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Au Cœur de l'Histoire Seconde Guerre mondiale

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Categories
Country
United States
This podcast has
17 episodes
Language
French
Publisher
Europe 1
Explicit
No
Date created
2025/04/09
Latest episode
2025/05/28
Average duration
-
Release period
2 days

Description

[Europe 1 Archives] 80 ans après l’Armistice, revivez les grands moments de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). Dans cette nouvelle série de « Au Cœur de l’Histoire », créée à partir des archives d’Europe 1, redécouvrez les différents aspects de cette guerre totale, qui fut le conflit le plus meurtrier du XXe siècle. De Jean Moulin, figure de la Résistance française, à la tragédie du Vel’ d’Hiv, en juillet 1942, en passant par les coulisses de l’opération Fortitude ou le fanatisme des nazis, plongez dans une période sombre qui a façonné notre mémoire collective. Virginie Girod, Clémentine Portier-Kaltenbach, Jean Des Cars ou Franck Ferrand vous font le récit de ce conflit.

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Rose Valland, l’art de la Résistance
2025/05/28
[Europe 1 Archives] Sous l’Occupation allemande, Rose Valland s’est improvisée espionne au musée du Jeu de Paume pour s’opposer au pillage des œuvres d’art par les Nazis. Virginie Girod vous emmène au cœur de l’histoire des musées durant la guerre, sur les traces de cette femme discrète, symbole de la Resistance.  Passionnée d’art, Rose Valland intègre les Beaux-Arts de Lyon, puis de Paris, après des études d’institutrice. En 1932, elle trouve un poste d’assistante bénévole au musée du Jeu de Paume, alors consacré à l’art contemporain. Le musée rend compte de l’effervescence créatrice qui traverse l’Europe à la suite de la Première Guerre mondiale. Cet art moderne est considéré comme “dégénéré” par les Nazis et doit donc selon eux être éradiqué.  En 1938, le directeur du Jeu de Paume est mobilisé alors qu’Hitler menace d’envahir les Sudètes, et c’est Rose Valland qui est choisie pour lui succéder. Alors que la guerre se rapproche, la tâche ne sera pas aisée. On évacue des musées français les pièces les plus précieuses, pour les mettre à l’abri des bombardements. 283 œuvres du Jeu de Paume sont ainsi transférés vers Chambord et Valençay dans la vallée de la Loire.  Les Allemands victorieux entrent dans Paris le 14 juin 1940 et remplissent rapidement les musées vidés par des œuvres spoliées à des Juifs, des communistes ou des francs-maçons parisiens. Quand le Louvre ne suffit plus, les Allemands se tournent vers le Jeu de Paume pour entreposer leur rapine. À partir de mars 1941, Rose Valland est l’unique témoin français dans le musée, devenu centre de transit avant que les œuvres ne rejoignent les collections de musées allemands ou de dignitaires nazis. Au risque d’être déportée, elle dresse des fiches, recueille des informations sur la destination des convois, dans l’espoir de retrouver la trace des œuvres une fois la guerre terminée.  A la libération, le ministère de l’Education nationale crée la Commission de récupération artistique, chargée de rechercher les œuvres d’art emportées en Allemagne. Il siège au Jeu de Paume et Rose Valland en fait bien sûr partie.  Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.
[1/2] Sophie Scholl, une résistante allemande face au nazisme
2025/05/28
[Europe 1 Archives] Plongez au cœur de l’histoire de Sophie Scholl, figure de la résistance allemande face au nazisme, racontée par l’historienne Virginie Girod dans un récit en deux épisodes. Sophie Scholl naît en 1921 non loin de Stuttgart, en Allemagne. À cette époque, la Première Guerre mondiale est terminée, et les années folles commencent. Du côté de la politique, le NSDAP, le parti de Adolf Hitler, est en pleine ascension. En 1933, Hitler est nommé chancelier de la République de Weimar, et les Jeunesses Hitlériennes sont créées. Au début, ces groupes de jeunes non mixtes ressemblent à du scoutisme politisé. Sophie Scholl, ainsi que ses frères et sœurs, s’y inscrivent contre l’avis de leurs parents. Mais bientôt, Sophie déchante : elle est arrêtée par la Gestapo pour… avoir lu des livres. Alors que Sophie grandit, ses valeurs humanistes, pacifistes et religieuses ne s’estompent pas. Bientôt, elle, et quelques amis, décident de prendre la plume pour dénoncer le pouvoir d’Hitler. Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.
[2/2] Sophie Scholl, une résistante allemande face au nazisme
2025/05/28
[Europe 1 Archives] Continuez de découvrir l’histoire de Sophie Scholl, figure de la résistance allemande face au nazisme, racontée par l’historienne Virginie Girod. Alors qu’en 1942, Sophie Scholl est étudiante à l’université de Munich, elle s’engage dans la résistance. Avec son frère et un ami, ils fondent La Rose Blanche, un groupuscule de résistance au nazisme. Portés par des valeurs pacifistes et chrétiennes, les jeunes gens rédigent des tracts à l’attention d'intellectuels du régime. Le but : attirer leur attention sur ce qui se joue en Allemagne. La Rose Blanche dénonce un régime qui, selon eux, déshumanise l’homme ou encore qui se comporte en tyran sur des groupes asservis. Mais tout cela ne plaît pas à la Gestapo. Si le groupe multiplie les tracts, la mission n’est pas sans risque. Le 18 février 1943, alors que Sophie et son frère disposent des tracts dans leur université, ils sont arrêtés par la Gestapo, et jugés quelques jours plus tard. Le verdict anéantit tout avenir pour la jeune Sophie Scholl, âgée alors de seulement 21 ans. Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.
[1/2] Leni Riefenstahl, la cinéaste des Nazis
2025/05/21
[Europe 1 Archives] Écoutez l’histoire de Leni Riefenstahl, qui est à la fois un génie du cinéma et la plus grande cinéaste de propagande du IIIe Reich, racontée par l’historienne Virginie Girod, dans un récit inédit en deux épisodes. Leni Riefenstahl est une réalisatrice audacieuse qui a révolutionné le film documentaire et ciselé la lumière comme personne. Tout en se défendant d’être nazie elle-même, elle a aussi été une intime de Hitler. Danseuse de formation, Leni Riefenstahl voit cette première carrière brisée après une chute, jusqu’au jour où elle tombe sur une affiche de cinéma qui va changer le cours de son destin. C’est en février 1932 qu’elle assiste à un premier rassemblement nazi. Un an et demi plus tard, Adolf Hitler demande à Leni Riefenstahl de filmer le rassemblement du parti nazi à Nuremberg… Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.
[1/2] Magda Goebbels, la première dame des Nazis
2025/05/21
[Europe 1 Archives] Ecoutez l’histoire de Magda Goebbels racontée par l’historienne Virginie Girod. L’épouse de Joseph Goebbels, ministre de la propagande des Nazis de 1933 à 1945, était considérée comme la femme la plus importante du IIIe Reich. Adolf Hitler lui-même voyait en elle sa part féminine. Mais comment est-elle entrée dans le NSDAP et quel rôle y a-t-elle joué ? Dans cet épisode du podcast "Au cœur de l’Histoire" produit par Europe 1 Studio, Virginie Girod raconte le destin terrifiant d’une femme devenue une Nazie fanatique. Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.
[2/2] Leni Riefenstahl, la cinéaste des Nazis
2025/05/21
[Europe 1 Archives] Écoutez la suite de l’histoire de Leni Riefenstahl, la plus grande cinéaste de propagande du IIIe Reich, racontée par l’historienne Virginie Girod, dans un récit inédit en deux épisodes. En 1935, alors qu’elle a déjà plusieurs réalisations faites à la demande de Adolf Hitler à son actif, Leni Riefenstahl s’apprête à réaliser un film sur les jeux Olympiques de Berlin qui se préparent. Mais pour cela, elle veut collaborer avec un certain Willy Zielke, un grand cinéaste lui aussi mais qui a déjà été deux fois censuré par le Reich. Leni Riefenstahl décide alors d’organiser une projection de film en présence de Willy Zielke et de Joseph Goebbels, le ministre de l'Éducation du peuple et de la propagande du IIIe Reich. Quand la guerre se termine, la question de juger Leni Riefenstahl se posera… Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.
[2/2] Magda Goebbels, la première dame des Nazis
2025/05/21
[Europe 1 Archives] Découvrez la suite du récit consacré à Magda Goebbels, celle qui fut l’épouse du chef de la propagande nazie Joseph Goebbels. Dès sa première rencontre avec un membre du NSDAP en 1930, la jeune femme comprend que ce qui manque à sa vie, c’est une cause à défendre. Elle rejoint le parti pour participer à ce qu'elle considère comme une épopée héroïque pour l’Allemagne, et y fait la rencontre de Joseph Goebbels, qui devient son époux. Lorsqu’il accède au rang de ministre, Magda Goebbels obtient la vie excitante dont elle avait toujours rêvé. Mais le rôle qu’a en tête pour elle Adolf Hitler, le Führer, est loin d’être celui auquel elle s’attendait... Dans cet épisode du podcast "Au cœur de l’Histoire" produit par Europe 1 Studio, Virginie Girod retrace la vie de ce personnage historique au destin tragique. Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.
Collaboration, Vél' d'hiv et déportation : la responsabilité de Vichy
2025/05/14
[Europe 1 Archives] Les 16 et 17 juillet 1942, plus de 13 000 Juifs, dont 4 000 enfants, ont été arrêtés à Paris par la police française. Ils ont été parqués au Vélodrome d'hiver avant d'être déportés à Auschwitz. Beaucoup y ont perdu la vie, exterminés par la barbarie nazie. Ecoutez ou redécouvrez l'entretien de Virginie Girod avec l'historien Laurent Joly, sur la collaboration du régime de Vichy avec l'Allemagne nazie et sur sa responsabilité dans la déportation des Juifs de France. Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.
Le procès Pétain, la France collaborationniste face à ses juges
2025/05/14
[Europe 1 Archives] Le 23 juillet 1945, après quatre années de collaboration, Philippe Pétain, l'homme à la tête du régime de Vichy, se retrouve sur le banc des accusés. Pendant trois semaines d'audience, il doit répondre de ses actes et sa collaboration avec l'ennemi. Ce procès est sans doute le plus important de l'histoire et pourtant il est peu présent dans la mémoire nationale. Peut-être, parce que ce n’est pas seulement Pétain qui fût jugé à l’été 1945 mais la France collaborationniste elle-même. Retour sur ce moment de justice hors-norme avec l'historien britannique Julian Jackson, auteur du livre Le Procès Pétain, Vichy face à ses juges, paru aux éditions du Seuil. Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.
[1/2] René Bousquet, les ambiguïtés du « premier flic de Vichy »
2025/05/14
[Europe 1 Archives] Écoutez l’histoire de René Bousquet, secrétaire général à la police sous le régime de Vichy, racontée par l’historienne Virginie Girod dans deux épisodes inédits. Fils de notable du Sud-ouest, René Bousquet progresse dans un milieu radical-socialiste. Il est patriote et républicain. Au fil de sa carrière dans le service public, il croise le chemin de Pierre Laval. Sous l’autorité du Maréchal Pétain, Pierre Laval devient l’artisan du régime de Vichy et le nouveau chef du gouvernement. En 1942, ce dernier nomme René Bousquet à un poste important : secrétaire général à la police. Bousquet dirige alors 100.000 hommes. Sa mission est de garantir la souveraineté et l’honneur de la police française face à l’occupant. Alors que les Nazis ont pour objectif de tuer 11 millions de juifs, René Bousquet porte une lourde responsabilité dans la déportation de 60.000 personnes. Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.
[2/2] René Bousquet, les ambiguïtés du « premier flic de Vichy »
2025/05/14
[Europe 1 Archives] Écoutez la suite du récit raconté par l’historienne Virginie Girod sur "le premier flic de Vichy", René Bousquet. Alors que l’Allemagne nazie poursuit sa macabre "solution finale", René Bousquet négocie le sort des juifs en France pour ménager l’opinion publique. Alors qu’en 1943, le haut fonctionnaire est critiqué pour son laxisme face aux résistants, il en aide certains, dont François Mitterrand. Après la guerre, il fait partie des 108 ministres et hauts fonctionnaires de Vichy jugés par la Haute cour de justice. Contrairement à Pierre Laval, il échappe à la peine de mort. En reprenant une vie "normale", René Bousquet s’insère dans les milieux de gauche antigaullistes et se rapproche de François Mitterrand. C’est par l’impulsion de l’historien et avocat Serge Klarsfeld, au début des années 90, que la justice se replonge dans le passé trouble de cet homme profondément ambigu. Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.
8 mai 1945, le jour où la Seconde Guerre mondiale s’est arrêtée en Europe
2025/05/07
[Europe 1 Archives] La majorité de nos fêtes et jours fériés sont liés à notre culture catholique comme Noël ou Pâques. D’autres commémorent notre histoire à l’instar du 8 mai, qui célèbre la fin de la seconde guerre mondiale.  Mais que s’est-il passé exactement le 8 mai 1945 ? Comment en est-on arrivé à la victoire des alliés et à la capitulation de l’Allemagne ? Et pourquoi les Russes ont-ils choisi quant à eux de célébrer cet évènement le 9 mai ?  Dans ce récit, Virginie Girod vous emmène au cœur de l’histoire du 8 mai.  Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.
Les orphelins de la Shoah
2025/05/07
[Europe 1 Archives] Que faire de tous les enfants de déportés ? Certains ont été confiés à des couples catholiques. C'est le cas du père de Marie de Lattre, dont elle raconte l’histoire dans son roman « La Promesse ». Mais tous n'ont pas connu cette issue.  Au lendemain de la Libération, la Commission Centrale de l’Enfance, la CCE, va prendre en charge plus de 700 enfants orphelins dans ses foyers pour leur donner une chance de grandir en s’insérant dans la société française. En partenariat avec les éditions Pocket qui publient le roman de Marie de Latte La Promesse, Virginie Girod vous raconte l’histoire de la CCE dans un récit inédit.  Au printemps 1945, la guerre s’achève. Un quart des juifs français ou résidents en France ont péri dans les camps de la mort. Les réseaux de résistance juifs, formés durant le conflit, changent de missions : il faut s’occuper des juifs qui rentrent des camps, retrouver les biens spoliés et surtout, prendre soin des enfants de déportés et de fusillés. C’est ainsi que l’Union des Juifs pour le Résistance et l’Entraide (UJRE), organisation juive née de la Résistance, fonde la CCE : la Commission Centrale de l’enfance.  Cette dernière prend en charge les orphelins et les enfants dont les parents sont trop traumatisés pour s’occuper d’eux. L’institution se dote rapidement de maisons en région parisienne pour assurer leur accueil, et supervise des patronages et des colonies de vacances. Après avoir assuré leur bon rétablissement physique, les enfants reçoivent dans ces foyers une éducation laïque, juive et progressive. Beaucoup des dirigeants de la CCE sont des militants communistes, qui transmettent un idéal de progrès social et mettent la vie spirituelle au second plan. Les maisons communes s’appuient sur des pédagogies innovantes, comme celles de Janusz Korczak, à découvrir dans un prochain épisode, et Anton Makarenko.  La CCE doit veiller à rendre les enfants autonomes rapidement. Dans les années 1950, 83% des jeunes sortant des foyers de la CCE exercent un métier d’ouvrier dans la métallurgie. Certains d’entre eux se tourneront vers des professions intellectuelles, comme Boris Cyrulnik !  Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.
L’Opération Fortitude, fake news pendant la Seconde Guerre mondiale
2025/05/07
[Europe 1 Archives] Des chars d’assauts gonflables ont été une pièce maîtresse du débarquement en Normandie en 1944. Absurde ? Pas du tout ! C’est un volet de la très sérieuse opération Fortitude. Cette vaste campagne de désinformation menée par les forces Alliées visait à garder secret le lieu du débarquement imminent. Plongez avec Virginie Girod au cœur de l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale. En 1944, l’Allemagne nazie recule sur tous les fronts. À l’est, le rouleau compresseur russe mène sa contre-offensive, et les Alliés de l’Afrique du Nord. Il faut désormais ouvrir un deuxième front en Europe : c’est l’opération Husky, l’invasion de l’Italie par le sud de la Sicile, et un désastre pour les soldats allemands et italiens. Le général Dwight Eisenhower, le commandant en chef du quartier général des forces alliées en Europe, mettra à profit les leçons du débarquement de Sicile pour organiser celui de Normandie. L’opération Mincemeat en particulier retient son attention : les services secrets britanniques ont cherché un moyen de tromper l’ennemi concernant le lieu du débarquement en Italie pour qu’il disperse ses forces militaires. Les Alliés veulent reproduire ce succès lors du débarquement à l’ouest. L’opération Overlord, le débarquement, s’accompagne donc d’une vaste opération de désinformation à destination de l’ennemi : l’opération Bodyguard. Les troupes doivent prendre pied en Normandie, entre l'estuaire de la Seine et la presqu'île du Cotentin. Dès lors, la côte sud de la Grande Bretagne devient un vaste terrain d’entraînement pour de nombreux soldats. Avec eux, arrivent des centaines de milliers de tonnes de matériel. Il est impossible de dissimuler de tels mouvements de troupes. Si les Allemands s’attendent à un débarquement allié, ils ne savent pas où ni quand il aura lieu. Le commandant Rommel, chargé de défendre les côtes, s’attend à une invasion par le Pas de Calais. Cela semble logique, c’est le point du littoral français le plus proche de l'Angleterre. Mais les Anglais vont mener Rommel en bateau. La désinformation sur le débarquement prend le nom d’opération Fortitude, c’est-à-dire « force d’âme ». Elle repose sur trois piliers : une fausse armée, de la fausse information et des agents doubles : une armée gonflable est déployée à Douvres pour tromper la surveillance aérienne allemande. A sa tête, un général bien réel et reconnu : Patton. Le 6 juin, les vers du poème de Verlaine sur Radio Londres annoncent le débarquement. Grâce aux opérations de désinformation, 156 000 soldats américains, britanniques et canadiens peuvent prendre pied en France pour la seule journée du 6 juin 1944. L’effet de surprise est si réussi que les Allemands restent persuadés que le débarquement de Normandie n’est qu’une feinte. Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.
Tondue de Chartres : “À la Libération, il y a une sévérité particulière envers les femmes”
2025/05/07
[Europe 1 Archives] Pour écrire son roman Vous ne connaissez rien de moi (éd. JC. Lattès), Julie Héraclès est partie… d’une photo : La Tondue de Chartres, immortalisée à la Libération le 16 août 1944 par Robert Capa. La romancière essaie d’imaginer un destin que les historiens ne sont pas parvenus à reconstituer entièrement.  Mais la Tondue de Chartres, de son vrai nom Simone Touseau, ce n’est pas n’importe qui. C’est le symbole de l’épuration d’après-guerre qui s’abat sur les collaborationnistes et punit les femmes là où elles ont péché avec l’ennemi : en s’attaquant à leur corps.  Pour mieux comprendre les mécanismes de l’épuration et décrypter cette photo mythique, Virginie Girod échange avec Fabrice Virgili, historien, co-auteur de "Les Françaises, les Français et l’épuration" paru aux éditions Gallimard.  L’épuration commence dès l’Occupation, "avec des actions qui vont être de plus en plus violentes. On commence par une lettre anonyme de menace et on termine par des exécutions à domicile de collaborationnistes" explique Fabrice Virgili "Il s'agit de faire passer un peu de la peur dans l'autre camp".  "Du point de vue du droit, il faut se rendre compte que cette collaboration est nouvelle. Il y a une définition légale qui va être élaborée par la France libre, par des juristes comme René Cassin" rappelle l’historien "Mais pour n'importe quel français sur le territoire, il y a une vision très locale, personnelle de la collaboration. [Pour eux], la collaboration c'est tout ce qui semble être de l'ordre de l'indignité". Une notion floue, qui va notamment toucher les femmes. Si le droit élaboré pour punir les collaborateurs ne prévoit pas de différence entre les genres, "au moment de la Libération, il y a une sévérité particulière envers les femmes" souligne Fabrice Virgili. "Parce qu’elles sont des femmes, elles vont subir ce châtiment très spécifique de la tonte". Au total, 20 000 femmes vont être tondues, prises en photo et forcées de défiler.   C’est le sort que va subir Simone Touseau, qui est en plus marquée au fer rouge sur le front. Originaire de Chartres, ses années d’adolescence sont bercées par un "philo-nazisme" familial. Quand les Allemands s’installent à Chartres, Simone Touseau travaille comme secrétaire à la Kommandantur et tombe amoureuse d’un soldat allemand. "Comme souvent, une forme de collaboration n'est jamais totalement indépendante des autres : fréquentation, travail, expression d'opinions pronazies et puis on a effectivement des relations amoureuses et sexuelles” détaille Fabrice Virgili. Simone Touseau est également accusée d’avoir dénoncé des résistants. Une enquête est menée mais ne parvient pas à prouver les dénonciations. Condamnée à dix ans d'indignité nationale, on ne sait pas ce qu’elle est devenue ensuite. Tous les épisode de cette série sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts.

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