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DeepTechs

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Rating
★★★☆☆
3
from
2 reviews
This podcast has
118 episodes
Language
French
Publisher
Challenges
Explicit
No
Date created
2023/11/21
Latest episode
2026/10/18
Average duration
43 min.
Release period
20 days

Description

Bienvenue dans la saison 3 de DeepTechs, le podcast de Challenges. Un moment particulier pour l’équipe puisque nous avons la grande joie de vous annoncer l’arrivée de Mascaret, le conseil en communication des entreprises de Tech, comme partenaire de notre émission. Challenges et Mascaret ont régulièrement collaboré sur des dossiers divers comme le classement des influenceurs ou le baromètre des initiatives IA des grandes entreprises. Cette collaboration est donc, pour nous, une évolution naturelle. L’ouverture de cette nouvelle saison est aussi l’occasion de rappeler que DeepTechs, c’est d’abord une équipe : Flora Issingui, Maël Lorand, Charly Labyod, Guillaume Payan, et Gilles Fontaine. Avec Gilles Fontaine, rédacteur en chef à Challenges et Guillaume Payan, entrepreneur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Comment se désintoxiquer des énergies fossiles
2026/10/18
Les Européens sont totalement « accros » aux énergies fossiles depuis un siècle. Jean-Yves Stephan est parti de ce triste constat lorsqu'il a cofondé Storio Energy, il y a trois ans. Son entreprise de services énergétiques installe des batteries chez les industriels et dans le gros tertiaire, puis les pilote par intelligence artificielle. Avec, à la clé, une énergie propre et de substantielles économies sur la facture d'électricité. Une batterie de 10 MW, facturée environ 2 millions d’euros, permet, dit-il, d’économiser entre 500 000 et 1 million d’euros de gaz par an, un investissement amorti en un à trois ans. La facture d’électricité d’un site baisserait en moyenne de 15 à 30 %. Pour lui, l’Europe est freinée par un défaut d’investissement dans ce domaine, mais la cause est loin d'être perdu. Storio prépare une levée de fonds pour ouvrir prochainement un ou deux pays européens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quand les marques apprennent à parler aux IA
2026/10/14
Quand un internaute demande un conseil d'achat à ChatGPT, les équipes de Joan Burkovic ne sont généralement pas loin. Le CEO et cofondateur de Getmint aide les entreprises à être visibles dans les réponses des intelligences artificielles. Le constat est simple : les recherches migrent de Google vers les assistants conversationnels, et les marques n’ont souvent jamais clairement expliqué aux IA quels besoins leurs produits satisfont. Résultat : elles ne sont pas recommandées. Sur les centaines de pages qu’une IA consulte, seules 2 % appartiennent à la marque citée ; le reste vient de sources externes, presse, avis clients, vidéos. Le travail de SEO est à réinventer : un sport d’équipe, qui remet le marketing au centre. Getmint est née sans produit défini, portée par deux cofondateurs qui travaillent avec lui depuis plus de dix ans, déjà à ses côtés dans la fintech Bridge. Un prototype annoncé sur LinkedIn en juin 2025 attire un millier d’inscrits. Suivent les premiers clients, puis une levée de fonds. Aujourd’hui, Accor, L’Oréal, BNP, BPCE ou Lacoste figurent parmi ses clients. Paradoxe : ce sont les grands groupes, et non les petites structures agiles, qui ont foncé sur le sujet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La lumière, cuirasse digitale du soldat 2.0
2026/10/04
Ingénieur de formation, Benjamin Azoulay a fait une bonne partie de sa carrière chez Philips, dans l'éclairage. En 2016, il rejoint Oledcomm, start-up de quinze personnes fondée en 2012 et gérée comme un laboratoire de R&D. Son pari : le Li-Fi, une technologie de communication sans fil qui utilise la lumière visible ou infrarouge, au lieu des ondes radio du Wi-Fi, pour transmettre des données. La jeune entreprise ambitionne de transformer 14 milliards d'ampoules en points d'accès. Mais rivaliser avec la toute puissance du Wi-Fi est mission impossible : dès 2020, il comprend que le grand public sera bien plus long à conquérir. Le salut vient de la défense et du spatial. En Ukraine, qui émet en radio est repéré puis frappé par un drone FPV en quelques secondes. Le faisceau infrarouge, étroit et insensible au brouillage, crée une bulle de connectivité d'un kilomètre sans radiofréquence. Certifiée sur des réseaux classifiés en France et en Allemagne, la technologie équipe déjà deux brigades et une division françaises. Sa puce souveraine, gravée à Crolles, rend la rétro-ingénierie longue et coûteuse. Sélectionnée par l'accélérateur Diana de l'Otan, seule française parmi quinze lauréats sur 3 600 candidats, l'entreprise est implantée à Colorado Springs et prépare une levée de 10 millions d'euros. Prochain terrain : le ferroviaire, annoncé début 2027. Sa recette : Gérer le cash, garder des plans B et résoudre « 365 problèmes par an ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
"L'IA va générer une création de richesse phénoménale"
2026/09/20
Entrepreneur récidiviste et citoyen engagé : ainsi se définit Denis Payre. Côté business, il est à l'origine de l'une des plus belles réussites françaises dans l'univers de la Tech avec Business Objects, introduit au Nasdaq puis cédé au géant allemand SAP. Il a récidivé avec Kiala, premier réseau indépendant de points relais en Europe : 7 000 relais en dix ans, 50 % de croissance annuelle, une réponse au casse-tête du dernier kilomètre. UPS finit par le racheter ; le service est devenu UPS Access Point, présent dans quelque 140 pays. Côte engagement, il a lancé l'association Croissance Plus puis sa version européenne, Entrepreneurs for Growth. Pour tenter de faire bouger les lignes politiques en France, il fonde en 2013 Nous Citoyens — 12 000 adhérents payants en deux mois — avant de passer la main pour retrouver sa famille et le monde de l'entreprise. Depuis 2016, il développe des stations de transfert d'énergie par pompage : des batteries à eau centenaires, opposées au tout-lithium et à la dépendance chinoise. Ses terrains de jeu, les îles françaises et l'Arizona, où la Nation Navajo et les data centers appellent des projets d'un gigawatt. Il aura fallu huit ans pour arracher un cadre réglementaire français. Sa recette ? La persistance, et une peur de l'échec convertie en carburant. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La solution d'IA française qui dope les créatifs de la pub
2026/09/13
Bienvenue dans la 5e Saison de DeepTechs. Pour le premier épisode de cette nouvelle édition, nous recevons Rudy Lellouche, cofondateur d'Aive, un spécialiste français de l'ntelligence artificielle appliquée à la vidéo. Il a fondé l'entreprise à Paris en février 2019 avec Olivier Reynaud. Rudy a créé sa première boite en 2004, SoonNight.com, alors qu'il était encore étudiant en classe préparatoire. Il a ensuite rebondi dans plusieurs startup comme Keyfetch, SoonWeb ou Placeminute Pro. Fin 2015, il rejoint la direction d'Adyoulike, avec pour mission de transformer l'entreprise et d'accélérer sa croissance en France et à l'international ; il y reste quatre ans, jusqu'au rachat d'Adyoulike. C'est en 2019 qu'il cofonde Aive avec Olivier Reynaud, ancien cofondateur de Teads (rachetée par Altice), les deux hommes formant, selon Reynaud, "le binôme parfait", l'un créatif, l'autre ingénieur. Aive développe une technologie propriétaire baptisée MGT (Multimodal Generative Technology), combinant IA générative, IA analytique et analyse multimodale, pour automatiser la post-production vidéo et décliner automatiquement un contenu selon les formats, canaux et objectifs. L'entreprise s'est officiellement lancée sur le marché en janvier 2024 et a levé 12 millions d'euros pour viser une place de leader mondial sur ce segment. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les mathématiques à l’épreuve de l’IA
2026/03/15
Pour les mathématiciens, l’intelligence artificielle n’est pas seulement un sujet d’étude : elle devient aussi un outil de recherche. Bienvenue dans le monde de Gérard Biau, professeur à Sorbonne Université, directeur du Sorbonne Center for Artificial Intelligence (Scai) et membre de Académie des sciences. Pour ce spécialiste du machine learning, les fondements mathématiques de l’IA reposent largement sur les statistiques et la théorie de l’apprentissage, disciplines qui cherchent à détecter des régularités dans de grandes masses de données. « L’apprentissage automatique consiste à construire des modèles capables d’extraire des règles à partir d’exemples », explique le chercheur. Concrètement, un algorithme est exposé à des milliers, voire des millions d’observations : images, textes ou signaux. Il ajuste alors ses paramètres pour prédire au mieux un résultat. Cette logique probabiliste, héritée de la statistique moderne, constitue aujourd’hui le socle des systèmes d’IA. Depuis quelques années, l’essor de l’IA générative change aussi la pratique scientifique. Les modèles de langage peuvent aider à explorer des hypothèses, résumer des publications ou assister dans l’écriture de code scientifique. « Ce sont des outils extrêmement puissants pour accélérer certaines tâches », reconnaît Gérard Biau. Mais ils restent loin d’une véritable créativité mathématique : démontrer un théorème ou concevoir une nouvelle théorie exige encore intuition, abstraction et rigueur formelle. À la tête du centre d’intelligence artificielle de Sorbonne Université, devenu en 2024 l’un des IA clusters français, le mathématicien mise sur l’interdisciplinarité. Médecins, physiciens ou chimistes collaborent désormais avec des spécialistes des algorithmes pour exploiter ces nouvelles méthodes. Pour lui, l’IA agit ainsi comme un catalyseur : moins une révolution solitaire qu’un moteur collectif de la recherche scientifique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La révolution des modèles d'IA spécialisés
2026/03/08
Docteur en intelligence artificielle, Julien Launay a démarré sa carrière au sein de la startup française LightOn, pionnière du calcul photonique. À la fin des années 2010, alors que les premiers modèles Transformer émergent, il travaille sur l’entraînement de modèles de langage à l’aide de coprocesseurs optiques. Il contribue alors à des projets open source comme Bloom. En 2023, il cofonde Adaptive ML avec l'objectif de résoudre l’un des nouveaux défis de l’IA générative : l’adaptation des modèles aux besoins des entreprises. La jeune pousse développe une plateforme exploitant l’apprentissage par renforcement (« reinforcement learning ») pour spécialiser les modèles de langage. L’idée est simple : après une phase de pré-entraînement où le modèle apprend le langage à partir d’immenses corpus de textes, une phase dite de « post-training » permet de l’optimiser pour des tâches précises — par exemple le support client, la détection de fraude ou l’interaction avec des outils internes. Cette spécialisation présente un double avantage : améliorer la pertinence des réponses et surtout réduire drastiquement les coûts de calcul. Selon Julien Launay, les entreprises peuvent ainsi diminuer de 50 % à 90 % leurs dépenses liées à l’IA en remplaçant des modèles généralistes par des modèles plus petits et spécialisés. Basée entre Paris, New York et Toronto, Adaptive ML cible principalement de grandes entreprises nord-américaines — notamment dans les télécoms, l’assurance ou le transport aérien — où l’utilisation massive d’agents d’IA génère des volumes colossaux de données et donc des coûts élevés. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'entreprise à l'heure des agents IA
2026/03/01
Wafaa Amal est directrice générale de Prisme.ai, une start-up française spécialisée dans les plateformes d’intelligence artificielle générative et les agents autonomes pour les grandes organisations. Ingénieure de formation, elle a effectué ses études en France après une classe préparatoire scientifique à Casablanca. Elle débute sa carrière dans le conseil et le secteur des paiements, où elle accompagne des banques et institutions financières sur leurs projets technologiques. Elle rejoint ensuite Mastercard, où elle occupe plusieurs fonctions commerciales et stratégiques, notamment dans la gestion de grands comptes et le développement de partenariats en Europe. En parallèle, elle suit un Executive MBA à l’ESCP Business School, expérience qui lui donne le goût et l'envie de l’entrepreneuriat. En 2023, elle s’engage dans l’aventure Prisme.ai, dont elle prend la direction générale. Elle contribue à positionner la société sur les enjeux d’adoption et de gouvernance de l’IA en entreprise, en mettant l’accent sur la souveraineté technologique, la transparence et la sécurité des systèmes. Sous sa direction, la plateforme s’adresse principalement aux grands groupes et aux acteurs publics souhaitant industrialiser l’usage de l’intelligence artificielle tout en conservant la maîtrise de leurs données. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Comment contrer les géants américains et israéliens de la cyber
2026/02/22
Après avoir dirigé des entreprises technologiques pendant 40 ans et vendu l'éditeur de logiciels financiers E-Front à BlackRock , pour 1,3 milliard de dollars, Olivier Dellenbach, aurait pu s'offrir une retraite dorée bien méritée. Il a choisi tout le contraire. En 2019, il fonde ChapsVision, un projet né de trois motivations : le besoin d'entreprendre, le souhait de créer un champion technologique européen pérenne et une ambition philanthropique. Une partie du capital de l'entreprise est en effet détenue par sa fondation, HappyCap, dédiée au handicap mental, ce qui assure l'indépendance de la structure face à d'éventuels rachats. ChapsVision se positionne comme un spécialiste de l'IA et du Big Data, capable de transformer des volumes massifs de données hétérogènes en informations exploitables. Pour rivaliser avec des géants comme l'américain Palantir, Olivier Dellenbach utilise une stratégie de croissance par acquisitions ultra-rapide, avec déjà 29 entreprises rachetées en cinq ans. Il privilégie la « cyberintelligence » - outils pour les services régaliens et de renseignement - plutôt que la cybersécurité pure, qu'il estime être une bataille déjà perdue face aux acteurs américains et israéliens. Mais les difficultés restent nombreuses pour un acteur comme ChapsVision. Malgré l'excellence des ingénieurs français, Dellenbach déplore les obstacles à l'émergence de champions du logiciel en Europe. Il cite notamment la commande publique défaillante : contrairement à l'Allemagne ou aux États-Unis, l'État français utilise peu ce levier pour soutenir ses industriels. En cause, selon lui, le complexe de l'étranger : une tendance de l'administration à préférer les solutions américaines, jugées plus sûres. Mais aussi la culture du "faire soi-même", ou cette fâcheuse tendance des services publics à vouloir souvent réinventer la roue en interne plutôt que d'acheter des solutions privées existantes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Comment Open AI bichonne les développeurs
2026/02/16
Depuis plus de deux ans, Katia Gil Guzman occupe un poste hautement sensible chez OpenAI. Au sein de l’équipe « Developer Experience », elle aide les développeurs dans l’appropriation des modèles et produits du groupe, de l’API historique aux agents de code comme Codex. Son rôle : faire le lien entre la recherche, les équipes produit et la communauté technique mondiale, afin de transformer des percées scientifiques en outils réellement exploitables. Ingénieure de formation, elle a débuté sa carrière chez Microsoft comme software engineer, où elle découvre déjà des fonctions d’« évangélisation » technologique. Elle cofonde ensuite une start-up dont elle devient CTO, avant de rejoindre Stripe, en France, comme solution architect. Chez OpenAI, elle accompagne la montée en puissance des agents capables d’écrire, corriger et tester du code de façon autonome. Elle décrit l'importante mutation en cours du métier de développeur qui devient de plus en plus chef d’orchestre d’équipes d’IA, davantage stratège que simple exécutant. Selon elle, la valeur se déplace à présent vers la capacité à penser l’architecture et à formuler les bonnes instructions. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au coeur des choix stratégiques d'Iliad
2026/02/09
Nous sommes en 2020. Xavier Niel cherche un profil d’ingénieur, jeune, capable de travailler sur des sujets stratégiques. Il tombe sur son profil LinkedIn. Une rencontre, sans DRH ni process classique. À 28 ans, Aude Durand devient directrice générale adjointe d’Iliad Holding. « On ne refuse pas ce genre de proposition », glisse-t-elle. Le poste n’a pas de fiche précise : il s’agit d’enchaîner les projets, des télécoms au cloud, avec un même fil conducteur : faire simple, vite, et efficacement. Chez Free, elle participe à la création de Free Proxi, l’assistance de proximité. Puis elle accompagne la montée en puissance de Scaleway, la filiale cloud du groupe, jusqu’à en prendre la présidence. En parallèle, elle supervise Opcore, l’activité data centers, et pilote la stratégie IA du groupe. Aujourd’hui directrice générale délégué d’Iliad, elle est en première ligne sur tous les sujets brulants du groupe de télécoms : le pôle cloud, les data centers, l’intelligence artificielle, ou encore l’expansion stratégique d’Iliad en Europe.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Remettre les sciences au cœur des choix de société
2026/02/02
Françoise Combes est inquiète : la défiance va croissante envers la science, accentuée selon elle par la pandémie de Covid-19 et la circulation massive de fausses informations. Le débat scientifique, par nature contradictoire, est souvent perçu comme un signe d’incertitude ou d’incompétence, alors qu’il constitue le cœur même de la démarche scientifique. Astrophysicienne de renom, la présidente de l’Académie des sciences alerte aussi sur les attaques politiques contre la recherche, notamment aux États-Unis, où certaines administrations ont remis en cause des disciplines entières comme la climatologie. Des instituts ont été démantelés, des bases de données supprimées, au détriment de la recherche mondiale. Face à ces reculs, l’Europe apparaît à la fois comme un refuge possible et comme un acteur encore sous-doté. Malgré ces tensions, Françoise Combes veut croire au temps long de la science et encourage les coopérations internationales qui illustrent ce que la recherche peut produire de meilleur lorsqu’elle s’inscrit dans une vision collective. Pour elle, la science reste un outil irremplaçable pour comprendre le monde et affronter les défis contemporains. À condition de la défendre, de l’expliquer et de lui donner les moyens de se projeter au-delà de l’urgence politique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans la tête du consommateur
2026/01/26
À 37 ans, il est cofondateur et co-CEO d’Actionable, une start-up deeptech qui développe une technologie d’IA capable de prédire la satisfaction de l’ensemble des clients d’une entreprise, et non plus seulement celle des rares répondants aux enquêtes traditionnelles. Avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, Nicolas Rieul a passé plus de dix ans au cœur de l’écosystème publicitaire numérique. Il a notamment dirigé Criteo en France et en Europe, où il a acquis une expertise fine des algorithmes, de la donnée à grande échelle et des modèles économiques fondés sur la performance. Une trajectoire qui l’a conduit à observer un paradoxe : alors que les entreprises investissent massivement pour acquérir de nouveaux clients, elles sous-outillent encore la compréhension et la fidélisation de ceux qu’elles ont déjà. Engagé de longue date dans la structuration de la filière, Nicolas Rieul est également président de l’Alliance Digitale, organisation professionnelle qui fédère près de 300 acteurs du marketing numérique. À ce titre, il a pris part à plusieurs combats emblématiques en matière de concurrence et de régulation des géants de la tech. Avec Actionable, qu’il a fondée avec Nans Thomas, il veut faire de la donnée client un levier stratégique de décision, en combinant intelligence artificielle et analyse prédictive à très grande échelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le BTP à l'heure des innovations de rupture
2026/01/19
Depuis près de dix ans, Julien Villalongue dirige Leonard, la plateforme d’innovation et de prospective de Vinci, qu’il a contribué à créer en 2016. Rattaché directement à la direction générale du groupe, Leonard a été pensé comme un dispositif hybride, associant prospective de long terme et innovation opérationnelle. Sa mission : capter les grandes tendances technologiques et sociétales, accompagner leur traduction concrète dans les métiers du BTP, de l’énergie et des concessions, et organiser la rencontre entre intrapreneurs, start-up et opérationnels de terrain. Ingénieur de formation, diplômé de Centrale Nantes et passé par Sciences Po Paris, Julien Villalongue est entré chez Vinci il y a une quinzaine d’années. Il a débuté sa carrière sur des projets d’infrastructures, notamment au Vietnam, dans les télécommunications, avant de se spécialiser dans des fonctions plus transversales au sein du groupe. Sous son impulsion, Leonard déploie quatre grands programmes couvrant l’intrapreneuriat, l’intelligence artificielle, l’incubation de jeunes start-up et la collaboration avec des entreprises technologiques plus matures. Près d’une centaine de projets internes, des centaines de collaborateurs formés et plusieurs centaines de contrats signés entre start-up et entités de Vinci témoignent de cette dynamique. Pour lui, l’innovation passe autant par les technologies que par les cultures et les usages. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'assureur du chaos
2026/01/11
Fondateur et directeur général de Descartes Underwriting, Tanguy Touffut incarne une nouvelle génération d’entrepreneurs de l’assurance, à la croisée de la finance, de la science et de la tech. Âgé de 45 ans, ce diplômé d’HEC a construit son parcours entre la France, la Suisse et la Chine – à Tsinghua, l’une des universités les plus prestigieuses du pays – avant de faire ses armes dans le conseil chez Oliver Wyman, puis pendant huit ans chez Axa. En 2018, il quitte le confort des grands groupes pour créer Descartes Underwriting, avec une ambition claire : affronter les risques que l’assurance traditionnelle préfère éviter. Changement climatique, catastrophes naturelles, cyber ou risques politiques : l’entreprise développe des couvertures dites « paramétriques », fondées sur des données physiques (satellites, capteurs, modélisation scientifique) plutôt que sur des statistiques passées. Installé à Paris mais très présent aux États-Unis, Descartes compte aujourd’hui environ 250 collaborateurs, majoritairement scientifiques et ingénieurs, et a déjà mobilisé plus de 15 milliards de dollars de capacités auprès de grands assureurs et investisseurs. Pour Tanguy Touffut, l’assurance n’est plus seulement un métier de prudence : c’est désormais un outil stratégique pour absorber les chocs d’un monde devenu radicalement plus instable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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3 out of 5
2 reviews
★☆☆☆☆
TV2F 2026/02/08
Comment peut-on être aussi mauvais sur la prise de son ?!?!?
Quel dommage que votre série, si intéressante sur le fond, ait pu être aussi NULLE (désolé il n’y a pas d’autre mot) sur le captage de la voix de Fran...
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