « cette décision va à l’encontre d’un certain nombre de commentaires, émanant essentiellement de la gauche, qui avaient balayé cette hypothèse, pour ne voir qu’une rixe entre deux bandes opposées. » Dans le dossier, à ce jour, ajoute Marianne, « ce sont 16 témoins qui ont entendu les agresseurs tenir des propos comme "on va vous crever les petits blancs", ou encore "sale Français de m***e". » L’affaire, rappelle Marianne, a été politiquement et médiatiquement très exploitée, ce n’est sans doute pas fini.  Les espions sur le gril L’Express publie un long dossier sur l’espionnage, l'un de ses sujets de prédilection. Cette fois-ci, l'hebdomadaire a eu l’idée de faire un classement des meilleurs espions : « Un palmarès des agences d’espionnage en Europe, réalisé grâce à un jury de 60 professionnels du renseignement, issus de 25 pays ». À ce petit jeu, c’est le Royaume-Uni qui arrive en tête, devant la France et les Pays-Bas.  L’Express est allé plus loin, en demandant aux espions étrangers, ce qu’ils pensent de la DGSE, les services de renseignement français. Il en ressort que « la DGSE est considérée comme un service efficace sur tous les aspects du renseignement, y compris le cyber, capable d’opérer un peu partout dans le monde », assure Grzegorz Malecki, ex-directeur des services secrets polonais. L’Express souligne également l’expertise de la France sur l’Afrique, même si elle a perdu de son influence sur le continent. La DGSE a tout de même connu quelques ratés, et non des moindres : « En 2022, rappelle l’Express, ni la DGSE, ni la Direction du renseignement militaire, n’ont voulu croire à l’invasion de l’Ukraine ».
À la Une: les homosexuels sénégalais tentent de fuir leur pays
2026/07/26
« Sénégal : la grande détresse des homosexuels », titre Le Nouvel Obs, qui a interrogé plusieurs de ces sénégalais venus chercher refuge en France, alors que dans leur pays, l’homosexualité est désormais passible de dix ans de prison. L’hebdomadaire a notamment interviewé Chérif. C’est un nom d’emprunt. Il préfère rester anonyme. Sans papiers, inquiet, il ne précise pas la manière dont il est arrivé en France. Il espère obtenir l'asile. Et il raconte « l’atmosphère devenue irrespirable » au Sénégal, « à la maison, dans la rue, à la télévision comme sur les réseaux sociaux », « tout le monde ne parlait que des homosexuels », et « les discours de haine se propageaient sans plus aucun filtre » : « Ils pervertissent la jeunesse », « ils détruisent le pays », « on doit les tuer », « on doit les brûler ». « L’histoire de Chérif est loin d’être isolée », précise Le Nouvel Obs. « Depuis des mois, des associations françaises alertent sur la hausse des appels de détresse venant du Sénégal ». L’association STOP homophobie reçoit ainsi de nombreux appels comme celui de cet homme de 34 ans qui cherche à quitter le Sénégal « parce que le pays n’est pas prêt à accepter les personnes gays ». Et il ajoute : « Tous les homosexuels se cachent. C’est comme vivre en prison ». Suède, Pologne, Pays baltes Et si Vladimir Poutine décidait d’attaquer l’Europe… C’est L’Express qui se projette dans l’avenir et livre plusieurs scénarios qui, nous dit-il, ont été élaborés par « les meilleurs experts ». Premier exemple : débarquement russe sur l’île suédoise de Gotland, le 3 septembre 2029. « À quelques kilomètres au large, surgissent de multiples corvettes et navires de débarquement appartenant à la flotte russe de la Baltique. Revanchard après les déboires de son armée en Ukraine, Vladimir Poutine vient d’ouvrir un nouveau front. La Suède, qui a rejoint l’Otan en 2024, en est la première victime ». Autre scénario : « Des drones déferlent sur la Pologne ». « Le but ultime de ces actions serait d’effrayer les populations, afin qu’elles fassent pression sur leur gouvernement pour qu’il cesse de soutenir l’Ukraine », estime le général américain Ben Hodges. Il y a aussi bien sûr l’hypothèse d’une attaque des Pays baltes, souvent évoquée. Ce pourrait être le 4 décembre 2028, raconte L’Express. « Avide de reprendre la main sur cette ancienne république soviétique, imagine L’Express, Poutine vient d’ordonner la prise de Narva (petite ville du nord-est de l’Estonie) au prétexte d’une protection de la minorité russophone qui y serait "persécutée" ». Bref, les hypothèses ne manquent pas…  Réfugiés climatiques Les incendies continuent de ravager la région de Bordeaux, dans le sud-ouest de la France. Incendies qu’évoque notamment la Tribune Dimanche. Dans son éditorial, Soazig Quéméner, revient sur le sort de ces nouveaux « réfugiés climatiques », « contraints de quitter leurs domiciles pour échapper aux ravages de feux à la trajectoire imprévisible ». « Ils rejoignent à leur cœur défendant, dit-elle, le contingent des exilés climatiques. Pour la plupart, ils retrouveront bien heureusement leurs foyers, mais tous seront frappés, marqués à vie par la mémoire de ces flammes monstrueuses ». Dans son éditorial pour le Parisien Dimanche, Jean-Baptiste Isaac parle, lui, des « réfugiés du feu » et constate : « L’Europe, que l’on pensait à l’abri de ces calamités est frappée de plein fouet, emportée par la spirale du dérèglement climatique ». Vacances paisibles Courrier International nous invite à « lever le pied ». Précision importante, il s’agit de lever le pied pendant les vacances. « Aux périples lointains rythmés par les sauts de puce de ville en ville, de plus en plus de vacanciers préfèrent les séjours plus tranquilles », explique Courrier International. Ils vont « moins loin, dans des coins plus calmes avec des activités plus douces ». L’hebdomadaire cite une étude de l’agence de voyages Expedia, selon laquelle « 91 % des voyageurs se disent intéressés par des voyages centrés sur la lecture, la détente et les moments privilégiés ». Courrier International s’appuie notamment sur un article du journal espagnol la Vanguardia, selon lequel, « les queues pour faire la photo chacun son tour, les parkings des plages les plus cotées déjà pleins à 8 heures du matin… tout cela n’est plus attractif… ». La Vanguardia, prône plutôt « le tourisme communautaire ». De quoi s’agit-il ? « De participer à la vie locale pendant plusieurs jours dans un même environnement, de se laisser tenter par le quotidien des commerces locaux, ou encore de bavarder spontanément, à la fraîche, avec des dames, dans les coins les plus authentiques de la région… »  Un peu de douceur, dans ce monde sous tension…
À la Une: et si le RN gouvernait réellement?
2026/07/19
Deux unes d’hebdomadaires français se répondent cette semaine. Sur chacune, le même visage, celui de Marine Le Pen. Et la même question : que se passerait-il si le Rassemblement national gouvernait réellement ? Les promesses du RN confrontées à la réalité L’Express met en scène Marine Le Pen assise sur un trône doré, entourée de chats, et titre : « Les 100 premiers jours du RN au pouvoir ». Avec ce sous-titre : « Enquête sur le programme qui plomberait la France ». Le dossier passe chaque promesse au tamis du réel. La mesure phare, le référendum sur l’immigration, se fracasse sur l’article 89 de la Constitution. Celui-ci encadre les révisions constitutionnelles et impose qu’avant tout référendum, le texte soit voté dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat. Un verrou quasiment infranchissable pour le RN. L’hebdomadaire cite d’ailleurs un proche du dossier, désabusé : « Ce n’est pas la peine de faire croire aux Français qu’on peut consulter sur tout. » Quant à la promesse de Jordan Bardella de réduire de moitié la contribution française à l’Union européenne, ce serait « le fiasco assuré », tranche L’Express. Le parti se heurterait aussi à une difficulté très concrète : il ne parvient pas à recruter les hauts fonctionnaires dont il aurait besoin pour gouverner. Un proche de Marine Le Pen le reconnaît : « On a un vrai sujet sur les ressources humaines… On ne trouve pas de gens qui tiennent la route. » Le Pen-Bardella, un tandem moins solide qu’il n’y paraît Même préoccupation au Nouvel Obs, mais avec un autre angle. Sous le duo Le Pen-Bardella, ce titre : « Les failles cachées », accompagné d’une question : « Pourquoi leur ticket n’est pas si gagnant ». L’hebdomadaire décrit la fébrilité du tandem après la confirmation en appel de la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics. Jordan Bardella, écrit Le Nouvel Obs, « a vu s’envoler un bail virtuel de cinq ans à l’Élysée et doit se contenter d’un siège éjectable de Premier ministre ». Le vernis commence à craquer, notamment en raison des désaccords qui traversent le duo. Sur les retraites, Jordan Bardella affiche ainsi une posture favorable aux entreprises, tandis que Marine Le Pen défend un départ à 60 ou 62 ans. Un député confie à L’Express que des divergences de ce type, « il y en a des dizaines ». Le dossier du Nouvel Obs se referme sur cette formule d’un vieil ami de la famille : « Marine, quand elle est face à une difficulté, c’est là qu’elle devient vraiment une Le Pen ». Ce qui, note perfidement l’hebdomadaire, ne devrait pas rassurer l’extrême droite, car « les Le Pen ont toujours perdu ». Ces commerces vides qui servent à blanchir de l’argent Sur un tout autre sujet, Le Point publie une enquête sur le blanchiment d’argent. Elle commence par une balade dans Paris, rue de Bagnolet, devant un vendeur de kebabs désespérément vide à l’heure du déjeuner. Pourquoi cet établissement tient-il depuis des années ? Parce que, écrit Le Point, « ce commerce se moque éperdument de vendre des sandwichs » . Il s’agirait en réalité d’une officine de blanchiment. Son propriétaire disposerait d’une fortune en espèces d’origine inavouable, provenant par exemple du trafic de drogue, dont il lui faudrait justifier la provenance, quitte à inventer des clients. S’il déclare avoir servi 250 personnes à 50 euros dans le mois, le fisc n’a aucun moyen de le vérifier. Voilà pourquoi l’échoppe reste ouverte, même vide. La même mécanique serait à l’œuvre dans certains salons de massage, ongleries ou salons de coiffure. Des tickets de loterie gagnants peuvent même être rachetés afin de blanchir des flux financiers. Les autorités traquent ces pratiques, mais les délinquants continuent d’innover. La mort est-elle vraiment une mauvaise chose ? Une dernière question, presque philosophique : « Pourquoi mourons-nous ? » C’est le titre du livre du prix Nobel de chimie Venki Ramakrishnan, interrogé par L’Express. Et si la science permettait un jour de ne plus mourir ? Le scientifique raconte une conversation bien réelle, captée l’an dernier entre Vladimir Poutine et Xi Jinping, au cours de laquelle les deux dirigeants évoquaient leur intention de prolonger leur vie grâce à la recherche. Cette perspective l’inquiète. Jusqu’ici, explique-t-il, « on savait que les dictateurs finissent par mourir, laissant l’espoir que le régime suivant soit différent ». Mais « imaginez un monde où Trump, Poutine ou Xi vivraient pour toujours… Je ne suis pas sûr que ce serait un monde meilleur ». Pour Venki Ramakrishnan, la mort a aussi du bon : « Être mortel nous pousse à accomplir des choses. Mozart n’a vécu que 36 ans, mais il a eu le temps d’écrire 41 symphonies ». Ce dont l’humanité a besoin, conclut-il, ce n’est pas de permettre à quelques puissants de vivre pour toujours, mais d’offrir au plus grand nombre la possibilité de vivre longtemps et en bonne santé. Tout un programme.
À la Une: l'avenir de Marine Le Pen et du Rassemblement national, à un an de la présidentielle en France
2026/07/12
La cheffe de file du parti d'extrême droite français qui revient de loin, et « retarde une énième fois le couperet judiciaire », observe Le Point, en ressortant « condamnée mais d'une certaine manière victorieuse de son procès pour détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires européens. » Elle peut juridiquement se présenter à l'élection présidentielle, et s'est d'ailleurs déclarée candidate, cette semaine. Mais la dirigeante nationaliste a devant elle encore de multiples obstacles, et Jordan Bardella pourrait bien être l'un d'entre eux. C'est en tout cas la question que se pose Marianne : « le poulain de Marine le Pen s'était imposé comme une alternative de plus en plus crédible pour remplacer celle-ci à la présidentielle, en semant pas mal de doutes au passage. Est-ce suffisant pour fragiliser la candidature de la patronne du RN ? » se demande l'hebdomadaire, avant de rappeler que « les événements des derniers mois ont jeté une lumière crue sur les divergences au sein du tandem. » La question des retraites par exemple, celle de l'international et du soutien à l'Ukraine également. Au-delà des désaccords idéologiques, ce sont les ambitions personnelles de Jordan Bardella qui sèment le trouble au sein du parti, comme le rapporte Le Point, « particulièrement dans l'entourage de Marine Le Pen, qui reste taraudé par une question: le dauphin maintenant sorti de sa boite, acceptera-t-il, sous prétexte de ne plus briguer l'Elysée mais Matignon, d'y rentrer de nouveau sans histoire ? » Alors Bardella, va-t-il devenir un caillou dans la chaussure de Marine Le Pen ? « Bien sur que Jordan sera un boulet. Son entourage a cru à sa candidature », répond, dans les colonnes du Point, un ancien familier du RN, « qui ne voit pas pourquoi celui qui a failli être candidat rentrerait dans le rang à présent qu'il est rétrogradé au poste de Premier ministre. »  À lire aussiMarine Le Pen : son pourvoi en cassation peut-il tout changer? À la une également, que reste-t-il du rêve américain ?  C'est le Nouvel Obs qui se pose la question dans ses pages, alors que les États-Unis ont fêté le 250e anniversaire de leur indépendance. « Alors que Donald Trump referme les frontières et promeut une ploutocratie, pourquoi le mythe d'un pays où tout est possible continue-t-il de fonctionner ? » s'interroge le journal. L'expression « rêve américain » « évoque à l'origine un ordre social dans lequel chaque homme ou femme peut réaliser ses pleins potentiels peu importe les circonstances de sa naissance », poursuit le Nouvel Obs, en rappelant ensuite que « la déclaration d'indépendance érige la "recherche du bonheur" en droit inaliénable. "Bonheur" et "rêve" sont des notions malléables et élastiques, qui nous parlent. Le rêve américain devient donc ce vêtement à taille unique qui conviendrait à tous, en théorie du moins. En pratique, il a toujours fait des exclus », tels que les femmes et les personnes non blanches, tempère l'hebdomadaire, et la méritocratie n'y fonctionne pas mieux qu'ailleurs. L'inflation augmente, les salaires stagnent, et pourtant le rêve résiste. Alors pourquoi ? « Précisément parce sa puissance est d'être un rêve », il est par nature invérifiable. Chacun y met sa propre définition de la réussite, et « ceux qui y croient ne risquent pas d'être contredits par les faits », explique le philosophe Gilles Deleuze, cité par le journal. Le Nouvel Obs mentionne également l'universitaire américain Mark Rank, qui y voit ​​​​« l'opium de son peuple, dont la croyance à toute épreuve réfrène les velléités révolutionnaires. » En effet, et c'est bien pratique, conclut l'hebdomadaire,« pourquoi se rebeller contre un système, alors que nous sommes tous en chemin vers notre rêve personnel ? » À lire aussi250 ans des États-Unis: Donald Trump clôture des célébrations aux allures de vitrine politique Le feu mal éteint de la guerre des Malouines  L'équipe de football d'Argentine, victorieuse de la Suisse, s'envole vers une demi-finale de Coupe du monde face à nul autre que l'Angleterre. Et si la rivalité entre les deux équipes est bien connue, c'est aussi parce qu'elle dépasse le seul cadre du football, rappelle l'Express dans ses pages, car les relations tumultueuses entre Londres et Buenos Aires se cristallisent autour d'un petit archipel, d'un peu plus de 3 000 habitants, au large de l'Argentine, celui des Malouines, qui appartient au Royaume-Uni. Le problème, souligne le journal, c'est que Buenos Aires « estime avoir hérité des ces îles espagnoles au moment de son indépendance, et que la prise de contrôle de l'archipel par l'Angleterre relève d'un acte colonial illégal. » Et au mois d'avril, « la révélation d'un courrier interne au Pentagone a suffit à réveiller l'espoir jamais éteint d'une reconquête des Malouines » par l'Argentine, après la défaite de 1982.« Dans cette note, qui mentionne explicitement les îles, on peut lire que les États-Unis n'excluent pas de revoir leur soutien diplomatique aux possessions impériales européennes », rapporte l'hebdomadaire. Et cela n'est pas pour déplaire au président argentin, Javier Milei, au contraire. Il se félicite de ces « nouveaux soutiens inédits, car la revendication des Malouines constitue l'axe principal de la diplomatie du pays. » Mais tout n'est pas joué pour Buenos Aires, car « Washington souffle le chaud et le froid », décrypte l'Express. « D'un côté, les États-Unis entendent, malgré tout, préserver leurs relations avec Londres, pour disposer d'une base militaire aux Malouines, et de l'autre ils continuent à tirer parti de l'atlantisme assumé de Javier Milei en lui apportant un soutien financier, ce qui s'appelle jouer sur les deux tableaux. » À lire aussiCoupe du monde 2026: pourquoi un arbitre anglais ne dirigera jamais un match de l’Argentine et inversement

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