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La musique se livre

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This podcast has
67 episodes
Language
French
Explicit
No
Date created
2020/11/26
Latest episode
2026/10/10
Average duration
68 min.
Release period
50 days

Description

Chaque mois dans La Musique se Livre, Raphaël Melki reçoit un auteur qui a écrit un ouvrage de référence sur un artiste, un groupe, une tendance, ou un genre. 55 minutes mensuelles qui met la "littérature musicale" en valeur.  Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Jimi Hendrix avec Yazid Manou
2026/10/10
Le jeune Yazid Manou a été percuté de plein fouet par un son, par une énergie, par un artiste qui a littéralement redessiné la trajectoire de son existence. Un véritable choc d'adolescent face à la musique de Jimi Hendrix. De ce premier bouleversement sonore, sa passion n’a fait que grandir. Elle l’a poussé à organiser des événements, à croiser la route des héritiers, pour finalement s'imposer comme le plus grand spécialiste de Jimi Hendrix en France. Il sort enfin son livre sur celui qui reste encore considéré comme le plus important guitariste électrique de toute l'histoire de la musique moderne. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Madonna avec Benoit Clerc
2026/09/12
Il faut comprendre ce que représente Madonna pour ma génération. Cette femme puissante, libre, qui joue de sa sensualité tout en hurlant à la face du monde « je fais ce que je veux et je vous emmerde», c'est la genèse de la pop moderne. Elle appartient à cette fameuse Sainte Trinité des années 80 : le Roi, la Reine, et le Prince. À eux trois, Michael Jackson, Madonna et Prince ont cristallisé l'intégralité de la pop culture actuelle. De la production studio à l'art du clip, jusqu'à la conception de shows extravagants et de grands messes de stade, ils ont défini les codes. Aujourd'hui encore, Madonna reste le mètre étalon. De Britney Spears à Beyoncé, de Katy Perry à Rihanna, en passant par Christina Aguilera, Pink, ou Sabrina Carpenter, toutes ont un jour été couronnées par la critique du titre de « nouvelle Madonna ». Pourtant, comme toutes les idoles qui ont le bon goût de ne pas mourir, elle subit les violents travers de la longévité. Le public adore hisser ses artistes au rang de demi-dieux pour mieux brûler l'icône quelques décennies plus tard. Celle qui a tant fait pour que les femmes puissent assumer leurs paroles les plus explicites ou militantes, leurs tenues les plus provocantes et leur sexualité libre voire insolite, se retrouve aujourd'hui critiquée de toute part. Comme si, passé soixante ans, malgré les luttes des années 70 et 80, il n'était soudainement plus permis de disposer de son propre corps et de ses choix esthétiques. Mais au-delà des polémiques, il reste une discographie imposante et un rôle majeur dans l'histoire de la musique et de la pop culture. C'est cette œuvre monumentale, décortiquée à travers 305 chansons, que Benoît Clerc raconte dans La Totale Madonna, à paraître dans les prochains jours chez EPA Editions. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Céline Dion avec Valentin Grimaud
2026/05/09
A toutes celles et ceux qui aiment Céline Dion, sachez que je ne cherche en rien à vous offenser. Mais je dois l’avouer. Je suis totalement hermétique à sa musique. Rien ne me parle chez cette artiste. Je n’aime pas ce qu’elle chante, je n’aime pas sa manière de bouger sur scène et je peine à comprendre l’unanimité qui entoure son statut d’icône mondiale. Alors bien entendu je ne peux nier ses capacités vocales. Elles sont indiscutables. Mais pour moi cela mérite une place dans le livre des records, mais pas dans ma discothèque. Alors vous allez me dire, pourquoi faire une émission ? Pour 2 raisons. La première c’est que le 21 avril 2026 marquait l’anniversaire des 10 ans du décès de Prince. Pour le coup un vrai génie. Et pour cette date Ô combien symbolique, les personnes en charges de son catalogue ont choisi de diffuser la version originale de With this tear. Sa version. Celle envoyée à Céline Dion. Si de leur côté, il y a sans doute une part d'opportunisme commercial, ici, je vous assure que la démarche est ailleurs. La seconde, c’est parce que si je n’aime pas vraiment l’œuvre de madame Dion, j’apprécie énormément celle de Valentin Grimaud, que je reçois pour la 3e fois cette année. C’est vous dire si nous avons là une très belle rencontre. Alors, quand il me lance : « Tiens, écoute cette playlist, je suis certain de te faire changer d’avis », je le prends au mot. Mais le défi ne se jouera pas sur une playlist : il se jouera ici, en direct, pendant 58 minutes. À vous qui nous écoutez, je vous prends à témoin. Nous allons explorer des morceaux parfois méconnus pour voir si, derrière la star des karaokés du monde entier, il y a quelques choses qui pourrait changer mon regard. Mais après tout, mon avis est un détail et je vous rassure, je ne vais pas passer une heure à répandre mon fiel. Ce qui compte, c’est que vous, vous l’aimiez... et que vous ayez réussi à dénicher des places pour son concert à moins de 1000 euros. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Earth Wind & Fire avec Belkacem Meziane
2026/04/11
En octobre 2019 je recevais Belkacem Meziane pour parler de Maurice White , le fondateur de Earth Wind and Fire. A l’époque nous mettions en avant son autobiographie, exclusivement disponible en anglais et Belkacem s’en faisait le porte parole. A la fin de l’émission il concluait en disant « ce serait bien qu’un éditeur ait le courage de traduire ce livre, car Maurice White n’est pas un grand personnage du funk, mais un grand personnage de toute la musique de la deuxième partie du 20e siècle ». Aujourd'hui Belkacem Meziane sort la première biographie française sur Earth Wind & Fire. Earth Wind and Fire c’est plus de 50 ans de carrière, des tubes planétaire, des albums mythiques, des concerts d’une puissance rare. C’est un groupe qui a su nous faire danser et nous emouvoir, tout en portant un message universel de paix et d’amour, de spiritualité et de symbolisme. C’est justement une plongée dans cette œuvre imposante que nous vous proposons dans cet épisode de La Musique se Livre. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La "Black music" avec Hervé Bourhis
2026/03/14
Mais de quoi parle-t-on vraiment quand on évoque la Black Music ? Si l'on y regarde de près, le spectre est vertigineux. Du Blues au Jazz, du Gospel au Hip-Hop, en passant par le Funk, le Reggae, la House, une grande partie du Disco, sans oublier le Rythm & Blues, le rap, le P-Funk, le R&B moderne, et même le Minneapolis Sound ou le New Jack Swing... et j’omets volontairement de dire que le Rock’n’Roll lui doit sa naissance. C’est un arbre généalogique immense dont les branches semblent infinies. Dans l’inconscient collectif, cette musique est souvent synonyme de fête, de danse et de "good vibes". On y cherche le groove, la joie, une certaine forme de légèreté. Pourtant, la réalité est tout autre : la plupart de ces courants sont résolument politiques. Aux États-Unis, notamment, cette musique a été le pouls de l’histoire. Elle a accompagné chaque combat, chaque fracture. Derrière les voix d’anges, les lignes de basses arrondies, les riff de guitares hypnotiques, et les arrangements léchés, les textes ont documenté, décennie après décennie, la ségrégation, la lutte pour les droits civiques, la précarité ou les ravages de la drogue. C'est une musique qui a crié contre la guerre du Vietnam et dénoncé les violences urbaines bien avant que les journaux ne s'en emparent. Mais réduire cette épopée à un combat social serait une faute grave. A toute part d'ombre s’oppose une part de lumière : et ici c’est l'amour. Car personne, sans doute, n’a chanté le sentiment amoureux avec autant de magnificence, de ferveur et de sensualité que dans ces répertoires. C’est une musique qui panse les plaies autant qu'elle dénonce les injustices. Et cette histoire n'a rien d'un monologue masculin. Elle s'est écrite avec des femmes de tête et de voix, des pionnières qui ont imposé leur génie dans chaque genre mentionné. De la dignité d'une Aretha Franklin à l'audace d'une Nina Simone, jusqu'aux icônes contemporaines, elles ont été les piliers de cette culture, portant souvent sur leurs épaules les messages les plus puissants. C’est cette fresque monumentale que Hervé Bourhis et Brüno ont choisi de raconter en images. Dans leur Petit Livre Black Music publié chez Dargaud, ils retracent pratiquement un siècle d'histoire, année après année. En nous invitant à écouter ces disques essentiels, ils nous proposent bien plus qu'une simple playlist : c'est un voyage à travers un siècle de création qui a fini par changer notre regard sur le monde. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Gojira avec Jean-Charles Desgroux
2026/02/14
Remontons en octobre 2022. Je recevais ici-même Jean-Charles Desgroux. On parlait de son livre High Energy Rock’N’Roll, et entre deux digressions sur l'énergie pure de cette musique, je lui avais posé cette question, presque innocente : « Et la France dans tout ça ? Est-ce qu’il se passe enfin quelque chose chez nous ? » Sa réponse avait été immédiate, sans l’ombre d’un doute : « Ben... il y a les petits gars de Gojira. On commence à en parler sérieusement, et ce qu’ils font, c’est du très haut niveau. » L’info a fini dans un coin de ma tête, bien au chaud. Mais elle a ressurgi de façon fracassante un soir d'été 2024. Ce soir-là, devant la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, j'ai pu savourer mon petit moment de gloire. Pendant que mes proches restaient saisis devant la Conciergerie prise d’assaut par une intensité sonore et visuelle inédite, j'ai pu glisser, très décontracté : « Ah oui, Gojira. Je connais. Un groupe majeur, évidemment. » Et pour ce petit plaisir d'initié, je dois dire merci à Jean-Charles. Car c’est là tout son talent : Desgroux est un passeur, s’il m’autorise à l’appeler ainsi. C’est le genre de type capable de transformer un après-midi en EHPAD en une mainstage du Hellfest, simplement en vous racontant la vie des musiciens qu'il aime. Parce que derrière la carrure et les tatouages, il y a une sensibilité rare Une ferveur d’adolescent qu’il a su garder intacte. Alors, quand son idole Ozzy Osbourne tire sa révérence, Jean-Charles ne fait pas semblant : il est touché, voire dévasté. Et n’allez pas lui demander, comme le feraient n’importe quel ignare qui n’a jamais vibré pour un musicien : « Mais enfin, pourquoi tu es triste ? Tu le connaissais pas vraiment ! » » Ici, on ne pose pas ce genre de questions stupides. On sait que la musique crée des liens plus solides que le sang. Mon invité du jour est un homme entier, un passionné qui ne triche pas. Et s’il nous dit aujourd'hui qu’il est temps, plus que jamais, de plonger dans l’univers de Gojira, c’est qu’il a forcément raison. Alors si ce n’est pas déjà fait, vous faire découvrir ces enfants terribles, devenus grands, c’est le défi, ou plutôt le pari, que l’on va relever ensemble pendant cette heure. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mariah Carey avec Valentin Grimaud
2026/01/10
Pendant longtemps, Mariah Carey, pour moi, c’était une image figée.Un regard absent, une posture rigide, des émotions surjouées, un sourire presque automatique.Une diva devenue son propre cliché. Évidemment, je ne pouvais pas nier l’essentiel :une signature vocale immédiatement reconnaissable, des tubes planétaires, et ce fameux morceau de Noël devenu quasiment un phénomène sociologique, ou une malédiction.Mais sa discographie, je m’en étais éloigné.J’avais le sentiment d’une artiste en perte de vitesse, cherchant les producteurs en vogue pour rester dans le jeu, pour ne pas disparaître. Et puis, j’ai rencontré Valentin Grimaud, mon invité du jour.Et très vite, je me suis demandé si nous parlions bien de la même Mariah Carey. Avec une passion sans filtre, Valentin m’a décrit une artiste à l’exact opposé de l’image que j’avais en tête.Une diva qui maîtrise chaque détail de sa représentation publique.Une musicienne pour qui rien n’est laissé au hasard.Une créatrice dont l’implication dépasse très largement ce que son image médiatique laisse croire. Mariah Carey, ce n’est pas seulement une voix spectaculaire.C’est une autrice, une productrice, une stratège.Quelqu’un qui comprend profondément la musique, le business, les tendances.Une artiste capable de se réinventer, d’expérimenter, quitte à publier certains morceaux sous pseudonyme pour sortir de son propre personnage. Alors j’ai accepté le défi.58 minutes pour remettre en question mes certitudes.58 minutes pour satisfaire les fans, mais aussi pour convaincre celles et ceux qui, comme moi, se sont peut-être trompés.Parce que Mariah Carey mérite sans doute qu’on prenne le temps…de l’écouter autrement. ⚡ Vous en voulez d'avantage ? Nous vous donnons rendez vous le mercredi 14 janvier 2026 pour une rencontre avec Valentin Grimaud, et l'écoute de sa playlist dans des conditions Hors du commun 🎵 🎵 A partir de 20 H, nous vous attendons chez LISTENER , la salle d'écoute audiophile la plus folle de Paris. Après un échange avec l'auteur, vous plongerez dans cette salle pour découvrir ou redécouvrir Mariah Carey comme jamais. Plus d'infos ici : https://listener.fr/produit/lamusiqueselivre-mariahcarey/ Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
The Cure avec Jérémy Wulc
2025/12/13
Il y a, dans l’histoire de la musique populaire, deux grands chemins vers la légende.Il y a d’abord ceux qui ont bâti leur mythe avec des albums devenus des monolithes : des disques qui redessinent un genre, qui installent une esthétique, qui s’imposent comme des références absolument incontournables. Et puis il y a ceux dont la réputation s’est forgée sur scène, dans la fureur d’un concert, dans ces prestations qui marquent les époques et dont on ressort persuadé d’avoir vu quelque chose d’unique. Et puis… il y a les groupes qui ont réussi les deux.Les groupes dont les albums comptent, et dont les concerts comptent encore plus. The Cure fait partie de cette catégorie rarissime. Parce qu’on peut appeler ça new wave, post-punk, gothique, cold wave… ou simplement The Cure, le groupe de Robert Smith a façonné un son, une atmosphère, un langage musical immédiatement identifiable. Des disques qui ont imprimé plusieurs générations, du minimalisme hanté de Seventeen Seconds aux cathédrales d’émotion de Disintegration en passant par le retour gagnant de Songs of a lost world. Mais The Cure, c’est aussi un choc scénique. Des concerts immenses, généreux, éprouvants parfois avec des prestations qui dépassent les trois heures — où la setlist devient un territoire en mouvement, où les morceaux s’étirent, respirent, se métamorphosent. Des shows documentés par des albums live devenus cultes, et par des vidéos qui ont accompagné toute une vie de fans, de In Orange à Trilogy. The Cure est un groupe que l’on écoute… mais que l’on vit aussi. Et au fil des décennies, sans jamais vraiment chercher à suivre les modes, The Cure a traversé les époques. C’est ce que mon invité du jour, Jeremy Wulc, raconte dans son ouvrage The Cure On Tour publié chez glénatMais The Cure est aussi un groupe totalement iconique, au point d’être entré dans la bande dessinée. Un groupe raconté, dessiné, transmis — comme dans le très beau The Cure en BD, publié chez l’éditeur Petit à Petit, qui revisite leur histoire à travers le regard d’illustrateurs et d’auteurs contemporains. Scénarisé et documentés la encore par notre invité du jour. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Michael Jackson avec Richard Lecocq
2025/11/08
Comment aborder, en 2025, une nouvelle émission consacrée à Michael Jackson ?À la fin du siècle dernier, on a tout disséqué : chaque chanson, chaque clip, chaque album. On a érigé Michael en icône absolue de la pop mondiale. Puis le siècle suivant s’est chargé de le brûler, de le salir, souvent à tort, jusqu’à sa disparition… et même au-delà. Livres, documentaires, débats, podcasts, magazines : Michael continue d’alimenter les passions, les polémiques et les fascinations.Alors, la question demeure : de quoi peut-on encore parler pendant une heure ? Il fallait un angle, une perspective, un choix assumé.Le nôtre dans ce podcast, ce sera de laisser les affaires et les procès à la porte. Non pas parce que nous dissocions l’homme de l’artiste, mais parce que nous faisons partie de ceux qui pensent que Michael Jackson a été maintes fois manipulé. Et puisque la justice ne l’a jamais reconnu coupable, ce n’est certainement pas à nous de le faire. Nous allons donc parler de musique. De musique, et encore de musique.Mais reste-t-il quelque chose à dire sur le King of Pop ?Michael Jackson a trop souvent été caricaturé : présenté comme la marionnette de ses producteurs, déconnecté de la composition, comme si celui qui avait passé sa vie sur scène n’avait été qu’un interprète de génie, mais pas un artisan de son propre son. Voila un sujet. Oui Michael a eu des producteurs, Quincy Jones en tête au moment où il touche les étoiles avec Thriller. Et pourtant… quelle était réellement son implication dans ses albums ?Comment choisissait il ses producteurs ?Comment ces collaborations ont-elles évolué entre l’enfant prodige, l’adolescent prometteur, la superstar planétaire et la légende ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Beyoncé avec Benoit Clerc
2025/10/11
Est-ce que la jeune Beyonce qui chantait « Say my name say my name” savait que des milliers de personnes le feraient dans des stades quelques années après ? La deuxième partie des années 80 va voir arriver le New Jack Swing, genre popularisé par le producteur Teddy Riley, qui donnera naissance ensuite au R&B contemporain. C’est l’époque où les producteurs se font un nom, et soutiennent ou proposent de nouveaux artistes.C’est dans ce contexte qu’émerge Destiny’s Child, formation R&B parmi d’autres à l’époque, mais qui va rapidement se distinguer. Le groupe impose une esthétique : celle d’une jeunesse noire américaine sûre de son identité, à la fois enracinée dans la tradition soul et attentive aux tendances hip hop. Au sein de groupe une personnalité, une voix mais aussi, ne le nions pas , un physique va se distinguer : Beyoncé. L’histoire aurait pu s’arrêter là, comme ce sera le cas pour la quasi-totalité de ses camarades de chants. Mais au début des années 2000, Beyoncé entame une carrière solo qui va l’amener à naviguer entre plusieurs mondes : celui de la pop, celui du R&B le plus exigeant, et celui d’un héritage musical qu’elle revendique avec constance, de la soul des années 1970 au funk de Minneapolis, en passant par les grandes figures de la scène gospel et même Country. Cette trajectoire n’est pas simplement celle d’une réussite individuelle, mais aussi le reflet de profondes mutations culturelles : l’affirmation d’une génération d’artistes noirs américains qui veulent reprendre le contrôle de leur image, et le rôle grandissant des femmes dans une industrie encore dominée par des logiques patriarcales. Beyoncé est aussi une artiste qui interroge le rapport entre musique et image. Ses albums ne se contentent pas de proposer des chansons : ils s’accompagnent souvent de projets visuels ambitieux, où la scénographie, et la performance participent à la compréhension de l’œuvre. En cela, elle prolonge une réflexion déjà initiée par des artistes comme Prince ou Michael Jackson : comment raconter une histoire qui dépasse le simple format du disque ou du concert ? Enfin, il y a la dimension politique. Sans jamais se couper du grand public, Beyoncé a introduit dans son œuvre des thématiques liées à l’histoire afro-américaine, à la mémoire de l’esclavage, aux luttes pour les droits civiques, mais aussi aux réalités contemporaines, qu’il s’agisse du féminisme ou des tensions raciales aux États-Unis. Cette articulation entre une carrière de superstar mondiale et une inscription dans une histoire collective mérite d’être examinée de près. C’est ce que nous allons faire aujourd’hui, en nous appuyant sur un ouvrage qui propose une lecture approfondie de son œuvre, chanson après chanson comme sait si bien le faire Benoit Clerc. Parce que parler de Beyoncé, ce n’est pas seulement parler d’une chanteuse à succès : c’est analyser un phénomène culturel, un miroir de notre époque, et peut-être aussi une des clés pour comprendre comment la musique populaire continue de se réinventer. ⚡ Vous en voulez d'avantage ? Nous vous donnons rendez vous le jeudi 16 octobre à Paris pour une rencontre avec Benoit Clerc, et l'écoute de sa playlist dans des conditions Hors du commun 🎵 🎵 A partir de 20 H, nous vous attendons chez LISTENER , la salle d'écoute audiophile la plus folle de Paris. Après un échange avec l'auteur, vous plongerez dans cette salle pour découvrir ou redécouvrir Beyonce comme jamais. Plus d'infos ici : https://listener.fr/produit/beyonce-la-totale/ Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Janet Jackson avec Valentin Grimaud
2025/09/13
Janet Jackson.Pas “la sœur de…” NON. Pas “l’ombre de…”. NON PLUS.Une artiste. Une trajectoire. Une vision. Dès les années 80, avec l’album Control, elle opère une rupture nette : rupture avec l’autorité paternelle, rupture avec l’industrie qui voudrait la réduire à un rôle secondaire, rupture avec l’idée qu’une femme dans la pop doit forcément suivre la route tracée par les autres. Avec les producteurs Jimmy Jam & Terry Lewis, elle forge son son : dur, funky, électronique, futuriste. Janet Jackson sera une artiste de son temps, qui pense et contrôle tout — de la production à la scène. Des shows réglés comme une mécanique de précision. Chorégraphies, effets spéciaux, mais toujours une énergie organique, avec de vrais musiciens, et une intensité physique. Elle redéfinit le spectacle pop. Mais affirmer sa liberté a un prix. En 2004, à la mi-temps du Super Bowl, un geste de quelques secondes — son sein dévoilé — cristallise toute l’hypocrisie américaine. Là où certains voient une provocation calculée, il faudrait plutôt lire un accident transformé en prétexte : l’Amérique puritaine s’acharne, les médias se déchaînent, et c’est sa carrière, plus que celle de Justin Timberlake, qui s’en trouve brisée. Janet paie l’addition, et même très cher. Car ce n’était pas qu’un sein : c’était le corps d’une femme, libre, insoumise. Et ça, l’industrie ne le pardonne pas. Janet Jackson, c’est l’histoire d’une artiste qui n’a cessé de se battre pour exister par elle-même, d’imposer une voix, un corps, une vision. Une artiste majeure, une influence incontournable, qui incarne à la fois le triomphe et la fragilité de la liberté dans la pop music. Une femme qui a prouvé qu’elle existait par elle-même, envers et contre tout. Et c’est son histoire. Sa musique. Son ou ses messages que nous explorons avec Valentin Grimaud à travers son ouvrage « Janet Jackson la dernière des Jackson ». ⚡ Vous en voulez d'avantage ? Nous vous donnons rendez vous le jeudi 18 septembre à Paris pour une rencontre avec Valentin Grimaud, et l'écoute de sa playlist dans des conditions Hors du commun 🎵 🎵 A partir de 20 H, nous vous attendons chez LISTENER , la salle d'écoute audiophile la plus folle de Paris. Après un échange avec l'auteur, vous plongerez dans cette salle pour découvrir ou redécouvrir Janet Jackson comme jamais. Plus d'infos ici : https://listener.fr/produit/la-musique-se-livre-janet-jackson/ Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
New Wave avec Sylvain Fanet
2025/06/14
Qu’est-ce qu’un genre musical ?Est-ce une simple étiquette pratique pour les disquaires, les journalistes, les plateformes de streaming ? Un cadre pour aider à trier, à recommander, à classer ? Ou est-ce quelque chose de plus profond : une esthétique, une attitude, une atmosphère, voire une manière de percevoir le monde à travers le son ? Cette question peut sembler abstraite, mais elle se pose avec force dès qu’on plonge dans l’histoire des musiques dites « alternatives ». Car ces musiques là, nées souvent dans les marges, portées par des artistes en rupture ou en recherches d’autres voies, finissent elles aussi par être regroupées, nommées, catégorisées. Pourquoi ? Est-ce la peur du désordre ? Ou le besoin, pour l’auditeur comme pour l’industrie, de repères familiers ? Prenez la New Wave, par exemple. Un terme vaste, mouvant, qui a servi à désigner une constellation d’artistes apparus à la fin des années 70 et au début des années 80, dans le sillage du punk, mais en quête de sons nouveaux, plus synthétiques, plus glacés, parfois plus introspectifs. Derrière cette bannière se côtoient des groupes aussi différents que Depeche Mode, The Cure, Joy Division, Siouxsie and the Banshees, ou encore Simple Minds. Très vite, d’autres étiquettes sont venues affiner – ou brouiller – le tableau : coldwave, gothic, darkwave… autant de sous-genres qui tracent des lignes plus sombres, plus minimalistes, plus intenses. C’est ce territoire musical, mystérieux et fascinant, que notre invité du jour a choisi d’explorer. Sylvain Fanet, vient de publier un livre passionnant intitulé Dark Lands – La face sombre de la new wave, aux éditions GM. Un livre où il interroge non seulement les groupes et les sons, mais aussi les ambiances, les filiations, les zones d’ombre d’une musique à la fois héritière du romantisme noir et annonciatrice de bien des expérimentations à venir. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Beck avec Pauline Guedj
2025/05/10
Depuis plus de soixante-dix ans, la musique populaire érige ses figures : certaines multiplient les disques-événements, d’autres marquent l’histoire avec une œuvre brève mais décisive. Et puis il y a ceux dont la présence se déploie en marge du tumulte, avec une discrétion d’autant plus remarquable que leur talent, lui, fait l’unanimité. Beck appartient à cette catégorie singulière. Révélé en 1993 à grand renfort de clip sur MTV, à une époque qui encense les hybridations entre rap et influences diverses, il aurait pu s’installer dans ce succès précoce. Mais dès l'année suivante, il brouille les pistes, refusant de céder à la tentation de la répétition. Chaque album devient alors une échappée, parfois expérimentale, parfois plus acoustique, mais toujours imprévisible. Beck n’a jamais cherché à occuper l’espace. Ses tubes existent, mais ne résument rien. Son œuvre, forte de quatorze albums en un peu plus de vingt-cinq ans, se construit dans la durée, par strates successives, entre disques phares et projets plus discrets. Si il est difficile de séparer les Beatles de Liverpool, U2 de Dublin et Prince de Minneapolis –, Beck, lui, reste indissociable de Los Angeles. Une ville dont il capte les éclats et les failles, jusque dans les morceaux les plus intimes. C’est cette relation, subtile et souterraine, entre Beck, sa ville , la spiritualité, et son œuvre, que Pauline Guedj explore dans Beck, des palmiers dans l’espace, publié chez Playlist Society, et dont nous parlons dans cet épisode. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Talking Heads avec John Raby
2025/02/08
Il est réducteur de cantonner les Talking Heads à la new wave ou au post-punk, car leur génie réside précisément dans leur capacité à transcender les genres. Du funk hypnotique de 'Remain in Light' - considéré par beaucoup comme leur chef-d'œuvre absolu - aux pulsations afrobeat de 'Speaking in Tongues', le groupe a su créer une fusion inédite, oscillant constamment entre avant-garde radicale et tubes grand public comme 'Psycho Killer' ou 'Burning Down the House'. Au cœur de cette alchimie, la personnalité fascinante de David Byrne, frontman atypique aux danses saccadées et aux costumes démesurés, mais aussi les tensions créatives avec la section rythmique formée par Tina Weymouth et Chris Frantz. Cette dynamique complexe a façonné un son unique, immortalisé dans l'électrisant 'Stop Making Sense' - sans doute le plus grand film de concert jamais réalisé. Pour explorer cet univers singulier, nous recevons aujourd'hui John Raby, auteur d'une nouvelle analyse approfondie du parcours des Talking Heads. De leurs débuts minimalistes au CBGB jusqu'à leurs explorations rythmiques avec Brian Eno, nous verrons comment ce groupe new-yorkais a réinventé la notion même de ce que pouvait être un groupe de rock en a peine une décennie et 8 albums studios. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Aretha Franklin avec Frédéric Adrian
2024/11/09
Dans l’histoire de la musique dites populaires, les titres de « King » ou « Queen » ont souvent été attribués aux plus grandes stars. Il y a eu le « King » avec Elvis Presley, le « King of Pop » pour Michael Jackson, et le « Godfather of Soul » avec James Brown pour ne citer qu’eux. Depuis plus de 30 ans, des artistes comme Adèle, Céline Dion, Beyoncé, Mariah Carrey, ou Mary J. Blige ont également hérité de ces couronnements symboliques, devenant les « Queens » voire les « Divas » de la scène moderne. Mais bien avant ces stars contemporaines, une femme a incarné le sommet de ce règne musical : Aretha Franklin, la seule et l’unique « Queen of Soul ». C’est elle qui a pavé la voie pour toutes ces grandes voix féminines qui l’ont suivie. Aretha Franklin n’était pas seulement une chanteuse, elle était une force culturelle. Elle a imposé un style vocal qui fusionnait gospel, soul, et pop, avec une puissance et une émotion inégalée. Née en 1942 à Memphis, Tennessee, Aretha a grandi à Detroit, dans une famille profondément ancrée dans la spiritualité, et le monde du gospel. Son père, le révérend C.L. Franklin, était une figure influente et c’est dans son église qu’elle a fait ses premières armes. La suite.. on vous la raconte dans cet épisode, avec Frédéric Adrian car l’impact d’Aretha Franklin est immense, non seulement dans l’histoire de la musique, mais aussi dans celle de la société américaine. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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