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Journal d'Haïti et des Amériques

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Rating
★★★★★
4.9
from
7 reviews
Categories
Country
United States
This podcast has
49 episodes
Language
French
Publisher
RFI
Explicit
No
Date created
2020/02/24
Latest episode
2026/10/06
Average duration
30 min.
Release period
2 days

Description

13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Anne Cantener vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions d’auditeurs, est le deuxième bassin d’audience de notre radio, après celui de l’Afrique francophone. Le pays compte six émetteurs pour diffuser RFI en modulation de fréquence. C’est pour cet auditoire que, chaque jour, RFI consacre un reportage, ou une interview, spécifiquement consacré à Haïti. 

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Élections au Québec : les leçons de la victoire des indépendantistes
2026/10/06
Les indépendantistes du Parti québécois ont remporté les élections dans la province francophone du Canada, lundi 5 octobre 2026. Ils promettent d'organiser un nouveau référendum sur l'indépendance.  Une page se tourne au Québec. Après huit années au pouvoir, la Coalition avenir Québec a été balayée dans les urnes. Le parti avait pourtant réussi à bousculer le vieux face-à-face québécois entre les libéraux fédéralistes et les indépendantistes du Parti québécois, avec cette promesse : défendre l’autonomie du Québec, son identité et le français, mais sans sortir du Canada. Lundi 5 octobre, aucun des candidats de la Coalition avenir Québec n’a été élu. Même la Première ministre sortante Christine Fréchette a perdu son siège. Mais la victoire du Parti québécois remet la question de l’indépendance à l’agenda, la tâche s’annonce ardue pour son leader Paul St-Pierre Plamondon. À peine trois Québécois sur dix disent aujourd’hui vouloir quitter le Canada. Surtout, le futur Premier ministre n’a pas les mains libres. Son gouvernement sera minoritaire. Pour aller jusqu’au référendum, il devra donc trouver des appuis à l’Assemblée. Les libéraux et les conservateurs ont déjà indiqué qu’ils s’y opposeraient. Les précisions de notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert.   Nouveau report des élections en Haïti En Haïti, le premier tour des élections présidentielle et législatives devait avoir lieu le 13 décembre 2026 et le second le 21 février 2027, selon le calendrier initial publié fin juillet. « Le CEP a décidé de reporter la campagne électorale et de reporter jusqu’au 31 octobre le dépôt des candidatures. Le premier tour pourrait donc être concerné par ce réaménagement, mais on ne connaît pas encore la nouvelle date », précise Gotson Pierre, directeur de l’agence Alterpresse. Alterpresse relaie également les déclarations du Réseau national des droits humains (RNDDH) qui déplore l'impasse dans laquelle se trouve la procédure haïtienne sur l'assassinat du président Jovenel Moïse, il y a cinq ans. L’agence s’intéresse enfin au regain de tension avec la République dominicaine à cause cette fois d'un match de foot et d'une victoire haïtienne. À lire aussiHaïti: le Conseil électoral annonce le report des élections Midterms : le très encombrant Donald Trump Aux États-Unis, les élections de mi-mandat se tiennent dans moins d'un mois. RFI vous propose à partir d'aujourd'hui chaque semaine un dossier sur l'un des grands enjeux nationaux de ces midterms, illustré par un scrutin local. En Floride, la course pour le poste de gouverneur révèle une tendance de fond : Donald Trump est tellement critiqué, jusque dans son propre camp, que certains candidats républicains prennent leur distance avec lui. L’éclairage de François-Damien Bourgery, du service International de RFI. À lire aussiMidterms aux États-Unis: Donald Trump, un soutien de plus en plus encombrant   Le journal d’Outre-mer la 1re La mobilisation des lycéens ne faiblit pas en Martinique et en Guadeloupe. À lire aussiMobilisation lycéenne en France: comment la désinformation alimente les tensions
Brésil : victoire du clan Bolsonaro
2026/10/05
Le Brésil, dernier grand pays d'Amérique du Sud à ne pas avoir basculé dans le camp conservateur, va-t-il rejoindre la Colombie, le Chili et l'Argentine ? Ce dimanche (4 octobre 2026), Flavio Bolsonaro a remporté le premier tour de la présidentielle. Contrairement à ce qu’indiquaient la plupart des sondages, le candidat d’extrême droite arrive en tête avec près de 47% des voix contre 45% pour le président sortant Lula. Surtout, il y a eu un véritable raz-de-marée de l’extrême droite aux législatives : le Parti Libéral de Jair Bolsonaro a fait élire une majorité écrasante de candidats au Sénat ainsi qu'aux postes de gouverneurs, explique la correspondante de RFI à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino. La femme de Jair Bolsonaro, Michelle, et deux autres de ses fils ont également remporté leur pari. Cette large victoire du camp conservateur s'explique parce que cette élection s’est jouée avant tout sur le rejet de l’autre camp. Malgré les affaires récentes qui lient Flavio Bolsonaro à plusieurs scandales de corruption et de blanchiment d’argent, c’est plutôt le camp du parti des Travailleurs qui a souffert, notamment à cause de sa longévité en politique. « Le rejet des élites politiques est si fort au Brésil que même si le vote est obligatoire, l’abstention a battu des records, avec plus de 20% », détaille encore la journaliste. D'ici le second tour, le 25 octobre, la campagne devrait ressembler à une guerre ouverte entre les deux camps. À coups de fausses informations, de révélations compromettantes… Si les voix des petits candidats qui ont été éliminés au premier tour devraient bénéficier au camp Bolsonaro, les 33 millions d’électeurs qui se sont abstenus peuvent faire la différence.   États-Unis : rentrée chargée pour la Cour suprême À Washington, les magistrats de la plus haute juridiction des États-Unis se retrouvent ce lundi (5 octobre). Au cours des mois à venir, la Cour suprême à majorité conservatrice va se pencher sur plusieurs gros dossiers : l'immigration, le port d'armes ou bien encore le rôle des compagnies pétrolières dans le réchauffement climatique. Les décisions des neuf juges vont être observées avec attention d'autant plus qu'on est à un mois des élections de mi-mandat, explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI. La Cour suprême devra trancher pas mal de sujets éminemment politiques. Elle risque également d'être très sollicitée avant et après les midterms qui se déroulent le 3 novembre 2026, pour régler des questions relatives aux élections. Les juges devraient être saisis de pas mal de procédures d'urgence. Donald Trump qui remet en cause la fiabilité des élections qui lui sont défavorables, pourrait contester les résultats.   Les vendeurs ambulants chassés du centre de San Salvador Au Salvador, le président Nayib Bukele a fait de San Salvador, une capitale moderne et sûre. Il a notamment totalement rénové le centre-ville qui était, il y a 10 ans très dégradé, marqué par l’insécurité et sous le contrôle des gangs. Désormais, les Salvadoriens et les touristes s’y promènent au milieu des arbres, des fontaines et des cafés modernes. Mais cette transformation a un revers : l’expulsion des vendeurs ambulants et l'augmentation des loyers. Reportage dans la capitale de Marie Griffon.   Le journal de la 1ère En Guadeloupe, les chiffres de la délinquance restent supérieurs à ceux de la France Hexagonale.
Brésil : l'insécurité, enjeu majeur de la présidentielle
2026/10/02
Les Brésiliens sont appelés aux urnes ce dimanche (4 octobre 2026) pour choisir leur prochain président ainsi que des députés, des sénateurs nationaux et régionaux, et des gouverneurs. Deux camps s'opposent : celui du Parti des travailleurs de Lula, le sortant, et celui de Flavio Bolsonaro, fils de Jair Bolsonaro, l'ancien président d'extrême droite. Selon des sondages, l'insécurité reste l'un des sujets majeurs de préoccupation pour les Brésiliens depuis plus de 20 ans, dans un pays où l'on dénombre chaque année plus de 42.000 assassinats. Le reportage à Rio de Janeiro de Sarah Cozzolino. L'insécurité concerne l'ensemble du pays. Marcia Bechara, de la rédaction brésilienne de RFI, a ainsi rencontré le leader indigène Thyago Anacé qui vit dans une communauté autochtone préservée à Taba dos Anacé, près de Fortaleza, et qui s'est confié sur les menaces auxquelles il doit faire face. « Nous sommes cernés de toutes parts par la présence d'organisations criminelles. Elles exercent d'ailleurs un contrôle très strict sur tout ce qui se trouve ici. La communauté d'Itapeva s'est même vu interdire de faire certaines récoltes, car la zone boisée sert de cachette pour la drogue et les armes, abrite des cimetières clandestins ». Outre les questions d'insécurité, la campagne a été marquée par des scandales quotidiens. Du coup, les sujets de fond, comme l'économie, la santé, l’éducation, ou l’environnement, ont été négligés, regrette Lucia Muzell, de la rédaction brésilienne de RFI.   Argentine : l'endettement des ménages progresse En Argentine, la politique d'austérité de Javier Milei a des conséquences pour de nombreuses familles. Les défauts de paiements ont triplé en un an pour atteindre un niveau record depuis la crise de 2001 (12,8% des crédits). Malgré l'ampleur de la crise et les taux exorbitants de certaines Fintech et autres portefeuilles numériques (1400%), Milei n'y voit qu'une « affaire entre acteurs privés » et refuse de légiférer. Théo Conscience, le correspondant de RFI à Buenos Aires, a rencontré des Argentins endettés qui cherchent à se faire entendre.   Le journal de la 1ère Comme dans l’Hexagone, les lycéens des Antilles se mobilisent.
Au Mexique, l’impact des droits de douane sur les sous-traitants automobiles
2026/10/01
Alors que les discussions sur l’accord de libre-échange nord-américain reprennent le 21 novembre 2026, elles font grincer des dents de chaque côté de la frontière américaine. Au Mexique, les entreprises du secteur automobile sont ballotées dans l’incertitude lié au traité. Car les frais de douane impactent fortement les entreprises, surtout des secteurs de la métallurgie ou de l’automobile. Aujourd'hui, pour qu'une voiture fabriquée au Mexique échappe aux droits de douane à l'entrée aux États-Unis, elle doit contenir au moins 75% de pièces d'origine nord-américaine – c'est ce qu'on appelle la « valeur de contenu régional ». Mais Washington veut durcir la règle : faire grimper ce seuil jusqu'à 82%, voire 85%, et surtout imposer que la moitié de ce contenu soit strictement américain – une exigence qui bouleverserait l'équilibre de toute la chaîne de production automobile régionale. Alors que la relation avec le Canada s’est envenimée, le Mexique espère tirer son épingle du jeu et le sort d’une multitude d’entreprises en dépend. Un reportage de notre correspondante à Mexico, Gwendolina Duval.   Aux États-Unis, une exécution tourne au fiasco Aux États-Unis, l'exécution d'une femme dans le Tennessee a viré au désastre hier (30 septembre 2026). Christa Pike a survécu à deux injections censées la tuer. Dans la foulée, le gouverneur de l'État a annoncé la suspension des exécutions prévues cette année et ordonné l'ouverture d'une enquête. Un fiasco qui relance de nombreuses questions sur la peine de mort. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   L’université de Cornell dans la tourmente Toujours aux États-Unis, la prestigieuse université Cornell est au cœur d’un scandale depuis l’ouverture d’une enquête pour viol collectif. La jeune femme à l’origine de la plainte assure que l’administration ne l’a pas protégée et que les sanctions contre les hommes accusés étaient très minimes. L’éclairage de notre correspondante à New York, Loubna Anaki.   À lire aussiÉtats-Unis: l'université Cornell dans la tourmente après l'ouverture d'une enquête pour un viol collectif   Haïti : où est l’armée ? En Haïti, le quotidien Le Nouvelliste se demande où se trouvent les forces armées, dans un pays toujours confronté à la violence quotidienne des gangs. Le Premier ministre entend d’ailleurs former 27 000 policiers et militaires dans les trois prochaines années. « Mais il va falloir être vigilant sur les recrues pour ne pas que la solution se transforme en problème », recommande Frantz Duval, rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste. Par ailleurs, l'Unesco demande une investigation approfondie sur la mort du journaliste Joseph Willard Vancol début septembre à Gressier. « Mais ces vœux ne sont jamais suivis d’effet. Il n’y a jamais de suite policière et judiciaire », déplore Frantz Duval.   Le journal d’Outre-mer la 1re Aux Antilles, la nouvelle augmentation des prix du carburant fait grincer des dents.
Élections au Québec : les militants veulent remettre l’urgence climatique au programme
2026/09/30
Au Québec, dernière ligne droite avant les élections provinciales du 5 octobre 2026. Après plusieurs étés marqués par les feux de forêt, et des mois de guerre commerciale avec les États-Unis, les crises se sont accumulées, mais elles n’ont pas toutes trouvé la même place dans la campagne. À cinq jours du scrutin, le Parti québécois souverainiste reste en tête des intentions de vote dans une campagne où l’urgence économique a largement pris le dessus sur l’urgence climatique. Dans la rue, plusieurs mouvements tentent pourtant de le remettre à l’agenda. Un reportage de notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert.   Aux États-Unis, l’IA promet de s’auto-réguler Aux États-Unis, alors que le débat fait rage sur les dangers de l'intelligence artificielle, le président Donald Trump a réuni hier mardi (29 septembre 2026) les grands patrons du secteur. La réunion a accouché d'une ébauche de régulation du secteur, une sorte de code de bonne conduite sur la base du volontariat, dont on ignore les contours exacts et qui semble davantage relever de l’exercice de communication pour rassurer les investisseurs et l’électorat. Les précisions de François-Damien Bourgery, du service International de RFI.   Javier Milei en VRP en France Le président argentin Javier Milei est en visite en France. Il sera reçu au palais de l’Elysée par Emmanuel Macron demain (1er octobre 2026). Mais il est avant tout venu à Paris pour jouer les VRP de luxe au forum d'affaires Argentina Week, un événement organisé au siège de l’OCDE pour convaincre les investisseurs français et européens de se tourner vers l’Argentine. Les détails de notre correspondant à Buenos Aires, Théo Conscience. À lire aussiJavier Milei à Paris pour vanter son modèle économique et attirer les capitaux   Le danseur haïtien Steeven Labady Marcel héros d’un documentaire On part désormais à la rencontre d'un danseur haïtien, Steeven Labady Marcel, à travers un documentaire qui retrace son histoire ou plutôt son parcours migratoire. Contraint de quitter Haïti pour pouvoir devenir danseur, Steeven traverse les continents, les frontières, en quête de sécurité et de stabilité. Un film qui met en lumière la difficulté des migrants, et la résilience d'un jeune homme qui n'a qu'un rêve : danser. Born to Dance, Forced to Run (« Né pour danser, forcé de courir », en français) est un film de Pascale Solages, réalisatrice haïtienne elle aussi. Un dossier de Sarah Krakovitch, du service International de RFI.   Le journal d’Outre-mer la 1re Le président de la région Guadeloupe est condamné pour détournements de fonds publics.
Haïti : les pays du continent appellent à prolonger la force anti-gangs
2026/09/29
Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU vote ce mardi (29 septembre 2026) pour prolonger de 6 mois le mandat de la Force de répression des gangs (FRG), 32 pays membres de l'OEA (Organisation des États américains) appellent au renouvellement du mandat de la force, principalement composée de soldats tchadiens. Autorisée par l'ONU depuis septembre 2025, la Force de répression des gangs (FRG) a pris la suite de la MMAS, dirigée par le Kenya, mais affiche un bilan encore maigre et devrait être pleinement déployée seulement à la fin de l'année. L'essentiel des pays membres de l'OEA appelle le Conseil de sécurité à prolonger ce mardi son mandat de 6 mois, explique Gotson Pierre, directeur de l'agence Alterpresse. Avec Anne Cantener, il aborde aussi l'avertissement lancé par le Conseil électoral provisoire (CEP), qui appelle les partis politiques et candidats à ne pas faire campagne avant l'ouverture officielle de la période dédiée en vue du premier tour de la présidentielle et des législatives prévues pour le 13 décembre 2026. Enfin, sur le site de l'agence de presse haïtienne en ligne, Aly Acacia s'interroge sur la disgrâce de l'écrivain Thélyson Orélien, accusé d'avoir utilisé l'IA pour écrire son roman C'était ça ou mourir. « Pourquoi avons-nous tant souffert de [sa] chute ? », lance-t-il aux lecteurs. « Le problème apparaît lorsque l’inspiration devient une délégation identitaire, lorsque l’individu cesse d’être lui-même pour devenir le dépositaire des espoirs ou des angoisses d’un peuple entier », écrit-il. À lire aussiAccusé d'avoir utilisé l'IA pour «C’était ça ou mourir», l'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien s'en défend   Chili : les conséquences des coupes budgétaires dans les services publics Au Chili, le gouvernement du président José Antonio Kast a réussi à faire voter une importante loi en matières économique et budgétaire. L'objectif, selon l’exécutif, est d’attirer des investisseurs et relancer la croissance chilienne, en perte de vitesse depuis plusieurs années. Le texte prévoit notamment une baisse d'impôts pour les entreprises. Mais l’équation est complexe car, dans le même temps, José Antonio Kast promet de réaliser l'équivalent de 6 milliards de dollars d’économies pendant son mandat. Des coupes budgétaires dont certaines sont déjà appliquées, comme l'a constaté à Santiago la correspondante de RFI, Naïla Derroisné.  À lire aussiChili: le président Kast mène une offensive sécuritaire sur fond de baisse de sa popularité   Dans le journal des Outre-mer... Pas de journal de La 1ère ce mardi (29 septembre 2026), en raison d'un appel à la grève.
Haïti : dégradation des conditions de détention des mineurs
2026/09/28
Accès à l'eau potable, hygiène, soins de santé : les jeunes Haïtiens détenus dans le centre de rééducation pour mineurs en conflit avec la loi à Delmas, dans la capitale, vivent dans des conditions de plus en plus mauvaises, alerte une ONG locale. Le Collectif Défenseurs Plus déplore la dégradation alarmante des conditions de détention des personnes au Cermicol, le centre de rééducation des mineurs en conflit avec la loi, situé à Delmas, un arrondissement de Port-au-Prince. Dans une étude couvrant la période de mars à juin 2026, le collectif décrit une dégradation généralisée des conditions d’hébergement, de l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et aux soins de santé. Au micro de Chloé Cadoux, Antonal Mortimi, le fondateur de Défenseurs Plus alerte sur une situation qui ne cesse de s’aggraver.   Lune de miel sécuritaire entre la Colombie et l'Équateur  L'épouse et une des filles de « Fito » (Adolfo Macias à l'état civil), leader d'un des principaux groupes criminels d'Équateur, les Choneros, ont été arrêtées en Colombie. Elles ont été capturées par la police colombienne, a annoncé ce dimanche (27 septembre 2026) le président colombien Abelardo de la Espriella. Des agents équatoriens et des agents états-uniens du FBI ont participé à l'opération. Un symbole de la coopération sécuritaire renouvelée entre les trois pays, sous la bannière du Bouclier des Amériques créée en mars 2026 par Washington pour regrouper les gouvernements de droite et d'extrême-droite du continent.   Honduras : les gangs continuent de défier l'État Dans ce pays d'Amérique centrale, considéré comme l'un des plus dangereux de la région, les groupes criminels appelés les « maras » sévissent. Extorsion, trafic de drogue ou d’armes, leurs activités criminelles aboutissent aussi à de nombreux homicides. Même si la lutte contre l’insécurité est au cœur des priorités du nouveau gouvernement nationaliste du président Nasry Asfura, dans le pays, les Honduriens vivent toujours avec la peur des gangs et de la violence qui ne diminue pas. Reportage sur place, dans un quartier de la capitale, de la correspondante de RFI à Tegucigalpa, Marie Griffon.   Dans le journal des Outre-mer La Guyane renouvelait ses deux sénateurs ce dimanche, et la surprise du jour, explique Serge Massau d'Outre-mer La 1ère, c’est l’élection de Ryan Persaud, 32 ans. Il était jusqu'ici simple conseiller municipal de la commune de Mana.
Cuba : témoignage de l’artiste et dissident Luis Manuel Otero Alcántara
2026/09/25
Après cinq ans passés en prison à Cuba, l’artiste et dissident Luis Manuel Otero Alcántara, 38 ans, a retrouvé la liberté. Il vit désormais en exil aux États-Unis. Luis Manuel Otero Alcántara a été arrêté en juillet 2021 alors qu’il tentait de rejoindre les manifestations historiques du 11 juillet. Au micro de Marine de la Moissonnière, il raconte les premiers mois de cette nouvelle vie : les difficultés physiques et psychologiques liées au fait de réapprendre à vivre en société après cinq années d’enfermement, mais aussi la sensation de devoir retrouver ses repères dans un monde libre. En prison, la peinture lui a permis de tenir et de continuer à résister. Depuis son arrivée aux États-Unis, il poursuit son engagement en faveur d’un changement politique à Cuba, dont il dénonce la situation économique et les restrictions aux libertés. Des propos qui lui valent des critiques, mais qui, dit-il, renforcent sa détermination à continuer de créer et à défendre les Cubains depuis l’exil. À lire aussiCuba: l’artiste et figure de la dissidence cubaine Luis Manuel Otero Alcántara arrive aux États-Unis pour son exil En Colombie, les groupes armés recrutent de plus en plus de mineurs C’est notamment le cas dans le département du Cauca en Colombie, l’un des territoires les plus touchés par le conflit. Pour attirer enfants et adolescents, les dissidents des Farc et d’autres groupes criminels utilisent désormais massivement les réseaux sociaux, notamment TikTok, Instagram et Facebook, avec des vidéos qui promettent argent, pouvoir et reconnaissance. Selon les chiffres du défenseur des droits colombien, 435 mineurs ont été recrutés en 2025, principalement dans le Cauca, tandis que l’ONU estime que les recrutements forcés ont augmenté de 300% en cinq ans. Dans les zones rurales et isolées, où les jeunes sont confrontés à la pauvreté et au manque d’opportunités, ces promesses peuvent être particulièrement efficaces. Paola Arissa, de la rédaction en espagnol de RFI, a recueilli le témoignage de Juan, recruté à 15 ans avant de parvenir à s’échapper, ainsi que celui d’un enseignant qui raconte comment les réseaux sociaux sont utilisés pour piéger et menacer les adolescents. Journal de la 1ère  La dette d’un milliard d’euros de la Collectivité territoriale de Martinique.  À éouter aussiLe journal d'Outre-mer La 1ère
E. Jean Carroll: «Je n’avais plus rien à perdre, alors je l’ai raconté»
2026/09/24
Elle est celle qui a fait condamner Donald Trump. La journaliste E. Jean Carroll raconte dans un livre sa bataille judiciaire et la décision de la justice reconnaissant le président états-unien coupable de viol. Entretien. Donald Trump l’a traitée de « menteuse », de « cinglée ». La journaliste états-unienne, E. Jean Carroll, 82 ans, a accusé le président américain de l’avoir violée dans les années 1990. La justice lui a donné raison : le président des États-Unis lui doit désormais plus de 80 millions de dollars. E. Jean Carroll raconte cette bataille judiciaire dans son livre Not my type - La Femme qui a fait plier Trump, dont la traduction en français parait ce jeudi (24 septembre 2026) aux éditions du Cherche Midi. Entretien avec Carlotta Morteo, du service Culture de RFI.   De la difficulté d’organiser des élections en Haïti En Haïti, le quotidien Le Nouvelliste a pu avoir accès à la liste des candidats à la présidentielle lors des élections prévues en décembre. Son rédacteur en chef Frantz Duval décrit la difficulté d’organiser ce scrutin. Le journal donne également la parole à l'avocat André Michel, qui estime que le Premier ministre a galvaudé la transition. De leur côté, les organisations patronales demandent des élections crédibles pour mettre fin à ce qu'elles qualifient de transition sans échéance À écouter aussiEn Haïti, des élections irréalisables? Le Journal d’Outre-mer la 1ère Deux agressions de professeurs en Guadeloupe à la Une du journal des Antilles Guyane. À lire aussiFrance: les violences contre les enseignants en milieu scolaire sont-elles vraiment en hausse?
Venezuela : Delcy Rodriguez à New York, Maria Corina Machado bloquée au Panama
2026/09/23
Donald Trump et Delcy Rodriguez se sont entretenus hier (22 septembre 2026), à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Première rencontre entre les deux présidents depuis la capture de Nicolas Maduro par les États-Unis, en janvier 2026, pour sceller la réconciliation entre les États-Unis et le Venezuela et la fin de 30 ans de disputes. Au même moment, à des milliers de kilomètres de New York, Maria Corina Machado, cheffe de l'opposition vénézuélienne, essayait - une nouvelle fois - de revenir dans son pays. Mais elle a encore échoué. Les explications de Marine de La Moissonnière. Enquête Forbidden Stories : le Mexique au cœur du dispositif étasunien Depuis le début de la semaine, nous vous dévoilons des volets de l'enquête menée par Forbidden Stories à laquelle RFI a participé. Une enquête intitulée : « The Deportation Project – Révélations sur les expulsions de masse de l’administration Trump ». Aujourd'hui, focus sur le Mexique. Ce pays voisin des États-Unis est celui qui reçoit le plus grand nombre de migrants expulsés vers des pays tiers : environ 20 000 sur les plus de 25 000 renvoyés entre janvier 2025, date du retour de Donald Trump au pouvoir, et août 2026. Comme l'explique Achim Lippold, ce sont les Cubains qui forment le groupe le plus important parmi ces expulsés. À lire aussi«Ils m’ont tout pris»: enquête sur les expulsions de masse de l’administration Trump vers le Mexique   Canada : comment sauver les langues autochtones Le Canada tente aujourd’hui de réparer les dégâts de décennies de politiques d’assimilation qui ont contribué à effacer les langues autochtones. Ottawa finance depuis 2019 leur revitalisation. Bien que les initiatives se multiplient pour les réapprendre et les transmettre dans les communautés, la majorité des langues autochtones encore parlées dans le pays sont menacées. Reportage de Nafi Alibert.   Le journal de la 1ère En Guyane, une trentaine d’enseignants du lycée Lumina Sophie à Saint-Laurent-du-Maroni, a cessé le travail hier (22 septembre 2026) pour dénoncer le silence du recteur de l’académie alors qu’un de leurs collègues, accusé d'agressions sexuelles, se serait suicidé.
USA: focus sur le «service de remigration», au cœur de la politique migratoire de Donald Trump
2026/09/22
L’enquête menée par Forbidden Stories et 26 médias partenaires, dont RFI, intitulée « The Deportation Project » – « Le projet Expulsion » qui lève le voile sur les expulsions de masse organisées par l’administration Trump, s’est aussi penché sur une structure qui est au cœur de cette politique, à savoir « l’Office of Remigration », le service de Remigration, devenu le symbole d’une politique migratoire durcie.   Le Washington Post a enquêté sur le service de remigration pour Forbidden Stories. Enquête présenté par Achim Lippold.   À lire aussiÉtats-Unis: le «bureau de la remigration», symbole d’un virage majeur de la politique migratoire Avec Fanny Lauby, professeure à l'Université Montclair dans le New Jersey et spécialiste des questions migratoires, nous parlons aussi de ce « service de remigration » et de la bataille judiciaire autour des expulsions vers des pays tiers.   Le Premier ministre haïtien devant l’ONU Ce mardi (22 septembre 2026), nous retrouvons Gotson Pierre, directeur de l’agence Alterpresse. Il revient sur les enjeux du voyage du Premier ministre Alix-Didier Fils-Aimé à New York, où il participe à l’Assemblée générale de l’ONU, avec notamment la question de la sécurité et des prochaines élections en Haïti. Gotson Pierre évoque également les vives réactions suscitées par le transfert aux autorités judiciaires américaines de 18 suspects détenus en Haïti, dont Joseph Félix Badio et 17 anciens militaires colombiens, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ex-président Jovenel Moïse. Journal de la 1ère La découverte d’un cas importé de chikungunya fait craindre une nouvelle épidémie en Guadeloupe.
Enquête RFI-Forbidden Stories : les disparus du Salvador
2026/09/21
Que sont devenus les Salvadoriens renvoyés dans leur pays d'origine par les États-Unis, il y a un an et demi ? RFI a travaillé avec 25 autres médias dans le cadre d'une enquête coordonnée par Forbidden Stories, intitulée : « The Deportation Project - Révélations sur les expulsions de masse de l'administration Trump ». En mars et en avril 2025, trois avions militaires atterrissent à San Salvador en provenance des États-Unis. À leur bord, 52 Vénézuéliens et un groupe de Salvadoriens dont on ignore tout. ll faudra un minutieux travail réalisé par des ONG pour établir qu'ils étaient 36. L'identité de seulement 11 d'entre eux a pu être établie et on n'a pu en localiser que 6, dont Elmer Concepcion Romero qui vivait en situation irrégulière aux États-Unis. Angelica Perez, de la rédaction en espagnol de RFI, a rencontré sa sœur, Glenda. Si les autorités ont fini par lui dire dans quelle prison se trouve son frère, elle n'a eu aucun contact avec lui. « Je n'ai reçu ni un coup de fil, ni même une photo me prouvant qu'il reçoit bien les paquets qu'on lui dépose. Je n'ai rien, juste l'espoir qu'on ne m'ait pas menti. Nous voudrions une preuve qu'il va bien car nous ne pouvons pas continuer à vivre dans cette incertitude. C'est comme si mon frère avait disparu. Cela fait plus d'un an qu'il est en prison et il n'y a aucune procédure légale ouverte contre lui », explique Glenda. Pas de poursuites judiciaires au Salvador où ces détenus sont privés de tout contact avec l'extérieur. Pas de présentation à un juge aux États-Unis avant leur expulsion. Aucun moyen de se défendre, donc, pour ces hommes qui, dans leur écrasante majorité, n'ont rien à se reprocher. D'après plusieurs organisations de défense des droits humains, seuls 10% d'entre eux ont un casier judiciaire. Mais aucun n'a de lien avec le crime organisé. Plusieurs ONG dénoncent des enlèvements et des disparitions forcées rendues possibles par le régime d'exception imposé en 2022 par Nayib Bukele pour mettre un terme à la violence des gangs et qui permet les arrestations sans décision de justice préalable, et par l'accord signé entre le Salvador et les États-Unis, le 4 février 2025. Un accord dont peu de détails ont filtré. Tout ce que l'on sait, c'est qu'en échange de 4,76 millions de dollars et à condition de ne pas venir en aide aux demandeurs d'asile, Nayib Bukele a accepté d'accueillir environ 300 criminels supposés pendant un an. Selon les autorités qui ne fournissent aucune preuve, il s'agit de membres du groupe criminel Tren de Aragua ou du gang la Mara Salvatrucha. Direction au moins dans un premier temps : le Cecot, la prison de haute sécurité dont le président salvadorien est si fier et où ces nouveaux venus ont été torturés et agressés sexuellement. Les rares familles qui osent défier le pouvoir de Nayib Bukele ont dû aller jusqu'à la Commission interaméricaine des droits de l'homme pour que le gouvernement du Salvador lâche que cinq de ces 36 migrants se trouvent dans la prison de Santa Ana et un au Cecot. Mais rien sur ce qui leur est reproché. À lire aussiEntre Trump et Bukele, l'accord secret qui fait disparaître les migrants   Regarder la vidéo#DeportationProject : ces personnes expulsées par les États-Unis vers l'Afrique Haïti : les enlèvements se multiplient En Haïti, pas une semaine ne passe sans qu'un ou des enlèvements ne se produisent. Ils sont particulièrement fréquents dans la commune de Delmas 31. Des personnes de tous âges, de toutes catégories sociales sont visées. Des victimes qui restent parfois aux mains des gangs pendant plusieurs mois, comme l'explique notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama. À lire aussiHaïti: écoliers, fonctionnaires… plus personne n'est épargné par le kidnapping à Port-au-Prince La capitale du Mexique, entre manque d'eau et inondations Au Mexique, comme dans de nombreux pays du monde, l'année est marquée par des phénomènes climatiques extrêmes. Sécheresse, puis inondations à répétition, le tout dans un pays au système de drainage trop vieux, victime de sous-investissements chroniques et rongé par l'affaissement des sols. Par conséquent, même lorsqu'il pleut beaucoup, le pays n'en retire pas de bienfaits et toute une partie de la population reste privée d'eau courante, même en périphérie de Mexico. Un reportage de Gwendolina Duval.   Le journal de la 1ère En cette journée mondiale d'Alzheimer, on parle de cette maladie neurodégénérative qui touche beaucoup de Guadeloupéens. À écouter aussiMaladie d’Alzheimer : les avancées de la recherche pour prédire la maladie
Qui sont les sénateurs fantômes de Washington D.C., qui espèrent un jour entrer au Congrès?
2026/09/18
Aux États-Unis, les élections de mi-mandat sont prévues le 3 novembre 2026, dans un mois et demi. Donald Trump, en mauvaise posture dans les enquêtes d'opinion, espère malgré tout garder sa majorité dans les deux chambres du Congrès. Et dans la capitale, les électeurs éliront comme chaque année des sénateurs fantômes, qui n'ont aucun pouvoir mais espèrent un jour devenir de « vrais » sénateurs. L'ensemble des 435 sièges est en jeu à la Chambre des représentants, ainsi qu'un tiers (35 sièges) du Sénat. Mais à Washington D.C., il existe des « sénateurs fantômes ». Ils font campagne, sont élus, mais n’ont pas le droit d’entrer dans l’hémicycle et encore moins de voter un quelconque texte de loi, explique Vincent Souriau, envoyé spécial permanent de RFI dans la capitale états-unienne. Une fonction bénévole, dont le but principal est de faire pression sur le Congrès pour que le district de Columbia change de statut et devienne enfin le 51ème État des États-Unis. Une éventualité que les républicains cherchent à tout prix à éviter, tant la capitale vote en faveur des démocrates.   XI Jinping attendu à la Maison Blanche Donald Trump accueillera son homologue chinois, le 24 septembre 2026, à Washington. C'est la deuxième rencontre en quelques mois pour les dirigeants des deux plus grandes puissances mondiales. Hermine Roumilhac, de la rédaction en mandarin de RFI, nous explique les enjeux de cette visite du président Xi Jinping aux États-Unis.   Haïti : l'extraction de sable menace les côtes du Nord-Ouest L’activité illégale d'extraction de sable contribue à l’avancée des vagues sur les côtes du nord-ouest d'Haïti, détruisant des maisons, des églises et des écoles situées sur le littoral, explique Djouly Mombrun, journaliste pour Ayibopost, lors du rendez-vous mensuel sur RFI de ce média haïtien d'investigation. Il signe un reportage sur cette pratique qui concerne notamment l’île de la Tortue, Saint-Louis-du-Nord et Anse-à-Foleur, où des habitants (souvent dans une situation économique précaire) prélèvent régulièrement du sable pour approvisionner, entre autres, le secteur de la construction.   Dans le journal d'Outre-mer La 1ère... Elles redoutaient l’application d’une taxe européenne sur les produits importés : les entreprises ultramarines ont finalement obtenu un sursis.
Il est «inhumain» de poursuivre les expulsions des États-Unis vers Haïti
2026/09/17
Depuis la révocation du Statut de protection temporaire (TPS) pour les Haïtiens fin juillet 2026, Washington a augmenté le rythme des expulsions vers Haïti, passant d'un vol par mois à un par semaine. Alors qu'un nouveau vol atterrit ce jeudi (17 septembre 2026) à Cap Haïtien, les ONG locales et internationales insistent : Haïti n'est pas en mesure de recevoir ces expulsés dans de bonnes conditions, dans un pays en proie à une profonde crise sécuritaire. Sur son site internet, le département d'État américain avertit ses ressortissants : « Ne vous rendez pas en Haïti : risques de crimes, d'enlèvements, de terrorisme, et services de soins limités », peut-on lire. Pourtant, Washington a décidé non seulement de révoquer le Statut de protection temporaire des Haïtiens, mais aussi d'augmenter le rythme des expulsions vers ce pays en crise. C'est ce que dénoncent de nombreuses organisations locales et internationales de défense des droits humains, comme Human Rights Watch (HRW) : « C'est une situation inhumaine, s'alarme Nathalye Cotrino, chercheuse senior pour l'ONG. Nous appelons le gouvernement des États-Unis à cesser d'expulser des gens vers Haïti ». Elle était sur place lors de l'arrivée de deux vols en août. Elle a pu parler sur le tarmac à des dizaines d'expulsés. « La grande inquiétude, pour beaucoup d'entre eux (en particulier ceux originaires du département de la capitale, Port-au-Prince, et du sud ou de l'Artibonite), est qu'ils doivent prendre la route pour pouvoir être hébergés chez des proches, explique-t-elle. Mais ces routes sont contrôlées - en majorité - par des groupes armés, avec des checkpoints. Les gens à qui j'ai parlé avaient très peur d'être rançonnés ou même enlevés. » Les autorités haïtiennes tentent d'adapter leur réponse De grandes tentes ont été installées à l'aéroport de Cap Haïtien pour vérifier les antécédents judiciaires des personnes expulsées, leur permettre d'appeler un proche, avoir un repas chaud... Ils et elles sont reçus notamment par des agents de la Croix Rouge haïtienne, et de l'Office national des migrations, l'ONM. Son coordinateur national, Jean Négot Bonheur, explique que l'ONM paye dans quelques cas une nuit d'hôtel aux passagers. Il assure qu'ils ont augmenté ces dernières semaines l'allocation donnée aux arrivants, pour la passer à 25 000 gourdes (191 dollars américains), contre seulement 10 000 gourdes début août 2026. Cela reste insuffisant pour payer le transport jusqu'à Port-au-Prince par exemple. Et si les États-Unis envoient plus de personnes que prévu, comme le 10 septembre, les passagers reçoivent un peu moins d'argent chacun. Cap Haïtien, déjà surpeuplée Les autorités prévoient de faire construire un centre d'hébergement de 500 places, mais il ne serait pas prêt avant la fin de l'année 2027. Le maire de la ville, Michel Saint Croix, se dit démuni. Il assure que le nombre d'habitants a déjà énormément augmenté à mesure que les gangs ont étendu leur emprise sur Port-au-Prince ou encore l'Artibonite ces dernières années. « ​​​​​​​La ville de Cap Haïtien a été construite pour environ 45 000 personnes mais avec l'insécurité, la population a dépassé les 500 000 habitants. Les loyers augmentent beaucoup. Et avec les déportations, cela va de mal en pis », se désespère-t-il. La ville est surchargée de déchets, a d'énormes problèmes d'assainissement et les coupures d'électricité sont très fréquentes. Malgré cela, et malgré la baisse de l'aide au développement de la part des États-Unis depuis le retour de Donald Trump, des ONG haïtiennes essayent de trouver des fonds et de s'organiser pour soutenir les expulsés. C'est le cas du Garr, par exemple, le Groupe d'appuis aux rapatriés et réfugiés. « Depuis la fin de l'USAID décidée par Donald Trump, il y a des lourds problèmes de sous-financement pour des organisations comme le Garr sur le terrain », explique Stenley Orbruth Doriscar, son responsable communication. L'ONG prévoit de recruter du personnel à Cap Haïtien pour accueillir et orienter les expulsés. Le Garr ajoute que déjà 197 000 personnes ont été expulsées vers Haïti entre janvier et août 2026, principalement depuis la République Dominicaine, mais aussi des Bahamas ou encore des îles Turques-et-Caïques. Autant que sur toute l'année 2025. Nouveau délai d'inscription pour les élections haïtiennes Pour la deuxième fois en deux semaines, le Conseil électoral provisoire (CEP) prolonge les délais d'inscription en vue des élections présidentielle et législatives, dont le premier tour est prévu le 13 décembre. Cette fois-ci, c'est la date limite d'enregistrement des candidats qui a été repoussée, explique Frantz Duval, du Nouvelliste. Avec Anne Cantener, il aborde aussi les mesures de sécurité annoncées par la commune de Kenscoff (en banlieue de Port-au-Prince) après les attaques de groupes armés. Enfin, le rédacteur en chef du plus ancien quotidien haïtien alerte sur « l'épidémie de carburant frelaté » qui touche Port-au-Prince.   Au Mexique, champignons hallucinogènes, science et savoirs ancestraux indigènes Au Mexique, le mois d’août est synonyme de récolte de champignons. Le pays compte une diversité impressionnante de champignons comestibles, mais il concentre aussi 25% de la diversité mondiale d’espèces hallucinogènes, un record. Ces champignons psilocybes sont utilisés depuis la nuit des temps par les peuples indigènes comme médecine traditionnelle, et intéressent aussi de plus en plus la science. Marine Lebègue a rencontré des scientifiques et a suivi la cueillette avec une communauté indigène, dans la sierra Mazateca, une chaîne de montagnes verdoyantes du sud du Mexique.    Dans le journal d'Outre-mer La 1ère  La fin d’une grève chez un transporteur n’y aura rien changé : il n’y avait toujours aucun bus en circulation ce jeudi matin (17 septembre 2026) dans le centre de la Martinique.
Patricio Guzmán, cinéaste de la mémoire de la dictature chilienne
2026/09/16
Le documentariste chilien s'est éteint à Paris à l'âge de 85 ans. Il vivait en France depuis de nombreuses années, mais a consacré presque toute sa vie et sa carrière à la mémoire de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990), qu'il a dû fuir après avoir tourné son œuvre majeure, « La bataille du Chili ». « Un pays sans cinéma documentaire, c'est comme une famille sans album photo », disait le réalisateur chilien Patricio Guzman. Son œuvre majeure, La bataille du Chili, un documentaire en trois volets (sorti à partir de 1975) sur les derniers mois du gouvernement de Salvador Allende (1970-1973), le premier président socialiste élu démocratiquement. Ce film, considéré comme l'un des plus grands documentaires politiques de l'histoire, naît de l'engagement politique et de l'émotion d'un jeune Patricio Guzman, qui retourne au pays après des études de cinéma à Madrid. « Je suis rentré au Chili en 1970. Salvador Allende était déjà arrivé au pouvoir. Ce qui se passait dans la rue tellement passionnant et beau que j'ai commencé à tout filmer », expliquait-il à Orlando Torricelli sur RFI en 1997. Le documentariste français Chris Marker apprécie son travail et lui donne de quoi tourner et produire ce qui deviendra le film « La bataille du Chili ». « Avec l'aide de Chris Marker, qui m'a donné la pellicule du film, poursuivait Patricio Guzmán, on a tourné pendant un an et j'ai documenté toute la fin du gouvernement d'Allende. C'est la seule expérience révolutionnaire en Amérique latine à avoir été filmée pas à pas, séquence après séquence. Entièrement. Et qui s'achève tragiquement, par le coup d'État » du 11 septembre 1973.   Répression et bobines exfiltrées par valise diplomatique Patricio Guzmán est arrêté puis parvient à fuir à l'étranger. Le caméraman du documentaire, Jorge Müller, ne survivra pas à la dictature. Il fait partie des près de 3 000 victimes du régime d'Augusto Pinochet. Son corps n'a jamais été retrouvé. Après le coup d'État, les bobines sortiront du pays par valise diplomatique, grâce à l'ambassade de Suède. Patricio Guzman s'est aussi saisi de l'actualité de son pays. Avec Renate Sachse, sa productrice de longue date, et épouse, il a consacré son dernier film au soulèvement qui a secoué le Chili en 2019, le plus important depuis la fin de la dictature. Un mouvement dans lequel il a vu un réveil politique et social contre les inégalités héritées du modèle imposé par Pinochet. Un de ses films le plus marquants est probablement « La nostalgie de la lumière », en 2010, dans lequel il dresse un parallèle entre les astronomes du désert d'Atacama, et des femmes qui, près des immenses télescopes, cherchent les corps de leurs proches disparus sous la dictature. Il a marqué de nombreux cinéastes chiliens, au-delà du documentaire. « Heureusement que nous avons le travail de quelqu'un comme Patricio Guzman, qui nous a permis de mieux comprendre d'où on vient, témoigne auprès de RFI Pablo Larrain, actuellement en plein tournage de son prochain film. Si son œuvre n'avait pas existé, il y aurait un vide immense »,    Un travail de mémoire toujours nécessaire, 53 ans après le coup d'État La bataille du Chili, récompensé par de nombreux prix internationaux, n'a été diffusé à la télévision chilienne pour la première fois qu'en 2021. Patricio Guzman s'est éteint quelques jours après un nouvel anniversaire du coup d'État, alors que pour la première fois depuis le retour à la démocratie en 1990, un président ouvertement nostalgique du général Pinochet, José Antonio Kast, occupe le palais de la Moneda. Et que pour la première fois aussi depuis la fin de la dictature, aucune cérémonie officielle de commémoration n'a été organisée ce 11 septembre.   Haïti : l'IA entre opportunités et désinformation Un peu partout en Haïti, des citoyens lancent des formations pour apprendre à mieux utiliser l'intelligence artificielle générative et améliorer leurs conditions de travail. C’est le cas aux Gonaïves, chef-lieu du département de l’Artibonite, où Marquès Michel, directeur de l’Alliance française de la ville, organise depuis 2019 des formations destinées aux professionnels, aux enseignants et aux cadres de l’administration publique. Cependant, l’IA amplifie aussi le phénomène de désinformation dans ce pays où la majorité des citoyens s’informent sur les réseaux sociaux. De quoi compliquer le travail des journalistes, qui n’ont pas toujours les moyens nécessaires pour vérifier les nombreuses informations, images et vidéos générées par l’intelligence artificielle, explique Ronel Paul.   Renata Flores, chanter et rapper en quechua pour transmettre la culture de ses ancêtres Ses compositions mêlent des sonorités andines traditionnelles à des genres contemporains comme le rap, la pop ou encore le reggaeton. Renata Flores, jeune artiste péruvienne, mêle aussi et surtout deux langues : l’espagnol et le quechua. Un moyen pour elle de préserver et transmettre la langue et la culture de sa famille. Sarah Krakovitch l'a rencontrée lors de l'étape parisienne de sa tournée européenne, qui se termine cette semaine par des concerts en Espagne et en Belgique. À écouter aussiAu Pérou, les jeunes influenceurs défendent coûte que coûte la langue quechua   Dans le journal d'Outre-mer La 1ère Trente et un homicides ont été enregistrés depuis le début de l’année en Guadeloupe, une situation qui inquiète sur l'île des Antilles.

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4.9 out of 5
7 reviews
★★★★★
elo9130 2024/06/04
Merci
Bonjour grâce aux nouvelles d’Amérique et d’ailleurs j’ai un plaisir de savoir ce qui se passe.
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