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Les Contrariantes

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★★★★★
5
from
2 reviews
Categories
Country
United States
This podcast has
38 episodes
Language
French
Publisher
Le Point
Explicit
No
Date created
2020/10/02
Latest episode
2022/06/24
Average duration
49 min.
Release period
17 days

Description

Amoureux de la raison, de la liberté et de la démocratie, John Stuart Mill observait : « Ce n’est que par la confrontation des opinions adverses que l’on a une chance de découvrir le reste de la vérité. » Hélas, notre époque semble avoir oublié cet esprit de la controverse féconde. Partout, on s’enferme dans des clans intellectuels jaloux de leur périmètre et de leur pureté. On transforme des oppositions normales d’idées en guerre culturelle et idéologique. On publie tribunes et pétitions sur ses engagements sans avoir envie de discuter avec ceux qui ne les partagent pas. On dénonce beaucoup, mais cette posture moralisatrice confondant l’indignation et l’argumentation ressemble à s’y méprendre à une extinction de la pensée critique. L’intimidation, l’autocensure et le conformisme n’ont jamais été les bases d’une démocratie vivante et sûre d’elle-même, mais plutôt les préludes des tyrannies. Peggy Sastre et Laetitia Strauch-Bonart entendent faire mentir l’époque. Après un tour de chauffe où elles se secoueront l’une l’autre les plumes, les Contrariantes recevront toutes les deux semaines des acteurs de la vie intellectuelle, culturelle, politique et scientifique pour parler de l’actualité et de l’inactualité des idées. Le programme est vaste : sortir des tribus et des bulles, aborder des sujets sérieux sans esprit de sérieux et des polémiques sans velléité excommunicatrice, préférer les faits aux émotions, les idées aux mots d’ordre, les connaissances aux tabous et aux totems. La parole et la pensée ne valent rien si elles ne peuvent être libres. Les Contrariantes offrent un nouvel espace pour cette liberté. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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David Haziza : « Notre mièvrerie non violente est un rejet de la chair »
2022/06/24
Invité de marque, David Haziza l'est à plus d'un titre. Déjà, parce qu'il aura fait tout le chemin de New York à Paris pour venir se soumettre aux questions de Ferghane Azihari et Peggy Sastre et, ensuite, parce que malgré son relatif jeune âge, on lui constate déjà un beau passif. Élève de l'École normale supérieure, où il a étudié la philosophie, David Haziza a ensuite choisi de poursuivre ses études aux États-Unis, à l'Université de Columbia, pour un doctorat au département de français, où il a également enseigné. Ses recherches, à la croisée de la littérature, de l'histoire des idées et des études religieuses, ont notamment été consacrées à Michelet, en particulier à sa Sorcière, et à l'historien de la mystique et des hérésies juives Gershom Scholem, dont les approches de l'histoire ont été mises en dialogue avec d'autres auteurs et chercheurs, comme Georges Bataille, Carlo Ginzburg ou encore Bakhtine.  Soit de quoi commencer à se faire une idée du caractère pour le moins buissonnant de l'œuvre de David Haziza. En 2017, il publie un premier livre aux éditions du Cerf, Talisman sur ton cœur, qui proposait une nouvelle traduction et un commentaire du Cantique des Cantiques. Et pour ce nouvel épisode des Contrariantes, c'est son deuxième ouvrage, paru en janvier chez Grasset, Le procès de la chair – Essai contre les nouveaux puritains qui en aura fait un invité immanquable. Pandémie, féminisme, tueries de masse, parentalité « bienveillante » et autres costards taillés au « sécuritarisme » de droite ayant alimenté les paniques morales et la peur du sexe de la gauche woke… Tout y passe et encore plus. Une parole libre dans un entretien aussi frais que foisonnant. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Philippe Val : « Il ne faut pas laisser les clés de notre monde aux fanatiques »
2022/06/10
On ne présente plus Philippe Val. Journaliste, écrivain et essayiste, il fut pendant dix-sept ans à la tête du célèbre journal satirique Charlie Hebdo. Auteur de plus de vingt ouvrages publiés durant ce qu’on peut désormais qualifier de longue carrière, son dernier livre paru aux éditions de l’Observatoire s’intitule Dictionnaire philosophique d’un monde sans Dieu. Un titre évocateur, mais qui n’est guère surprenant pour celui qui, à l’intérieur ou à l’extérieur de la rédaction de Charlie Hebdo, a toujours revendiqué une forme décomplexée d’athéisme militant. Cette irrévérence à l’égard d’un dieu improbable se conjugue cependant sans difficulté avec la sympathie pour les croyants qui ne ressentent guère le besoin de manier sur terre un quelconque glaive divin. Hélas, le chemin pour que l’obscurantisme dépose les armes est encore long. Face au fanatisme, « il n’est d’autre remède à cette maladie épidémique que l’esprit philosophique, qui, répandu de proche en proche, adoucit enfin les mœurs des hommes, et qui prévient les accès du mal », disait Voltaire. Tel est l’esprit qui anime Philippe Val dans ce riche entretien, où se mêlent de profondes réflexions sur le fait religieux, la possibilité de s’épanouir dans un monde sans dieu, la dette que notre civilisation devrait au christianisme, la place de l’islam et des minorités postcoloniales… Rencontre avec un libre-penseur bien décidé à le rester. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Philippe Aghion : « En France, on a trop tardé à faire des réformes »
2022/05/27
Philippe Aghion est l’un des rares économistes français que le monde nous envie. Auteur en 2020, avec Céline Antonin et Simon Bunel du Pouvoir de la destruction créatrice (Odile Jacob), synthèse de plus de trente ans de recherches, on ne pouvait pas rêver meilleur invité pour relancer les Contrariantes, le podcast des idées élevées en liberté, dans une formule pas tout à fait pareille ni tout à fait une autre. Suivant le glorieux précepte du changement dans la continuité, votre émission bimensuelle préférée consistera désormais en un grand entretien animé, depuis les studios du Point, par Peggy Sastre et Ferghane Azihari, complété d’une chronique intitulée « Les Contrariétés de Mathilde », réalisée par Mathilde Berger-Perrin. Et pour initier cette nouvelle saison, Philippe Aghion est un invité de marque. Professeur au Collège de France depuis 2015, à l’Institut européen d'administration des affaires (Insead) et à la London School of Economics, après avoir, entre autres, enseigné à Harvard et été, là encore entre autres, membre du Cercle des économistes, son œuvre se focalise sur la croissance et l’innovation. Et le paradigme Aghion, à l’oeuvre au Conseil d'analyse économique, à la Commission pour la libération de la croissance française – la fameuse Commission Attali – ou encore auprès de François Hollande, Alain Juppé, Emmanuel Macron et dans les programmes les plus récents de sciences économiques et sociales au lycée, vise à développer un capitalisme vertueux, à la fois favorable à l'innovation et protecteur pour les citoyens, grâce à un dialogue intelligent entre l'Etat, les entreprises et la société civile. Une apparente gageure qui se dissipe dès qu’on prête l’oreille à son argumentation lumineuse, assistée d’un sens de la pédagogie hors du commun. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Ce n'est qu'un au revoir ?
2022/04/15
Même les meilleures choses ont une fin… Laetitia Strauch-Bonart ayant décidé de voguer vers de nouvelles aventures éditoriales, le podcast « Les Contrariantes » cesse d’exister. L’occasion pour nos duettistes d’un petit numéro spécial « best of » et de se remémorer le meilleur et le pire de deux saisons riches en échanges, en découvertes, en contre-pieds et contrariétés… mais aussi en bons gros ratés et en numéros qui, heureusement, n’ont jamais vu le jour ! Un immense merci à nos auditeurs et que les plus fidèles se rassurent : ici ou ailleurs, les idées élevées en liberté sont loin d’avoir dit leur dernier mot.  ​​​​​​ Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
« L’IEP Grenoble n’est pas la caricature woke qu’on en fait »
2022/04/01
Le 4 mars 2021, un syndicat étudiant local organisait une séance de collages sur les murs de l’Institut d’études politiques (IEP) de Grenoble. Deux enseignants de l’établissement, Klaus Kinzler et Vincent Tournier, y étaient désignés à la vindicte publique, accusés d'« islamophobie » et de « fascisme », et leur licenciement exigé. Formuler publiquement de telles accusations – infondées – contre des enseignants six mois seulement après l’assassinat de Samuel Paty, voilà qui démontrait, s’il en était encore besoin, que certaines organisations de gauche n’avaient tiré aucune leçon d’un attentat dont la cible avait été désignée par les réseaux sociaux. C’était le début de l’affaire dite de « Sciences Po Grenoble » ou de « l’affaire Kinzler », du nom de l’enseignant à avoir le plus pris la parole dans les médias, notamment pour dénoncer la longue détérioration de l’IEP sur le plan de la liberté d’expression et du pluralisme idéologique. Depuis l’année dernière, l’Inspection générale a diligenté une enquête mettant en cause la gestion de l’affaire, les étudiants incriminés ont été relaxés en conseil de discipline et l’administration de l’établissement, restée muette pendant des mois, a suspendu M. Kinzler de ses fonctions en décembre 2021 après qu’il a commenté cette décision dans la presse. La presse, justement, a été accusée par la direction de l’IEP et certains de ses chercheurs d’avoir « instrumentalisé » la polémique et d’avoir adopté un point de vue par trop biaisé. C’est un reproche fait notamment au Point qui, depuis les débuts de « l’affaire de Sciences Po Grenoble », a informé ses lecteurs de ses péripéties. En février, assistée par l’agence de conseils en affaires publiques, Euros/Agency, la direction de l’IEP Grenoble encourageait ainsi les enseignants à « être très prudents quant aux sollicitations très pressantes » du Point. Le fondateur de l’agence et ancien élève de l’école, Mathieu Collet, estimait pour sa part que notre journal avait « choisi d’alimenter une polémique débile » fragilisant « des gens qui bossent justement pour éviter les effets délétères d’articles aussi lamentables que les vôtres ». C’est dans un état d’esprit largement plus apaisé que Dorian Guinard, maître de conférences en droit public à l’IEP Grenoble, a contacté de lui-même les Contrariantes pour apporter « un éclairage différent » sur cette affaire. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
« L'attachement à son pays est une forme de gratitude »
2022/03/18
En plein non-débat présidentiel, et alors que la guerre assombrit l'Europe, la question de la défense de notre mode de vie et de nos valeurs rejaillit comme elle ne l'avait pas fait depuis longtemps. C'est l'occasion pour les Contrariantes d'évoquer un sujet aussi large que chauvin, notre douce France. Pour ce faire, elles se penchent sur le dernier ouvrage publié par l'une d'elles, De la France. Ce pays que l'on croyait connaître (Perrin/Presses de la cité), qui analyse les difficultés chroniques de notre pays mais aussi ses réussites. Point de départ de la discussion, la confrontation de deux visions différentes, l'une lyrique et affective, l'autre, celle de notre autre Contrariante, qui n’est pas loin de celle que l'écrivain Michel Houellebecq décrivait en recevant le prix Goncourt en 2010 : « Je ne suis pas un citoyen et je n’ai pas envie de le devenir. Le devoir par rapport à son pays, ça n’existe pas, il faut le dire aux gens. On est des individus. La France est un hôtel, rien de plus. » Alors, la France est-elle seulement le pays où nous habitons ou bien quelque chose de plus et autre ? Réponse dans cette édition spéciale des Contrariantes.  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Mathieu Slama : « La démocratie est aujourd’hui un champ de ruines »
2022/03/04
En temps de crise, d’urgence, quand un pays, une région et même tout un monde semble sombrer, un réflexe courant consiste à larguer la liberté par-dessus bord. On serre les vis maintenant, les circonstances l’exigent, on aura bien le temps de voir plus tard. Après tout, la liberté n’est-elle pas un luxe permis par des temps paisibles et prospères ? Pour Mathieu Slama, invité du nouvel épisode des Contrariantes, il en va au contraire d’un des pires périls qu’une société peut affronter, sans aucune garantie de s’en remettre à court et moyen terme. Consultant et analyste politique, enseignant en communication politique, Mathieu Slama a commencé sa carrière d’essayiste en 2016, avec un premier livre publié aux éditions de Fallois, La Guerre des mondes, réflexion sur la croisade idéologique de Poutine contre l’Occident, plus que jamais d’actualité à l’heure de l’invasion russe de l’Ukraine. Mais c’est surtout pour son Adieu la liberté, essai sur la société disciplinaire, paru en janvier aux Presses de la Cité, que Peggy Sastre et Laetitia Strauch-Bonart ont décidé de convier Mathieu Slama à leur micro. Dans ce livre, l’essayiste y analyse, avec l’aide de Michel Foucault, Gilles Deleuze et Giorgio Agamben, le tournant décrit comme liberticide que la pandémie de Covid-19 a fait prendre à la France, pays pourtant réputé pour sa passion de la liberté et de l’anticonformisme. « Avec l’assentiment d’une majorité de Français, écrit Mathieu Slama, une société de l’ordre et de la surveillance s’est installée ; la démocratie est devenue management, le politique s’est effacé devant la science et les citoyens libres se sont transformés en population docile à discipliner. Une éclipse de la liberté préparée de longue date par des renoncements successifs. » Selon l’essayiste, la crise sanitaire n’a fait en réalité que cristalliser un mouvement plus ancien et remontant notamment aux années 2010 avec la réaction au terrorisme islamiste. Pour, en fin de compte, révéler un nouveau totalitarisme « soft », fondé sur une idéologie du « safe ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Emmanuelle Ducros : « Je suis une déçue de l’écologie »
2022/02/18
Alors que le Salon de l’agriculture, rituel national s’il en est, ouvrira ses portes à la fin février, les Contrariantes ont jugé plus qu’opportun d’inviter l’une des voix les plus audacieuses du moment sur un sujet qui divise notre pays aux 246 fromages, la journaliste Emmanuelle Ducros. Après avoir fait ses études à l’Institut d’études politiques de Grenoble en 1995, puis à l’École supérieure de journalisme de Lille, elle s’est spécialisée dans le secteur de l’économie pendant plusieurs années et c’est à ce titre que, depuis 2013, elle s’occupe des questions de transports, d’agriculture et d’alimentation pour le journal L’Opinion. Ses prises de position sur l’agriculture lui attirent régulièrement les foudres des écologistes et même de certains organes de presse, comme lorsque, en 2019, elle avait renvoyé, chiffres à l’appui, l’émission star de France 2 Envoyé spécial à son sensationnalisme et ses contre-vérités. En plus de sa dénonciation des « discours alarmistes » sur les pesticides comme le glyphosate, Emmanuelle Ducros est également critique du bio tant elle estime que sa généralisation à l’échelle de la planète pourrait conduire à une déforestation massive, d’autant qu’il n’apporte pas de clairs bénéfices de santé. Et elle ne voit pas non plus d’un très bon œil des associations antispécistes qui, comme L214, veulent « purement et simplement l’abolition de l’élevage », selon elle. Un discours qui, certes, détonne, mais qui est toujours méticuleusement étayé de données et d’études scientifiques… contrairement à bon nombre de ses détracteurs. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
« Si je n’avais pas été “d’origine”, j’aurais été crucifiée depuis longtemps »
2022/02/04
Alors que le Hijab Day (« Journée mondiale du hidjab ») s'est tenu le 1er février – le même jour que l'anniversaire du retour en Iran de l'ayatollah Khomeiny de son exil français –, les Contrariantes ne pouvaient recevoir une meilleure invitée qu'une féministe iranienne résolument critique du voile et qui, elle, s'est exilée en France : l'écrivain Abnousse Shalmani. Historienne de formation, spécialiste de la vie intellectuelle dans le Paris de la Belle Époque, journaliste, scénariste et réalisatrice, on peut la lire aujourd’hui dans L’Express et Franc-Tireur, et la voir sur I24news, Arte et LCI, où elle intervient quatre jours par semaine pour un « parti pris » de politique internationale et d’affaires étrangères dans l’émission 24h Pujadas. Une activité qui vient de lui valoir le Grand Prix 2021 de la presse internationale dans la catégorie « télévision ».  On lui doit Khomeiny, Sade et moi, paru en 2014 chez Grasset, un récit qui relate sa petite enfance en Iran et son exil à Paris, et Éloge du métèque, paru en 2019, toujours chez Grasset, un essai dans lequel elle revalorise à la fois le mot et la figure du métèque, comme « la figure de transfuge par excellence : cet autre aux semelles de vent, qui sait qu’il devra repartir un jour, celui qu’on ne peut jamais enfermer dans un seul lieu ou une seule identité, voué à intriguer, voire à effrayer, à trouver une embuche dans le regard de l’autre. Celui qui vit dans une identité mouvante, perpétuellement en exil, qui procure une authentique liberté pour peu qu’on se donne la peine d’essayer de l’habiter ». Une parfaite contrariante en somme ! Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
« En psychiatrie ou en psychologie, Freud, c’est du passé »
2022/01/21
Les meilleures critiques viennent-elles toujours de l’intérieur ? Fait-on plus contrariant qu’un défroqué ? Voici quelques-unes des questions qui auront animé Peggy Sastre et Laetitia Strauch-Bonart dans ce nouveau numéro des Contrariantes consacré au déboulonnage d’un totem de notre époque : la psychanalyse. Et pour ce faire, elles n’auraient pas pu trouver d’invité plus idéal que Jacques Van Rillaer. Psychologue et psychothérapeute, spécialiste du traitement des troubles anxieux, aujourd’hui professeur émérite de l’université catholique de Louvain et de l’université Saint-Louis, à Bruxelles, Van Rillaer œuvre depuis plus de quarante ans à défendre une approche scientifique de l’étude de l’esprit humain et de ses dysfonctionnements. Mais il n’en a pas toujours été ainsi, car cette orientation de carrière – qui lui vaudra notamment une renommée internationale après la publication, en 2005, du Livre noir de la psychanalyse, dont il est le coauteur avec Mikkel Borch-Jacobsen, Jean Cottraux et Didier Pleux, sous la direction de Catherine Meyer aux Arènes – s’est faite après qu’il a été lui-même et plus de dix ans durant un partisan et praticien zélé de la psychanalyse d’inspiration freudienne. Il fut ainsi membre de l’École belge de psychanalyse (BSP-EBP) de 1965 à 1979, où il allait effectuer son analyse didactique de 1965 à 1969, pour ensuite pratiquer la psychanalyse jusqu’en 1979. Soit l’année de sa volte-face intellectuelle. Après avoir démissionné de la BSP-EBP, Van Rillaer va s’atteler à la rédaction de sa première bombe, Les Illusions de la psychanalyse, publié en 1981. Un ouvrage dont vient de paraître, aux éditions Mardaga, une version enrichie et actualisée, Les Désillusions de la psychanalyse, notamment augmentée des archives personnelles de Freud – lettres, carnets, notes, etc. –, une mine, ô combien, explosive pour saisir l’ampleur de l’imposture de l’« Oracle de Vienne ». Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
« L’affaire Kinzler est peut-être plus importante que l’affaire Dreyfus »
2022/01/07
En mars 2021, deux enseignants de l’IEP de Grenoble étaient accusés d'« islamophobie » et de « fascisme » sur le mur même de cette institution. Alors qu’on a beaucoup vu et entendu l’un des deux protagonistes, le professeur d’allemand Klaus Kinzler, l’autre, Vincent Tournier, s’est peu exprimé publiquement, hormis notamment dans Le Point. Maître de conférences en science politique, spécialiste des attitudes politiques et de l’opinion publique, auteur d’un Portrait des musulmans d’Europe pour la Fondapol, Tournier dispense depuis plusieurs années à l’IEP de Grenoble un cours sur l’islam et les musulmans en France. C’est ce qui a lui a valu – en plus de son franc-parler – ces accusations d’islamophobie, en premier lieu sur les réseaux sociaux de la part d’un syndicat étudiant, puis sur le mur de l’IEP, alors que personne ne s’était jamais plaint de son cours. Nous le recevons aujourd’hui à la suite de la décision fin novembre de la section disciplinaire traitant l’affaire de l’IEP – délocalisée à l’université de Clermont-Ferrand – de relaxer les étudiants soupçonnés du collage au motif qu’il n’était pas possible d’en identifier précisément ses auteurs. À la suite de cette décision, Klaus Kinzler s’est d’ailleurs exprimé dans plusieurs médias en accusant l’IEP d’être, entre autres, un institut « de rééducation », ce qui lui a valu une suspension de quatre mois. Depuis ses débuts, l’affaire de l’IEP Grenoble témoigne d’une invraisemblable intolérance à l’égard de points de vue divergents – situation que les Contrariantes se devaient d’analyser. Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Y a-t-il un wokisme français ? 
2021/12/24
Pour ce dernier numéro de l’année, les Contrariantes ont décidé de satisfaire les (nombreuses !) réclamations reçues concernant la disparition de leurs discussions et le (trop !) récurrent sacrifice de leurs célèbres contrariétés au profit des grands entretiens par un numéro spécial... sans invité et entièrement consacré à un échange entre Laetitia Strauch-Bonart et Peggy Sastre. Au programme : qu’est-ce que le wokisme et a-t-il ses chances en France ? Est-ce un mouvement avec une réelle substance et une idéologie propre ou faut-il plutôt y voir l’énième résurgence d’un bureaucratisme autoritaire et liberticide, une nouvelle révolution culturelle (pour le moment) désarmée ? La France, par son indifférence, voire sa répugnance vis-à-vis des logiques identitaristes est-elle plutôt immunisée contre la déferlante des « identity politics », a priori bien plus adaptées aux cultures anglo-américaines ou, au contraire, constitue-t-elle, avec son républicanisme centralisateur, sa passion pour les « grands récits » et son manque d’esprit véritablement libéral le creuset parfait pour une mise au pas woke ? Ce sont quelques-unes des questions que se renvoient nos Contrariantes, dans une émission riche en bonne humeur et qui nous fait entendre combien, sur le sujet, elles sont loin d’être toujours sur la même longueur d’onde.   Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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