« Sacrément Beau » un podcast réalisé par Leïla Feghoul.
Au fil des épisodes, des interviews de personnalités engagées, passionnées et porteuses de projets à sens pour explorer le monde sous un éclairage nouveau.
Une invitation à contempler le Beau sous toutes ses formes.
Que ce soit à travers l'art, la nature, la culture, l'histoire, la science ou la philosophie, élargissons nos horizons pour éveiller notre âme et cheminons vers une conscience de ce qui nous entoure pour changer de point de vue.
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#58 Comment être plus intéressant ? L'art de créer du lien et de marquer durablement les esprits avec Fanny Auger
2026/10/21
Pensez à la dernière personne que vous avez trouvée fascinante.Celle dont vous avez reparlé le lendemain à un ami.
Celle dont vous vous souvenez encore, des mois après.
Qu'a-t-elle dit, exactement ?
Essayez. Cherchez la phrase brillante, l'anecdote parfaite, le trait d'esprit qui vous a marqué.
Il y a de fortes chances que vous ne trouviez rien.
Pas parce que votre mémoire vous fait défaut. Mais parce que ce n'est peut-être pas ça, au fond, qui
rend quelqu'un inoubliable.
Nous vivons pourtant dans un monde qui nous pousse à croire l'inverse. Il faudrait avoir quelque
chose à dire. Une histoire à raconter, un parcours à défendre, un post à publier. Être vu, c'est exister.
Se taire, c'est disparaître.
Alors on se prépare. On peaufine son pitch. On collectionne les anecdotes qui feront mouche en
société. On regarde le nombre de followers comme on regardait, autrefois, le nombre d'amis.
Et si tout cela n'avait, en réalité, presque rien à voir avec le fait d'être intéressant ?
Le mot lui-même garde la trace d'un sens qu'on a fini par oublier. Intéressant, du latin interesse -
être entre. Pas au centre. Entre. Dans le lien, dans l'écart, dans ce qui se passe quand deux personnes
se regardent vraiment.
C'est tout l'objet du livre de mon invitée : montrer que cet art s'apprend - la curiosité, l'écoute, la
présence, la manière de se raconter sans se vendre. Et je crois qu'on aura envie, aujourd'hui, d'aller
un peu plus loin encore : est-ce que tout le monde part avec les mêmes chances pour apprendre cet
art-là ? Le réseau, la culture, le temps libre pour cultiver sa vie intérieure - ce sont aussi des
choses qu'on hérite, ou qu'on n'hérite pas.
Mon invitée du jour a fait de la conversation un objet d'étude à part entière. Diplômée en Lettres
Modernes et de Sciences Po Paris, elle y enseigne depuis 2018, anime conférences et ateliers en
entreprise comme auprès du grand public, et a fondé The School of Life Paris. Elle est l'autrice d'un
premier ouvrage, Trêve de bavardages - L'Art de la conversation, et a présenté un TED Talk
intitulé « Changer le monde, une conversation à la fois ». Elle est aussi l'hôte du podcast L'Art de
l'attention, où elle converse chaque mois avec des experts - philosophe, chef, sociologue,
photographe, boulangère, concierge, créatrice de parfums - sur la manière dont ils s'accordent au
monde, aux autres et à eux-mêmes.
Et aujourd'hui, je la retrouve - pour la deuxième fois sur ce podcast - à l'occasion de son dernier
livre, Comment être plus intéressant, paru aux éditions Eyrolles.
J'ai la joie et le privilège d'accueillir aujourd'hui dans Sacrément Beau, Fanny Auger.
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#57 Et si notre santé mentale était un bien commun, pas une responsabilité individuelle ? avec Adrien Chignard
2026/09/25
Combien de fois avez-vous entendu dire d'un manager qu'il était toxique.
Combien de fois avez-vous vous-même pensé ça de quelqu'un.
Un pervers narcissique au-dessus de vous.
Une personnalité qui écraserait les autres pour asseoir son pouvoir.
C'est un récit qui rassure.
Il sépare le monde en deux.
Les bourreaux d'un côté.
Les victimes de l'autre.
Mais si c'était trop simple pour être vrai.
Si la toxicité n'était pas une question de personnalité, mais de système.
De régulation qui échoue, d'organisation qui ne soutient pas, de courage qu'on n'a jamais appris à
exercer.
Aujourd'hui, près d'un salarié sur deux se dit en détresse psychologique. Et du côté des
managers, ce n'est pas mieux, presque la moitié sont dans la même situation (source :
baromètre Empreinte Humaine, novembre 2025.
Ceux qu'on accuse d'être toxiques sont peut-être eux-mêmes à bout.
Et il existe un chiffre qui devrait tous nous arrêter. Chez les rares salariés qui se sentent en
sécurité pour parler, pour douter, pour se tromper sans être jugés, la détresse psychologique
s'effondre presque totalement. Mais ces environnements-là ne concernent qu'un salarié sur
dix (même source).
Alors si presque personne ne se sent en sécurité pour parler, est-ce que nous ne sommes pas en train
de se tromper de coupable.
Mon invité du jour est psychologue du travail et des organisations depuis près de vingt ans.
Il a fondé « Sens et Cohérence », un cabinet de conseil en prévention des risques psychosociaux.
Il enseigne dans trois universités.
Il écrit pour Harvard Business Review France, où il démonte, article après article, les mythes qu'on
se raconte sur le management, le burn-out et la santé mentale au travail.
J'ai la joie d'accueillir aujourd'hui dans Sacrément Beau, Adrien Chignard.
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#56 Et si la vraie question n'était pas le langage inclusif, mais son effacement depuis des siècles ? Avec Alicia Birr
2026/08/30
« Le masculin l'emporte sur le féminin. »
Vous connaissez cette phrase. Vous l'avez apprise vers huit ans, sans broncher. Une règle de
grammaire parmi d'autres.
Sauf que ce n'est pas qu'une règle de grammaire.
C'est une petite phrase qui range le monde.
Qui décide, mot après mot, qui occupe l'avant-plan et qui reste en retrait.
Et qui s'installe si tôt, si profond, qu'on finit par la prendre pour une loi de la nature.
Aujourd'hui, il suffit d'un point glissé dans un mot pour que tout s'embrase. Des tribunes s'écrivent,
des plateaux s'enflamment, le Sénat vote une loi pour « protéger la langue française ».
Tout ça pour quelques lettres et un accord au féminin.
On pourrait en rire. La question que ça pose, elle, est très sérieuse.
Une langue se contente-t-elle de décrire le monde ?
Ou fabrique-t-elle, aussi, ce que nous croyons possible ?
Et si nos mots les plus banals dessinaient, en silence, ce qu'on arrive à imaginer ?
Celle que je reçois aujourd'hui passe ses journées sur ce terrain miné.
Elle vient de la stratégie et du marketing.
Aujourd'hui, elle apprend aux organisations à écrire autrement.
Plus précis.
Plus juste.
Et, elle y tient : plus créatif. Sans jamais culpabiliser personne.
Son pari : faire de ce terrain miné un terrain de jeu.
Elle est conférencière, formatrice, coach. Fondatrice de re·wor·l·ding, le premier média d'éducation
populaire au langage inclusif.
J’ai la grande joie de recevoir dans Sacrément Beau, Alicia Birr!Pour suivre Alicia Birr : - LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/aliciabirr/ - Instagram : https://www.instagram.com/reworldingfr?igsi=aGRtOWJwMmgxcDY5 - Son site internet : https://reworlding.fr/alicia-birr-fondatrice-de-re·wor·l·ding/
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#55 Le courage de renoncer : comment faire le bon choix ? avec Gilles Vervisch
2026/07/24
Quand tu veux, tu peux.
Accroche-toi.
Ne lâche rien.
Tu y es presque.
On vous l'a répété mille fois.
À l'école.
Au travail.
Dans les discours, les films, les citations qu'on s'envoie pour tenir le coup.
Persévérer, ce serait noble.
Renoncer, ce serait faiblir.
D'un côté ceux qui tiennent.
De l'autre ceux qui abandonnent.
Mais regardez de plus près.
Cette chose que vous continuez,
sans plus très bien savoir pourquoi.
Ce poste.
Ce projet.
Cette histoire.
Cette file d'attente où vous patientez depuis si longtemps que partir vous paraît absurde.
Au point où j'en suis...
Et si tenir n'était pas toujours une force ?
Et si s'accrocher, parfois, n'était qu'une autre façon de se perdre ?
On appelle ça la persévérance.
Mais quand elle vire à l'obstination, à l'acharnement, elle ne nous fait plus avancer.
Elle nous enferme.
Et si on continue, au fond, est-ce vraiment pour nous ?
Ou pour ne pas décevoir ?
Pour rester quelqu'un de bien aux yeux des autres ?
Parce que c'est peut-être ça, le plus dur.
Non pas lâcher.
Mais s'écouter.
Entendre, sous le bruit des attentes,ce qu'on veut vraiment.
Alors renoncer, ce n'est peut-être pas baisser les bras.
C'est regarder en face ce qu'on refuse de voir.
Admettre qu'on s'est trompé.
Choisir, volontairement, de s'arrêter avant de passer à côté de soi-même.
Mais pourquoi faut-il tant de courage pour faire ce qui devrait nous soulager ?
Qui a décidé que rester valait toujours mieux que partir ?
Et comment distingue-t-on la persévérance qui nous grandit de l'entêtement qui nous abîme
?
Mon invité répond à ces questions.
Philosophe, il a fait de la pensée une affaire concrète, en explorant nos vies par les chemins
de la pop culture, le cinéma, les séries, le sport, les héros qu'on admire.
Agrégé de philosophie, il est l'auteur de plusieurs essais, parmi lesquels Êtes-vous sûr
d'avoir raison ? et Stranger Philo.
Et aujourd'hui, je le reçois pour son dernier livre “Le courage de renoncer - Comment faire le
bon choix ?” paru aux éditions Flammarion.
J'ai la joie et le privilège d'accueillir aujourd'hui dans Sacrément Beau, Gilles Vervisch.
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#54 Comment notre cerveau se laisse séduire par les auteurs, les génies, les héros... avec Samah Karaki
2026/07/03
Pensez au dernier livre que vous avez acheté.
Au dernier article que vous avez partagé.
À la dernière personne dont vous avez défendu les idées dans une conversation.
Pourquoi eux ?
Pourquoi ce nom-là,
cette voix-là,
ce visage-là ?
Nous aimons croire que nos admirations sont libres.
Que notre goût nous appartient.
Que nous choisissons en toute conscience à qui accorder notre confiance.
Mais est-ce vraiment le cas ?
Et si ce qu'on appelle admiration n'était pas un choix, mais un réflexe ?
Un mécanisme installé bien avant qu'on s'en rende compte, dans notre cerveau, dans nos
institutions, dans nos récits collectifs...
Depuis des millénaires, les sociétés humaines ont besoin de figures d'exception.
Des prophètes.
Des héros.
Des génies.
Des auteurs.
Les noms changent.
La structure, elle, demeure.
Mais à quel prix ?
Quelles voix disparaissent derrière celles qu'on met en lumière ?
Qui décide de ce qui mérite d'être vu, lu, entendu ?
Et comment sort-on de ces mécanismes quand ils sont inscrits jusque dans notre biologie ?
Mon invitée du jour est neuroscientifique franco-libanaise.
Elle utilise les sciences cognitives pour regarder ce que nous préférons ne pas regarder.
Elle est l'autrice des livres “Talent est une fiction” et de “L'empathie est politique”
Et aujourd'hui de “Contre les figures d'autorité - Comment notre cerveau se laisse séduire par les auteurs, les génies, les héros...” paru aux éditions RUE DE L’ÉCHIQUIER.
J'ai la joie et le privilège d'accueillir aujourd’hui dans Sacrément Beau, Samah Karaki.
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#53 Et si le repos était une question de justice sociale ? avec Anaïs Gauthier
2026/05/06
À quand remonte votre dernier temps de repos ?
Ce moment où vous ne cherchez ni à produire,
ni à être validé,
ni à performer.
Mais simplement à vous reposer.
La France est l’un des pays d’Europe qui accorde le plus de congés à ses salarié·e·s.
Et pourtant, nous n’avons jamais été aussi épuisés.
Le progrès social ne cesse de croître,
tandis que nos jauges d’énergie, elles, ne font que diminuer.
Nous avons pourtant hérité d’un art ancestral,
qui fut le salut de nos anciens : le repos.
Mais entre la surexposition aux écrans,
les injonctions à la productivité, et la valorisation des plannings bien remplis,
nous avons le sentiment de ne jamais en faire assez.
Et peu à peu, le repos disparaît.
Pourtant, la vie est faite de cycles.
L’activité précède toujours le repos.
Un repos que nous avons délaissé dans nos sociétés modernes.
Ralentir devient suspect.
Mon invitée du jour explore ces questions et nous invite à déplacer notre regard.
À comprendre que nos manières de vivre n’abîment pas seulement nos corps et nos esprits,
mais aussi le vivant.
Autrice, facilitatrice, fondatrice de l’École d’écologie personnelle,
elle accompagne depuis des années celles et ceux qui cherchent à vivre autrement,
avec plus de soin, plus de sens, et plus d’attention au vivant.
Elle est aussi l’autrice du livre La stratégie du repos, paru aux éditions Eyrolles,
un ouvrage qui propose de replacer le repos et la régénération
au cœur de nos vies.
J’ai la joie d’accueillir aujourd’hui, dans Sacrément Beau,
Anaïs Gauthier.
>> Dans cet épisode, nous allons parler du repos.
Mais surtout de ce que notre incapacité à nous reposer dit de nos sociétés modernes.
Pourquoi avons-nous autant de mal à ralentir ?
Pourquoi culpabilisons-nous lorsque nous ne produisons rien ?
Le repos est-il devenu un privilège social ?
Avec mon invitée, nous allons explorer les liens entre capitalisme, histoire coloniale, domination des corps, identité, productivité et justice sociale.
Un épisode profondément politique sur notre rapport au temps, à la performance et à l’épuisement contemporain.
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#52 Et si le retard dans nos vies nous rapprochait de nos désirs ? avec Hélène L'Heuillet
2026/04/22
Le temps. On pense en manquer.
On dit qu’il file.
Qu’il faut le rattraper.
Alors on accélère.
On remplit.
On optimise.
On anticipe.
Comme si le problème, c’était de ne pas aller assez vite.
Plus on cherche à gagner du temps,
plus il semble nous échapper.
Plus on s’organise,
plus la pression augmente.
Et au fond, une question demeure.
De quoi parle-t-on vraiment
quand on dit qu’on n’a pas le temps ?
Parce que cette phrase, on ne la prononce pas seulement pour décrire un agenda
trop rempli. On la prononce pour refuser un rdv.
Pour tenir un cap.
Comme si le temps était devenu une contrainte, plutôt qu’une expérience.
Dans son livre, mon invité du jour propose un déplacement.
Elle ne nous invite pas à mieux gérer notre temps.
Ni à le rentabiliser.
Elle propose de regarder ce que nous cherchons à éviter.
Ce que l’on ne supporte plus :
l’attente,
le vide,
le décalage.
Ce que l’on appelle... le retard.
Car si le retard est devenu une hantise dans nos vies,
ce n’est peut-être pas un hasard.
C’est peut-être le symptôme d’un rapport au temps qui s’est profondément
transformé.
Un rapport où l’urgence devient une norme.
Où les rapports de force passent par le temps.
Où aller vite n’est plus un choix, mais une obligation.
Alors dans cet épisode, on va prendre le temps.
Le temps de comprendre ce que le retard vient révéler.
De nos rythmes.
De nos exigences.
De nos manières de vivre.
Et peut-être aussi,
de ce que nous sommes en train de perdre
à force de vouloir toujours arriver à l’heure.
Mon invitée du jour explore ces questions depuis plusieurs années.
Philosophe, maîtresse de conférences à la l’Université de la Sorbonne, elle a enseigné la philosophie politique et éthique,
et travaille sur ce que le temps dit de nos vies, de nos relations, et des formes de pouvoir qui les traversent.
Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages, dont Du voisinage ou encore Tu haïras ton prochain comme toi-même,
et a publié en 2020 Éloge du retard aux éditions Albin Michel, un livre qui vient interroger en profondeur notre rapport à l’urgence
et ce que nous faisons, concrètement, du temps qui nous est donné.
J’ai le plaisir d’accueillir aujourd’hui, dans Sacrément Beau : Hélène L’Heuillet.
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#51 Arrêtez de vous épuiser ! 90 jours pour apprendre la récupération psychologique avec Matthieu Poirot
2026/03/25
Depuis quelques années, un phénomène étrange traverse le monde du travail.
Des professionnels compétents.
Engagés.
Responsables.
Des personnes qui continuent d’avancer, de produire, de remplir leurs objectifs.
Et pourtant, derrière cette apparente normalité, quelque chose se dégrade.
Pas toujours dans le fracas d’un burn-out spectaculaire.
Plutôt dans une forme d’usure plus silencieuse.
Une fatigue qui s’installe.
Une tension qui ne redescend plus.
La sensation de ne jamais vraiment récupérer.
Comme si nos vies professionnelles fonctionnaient désormais en surrégime.
Alors une question se pose.
A-t-on la capacité à poser des limites ? À gérer le stresse ? À organiser notre
temps ?
Ou bien sommes-nous en train de découvrir les limites biologiques et
psychologiques d’un système de travail qui s’intensifie depuis des années ?
Car une chose est frappante.
Nous avons appris à optimiser le travail :
optimiser les process, les outils, les flux d’information.
Mais nous avons beaucoup moins appris à penser l’autre moitié du cycle :
la récupération.
Comment le cerveau récupère.
Comment l’attention se restaure.
Comment l’engagement peut durer sans se transformer en épuisement.
Et si la performance durable passait d’abord par la récupération ?
C’est précisément ce paradoxe que nous allons explorer aujourd’hui dans
Sacrément Beau.
Mon invité est psychologue et docteur en gestion, fondateur et dirigeant de Midori
Consulting, une agence leader dans la performance durable des personnes et
organisations. Auteur de 4 livres et consultant depuis plus de 20 ans, dans plus de
200 entreprises, il intervient en France et à l’étranger pour développer la santé
psychologique au travail, et le leadership positif.
J’ai le plaisir d’accueillir aujourd’hui dans Sacrément Beau, Matthieu Poirot.
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#50 Le pouvoir de vos finances avec Julien Benayoun
2026/01/29
En France, l’épargne est presque une seconde nature.
Dix-neuf pour cent du revenu mis de côté en moyenne.
Vingt-cinq pour cent au plus fort du Covid.
Un réflexe collectif, hérité d’une histoire longue où la sécurité a toujours pesé plus lourd que le
risque.
Mais derrière cette prudence, une autre réalité apparaît : une éducation financière limitée, transmise
par cercles restreints, qui laisse une majorité de personnes gérer leur argent sans savoir réellement
ce qu’il finance.
Et pourtant, l’épargne n’est jamais neutre.
Elle circule, soutient des entreprises, oriente des modèles économiques.
À chaque instant, elle agit — même quand on pense ne rien décider.
Dans un contexte écologique et social aussi tendu que celui que nous traversons, cette réalité prend
un relief particulier.
Derrière chaque euro posé quelque part, un choix.
Derrière chaque placement, une conséquence.
Un pouvoir discret, souvent ignoré, et pourtant déterminant.
Alors... Comment concilier rendement et responsabilité dans un système où la performance reste un
dogme ?
Comment parler d’investissement sans oublier celles et ceux pour qui chaque euro est vital ?
Et comment naviguer dans une finance dite “responsable” qui, elle aussi, a ses limites ?
Co-fondateur et directeur général de Lita, plateforme leader de l'investissement citoyen à impact
depuis 2014, il est aussi le co-auteur du livre S’enrichir sans se trahir aux éditions Alisio, aux côtés
de sa co-autrice Maëlle Caravaca, cofondatrice et présidente de La Crèmerie, un cabinet de gestion
de patrimoine et de conseil en investissement responsable.
Ensemble, ils nous aident à reprendre le pouvoir sur nos finances pour contribuer, à notre échelle, à
un monde plus juste.
J'ai la grande joie d’accueillir aujourd’hui dans Sacrément Beau, Julien Benayoun.
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#49 Changer le monde une conversation à la fois avec Fanny Auger
2025/12/15
Parler. C’est l’un des premiers actes humains. Avant de savoir lire, avant même de savoir écrire, on parle. On parle pour être entendu, pour exister, pour rejoindre l’autre. Mais dans un monde saturé de mots, de messages, de notifications, la conversation — la vraie — devient rare. On parle vite, on parle fort, on parle beaucoup. Mais est-ce qu’on s’écoute encore ? Est-ce qu’on se comprend vraiment ? Les mots circulent, mais les présences se perdent. Et nos dialogues, souvent, ressemblent davantage à des monologues parallèles. La conversation pourtant, c’est bien plus qu’un échange. C’est une expérience. Un art du lien, de la nuance, du silence aussi. Un espace où la pensée se déplie, où l’attention se partage, où l’on apprend à écouter autant qu’à dire. Alors, comment retrouver ce goût de la parole vivante, celle qui relie plutôt qu’elle n’impose ? Comment réapprendre à converser — à se dire, à s’écouter, à se comprendre — dans une époque qui confond souvent expression et communication ? Mon invitée du jour explore ces questions depuis des années. Autrice, entrepreneure et conférencière, elle a fondé The School of Life Paris, où elle enseigne l’art de la conversation. Elle intervient aussi à Sciences Po, et a lancé en 2023 son podcast L’Art de l’attention. Elle anime des dîners-conversations, des ateliers, des conférences, et invite chacun à ralentir pour retrouver la beauté du lien humain. Et est aussi l’autrice du livre Trêve de bavardages, un ouvrage qui nous invite à enrichir nos échanges et à nous reconnecter aux autres. J’ai la grande joie d’accueillir aujourd’hui, dans Sacrément Beau, celle qui nous rappelle que converser, c’est aussi une façon d’aimer : Fanny Auger.Retrouvez Fanny sur :
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Référence du livre de Johann Hari mentionné dans cet épisode "On vous vole votre attention".
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#48 De la mémoire à la transmission culturelle avec Bochra Fourti
2025/11/29
Il y a des histoires qui naissent d’un manque.
D’un silence trop long, d’un héritage qui s’est effacé avant même d’avoir été transmis.
Des pans entiers de cultures, de langues, de récits qui disparaissent parce qu’on ne les a pas racontés à temps.
On grandit alors avec cette sensation étrange : celle de porter une histoire qu’on ne connaît pas vraiment, d’aimer ses origines sans toujours savoir comment les habiter, de chercher sa place entre plusieurs mondes qui ne se reconnaissent pas toujours entre eux.
Et puis un jour, on réalise que l’identité se construit, qu’elle bouge, qu’elle se cherche.
Qu’elle se façonne autant dans les récits qu’on reçoit... que dans ceux qui manquent.
À l’heure où des cultures entières doivent lutter pour ne pas disparaître, où la mémoire est parfois fragile, parfois menacée, raconter devient un geste de résistance.
Une manière de dire : « nous sommes là. »
Une manière de rendre visibles celles et ceux qu’on n’a pas assez écoutés.
Mon invitée du jour porte précisément cela.
Fondatrice du HeyA podcast, un espace où les voix des femmes arabes et amazighes résonnent, un lieu de transmission, de sororité, et de fierté.
Un média où l’on interroge l’héritage, où l’on célèbre les parcours, où l’on ouvre la porte à toutes celles qui cherchent un récit dans lequel se reconnaître.
De cet engagement est née une ambition nouvelle : transmettre aussi aux enfants.
Créer des histoires dans lesquelles ils puissent se voir, trouver des modèles,
s’ancrer, et grandir avec des racines dont on leur aura parlé : elle a alors crée HEYA STORIES, une collection de livre pour enfants.
Aujourd’hui, dans Sacrément Beau podcast, nous allons parler de transmission, d’identité culturelle, d’effacement, de modèles...
... Et de ce que les récits peuvent réparer quand ils arrivent au bon moment.
J’ai la joie de recevoir Bochra Fourti dans l'épisode 48.
L'épisode est disponible en intégralité sur toutes les plateformes d'écoutes !
Pour commander le livre sur Tawhida Ben Cheikh, la première femme médecin du monde arabe : https://www.heyastories.com/
🔗 Le livre est également disponible sur Amazon 🔗
Le livre est disponible dans plusieurs librairies indépendantes et à l'institut du monde arabe de Paris.
Pour contacter Bochra Fourti : https://www.linkedin.com/in/bochra-fourti-4156a262/
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#47 Vers une école plus juste et épanouissante : et si le système éducatif devenait un levier d'émancipation, avec Florence Rizzo
2025/11/24
L’école : la première société qu’on rencontre.
Avant même de comprendre le monde, on en vit déjà les règles.
On apprend qu’il y a des premiers et des derniers d’un classement,
des voix qu’on écoute et d’autres qu’on interrompt,
des élèves qu’on félicite et d’autres qu’on catégorise.
C’est là que tout commence — la curiosité, la peur, la comparaison.
C’est là que naît le désir d’apprendre... ou qu’il s’éteint.
Parce qu’à l’école, on n’apprend pas seulement à lire et à compter.
On apprend aussi à se situer.
À se mesurer.
À croire qu’on peut — ou qu’on ne peut pas.
C’est le premier lieu où se joue la confiance.
La confiance que d’autres nous donnent,
celle qu’on s’autorise à avoir en soi,
et celle qu’on perd parfois en route.
L’école distribue des notes, mais surtout des places.
Elle consacre certains destins, en fragilise d’autres.
Et pourtant, derrière chaque cahier, chaque regard,
il y a des enfants qui cherchent à comprendre qui ils sont.
Comment il peuvent se rendre utile dans la vie,
S’ils ont le droit d’être là.
Alors, comment faire de cette première société un lieu d’émancipation plutôt que de reproduction ?
Comment en faire un espace de rencontre, d’écoute, d’égalité réelle ?
Comment redonner à l’éducation son pouvoir de relier, d’élever, d’humaniser ?
Mon invitée du jour répond à ces questions...
Originaire d’une campagne où l’éducation était une promesse plus qu’un acquis,
Depuis plus de dix ans, elle consacre sa vie à celles et ceux qui font tenir cette promesse :
les enseignants, les chefs d’établissement, les équipes qui, chaque jour, accompagnent, soutiennent,
et réparent.
Avec son organisation associative Ecolhuma, elle défend une école vivante, confiante, coopérative.
Une école qui aide à grandir, pas seulement à performer.
Une école où l’on apprend autant à se connaître qu’à connaître le monde.
Elle est aussi la créatrice de l’émission École et Moi sur Youtube...
J’ai la grande joie d’accueillir aujourd’hui, dans Sacrément Beau,
Florence Rizzo.Site de l'association ECOLHUMA : https://ecolhuma.fr Linkedin de Florence Rizzo : https://www.linkedin.com/in/florence-rizzo-ecolhuma/
Instagram de Florence Rizzo : https://www.instagram.com/florencerizzo/ Chaîne Youtube de Florence Rizzo : https://www.youtube.com/@ecoleetmoi
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#46 La chaise tue avec Alexandre Dana
2025/10/27
Il y a des gestes qu’on croit anodins.
S’asseoir. Travailler. Regarder un écran.
Et puis un jour, on réalise que nos vies entières se déroulent à hauteur de chaise.
Nos corps sont devenus des spectateurs silencieux.
On pense beaucoup. On produit.
Mais on ne bouge plus.
On vit dans des sociétés qui valorisent la vitesse, la performance, la connexion.
Et pourtant, jamais nous n’avons été aussi immobiles,
aussi déconnectés du monde, des autres et de nous-mêmes.
La sédentarité, ce n’est pas qu’une question de santé.
C’est aussi une question de sens.
De lien.
De liberté.
Et si la vraie résistance, aujourd’hui,
était simplement de se lever ?
De remettre du mouvement dans nos pensées,
de la lenteur dans nos rythmes,
de la présence dans nos vies ?
Marcher, c’est peut-être ça :
une manière de retrouver le monde.
De resentir à nouveau.
De respirer, de penser, et de créer autrement.
Mon invité du jour a fait de cette idée un engagement.
Après un burn-out, il a réappris à marcher : plus de dix mille pas par jour,
Créateur de l’organisme de formation LiveMentor, directeur de la maison d’édition
23h59, mon invité est aussi journaliste santé au micro du podcast
Métamorphose.
Dans son livre La Chaise tue aux éditions Eyrolles et
coécrit aux côtés de Victor Fersing,
il explore tout ce que nos postures disent de nous :
notre rapport au travail, à la santé, à l’attention, à la planète.
Et il nous invite à repenser le mouvement, non pas comme une injonction,
mais comme une manière de vivre.
J’ai la grande joie d’accueillir dans Sacrément Beau, Alexandre Dana.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
⎮HORS SÉRIE ÉTÉ 2025⎮ Les réseaux sociaux nous rapprochent-ils encore ?
2025/08/09
Ceci est une version audio, extraite de ma newsletter Pensées Partagées.
Les réseaux sociaux nous rapprochent-ils vraiment… ou nous donnent-ils seulement l’illusion d’un lien ?Dans cet épisode, je questionne leur impact sur nos relations les plus intimes : pourquoi liker remplace parfois un appel, comment l’authenticité peut devenir une mise en scène, et pourquoi ces plateformes nous connectent à des inconnus tout en nous éloignant de ceux qui comptent.Une réflexion personnelle sur ce que signifie vraiment « créer du lien » à l’ère numérique.
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│HORS SÉRIE ÉTÉ 2025│Avons-nous perdu l'art de la conversation ?
2025/08/04
Ceci est une version audio, extraite de ma newsletter Pensées Partagées.
Et si converser, vraiment, demandait du courage ?Dans cet épisode solo, je reprends un sujet qui m’habite depuis longtemps : celui de la conversation. Pas la joute verbale. Pas le monologue à deux voix. Mais la vraie, celle qui prend le temps. Celle où l’on écoute autant qu’on parle. Celle où l’on ne sait pas à l’avance où l’on va.
Je parle de présence, d’attention, de silence parfois.De ces moments où les mots cherchent leur chemin, et où l’on accepte de ne pas avoir tout prévu.Je raconte aussi ce que le podcast m’a appris sur l’art de poser une question — et d’y rester.
Un épisode pour celles et ceux qui pensent, comme moi, que nos conversations façonnent ce que nous devenons — et qu’elles deviennent essentielles dans cette ère de perte d’attention.
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