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DeepTechs

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Rating
★★★★★
5
from
1 reviews
This podcast has
90 episodes
Language
French
Publisher
Challenges
Explicit
No
Date created
2023/11/21
Latest episode
2026/01/11
Average duration
37 min.
Release period
15 days

Description

Bienvenue dans la saison 3 de DeepTechs, le podcast de Challenges. Un moment particulier pour l’équipe puisque nous avons la grande joie de vous annoncer l’arrivée de Mascaret, le conseil en communication des entreprises de Tech, comme partenaire de notre émission. Challenges et Mascaret ont régulièrement collaboré sur des dossiers divers comme le classement des influenceurs ou le baromètre des initiatives IA des grandes entreprises. Cette collaboration est donc, pour nous, une évolution naturelle. L’ouverture de cette nouvelle saison est aussi l’occasion de rappeler que DeepTechs, c’est d’abord une équipe : Flora Issingui, Maël Lorand, Charly Labyod, Guillaume Payan, et Gilles Fontaine. Avec Gilles Fontaine, rédacteur en chef à Challenges et Guillaume Payan, entrepreneur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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L'assureur du chaos
2026/01/11
Fondateur et directeur général de Descartes Underwriting, Tanguy Touffut incarne une nouvelle génération d’entrepreneurs de l’assurance, à la croisée de la finance, de la science et de la tech. Âgé de 45 ans, ce diplômé d’HEC a construit son parcours entre la France, la Suisse et la Chine – à Tsinghua, l’une des universités les plus prestigieuses du pays – avant de faire ses armes dans le conseil chez Oliver Wyman, puis pendant huit ans chez Axa. En 2018, il quitte le confort des grands groupes pour créer Descartes Underwriting, avec une ambition claire : affronter les risques que l’assurance traditionnelle préfère éviter. Changement climatique, catastrophes naturelles, cyber ou risques politiques : l’entreprise développe des couvertures dites « paramétriques », fondées sur des données physiques (satellites, capteurs, modélisation scientifique) plutôt que sur des statistiques passées. Installé à Paris mais très présent aux États-Unis, Descartes compte aujourd’hui environ 250 collaborateurs, majoritairement scientifiques et ingénieurs, et a déjà mobilisé plus de 15 milliards de dollars de capacités auprès de grands assureurs et investisseurs. Pour Tanguy Touffut, l’assurance n’est plus seulement un métier de prudence : c’est désormais un outil stratégique pour absorber les chocs d’un monde devenu radicalement plus instable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le BTP à l'heure des innovations de rupture
2026/01/19
Depuis près de dix ans, Julien Villalongue dirige Leonard, la plateforme d’innovation et de prospective de Vinci, qu’il a contribué à créer en 2016. Rattaché directement à la direction générale du groupe, Leonard a été pensé comme un dispositif hybride, associant prospective de long terme et innovation opérationnelle. Sa mission : capter les grandes tendances technologiques et sociétales, accompagner leur traduction concrète dans les métiers du BTP, de l’énergie et des concessions, et organiser la rencontre entre intrapreneurs, start-up et opérationnels de terrain. Ingénieur de formation, diplômé de Centrale Nantes et passé par Sciences Po Paris, Julien Villalongue est entré chez Vinci il y a une quinzaine d’années. Il a débuté sa carrière sur des projets d’infrastructures, notamment au Vietnam, dans les télécommunications, avant de se spécialiser dans des fonctions plus transversales au sein du groupe. Sous son impulsion, Leonard déploie quatre grands programmes couvrant l’intrapreneuriat, l’intelligence artificielle, l’incubation de jeunes start-up et la collaboration avec des entreprises technologiques plus matures. Près d’une centaine de projets internes, des centaines de collaborateurs formés et plusieurs centaines de contrats signés entre start-up et entités de Vinci témoignent de cette dynamique. Pour lui, l’innovation passe autant par les technologies que par les cultures et les usages. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans la tête du consommateur
2026/01/26
À 37 ans, il est cofondateur et co-CEO d’Actionable, une start-up deeptech qui développe une technologie d’IA capable de prédire la satisfaction de l’ensemble des clients d’une entreprise, et non plus seulement celle des rares répondants aux enquêtes traditionnelles. Avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, Nicolas Rieul a passé plus de dix ans au cœur de l’écosystème publicitaire numérique. Il a notamment dirigé Criteo en France et en Europe, où il a acquis une expertise fine des algorithmes, de la donnée à grande échelle et des modèles économiques fondés sur la performance. Une trajectoire qui l’a conduit à observer un paradoxe : alors que les entreprises investissent massivement pour acquérir de nouveaux clients, elles sous-outillent encore la compréhension et la fidélisation de ceux qu’elles ont déjà. Engagé de longue date dans la structuration de la filière, Nicolas Rieul est également président de l’Alliance Digitale, organisation professionnelle qui fédère près de 300 acteurs du marketing numérique. À ce titre, il a pris part à plusieurs combats emblématiques en matière de concurrence et de régulation des géants de la tech. Avec Actionable, qu’il a fondée avec Nans Thomas, il veut faire de la donnée client un levier stratégique de décision, en combinant intelligence artificielle et analyse prédictive à très grande échelle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Remettre les sciences au cœur des choix de société
2026/02/02
Françoise Combes est inquiète : la défiance va croissante envers la science, accentuée selon elle par la pandémie de Covid-19 et la circulation massive de fausses informations. Le débat scientifique, par nature contradictoire, est souvent perçu comme un signe d’incertitude ou d’incompétence, alors qu’il constitue le cœur même de la démarche scientifique. Astrophysicienne de renom, la présidente de l’Académie des sciences alerte aussi sur les attaques politiques contre la recherche, notamment aux États-Unis, où certaines administrations ont remis en cause des disciplines entières comme la climatologie. Des instituts ont été démantelés, des bases de données supprimées, au détriment de la recherche mondiale. Face à ces reculs, l’Europe apparaît à la fois comme un refuge possible et comme un acteur encore sous-doté. Malgré ces tensions, Françoise Combes veut croire au temps long de la science et encourage les coopérations internationales qui illustrent ce que la recherche peut produire de meilleur lorsqu’elle s’inscrit dans une vision collective. Pour elle, la science reste un outil irremplaçable pour comprendre le monde et affronter les défis contemporains. À condition de la défendre, de l’expliquer et de lui donner les moyens de se projeter au-delà de l’urgence politique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Comment l’IA percute l’industrie musicale
2025/04/07
Bienvenue dans la saison 3 de DeepTechs, le podcast de Challenges. Un moment particulier pour l’équipe puisque nous avons la grande joie de vous annoncer l’arrivée de Mascaret, le conseil en communication des entreprises de Tech, comme partenaire de notre émission. Challenges et Mascaret ont régulièrement collaboré sur des dossiers divers comme le classement des influenceurs ou le baromètre des initiatives IA des grandes entreprises. Cette collaboration est donc, pour nous, une évolution naturelle. L’ouverture de cette nouvelle saison est aussi l’occasion de rappeler que DeepTechs, c’est d’abord une équipe : Flora Issingui, Maël Lorand, Charly Labyod, Guillaume Payan, et Gilles Fontaine. Et comme entrée en matière, nous vous proposons une conversation avec une personnalité exceptionnelle : Cécile Rap-Veber, directrice générale de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM). Nommée en 2021, elle est la première femme à occuper ce poste depuis la création de l’institution, en 1851. Avocate de formation, spécialiste de la propriété intellectuelle, elle a d’abord travaillé pour Universal Music France où elle a occupé successivement les postes de directrice legal & business affairs, puis de directrice consulting & content. Elle est arrivée à la Sacem en 2013, en tant que directrice des licences et membre du comité exécutif. Ses responsabilités se sont rapidement étendues à l'international avant qu'elle ne prenne la tête d'un nouveau département en 2019, couvrant les licences, l'international et les opérations. À ce poste, elle a piloté des négociations stratégiques et des partenariats mondiaux avec les grandes plateformes numériques, de YouTube à Apple en passant par Spotify, contribuant à moderniser la gestion des droits d'auteur à l'ère du streaming. Avec Cécile, nous parlons de DeepTechs et de musique, et du chemin accompli par la plus grande société d’auteurs au monde pour continuer à garantir les droits des créateurs au milieu des bouleversements technologiques du XXIe siècle.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Bienvenue à nos amis les robots !
2025/04/14
Accrochez vos ceintures. Le futur domestique arrive plus vite qu’un drone d’Amazon. Dans DeepTechs, le podcast signé Challenges en partenariat avec Mascaret, le conseil en communication des entreprises de la Tech, nous recevons Pierre-Louis Biojout, 25 ans, jeune prodige de la robotique et cofondateur de Phospho, une startup qui veut injecter de l’intelligence dans la mécanique. Pierre Louis Biojout n’a jamais bossé en entreprise. Un parcours sans détour : Polytechnique, HEC, puis la Silicon Valley où il code jour et nuit pendant que le monde découvre ChatGPT. C’est là que naît l’envie de créer des outils capables de donner corps à l’intelligence artificielle. Initialement, Phospho développe une solution d’analyse pour applications IA, avant de pivoter. Leur nouveau terrain de jeu ? Les cerveaux pour robots. Des briques logicielles capables d’interpréter le réel pour faire agir un bras articulé, une pince, un moteur. Objectif : sortir la robotique de ses carcans industriels. Fini les machines monotâches ou les aspirateurs autonomes, place aux robots généralistes, capables de s’adapter et d’apprendre, comme des humains. Phospho mise sur les early adopters : développeurs, hackers, makers. Leur kit coûte 1 000 euros et comprend un bras robotisé, des caméras, un logiciel, et l’accès à une plateforme d’apprentissage. Pas besoin d’être ingénieur : tout est monté, calibré. Et l’entraînement se fait par imitation. L’utilisateur, casque de réalité augmentée sur le crâne, montre au robot quoi faire. Trente démonstrations suffisent pour que la machine sache faire. Phospho s'appuie sur les grands modèles d’IA, dérivés des LLM comme ChatGPT. L’ambition est de mettre un cerveau intelligent dans chaque robot. Et de faire entrer la robotique dans l’ère du plug & play. Car ce que propose Jean-Louis Biojout, c’est ni plus ni moins qu’un système d'exploitation pour le monde physique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’art de chasser les talents féminins dans la Tech
2025/04/21
Dans un paysage de la chasse de tête sinistré, marqué par une chute d'activité de 17% en 2024, et une vague de consolidation une agence fait figure d’exception : AFemaleAgency, cofondée par Sarah Huet. Leur secret ? Une radicalité assumée : ne recruter que des femmes pour les postes de direction. Ancienne du fonds Partech, Sarah Huet a quitté le monde feutré du capital-risque pour transformer un secteur figé depuis les années 1960. Exit les Egon Zehnder et consorts, place à une approche "B2C" disruptive : AFemaleAgency chasse pour un réseau de 4 000 talents féminins européens et internationaux, bâtie depuis un simple compte Instagram devenu véritable vivier. Résultat : 200 femmes placées en quatre ans, et une croissance insolente de 30 % en 2023. Particulièrement efficace dans le domaine de la Tech, le modèle est simple, mais redoutable : cooptation, accompagnement individualisé et outils maison pour sourcer les profils. Une réponse concrète au plafond de verre qui fracture les parcours féminins autour de 35 ans. Alors que les femmes représentent à peine 18 % des dirigeants en France, leur présence s’efface aux étages du pouvoir. Et dans un marché au ralenti, leur modèle détonne : parce qu’il redonne aussi du sens à un métier devenu mécanique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Un pionnier de l'investissement tech
2025/04/28
C’est l’histoire d’un vétéran de la tech qui n’avait jamais rêvé de le devenir. François Paulus, cofondateur du fonds Breega, a été CTO de l'opérateur 9Cegetel avant de devenir entrepreneur multirécidiviste. Il raconte un parcours truffé de virages, depuis les machines-outils de l’usine paternelle jusqu’au financement des robots d’Exotec. Il y a une dizaine d’années, quand il lance Breega avec deux associés, le venture capital français balbutie. Pas de licornes à l’horizon, peu de fonds, encore moins d’appétit pour la deep tech. Mais c’est justement là qu'il plante ses banderilles. Premier pari gagnant : Exotec, fleuron français de la robotique, financé dès 2016, bien avant que le mot deep tech ne devienne sexy. Breega se démarque par une culture d’anciens fondateurs et un ADN très opérationnel : « Tous nos investisseurs ont été de l’autre côté de la barrière », résume François Paulus. Résultat : un accompagnement musclé des start-ups, une équipe dédiée au scaling, et surtout un triptyque assumé – profit, planète, people. 80 % des projets financés doivent avoir un impact sociétal positif. Aujourd’hui, Breega pèse 700 millions d’euros sous gestion, investit en Europe et en Afrique, avec une nette préférence pour les projets tech à impact. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quand l’IA menace les métiers du conseil
2025/05/05
C’est une voix bien connue du conseil, mais c’est aujourd’hui une entrepreneuse au ton libre qui prend le micro : Sylvie Ouziel, cofondatrice de Blue Bridge, n’est pas une novice de la tech ni des grands groupes. Passée par Accenture, Munich Re, Allianz, le groupe chinois Envision et enfin Publicis, cette ingénieure formée chez Andersen Consulting revendique un parcours « d’extraterrestre » – expression utilisée à ses débuts en Allemagne, sans parler un mot de la langue, pour transformer une industrie qu’elle ne connaissait pas. Son obsession ? La technologie comme levier de transformation opérationnelle. Et désormais, place à l’IA générative. Son credo : l’IA ne se limite pas à ChatGPT, c’est un changement de paradigme pour les entreprises. D’où la création de Blue Bridge, un intégrateur d’un genre nouveau, qui veut faire le lien entre les promesses de l’IA et leur concrétisation dans les « tuyaux » des entreprises. « Ce qu’on voit en tant que consommateur – ChatGPT, Midjourney, etc. – donne une vision réductrice, dit-elle. Dans l’entreprise, il faut interfacer l’IA avec les ERP, les systèmes de logistique, les bases de données, les flux contractuels. » Blue Bridge se positionne comme un chaînon manquant, avec une promesse : un retour sur investissement rapide, grâce à une approche modulaire et des outils internes automatisés qui réduisent les coûts de mise en œuvre. La startup s’appuie sur les LLM existants, qu’elle intègre dans les systèmes de ses clients. « Nous ne facturons pas à l’usage, mais à la mise en place. Un agent IA qui impacte 1 000 collaborateurs, vous le payez une fois. » Une petite révolution dans le monde du conseil. Les cas d’usage ? Traitement automatisé de contrats d’assurance, extraction de règles, calcul d’indemnisations ou de rentabilité, génération de documents juridiques... Mais au-delà de la technologie, c’est tout un modèle économique que questionne Sylvie Ouziel : Le métier du conseil traditionnel – lent, coûteux, peu agile – vacille.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pour une approche pro-active et souverainiste de la cybersécurité
2025/05/12
À 51 ans, Luc Declerck incarne une nouvelle génération de spécialistes français de la cybersécurité. Directeur général de Board of Cyber, cet entrepreneur assume un changement de paradigme dans un univers encore trop souvent réactif. Son leitmotiv ? Passer d’une cybersécurité subie à une évaluation proactive et continue des risques, à l’image des agences de notation financière. Spin-off du cabinet Almond & Amossys – une PME française regroupant 450 experts en cybersécurité –, Board of Cyber est née d’un pari audacieux : faire de la "notation cyber" un standard aussi incontournable que le bilan comptable. Trois ans après sa création, la start-up revendique déjà plus de 500 clients, une quarantaine de collaborateurs, et des cas d’usage qui s’étendent de l’assurance à la banque, en passant par le capital-investissement. L’enjeu est colossal : dans un monde numérique interconnecté, la faille ne vient plus seulement de l’intérieur. « Plus des deux tiers des attaques subies par les grandes entreprises proviennent de leurs fournisseurs », alerte-t-il. Cabinet d’avocats, éditeur de logiciels ou prestataire IT peuvent devenir des portes d’entrée pour les hackers. L’évaluation en continu de leur "maturité cyber" devient donc une exigence – et une obligation légale imminente, sous l’effet des réglementations européennes NIS2 et DORA. Face à une menace mouvante – phishing, vulnérabilités logicielles, attaques par QR code –, Board of Cyber veut permettre aux entreprises de savoir où elles en sont, en temps réel. Pour que la confiance ne soit plus un vœu pieux, mais une donnée objectivable. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’architecte de l’IA vidéo
2025/05/18
À 34 ans, Clément Moutet est aussi à l’aise dans les algorithmes que dans le business. Cet ingénieur passé par Google Cloud a cofondé en juin 2024 Vikit.ai, une start-up spécialisée dans l’orchestration d’outils d’IA générative pour la création vidéo. Chez Google, Moutet a vécu de l’intérieur la montée en puissance de l’intelligence artificielle, bien avant l’irruption de ChatGPT dans le grand public. En 2019 déjà, il contribuait à la commercialisation des premières briques IA du cloud de Google. Cette immersion précoce lui a donné une longueur d’avance pour saisir les limites actuelles de l’IA générative : « Les vidéos brutes produites par les modèles restent difficilement exploitables sans de lourdes retouches manuelles. » Vikit.ai répond précisément à ce goulet d’étranglement. Sa plateforme, bâtie avec trois autres anciens de Google agit comme un chef d’orchestre : elle combine modèles de génération (texte, image, son, vidéo), outils d’édition traditionnels et IA classique pour produire des vidéos personnalisées et prêtes à l’emploi. Trois secteurs sont visés en priorité : les médias (notamment pour la publicité produit), le e-commerce, et l’immobilier. Le modèle économique repose sur deux piliers : la vente de vidéos clés en main pour des cas d’usage ciblés et un logiciel open source enrichi en continu, pour lequel Vikit.ai propose un support premium. L'objectif est de créer une plateforme modulaire et agnostique, capable d’évoluer avec les besoins des clients. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Delos : Microsoft et Google dans le viseur
2025/05/25
Thibaut de la Grand’rive, 30 ans à peine, en est convaincu : l’intelligence artificielle va bouleverser le quotidien des entreprises.. Avec son frère Pierre, ingénieur passé par EDF, il cofonde Delos, fin 2022, dans le bureau des parents reconverti en labo. Un déclic : la sortie de ChatGPT. “ J’ai eu l’impression d’assister à un basculement digne de la science-fiction ”, confie-t-il. Ancien acheteur international chez Stellantis, Thibaut plaque tout, saute dans un avion, et s’installe à Paris pour “chercher l’idée”. Quatre mois plus tard, Allianz leur fait confiance. L’assureur croit dans leur approche artisanale mais visionnaire : proposer des briques d’IA sur mesure pour les entreprises. Très vite, les preuves de concept s’enchaînent, les clients aussi. Objectif : ne pas rester un cabinet de conseil, mais bâtir une véritable plateforme bureautique augmentée. Parmi ses actionnaires, Delos compte Xavier Niel et le fonds britannique 20VC, récemment rejoint par Julien Cordorniou. La start-up revendique plus de 200 sociétés clientes, comme Total, Casino, Shiseido ou BestWestern, auxquels elle propose une suite logicielle pensée comme un hub d’agents IA collaboratifs. Dans un univers où elle doit se frotter à quelques géants de la Tech, dont Microsoft et Google. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Pigment, la start-up qui défie Oracle et SAP
2025/06/02
Eléonore Crespo, cofondatrice de Pigment, n'est jamais aussi à l'aise que dans le grand bain de l’innovation de rupture. En quelques années, Pigment s’est imposé comme un outil stratégique de pilotage de la performance, permettant aux directions financières, RH ou supply chain de simuler en temps réel l’impact d’événements macroéconomiques ou opérationnels. Concurrents directs des mastodontes Oracle ou SAP, Pigment tire son épingle du jeu en misant sur l’agilité technologique. Sa force ? Une architecture logicielle prête à accueillir les innovations les plus récentes, notamment en intelligence artificielle générative. "Nous voulons bâtir une entreprise qui ne sera pas balayée par la prochaine vague technologique", affirme-t-elle. La start-up réalise 60 % de son chiffre d’affaires aux États-Unis et revendique une culture de l’urgence, de la remise en question permanente et de la rapidité d’exécution. Eléonore Crespo dit recruter avant tout des talents « curieux, humbles et obsédés par l’innovation », et voit dans l’IA une opportunité unique d’automatiser les tâches ingrates pour redonner du sens au travail. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La révolution du cinéma passera par l’IA
2025/06/09
Productrice et entrepreneuse, Sarah Lelouch bouscule les lignes du cinéma français. Invitée du podcast DeepTechs de Challenges réalisé en partenariat avec Mascaret, elle plaide pour une hybridation assumée entre création artistique et technologies de rupture : Web3, blockchain et surtout intelligence artificielle. Fondatrice de la société de production Watch'Us, elle a toujours eu à cœur de démocratiser les formats, en s’attaquant dès 2003 à des sujets comme le rap avec l’émission Planète Rap. Aujourd’hui, elle poursuit cette démarche en lançant ClapAction, une plateforme collaborative qui permet au grand public de proposer et cofinancer des projets cinématographiques, grâce à la blockchain. À la clef : certification des idées et traçabilité des droits. L’IA, elle l’utilise déjà dans ses workflows, notamment pour trier des centaines de scénarios. « Un outil de démocratisation », dit-elle, qui peut permettre à des talents éloignés du sérail de faire émerger leurs projets. Mais l’IA bouleverse aussi les équilibres du secteur : elle inquiète les artistes, doubleurs ou scénaristes, dont les métiers sont menacés. D’où la nécessité, selon elle, de « rassurer et acculturer » les créateurs. À l’initiative du World AI Film Festival et du techCannes, un réseau qui fait dialoguer cinéma et start-up tech, elle milite pour une IA souveraine, « entraînée sur des œuvres européennes », et appelle à une régulation concertée. Le mot d’ordre ? Anticiper plutôt que subir. « L’IA ne remplace pas le talent, elle l’augmente », conclut-elle. À condition de ne pas rater le train. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La Deep Tech doit sortir des labos
2025/06/16
Dans cet épisode de DeepTech, Alexandre Bounouh, directeur général du CEA List et président du Réseau Carnot, revient sur le rôle central que joue la recherche publique dans la compétitivité industrielle française. Le CEA List, c’est 1 000 ingénieurs-chercheurs, un budget de 140 millions d’euros, dont seulement 20 millions de subventions publiques, avec un modèle économique fondé sur la contractualisation avec l’industrie. Son fonctionnement, partagé par les 39 instituts labellisés Carnot, s’inspire du modèle allemand des instituts Fraunhofer. Ce réseau, qui regroupe 35 000 chercheurs, génère 600 millions d’euros de contrats annuels et a permis la création de plus de 1 800 start-up depuis 2006. Preuve, selon Alexandre Bounouh, que « l’investissement de l’État dans la recherche publique irrigue efficacement l’innovation privée ». Il alerte toutefois sur le retard français : le financement R&D des entreprises stagne à 1,4 % du PIB, loin des 3 % de l’Allemagne. Pour lui, un changement culturel est nécessaire : « L’innovation ne doit plus être vue comme un centre de coût, mais comme un levier stratégique. » Il défend une recherche tournée vers les usages, tout en anticipant les ruptures à venir. IA post-deep learning, cloud distribué ou encore quantique : le CEA List investit à long terme. « On doit échouer parfois, mais on a le devoir d’essayer. » Un état d’esprit qui continue d’attirer les talents, motivés par le sens des projets et leur impact. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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