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Décousu

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Rating
★★★★★
5
from
2 reviews
Categories
Country
United States
This podcast has
95 episodes
Language
French
Publisher
Agathees
Explicit
No
Date created
2020/06/20
Latest episode
2026/01/17
Average duration
60 min.
Release period
24 days

Description

La mode, objet de tant de désirs et de fantasmes mais également de critiques et de mépris. Faussement accessible, le milieu de la mode entretient jalousement ses mystères et ses richesses parmi lesquelles la Haute Couture. Mais que savons-nous vraiment de cet artisanat (voire Art) de luxe? Incontestablement, la Haute Couture est un pilier de notre Art de vivre à la française qui se perpétue depuis des siècles."Décousu", c'est une plongée en profondeur dans les secrets de la couture, de la création aux savoirs-faire en passant par le fonctionnement du secteur et ses avancées techniques. Qu'est-ce que la Haute Couture? D'où vient-elle? Pourquoi existe-t-elle encore aujourd'hui? A-t-elle un avenir? Autant de questions que nous abordons dans des podcasts documentaires, historiques mais également dans des épisodes spéciaux où des acteurs du secteur entrent en dialogue avec nous.Nous trouver sur instagram: @decousupodcast

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Épisode 95 : Du déracinement à la réinsertion : quand les métiers d'art agissent au service des réfugiés grâce à La Fabrique Nomade
2026/01/17
On parle souvent des gestes de la mode comme de traces délicates de culture et de style.On en parle moins comme de gestes qui s’apprennent, se transmettent, se défendent, et parfois se reconquièrent.Dans cet épisode, Décousu rencontre La Fabrique NOMADE, une initiative singulière où la couture est plus qu’un métier : c’est un espace de réinvention, d’inclusion, de dignité et de transmission. Aux côtés d’Inès Mesmar, fondatrice et cheffe d’orchestre de cette aventure, nous explorons un projet qui n’est ni une école classique, ni un simple atelier : un lieu où des artisans réfugiés et migrants retrouvent un terrain pour réapprendre à faire, à vivre un métier, à se projeter — avec technique, exigence et autonomie.La Fabrique NOMADE n’est pas seulement un dispositif d’insertion : c’est une mise en pratique du vivre ensemble à travers le geste. Joaillerie, couture, broderie, patronage, coupe à plat… chaque point, chaque patron, chaque couture raconte une histoire d’apprentissage mais aussi de résilience.Dans cette conversation, nous démêlons ce que signifie vraiment accompagner des parcours, former à des savoir-faire complexes, mais aussi créer des passerelles entre talent, reconnaissance et liberté professionnelle.Nous parlons de pédagogie — de la difficulté d’apprendre quand on n’a pas les mêmes langues ou les mêmes codes — et de la façon dont des gestes très fins (points invisibles, sous-piqûres, nervures) deviennent des marqueurs de dignité sociale.Nous évoquons aussi les relations avec les maisons : comment une alliance avec des acteurs du luxe (comme LVMH) se traduit concrètement, quelles commandes ce partenariat génère, comment il se boucle financièrement, et quelles opportunités il ouvre pour des artisans qui, hier encore, n’avaient aucun accès à ces réseaux.Et puis il y a la question universelle, plus vaste :Quel rôle l’artisanat, ce geste cultivé et humble, peut-il jouer aujourd’hui dans un secteur qui valorise souvent l’événement et l’image plutôt que la compétence ?Peut-on, à force de points main et de patience, renouer avec une mode qui soit à la fois désirable et profondément humaine ?Un épisode inspirant, sans emphase mais avec une vraie tendresse pour les métiers du faire — ceux qui transforment des vies en compétences, et des compétence en chemins professionnels durables.Bonne écoute ✨Et comme toujours, rejoignez la conversation sur Instagram : @decousupodcast
Épisode 94 : Dans les coulisses du costume : savoir-faire, contraintes scéniques et économie de la couture, avec l’Atelier Caraco
2026/01/03
Le costume ne se contente pas d’habiller : il soutient un geste, accompagne un souffle, résiste au temps, à la lumière, à l’effort. Sur scène comme à l’écran, il doit tout à la fois disparaître et tenir, suggérer une époque sans jamais entraver le corps qui l’anime. C’est dans cet entre-deux — entre illusion et technique, entre poésie et contrainte — que se déploie le travail de l’Atelier Caraco.Installé au cœur de Paris, l’atelier, aujourd’hui dirigé par Claudine Lachaud, est l’un de ces lieux rares où le savoir-faire couture se met au service du spectacle vivant : théâtre, opéra, danse, cinéma… mais aussi, plus discrètement, de certaines maisons de couture pour lesquelles l’atelier intervient en sous-traitance, loin des projecteurs.Dans cet épisode, nous entrons dans les coulisses d’un métier aussi exigeant que méconnu. Comment conçoit-on un costume destiné à être vu de loin, répété des dizaines de fois, dansé, parfois malmené — tout en restant historiquement juste, techniquement irréprochable et esthétiquement lisible ? Comment adapte-t-on une coupe, une structure, une matière à la scène, à la caméra, à la lumière ? Et que signifie, concrètement, “faire de la couture” quand il faut composer avec des délais serrés, des budgets contraints et des exigences artistiques parfois vertigineuses ?Avec une grande précision, Claudine Lachaud raconte la réalité quotidienne de l’atelier : car derrière l’excellence artisanale, il y a aussi une réalité plus âpre : celle de la sous-traitance pour les maisons de couture, des budgets contraints, des délais compressés, des devis à défendre, et d’un métier dont la valeur est souvent mal comprise — voire invisibilisée.Un épisode qui lève le rideau sur un pan essentiel de la création vestimentaire, là où la couture quitte le champ du pur objet pour devenir pleinement vivante — portée, éprouvée, incarnée.Bonne écoute, et comme toujours, vos réflexions sont les bienvenues sur Instagram : @decousupodcast
Épisode 93 : Textile, industrie et souveraineté : la mode française face à sa réalité matérielle-avec Olivier Ducatillion, président de l'Union des Industries Textiles
2025/12/20
On parle beaucoup de mode responsable, de relocalisation, de circuits courts, de souveraineté industrielle. Mais derrière les mots, une question demeure — plus concrète, presque embarrassante : reste-t-il encore une industrie textile en France ?Car la mode aime les récits, les images, les manifestes. Elle parle volontiers de valeurs, de storytelling, de désir. Mais elle parle beaucoup moins de filature, de teinture, de tissage, de confection. De machines. De territoires. D’ouvriers. Et pourtant, sans industrie, la mode n’est qu’un discours suspendu dans le vide.Pour cet épisode, Décousu reçoit Olivier Ducatillion, président de l’Union des Industries Textiles. Une voix précieuse, qui observe la mode non depuis les podiums, mais depuis ses fondations matérielles. Ensemble, nous dressons la cartographie d’une filière trop souvent invisible : du champ de lin aux ateliers, des savoir-faire préservés aux maillons disparus, des forces silencieuses aux fragilités structurelles.Impossible, bien sûr, d’éviter le choc Shein. Ce modèle ultrarapide, ultracheap, algorithmique, qui bouscule à la fois l’industrie, la distribution, l’écologie… et notre rapport même au vêtement. Que dit-il de nos failles collectives ? Est-il une anomalie ou le symptôme logique d’un système que nous avons laissé dériver ?Au fil de la conversation, une idée s’impose : le textile n’est pas qu’un enjeu économique. Il est politique, culturel, social. Il parle d’emplois, de territoires, de transmission, mais aussi de souveraineté et de responsabilité collective. Refaire de la France — et de l’Europe — un espace textile crédible : utopie nostalgique ou ambition réaliste ?Bonne écoute, et comme toujours, vos réflexions sont les bienvenues sur Instagram : @decousupodcast
Épisode 92 : Les créateurs aiment-ils vraiment les femmes ? Le féminin par les couturiers : corps réel ou image projetée ? avec Dana Thomas
2025/12/06
Il est des questions qui paraissent presque impertinentes — et qui, pourtant, éclairent tout.Celle-ci en fait partie : les créateurs aiment-ils les femmes… ou seulement l’idée qu’ils s’en font ?Pour y répondre, il nous fallait une voix rare, à la fois érudite, affûtée et délicieusement libre : Dana Thomas. Journaliste pour The Washington Post, Newsweek, The New York Times et aujourd’hui The Guardian, autrice des indispensables Deluxe, Gods and Kings et Fashionopolis, elle scrute la mode avec le sérieux de l’historienne, l’esprit frondeur de la conteuse, et cette ironie légère qui n’appartient qu’aux observateurs aguerris.Dans cet épisode, les contradictions de la mode se révèlent sous un jour étonnamment vif. Car enfin — la couture célèbre-t-elle le corps féminin ou le met-elle en scène comme un décor ? Et pourquoi, depuis plus d’un siècle, la féminité rêvée par les couturiers demeure-t-elle si lointaine du corps réel qui vit, respire, marche et rit ?Dana Thomas nous aide à suivre ce fil : celui qui relie les fantasmes masculins aux silhouettes rigides, les corsets aux podiums Instagram, l’image parfaite à la femme imparfaite — c’est-à-dire vivante.On parle des créatrices trop peu célébrées, des couturiers fascinés par leurs muses, des corps disciplinés des années 1950 après le souffle de liberté des années 20, du retour des silhouettes contraintes comme une antienne, et des illusions très rentables du “fantasme couture” viral.Et puis, naturellement, nous glissons vers notre époque : la mode non genrée, qui gomme souvent le féminin au lieu de le réinventer ; les attentes réelles des femmes, partagées entre confort, puissance, désir, mouvement ; et ce que pourrait être un féminin pensé pour elles, et non à leur place.Un épisode invite à ouvrir la réflexion, donc n'hésitez pas à partager vos impressions en commentaire ! Bonne écoute, et retrouvons-nous sur Instagram pour poursuivre la conversation : @decousupodcast
Épisode 91 : Construire sa carrière dans la mode : entre ambition, désillusions et rencontres avec Julie Pont
2025/11/15
On entre souvent dans la mode avec une idée très claire de ce qu’on va y faire…et puis la mode, elle, a souvent d’autres projets pour nous. Car il y a ce que l’on croit qu'est la mode quand vue de l'extérieur : un univers où le talent, la culture et l’instinct suffiraient à tracer une trajectoire précise. Et puis il y a la réalité quand on y entre : une carrière qui se construit rarement comme on l’avait imaginé, faite de rencontres déterminantes, de réorientations parfois inattendues, de portes qui s’ouvrent… et d’autres qui se referment.Avec Julie Pont, on remonte le fil d’un parcours qui ne s’est jamais déroulé comme prévu — mais toujours au bon moment. Entre direction artistique, consulting, data, studios, magazines et innovation, elle avance en suivant les intuitions, en saisissant les opportunités… et parfois en se laissant surprendre. Car le secteur bouge vite, se contredit souvent, et demande une agilité permanente : réajuster ses envies, revoir ses ambitions, comprendre comment les maisons pensent vraiment, composer avec l’économie fragile de la presse, apprivoiser les logiques de visibilité… tout en gardant son propre regard. Julie partage ce que ces étapes lui ont appris, comment elle s’est repositionnée, ce qu’elle a observé de l’intérieur et comment, finalement, on trouve sa voie en avançant, un pas après l’autre, dans un secteur où rien ne se passe tout à fait comme prévu… mais où tout peut arriver. Ce qui ressort de notre conversation, c’est cette vérité qu’on oublie facilement :dans la mode, les trajectoires se tissent au gré des rencontres, des accidents heureux, des détours imprévus — et parfois des petits égos ou des grandes désillusions. Et c’est ce qui rend les parcours passionnants.Bonne écoute et venez partager vos réflexions sur instagram : @decousupodcast !
Épisode 90 : Le Salut par la consommation — Ce que notre rapport au luxe doit à notre héritage inconscient de la religion, avec Mark Alizart
2025/11/01
Et si, derrière nos envies d’objets, nos goûts pour la rareté ou notre culte du “beau”, se cachait quelque chose de plus ancien — presque sacré ?Si nos rapports à l’argent, au prestige ou à la consommation du luxe étaient en réalité dictés par une histoire bien plus profonde : celle de la religion ?Dans cet épisode, Décousu décrypte avec le philosophe Mark Alizart (Pop Théologie) la part de religieux qui habite encore nos manières de consommer et d’aimer le luxe.Car entre la grâce du geste français et la réussite ostentatoire américaine, entre la discrétion catholique et la prospérité protestante, se cache tout un héritage qui continue de façonner notre inconscient collectif.Du catholicisme français (rites, beauté, transcendance) au protestantisme américain (sobriété, réussite, mérite), deux visions du monde ont forgé nos morales du luxe : ici, la grâce du beau ; là-bas, le salut par la réussite.Et entre les deux, nos contradictions modernes : entre discrétion et ostentation, plaisir et vertu, héritage et désir. De Max Weber à LVMH, du quiet luxury au baroque, Décousu et Mark Alizart explorent cette théologie cachée du désir, et montrent que consommer n’est jamais neutre : c’est une manière de croire, de se distinguer… parfois même de se sauver. Un sujet en apparence conceptuel, mais en réalité brûlant d’actualité : car dans nos choix les plus futiles se rejouent encore nos quêtes les plus spirituelles.Rejoignez Décousu sur instagram pour échanger en commentaires ! @decousupodcast
Épisode 89 : Vivre la dissonance : naviguer entre mannequinat et mode durable avec Mariam de Vinzelle / Mariam Beaure d'Augères
2025/10/18
Il y a des trajectoires linéaires, rassurantes, faciles à raconter. Et puis il y a celles, plus fascinantes encore, faites de tension, de contrastes assumés. Celles où deux mondes se rencontrent sans jamais totalement se rejoindre. Celles qui forcent à penser.Mariam en est l’incarnation. Dans la mode, on la connaît sous le nom de Mariam de Vinzelle, visage des défilés Chanel, Louis Vuitton, Schiaparelli etc. Dans la recherche, elle signe Mariam Beaure d’Augères, doctorante à l’École des Mines, au sein du Centre de Sociologie de l’Innovation, où elle mène une thèse sur… la durabilité du jean.Deux univers qui ne fonctionnent ni sur les mêmes codes, ni sur les mêmes temporalités. D’un côté, l’urgence, les émotions visuelles, le culte de l’instant. De l’autre, la rigueur, la lenteur méthodologique, le doute scientifique. Deux mondes qui ne se parlent presque jamais. Et pourtant, elle les habite tous les deux.Mais vivre cette double vie, c’est aussi vivre une dissonance cognitive permanente. Comment participer à une industrie qui clame la durabilité tout en produisant sans relâche ? Comment observer scientifiquement un système dont on fait partie ? Comment concilier l’échelle du podium — immédiate, esthétique — et celle du temps long de la recherche ?Car Mariam connaît la mode de l’intérieur. Les studios où l’on parle d’allure plus que d’impact. Les défilés où l’on évoque l’« urgence créative » plus que les ressources. Les conversations où l’on rêve d’innovation, mais où l’on oublie parfois ce que signifie vraiment fabriquer. Elle voit la réalité derrière la narration — et elle choisit de ne pas détourner le regard.Dans cet épisode, on parle : de double identité et de fidélité à soi, de durabilité sans slogans, de recherche appliquée au réel, d’éthique, de contradictions.Entre lucidité et sincérité, Mariam pose une question rare et nécessaire :peut-on transformer un système sans le quitter ?Un épisode dense extrêmement humain, au coeur de nos contradictions.Bonne écoute et retrouvez le podcast sur instagram @decousupodcast pour partager vos impressions !
Épisode 88 : Le vintage pour redéfinir la valeur du luxe, le passé comme boussole du goût contemporain avec Marie Blanchet
2025/10/04
Qu’est-ce qui distingue un vêtement ancien d’un véritable chef-d’œuvre vintage ? Car le vintage n’est pas la seconde main. Là où la seconde main évoque surtout un prix, le vintage convoque une tout autre grammaire : celle de l’héritage, de l’exclusivité, du goût intime. C’est la rencontre d’une coupe, d’une matière, d’un geste de créateur qui, à travers le temps, conserve intacte sa force émotionnelle.Et si c’était cela, justement, la réponse aux crises actuelles du luxe ? Retrouver dans le vêtement non pas seulement un signe de statut, mais une expérience sensible, une fidélité, une singularité. Redonner au luxe cette intensité qui ne s’use pas avec les saisons, mais se nourrit du temps.Pour en parler, j’ai eu le plaisir de recevoir Marie Blanchet, fondatrice de Mon Vintage et directrice du département vintage du Printemps New York. Ensemble, nous avons parlé de tout ce qui fait la singularité du vintage : le lien subtil et essentiel entre « vintage » et « millésime », l’art de sourcer, restaurer et faire revivre des pièces uniques, les différences culturelles entre la cliente française et américaine, l’évolution du marché, des sacs Hermès records aux trésors encore sous les radars, et surtout, cette idée chère à Marie : la durabilité émotionnelle. Car au-delà des tendances et du marketing, le vintage engage une relation intime, presque philosophique au vêtement — une fidélité, une éducation à la qualité, une transmission de goût.Un épisode qui célèbre le passé non pas comme nostalgie, mais comme boussole pour le présent et pour le luxe de demain.✨Retrouvez le podcast sur instagram @decousupodcast !
Épisode 87 : L'élégance du chapeau, un accessoire du passé à penser au présent grâce à Atours par Cyril Rahon
2025/07/20
Le chapeau, cet accessoire que l’on croyait rangé au musée des bonnes manières, fait aujourd’hui un retour discret mais irrésistible dans nos musées et sur nos têtes (bonnets, casquettes, bobs...), porté non plus pour se couvrir, mais pour signifier. Dans cet épisode, nous recevons Cyril Rahon, directeur général de la maison Patou — mais ce n’est pas en tant qu’homme de chiffres ou stratège du luxe qu’il nous intéresse aujourd’hui. Non, c'est en sa qualité de collectionneur passionné de couvre-chefs qu’il vient au micro de Décousu, pour parler de son projet Atours, une plongée savante et sensible dans l’histoire du chapeau féminin, des années 20 à nos jours. Car si la mode a trop souvent relégué le chapeau au rang d’accessoire décoratif, Atours s’échine à rappeler qu’il fut — et demeure — un langage en soi.Nous évoquerons ensemble les plus grands noms de la chapellerie, ces artisans et artistes de l’ombre dont les créations, parfois plus sculpturales que portables, sont de véritables condensés d’époque. Mais nous irons plus loin, car derrière la visière ou la voilette, c’est tout un pan de l’histoire de la mode que l’on redécouvre : celui où les couturiers étaient d’abord modistes, où les femmes ne sortaient pas "en cheveux", ou l’élégance se mesurait à la juste inclinaison d’un feutre, à la légèreté d’un tulle. Un épisode entre érudition et coquetterie, où l’on verra que le chapeau, loin d’être un vestige, peut être une clef : celle d’un rapport plus lent, plus précieux, presque spirituel au vêtement.Alors bon épisode à toutes et à tous, et surtout… chapeau bas à Cyril pour son incroyable curation ! Retrouvez @decousupodcast sur instagram pour voir les trésors d'Atours !
Épisode 86 : Analyser la place du luxe dans nos imaginaires collectifs : l'exclusif à l'omniprésent avec Sophie Abriat
2025/07/06
Autrefois, le luxe se chuchotait. Il se transmettait dans le secret feutré des salons, se cachait derrière les rideaux épais d’un palace ou d’un vestiaire bien né. Aujourd’hui, il est partout — en story, en vitrine, en slogan, en NFT. Il habille nos imaginaires, investit nos désirs, colonise nos représentations. À force d'être brandi comme étendard, le voilà devenu quasi-synonyme de culture populaire. Une drôle de trajectoire pour un univers qui, il n’y a pas si longtemps, cultivait l’ombre, l’exclusivité et l’entre-soi..Pour comprendre comment le luxe est passé du territoire de l’exclusif à l’occupation permanente de l’espace symbolique, j’ai eu le plaisir de recevoir la journaliste Sophie Abriat, plume fine et acérée, collaboratrice de M Le Magazine du Monde et de T, le magazine du Temps..À l’occasion de la parution de son essai Danser sur le volcan (Editions Grasset), elle nous livre une réflexion vive et documentée sur une industrie qui vend bien plus que des vêtements : des récits, des valeurs, des affects. Une conversation qui interroge sans condamner, qui dévoile sans détruire, dans laquelle Sophie Abriat mêle sens critique et sensibilité, pour interroger ce que le luxe fait à nos imaginaires… et ce que nos imaginaires révèlent du monde. Retrouvez le podcast sur instagram : @decousupodcast, et bon épisode !
Épisode 85 : Tenir une maison de Haute Couture : concurrence, réglementation et financements avec Julien Fournié
2025/06/22
Le nec plua ultra de la mode, c'est la Haute Couture. Un monde qui cultive sa discrétion, ou du moins d'un point de vue storytelling car en réalité, cette dernière n'a jamais été autant regardée, sue, connue de tout un chacun. Les réseaux sociaux ont permis de diffuser ces collections exceptionnelles, pour notre plus grand bonheur. Mais il ne faudrait pas que les grands noms qu'on voit partout ne cachent la réalité des maisons de couture, dont l'activité reste exclusive, discrète, dédiée à sa clientèle intime. Car dans un monde où la viralité est reine, même dans le luxe, comment gerer une maison authentiquement dévouée à la Haute Couture ? C'est aujourd'hui ce que Julien Fournié, pour sa seconde apparition dans Décousu, vient nous dévoiler. Comme toujours, le couturier nous parle sans langue de bois, et aborde pour le podcast des questions tout autant créatives que financières. Alors bon épisode à toutes et tous, et je vous attends en commentaires sur instagram @decousupodcast !
Épisode 84 : La mode et l'appropriation culturelle : une relation inextricable ? avec Khémaïs Ben Lakhdar
2025/04/05
L'ère des réseaux sociaux a changé la façon dont se forme l'opinion publique : si par avant quelques canaux avaient les rênes du discours, aujourd'hui la parole publique appartient à toutes et tous. Des voix silenciées par le passé ont fait alors entendre leur combat, confrontant la culture dominante. Le monde de la mode n'a pas échappé à cette réalité, et s'est vu forcé de se regarder dans le miroir pour la première fois et adresser la question de l'appropriation culturelle..Un sujet brûlant, qui anime les uns, révolte les autres, mais qui se cristallise dans les nouvelles générations, désireuses d'apporter des regards plus complexes sur le passé. Et l'histoire de la mode est elle aussi profondément dépendante de cette appropriation, c'est du moins un axe de réflexion qui ne peut être amplement réfléchis pour comprendre ce qui l'a forgé. C'est précisément ce que nous allons faire aujourd'hui grâce à Khémaïs Ben Lakhdar, doctorant, enseignant à l'Institut Français de la Mode et auteur de l'ouvrage "L'appropriation culturelle Histoire, domination et création : aux origines d'un pillage occidental" paru chez Stock..Loin de condamner ou d'attaquer, cet épisode est une ouverture au dialogue pour penser les échanges culturels en y ajoutant de l'égalité et du respect. Alors je vous invite à laisser un commentaire pour faire part de vos réflexions !
Épisode 83 : Les secrets des tissus de Haute Couture révélés : l'ennoblissement textile dévoilé par Vincent Richard de Latour
2025/03/15
Je pense pouvoir subodorer, sans trop de risques, que si vous écoutez Décousu, vous aimez farfouiller dans les fatras de la mode. Sans doute rêvez-vous de devenir une petite souris et de vous faufiler partout dans les ateliers, espionner amoureusement les mains qui s'affairent et découvrir leurs secrets. Et quels secrets ! A peine croit-on connaître le monde de la couture qu'une avalanche de savoir-faire inédits se déploie devant nos yeux de néophytes. Savez-vous par exemple ce qu'est l'ennoblissement textile? Car si les tissus couture sont déjà des trésors en soi, sachez que la monde fou de la Haute Couture les peaufine encore jusqu'à les transformer en de vraies oeuvres d'orfèvrerie. Alors il est temps d'assouvir vos rêves de curieuses petites souris et de vous faire pénétrer ce monde feutré grâce au talentueux Vincent Richard de Latour, ennoblisseur textile pour son atelier éponyme.Cet épisode vous emmenera dans les méandres insoupçonnés de ce métier, mais également dans le rapport plus personnel que Vincent entretient avec la matière et le monde de la mode, un amour inchangé depuis 12 ans. N'hésitez pas à partager l'épisode s'il vous a plu, et à retrouver Décousu sur Instagram (@decousupodcast) pour voir des images du merveilleux travail de Vincent ! Bon épisode à toutes et à tous !
Épisode 82 : Passer de la fougue créative à la réalité d'une industrie en tant que jeune marque émergente avec LA CAGE Paris
2025/03/01
Il y a dans la mode une sorte de réservoir à fantasmes créatifs, un puits sans fond de rêves exaltés. Nous viennent à tous des images de défilés grandioses, et des soirées cocktail glamour ou encore des nuits peuplées de créatures. Et si c'est souvent cette dimension fantasmée qui donne le premier élan vers ce milieu, l'aspect plus pragmatique de l'industrie ne tarde pas à prendre le dessus quand on finit par vraiment y travailler. Alors comment aborder la transition du rêve à la réalité, surtout quand on est un jeune créateur qui se lance ? C'est ce qu'on va approfondir aujourd'hui avec Victoria Baia et Victor Koehler, fondateurs de la marque/studio créatif LA CAGE.. Sans langue de bois mais sans dramatisme stérile non plus, ils reviennent sur les étapes qui ont jalonné leurs parcours et celles à venir. La fougue créative qui les a poussé sur leur voie est un trésor fragile qu'ils maintiennent et désirent garder au cœur de leur pratique. On va voir quelle stratégie mettent-ils en place pour y parvenir, et c'est aussi l'occasion de découvrir l'univers unique et fort de LA CAGE. Bon épisode à toutes et à tous!Retrouvez Décousu sur instagram @decousupodcast
Épisode 81 : Crise de la filière textile de seconde main en Europe : quelle relation avec l'Afrique? avec Edem d'Almeida
2025/02/16
Vous avez certainement déjà vu ces photos de plages africaines tapissées de vêtements, véritables décharges à ciel ouvert. Un constat qui semble témoigner d'une vérité simple : il faut cesser d'exporter. Mais le réel est toujours complexe, composite, et cette conclusion simpliste cache un une autre réalité : l'Occident réussit rarement à penser contre lui même. Alors prenons le problème à l'envers, et partons d'un point de vue africain..Aujourd’hui Décousu reçoit Edem D'Almeida, président de l'association togolaise Moi Jeu Tri, pour parler de la crise qui frappe la filière européenne des TLC de seconde main. Collecter, trier et traiter les déchets devient plus cher que ce que cette économie rapporte, et cela est notamment dû à l'évolution du secteur en Afrique, principal réceptacle de ces exportations. Edem D'Almeida nous invite à penser autrement, en posant des questions propres au continent africain et nous essayons ensemble de définir les œillères occidentales qui ont mené l'Europe à cette crise inédite.Je vous invite à créer le dialogues et à partager vos réflexions et commentaires sur l'instagram de Décousu @decousupodcastBon épisode à toutes et à tous!

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