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Le.s Sensible.s - art et mondes sensibles

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This podcast has
29 episodes
Language
French
Date created
2023/06/26
Latest episode
2026/08/31
Average duration
59 min.
Release period
46 days

Description

Après une première saison de préfiguration diffusée de façon confidentielle en 2023 avec comme thématique « art et yoga comme approches sensibles de l’univers », Eugénie Lefebvre ouvre la seconde saison du podcast Le.s Sensible.s, prenant pour sous-titre « art et mondes sensibles », avec une exploration en profondeur du dialogue entre l’art et les artistes, et ces mondes sensibles où l’être, le vivant, le lien, le soin, la terre, le spirituel, l’univers sont convoqués.  L’idée :  Faire plonger les auditrices et les auditeurs dans le travail d’artistes qui explorent, esquissent, approchent des questions fondamentales de l’existence, qu’elles soient d’ordre philosophiques, métaphysiques, écologiques, anthropologiques, cosmologiques, spirituelles, ... et qui, toutes, ont en commun d’interroger ce qui nous lie : ce qui nous relie à nous-mêmes, à notre être et toutes ses différentes facettes ; ce qui nous relie aux autres humains, proches et lointains, et aux non-humains, notre lien à tous les vivants ; ce qui nous relie au microcosme et au macrocosme, ce qui nous relie au temps et à l’espace, ce qui nous relie au visible comme à l’invisible, ce qui nous relie au présent, au passé et au futur, ce qui nous relie à l’unité comme à l’infini.   Pour cela, Eugénie part à la rencontre d’artistes, créatrices et créateurs de tous horizons, mais aussi curators, penseuses, penseurs, scientifiques, etc qui au fil des conversations, en écho les unes avec les autres, nous éclairent progressivement sur les multiples manifestations de ce que l’on pourrait appeler cet Art sensible. Un podcast produit par Fabrizio d'Elia et Les Ateliers de La Madeleine  Montage - Mixage & Identité sonore : Fabrizio d'Elia https://fabriziodelia.com Direction artistique : Ludovic Labayrade lamadeleinearles.com Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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#26 Ouvrir les perspectives et les imaginaires comme force d'agir des artistes avec Dalila Dalléas Bouzar
2026/08/31
Dans cet épisode, j'ai le plaisir d'échanger avec l'artiste Dalila Dalléas Bouzar.   Son univers, ses personnages humains et animaux entre fiction et réalité, la puissance de ses portraits de guerrières, de princesses et de sorcières, l'apparition de ce qu'elle appelle des entités dans ses peintures sous des traits différents, sa relation aux mots, au corps, sont autant d'éléments que nous avons exploré ensemble. Et je vous invite à aller découvrir ses peintures en vrai dès que vous pouvez et déjà sur son site et son Instagram : https://www.daliladalleas.com / @daliladalleasbouzar Un podcast conçu et réalisé par Eugénie Lefebvre / Produit par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore et par Les Ateliers de La Madeleine DA épisode : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#25 Métaphores et métamorphoses du monde avec Shuo Hao
2026/07/29
Née à Hebei en Chine en 1992, Shuo Hao a été diplômée de l'Académie centrale des beaux-arts de Pékin avant de passer par la Sorbonne puis d'intégrer l'atelier d'illustration de la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg. Elle est aujourd’hui installée à Paris, représentée par la galerie Derouillon et nous sommes dans son atelier chez Poush à Aubervilliers dans le Grand Paris. Les œuvres de Shuo Hao mettent en scène des corps en métamorphose, humains et non-humains, pris dans des relations tumultueuses. Entre culture occidentale et orientale, elle confronte les différentes significations des symboles, associant figures mythologiques, traditions asiatiques, références chrétiennes ou odyssées grecques. Les couleurs pastel des différents supports accentuent le contraste avec l'étrangeté des scènes. La peinture de Shuo Hao s'incarne et se nourrit pleinement de cette double influence, s'éloignant des représentations traditionnelles des mythes dans l'iconographie occidentale.   J’ai rencontré Shuo Hao lors des Portes Ouvertes de Poush, ateliers d’artistes à Aubervilliers, et suis tombée en réelle fascination pour son univers, comme aimantée à son atelier, incapable de poursuivre ma visite. J’avais envie de tout regarder en détail, me sentais aspirée par chacune des installations, objet, mobilier peint, l’interrogeant régulièrement sur une œuvre ou un plan d’exposition recouvert de références taoïstes, m’asseyant devant ses carnets dessinés. J’aurais pu y passer la journée.    C’est une joie immense d’y être à nouveau pour cet épisode, immergée dans son atmosphère enveloppante, et qu’elle m’ait accordé le temps de cet entretien que je suis trop ravie de partager avec vous. Pour explorer l'univers de l'artiste : Galerie Derouillon : https://derouillon.com/artists/shuo-hao Instagram @haosure : https://www.instagram.com/haosure Un podcast conçu et réalisé par Eugénie Lefebvre, produit par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore et par Les Ateliers de La Madeleine Arles. DA visuelle : Ludovic Labayrade Portrait de Shuo Hao : Villa TBH Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#24 L'art de la rencontre avec Lee Ufan
2026/07/22
Lee Ufan est né en 1936 en Corée, il vit et travaille entre Paris, New York et le Japon. Il est l’artiste théoricien du mouvement d’avant-garde Mono-ha (« l'école des choses »), courant artistique japonais qui se développe parallèlement à des mouvements minimalistes et radicaux. Mono-ha est souvent considéré comme très proche des attitudes et des choix qui ont nourri en Europe l'Arte Povera. Les sculptures de Lee Ufan se présentent comme des mises en relation de pierres ou de bois choisis dans la nature et de matériaux industriels, tandis que sa peinture tend vers un signe unique, vers la méditation et l’évocation du vide.   Je ne sais pas à quand remonte ma rencontre avec l'œuvre de Lee Ufan tellement j'ai l'impression de la connaitre et l'y sentir reliée depuis toujours. J'ai en revanche très précisément en tête des lieux et expositions marquantes : tout d'abord l'incroyable Lee Ufan Museum sur l'ile de Naoshima au Japon qui est en soi un lieu de recueillement relié aux éléments - terre ciel mer vivant. Puis l'exposition qui a pris place dans la nécropole romaine des Alyscamps à Arles en 2021dans laquelle l'artiste créait un dialogue avec les pierres anciennes de ce site millénaire et semblait ouvrir les vestiges funéraires du passé vers d'autres horizons célestes. C'était incroyable. Récemment, l'exposition Relatum que Lee Ufan vient d'ouvrir en ce mois de juillet 2026 au sein du Palais des Papes à Avignon et qui là encore crée des résonnances puissantes entre ce bâtiment de pierre et d'histoire et les énergies des oeuvres d'ardoise, de pierre, de miroir, d'acier, chacune placée exactement à sa juste place par l'artiste. Enfin, mes visites régulières au musée Lee Ufan Arles, mon lieu préféré à Arles, sont à chaque fois des moments suspendus particulièrement forts pour moi.   L’oeuvre et la pensée de Lee Ufan sont fondamentales dans toute l'exploration que je mène avec ce podcast tant l'artiste incarne en lui-même, dans son art et dans sa philosophie, tout ce qui anime ma recherche. Et le livre « Un art de la rencontre » paru chez Actes Sud en 2019 est mon guide tout au long de cette réflexion. Monsieur Lee m'a accueilli début juillet 2026 au premier étage du musée Lee Ufan Arles, nous avons enregistré notre échange enveloppés par ses toiles immenses remplies d'énergie. Nous avons parlé de sa relation à Arles, aux pierres du passé quand il dialogue avec des lieux comme les Alyscamps, ancienne nécropole romaine à Arles, ou le Palais des Papes à Avignon, de l'espace de résonance qu'il crée avec ses oeuvres, du souffle, du rôle de l'art comme une ouverture pour faire ressentir l'infini... J'aurais pu passer la journée à l'écouter tout en me sentant tellement touchée et honorée qu'il m'accorde déjà le temps de cet entretien - qui a duré en réalité près de 45 minutes avec tous les temps de traduction :-) Encore merci à l'équipe de la Fondation Lee Ufan et de Lee Ufan Arles d'avoir rendu cet échange possible, notamment Esra Joo et Juliette Vignon. Un podcast produit par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore et par Les Ateliers de La Madeleine Arles. Crédit photo de Lee Ufan : Claire Dorn - courtesy Studio Lee Ufan. DA Le.s Sensible.s : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#23 Une nouvelle poétique du sol avec Theo Guicheron Lopez
2026/07/01
Né en 1991 à Paris où il a grandi et étudié, Theo Guicheron Lopez a rapidement eu le souhait de se connecter aux territoires et aux savoir-faire artisanaux. Il passe ainsi près de huit ans en tant qu'ouvrier agricole dans différents domaines dans le sud de la France et de l'Europe, menant une vie nomade en contact avec la terre, le vivant et les gens. C'est grâce à ses nombreuses rencontres qu'il apprend à connaitre les arbres, les végétaux, à s'en occuper, mais aussi à tailler la pierre, à découper et marteler le métal, à travailler le bois auprès de menuisiers et de luthiers. La pratique de ce métier au plus près des éléments ouvre chez lui la question de l'habitabilité de notre monde qui ne le lâchera plus. Son activité artistique prend véritablement forme à partir de 2018 au travers de la sculpture, et de l'écriture de poésie qui l'a toujours habitée.   Theo a passé plusieurs mois en résidence aux Ateliers de La Madeleine à Arles au premier semestre 2026. Arles est une ville avec laquelle il a une relation forte, dans laquelle il a vécu, et dans laquelle il ressent une énergie particulière. Pour sa restitution de résidence il rêvait d'exposer au sein des thermes de Constantin, anciens bains romains datant du IVe siècle au cœur de la ville. Parce qu'on aime bien faire des rêves des artistes que nous recevons des réalités ;) nous sommes donc en train de préparer cette exposition pour le mois de juillet 2026 qui prend le très joli titre, issu de l'un des textes de Theo "Là où le sol peut fondre". Tout un programme... Avec Theo Guicheron Lopez, nous avons parlé de sa relation aux lieux, aux sols, au territoire. De son obsession quant à la question du bitume et des sols artificialisés. Nous avons parlé de sa connaissance et de son amour du bois, des essences, des végétaux. De ses rencontres avec les artistes et artisans qui ont fondé sa vocation et ses savoir-faire. Et des flashs mentaux où apparaîssent ses sculptures dans son esprit. Nous avons parlé de poésie, celle qu'il lit et celle qu'il écrit. Et de tant d'autres choses. J'espère que cet épisode vous donnera envie d'explorer encore davantage son univers. Instagram @theoguicheronlopez Un podcast produit par Fabrizio D'Elia qui a aussi composé l'identité sonore et par Les Ateliers de La Madeleine. DA : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#22 Tisser des paysages avec Elise Peroi
2026/06/16
Pour cet épisode #22 je reçois l'artiste Elise Peroi. Élise Peroi est née en 1990 à Nantes où elle a grandi. Elle est diplômée d'un Master en Design textile de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles en 2015 et passera 13 ans dans la capitale belge avant de rencontrer la ville d'Arles dans le sud de la France où elle se sentira chez elle. L'artiste, par son travail de tissage et du vide, cherche à traduire ce qui traverse, le souffle, l'atmosphère. Inspirée du livre Vivre de paysage ou L'impensé de la Raison de François Jullien, elle cherche à traduire une vision englobante du monde, où tout ce qui nous entoure « n'est plus affaire de “vue”, mais du vivre ». Son travail, qui laisse paraître des espaces suspendus, renvoie également à la notion du temps, de l'atelier et de l'outil, à l'aspect poétique des gestes. Élise Peroi a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives depuis 2015 en Europe - Belgique, France, Italie notamment, en Asie et aux Etats-Unis. Elle est représentée par la galerie Anne-Sarah Benichou en Europe et la galerie Carvalho en Amérique. En 2025, elle a été Lauréate du Prix Pierre Cardin remis par l'Académie des Beaux-Arts dans la discipline de la sculpture. Et rien qu'en ces premiers mois de l'année 2026 elle a bénéficié avec ses galeries d'un solo show à Frieze Los Angeles et d'un autre à Art Basel.   J’ai rencontré Élise en 2023 lors de son arrivée à Arles dans le Sud de la France, pour sa résidence à la Fondation Thalie, pour qui j'assurais le rôle de responsable de résidence et curatrice de l'exposition de restitution aux côtés des artistes résidentes des Ateliers de La Madeleine. Nous avons ainsi arpenté ensemble le territoire, rencontré des artisans du bois, de la sagne - ce roseau camarguais, du tissu provençal. Nous avons ensemble également fait la connaissance de Raymond Liozon à Port St Louis du Rhône menuisier incroyable qui avait construit lui-même une cabane de gardian dans son jardin, thème qu'Elise avait choisi d'explorer au cours de sa résidence. Puis j'ai accompagné Elise, avec Raymond, dans la création de son œuvre Vent Dominant, architecture de fils et de bois, reflétant la végétation sauvage de la Camargue, orientée vers le Nord comme toutes les cabanes de gardian de la région, protégeant ses habitants des bourrasques de mistral que nous imaginions pouvoir s'engouffrer jusque dans l'espace d'exposition. Avec Elise nous avons parlé de paysages qui se vivent, qui mettent en tension les énergies et font circuler le souffle. Nous avons parlé des hors-champs, des espaces autre et entre. Nous avons parlé des origines communes des mots Textile, Texte et Architectures, et de la façon dont ces liens s'expriment dans les oeuvres de l'artiste. Nous avons parlé du rôle du corps et de la poétique des gestes. Et nous avons parlé enfin de tout ce qui restait encore à explorer ... Bonne écoute ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#21 Au diapason des sons du vivant avec Elise Guillaume
2025/09/18
Née en 1996, Elise Guillaume est une artiste et cinéaste basée à Bruxelles. Sa pratique interdisciplinaire inclut le film, la vidéo, le son, la photographie et la sculpture — parfois présentés sous forme d’installations immersives. Le corps est un élément central de son travail : il devient un réceptacle pour interpréter les différents êtres qui forment notre monde. Alliant recherche scientifique et introspection personnelle, l’artiste s’intéresse aux liens entre les états psychologiques et les enjeux climatiques de notre époque. Elle conçoit l’intime comme formes environnementales afin d’explorer les possibilités d’une relation renouvelée avec le vivant. J'ai rencontré Elise lors de sa participation à l'exposition Symbiocène curatée par Marie de Ganay à la galerie L'Eté des Serpents à Arles en 2022 et nous n'avons cessé d'échanger depuis. L'importance du son, des sons de l'eau, de la glace, des plantes, de la terre, dans l'oeuvre d'Elise crée un écho vivant au podcast Les Sensibles. Et nous avons notamment beaucoup échangé autour de l'une de ses dernières oeuvres, Waves of Resonance, dans laquelle elle a travaillé l'impact émotionnel des sons de l'ocean sur les êtres que nous sommes. Nous allons en parler évidemment avec elle parmi beaucoup d'autres choses. Pour découvrir son travail : www.eliseguillaumeart.com Instagram @elise__guillaume Un podcast produit par Les Ateliers de La Madeleine Mixage, Montage et Identité sonore originale : Fabrizio D'Elia Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#20 Collectionner la lumière avec Marion Flament
2025/09/09
Marion Flament est née en 1989 à Reims et travaille aujourd’hui à Paris. Après un premier diplôme à l’École Boulle, elle obtient son master à l'Ecole des Arts Déco de Paris puis, après un échange à Rio au Brésil, elle poursuit ses recherches lors d’un post diplôme en lumière interactive à l’EnsAD-LAB. Des études mêlant art et scénographie qui continuent aujourd’hui à orienter ses productions. Le travail de Marion Flament se construit autour de l’âme des lieux, des matériaux et de la lumière les constituant pour se traduire à l’échelle de l’installation et de la sculpture. Le temps y est convoqué de multiples manières, chaque pièce semblant saisir un moment unique, figer une réalité, un mouvement, et jouer avec nos perceptions. Le travail in situ est aussi une des dimensions que l’artiste met en place dans ses productions. Ainsi, les lieux où elle expose inspirent directement les pièces produites.   J'ai eu la chance d'accueillir Marion Flament plusieurs semaines en résidence aux Ateliers de La Madeleine. Et d'observer ainsi de plus près sa façon de se plonger dans l'histoire d'un territoire, de saisir des détails et des symboles qui pourraient paraitre a priori insignifiants, de s'inspirer d'un mot ou du passage d'un livre, de manier et modeler le verre et la céramique de manière tout autant experte qu'expérimentale, de jongler autant avec une vision très claire et l'amour du risque et de l'imprévu. Et toujours de penser la lumière, la façon dont elle apparait, disparait, transperce, reflète, rebondit, ... Pour mieux découvrir le travail de Marion Flament : Instagram @marionflamentmarion Galerie Romero Paprocki romeropaprocki.com Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#19 Something moves avec l'artiste Caroline Corbasson
2025/06/29
Née en 1989, Caroline Corbasson vit et travaille à Paris. Diplômée de l’École nationale des beaux-arts de Paris et de la Central Saint Martins de Londres, Caroline Corbasson déploie sa pratique à travers le dessin, la sculpture, la photographie et la vidéo. Elle sonde la place de l’Homme dans l’univers à travers le prisme des imaginaires scientifiques et collectifs associés à l’astrophysique et à la cosmologie. Ses collaborations avec des institutions scientifiques importantes (CNRS ; CNES à Paris ; l’Observatoire du Cerro Paranal au Chili) lui permettent de s’immiscer dans le quotidien de ces hauts lieux de l’étude scientifique pour y capter leur atmosphère singulière en s’ouvrant aux multiples connexions entre perception, échelle, espace et temps.   J'ai rencontré Caroline en février 2025 lors de sa résidence à Arles dans le cadre du prix Art et Environnement, décerné par Lee Ufan Arles et la Maison Guerlain. Elle travaillait sur le vent et en entrant dans son atelier j'ai découvert d'immenses toiles bleues parcourues de mouvements, de lumières, et parfois de quelques mots à peine perceptibles, c'était hypnotique.   Je vous propose de rentrer avec moi dans son univers. - Cet échange avec Caroline Corbasson s’inscrit dans le cadre du Prix Art & Environnement dont elle est la deuxième lauréate, porté par Lee Ufan Arles et la Maison Guerlain, qui depuis 1828, collabore et soutient les artistes de son époque.  Je remercie ainsi la Maison Guerlain de nous avoir accompagné pour la production de cet épisode. Sur une idée originale d'Eugénie Lefebvre, le podcast Le.s Sensible.s est produit par Les Ateliers de La Madeleine Arles et Fabrizio D'Elia. Montage - Mixage - Identité sonore : Fabrizio D'Elia Crédit photo pour le portrait de Caroline Corbasson : Andrea Montano Identité visuelle du podcast : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#18 Réapprendre à rêver demain avec Stéphane Guiran
2025/02/17
Stéphane Guiran est né en 1968 en France, dans le Var. Il vit et travaille à Eygalières dans le sud de la France. Diplômé d’école de commerce, il est d’abord directeur artistique pendant dix ans avant de changer de vie pour se consacrer à la sculpture. Jusqu’en 2011, il réalise principalement des œuvres à partir de lignes d’acier. Durant cette période, son travail épuré est inspiré par la calligraphie et les haïkus japonais, et cherche à relier écriture et sculpture A partir de 2012, Il explore d’autres médias. La photographie, le dessin, et surtout le verre, le cristal et les pierres cristallines qui prennent rapidement une part prépondérante dans son travail. Ces matériaux le conduisent à des formes plus organiques, largement inspirées par son lien intime avec la nature. Progressivement, ses œuvres explorent ainsi l’espace par-delà les limites traditionnelles de la sculpture. Elles visent à impliquer le public pour qu’il prenne part à l’œuvre en la ressentant par son caractère poétique et immersif. Ses installations font résonner les matériaux, le son, l’image, la lumière et l’écriture dans une recherche libre autour de l’intériorité, de la reconnexion à soi, de la place de l’homme au sein du vivant. L’œuvre Le nid des murmures présentées pour la Saison 2017 du Domaine de Chaumont-sur- Loire marque un tournant dans son parcours. La répétition d’objets identiques et d’un geste de pose pendant des semaines deviennent une signature de son travail, qui prend un caractère méditatif. Il fait appel dans le choix de ses pierres cristallines aux savoirs ancestraux de guérison et invite le public à vivre une expérience intérieure. L’écriture s’invite aussi dans son travail. Ses œuvres d’art total mêlent récit – fiction poétique, roman - et installations immersives à la fois littéraires, visuelles et musicales. Depuis 2022, Stéphane Guiran poursuit son exploration du vivant avec le projet les Grands Vivants conçu avec l’artiste Katarzyna Kot. Les deux artistes entendent ainsi faire œuvre du vivant et proposent poétiquement une autre façon d’être au monde. En parallèle de son activité artistique, Stéphane Guiran a également créé la maison d’édition Les heures brèves où sont parus les ouvrages de l’artiste et au sein de laquelle il a créé la collection Grand Vivant avec le réalisateur, écrivain et militant écologiste Cyril Dion, ainsi que la Collection Résonnances sous la direction de Soizic Michelot et Philippe Filliot, que nous avons déjà eu la chance d’accueillir tous deux au micro des Sensible.s. Je suis très heureuse d’accueillir Stéphane pour cet épisode 18 et de pouvoir plonger avec vous dans les multiples facettes de son œuvre. Découvrir le travail de Stéphane Guiran : https://www.guiran.com instagram @stephaneguiran https://www.grandsvivants.org instagram @stephaneguiran_katarzynakot Un podcast coproduit par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore. Portrait de Stéphane Guiran ©blackmagictea Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#17 Heal the world avec Cecilia Granara
2025/02/03
Née en 1991, de nationalité italienne mais ayant grandi entre Mexico, Rome et Chicago, Cecilia Granara est peintre et écrivaine. Aujourd’hui installée à Paris, elle a étudié à la Central St. Martin’s School of Art and Design de Londres, à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et à Hunter College à New York. La peinture de Cecilia Granara est à la fois figurative et symbolique, tant inspirée des fresques figuratives italiennes du Moyen-Âge que de la culture numérique contemporaine. Sa peinture puise ainsi dans l’auto- fiction, la poésie, l’allégorie symbolique. Sur fond de couleurs vives, elle donne vie à des corps, des êtres vivants, des émotions existentielles, des relations, des signes, des divinités, des rêves, toujours chargée d’une forme de puissance dans le message ou l’effet qu’elle provoque sur le spectateur. Je suis très heureuse de rencontrer Cecilia aujourd’hui car je suis incroyablement curieuse de me plonger avec elle dans les sous-couches de ses peintures, des symboles qui peuplent ses toiles, de ses inspirations, de sa relation à l’art et de sa relation au monde au travers de son art. Pour découvrir le travail de Cecilia Granara https://ceciliagranara.com et Instagram @ceciliagranara Un podcast corproduit par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#16 Réenchanter le monde vivant avec Côme Di Meglio
2025/01/20
Né en 1988, diplômé de l’École des Arts Décoratifs en 2014, Côme Di Meglio envisage sa démarche artistique comme une aventure spirituelle, au sens de notre capacité à établir des relations avec ce qui nous entoure. À travers l’installation, la sculpture, la performance, le repas, Côme cherche à vivre et partager cet état de présence, de disponibilité et d’attention accrue ; en créant des espaces et en concevant des expériences pour les habiter. Côme Di Meglio crée ainsi des installations et des architectures qui ont pour vocation de favoriser une sensibilité accrue à l’environnement. Sa démarche d’artiste est une invitation à nous émerveiller et nous enchanter. Son Mycotemple incarne parfaitement cette intention : à la fois architecture, sculpture, dispositif, le Mycotemple est une invitation à faire œuvre collective avec le mycélium comme allié et partenaire. Comme le temps végétal, ses projets s’ancrent dans un temps long, et se nourrissent les uns des autres dans une forme d’arborescence. Sa pratique est profondément collaborative. Elle s’appuie sur des savoirs scientifiques, culinaires et gastronomiques, agricoles et thérapeutiques. Son caractère pluridisciplinaire permet de multiplier les regards, repenser notre relation à notre environnement dans une pratique artistique fondamentalement relationnelle. J’ai rencontré Côme Di Meglio il y a plusieurs années, quand je dirigeais les Magasins généraux à Pantin, et que nous avions à cœur d’accompagner Côme dans la réalisation de son MycoTemple avec l’idée alors de pouvoir l’exposer. Si les choses se sont déroulées autrement, j’ai toujours depuis suivi avec attention à la fois la démarche et le travail de Côme qui me touchent profondément, tellement sensible à son approche engagée, passionnée, sincère dans sa création avec, par et pour le vivant, avec par et pour le collectif et le commun, avec par et pour la création de lien entre tous les êtres et nos environnements tangibles et immatériels. C’est un vrai plaisir de le retrouver aujourd’hui autour du micro de.s Sensible.s. Retrouvez toutes les oeuvres et actualités de Côme Di Meglio https://www.comedimeglio.com/slideshow-fr Et sur Instagram @ComeDiMeglio Un podcast corrodait par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#15 Donner forme à l’imperceptible avec Cyrielle Gulacsy
2025/01/06
Artiste autodidacte née en 1994, Cyrielle Gulacsy se consacre au dessin et à la peinture dès la fin de ses études en 2016. D’abord animé par une quête de réalisme, son travail évolue sous l’influence de la physique moderne, vers la représentation d’un réel imperceptible, de l’ordre de l’abstraction, recelant les lois invisibles de la nature. L’espace-temps, l’électromagnétisme ou encore la diffraction de la lumière sont autant de champs de recherches et d’expérimentations qui permettent à l’artiste d’explorer de nouvelles représentations de la réalité. Dans son travail, l’artiste explore notre perception de la lumière à travers l’espace et le temps et nous dévoile la matière qui la compose. Son approche « atomiste » du pointillisme résulte d’une volonté de se rapprocher de la quintessence des choses et de rendre compte de quantités infinies difficile à concevoir. Chaque point, qu’il soit la mesure d’une particule ou d’un objet céleste, donne corps à une réalité inaccessible et offre un point de vue à la fois intime et vertigineux du monde qui nous entoure.  Le travail de Cyrielle Gulacsy ouvre un certain nombre de questions et de thèmes que j’ai envie d’approfondir avec elle. Plonger dans les zooms et dézooms qu’elle réalise au travers de sa peinture, parfois dans les profondeurs de la matière, d’autres fois dans l’immensité du cosmos. Mais aussi interroger son rapport à la lumière, à l’invisible, à l’espace et au temps. Découvrir son mode de travail, ses inspirations, l’état de conscience et d’attention dans lesquels elle se place pour réaliser ses peintures et dessins. Ainsi que la relation qu’elle souhaite établir avec la regardeuse ou le regardeur et l’état dans lequel elle souhaite la ou le plonger. Pour découvrir son travail : http://www.cyriellegulacsy.com et sur Instagram @cyriellegulacsy & Facebook Cyrielle Gulacsy Un podcast coproduit par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#14 Les pouvoirs du son avec François Marie Dru
2024/12/16
Diplômé du Berklee College of Music, François Marie Dru est musicien et compositeur de formation. Il a commencé sa carrière en composant et jouant dans le groupe FM Laeti. Depuis plus de dix ans, après plusieurs formations et initiations à l’étranger, il se consacre à la musicothérapie et ses bienfaits au travers de son site Sonic Medecine. En 2021, il publie le livre « Tout est vibration » aux éditions Leduc dans lequel il nous invite à plonger dans les pouvoirs du son. Son exploration y est incroyablement riche, depuis la vibration des cellules du corps humain à la vibration de l’univers en passant par la vibration des animaux, des plantes, de la terre, des étoiles. Il s’appuie sur la science, la physique des ondes, la physique quantique, pour expliciter un certain nombre de phénomènes fondamentaux avant d’approfondir pour nous les questions de fréquences, de résonances, de longueurs d’ondes, d’harmonies… Avec François Marie, j’ai évidemment envie de découvrir tout ce que la musique est capable de provoquer - en soi-même, entre les individus, chez les humains comme chez les non-humains, quels sont ses ressorts, comment elle nait dans la tête d’un compositeur et comment elle entre en résonnance – et en vibration – avec le monde. J’ai aussi à cœur d’approfondir la question du Soin, la dimension thérapeutique de la musique et du son grâce à laquelle il accompagne patients et soignants. Et plus largement, j’ai envie de l’écouter sur cet incroyable pouvoir du son qui habite l’univers partout et tout le temps. Site de François Marie Dru https://www.sonicmedecine.com Son Livre : "Tout est vibration" paru en 2021 aux Editions Leduc Un podcast corrodait par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore. DA : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#13 Partie 2/2 Transcendance, transgalactique, transmutation... ou comment saisir tous ces invisibles moments de passage avec SMITH
2024/11/30
Bogdan Chthulu SMITH, ou tout simplement SMITH, est artiste-chercheur, diplômé de la Sorbonne en Philosophie, de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, du Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains, et docteur en Étude et Pratique des Arts (Université du Québec à Montréal). SMITH explore de nouvelles manières de se lier au monde visible et invisible, à travers des projets-mondes indisciplinaires, curieux à l’égard du monde qui nous entoure, du terrestre et du céleste, des personnes humaines et non-humaines, de l’imaginaire et de la fiction. Ses expérimentations, SMITH les mène auprès de collaborateur·ices écrivain·es, astronautes, chamanes, ingénieurs, designers, scientifiques, philosophes, performers ou compositeur·ices. Caméras thermiques, drones, néons, implantations de puces électroniques, de magnets et de météorites sous-cutanées, mutations atomiques ou pratique de la transe, alimentent une œuvre fluide, composée avec des moyens technologiques et spirituels qui incorporent les dimensions du mystère, du rêve, de l’au-delà. J’ai rencontré SMITH pour la première fois, à la fois son travail et l’artiste, en 2019 lors de l’exposition que nous avions présentée aux Magasins généraux à Pantin intitulée Futures of Love dans laquelle nous avions montré plusieurs spectographies et où SMITH était venu proposer une conférence sur le thème d’Infinite Love qui avait été un moment incroyablement inspirant quant à sa façon de convoquer et de faire quasiment apparaitre dans son travail les fantômes, les êtres qui nous hantent et la relation que nous sommes invités à développer avec elles et eux. Je rêve d’inviter SMITH au micro de.s Sensible.s depuis la création du podcast évidemment tant son univers et sa quête font écho aux questions qui m’animent. C’est un véritable honneur pour moi d’avoir cet échange aujourd’hui. Retrouver le travail de smith : sur le site de la Galerie Christophe Gaillard : https://galeriegaillard.com/artists/10773-smith/overview/ instagram @traumsmith Un podcast coproduit par Fabrizio d’Elia Montage – Mixage & Identité sonore : Fabrizio d’Elia > https://fabriziodelia.com Crédit photo :  Sans titre, in "Dami (Imago)", 2023-24 SMITH _ Courtesy Galerie Christophe Gaillard Direction artistique : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#13 Partie 1/2 Transcendance, transgalactique, transmutation... ou comment saisir tous ces invisibles moments de passage avec SMITH
2024/11/30
Bogdan Chthulu SMITH, ou tout simplement SMITH, est artiste-chercheur, diplômé de la Sorbonne en Philosophie, de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, du Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains, et docteur en Étude et Pratique des Arts (Université du Québec à Montréal). SMITH explore de nouvelles manières de se lier au monde visible et invisible, à travers des projets-mondes indisciplinaires, curieux à l’égard du monde qui nous entoure, du terrestre et du céleste, des personnes humaines et non-humaines, de l’imaginaire et de la fiction. Ses expérimentations, SMITH les mène auprès de collaborateur·ices écrivain·es, astronautes, chamanes, ingénieurs, designers, scientifiques, philosophes, performers ou compositeur·ices. Caméras thermiques, drones, néons, implantations de puces électroniques, de magnets et de météorites sous-cutanées, mutations atomiques ou pratique de la transe, alimentent une œuvre fluide, composée avec des moyens technologiques et spirituels qui incorporent les dimensions du mystère, du rêve, de l’au-delà. J’ai rencontré SMITH pour la première fois, à la fois son travail et l’artiste, en 2019 lors de l’exposition que nous avions présentée aux Magasins généraux à Pantin intitulée Futures of Love dans laquelle nous avions montré plusieurs spectographies et où SMITH était venu proposer une conférence sur le thème d’Infinite Love qui avait été un moment incroyablement inspirant quant à sa façon de convoquer et de faire quasiment apparaitre dans son travail les fantômes, les êtres qui nous hantent et la relation que nous sommes invités à développer avec elles et eux. Je rêve d’inviter SMITH au micro de.s Sensible.s depuis la création du podcast évidemment tant son univers et sa quête font écho aux questions qui m’animent. C’est un véritable honneur pour moi d’avoir cet échange aujourd’hui. Retrouver le travail de smith : sur le site de la Galerie Christophe Gaillard : https://galeriegaillard.com/artists/10773-smith/overview/ instagram @traumsmith Un podcast coproduit par Fabrizio d’Elia Montage – Mixage & Identité sonore : Fabrizio d’Elia > https://fabriziodelia.com Crédit photo : Sans titre, in "Dami (Imago)", 2023-24 SMITH _ Courtesy Galerie Christophe Gaillard   Direction artistique : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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