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39 episodes
Language
FrenchPublisher
SIS RadioExplicit
No
Date created
2021/02/25
Latest episode
2022/04/05
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-
Release period
14 days
Description
Le Journaliste inclassable aux mille vies et mille facettes ! Il ouvre les portes de l'actualité tous les lundis et jeudis sur SIS. Son expérience et sa perspicacité nous promettent une vision personnelle des événements.
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Crimes de guerre en Ukraine : possible de punir les coupables ? Entretien avec Claude Moniquet sur SIS Radio - 06/04/2022
2022/04/05
En effet, oui, à Paris, le général Eric Vidaud, chef de la DRM, le renseignement militaire, a été fermement poussé vers la porte il y a quelques jours. Et le fait qu’on ne lui ait proposé aucun nouveau poste démontre bien qu’il ne s’agit pas d’une promotion.
Il y a deux raisons majeures à ce départ. Apparemment, le président Macron reproche au général Eric Vidaud de ne pas avoir réussi à recueillir, avant le début de la guerre, les renseignements démontrant la volonté de Vladimir Poutine d'envahir l'Ukraine, alors que dans le même temps les Britanniques et les Américains allaient jusqu'à prédire la date et presque l'heure du début des opérations.
Mais si vous me permettez de faire un petit point technique, il y là a un problème de compétence. En France, la DRM n'est chargée « que » du renseignement militaire, du renseignement tactique. En clair, son travail consiste à déterminer les forces de chaque belligérant, son ordre de bataille, son armement, etc.Quant à la question politique, celle de l'intentionnalité - Poutine va-t-il attaquer l'Ukraine ou pas ? -, il s'agit plutôt de renseignement stratégique. Et ça, c'est le rôle de la DGSE, la Direction générale de la sécurité extérieure. Donc il est un peu injuste de reprocher au général Vidaud de ne pas avoir fourni un renseignement décisif qui aurait dû venir d'un autre service. Et quelle est la deuxième raison de ce départ ? La DRM n'a pas fourni un bon renseignement sur les opérations sur le terrain depuis le 24 février et le début des hostilités. Et là, bien sûr, nous sommes dans le domaine de compétence propre de la DRM. C'est pourquoi on lui reproche des briefings insuffisants et un manque de maîtrise des sujets...Mais en fait la DRM paie aussi d’autres erreurs, au Mali notamment où elle n’a pas été capable de prévoir le coup d’Etat d’il y a deux ans ou encore la montée en puissance des mercenaires russes du Groupe Wagner…
Vladimir Poutine aussi semble avoir des problèmes avec ses services de renseignement….
En effet, il se dit avec insistance que Vladimir Poutine a le sentiment d'avoir été "trompé" par les chefs militaires et par ses services de renseignement qui n'ont pas réussi à l'informer de la situation réelle en Ukraine. Globalement, il semble que les agences de renseignement russes aient fourni au dirigeant russe des informations qui surestimaient les possibilités réelles de la Russie dans le pays. C’est ce qui explique qu’au tout début de la guerre, Poutine s'attendait à ce que les Ukrainiens se rendent en quelques jours, ou qu'ils renversent le gouvernement du président Zelenski. Or, rien de tout cela n'est arrivé...
Mais chez les Anglo-saxons, en revanche, tout semble aller pour le mieux…
Il est clair que la qualité du renseignement américain et britannique, tant dans l'anticipation du conflit que dans son suivi le jour même, a été et reste exceptionnelle. Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, il faut souligner que les Britanniques - parce qu'ils sont, à ma connaissance, à l'origine de beaucoup de renseignements humains sur cette guerre - ont toujours été très forts sur le bloc soviétique et la Russie. Pour eux, c'est une très vieille histoire qui remonte à plus d'un siècle, avec des hauts et des bas. Mais il est évident que Londres dispose de sources humaines de très haut niveau à Moscou, très proches du centre du pouvoir. Ensuite, bien entendu, il y a l'investissement financier énorme depuis 1945, tant en interceptions qu'en imagerie satellitaire. Toutes ces choses donnent évidemment à Washington un avantage considérable dans la collecte de renseignements bruts.
Aveu d’Echec Russe En Ukraine. Joe Biden : "Poutine est un boucher" - Entretien avec Claude MONIQUET sur SIS Radio
2022/03/29
Fallait t-il insulter le Président russe ?
La diplomatie américaine a ensuite expliqué que les USA ne voulait pas un changement de régime. Que la décision appartenait au peuple russe. De son coté le président MACRON a insisté sur la nécessité absolue de garder des relations diplomatiques regrettant de facto la tirade de Joe Biden.
Les semaines se suivent et se ressemblent, puisque c’est à nouveau l’Ukraine qui va être au menu de ma chronique. Avec ce qui ressemble fort à un aveu d’échec russe….
Et oui, c’est bien un aveu d’échec auquel nous avons assisté la semaine dernière lorsque Vladimir Poutine a déclaré que « les premiers objectifs » de son « opération militaire spéciale » avaient été atteints et que, désormais, la guerre allait se concentrer sur le Donbass.
Car souvenez- vous : lorsque l’armée russe entre en Ukraine, le 24 février, c’est pour réaliser de vastes ambitions : dénazifier le pays (j’utilise le vocabulaire poutinien…), remplacer son gouvernement, détruire l’armée nationale ukrainienne, et transformer le pays en État neutre. Excusez du peu…
On en est effectivement assez loin….
Ah ça, c’est le moins que l’on puisse dire ! Je ne m’attarderai pas à la « dénazification » de l’Ukraine : il y a pas davantage de néo-nazis en Ukraine que dans les rangs du « Groupe Wagner », cher au Kremlin ou parmi les volontaires européens qui combattent dans les brigades de mercenaires engagées auprès des séparatistes du Donbass. Mais pour le reste, le gouvernement légitime d’Ukraine est toujours en place, Zelensky n’a été ni renversé ni assassiné, l’armée ukrainienne est très loin d’avoir été détruite comme on le voit chaque jour, le pays n’est pas neutre, mais soutenu par l’OTAN et l’Union européenne et les troupes russes ne contrôlent aucune grande ville. Bref, la guerre éclair se poursuit depuis plus d’un mois maintenant et les succès russes sont rares…
Comment interpréter le message de Vladimir Poutine, dès lors…
À mon humble avis, de deux manières. D’abord un aveu d’échec, comme vous le disiez et ensuite, peut-être, une ruse de guerre.L’échec d’abord : avec le bilan que je viens de tracer, avec 9000 à 15000 soldats tués et sans doute le triple de blessés, prisonniers ou déserteurs, avec un matériel important détruit et avec un soutien occidental qui se renforce de jour en jour, il est difficile, même pour Vladimir Poutine, de crier victoire. Donc, on balaye les ambitions affichées au départ de la guerre et on passe au « Plan B » : se concentrer sur le Donbass dans le but d’y consolider les républiques séparatistes et, sans doute, à terme, de les rattacher à la Russie ou de tenter d’imposer une partition du pays. Une manière comme une autre de ne pas perdre la face…
Mais je parle aussi de ruse de guerre...
Oui, en effet. Par sa déclaration, Vladimir Poutine tente peut-être simplement de gagner du temps. Il hésite peut-être encore entre une option maximaliste, occupée toute l’Ukraine et un plan au rabais : créer un état fantoche vassal de Moscou. En tout état de cause, au Sud-ouest, à Odessa Et Mykolaïev, par exemple, la pression russe se relâche un peu. En revanche, sur toute la côte de la mer d’Azov, au Sud-est, Moscou maintient une forte activité militaire. On voit là se préciser un plan stratégique possible, assurer une continuité territoriale entre l’Est séparatiste et la Crimée et, du même coup, transformer la Mer D’Azov en mer intérieure russe. Mais seuls les développements des prochaines semaines permettront d’y voir plus clair.
Est-ce à dire que l’on s’achemine vers la fin des hostilités ?
Probablement pas dans l’immédiat. Et de toute façon, très clairement, même un cessez-le-feu ne résoudrait rien puisque ni Kiev ni ses alliés occidentaux ne reconnaîtront le fait accompli. Les combats vont donc continuer et les ris
Un conflit ouvert entre la Russie et l'OTAN est-il possible ? - LE MONIQUET TIME AVEC CLAUDE MONIQUET SUR SIS RADIO
2022/03/22
Oui, une guerre entre la Russie et l’OTAN est possible
Une des craintes soulevées par la guerre déclenchée en Ukraine par Moscou est, en effet, de la voir déborder des frontières ukrainiennes et embraser l’Europe centrale. C’est d’ailleurs cette possibilité qui dès le début a amené les responsables occidentaux à répéter sur tous les tons qu’aucun soldat de l’OTAN ne serait déployé en Ukraine ou encore qui empêche l’Alliance atlantique d’accéder à la demande du président Volodymyr Zelensky de décréter une « zone d’exclusion » dans le ciel ukrainien. Cette guerre directe, l’OTAN, à raison, n’en veut pas. Est-elle pour autant impensable ? Non, mais si elle se déclenche ce sera soit par la décision de la Russie soit suite à un enchainement de circonstances sur le terrain.
Mais cette guerre ne serait pas obligatoirement nucléaire! En fait, un affrontement conventionnel (et donc sans emploi des armes nucléaires) entre la Russie et l’OTAN, limité à la fois dans l’espace et dans le temps est tout à fait envisageable. Il y a un précédent, la guerre de Corée – qui vit s’affronter directement des armées occidentales d’un côté, chinoises et russes de l’autre et qui ne dégénéra pourtant pas en guerre nucléaire. Depuis les conditions ont radicalement changé et tout un chacun est conscient qu’un conflit nucléaire serait catastrophique.
Les armes nucléaires modernes sont essentiellement des armes anti-cités et leur emploi viserait à « décapiter » l’ennemi en détruisant ses centres de commandement et ses principaux sites économiques et industriels tout en lui infligeant des pertes humaines massives. Destructions et pertes seraient de ce niveau « inacceptable » sur lequel repose l’idée même de dissuasion. L’arme nucléaire est donc bien une arme « de non-emploi » : le feu nucléaire est conçu pour ne jamais être utilisé.
Plusieurs scénarios sont possibles. Le scénario « accidentel » d’abord, avec une guerre qui s’éternise et s’enlise et des missiles russes qui frappent accidentellement la Pologne, entrainant une riposte de l’OTAN.
Le scénario des « frappes punitives », ensuite, qui verrait la Russie mener une série de frappes « punitives » ou « d’avertissement » sur la Pologne de manière à faire cesser les livraisons d’armes à l’Ukraine. Le Scénario de la « rupture stratégique », ensuite qui est, heureusement, le moins probable : la guerre continue sans aucune perspective de victoire pour le Kremlin et la Russie est laminée par les sanctions. Vladimir Poutine décide alors de jouer son va-tout et attaque délibérément la Pologne (et éventuellement la Roumanie, la Hongrie et la Slovaquie de manière à créer un nouveau statu quo en Europe centrale et la création d’une « zone tampon » démilitarisée qui lui permette de se « protéger ».
Dans ces trois cas, le conflit en cours changerait évidemment totalement de nature et l’on serait bel bien dans un contexte de « troisième guerre mondiale », mais toujours non nucléaire.Se poserait alors la question de l’ampleur de la riposte occidentale : il faudrait tout à la dois qu’elle soit assez massive et assez forte pour faire reculer la Russie et imposer des négociations qui assurerait la sécurité régionale pour les décennies à venir, mais sans que Moscou se sente menacé dans son existence, ce qui pourrait entraîner le recours à l’arme nucléaire.
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La guerre en UKRAINE, quelles perspectives ? - LE MONIQUET TIME AVEC CLAUDE MONIQUET SUR SIS RADIO
2022/03/15
La semaine dernière, je vous disais que Vladimir Poutine s’était lancé, en Ukraine, dans une guerre qu’il ne pouvait gagner.
Alors revenons-y, comment expliquer ce choix ? Poutin, est-il dément ?
Que Vladimir Poutine ait des tendances paranoïaques nourries par son ancien métier autant que par l’histoire de son pays et ses propres expériences de vie, c’est très probable. Qu’il ait par ailleurs une tendance à la mégalomanie qui s’est affirmée depuis 22 ans qu’il est à la tête de la Russie au vu de ses succès et de l’adhésion d’une part significative de ses concitoyens à ses vues de restauration de la puissance russe, c’est également tout à fait possible. Mais est-il en rupture avec la réalité, impossible à dire.
Donc il faut laisser tomber la piste de la démance de Poutin ?
Absolument oui, comme je laisse tomber celle de la maladie de Parkinson ou d’une autre maladie dégénérative grave ou d’un cancer, toutes pistes évoquées par certains médias mais que rien ne permet de nourrir. L’explication des décisions catastrophiques prises par Vladimir Poutine ces dernières semaines me semble plus être à rechercher dans son parcours personnel et dans la manière dont il vit depuis deux ans….
Je m'explique : Lorsqu’il arrive au pouvoir, il y a 22 ans, Poutine succède à Boris Eltsine et hérite d’une Russie en ruine et socialement dévastée.
L’expérience de la démocrate a échoué : on a promis au peuple la liberté et il a eu la corruption, la mafia, la violence. Issu du KGB mais proche à l’époque des libéraux économiques qui dirigent Saint-Pétersbourg, Poutine est le représentant d’une caste «les Ministère de Force » comme disent les Russes pour désigner la défense, l’intérieur et les services de de renseignement et de sécurité qui veulent restaurer l’autorité tout en construisant un système économique. C’est ce qu’il fera en rétablissant ce qu’il appelait la « verticale du pouvoir » et en éliminant les oligarques qui ne jouent pas le jeu.
Dans un deuxième temps, il va s’employer à reconstruire une nation puissante et respectée internationalement à travers les opérations en Syrie, en Libye, en Afrique centrale et maintenant au Sahel. Mais là, il se heurte de plus en plus frontalement à l’Occident…
Et puis il y aura l’annexion de la Crimée et la guerre du Donbass
Oui en effet et les sanctions qui suivront. Vladimir Poutine comprend qu’il ne peut plus composer mais doit s’imposer. A l’intérieur, son régime se durcit, à l’extérieur, il est de plus en plus isolé.Mais chez lui aussi, il est isolé : son entourage se réduit à quelques hommes qui partagent ses idées, comme Lavrov aux Affaires étrangères ou Shuigu à la Défense. Et le covid n’a rien arrangé : aujourd’hui, seuls ceux qui acceptent de se soumettre à un test ou sont prêts à rester en quarantaine quatorze jours peuvent approcher Poutine.
Nous avons donc un homme de 70 ans, seul ou à peu près, investi d’une mission – reconstruire la grande Russie – et qui voit que le temps avancer inexorablement. Mal conseillé, entouré d’une cour très réduite qui le flatte il a probablement pensé que c’est maintenant qu’il devait mettre la touche finale à son œuvre : construire cet espace tampon qui en Ukraine, protégera son pays de l’influence et des armes de l’Occident.
L’idée était plus que discutable. Sa réalisation, aujourd’hui est catastrophique. Le tzar voulait pérenniser l’œuvre de sa vie, il est en train de la détruire.
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Vladimir Poutine est-il fou ? - Moniquet Time avec Claude Moniquet sur SIS Radio - 08 mars 2022
2022/03/08
Sans beaucoup m'avancer ni prendre de risques excessifs, je vais vous parler de quelqu'un chose qui se passe à l'Est de l'Europe, aujourd'hui.
Eh oui, en effet. Mais d'abord, je dois reconnaitre que je me suis trompé, ce qui n'est jamais agréable.
Dans l'une de mes dernières chroniques, je disais que Vladimir Poutine n'attaquerait jamais l'Ukraine ou alors que l'on assisterait à une intervention très limitée. Eh bien j'ai eu tort. Je ne suis pas le seul évidemment.
On se console comme on peut : la grande majorité des journalistes, la quasi-totalité des experts, l'ensemble des gouvernements européens et même les dirigeants de l'Ukraine ont fait la même erreur.
Tous, nous avons cru que Vladimir Poutine bluffait qu'il agitait la menace d'une possibilité d'intervention pour obtenir des concessions de l'Occident. Eh bien nous avons tort.
Mais comment expliquer cette erreur collective ?
Alors quand même que les Américains et les Anglais, eux, allaient presque jusqu'à annoncer la date de l'attaque russe Nous avons pensé que Londres et Washington répondaient à un bluff par un autre bluff et que chaque côté faisait monter les enchères afin d'arriver à la table de négociation dans la meilleure position possible. D'ailleurs le président ukrainien, lui-même, Volodomyr Zelensky, a reproché aux Anglo-Saxons de faire monter les tensions par leurs déclarations tonitruantes.
Mais si nous avons pensé que Vladimir Poutine ne passerait pas à l'acte, c'est parce que nous avons estimé qu'il était encore un joueur d'échec rationnel, un stratège, pesant soigneusement chacun de ces actes comme il le faisait depuis 20 ans. Mais manifestement, il ne l'est plus.
Et s'il n'est plus rationnel, il donc dément, vous diriez-vous ?
Je me garderai bien d'aller jusque-là. D'abord parce que je ne suis pas médecin et ensuite parce que, même si je l'étais, je n'aurai toujours pas accès aux dossier médical de M. Poutine.
Mais qu'il ait perdu en partie le contact avec la réalité ou alors qu'il s'illusionne et finisse par croire à sa propre propagande et à ses mensonges, oui, c'est possible.
Je m'explique :
Eh bien, la réalité est claire : militairement, il est évident que s'il y met la force nécessaire et disponible, Vladimir Poutine gagnera en Ukraine. Mais politiquement et économiquement, il perdra et les conséquences seront désastreuses pour son pays. Et aussi, sans doute, pour lui-même.
Et cela il ne peut l'ignorer sauf s'il a perdu le contact avec la réalité, mais là effectivement on s'approche de la démence. Ou alors il a fini par croire à ses propres mensonges. Peut-être s'est-il simplement dit, comme d'autres avant lui, que les démocraties étaient lâches et faibles et que nous le laisserions faire comme nous l'avons laissé faire en Géorgie ou en Crimée, comme nous l'avons laissé faire lorsqu'il assassinait ses opposants à Moscou ou en Europe.
Mais on le voit : il s'est trompé.
Reste que les traits de personnalité et le mode de vie qui l'ont conduit à cette erreur sont évidemment intéressants à décrypter. Mais cela, j'y reviendrai dans ma prochaine chronique.
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Le photographe René Robert, mort dans l'indifférence - Moniquet Time avec Claude Moniquet sur S.I.S Radio
2022/02/01
Salut c'est Claude Moniquet et comme tous les mardis, tu me retrouves dans "Moniquet Time" sur S.I.S Radio.
Aujourd'hui je suis d’humeur sombre. Cela ne me ressemble pourtant pas, même si je parle souvent de sujets graves. Bon, sombre, peut-être pas, mais, je dirais déçu, inquiet, choqué, scandalisé. Ou en colère, oui, en colère…
C’est qu’un homme est mort. À Paris, dans la nuit du 19 au 20 janvier. Il s’appelait René Robert, c’était un photographe connu et il était âgé de 84 ans.Alors bien entendu, on me dira qu’un homme de 84 ans qui meurt, c’est triste pour lui et pour ses proches, mais il n’y a peut-être pas de quoi en faire un plat. Ou une chronique radio. C’est un bel âge, comme on dit, 84 ans.
Et c’est vrai que je ne l’aurais probablement pas faite, cette chronique, si n’étaient les circonstances très particulières de la mort de cet homme.
- Mais quelles sont-elles ces circonstances ? Une agression ? Un meurtre ? Un attentat ?
Ni l’un ni l’autre, Michel, René Robert a fait un malaise.
Alors là, à nouveau, j’entends presque nos auditeurs se gratter la tête en se demandant ce qu’il y a de si particulier à ce qu’un homme de 84 ans meure d’un malaise. En fait, rien. Le problème c’est que René Robert n’est pas mor de son malaise, mais de ses suites.Il était 21 heures, le 19 janvier, et le photographe déambulait rue de Turbigo, en plein hypercentre de Paris, lorsqu’il fit ce malaise et s’écroula sur le trottoir. Et sur ce trottoir il devait rester 9 heures. Je répète pour ceux qui auraient un doute ou penseraient avoir mal entendu : René Robert est resté allongé sur le trottoir de la rue de Turbigo, la tête en sang parce qu’en plus il s’était blessé dans sa chute pendant 9 heures. Et pendant 9 heures, personne ne lui a porté secours, personne ne s’est arrêté, personne même n’a pensé à appeler les secours…. Neuf heures !
- Pourtant, la rue de Turbigo, ce n’est pas vraiment au milieu de nulle part…
Non, on se trouve là à la limite des quartiers des Halles et des Arts-et-Métiers, la rue de Turbigo court dans les 1er, «3ème et 3ème arrondissement et coupe d’autres voies importantes, comme la rue Réaumur et le Boulevard de Sébastopol, on est à quelques centaines de mètres du Centre Pompidou. Dans la rue elle-même, on compte au moins une dizaine de bars, cafés et restaurants et dans les alentours immédiats certainement une centaine d’établissements du même type. Tout ça pour dire que la circulation y est intense, à pied, à vélo, à trottinette ou en voiture. Et pourtant, en 9 heures, rien, pas une réaction, pas un arrêt, pas un appel aux urgences.
Dans la nuit du 19 au 20 janvier, rue de Turbigo, l’humanité était, simplement aux abonnés absents.
Les pompiers finiront par relever René Robert, à 06h30 du matin, mais pour constater son décès. Par hypothermie. Et qui les avait prévenus, les pompiers ? Eh bien, un moins-que-rien, un oublié de la société, un invisible, in intouchable… Un SDF. Un de ces hommes qui savent que le froid, la nuit, dans la rue, peut tuer.
Ah oui, je le précise : l’année dernière, 60 SDF sont morts dans la rue à Paris. Tous dans la même indifférence que René Robert. Alors, pour faire écho à ce que vous disiez au début de cette chronique, Michel, Oui, je suis en colère.
Tu peux écouter la chronique qui est déjà dispo sur les diverses plateformes de podcasts ainsi que sur le site Web et l'Application de S.I.S Radio.
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Bojo et la gestion du Brexit - Moniquet Time avec Claude Moniquet sur S.I.S Radio - 25 janvier 2022
2022/01/25
Émission du 25 janvier 2022
Bonjour, c'est Claude Moniquet et comme tous les mardis, je te donne RDV sur S.I.S Radio pour écouter "Moniquet Time" où je t'ouvre les portes de l'actualité ????
Eh oui, aujourd'hui je vais vous raconter ce qui ressemble beaucoup à une chute sans fin, un chant du cygne, une fin de parcours. Ou pas, nous verrons bien. C’est évidemment de Boris Johnson que je vais vous entretenir.
Bojo, comme on l’appelle, on aime ou on n’aime pas. Il a un style rentre-dedans, flamboyant, c’est un poids lourd qui cogne dur et qui aime ça. C’est un opportuniste aussi, qui a allègrement enfourché le cheval du Brexit sans spécialement être convaincu lui-même de ses bienfaits, mais parce que cela lui semblait porteur auprès des électeurs du parti conservateur. Mais là, il traverse une mauvaise passe. C’est le moins que l’on puisse dire.
Mais, que lui reproche-t-on exactement ?
Eh bien un peu tout. D’abord il y a la gestion du Brexit qui ne se passe pas tout à fait aussi bien qu’on le souhaitait à Londres. Ensuite sa gestion De la crise du Covid. Certains lui reprochent d’avoir réagi beaucoup trop tard et d’autres, au contraire, d’en avoir fait beaucoup trop et d’avoir porté un coup très dur à l’économie britannique. Honnêtement, il est trop tôt pour dire ce qu’il en est et les mêmes tensions sont perceptibles en Belgique, en France et dans d’autres pays de l’Union. Ce qu’on peut mettre à son actif, c’est que, débarrassé de certaines lourdeurs qui freinent les pays membres de l’Union, Londres a été pionnière en ce qui concerne la vaccination.
On rétorquera qu’avec une population inférieure de 5 millions à celle de la France, le Royaume-Uni compte 24 000 morts de plus, mais là aussi, il est trop tôt pour juger des causes et des effets.
Non, le vrai problème de Bojo, aujourd’hui, c’est le mépris qu’on lui reproche d’avoir eu pour les règles que son propre gouvernement avait édictées pour lutter contre la pandémie…
En somme, l’éternel « faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais…
C’est tout à fait ça, oui. Tout part d’une petite sauterie organisée pendant le confinement : des dizaines de membres de la haute administration se sont retrouvés au 10 Downing street pour une sorte de « cheese and wine ». Le problème, c’est que c’était en plein confinement et qu’à l’époque, les malades mourraient seuls dans les hôpitaux et les que Britanniques ne pouvaient rencontrer qu’une personne n’appartenant pas à leur foyer et encore à l’extérieur et en maintenant la distanciation sociale…. Et là, bien entendu, la pilule est un peu dure à avaler pour ses concitoyens.
Et puis, les révélations se sont accumulées : il y a également eu une autre petite fête fort joyeuse organisée quelques heures avant les funérailles du prince Philippe. Un manque de tact pour dire le moins, qui est so Chocking pour ceux qui se rappellent de la reine Elisabeth seule sur banc devant le cercueil de son mari.Cerise sur le gâteau : il n’y a pas eu un seul cocktail, ni même deux, mais il s’en déroulait quasiment tous les vendredis…
Et sa défense laisse un peu à désirer….
C’est le moins que l’on puisse dire. Pour la première fête, Bojo explique qu’il n’avait pas compris qu’il s’agissait d’un pot, mais qu’il pensait participer à une réunion de travail et qu’il n’y est resté que 25 minutes. Presque une demi-heure, c’est quand même un peu long pour constater que personne n’a de dossier sous le bras amis que les bouteilles de vin, elles circulent à une cadence accélérée. Au point que politiques et éditorialistes se demandent ouvertement s’il vaut mieux que leur Premier ministre soit malhonnête ou soit un imbécile.
Pour la deuxième, Bojo a présenté ses profondes excuses à la Reine. Sur le reste, il est resté coi et fait le gros dos.
Plusieurs
Reiner Fullmich, avocat allemand et son grand procès contre l’OMS pour crime contre l’humanité Moniquet Time - Claude Moniquet
2021/12/14
Aujourd’hui Claude, vous invite à découvrir une figure clé de la mouvance covido-sceptique.
En effet, j’ai longtemps hésité parce que je ne souhaitais pas faire de publicité à ce personnage, mais je vais vous parler de Reiner Fullmich, un avocat allemand auquel on prête l’intention d’organiser un grand procès contre l’Organisation Mondiale de la Santé pour « crime contre l’humanité », une sorte de nouveau procès de Nuremberg, comme le disent ses partisans.
En cause bien entendu, la crise du COVID.
Sa célébrité, l’avocat la doit exclusivement à une vidéo mise en ligne le 3 octobre 2020 et dans laquelle il nie l’existence du virus, affirme que les tests ne fonctionnent pas ou nie l’utilité des mesures de protection telles que le port du masque. Un message qui a totalisé un million et demi de vues avant d’être supprimé par YouTube.
Il a, depuis, été relayé sur nombre de sites conspirationnistes ou d’extrême droite.
Mais au-delà de ces vidéos, y a-t-il réellement un procès en préparation ?
Eh bien il y en a plusieurs. Des plaintes ont en effet été déposées, mais par pour « crimes contre l’humanité ».
Les statuts du Tribunal International de Nuremberg définissaient le crime contre l’humanité comme étant, je cite :
« L’Assassinat, l'extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout autre acte inhumain inspirés par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux et organisés en exécution d'un plan concerté à l'encontre d'un groupe de population civile ».
Cette définition a, depuis, été enrichie par l’adjonction des déplacements forcés de population ou des disparitions forcées et autres crimes. Cette définition sert notamment de base à certaines poursuites du Tribunal Pénal International de La Haye, entre autres contre les acteurs des guerres en Yougoslavie.
Il n’y a rien, ici, on le voit, qui se rapproche de près ou de loin de la gestion de la pandémie, fût-elle parfois critiquable…
Mais dès lors, que peut faire Reiner Fuellmich ?
C’est là qu’on touche au fond du problème : au-delà de la désinformation et du complotisme, c’est une histoire de gros sous, tout simplement. Fuellmich a créé et anime un Comité Corona de quelques dizaines de personnes qui s’emploient à rassembler des témoignages et à préparer des plaintes collectives des « class actions », en Allemagne, au Canada et aux États-Unis. Il vise, entre autres, le docteur Christian Drosten, inventeur des tests de dépistages.
Pour se faire, il réclame à ses sympathisants ou à ceux qui voudraient éventuellement se joindre à ces plaintes, 800 euros. Le calcul est vite fait : si un millier de personnes, à travers le monde, le rejoignent – et c’est tout à ait faisable – on n’est pas loin du million d’euros. On est loin ici du Robin des Bois de Munich, défendant les malheureuses victimes de mesures de restrictions contre les géants de l’industrie pharmaceutique et on se rapproche de la juteuse opération financière…
Depuis, Fuellmich a annoncé urbi et orbi qu’il n’avait jamais pensé à un « Nuremberg du Covid » et que ce bruit avait été répandu par ses ennemis pour le décrédibiliser.
À d’autres moments, toutefois, il explique qu’il y aura bien un procès, mais que celui-ci ne sera pas un nouveau Nuremberg, mais plutôt un Tribunal International établi spécifiquement pour la crise du Corona. Par qui ? Comment ? Où ? Le mystère règne….
Mais les complotistes égarés dans leurs fantasmes décomptent les jours et la machine à faire du fric, elle, continue à tourner…
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La guerre en Ukraine - Moniquet Time avec Claude Moniquet sur SiS Radio
2021/12/07
La guerre en Ukraine
Cette semaine, Claude, nous entraîne loin à l’Est, hors des frontières européennes, aux confins de la Russie et de l’Ukraine….
Oui, je vais vous entrainer vers ces steppes glacées qui ont toujours à la fois fasciné et inquiété l’Europe. Non sans raison, d’ailleurs.
On se rappelle, ce n’est pas si loin, qu’au printemps 2014, la Crimée qui était alors rattachée à l’Ukraine proclamait son indépendance avant d’être purement et simplement annexée par la Russie. Au même moment, une guerre éclatait dans l’est du pays, dans la Région du Donbass où des séparatistes pro-russes réclamaient le rattachement à la Russie. Environ 40% des habitants du Donbass sont des Russes ethniques, mais près de 75% sont russophones. Cette guerre a fait plus de 10 000 morts.
Depuis des années, c’est le statu quo, avec, régulièrement des incidents de frontières entre milices séparatistes soutenues par Moscou et forces ukrainiennes.
Mais quels sont les enjeux réels dans cette région ?
Eh bien, des enjeux il y en a trois. Le Donbass d’abord est une région minière, principale ressource en charbon de l’Ukraine. Ensuite, pour Kiev, bien entendu, il y a également une question d’unité territoriale et de souveraineté. Enfin, pour la Russie, se pose la question de la protection des minorités russes vivant hors de ses frontières et qui il faut le dire clairement ne sont pas toujours très bien traitées. Ceci étant un euphémisme.
Mais bref, depuis des mois, les incidents armés se multiplient et, au-delà, on entend fortement le bruit des bottes.
Moscou accuse Kiev d’avoir massé environ 125 000 hommes, soit la moitié de son armée, aux limites de la région. Mais Kiev et ses alliés occidentaux disent, eux, que près de 100 000 soldats russes sont aujourd’hui concentrés aux frontières ukrainiennes.
Le tout sur fond de tensions exacerbées entre la Russie et l’OTAN, tensions qui se manifestent par une guerre de communiqués et, plus concrètement par des expulsions croisées de diplomates qui durent depuis des mois, le plus souvent sous prétexte d’espionnage.
On a vu des guerres se déclencher pour moins que ça. Du reste, Kiev et l’OTAN ne se gênent pas pour claironner que la Russie s’apprête à une guerre contre l’Ukraine qui commencerait début 2022. Il y a quelques jours, la presse allemande a d’ailleurs publié des documents d’ailleurs assez douteux censés prouver les intentions belliqueuses de la Russie.
Ce risque de guerre est-il sérieux ?
Eh bien, je ne le crois pas. La tension est à son comble, bien entendu, mais je ne crois pas à cette volonté russe d’en découdre. Au-delà de la propagande, les dirigeants russes sont extrêmement rationnels. Et chacun est conscient que les conséquences d’une guerre dans cette région pourraient être incalculables et dégénérer en un affrontement ouvert entre l’OTAN et la Russie. Moscou sait aussi que le prix à payer même s’il n’y avait pas de confrontation globale serait immense avec de nouvelles sanctions qui détruiraient son économie.
Alors que se passe-t-il vraiment ?
Je pense que Vladimir Poutine entretient les tensions et la crainte qu’elles génèrent pour obtenir deux concessions majeures de l’Occident. A savoir que l’Ukraine ne rejoindra jamais l’OTAN, et qu’il n’y aura jamais de déploiement d’armes nucléaires américaines sur le sol ukrainien.
Du côté de Washington et de Bruxelles, on ne veut pas entendre parler de telles garanties ; reste qu’à un moment ou l’autre, il faudra bien qu’un compromis soit trouvé.
Les Russes sont, certes, les meilleurs joueurs d’échecs du monde, mais l’histoire nous apprend que ce genre de situation peut très facilement et très rapidement dégénérer. Et si une guerre éclatait et que L’OTAN s’en mêlait, tout serait à craindre. Et pas seulement pour les Ukrainiens.
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Dernières mesures adoptées par le CODECO - Moniquet Time avec Claude Moniquet
2021/11/30
C’est une fois de plus la pandémie
ou plutôt les mesures prises pour l’enrayer qui sont le sujet de la chronique de Claude, cette semaine, ça faisait longtemps…
Eh oui, en effet. J’avais prévu de vous parler de Joséphine Baker, qui entre au Panthéon cette semaine, mais ce sera pour une prochaine fois. Je vais en effet vous ennuyer, une fois de plus, avec la pandémie.
D’abord, un mot sur les dernières mesures adoptées par le CODECO la semaine dernière. Pendant une semaine, on nous a répété sur tous les tons que l’heure était grave et qu’il fallait prendre des mesures difficiles. Bref, nous tremblions dans l’attente du verdict. Et nous n’avons pas été déçus. Certes un secteur va à nouveau souffrir, c’est le monde de la nuit qui une fois encore doit fermer ses portes. Mais, et je le dis avec beaucoup d’empathie pour les professionnels qui luttent pour survivre et dont je comprends le désarroi, c’est un secteur marginal en termes économiques.
Mais l’une des mesures qui m’ont le plus frappé, c’est la fermeture des restaurants-bars et café à 23 heures….Et pourquoi donc ?
Eh bien franchement, j’aimerais bien qu’on me dise où, à Bruxelles, depuis vingt ans, on peut trouver un restaurant qui sert encore à 23 heures. Et où trouver un bar ou un café sympa ouvert après minuit. Ça m’intéresse parce que je travaille souvent très tard. Bref, c’est une mesure marginale, mi-figue mi-raisin et qui ne changera pas grand-chose à part peut-être supprimer la possibilité de prendre un dernier pousse-café qui était de toute façon déjà très déconseillé à ceux qui veulent conserver leur permis de conduire…. Moi j’appelle ça se foutre du monde.
Un autre qui a un sens de l’humour assez prononcé, c’est Stéphane Bancel, le patron du laboratoire Moderna qui expliquait lundi matin que les travaux de son labo pour adapter le vaccin au variant Omicron étaient « proactifs ».
Et ce qui me choque, cette fois ? Eh bien, une mesure proactive qui intervient après que le virus soit déjà présent pourtant partout et alors que l’on ouvre la possibilité d’une troisième dose à tout qui est âgée de plus de 18 ans, j’avoue que j’ai du mal à comprendre. Mais bon, ça doit être post-moderne, une mesure proactive qui se met en place après l’accident. Un mot pour finir pour ceux qui nous mettent en garde contre le vaccin et ses conséquences mortifères. Les mêmes souvent nient la gravité de la maladie, voire son existence.
Quelques chiffres, donc. Lundi soir à 18hoo, 261 707 621 personnes avaient été infectées par le COVID. Et 5 203 155 personnes en étaient mortes, et ces chiffres étant donnée l’imprécision de leur collecte dans certains pays sont certainement largement sous-évalués. Mais cela représente une mortalité d’environ 2%, et je ne parle pas des cas des COVID longs et des gens qui mettront des mois ou des années à récupérer toutes leurs facultés. Au même moment, un site « d’information » avançait le chiffre de 462 18 morts du vaccin. Disons 50 000 pour faciliter le calcul, sur 7 600 707 246 doses de vaccin administrées, soit o,00065%. La comparaison me semble facile : de toute évidence, c’est la maladie qu’il faut craindre, pas le vaccin. Parce que c’est la maladie qui tue, pas le vaccin.
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En Irak, les drones volent bas
2021/11/09
S’il est une région du monde où l’on est certain de ne jamais s’ennuyer, c’est bien le Moyen-Orient… Entre terrorisme, guerres civiles, conflits ouverts ou larvés entre Etats, massacres, conflits entre ceux qui souhaitent adhérer à la modernité et d’autres qui veulent rester ancrés dans un passé de grandeur et de pureté souvent fantasmé, l’animation y est assurée 365 jours par an.
Dernier épisode en date, que l’on pourrait croire sorti d’un James Bond ou d’un roman de Tom Clancy, la tentative d’assassinat au drone explosif, dimanche matin, du premier ministre irakien Moustapha al-Kazemi.
Vers 1 heure du matin dimanche, donc, trois drones avaient été lancés depuis le centre de Bagdad vers la résidence du dirigeant irakien, située dans l’ultra protégée « Zone Verte » de la capitale où se trouvent également plusieurs ambassades et sièges d’organisations internationales ou de ministères importants.
Moustapha al-Kazemi n’a même pas été touché mais trois de ses gardes du corps ont été blessés.
Cette attaque qui survient un an et demi après sa nomination se produit dans un contexte extrêmement tendu. Il y a un mois, les partis représentant les milieux chiites pro-iraniens ont connu une sévère défaite aux législatives.
Or, al-Kazemi est l’ennemi juré de ces milices. Avocat, journaliste, opposant historique à Saddam Hussein, chef des services de renseignement irakiens en 2016, il tente farouchement de limiter l’influence iranienne sur son pays.
Pour Téhéran, bien entendu, c’est inacceptable.
Or il faut comprendre deux choses : pour l’Iran des Mollah, le contrôle de l’Irak est indispensable parce qu’il offre une continuité territoriale – et donc une profondeur stratégique et des possibilités de projection de forces – au régime en établissant un continuum territorial entre l’Iran, l’Irak, la Syrie et le Liban, bref ce que l’on appelle « l’arc chiite ».
Deuxième donnée essentielle : un parti politique irakien ne ressemble pas vraiment à un parti politique européen puisqu’il s’agit en général d’une organisation idéologique mais qui s’appuie sur un bras armé, une milice. Le parti agira donc dans l’enceinte du parlement mais également dans la rue. Et, s’il le faut, par les armes.
al-Kazemi, lui est un homme presque seul. Il n’a pas de parti politique et peu de soutien parlementaire. Mais il a l’appui des pays du Golfe, des États-Unis et de la France. Ce qui ne le rend pas spécialement populaire aux yeux de la faction pro-iranienne, précisons-le.
Selon plusieurs sources irakiennes, le crime de dimanche est signé : les explosifs et les drones utilisés, nous dit-on, avaient été fabriqués en Iran.
Mais l’échec de ce complot n’est sans doute qu’un répit de courte durée pour Monsieur al-Kazemi. Pour le moment les forces de sécurité et l’armée soutiennent son gouvernement et la légalité. Mais si elles flanchent, ou si, au contraire, leur réaction trop brutale provoque un bain de sang, Moustapha al-Kazemi sera balayé et l’on se retrouvera avec un pouvoir irakien verrouillé par Téhéran et hostile à toute influence occidentale. Une sorte de scénario « à l’afghane » qui compliquerait encore un peu plus les choses dans l’une zone particulièrement explosive mais qui est aussi particulièrement importante pour l’Occident puisque l’essentiel de nos fournitures gazières et pétrolières proviennent de cette heureuse région.
#ClaudeMoniquet #Irak #Bagdad #ZoneVerte #MustaphaalKazemi #Attentat #Drone #Iran #Téhéran
La COP26 s’ouvre, le vrai problème c’est la surpopulation
2021/11/02
C’est cette semaine que s’ouvre à Glasgow la COP26. On y parlera bien entendu des moyens de limiter le réchauffement climatique. Je suis prêt à parier que, malgré de belles promesses dont je ne doute pas une seconde qu’elles nous seront faites dans les jours à venir, rien ne se passera comme prévu. De toute façon, même si les décisions qui seront prises à Glasgow étaient appliquées, rien ne changera.
Qu’on me comprenne bien, surtout, je ne suis pas climatosceptique. Même si les variations climatiques ont toujours existé dans l’histoire de la terre, je ne doute pas non plus de l’influence de l’activité humaine sur l’accélération de ces changements. Et je doute encore moins de leurs conséquences dramatiques. Les inondations de cet été dans une partie du monde et les incendies de forêts qui en ont ravagé d’autres parties en sont une preuve irréfutable.
La montée des eaux et la désertification auront des conséquences encore incalculables mais certainement tragiques. Les épisodes climatiques extrêmes vont se multiplier et bientôt, des pays entiers seront submergés. On assistera dans les décennies à venir à une inexorable poussée des populations du sud vers le nord. Des peuples se mettront en marche pour échapper à l’enfer et survivre et on peut difficilement leur donner tort. Toute cela débouchera sur des conflits, des guerres meurtrières, des massacres et autres épurations.
Bref je le répète, je ne suis pas climato-sceptique. Seulement je pense qu’à la COP26 comme ailleurs, on s’attaque aux symptômes de la maladie et pas à sa cause. Réchauffement, inondations, incendie, montée des eaux sont des réalités mais la maladie est ailleurs.
Le vrai problème c’est la surpopulation. Et celui-là, on ne s’y attaque pas. C’est l’éléphant dans la chambre noire : tout le monde sait qu’il est là mais personne ne le voit. Ou plutôt, personne ne veut le voir.
Vers l’an 1000, nous étions moins de 350 millions. en 1900, un peu plus d’un milliard et demi, en 1950 moins de 2,5 milliards. En 2021, nous sommes environ 8 milliards. Depuis 1900, nous avons mis 50 ans pour faire moins que doubler la population mais seulement 70 ans, ensuite, pour la tripler. Toutes choses étant par ailleurs égales, à la fin du siècle nous seront entre 11 et 15 milliards.
Et ces milliards de personnes respirent, mangent, boivent, se logent, travaillent bref elles consomment. Ceci nous amène à ce que l’on appelle le « jour du dépassement », soit la date de l’année à partir de laquelle l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an.
En 1986, ce jour était le 31 décembre. Cette année c’était le 29 juillet.
Bref on le comprend nous sommes sur une courbe exponentielle. La population continue à croître et tout ira de plus en plus vite et de plus en plus mal.
Mais pourquoi ne veut-on pas se concentrer sur ce problème ? Parce que c’est impossible. Il faudrait, pour y arriver un gouvernement mondial qui imposerait des mesures drastiques en matière de natalité. Ce gouvernement n’existe pas et même s’il existait, pour des raisons culturelles, idéologiques, religieuses ou de survie, il n’y aura jamais de consensus.
Dans « L’Etoile Mystérieuse », d’Hergé, un prophète fou, Philippulus hante les rues avec un gong en criant: « C’est le châtiment. La fin des temps est venue…. ». Peut-être en sommes-nous un peu là et aucune conférence n’y fera rien.
#ClaudeMoniquet #COP26 #Glasgow #RéchauffementClimatique #Surpopulation #Dépassement #Jourdudépassement #Démographie #Climat
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