
Advertise on podcast: Swim Smart
This podcast has
259 episodes
Language
FrenchPublisher
Théo CupcicExplicit
No
Date created
2024/08/22
Latest episode
2026/10/17
Average duration
35 min.
Release period
4 days
Description
our les nageurs adultes qui ne veulent plus bricoler leurs séances. On parle de compréhension, de pédagogie, et de choix conscients dans l’eau. Chaque épisode gratuit t’aide à : comprendre ce que tu fais dans l’eau (et pourquoi) identifier ce qui bloque réellement ta progression prendre du recul sur ta pratique arrêter de confondre motivation et structure 👉 Le podcast est volontairement un espace de réflexion. Il ne te dit pas quoi nager. Il t’aide à comprendre comment décider. Parce que progresser durablement ne vient pas d’un exercice de plus, mais d’un cadre clair, adapté à ta vraie vie.
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Podcast episodes
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Respiration en crawl : où placer ta tête quand tu inspires
2026/10/17
Tu respires en crawl en te disant que ta tête est bien placée, parce qu'on t'a appris à garder une lunette dans l'eau et une dehors. Sauf que dans l'eau, tu ne vois pas tes lunettes. Tu ne sais donc jamais si c'est le cas.
Lance l'épisode : il te donne trois repères que tu sens toi-même à chaque inspiration, sans miroir et sans personne au bord. Le premier passe par un contact entre deux parties de ton corps. Tu le sens, ou tu ne le sens pas, et tu peux le tester dès ta prochaine longueur.
Tu sauras aussi pourquoi une tête relevée fait couler tes jambes, et pourquoi une tête trop tournée te fait basculer sur le flanc. Puis comment travailler les repères un par un, sans tout mélanger, en commençant par celui qui te parle le plus. Ce sont les repères que je donne aux nageurs adultes que j'accompagne et aux futurs maîtres-nageurs que je forme cette année : tu repars avec la même grille qu'eux.
Le Calendrier Swim Smart, 24 séances d'invités du podcast adaptées à ton niveau, une par jour en décembre, en précommande jusqu'au 31 octobre : https://www.swimsmart.fr/calendrier/?utm_source=spotify&utm_medium=podcast&utm_campaign=calendrier-2026&utm_content=ep256Si ta nage coince ailleurs que dans la tête, le diagnostic Swim Smart te dit par où commencer : https://swimsmart.fr/diagnostic
Circuit de l'eau en piscine : pourquoi le bassin ferme 4 heures après un accident - Naly
2026/10/10
Un enfant a fait c**a dans le grand bassin, et on te demande d'attendre. Ce n'est pas le maître-nageur qui traîne : toute l'eau du bassin doit refaire le tour complet du circuit, et pour un bassin de plus de 1,50 m, la loi lui donne quatre heures.
Dans cet épisode, on suit cette eau de la ville jusqu'à ton couloir, et à chaque étape tu sais pourquoi elle y passe. À la fin, la douche savonnée, les toilettes avant et le bonnet ne ressemblent plus à du règlement : tu sais ce que chacun de ces gestes évite au filtre et au chlore, et donc à l'eau dans laquelle tu nages. Ce trajet, je l'ai vu dix ans de l'autre côté du bassin, comme maître-nageur.
Ensuite, Baptiste Berneron, fondateur de Naly, répond à ma question : quel rôle a le nageur dans l'hygiène du bassin.
Le Brief, c'est le mail gratuit que j'envoie chaque soir à 19 h. Celui qui accompagne cet épisode t'apprend à lire le panneau d'analyse à l'entrée de ta piscine, et te donne les deux minutes entre le vestiaire et le bassin, dans l'ordre qui compte. Inscris-toi : https://www.swimsmart.fr/inscription-brief/?utm_source=spotify&utm_medium=podcast&utm_campaign=brief&utm_content=ep255
Épisode réalisé en collaboration commerciale avec Naly : https://naly.proL'interview de Baptiste Berneron sur la qualité de l'eau : https://swimsmart.fr/228L'arrêté de 1981 et le carnet sanitaire : https://swimsmart.fr/235Le diagnostic Swim Smart : https://swimsmart.fr/diagnostic
Séance de natation : 3 questions à poser avant de la copier
2026/10/03
Cette séance de 1 000 mètres a plus de 7 000 j'aime sur Instagram, donc tu te dis qu'elle est bonne pour toi. Elle a pourtant deux problèmes : elle a été écrite pour quelqu'un d'autre, et telle qu'on te la donne, elle n'est écrite pour personne.
Si tu cherches des séances à nager, j'en prépare 24 avec des invités du podcast, une par jour du 1er au 24 décembre. Inscris-toi à la version gratuite par mail, en bas de la page du calendrier : https://www.swimsmart.fr/calendrier/?utm_source=spotify&utm_medium=podcast&utm_campaign=calendrier-2026&utm_content=ep254
Avant de nager une séance trouvée ailleurs, demande-lui d'abord à quoi elle sert. Si tu ne peux pas répondre, elle n'est faite ni pour toi, ni pour personne. Dans cet épisode, je te donne les deux autres questions, et ce qui fait qu'une séance en est une : une intention, de la répétition, un critère de réussite. Tu vois aussi comment l'adapter à ton niveau, en la rendant plus dure, plus complexe, ou l'inverse.
Des séances, j'en ai écrit en club, et j'écris chaque mois les plans des abonnés Premium. La même séance donnée à deux nageurs ne donne jamais la même chose.
Les cartes et le calendrier premium se réservent sur la même page jusqu'au 31 octobre.
Sur le même sujet, l'interview de Lauriane Gerbaudo : https://swimsmart.fr/246
Le diagnostic Swim Smart, pour savoir ce qui freine ta progression : https://swimsmart.fr/diagnostic
Noyades de l'été : la bouée n'a pas bougé, nous si · avec Olivier Jamann (FFSS)
2026/09/30
Tu arrives encore à la bouée, donc ta nage tient. C'est ce que se dit le nageur qui y va depuis des années. Olivier Jamann lui répond en une phrase : la bouée n'a pas bougé, mais toi, si.
Olivier est maître-nageur sauveteur et vice-président de la Fédération française de sauvetage et de secourisme, chargé de la lutte contre la noyade. Au direct « Parlons d'eau » du 24 septembre, il tire le bilan de l'été.
Il commence par les adolescents qui sautent des falaises. Puis il arrive au nageur adulte, et là, c'est de toi qu'il parle.
La chaleur qui dure depuis juin et qui fatigue sans qu'on le sente. Le matin où l'on se dit « j'y vais maintenant, après il fera trop chaud ». Le banc de sable qu'on croyait connaître, et qui a disparu après un coup de mer.
Écoute jusqu'au passage sur la bouée. Tu aborderas l'été prochain en sachant quand y aller, avec qui, et à quel moment rentrer.
Tu penses que ta nage tient parce que tu atteins toujours la bouée. Le diagnostic Swim Smart t'aide à voir où elle en est vraiment aujourd'hui, et ce qui la freine : https://swimsmart.fr/diagnostic
Retrouver la Fédération française de sauvetage et de secourisme : https://www.ffss.fr/
Vitesse critique en natation : la mesurer juste et bien la lire
2026/09/26
« Mon chrono monte, donc je régresse. » Pas forcément. Quand tu travailles ton geste, ton chrono peut monter pendant que tu progresses. Et si tu mesures mal ta vitesse critique, tu pars d'un point de départ qui n'existe pas.
Ta vitesse critique, c'est l'allure que tu peux tenir longtemps sans que la fatigue s'installe. Je l'ai utilisée en club et avec les triathlètes que j'accompagnais. C'est là que j'ai vu à quel point on peut se tromper avec.
Dans ce dernier test de la série de septembre, tu comprends ce qu'elle mesure. Ce n'est ni ton record sur 100 mètres, ni l'allure moyenne de ta montre. Tu vois pourquoi elle te sert même sans compétition. Tu sais ce qui fausse le test, quand le refaire, et comment la lire avec tes trois autres tests.
Le protocole complet, avec le nombre de longueurs, la récupération et le calcul, part dimanche à 19 h dans Le Brief, ma newsletter quotidienne gratuite. Inscris-toi pour l'avoir avant ta prochaine séance : https://www.swimsmart.fr/inscription-brief/
Le diagnostic Swim Smart, pour savoir ce qui freine ta progression : https://swimsmart.fr/diagnostic
Les études sur la vitesse critique : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/1555562/ · https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/1521952/
Technique de nage : le moment où elle lâche avec la fatigue
2026/09/19
Tes premières longueurs glissent. Un peu plus tard, tes bras sont lourds, tu n'as plus d'appuis, et tu sors de l'eau en te disant que tu nages mal. Tu ne nages pas mal. Tu nages bien jusqu'à un certain moment.
Ce moment a un nom : la dérive. C'est l'écart entre ta nage du début de séance et ta nage de la fin, à allure égale. Ton chrono peut rester le même pendant que ta fréquence explose. C'est pour ça qu'elle passe inaperçue.
Quand j'ai repris la natation, dix ans après avoir arrêté l'entraînement, j'avais une seule règle : sortir de l'eau quand ma nage ne tenait plus. Pendant deux mois, j'ai guetté ce moment à chaque séance.
Dans ce troisième test de la série de septembre, tu comprends pourquoi ta technique lâche. Il y a deux fatigues derrière, la physique et la mentale. Un geste encore en apprentissage lâche plus tôt que les autres. Tu repars aussi avec mes trois signaux pour reconnaître la dérive dans l'eau, et ce que je fais quand ils arrivent.
Les études dont je parle : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38004269/ · https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12014620/ · https://www.scielo.br/j/rbcdh/a/fgdLwrVHJRVdJFCwctC9nFw/?lang=en
Le Swim Smart Club, le groupe WhatsApp : https://swimsmart.fr/club
Le diagnostic Swim Smart, pour voir où ta natation décroche : https://swimsmart.fr/diagnostic
Reste une question : à quelle longueur ta nage lâche, chez toi. Le protocole pour le mesurer part dimanche à 19 h dans Le Brief, ma newsletter quotidienne gratuite. Inscris-toi pour le recevoir avant ta prochaine séance : https://www.swimsmart.fr/inscription-brief/
Préparation ratée : 75 km quand même, et ce que j'en retiens
2026/09/16
En juillet, j'ai couru trois fois. Trois sorties dans le mois. Mon plan en prévoyait le double chaque semaine, plus du renforcement que je n'ai jamais fait. Et en septembre, j'étais sur la ligne de départ de l'Infernal Trail des Vosges : 75 kilomètres, 3 244 mètres de dénivelé, quatorze heures cinquante de course.
Ce jour-là, j'ai sorti mon micro huit fois. Au départ, au kilomètre 15, à cinq heures de course, au 38, au 46, au dernier ravitaillement, et une dernière fois quand il me restait douze kilomètres. Pendant un an, je n'ai pas réussi à les réécouter.
Cet épisode, c'est ces enregistrements, bruts. Le souffle court, le vent, les bâtons des autres, les moments où je me répète et celui où je perds le fil. J'ai tout laissé. Entre deux, je raconte ce qu'ils ne disent pas : le plan contre la réalité, le mois où l'envie n'est pas revenue, et ce qui s'est passé au dernier ravitaillement.
Ce que j'en retiens tient en une phrase : ce n'est jamais la préparation idéale qui t'amène sur la ligne de départ, c'est celle qui te donne envie de continuer.
Si ta saison de natation ne ressemble déjà plus à ce que tu avais prévu à la rentrée, cet épisode est pour toi. Ta séance par semaine compte. La vraie question, c'est de savoir ce qui tient encore dans ta natation et ce qui est à lâcher.
Pour voir où ta natation a décroché et repartir avec un plan d'action, fais le diagnostic en trois minutes : https://swimsmart.fr/diagnostic
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SWOLF : comprendre le score que ta montre t'affiche
2026/09/12
Ton SWOLF descend, et tu en conclus que tu nages mieux. Ce score que ta montre t'affiche à chaque longueur ne dit pas ça.
Ce midi j'ai nagé soixante et une longueurs. À la septième, vingt-cinq secondes et neuf cycles de bras. À la quarantième, vingt-trois secondes et onze cycles. Deux nages qui n'ont rien à voir. Ma montre leur a donné le même chiffre.
Le SWOLF additionne le temps de ta longueur et tes cycles de bras. Le calcul est simple, la logique est bonne, et c'est exactement pour ça qu'il est piégeux. Il mélange deux chantiers qui ne se travaillent pas de la même façon, la vitesse et l'efficacité, et il ne te dit jamais lequel des deux a bougé.
Deuxième samedi de la série des quatre tests de septembre. J'ouvre ce chiffre en entier : d'où il vient, ce qu'il contient vraiment, ce qu'il te cache, et les quatre situations où il devient carrément faux sans que tu le voies passer. Tu verras aussi pourquoi un score identique après un mois de travail ne veut pas dire que ton mois est perdu, et comment te servir du SWOLF comme point de repère plutôt que comme bulletin de notes.
Inscris-toi au Brief, ma newsletter quotidienne gratuite, et tu reçois le protocole complet : sur quelle distance prendre ce test, combien de fois le noter, et le piège du relevé qui fait croire à un progrès qui n'existe pas. https://www.swimsmart.fr/inscription-brief/
Pour savoir ce qui te bloque avant même de choisir quoi mesurer, fais le diagnostic Swim Smart : https://swimsmart.fr/diagnostic
Progresser en natation : le test qui remplace le chrono
2026/09/05
Tu peux nager ton cent mètres en une minute cinquante aujourd'hui, le renager en une minute cinquante dans trois mois, et avoir énormément progressé entre les deux.
C'est la rentrée. Tu reprends l'entraînement, tu veux construire ta saison de natation, et pour savoir d'où tu pars tu vas te chronométrer. Sauf qu'un chrono n'est pas une mesure, c'est une addition : ta technique, ton sommeil, ta concentration, le monde dans ta ligne d'eau. Quand il descend, tu ne sais pas ce qui a progressé. Et un résultat, ça ne se travaille pas.
Dans cet épisode je t'explique pourquoi le chronomètre ne peut pas servir d'état des lieux, et je te donne le premier des quatre tests qui vont te permettre de planifier ton entraînement : compter tes coups de bras.
Au programme : ce que ce nombre mesure vraiment, l'efficacité de ta nage en crawl, la création puis le maintien de tes appuis, le rôle de l'alignement. Les trois façons de fausser le test sans le vouloir, la coulée, l'intensité et l'allure. Et l'interdiction qui va avec : ce chiffre ne se compare à personne d'autre qu'à toi.
Premier épisode d'une série de quatre, un test par samedi de septembre, pour arriver au 1er octobre en sachant quoi travailler et pourquoi.
Le protocole exact et quoi faire de ton chiffre partent dans Le Brief, ma newsletter quotidienne gratuite : https://www.swimsmart.fr/inscription-brief/
Elle a nagé 70,5 km sans dormir : les 30 heures de Marion Coudert dans le Lac Léman
2026/08/30
Swim Smart a deux ans ce mois-ci. Je coupe les deux dernières semaines d'août, mais le podcast continue. J'ai proposé des cartes blanches à quelques personnes qui comptent pour Swim Smart : l'angle, la forme, le ton, la longueur, tout leur appartient. Je n'ai rien écouté avant la mise en ligne.
Celle-ci est signée Ermanno DI MICELI.
Voici ce qu'il a choisi de te dire, avec ses mots.
« Ton corps est capable de faire tellement de choses si ton mental suit. » — Marion Coudert
Jusqu’où peut-on aller en avançant une demi-heure après l’autre ?
Marion Coudert est nageuse d’ultra-distance, triathlète amateur et coach. En juillet 2026, elle est devenue la première Française à traverser le lac Léman dans sa longueur sans combinaison : 70,5 km parcourus en 29 h 55, sans dormir et sans jamais toucher le bateau d’assistance.
Pourtant, son histoire n’a pas commencé par un défi de 70 km. Elle a d’abord nagé 5 km, puis 10, avant une double traversée du lac Windermere et une traversée de la Manche en 15 h 25. Une progression patiente qui montre que l’extraordinaire se construit souvent par étapes très ordinaires.
Dans cet épisode de Swimsmart, Marion raconte ce qui se passe réellement derrière une telle performance : neuf mois de préparation spécifique, 15 à 20 heures de natation par semaine, des séances allant jusqu’à 28 km en piscine, des ravitaillements toutes les 30 minutes, deux nuits dans l’eau et une équipe de six personnes à bord du bateau.
On parle aussi de technique, de flottaison, des différences entre la mer et le lac, du froid, de la chaleur, des courants, des méduses, de l’isolement et du burn-out qu’elle a connu après la Manche. Surtout, Marion explique comment elle a appris à ne plus penser aux heures restantes : seulement au prochain ravitaillement.
🏊🏼♀️ Notre invitée :
Instagram : https://www.instagram.com/marionswimsacross
LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/marioncoudert
📝 Quelques punchlines à retenir :
• « Être assez bon nageur pour sortir de la natation sans être absolument crevé. »
• « Une bonne technique, ça t’aidera toujours plus que de la puissance. »
• « Il faut juste être prêt à pouvoir nager le plus longtemps possible et continuer à nager quoi qu’il se passe. »
• « Quinze heures, ça ne fait que trente demi-heures. »
• « C’est un sport individuel, mais je ne pourrais pas le faire si je n’avais pas six personnes sur le bateau à côté de moi. »
• « Si ton esprit ne lâche pas, tu peux continuer à avancer. »
💡 Le conseil de Marion
Ne regarde pas le défi tout entier. Vise le prochain ravitaillement, la prochaine demi-heure, la prochaine étape. Continue à manger, à boire et à avancer : un passage difficile ne prédit pas forcément comment tu te sentiras une heure plus tard.
🤔 Et pour finir ?
Quel est le défi qui vous paraît encore impossible aujourd’hui, mais dont vous pourriez déjà franchir la première étape ?
Partagez cet épisode à la personne avec qui vous aimeriez vous lancer — même si, pour commencer, ce n’est « que » 5 km.
Savoir nager en piscine ne suffit pas en mer · avec Nicolas Hamy
2026/08/29
Un bassin est un environnement construit pour toi. L'eau est claire, tiède, sans mouvement. Le fond est visible et plat. Le mur est à vingt-cinq mètres. Quelqu'un te regarde.
Enlève ces cinq éléments et tu n'as plus la même activité. C'est le point que Nicolas Hamy martèle dans cet épisode, et il vaut pour n'importe quel nageur de piscine à l'aise sur ses longueurs.
Ce qui change, dans l'ordre où tu vas le sentir : tu ne vois plus le fond, et ton corps réagit avant ton cerveau. L'eau est plus froide, donc ta respiration se dérègle sur les premières secondes. Il y a du courant ou de la houle, donc ton allure ne dit plus rien de ta position. Et il n'y a pas de mur, donc pas de point d'arrêt gratuit toutes les vingt-cinq secondes.
Nicolas Hamy est ancien directeur de centre aquatique. Maître-nageur, chef de bassin, directeur, puis directeur multi-sites, avant de passer côté conseil et formation. Il est aussi coordinateur de formation BPJEPS.
Et il ne parle pas de tout ça depuis l'extérieur. Il n'a jamais pu se mettre au triathlon pour cette raison précise : il a besoin de voir le fond. Il le décrit sans se protéger, avec l'idée qu'il pourrait y avoir quelque chose en dessous et qu'il ne voit pas ses pieds. Si tu ressens la même chose, cela ne dit rien de ton niveau de nage. Cela dit que tu changes de milieu, et que le milieu demande son propre apprentissage.
Il raconte aussi un colloque européen sur le savoir nager où neuf pays étaient réunis. La France est celui qui compte le plus de structures, le plus de professionnels, et les formations les plus longues. Ce n'est pas elle qui obtient les meilleurs résultats. Sa lecture tient en deux points : la culture de l'eau, qui manque à beaucoup d'enfants avant même leur première séance à l'école, et le décalage entre l'endroit où l'on apprend et l'endroit où l'on se noie, qui n'est presque jamais la piscine surveillée.
Il parle enfin d'intelligence collective, de ce que le poste de directeur lui a appris et de ce qu'il empêchait de voir, et de l'échéance à laquelle il se dit optimiste : vingt ans, pas deux.
Retrouver Nicolas Hamy sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/nicolas-hamy-3b0546157
Dixième et dernier des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade.
Pour identifier ce qui te bloque dans ta progression, fais le diagnostic Swim Smart
Eau libre : apprivoiser la mer et nager 35 km · Sarah Maalej
2026/08/27
Swim Smart a deux ans ce mois-ci. Je coupe les deux dernières semaines d'août, mais le podcast continue. J'ai proposé des cartes blanches à quelques personnes qui comptent pour Swim Smart : l'angle, la forme, le ton, la longueur, tout leur appartient. Je n'ai rien écouté avant la mise en ligne.
Celle-ci est signée Ermanno DI MICELI.
Voici ce qu'elle a choisi de te dire, avec ses mots.
🌊 « Dans l’eau, c’est le silence qui règne. C’est toi avec toi-même. » — Sarah MAALEJ
Sarah est juriste en droit médical et pharmaceutique. Elle travaille, compose avec une vie personnelle bien remplie … et nage en moyenne cinq fois par semaine.
Son terrain de jeu favori ? La mer.
Après avoir connu les bassins dès l’adolescence, atteint un niveau national en dos, puis complètement rejeté la natation, Sarah a découvert l’eau libre. Une révélation qui l’a conduite jusqu’à une nage de 35 km réalisée en 11 h 30 au large de Marseille.
Aujourd’hui, elle regarde vers Gibraltar, la traversée de la Manche et l’Enduroman "Arc to Arch", ce "triathlon" hors normes reliant Londres à Paris.
Dans cet épisode enregistré depuis le Cercle des Nageurs de Marseille, nous parlons :
🏊♀️ des différences entre bassin et eau libre ;🌊 de l’orientation, des courants et de la gestion de l’inconnu ;🧭 des exercices à réaliser en piscine pour préparer la mer ;💨 du travail de respiration et de vélocité ;🛟 de la sécurité et du matériel indispensable ;🍌 du ravitaillement pendant une longue traversée ;📈 de la construction d’une préparation de 8 à 12 semaines ;🧠 de la régularité, du plaisir et de la nécessité de sortir de sa zone de confort.
Sarah rappelle également une règle essentielle : lorsqu’on prépare une longue distance, la vitesse compte, mais le foncier reste la fondation.
🏃🏼♀️ Notre invitée
* Strava : https://www.strava.com/athletes/22825015 * Instagram : https://www.instagram.com/sarahmaalej * Liinkedin : https://www.linkedin.com/in/sarah-maalej-266222149 * sa première apparition dans un podcast : https://devenirtriathlete.com/episodes/469-plan-a-plan-z-reussir-autrement-avec-sarah-maalej-86c2d4d3
📝 Quelques phrases à retenir
• « On ne regrette jamais d’avoir fait une séance. Par contre, on regrette de ne pas y être allé. »• « Avant d’aller sur du travail de vitesse, il faut déjà avoir le foncier. »• « Dans l’eau, c’est le silence qui règne. C’est toi avec toi-même. »• « Le coach va me faire travailler des choses que je n’ai pas l’habitude de travailler. »• « L’eau libre est un milieu hostile, donc on ne fait pas n’importe quoi. »• « Pour progresser en natation, c’est la répétition qui rend le geste de plus en plus efficient. »
💡 Le conseil de Sarah
« Juste y aller. Que ce soit pour 300 mètres, 1 000 mètres ou 10 000 mètres, on s’en fout. Mais juste aller nager. »
Si votre objectif consiste simplement à nager une fois par semaine, faites-le vraiment chaque semaine. Une séance hebdomadaire représente 52 séances dans l’année : bien davantage que quatre semaines très intensives suivies de plusieurs mois d’arrêt.
🤔 Et vous ?
Qu’est-ce qui vous retient encore de nager en eau libre : le froid, les vagues, l’orientation, la peur de ne pas voir le fond ou le manque de technique ?
Partagez cet épisode avec la personne que vous aimeriez embarquer pour votre prochaine sortie en mer ou en lac.
Retrouvez tous les épisodes et les ressources du podcast :
https://devenirtriathlete.com
Et rejoignez le club Devenir Triathlète sur Strava :
https://www.strava.com/clubs/DevenirTri
Conseils de natation sur les réseaux : reconnaître le bon du mauvais · Lauriane Gerbaudo
2026/08/26
Il y a une phrase qui doit t'alerter immédiatement quand tu l'entends au bord d'un bassin : « attention, tu vas couler ». Ce qui reste dans la tête de celui qui l'écoute, c'est le mot couler. La consigne ne dit pas quoi faire, elle installe l'image du problème.
Lauriane Gerbaudo est maître-nageuse et ancienne entraîneure de club. Elle publie sur Instagram depuis un an, en partant des questions que personne n'ose poser au bord du bassin. Dans quel sens on nage dans une ligne d'eau. À quoi sert cette horloge à quatre aiguilles que tout le monde regarde sans savoir la lire. Sa vidéo sur le chronomètre mural a fait réagir : certains ont trouvé ça évident au point de s'en scandaliser en commentaire, et elle a des nageurs qui lui posent encore la question, dont un il y a trois jours.
Elle donne ses critères pour trier ce que tu lis sur la natation, et ils ne parlent jamais du nombre d'abonnés. La négation employée avec un débutant. L'affirmation qu'il n'existe qu'une seule bonne manière de nager, alors qu'une personne de trente ans et une personne de soixante-dix n'ont pas la même mobilité d'épaules. Et celui qui donne des exercices qu'il n'a jamais testés lui-même. Elle le raconte pour elle : le jour où un élève lui a demandé comment on respirait dans l'eau, elle s'est rendu compte qu'elle n'avait jamais regardé sa propre respiration, et elle est retournée nager pour vérifier.
Son dernier critère est positif, et c'est celui qui compte : une seule publication ne suffit pas à juger. Il y a des vidéos faites pour faire rire, et c'est légitime. Ce qui compte est ce qu'il y a derrière, quand la personne parle vraiment de son métier.
Elle aborde aussi l'angle mort dont elle voulait parler, et il concerne directement les nageurs adultes. Autour d'un plan d'eau, l'attention va aux enfants. On leur met des brassards, on les compte, on les suit des yeux. Un adulte qui part faire sa brasse pendant dix minutes ne déclenche aucune vigilance. Une crampe, une méduse et la panique qui suit, un malaise. Elle cite une femme de soixante ans décédée seule dans sa piscine, là où elle avait probablement pied. Elle applique la règle à elle-même sans se donner le beau rôle : elle allait nager seule, elle savait que ce n'était pas bien, elle a changé.
Retrouver Lauriane Gerbaudo sur Instagram, où elle publie ses contenus natation : https://www.instagram.com/lauriane_gerbaudo/
Neuvième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade.
Pour savoir ce qui bloque vraiment ta progression, fais le diagnostic Swim Smart
Comprendre l'eau avant de chercher la performance
2026/08/23
Swim Smart a deux ans ce mois-ci, et je coupe les deux dernières semaines d'août. Plutôt que d'arrêter le podcast, j'ai passé la main. J'ai proposé des cartes blanches à quelques personnes qui comptent pour Swim Smart : l'angle, la forme, le ton, la longueur, tout leur appartient. Je n'ai rien écouté avant la mise en ligne.
Celle-ci est signée Marie. Elle a été un tournant pour Swim Smart. C'est grâce à elle que j'ai été invité chez Bertrand Soulier, et beaucoup de choses ont suivi. Elle est abonnée Premium depuis le début.
Voici ce qu'elle a choisi de te dire, avec ses mots.
Pourquoi ai-je toujours préféré comprendre un geste plutôt que chercher un chrono ? Je partage mon parcours de nageuse et triathlète et ce que deux années de Swim Smart ont changé dans ma façon de nager.
Ne pas savoir nager : un handicap social · Cindy Le Falher
2026/08/22
Il fait quarante degrés. Tes amis partent sur un bateau, ou simplement à la plage. Tu ne sais pas nager, et tu restes. Cindy Le Falher appelle ça un handicap social, et elle pèse ses mots.
Depuis vingt ans, elle utilise le sport pour lutter contre l'isolement relationnel des personnes en situation de handicap, aujourd'hui avec son association Envie de Sens. Elle nage aussi en ultra-endurance : elle a traversé la Manche en 18h24, sans combinaison, à sa deuxième tentative, et elle prépare le détroit de Gibraltar.
Dans cet épisode, elle raconte Martine. Polyhandicapée, en fauteuil électrique, sans communication verbale, capable de bouger sa mâchoire pour appuyer sur un contacteur et diriger son fauteuil. Après cinq ans de séances, Martine a traversé dix mètres de bassin sans aucun matériel de flottaison, en bougeant seulement les pieds. Cindy l'a redressée pour lui montrer le trajet qu'elle venait de faire, et Martine s'est mise à pleurer. C'était la première fois de sa vie qu'elle se déplaçait seule.
Elle explique pourquoi « est-ce que c'est accessible » est la mauvaise question, et ce qu'il faut demander à la place : une question par étape du trajet, de la place de parking au pédiluve. Une piscine peut avoir acheté du matériel de mise à l'eau que personne dans l'équipe ne sait utiliser. Une plage peut porter un label et s'arrêter là où le tapis se termine, à dix mètres du bord.
Et elle donne le plus petit pas concret de toute la journée, celui qui tient dans un sac : la bouée de sécurité. Elle-même s'entraîne seule en mer, tôt le matin, avant l'arrivée des surveillants. Dans sa bouée, son téléphone dans une pochette étanche et de quoi se ravitailler. Ses enfants ont sa position en direct : si le point ne bouge pas depuis six heures au milieu de l'eau, ils savent. La bouée protège, elle ne supprime pas le danger. Ce qui protège, c'est la bouée plus le fait que quelqu'un sache où tu es.
Retrouver Cindy Le Falher et son association Envie de Sens : https://www.envie-de-sens.fr
Huitième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade.
Ce qui te bloque dans l'eau porte un nom. Le diagnostic Swim Smart te le donne : https://swimsmart.fr/diagnostic
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