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JOMO Podcast

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This podcast has
46 episodes
Language
French
Publisher
Chloé Storch
Explicit
No
Date created
2025/08/11
Latest episode
2026/02/04
Average duration
14 min.
Release period
6 days

Description

JOMO, le podcast de veille éditoriale qui décrypte les fictions et documentaires en maximum 10 minutes, pour t’aider à y voir plus clair dans l’offre audiovisuelle actuelle ! jomopodcast.substack.com

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🎓 Le diplôme (TF1)
2026/02/04
⚠️ Cet article contient des spoilers ! Synopsis Six personnes qui n’ont jamais obtenu leur bac, pour des raisons sociales, familiales, de santé ou de parcours de vie chaotique, décident, à des âges très différents, de retourner sur les bancs de l’école. Inscrits au lycée pour adultes de Paris, ils se lancent dans ce défi improbable : repasser le premier grand examen de leur vie, à un âge où il n’est plus si raisonnable de le faire. Des héros du quotidien, aux trajectoires radicalement différentes, qui ne se seraient jamais rencontrés autrement. 🎬 Fiche technique Le Diplôme est une comédie dramatique de 6x52’ diffusée à partir du 12 janvier 2026 sur TF1 (également disponible en replay sur TF1+ et à l’achat en avant-première). * Production : Fanny Riedberger Habanita Fédération (Lycée Toulouse-Lautrec, Les Randonneuses et bientôt Grandiose). * Création : Fanny Riedberger, Sylvie Audcoeur et Elodie Namer. * Scénario : Sylvie Audcoeur, Elodie Namer, Laurent Mercier, Géraldine de Margerie, Clément Peny, Déborah Hassoun et Nicolas Pleskof. * Réalisation : Philippe Lefebvre (Ep 1 et 2) et Vianney Lebasque (Ep 3 à 6). 🎭 Avec : Clémentine Célarié (Delphine), Bernard Campan (Sam), Camille Lellouche (Leïla), Guillaume Labbé (Pierre), Julie Sassoust (Jen), Ahmad Kontar (Hussein), Vanessa Guide (Juliette) et Marc Riso (Georges), avec la participation d’Isabelle Gélinas (Marianne) et Charles Berling (Martial). 📍 Tournage : à partir du 2 avril 2025 à Paris et au lycée Buffon dans le 15ème, mais aussi en Bretagne. 📈 Accueil & audiences : Sur l’ensemble des trois soirées, Le Diplôme a tourné autour de 3,5 millions de téléspectateurs en moyenne (~22 % de PDA) et s’est installé comme un succès d’audience pour TF1, en tête des audiences régulièrement pendant sa diffusion. 🔎 Analyse Concept Le Diplôme repose sur un concept très efficace : réunir des adultes très différents autour du bac et faire de cet examen bien plus qu’un simple diplôme. Le bac devient une métaphore de la réparation intime, sociale et morale. On retrouve clairement l’empreinte de Community dans l’idée d’un groupe hétérogène contraint de cohabiter par l’institution scolaire et qui finit par former une communauté solidaire. Cependant, l’adaptation française transforme ce modèle de sitcom en une comédie dramatique, beaucoup plus émotionnelle et sociale, ce qui correspond mieux aux habitudes de diffusion françaises et au positionnement de TF1. Ce choix permet de toucher une cible large, car le bac est un marqueur culturel partagé par presque toute la société française, associé à la fois à la réussite, à l’échec et au jugement social. La série s’inscrit donc dans une filiation claire avec d’autres œuvres : Community pour la dynamique de groupe, Querer pour l’arc de Delphine sur les violences conjugales, L’Histoire de Souleymane et Enjoy ! pour le parcours d’Hussein, et Will Hunting pour la célèbre scène de l’équation résolue anonymement au tableau. Adaptation ou création originale ? Le Diplôme n’est pas une œuvre totalement originale au sens strict, mais une série qui réussit à mélanger des références existantes avec une création propre. Elle réemploie des archétypes et des arcs narratifs connus tout en les réinscrivant dans un contexte français contemporain et populaire. Cette stratégie est très efficace pour un diffuseur comme TF1, car elle rassure tout en proposant une émotion forte. Formellement, la série n’est pas révolutionnaire, mais elle est très solide et cohérente dans son projet. Structure Le moteur repose d’abord sur un compte à rebours très efficace vers l’examen du bac, qui structure chaque épisode comme une étape supplémentaire vers cette échéance. Cette temporalité donne de la tension et de la lisibilité à l’ensemble. Parallèlement, chaque personnage cache un secret qui finit par éclater, ce qui alimente la dramaturgie et crée des retournements émotionnels. Progressivement, le groupe se transforme en une famille choisie : le collectif devient le véritable lieu du sauvetage individuel. La série est majoritairement centrée sur les personnages plutôt que sur l’intrigue, avec une alternance réussie entre scènes intimes, sociales, scolaires, familiales et parfois judiciaires. Les teasers systématiques chez la directrice (excepté dans le dernier épisode) constituent un forme de rendez-vous d’épisode : ils créent un fil rouge, introduisent un mystère et permettent de révéler progressivement des non-dits. Les cliffhangers de chaque fin d’épisode sont efficaces. Le choix de situer le dernier épisode en Bretagne, dans une ambiance quasi « colonie de vacances » dédiée aux révisions collectives, est particulièrement réussi : ce déplacement hors du cadre scolaire permet de cimenter le groupe et d’offrir une respiration chaleureuse qui donne tout son sens au collectif construit tout au long de la série. Thématiques principales La thématique centrale tourne autour de la seconde chance et de la possibilité de se réinventer malgré un passé douloureux ou des déterminismes sociaux. La série interroge aussi le rapport entre vérité et mensonge, puisque chaque personnage ment à un moment donné pour se protéger. La liberté apparaît comme une thématique récurrente, notamment à travers les cours de philosophie, mais elle est parfois davantage expliquée que ressentie. On pourrait reformuler la question centrale ainsi : peut-on encore changer sa vie quand on vient d’un milieu modeste, qu’on a raté le train ou qu’on a été brisé par la vie ? Cela étant, la série ne semble pas porter une thématique totalement unifiée menant à une véritable révélation finale pour le spectateur : la richesse des sujets abordés est intéressante, mais elle contribue aussi à disperser le propos général. Par ailleurs, la série verbalise beaucoup ses enjeux au lieu de toujours les faire émerger par l’action, ce qui peut donner une impression de didactisme, typique des fictions grand public de TF1. Les personnages : arcs principaux Delphine constitue le véritable fil rouge de la série. Son parcours suit une trajectoire très claire : elle commence dans le mensonge, prend progressivement conscience de la violence qu’elle subit, s’échappe, traverse une phase d’isolement, affronte la vérité et entame enfin une reconstruction. C’est l’arc le plus puissant et le plus structurant de la série. Leïla incarne la charge mentale et la précarité. Elle surinvestit, se dope pour tenir le rythme, bascule dans le déni, provoque un accident révélateur, puis trouve du soutien avant d’entamer un sevrage et de réussir autrement. Pierre passe d’une posture colérique et humiliée à une forme de dignité retrouvée. Il apprend à mettre des mots sur ses émotions et à assumer sa responsabilité affective, notamment vis-à-vis de sa fille. Hussein représente la lutte contre l’administration et les frontières. Brillant et intègre, il incarne l’injustice d’un système qui empêche un talent méritant d’accéder à ses rêves. Jen évolue d’une position de victime traumatisée et mutique vers une jeune femme capable de renouer avec la confiance, l’amitié et l’amour grâce au groupe. Sam, enfin, part d’un isolement profond lié au deuil, à sa maladie et à son père absent, trouve une communauté à l’école et chemine vers l’acceptation, qu’il s’agisse de l’amour ou du renoncement à une reconnaissance paternelle impossible. Féminisme et représentation L’un des grands points forts de la série réside dans l’écriture de ses personnages féminins. Ils sont nombreux, variés et complexes, sans être réduits à des rôles stéréotypés ou à des faire-valoir masculins. On y trouve une femme bourgeoise en quête d’émancipation, une travailleuse racisée écrasée par la charge mentale, une adolescente traumatisée par la violence numérique, une prof ambitieuse en quête de légitimité professionnelle et une directrice dont l’homosexualité est suggérée. Les relations entre femmes sont particulièrement réussies : elles se soutiennent, se comprennent et construisent de véritables amitiés, ce qui est encore trop rare dans les fictions grand public. Antagonistes et figures secondaires Le mari de Delphine, Martial, est présenté comme très brutal, presque monstrueux. Ce choix est efficace pour dénoncer les violences conjugales, même si un portrait initial plus nuancé aurait pu rendre la bascule encore plus forte pour le spectateur. Le personnage de l’élève « intello » unanimement rejetée pose néanmoins question : la série reconduit ici une stigmatisation un peu facile de celles et ceux qui travaillent bien. Le personnage aurait gagné à être plus irritant dans ses comportements tout en laissant transparaître une part de fragilité ou de sympathie, afin d’éviter le simple cliché de la bonne élève antipathique. Parmi les personnages secondaires, Georges est particulièrement marquant : surdoué mais surveillant d’école, il assume son refus de l’ascension sociale et privilégie la sérénité à la réussite, ce qui le rend à la fois drôle et profondément humain. Juliette, la prof, suit un parcours crédible vers le CAPES et sa relation avec Pierre reste touchante et réaliste. Les autres professeurs et la directrice apportent une vraie couleur au monde scolaire. Ce qui fonctionne La grande réussite de la série tient à l’humanité de ses personnages. On s’attache à eux, on croit à leur souffrance et à leur évolution. Le collectif est très bien écrit et crédible. Le mélange entre enjeux sociaux et drames est particulièrement réussi. Sans être militante, la série aborde des sujets politiques importants comme le racisme administra
7 séries courtes de 2026
2026/01/29
Ils vécurent heureux (TV5MONDE) Comédie (8x3min) diffusée dès le 11 février à 19h sur la plateforme gratuite de streaming TV5MONDE+ et du 12 au 19 février, chaque soir à 19h55, sur TV5MONDE en France, Belgique, Suisse et à Monaco. Synopsis: Et si Tarzan et Jane, Ulysse et Pénélope ou encore Roméo et Juliette se lançaient dans une thérapie pour sauver leur couple ? Les épisodes : Tarzan et Jane / Arthur, Guenièvre et Lancelot / Roméo et Juliette / Emma et Charles Bovary / Ulysse et Pénélope / Carmen et Don José / Adam et Ève / Blanche-Neige et le Prince. * Production : Lou Delbarre et Yann Goazempis de KABO STORY (NOON). * Scénario : Juliette Fayet. * Réalisation : Juliette Fayet. * Casting : Roxane Bret, Johann Cuny, Juliette Fayet, Bertrand Goncalves, Sidi Mejai, Inès Melab, Fanny Ruwet, Noam Sinseau et la voix d’Anne-Clotilde Rampon. Le Magasin (France Télévisions) Comédie (23x2min45) diffusée prochainement. Synopsis: Jade et Enzo viennent d’être embauché dans une agence de création web. Ils s’occupent du magasin qui est une sorte de caverne d’Ali Baba permettant d’alimenter tous les tournages en matériel, décors, costumes et accessoires. Ils doivent gérer au quotidien les demandes farfelues des créateurs de contenu. * Production : Sandra Ouaiss pour Elephant International. * Scénario : Boris Baroux, Jérémy Barrière, Arthur Laloux , Queennie Tassell. * Réalisation : Boris Baroux. * Casting : Zoé Pinelli, Siméon Ruf. Les enquêtes de Lady Grâce (France Télévisions) D’après la série littéraire jeunesse “Les enquêtes de Lady Grâce”, comédie (10x24min) diffusée prochainement. Synopsis: Jeune détective travaillant comme espionne pour la reine Elizabeth Ier, Lady Grace Cavendish navigue dans les eaux troubles de la politique au sein d’une cour où complots, menaces et autres mystères sont légion. * Production : David Michel, Cécile Laurenson, Zoé Carrera Allaix, Manon Ardisson de Cottonwood Media - Federation Studios. * En co-production : ZDF (Allemagne), Coolabi Group (Grande-Bretagne), Be-films (Belgique). * Créée et écrite par : Anna McCleery. * Réalisation : Alexander Jacob, Louise Ni Fhiannachta. * Casting : Evie Coles, Carys John, Rafael Alessandro, Rebecca Scott. Karma (France Télévisions) Comédie (10x26min) diffusée dès le 30 janvier 2026 à 19h sur France.TV Synopsis: Dans un lycée, un prof d’art plastique a mis en place une cabine où mes élèves peuvent se confier sur des thèmes personnels ou universels permettant de créer du lien entre adolescents et adultes. Ils décident s’ils veulent effacer leurs paroles ou les enregistrer. * Production : Benoit Masocco d’Amsto (Studio TF1). * Scénario : Benoit Masocco, Thomas Lehoux, Juliette Barry, Laurie Catrix, Adrien Deleu, Sabrina Pedeboscq. * Réalisation : Benoit Masocco, Thomas Jaurand. * Casting : Adam Abdo (Bilal Buyukada), Joachim Arseguel (Noé), Tibor Audino (Clovis Tiedot), Cianna Bunduc (Lilou Marito), Benjamin Conan (Andy), Benjamin Constans (Théo Vauthier), Alice Cornillac (Tonie), Frédérique Dufour (Pascale Grandgeorge), Youri Filstein Dando (Robin Louvini), Jarod Harley Levy (Hippolyte Balbec), Fiona Houssou (Victoire Senghor), Véronique Jannot (Janelle Lazard), Yvan Naubron (Damien Mandel), Van Nguyen (Albert), Sabrina Ould Hammouda (Lucie Chevert), Naël Regnier (Nathan), Marik Renner (Margot Galland), Pauline Sakelaridis (Iris Serf), Carla Souary (Gabriella), Bastiaan Van Leeuwen (Dorian Berger), Kamini Zantoko (Fred). Recalé (Netflix) Comédie policière (8x30min) diffusée prochainement. Synopsis: Rattrapé par la justice après une nouvelle escroquerie, Eddy, un voyou surdoué en math doit soit accepter de passer 7ans en prison soit d’infiltrer pendant 3 semaines un lycée en se faisant passer pour un prof afin d’identifier l’enfant d’un criminel. * Production : Anthony Lancret, Lola Manaï et Pierre Laugier d’Itinéraire production. * Scénario : François Uzan, Emma Cascales et Anne-Lise Rivoire. * Réalisation : François Uzan. * Casting : Alexandre Kominek, Laurence Arné et Leslie Medina, Fred Testot, Mathilde Seigner, Gustave Kerern, Sabrina Ouazani, Joséphine de Meaux et Bérengère McNeese. Camarades (Arte) Comédie dramatique (8x35min) diffusée prochainement. Synopsis: Mai 68. L’État français vacille sous le coup d’une révolte menée par des étudiants et des professeurs d’université. Pour contenir cette marée subversive, le pouvoir gaulliste imagine une solution aussi perverse que brillante : créer une université expérimentale loin des pavés parisiens. Bienvenue à l’université de Vincennes. Claudine, prostituée du Bois, accepte d’infiltrer pour les RG ce nid de gauchistes qui a fait fuir sa clientèle bourgeoise. Mais à Vincennes, ce ne sont pas seulement les étudiants qui sont révolutionnaires : Foucault, Bourdieu, Cixous, Wittig… La voilà propulsée dans un univers d’idées explosives. Elle y est allée pour De Gaulle. Restera-t-elle pour Deleuze ? * Production : Marc Bordure et Muriel Meynard d’Agat Films et Sunday Afternoon. * Création : Benjamin Charbit (Sous contrôle, Zorro). * Scénario : Dominique Baumard (Le Bureau des Légendes, Becoming Karl Lagerfeld) et Benjamin Charbit avec la collaboration d’Homeïda Behi. * Réalisation : Dominique Baumard et Benjamin Charbit. * Casting : Manon Kneusé, Pierre-François Garel, Lulja Comar, Grégory Gadebois, Micha Lescot, Vincent Elbaz. Lucky Luke (Disney+ puis France Télévisions) Comédie western d’aventure (8x40min) diffusée prochainement au printemps 2026 sur Disney+ puis sur France Télévisions. Synopsis: En aidant une jeune fille à retrouver sa mère, Lucky Luke, le légendaire cow-boy solitaire, se confronte aux origines de sa légende.La série est librement inspirée de l’œuvre créée par Morris en 1946. * Production : Géraldine Gendre et Lionel Uzan de Fédération Studio France, en co-production avec Homerun (société d’Alban Lenoir) et Julien Vallespi et Rémi Préchac pour Un Pour Tous Productions. * Création et Scénario : Mathieu Leblanc (Panda, Astrid et Raphaëlle, Les rivières pourpres) et Thomas Mansuy (Panda, Dix pour cent, Killer Coaster). * Réalisation : Benjamin Rocher (Parallèles, Antigang, Antigang : la relève). * Casting : Alban Lenoir, Billie Blain, Alice Taglioni, Jérôme Niel, Victor le Blond, Camille Chamoux. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
🐾 Bêtes de flic (France 2)
2026/01/23
⚠️ Cet article contient des spoilers ! Synopsis Jean-François, dit Jeff (Fred Testot) est capitaine de police à la BAC et se réveille d’un coma avec un don improbable. Il comprend les animaux. Grâce à ses nouveaux alliés à plumes, à poils et à écailles, il résout des enquêtes tout en tentant de réparer le lien brisé avec sa fille. 🎬 Fiche technique Bête de flic est une comédie policière fantastique de 90’ diffusée le vendredi 23 janvier 2026 sur France 2 (également disponible en replay sur france.tv en avant-première). * Production : Thomas Plessis Dim Sum Entertainment. * Scénario : Samantha Mazeras (Fais pas-ci Fais pas ça, Les Chamois, Faites des gosses, Le parfum du bonheur… et de nombreux longs-métrages). * Réalisation : Slimane Baptiste Berhoun (Mental, Vortex, Surface, Le Signal…). 🎭 Avec : Fred Testot (Jeff), Ophélia Kolb (Angèle), Benicia Makengele (Vanessa Tamac), David Salles (Boris), Lilea Le Borgne (Stella), Justine Viotty (Nadia), Iliana Belkhadra (Lila), R.Jonathan Lambert (le psy)... 📍 Tournage : à partir du 1er juillet au 29 juillet 2025 à Paris et en région parisienne. 📈 Accueil & audiences : Numéro 1 sur France.TV dès le lendemain de la mise en ligne. Les audiences seront à jour après le diffusion linéaire. La suite : Il s’agit d’un épisode pilote. On peut en déduire qu’il pourrait y avoir une suite. 🔎 Analyse 🎧 Plus de précisions sur la différence entre ce qui nous est vendu en termes de fiction (pitch + bande annonce) et le produit final, la structure de l’unitaire, les différentes arches narratives, les thématiques abordées, le point de vue, le ton, les personnages (désirs, besoins, faiblesses, fonctions des personnages…), mes hypothèses quant aux contraintes rencontrées par la production et les demandes du diffuseur. Mon point de vue sur une suite en série ou en catalogue d’unitaires. Forces et limites de l’unitaire Points plus faibles * Manque de conflit interne chez Jeff, ce qui limite son arc émotionnel et dramatique. * Arche animale qui reste en retrait et n’exploite pas pleinement le potentiel du concept. * Enjeux parfois trop vite résolus, donnant une impression de confort narratif. * Le don arrive plus comme un outil que comme un véritable problème à dépasser. Points forts * Concept original et immédiatement identifiable, mêlant policier et comédie animale. * Humour efficace, porté par une vraie générosité de ton et une mise en scène soignée. * Mise en scène avec des effets visuels réussis (dont des choix d’effets comme le dolly zoom). * Fred Testot très agréable à retrouver, juste dans ce registre de comédie. * Seconds rôles identifiables et bien joués, qui enrichissent l’univers. * Un univers suffisamment attachant pour donner envie de découvrir une suite. 🎧 Vous trouverez également, en écoutant l’audio, l’unitaire que j’imaginais : une nouvelle caractérisation de Jeff, la suppression d’une des arches policières, un objectif plus clairement relié à l’enquête principale, une arche familiale resserrée, ainsi qu’une crise et une résolution plus affirmées. Conclusion Malgré un manque de conflit interne et une arche animale qui aurait gagné à prendre davantage de place, l’humour et les effets spéciaux fonctionnent très bien. La réalisation est soignée, avec des choix de mise en scène efficaces. La joie de retrouver Fred Testot est réelle, et les rôles secondaires sont particulièrement réussis. Un unitaire qui donne clairement envie de découvrir une potentielle suite : n’hésitez pas à le regarder sur france.tv pour vous faire votre propre idée. Au plaisir d’échanger ensemble. Regardez-le ICI This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
🗳️ Mitterrand confidentiel (France 2)
2026/01/20
⚠️ Cet article contient des spoilers ! Synopsis En 1994-1995, François Mitterrand est un président affaibli, qui doit gérer une cohabitation politique devenue difficile, et affronter des attaques de toutes parts, politiques et personnelles, y compris au sein de son propre camp. Chaque épisode de la série part d’un événement déclencheur dans ces deux dernières années de son règne pour revenir sur quatre grands tournants de son parcours, tant politiques que romanesques, au cours desquels Danielle Mitterrand et Anne Pingeot, les deux femmes de sa vie, jouent un rôle important. Quatre tournants majeurs qui seront autant de réinventions personnelles et politiques de la part du « dernier des grands dirigeants » ayant connu la guerre et qui démontrent combien François Mitterrand fut aussi le prince des métamorphoses. 🎬 Fiche technique Mitterrand confidentiel est une mini-série dramatique politico-historique de 4×52’ diffusée en prime time le lundi 5 janvier 2026 sur France 2 (épisode 1 & 2) et le lundi 12 janvier 2026 (épisodes 3 & 4), disponible également en intégralité en replay sur france.tv). * Production : Mother Production. * Scénario : Stéphane Pannetier (Les Disparus de la forêt noire, Infiniti…). * Réalisation : Antoine Garceau (Hauts les coeurs, Dix pour Cent, César Wagner, Salade Grecque, La peste…). * Adaptation : la série s’inspire librement des événements politiques et personnels de la vie de François Mitterrand, notamment à partir du livre Une jeunesse française de Pierre Péan (1994) et des archives historiques. 🎭 Avec : Denis Podalydès (François Mitterrand), Valérie Karsenti (Danielle Mitterrand), Judith Chemla (Anne Pingeot), Baptiste Carrion-Weiss (Mitterrand jeune), Pauline Briand (Danielle Mitterrand jeune), Léa Lopez (Anne Pingeot jeune), Marie Denarnaud (Anne Lauvergeon), Suzanne Jouannet (Mazarine Pingeot), Jean-Luc Porraz (Édouard Balladur)… 📍 Tournage : du 2 juin au 31 juillet 2025 à Paris et dans les Landes (Nouvelle-Aquitaine). 📊 Audiences : Lors de son lancement, les deux premiers épisodes ont été suivis par environ 1,8 à 2,0 millions de téléspectateurs pour une part d’audience autour de 10,8–10,9 % du public (France 2 se classant quatrième chaîne sur la soirée). 💡 Stratégie de diffusion : Fiction événementielle qui accompagne le 30e anniversaire de la disparition de François Mitterrand. 🔎 Analyse Format et structure Une mini-série qui aurait presque pu être un unitaire, faute de véritable moteur sériel.Deux temporalités fluides et lisibles grâce aux repères chronologiques : le présent des dernières années et le passé du parcours politique. Approche narrative Un récit plus illustratif que dramaturgique.Beaucoup d’événements et de dates, mais peu de tension, de mystère ou de véritable arc dramatique.Une série qui se regarde agréablement sans provoquer de révélation forte. Intention du projet Un positionnement clairement assumé comme une fiction-hommage.La volonté de célébrer une grande figure historique plutôt que de la questionner ou de la déconstruire. Portrait de Mitterrand Un personnage très lissé, presque idéalisé.Peu de zones grises, peu de contradictions visibles.Les affaires et scandales sont évoqués mais rarement approfondis, souvent ramenés à des motivations intimes. Résonance contemporaine Des discours qui font écho à notre époque : démocratie, mémoire, guerre, nationalisme, solidarité internationale, danger du repli sur soi.Une dimension politique qui dépasse le simple biopic. La double vie et l’intime Une double vie traitée de manière étonnamment apaisée.Une souffrance conjugale peu creusée.Une scène finale très symbolique qui privilégie la réconciliation à la conflictualité. Interprétations Denis Podalydès très juste dans un rôle tout en retenue.Valérie Karsenti remarquable, donnant une vraie dignité à Danielle Mitterrand malgré des rôles souvent cantonnés à des « femmes de ».Léa Lopez et Suzanne Jouannet très convaincantes.Judith Chemla plus inégale mais monte en puissance dans les derniers épisodes.Baptiste Carrion-Weiss et Marie Denarnaud solides dans les versions jeunes. Forces et limites de la série Points forts * Reconstitution historique claire et soignée * Dispositif passé / présent lisible et fluide * Résonance forte avec les enjeux contemporains * Excellentes interprétations, notamment Valérie Karsenti et Denis Podalydès * Place importante accordée aux figures féminines * Casting des versions jeunes très convaincant Points plus faibles * Absence de véritable moteur sériel * Dramaturgie assez plate, peu de tension * Mitterrand présenté de manière trop lisse * Scandales et zones d’ombre peu approfondis * Double vie et conflits affectifs atténués au profit d’un regard très conciliant Conclusion Une fiction assez sage, dont l’hommage l’emporte sur la complexité dramatique mais une série élégante, bien jouée et historiquement claire avec de nombreux personnages féminins. Regardez-la ICI This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
✨ 16 unitaires de 2026
2026/01/06
Diffuseurs : 14 unitaires pour FTV, 1 unitaire pour Arte et 1 sans info.Genres : 12 unitaires policiers (dont 4 “Meurtres à”), 3 avec des enjeux plus sociétaux et 1 comédie. C’est qui le chef Blacklisté à la suite d’un scandale médiatique, Etienne Barbier, chef cuisinier-star de la télévision égocentrique et vaniteux, doit faire face à d’importants soucis financiers. Son frère lui trouve alors un travail qui va s’avérer complexe au quotidien : travailler dans l’ombre de Lila Debruyne, jeune influenceuse culinaire reconnue, qui parvient difficilement à lancer son premier restaurant. * Production : 17 Juin fiction * Diffusion : France 3 * Scénario : Sylvie Riviere, David Paillot * Réalisation : Aude Gogny-Goubert * Casting : Avec Michel Cymes (Etienne Barbier), Alice Daubelcour (Lila Debruyne), Bruno Solo (Nicolas Pruvost), Céline Ronté (Valérie Debruyne), Benjamin Clery (Kevin Garcia), Mina Deversenne (Zoé Barbier), Oudesh Hoop (Noor Ravani). Une relation dangereuse Brillante reporter de guerre, Virginie rencontre Charles en mission. C’est le coup de foudre et elle tombe rapidement enceinte. Victime d’une dépression post-partum, son bonheur se transforme en cauchemar. * Production : Wildcats productions * Diffusion : France Télévisions * Scénario : Douglas Kennedy, Marine Flores-Ruimi * Réalisation : Nadège Loiseau * Casting : Ophélia Kolb (Virginie), Grégory Fitoussi, Louise Monot, Philippe Rebbot, Laura Domenge, Florence Janas. Le poids du silence En guadeloupe, une mère élève ses deux fils seule, dont l’un est aveugle. Celui-ci décide de partir étudier à paris faisant vaciller l’équilibre familiale. * Production : 13prods en coproduction avec Vitamine C * Diffusion : France Télévisions * Scénario : Sophie Deschamps, David Mars * Réalisation : Marc Barrat​​ * Casting : Karine Pédurand (Betty), Hélène Dabriou (Monette), Aihan Seymour (Swann), Mylan Darly (Mathis), Suzanne Magry (Lola)... Au coeur de nos terres Laure, commerciale en matériel agricole revient dans l’exploitation familiale après l’arrêt cardiaque de son frère. Elle découvre que la ferme est au bord de la faillite, que son frère a fait n’importe quoi. Aidée de son amour de jeunesse, gérant d’une asso agricole, Laure découvre un complot visant à pousser les agriculteurs à la faillite pour racheter leurs terres. * Production : Elephant International * Diffusion : France 2 * Scénario : Didier Le Pêcheur, Delphine Labouret * Réalisation : Didier Le Pêcheur * Casting : Mathilde Seigner, Caroline Proust, Clémence Massart, Justine Lacroix, Stéphane Blancafort, Patrick Descamps Soeurs et demie Anaïs, flic passionnée et solitaire, devient la tutrice de Gabrielle sa demi-soeur de 11ans. Anaïs a été mise à l’écart après une vidéo qui a fait polémique sur les réseaux mais elle décide de se plonger dans une enquête sur le suicide d’un étudiant en médecine, aidée de sa demi-soeur qui a une intelligence ‘hors-norme’. * Production : Elephant International * Diffusion : France Télévisions * Scénario : Alexandra Julhiet, Laurent Vignon, Laurent Mondy, Laurent Benegui * Réalisation : Bénédicte Delmas * Casting : Jeanne Bournaud (Anaïs), Anna Blézo (Gabrielle), Alban Aumard (Jean-Louis), Claire Nadaud (Albertine), Clément Aubert (Marc),... Meurtre à Aubazine En Corrèze, à Aubazine, un homme est retrouvé assassiné au coeur du cloître de l’Abbaye où Gabrielle Chanel a passé son enfance. Jeanne de Beaumont, la mère du policier en charge du dossier, va mener sa propre enquête en parallèle. * Production : Elzévir Films * Diffusion : France 3 * Scénario : Catherine Klein * Réalisation : Olivier Panchot * Casting : Catherine Klein, Clémentine Poidatz, Nathalie Cerda, Benoît Michel. Meurtres en Gironde Au coeur des Landes de Gascogne, la capitaine Clara Castella découvre le cadavre d’Eliane Caron, une sage-femme, très active dans la préservation de la forêt. L’enquête qui mènera dans le sillage de Thérèse Desqueyroux, l’oeuvre de François Mauriac, Clara doit collaborer avec le commandant Julien Belmont qu’elle a bien connu autrefois, une histoire unit les deux gendarmes, et cette enquête va les obliger à affronter des blessures jamais cicatrisées... * Production : Félicita Films * Diffusion : France 3 * Scénario : Jean-Marie Chavent, Luc Chaumar * Réalisation : Nathalie Lecoultre * Casting : Avec Blandine Bellavoir (Clara Castella), Marc Ruchmann (Julien Belmont), Lola Dubini (Stéphanie Lacassagne), Julien Masdoua (Brigadier Barutel), Léo Labertrandie (Léo Vigan), Yann Sundberg (Charles Vigan), Rebecca Chateau (Marie Dormoy)... Meurtres à Épinal À l’imagerie d’Epinal, le corps sans vie du Directeur Artistique de l’établissement est retrouvé emprisonné dans une presse litho, les mains coupées et la langue arrachée. Le tueur à déposé sur le corps une image d’Épinal provenant d’un triptyque, pièce maîtresse de l’expo qui a lieu en ce moment au musée de l’Imagerie. L’enquête est confiée à la la capitaine et le commandant. Entre les deux, le courant est électrique. * Production : Super planète productions - JLA * Diffusion : France 3 * Scénario : Thomas Griffet, Olivier Berclaz * Réalisation : David Ferrier * Casting : Patrick Sabatier, Sabine Perraud, Marie-Laurence Tartas Meurtres à Saverne 15 juin jour de la fête de Saint Guy, une procession dansante traverse la ville alsacienne de Saverne quand soudain une jeune femme est prise de convulsions puis s’effondre, empoisonnée. La commandante de gendarmerie et l’experte scientifique sont contraintes de faire équipe pour arrêter le tueur de Saint-Guy. * Production : Pyramide Productions * Diffusion : France Télévisions * Scénario : Delphine Thouvenot, Vincent Arbez * Réalisation : Christelle Raynal * Casting : Virginie Hocq (Iris), Thaïs Vauquières (Mélinée), Anthony Dubos (Julien), Florent Dorin (Gabriel), Amélie Etasse (Margot), Sébastien Bizzotto (George), Roxanne Grosshans (Emma), Najim Ziani (Ibrahim)… Quand le désert avance Lina est une jeune secrétaire médicale fraichement embauchée dans un cabinet de Lannion. Soucieuse d’aider les docteurs, elle redoublera d’inventivité, d’humour et d’énergie pour sortir de l’impasse médicale. * Production : Elzévir Films * Diffusion : pas d’info (potentiellement France 3 Bretagne ?) * Scénario : Émilie Carpentier * Réalisation : Émilie Carpentier * Casting : Nikita Faulon, Marie Denarnaud, Christophe Grégoire, Louise Morin. Alma Alice, une jeune femme hantée par un passé douloureux, a crée une app avec son amie Maya, destinée à combattre le harcèlement de rue grâce à une communauté d’utilisatrice. Son succès va mener Alice sur la piste d’un violeur en série et la pousser à confondre justice et vengeance. * Production : France.tv Studio * Diffusion : France Télévisions * Scénario : Bénédicte Bonheur, Marie Bourgeois, Chloé Paye, Camille Pinier * Réalisation : Adeline Darraux * Casting : Ludmilla Makowski (Alice Noren), Cristiana Réali (Laurence Noren), Thierry Godard (Philippe Noren), Myriam Djeljeli (Maya Diallo), Cyril Lecomte (JP), Jean-Stan du Pac (Noah), Roxane Turmel (Juliette), Lola Aubrière (Zoé Marchand), Clément Bigot (Jérémy), Nicolas de Broglie (Kernel), Clément Clavel (Ben), Léopold Bertheau (Martin), Jean-Louis Garçon (commissaire Valmont), Julien Masdoua (Diouk Diallo)... Impossible Sur un sentier des Dolomites, un homme chute dans le vide. L’homme qui donne l’alerte derrière lui est un compagnon du même groupe révolutionnaire 40ans plus tôt. Or celui qui est tombé avait livré l’autre et le reste des camarades à la police. Est-ce une coïncidence et un meurtre prémédité ? * Production : Image et Compagnie - Mediawan * Diffusion : Arte * Scénario : Emmanuel Finkiel * Réalisation : Emmanuel Finkiel * Casting : Swann Arlaud, Fabrizio Bentivoglio, Marilyne Canto, Félicien Philippe Chauveau… Les Farouches À la SRPJ de Lyon, le taiseux capitaine et l’explosive commandante, incapable de s’entendre forment le duo le plus efficace de la région. Lors d’une enquête, ils apprennent que leurs deux enfants sont en couple. Le fragile équilibre sur lequel reposait notre duo va voler en éclats… * Production : Partita Films - TF1 Studio * Diffusion : France 3 * Scénario : Louise Collaray, Léonor Varone * Réalisation : Christelle Raynal * Casting : Barbara Schulz (Myriam Kerrouche), François Vincentelli (Victor Farthouat), Louis Bouquet (Elias Kerrouche), Marie Parisot (Sophie Farthouat), Yannig Samot (Karim Kerrouche), Tatiana Gousseff (Commissaire Videl), Jules Robin (Damien Hocquart), Rosie Boccardi (Aya Cisse), Magali Bonat (Delbecke)... 1er Mai 1er mai. Dans les heurts en tête de la manifestation, au milieu du chaos des lacrymos et des jets de pierres, le CRS Loïc Esquerré fait une chute mortelle. Un choc pour l’opinion. Une jeune militante du black-bloc, suspectée d’avoir poussé le CRS, est rapidement incarcérée : une coupable idéale. Une enquête incandescente débute pour Myriam Ferraz, commandante à l’IGPN – la police des polices. Convaincue que les collègues d’Esquerré mentent, et qu’une injustice est sur le point d’être commise, Myriam recourt à un outil inédit pour l’IGPN, et qu’elle sait dangereux : l’infiltration. Au service de policiers qu’elle connaît plus qu’elle ne le pense, Myriam est désormais CRS – sous couverture. * Production : Scarlett Production * Diffusion : France 2 * Scénario : Sophie Maurer, Gabriel Puertas * Réalisation : David Hourrègue * Casting : Margot Bancilhon (Myriam Ferraz), Guillaume Pottier (Damien Velasco), Oscar Copp (Orso Pellucci), Daniel Njo Lobé (Lucius Vincent), Anne Loiret (Laura Montel), Capucine Malarre (Anaïs Younsi), Steve Driesen (Pierre Remondet), Gu
☀️🍂🌸❄️ Les Saisons (Arte)
2025/12/31
⚠️ Cet article contient des spoilers ! Synopsis Août 1991. Une station balnéaire de la côte vendéenne. Camille a quinze ans. Elle rencontre Martin et Alexandre sur la plage de cette petite station balnéaire. Alexandre est aussi solaire que Martin est ombrageux. Ils sont amis, à la vie à la mort. Elle percute leur existence comme une comète. Perpétuellement tiraillée entre ces deux hommes, Camille va vivre avec eux une folle histoire d’amour sur plus de trente ans. 🎬 Fiche technique Les Saisons est une mini-série dramatique de 4x52’ diffusée jeudi 18 décembre 2025 à 20h55 sur Arte (et disponible en replay sur arte.tv jusqu’au 17 mars 2026). * Production : Carole Lambert de Windy Production. * Création et scénario : Hélène Duchateau (profilage, l’art du crime, Infidèle, L’éclipse…). * Scénario et réalisation : Nicolas Maury (sa première œuvre audiovisuelle après Garçon chiffon). 🎭 Avec : Stéphane Caillard (Camille), Lucas Bravo (Alexandre), Abraham Wapler (Martin), Marysole Fertard (Camille jeune), Géraldine Pailhas (Suzanne), Martine Chevallier (Mado), Nicolas Maury (Massimo), Pauline Parigot (Léna) Félix Nebel (Alexandre jeune), Joann Brezot (Martin jeune), Emmanuelle Hiron (Eliane), Alice Aviez-Matton (Jenny), Edouardo Saint-Jean (Pins), Mani Choukrane (Malik), Eve Margnat (Léna jeune)… 📈 Accueil & diffusion : Présentée au Festival de la Fiction TV de La Rochelle 2025 (mention spéciale). Du côté d’Arte, le premier épisode a atteint 396 000 téléspectateurs pour 3,28 %, un score modeste mais cohérent avec le positionnement éditorial. 🔎 Analyse Thématique La série évoque plusieurs thèmes : Le souvenir amoureux, la difficulté de faire des choix, les regrets, le passage du temps et la manière dont certaines rencontres peuvent façonner toute une vie… Mais le propos reste flou, diffus, la série peine à formuler ce qu’elle veut réellement dire au spectateur. Moteur sériel Il n’existe pas de véritable moteur sériel : pas d’enjeu récurrent, pas de question dramatique qui se rejoue, seulement un principe formel (les saisons qui passent, et des ellipses de dix ans entre chaque épisode). Les Saisons aurait pu être un unitaire resserré plutôt qu’une mini-série. 🎧 Dans l’audio, je compare Les Saisons avec la série espagnole Los años nuevos dont le mécanisme est similaire. Triangle amoureux Malgré le postulat, la rivalité entre les deux hommes reste étonnamment faible.Les conflits sont rapidement désamorcés, neutralisant la charge dramatique. 🎧 Dans l’audio, je compare Les Saisons avec l’unitaire Haut Les Coeurs qui met également en scène un trio amoureux. Rythme Le rythme est très lent, souvent étiré : scènes musicales longues, silences, regards, fêtes. Une lenteur qui produit de la contemplation mais aussi de l’ennui… 🎧 Dans l’audio, je compare Les Saisons avec la série américaine Puribus qui prend également son temps. Mise en scène La série est formelle et contemplative. Mais la beauté des visages des comédiens, la musique et les silences ne suffisent pas à créer de l’émotion quand la narration ne suit pas. Points de vue et personnages Le point de vue principalement centré sur Camille, personnage central mais peu lisible. Distante, souvent énervée, son ambivalence n’est jamais vraiment interrogée. Elle reste la femme “inaccessible”, tandis que les hommes portent l’essentiel de la souffrance. ll y a Martin, l’un des personnages les plus touchant (Abraham Wapler). Son mal-être est compréhensible, mais certains de ses choix restent flous. Et Alexandre (Lucas Bravo) figure rassurante mais fade. Son conflit intérieur est sous-exploité malgré des situations fortes. Léna (Pauline Parigot), est le personnage le plus juste et le plus incarné, on a de l’empathie et de la sympathie pour elle, mais son personnage est trop peu présent. Jenny, dont la mort provoque peu d’émotion tant on a du mal à mémoriser son personnage. Et Suzanne qui joue la mère de Camille est un personnage envahissant, uniquement réduit à une fonction irritante alors que la relation mère-fille aurait pu être davantage creusée. Le vieillissement des personnages est peu crédible et les écarts d’âge sont rarement perceptibles. Dans ce contexte, le choix de confier à Marysole Fertard les rôles de Camille jeune puis de sa fille, Romane, sans doute pensé comme une boucle ou un écho temporel, crée davantage de confusion que de résonance et perturbe l’identification du spectateur.La présence de personnages féminins, queer et racisés est notable néanmoins, la psychologie de l’ensemble des personnages (principaux et secondaires) reste trop superficielle. Les ellipses empêchent l’immersion psychologique, laissant le spectateur extérieur aux conflits. Sexe, alcool et drogues Pour une fois que le préservatif est évoqué dans une fiction, on ne peut que le souligner positivement ! En revanche, alcool et drogues sont omniprésents, sans réel regard critique. Fragilités ressenties * L’absence de moteur sériel. * Certains personnages peu attachants (notamment féminins). * Les ellipses sur 10 ans qui empêchent l’émotion. * Le manque de profondeur des personnages. Points forts de la série * Le concept des saisons (qui aurait fonctionné sur un unitaire). * Certaines scènes adolescentes. * Quelques performances d’acteurs. * Une poésie visuelle. Conclusion Les Saisons laisse le sentiment d’un projet fragile et inabouti, plus porté par une intention poétique que par une véritable colonne vertébrale narrative. Malgré de belles idées, quelques moments justes et une vraie envie de capter le passage du temps, la série peine à créer de l’empathie et à engager durablement le spectateur. Reste toutefois une proposition sincère, sensible, qui rappelle à quel point ce type de fiction gagne à être soutenu par une écriture solide pour que la forme et l’émotion avancent main dans la main. Regardez-la ICI. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
‍👩👩👩 Les trois Brestoises (France 2)
2025/12/26
⚠️ Cet article contient des spoilers ! Synopsis Trois femmes. Trois Brestoises. Léanne la flic, une tête brûlée dont l’ambition ne connaît pas de limites. Élodie la légiste, mère de famille rangée.Vanessa la psycho-criminologue, grande gueule ultra-indépendante. Trois amies d’enfance à nouveau réunies depuis le récent retour en Bretagne de Léanne, suite au décès de son mari, pendant une intervention.Ensemble, et malgré leurs personnalités radicalement opposées, elles vont traquer les criminels de la région tout en menant de front leur vie de femmes, qui tentent de concilier au mieux leur boulot, leur vie de famille, leurs amours et leurs amitiés….Pour son premier jour, Léanne et sa nouvelle équipe interviennent suite au décès d’une vieille dame qui s’avère être un assassinat. Leur enquête bien plus musclée que prévue, verra Léanne se mettre (trop) en danger. Heureusement que ses amies sont là pour veiller sur elle et la protéger de sa meilleure ennemie : elle-même… 🎬 Fiche technique Les trois Brestoises est un téléfilm policier de 90’ diffusé le vendredi 19 décembre 2025 à 21h10 sur France 2 (également disponible en replay sur france.tv). * Production : Simone Harari Baulieu et Judith Naudet Baulieu de La Dame de Cœur et Effervescence Fictions. * Scénario : Nicolas Jean (La Mante, HPI, Tout pour Agnès…) et Anne-Charlotte Kassab (Poulets Grillés, Bellefond, Cat’s Eyes…). * Réalisation : Stéphane Kappes (La Stagiaire, Tropiques Criminels, Meurtres à Pont-Aven…). * IP : D'après les romans éponymes de Pierre Pouchairet (Les Editions du Palemon). 🎭 Avec : Déborah Krey (Léanne Vallauri), Charlotte Gaccio (Vanessa Fabre), Garance Thénault (Élodie Quille), Vincent Heneine (Lionel Le Roux), Yvan Le Bolloc’h (Commissaire PJ), Noé Besin (Isaac Lahelec), Janis Abrikh (Erwan Carroff)… 📍 Tournage : du 13 juin au 11 juillet 2025 en Bretagne, principalement à Brest et dans sa région. 📈 Accueil & audiences : Le téléfilm a été un large leader de sa soirée, rassemblant environ 4,49 millions de téléspectateurs pour 25,8 % de part de marché lors de sa diffusion sur France 2. Cet unitaire était présenté comme étant un “épisode pilote”, il aura probablement donc droit à une collection de 90’. 🔎 Analyse Promesse de départ Le téléfilm s’ouvre sur une intervention policière violente : la commandante est prise pour cible et se fait tirer dessus. Un début efficace, qui laisse espérer un polar tendu. Rapidement, le récit revient 24 heures en arrière pour poser son dispositif : trois amies d’enfance, aujourd’hui adultes, réunies par une enquête criminelle et par leur histoire commune. Rythme, tonalité et enjeux Le rythme est globalement lent et la tonalité assez sombre, entre drames familiaux, addiction et culpabilité. Malgré quelques moments de légèreté entre les héroïnes, les enjeux restent limités : peu de conséquences réelles, peu de tension. L’intrigue policière étriquée L’assassinat d’une vieille dame donne lieu à une enquête très chargée : voisin suspect, dealers, cambriolage, un trafic de bijoux, cure de désintoxication, prise d’otage… Les fausses pistes s’enchaînent jusqu’à une révélation finale familiale et tragique. L’arc autour de la drogue et de la culpabilité du fils convoque des codes très marqués de séries américaines, ce qui peut créer une certaine distance. Si le scénario cherche clairement à surprendre, la complexité finit par diluer l’intérêt et donne parfois l’impression de perdre le spectateur. Les personnages féminins : un trio attachant mais inabouti Le vrai moteur du téléfilm reste son trio féminin et c’est déjà une bonne nouvelle, tant les fictions policières françaises centrées sur trois femmes demeurent encore rares. On suit : * une commandante récemment veuve, réfugiée dans le travail, * une légiste enfermée dans une vie trop parfaite avec un mari idéal, * une psy qui cache une relation non officialisée et un traumatisme personnel. La complicité entre elles est réelle et portée par les comédiennes, mais leur caractérisation reste fragile. Ces trois femmes semblent avant tout définies par leur relation aux hommes : une veuve, une épouse, une amante, ce qui limite leur épaisseur dramatique. Leurs échanges manquent parfois d’empathie, notamment face au deuil de la commandante, dont on peine d’ailleurs à situer précisément la temporalité. Leur lien, notamment symbolisé par leur ancien groupe de musique, arrive tardivement et reste sous-exploité. Personnages secondaires Certains personnages secondaires, notamment le commissaire, manquent de cohérence. Son positionnement oscille entre figure légère et autorité sévère, ce qui affaiblit sa crédibilité. Dialogues trop explicatifs Les dialogues sont très présents et souvent explicatifs. Les émotions, les intentions et les conflits sont majoritairement verbalisés, laissant peu de place au sous-texte. Un choix qui affaiblit parfois l’impact émotionnel des scènes. Des thématiques perceptibles mais peu structurées Le téléfilm aborde le deuil, la culpabilité, les secrets familiaux et la protection des proches, mais sans ligne thématique clairement affirmée. Brest comme décor, un cadre peu incarné Malgré son titre, Brest reste étonnamment en retrait. La ville sert surtout de décor fonctionnel et pourrait être remplacée par n’importe quel autre lieu sans modifier réellement le récit. Conclusion Les Trois Brestoises repose sur une idée forte et encourageante, un trio féminin au cœur d’un polar, mais peine encore à trouver son équilibre entre enquête, drame et chronique amicale. Malgré l’énergie des actrices, l’ensemble reste inégal et donne le sentiment d’un projet aux bases prometteuses mais encore perfectibles. Heureusement, il reste encore 17 romans Les Trois Brestoises de Pierre Pouchairet à explorer, et au vu des bonnes audiences, il est fort probable que la fiction revienne sous forme de collection d’unitaires. De quoi espérer une évolution plus affirmée des personnages et du dispositif. Regardez-le ICI. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
🛍️🎄 Panique au grand magasin (TF1)
2025/12/22
⚠️ Cet article contient des spoilers ! Synopsis L'année dernière, la boîte de nuit le Passo Club était au bord de la fermeture, mais fut sauvé in extremis et même relancé par Arnaud (Arnaud Ducret), aidé par toute sa famille. Cette année, c'est le Grand Magasin de la région qui est au bord de la fermeture. Entre crise générale et pression du e-commerce, ce rendez-vous mythique du shopping pourrait voir fermer ses portes, sous la pression de la banquière. Pour l'aider dans cette lourde tâche, le patron du Grand Magasin fait appel à un nouveau Golden Boy : Arnaud qui, en un an, s'est métamorphosé. Fusion de Bernard Tapie et de Philippe Etchebest, il sauve tout ce qu'il touche : une auto-école, une usine, un restaurant... Sa mission : sauver ce Grand Magasin et utiliser les fêtes de Noël pour réaliser son chiffre d'affaires et relancer la dynamique. Epaulé par son bras droit (Tom Villa), ses parents (Michèle Bernier et Lionnel Astier) et une pléiade de Stars qui vont l'aider dans ce " PANIQUE AU GRAND MAGASIN " ! 🎬 Fiche technique Panique au grand magasin est un téléfilm comique diffusé le lundi 15 décembre 2025 à 21h10 sur TF1 (également disponible sur TF1+). * Production : 13.34 Productions, Elephant Story & Jifé (d’Arnaud Ducret), en coproduction avec TF1. * Scénario : Arnaud Ducret & Tom Villa. * Réalisation : Julien Bloch, Arnaud Ducret & Tom Villa. 🎭 Avec : Arnaud Ducret (Arnaud), Tom Villa (son bras droit), Victoria Abril, Lionnel Astier, Michèle Bernier, Nikos Aliagas, François-Xavier Demaison, Charlotte de Turckheim, Antoine Duléry, Anny Dupérey, Pierre-François Martin-Laval, Maxime Gasteuil, Mimie Mathy, Gilbert Montagné, Franck Dubosc, François Morel, Daniel Prévost, Jean-Claude Muaka, Élodie Poux, Cartman, Chicandier, Philippe Croizon, Valérie Damidot, Mathieu Madénian, Thomas VDB, Santa, Diane Segard, Steve Tran, Karen Dersé, Philippine Delaire, Krystoff Fluder, Kody, Arnaud Toupense, Yves Pignot, John Rachid, Valentin Reinehr, Thaïs Vauquières, Philippe Vieux, Roro Le Costaud, Swann Périssé, Michel Frenna. Et avec la participation amicale de : Christophe Beaugrand, Faustine Bollaert, Gilles Bouleau, Sonia Devillers, Isabelle Ithurburu, Anne-Élisabeth Lemoine, Marie-Line Méliyi, Mathieu Stefani, Bruce Toussaint. 📍 Tournage : Tourné en région parisienne, notamment en studios et décors de centres commerciaux reconstitués, septembre 2025. 📈 Accueil & contexte :Panique au grand magasin réunit environ 3,9 millions de téléspectateurs pour sa première partie et 2,8 millions pour la seconde, un score légèrement inférieur à Panique au 31, qui avait attiré environ 4,3 millions puis 3,1 millions de téléspectateurs lors de sa diffusion en décembre 2024, tout en restant leader sur les cibles commerciales. 🔎 Analyse Enjeux & rebondissements Protagoniste et personnages On fait donc appel à Arnaud, l’homme blanc sorti d’école de commerce, le sauveur, chargé de gérer la crise. Il arrive avec sa troupe, la même équipe que dans le précédent téléfilm pour tenter de sauver le magasin.Il y a beaucoup de personnages, surtout beaucoup de guests, c’est l’un des principaux moteurs du programme, avec le contexte de Noël. Objectif Faire en sorte que tous les clients dépensent plus, afin de rassurer la banquière. Arène Les Galeries Chouettes sont en péril. Tout a lieu dans le centre commercial et un peu à l’extérieur sur le parking. On passe de rayon en rayon.On est clairement sur un téléfilm d’arène : un lieu unique, un temps limité, une urgence économique. Thématique / point de vue Il n’y a pas de thématique à proprement parler. Pas de point de vue d’auteur non plus.On est sur de la pure comédie, dont l’objectif est de faire rire, accumuler les gags, tenir le rythme. Rythme C’est rythmé, ça va vite car on est sur une logique de sketchs, on ne s’attarde que peu sur les situations. Type d’humour L’humour est très identifiable : * parodie (ça démarre comme une parodie de publicité) * humour de répétition * humour de situation (quiproquos, entrées/sorties) * beaucoup, beaucoup d’humour de langage : jeux de mots, calembours… Type de blagues L’ensemble des blagues paraît assez banal, visant indistinctement tout le monde : les personnes handicapées, les écolos, les végé / vegan, les grévistes, les personnes âgées, les associations, sans oublier les blagues sexistes et racistes…Une majorité des personnages sont d’ailleurs présentés comme idiots, à commencer par Arnaud lui-même, caricature de l’homme sorti d’école de commerce, et par le patron qui part en vacances alors que l’entreprise est en crise (histoire de n’exclure aucun bord politique…).Ainsi, en tapant sur tout le monde, on ne peut blâmer personne. Force est de constater que la cible TF1 est friand de ce type d’humour puisque le téléfilm a rassemblé 3,9 millions de téléspectateurs. Parité La question de la parité mérite aussi d’être soulevée. Rien que sur l’affiche, le déséquilibre saute aux yeux : cinq hommes pour une seule femme, Victoria Abril. Un choix qui semble entériner, presque inconsciemment, l’idée que l’humour resterait avant tout une affaire d’hommes… ✅ Ses réussites * Le casting pléthorique. * L’effet événement de Noël. * Un ciblage correct. * Une équipe qui à l’air de s’amuser. ❌ Ses limites * Un structure trop simpliste, répétitive et accumulative. * L’humour souvent daté ou problématique. Regardez-le ICI. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
🎤 Interview – Romuald Beugnon & Hélène Abram (Battle - La Rényon)
2025/12/18
Pour ce nouvel épisode de JOMO, j’ai rencontré Romuald Beugnon (créateur, réalisateur et co-scénariste) et Hélène Abram (co-scénariste) de ➡️ Battle - La Rényon, série courte (8×13’) disponible sur arte.tv. L’épisode prend la forme d’un double portrait : celui de leur parcours professionnel, de leurs méthodes et de leurs projets à venir, autant que celui de la série qu’ils ont portée ensemble. Tous deux formés à la Fémis, Romuald et Hélène revendiquent un rapport au réel très fort : tourner dans des conditions proches du documentaire, travailler avec des interprètes non professionnels, laisser une place centrale au corps et à l’improvisation, tout en s’appuyant sur une écriture structurée. Une méthode patiemment construite, nourrie aussi bien par le cinéma expérimental que par l’éducation à l’image et le travail avec des adolescents. Pensée dès le départ comme une série, Battle - La Rényon s’est progressivement recentrée autour d’un personnage féminin : Carla, jeune danseuse de break. En resserrant le récit, la série s’est imposé un choix fort, s’éloigner d’un récit centré uniquement sur la performance sportive pour explorer un parcours de reconstruction, marqué par la fragilité psychique, la pression de la compétition et la difficulté à reprendre pied après une épreuve. Au fil de l’entretien, Romuald Beugnon et Hélène Abram reviennent aussi sur leurs discussions autour de l’écriture : la place des femmes dans le breakdance, la frontière entre puissance et féminité, mais aussi sur la liberté particulière qu’offre le format sériel, ses ellipses, ses respirations, et sa capacité à faire émerger une intimité autrement difficile à tenir sur un long métrage. Une conversation passionnante sur comment raconter la jeunesse d’aujourd’hui, et sur ce que peut une série courte quand elle assume pleinement un point de vue, un territoire et une méthode. 🎧 L’épisode est à écouter dès maintenant sur JOMO. À écouter également, l’épisode de podcast où j’analyse la série : This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
💓 Haut les Coeurs (France Télévisions)
2025/12/09
⚠️ Cet article contient des spoilers ! Synopsis Trois jeunes (deux femmes et un homme) que tout oppose socialement, se rencontrent dans l’une des premières cantines solidaires de France, dans les années 80-90. Ce qui commence comme un triangle amoureux se transforme peu à peu en une histoire aux répercussions familiales qui traversent les décennies jusqu’en 2025, portée par la sororité, les choix de femmes et une parentalité profondément complexe. 🎬 Fiche technique Haut les cœurs ! est un unitaire de 90 minutes disponible le jeudi 4 décembre sur france.tv et diffusé le mercredi 10 décembre 2025 à 21h10 sur France 2. * Production : Nicolas de Saint Meleuc - Storia Television (Mediawan). * Scénario : Baptiste Filleul (Mongeville, Infidèle, Week-end Family, L’éclipse) * Réalisation : Antoine Garceau (Dix pour Cent, César Wagner, Salade Grecque, La peste). * Musique originale : Maïdi Roth & Franck Pilant. 🎭 Avec : Alyzée Costes (Gabrielle), Sawsan Abès (Malika), Eugène Marcuse (Pablo), Anne Charrier (Andrée), Jeanne Rosa (Liliane), Alysson Paradis (Muriel), Nicolas Grandhomme (Georges), Jérôme Pouly (Aimé), Jhos Lican (Cloclo), Pierre Perrier (Victor)... 📍 Tournage : Région parisienne, du 28 mai au 27 juin 2024. 📈 Accueil critique : L’unitaire a remporté au Festival TV de Luchon 2025 le Prix du public et le Prix de la meilleure fiction unitaire. 🔎 Analyse L’arène La cantine solidaire : véritable cœur battant de la fiction, arène sociale et politique, moteur des rencontres et révélateur des injustices. Thématiques abordées * Qu’est-ce qu’être mère : l’unitaire interroge la maternité qu’elle soit biologique ou choisie et affirme qu’une mère est avant tout celle qui est présente. * Quelle(s) place(s) pour les femmes : il explore la manière dont Gabrielle s’émancipe de sa famille, Malika du patriarcat social, et comment toutes deux s’affirment face aux institutions qui cherchent à définir leur place. * Le rôle de l’Etat et la défaillance du système social : il montre que l’État ne soutient pas mais contrôle, laissant les citoyens “se débrouiller” pour inventer des formes de solidarité alternatives. * Le poids de la culpabilité et de la transmission : il observe ce que l’on tait, ce que l’on transmet et ce que l’on tente de réparer d’une génération à l’autre. Points forts de l’unitaire * Des personnages féminins nuancés et puissamment écrits, sans sexualisation ni diabolisation. On applaudit d’autant plus qu’ils soient écrits par un scénariste homme, ce qui reste trop rare. * Une vraie sororité : malgré l’amorce d’un triangle amoureux, on échappe totalement au cliché des “deux femmes qui se battent pour un homme”, et c’est particulièrement appréciable. * Un fond social fort : il s’incarne à travers l’arène originale de la cantine solidaire et le contexte politique de l’époque, avec un parti pris assumé, une forme d’engagement qu’on voit de moins en moins à l’antenne, et qui risque hélas de se raréfier encore. * Une maîtrise convaincante de la période 80-90 : costumes, accessoires, musiques, générique, ambiance… tout contribue à une reconstitution crédible. * De très bons comédiens, notamment dans les scènes émotionnelles clés : les confrontations entre Malika et Gabrielle lors de la soirée d’anniversaire, leur discussion autour de la grossesse, la nuit de l’accouchement, ou encore la rupture entre Malika et Denis. * Un twist inattendu mais cohérent avec la période : l’attentat de Saint-Michel, qui relance la narration et ancre le récit dans son époque. Fragilités ressenties * Un teaser un peu confus : difficile de comprendre immédiatement qui se marie, et quel lien unit les personnages évoqués hors-champ, ce qui peut brouiller l’empathie initiale. * Une gestion des timelines parfois perturbante : bien que datées, les nombreuses ellipses sur près de 45 ans obligent le spectateur à recalculer. Un “3 mois plus tard” ou “2 ans plus tard” aurait peut-être aidé à suivre plus intuitivement le passage du temps. * Un retour au présent est un peu abrupt mais difficile de faire autrement sur 90min. * Un manque de clarté dans le point de vue : l’histoire est censée être racontée par Pablo à sa petite-fille en 2025, mais dès qu’on revient dans les années 80-90, la narration adopte presque exclusivement les perspectives de Malika et Gabrielle. Pablo devient alors davantage le catalyseur des trajectoires féminines que le véritable point d’entrée du récit. Conclusion Malgré quelques zones de flou dans le teaser, les timelines ou le point de vue narratif, Haut les Cœurs s’impose comme un unitaire humain, porté par une écriture sensible des femmes, une sororité rare à l’écran et un socle social puissant. Sa reconstitution des années 80-90, la justesse de ses comédiens et la force de ses enjeux en font une œuvre ambitieuse, généreuse et solidaire, qui résonne longtemps après son visionnage. Regardez-le ICI —> Haut les Coeurs… mon coup de coeur de cette fin d’année ! ❤️ This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
💡 Actu Fictions France Télévisions
2025/12/05
5 fictions à découvrir bientôt sur France Télévisions. IL ÉTAIT DEUX FOIS (Série - 6×52‘) Diffusion : disponible le vendredi 26 décembre en intégralité sur france.tv et prochainement sur France 2. IP : Librement inspiré de l’ouvrage de Franck Thilliez Il était deux fois © Fleuve Éditions, Univers Poche.Production : Malika Abdellaoui - Marathon Studio (Banijay), Bertrand Cohen et Stéphane Meunier - Terence Films (Banijay).Création & scénario : Eric Delafosse et France Jacquet.Réalisation : Florian Thomas et Valentin Vincent.Cast : Odile Vuillemin (Gabrielle Moscato), Hubert Delattre (Paul Lacroix), Nicole Calfan (Viviane Berteuil), Rémi Devilla (Antoine Moscato), Béatrice Facquer (Solenne Peletier), Lannick Gautry (Caleb Traskman), Tom Novembre (Etienne Traskman), François-Eric Gendron (Samuel Duplessis), Amelle Chahbi (Nadia Lerasle), Sören Prévost (Serge Esquimet), Kathy Packianathan (Swann Berthier), Yan Tual (Victor Sarda), Sarah-Cheyenne (Louise Lacroix), Fantine Guyot (Julie Moscato), Vincent Heneine (Mickaël Pilasi)... MEURTRES EN PÉRIGORD VERT (Unitaire - 90′) Diffusion : Samedi 20 décembre à 21.10 sur France 3 et sur france.tv Production : Alexandra Crucq et Maïtena Biraben – Mesdames Productions.Scénario : Alain Stern et Marc Kressmann.Réalisation : Muriel Aubin.Cast : Andréa Furet (Emma Lambert), Adrien Rob (Sacha Besson), Annelise Hesme (Julie Dupuy), Christine Citti (Commandante Roussin), Nicky Marbot (Sébastien Lambert), Alix Benezech (Zoé Colvert), Clara Simpson (Victoria Jackson), Benoît Joubert (Gendarme Christophe), Raphaëlle Agogué (Isabelle Maurin), Sava Lolov (Amaury de Nayac), Oscar Copp (Fred Belleck), Sarah Gfeller (Paola Nahuelpan), Pablo Valledor (Lautaro Nahuelpan)... Et avec la participation exceptionnelle de Frédérick Bousquet (Nicolas Fabre). LE COMTE DE MONTE-CRISTO (Série - 8×52‘) Diffusion : Dès le jeudi 11 décembre sur france.tv et vendredi 26 décembre à 21.10 sur France 2. IP : D’après le roman Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas.Productions : Palomar (Mediawan), en collaboration avec DEMD Productions (Mediawan), France Télévisions & Rai Fiction (coproduction européenne).Scénario : Greg Latter, Michela Straniero, Eleonora Bordi, Lorenzo Bagnatori, Sandro Petraglia.Réalisation : Bille August.Cast : Sam Claflin (Edmond Dantès), Jeremy Irons (Abbé Faria), Ana Girardot, (Mercedes), Mikkel Boe Folsgaard (Gérard Villefort), Blake Ritson (Danglars), Karla-Simone Spence (Haydee), Michele Riondino (Jacopo), Lino Guanciale (Vampa/Devil), Gabriella Pession (Hermine Danglars), Nicolas Maupas (Albert)...Audiences : La série a réalisé une performance exceptionnelle en Italie lors de sa diffusion en janvier 2025, réunissant en moyenne 5,9 millions de téléspectateurs, soit la meilleure audience enregistrée sur la RAI depuis trois ans. Elle connaît également un fort engouement en Espagne et au Danemark, où elle a séduit un large public. MEURTRES EN PAYS CATALAN (Unitaire – 90′) Diffusion : Samedi 13 décembre à 21.10 sur France 3. Production : Marc Brunet - Ardent (Sixtine Groupe).Scénario : Virginie Lauret et Lou Svahn Gold.Réalisation : July Hygreck.Cast : Barbara Cabrita (Eléonore Vallance), Quentin Faure (Lionel Orphus), Noé Besin (Hugo Gabacho), Jeanne Dumons (Léa Ruiz), Tom Hygreck (Lazare), Stéphanie Dussine (Isabelle Lazare), Magdi Haddaoui-Gonzalez (Jacob), Uma Jounin (Chloé), Julien Sabaté-Ancora (Léon Bara), Aude Evellier (Wendy), Tatiana Ganoza Iparraguirre (Victoria Bara),Magali Muxart (Sandrine), Lydie Melki (Manon Delsol), Laurence Huby (Manager), Florent Bigot de Nesles (Soler), Vanessa Dolmer Jounin (Maud), Jean-Paul Bibé (gérant club libertin), Jordan Jimenez-Lopez (vendeur Vivarium), Charo Beltran (concierge Bara). HAUT LES CŒURS ! (Unitaire – 90′) Diffusion : Mercredi 10 décembre à 21.10 sur France 2 et le jeudi 4 décembre sur france.tv Production : Nicolas de Saint Meleuc - Storia Television (Mediawan).Scénario : Baptiste Filleul.Réalisation : Antoine Garceau.Cast : Alyzée Costes (Gabrielle), Sawsan Abès (Malika), Eugène Marcuse (Pablo). Avec la participation de Anne Charrier (Andrée), Jeanne Rosa (Liliane), Alysson Paradis (Muriel), Nicolas Grandhomme (Georges), Jérôme Pouly (Aimé), Jhos Lican (Cloclo), Pierre Perrier (Victor)...Récompense : Haut les cœurs ! a reçu le Prix du public de la fiction et le Prix de la meilleure fiction unitaire au festival de Luchon 2025. À écouter également : This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
💡 Actu Fictions TF1
2025/12/02
5 fictions à venir sur TF1 ! PAPA MALGRÉ LUI (Unitaire - 2x45‘) À 43 ans, Alex, journaliste fêtard et insouciant, voit sa vie basculer le jour où il apprend que Manon, sa fille de 17 ans qu’il n’a jamais élevée, est victime de harcèlement scolaire. Bien qu’allergique aux règles et incapable de se plier à l’autorité, il décide de voler au secours de sa fille en s’infiltrant dans son lycée dans la peau d’un prof d’histoire… Prod(s) : Stéphane Drouet - Making Prod (Mediawan) & Pauline Chapatte - 3e Oeil Productions (Mediawan).Scénariste(s) : Christelle Parlanti et Daive Cohen.Réal(s) : Chris Briant.Cast : Arnaud Ducret, Barbara Cabrita, Maud Baecker, Elodie Poux, Lara Tavella, Yara Charry. ORADOUR, NE M’OUBLIE PAS (Unitaire - 2x45‘) Le 5 juin 1944, cinq jours avant le plus important massacre de civils français pendant la Seconde Guerre mondiale, Philippe Gerbier (Matt Pokora), officier des Forces Françaises Libres, est parachuté près d’Oradour-sur-Glane où il doit diriger une mission secrète et capitale pour la Résistance à quelques jours du Débarquement. Sur place, il retrouve Marie (Caroline Anglade), son amour de jeunesse, qui fuit avec sa fille un mari violent. Tandis que le passé refait surface, leurs destins se mêlent au drame historique d’Oradour-sur-Glane… Prod(s) : Stéphane Drouet - Making Prod (Mediawan) & Thierry Saïd - M2THEP Entertainment.Scénariste(s) : Pierre Aknine et Sophie Lebarbier.Réal(s) : Pierre Aknine.Cast : Matt Pokora, Caroline Anglade, Chloé Stefani, Giulia Sagnier. MARIE-LINE, INCOGNITO (Série - 6x52‘) Marie-Line Maupain, espionne depuis trente ans pour les services secrets français, est brutalement mise en veille par sa hiérarchie. Elle devient un “agent dormant” dans sa région d’origine, le Cantal, où elle est censée se faire discrète. Habituée au danger et à l’imprévu, Marie-Line doit se résigner à la normalité et accepter de refaire sa vie dans ce coin reculé. Mais son instinct d’espionne reprend très vite le dessus, d’autant plus qu’elle retrouve une vieille connaissance, Bruno Lafon, devenu capitaine de gendarmerie. À peine de retour dans la ferme de son enfance, Marie-Line se met à enquêter sans aucune autorisation sur les affaires de Lafon. Avec des méthodes aussi différentes que complémentaires, ils forment bientôt un duo de choc. Prod(s) : Adriana Teofanova, Anne Marcassus et Mathieu Vergne - DMLS Films (Banijay).Scénariste(s) : Diane Clavier et Samantha Mazeras (créatrices) en collaboration avec Laurent Burtin.Réal(s) : Arnauld Mercadier.Cast : Isabelle Nanty (Marie-Line), Nicolas Gob (Bruno) Stefi Celma (Nina), Erika Sainte (Stéphanie), Pierre Perrier (Renaud), Jean-Luc Couchard (Quentin) Emma Grandjean (Adèle), Simon Rodzynek (Jules). GRANDIOSE (Série - 6x52‘) C’est l’histoire d’Honorine, Lola, Madi, Yohan, Karima et Nico. Six adolescents qui font leur rentrée à La Ruche, un établissement scolaire pas comme les autres, spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire. À La Ruche, on étudie et on se soigne. Malgré des origines sociales et des parcours de vie tous très différents, nos héros ont un point commun : un rapport problématique à leur poids. Certains en ont à perdre, d’autres ont impérativement besoin d’en reprendre, mais tous ont besoin de gagner, ou regagner, confiance et de s’en sortir. Et vite. L’amitié qu’ils vont tisser sera-t-elle assez forte pour les aider à accepter leur reflet dans le miroir et, pourquoi pas, apprendre à l’aimer ? Prod(s) et créatrice : Fanny Riedberger - Habanita Federation (Federation Studio France).Scénariste(s) : Caroline Franc, Christophe Régin, Géraldine de Margerie, Camille Rosset, Frédéric Rosset, Paul Madillo, Vladimir Haulet, Fiona Leibgorin, Hélène Faure.Réal(s) : Jean-Baptiste Pouilloux (épisodes 1 à 3) et Elsa Bennett (épisodes 4 à 6).Cast : Catherine Frot (la directrice), Claudia Tagbo (la nutritionniste), Gérémy Crédeville (le prof de sport), Marc Riso (le cuisinier), Joséphine Draï (la compagne de la nutritionniste), Cécile Rebboah (la mère de Yohan), Sarah Stern (la mère d’Honorine), Catherine Benguigui (la mère de Madi), Guillaume Bouchède (le père de Madi), Cyril Gueï (le père de Karima), Juliette Tresanini (la mère de Lola), Michaël Abiteboul (le père de Yohan). Le groupe d’adolescents : Elisa Noyez (Honorine), Louna Balavoine (Madi), Quentin Laclotte-Parmentier (Nico), Camille Léon-Fucien (Karima), Valentin Pradier (Yohan), Suzanne Ballier (Lola) CEYLAN (Série - 6x52‘) Le jour de la mort de son père, Louise Ceylan, neurochirurgienne star à Paris, commet une erreur médicale. Suspendue, elle retourne dans son village natal, un coin paumé du Vaucluse, qu’elle pensait avoir quitté pour toujours. Sur place, entre les chèvres, les urgences de campagne et un cabinet médical paternel laissé à l’abandon, elle décide de reprendre le flambeau… clandestinement. À ses côtés : Cindy, une infirmière locale, aussi barrée qu’attachante. Équipée de son sarcasme et de son perfectionnisme, Louise va devoir réapprendre à soigner autrement. Finis les blocs ultra-équipés : ici, chaque consultation est une urgence, chaque patient un défi, et chaque jour une leçon d’humilité. Entre clashs, débrouille, retrouvailles, médecine de terrain et situations improbables, Louise découvre qu’il existe une autre façon d’exercer, plus proche, plus humaine… et qu’en suivant les traces de son père, elle pourrait bien redonner un sens à sa vie. Prod(s) : Juliette Lassalle, Anthony Lancret et Pierre Laugier - Itinéraire Productions.Scénariste(s) : Camélia Acef et Mathilde Pol.Réal(s) : Cathy Verney (épisodes 1 à 4) et Edouard Deluc (épisodes 5 et 6).Cast : Natacha Lindinger (Louise Ceylan), Alice Pol (Cindy Boulain), Eric Pucheu (Nathan), Xavier Robic (Arnaud), Ariane Mourier (Claire), Mayel Elhajaoui (Vincent), Frédéric Bouraly (Jean-Noël Boulain). This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
🤸🏾 Battle - La Rényon
2025/11/28
⚠️ Cet article contient des spoilers ! Synopsis 🎬 Fiche technique Battle - La Rényon est une web-série de 8 épisodes de 10 à 13 minutes chacun, ancrée dans l’univers du hip-hop et du breakdance. Elle est disponible à partir du lundi 10 novembre 2025 sur arte.tv (et plate-formes partenaires) jusqu’au 06/04/2028. * Production : Maxine Films (Lucie Portehaut et Sophie Flament) & Lanbéli en coproduction avec ARTE France. * Création / Réalisation : Romuald Beugnon. * Scénario : Romuald Beugnon & Hélène Abram. 🎭 Avec : Karla Rousselot (Karla), Lucas Bataille (Lu-K), Lorna Basque (Lorna), Ali Facar El Hadad (Ali), Mohamed Layad (Layad), Willy Jean-Bart (Willyjb), Ophélie Galant (Ophélie), Bboy Joyeux (Joyeux), Erwann Grondin. 📍 Tournage : L’île de La Réunion. Eté 2024 en 8 semaines avec 3-4 semaines de répétitions. 📈 Accueil critique : La série a remporté le prix du jury jeune du festival de la fiction de La Rochelle 💡 Anecdote : Karla, la danseuse qui interprète le rôle principal portant son nom, est l’une des meilleures b-girls de La Réunion : elle a été vice-championne de France à 16 ans. 🔎 Analyse Arène Intégration des codes du breakdance : battles, entraînements, hiérarchie des crews, respect, technique, culture du cercle. La langue créole et les sous-titres participent à une immersion culturelle forte. Moteur sériel La vraie question qui traverse la série est : va-t-elle tenir le coup ou rechuter ? La série avance en jouant sur cette double dynamique : l’arène du break comme moteur visible, et la santé mentale de Karla comme moteur imprévisible. Objectifs Non pas un, mais deux objectifs qui cohabitent, diluant un peu le message de fin. Axe 1 : La santé mentale * Objectif conscient (désir) : redevenir la championne qu’elle était. * Objectif inconscient (besoin) associé : retrouver un cadre stable, du soutien, une sécurité affective (sa mère, son crew). Axe 2 : Le regard des autres * Objectif conscient (désir) : renouer avec son père et obtenir sa reconnaissance. * Objectif inconscient (besoin) associé : arrêter de se définir à travers le regard du père (et des autres), se réapproprier sa valeur. La thématique Voici la thématique que j’ai décelée pour cette série : Comment se reconstruire, transformer ses fragilités en force, et trouver sa propre voix dans un monde où l’on cherche sans cesse à être validé ? —> Qui ressemble à celle de la série Apple TV Stick. La série navigue entre deux lignes fortes : préserver sa santé mentale et apprendre à exister pour soi plutôt qu’à travers le regard d’un parent… et choisit de les faire coexister plutôt que de trancher. Autres thématiques abordées * Le handicap : le handicap physique visible du coach vs. le handicap psychique invisible de Karla. * Comment la santé mentale se régule par le corps, notamment grâce aux exercices de respiration. * L’homophobie : abordée à travers le danseur gay, son rejet et la manière dont sa différence devient une force dans le crew. * La violence : montrée comme une impasse, utilisée comme un moyen de régler les conflits autrement. —> thématique évoquée dans le court-métrage Par souci pédagogique dont je parle dans l’épisode consacré au Festival Off-Courts Trouville. La place des femmes dans la série Un personnage principal féminin, dans un milieu majoritairement masculin, et représentée sans sexualisation : une rareté bienvenue ! Par contre la réplique de Lorna : “C’est scientifique : les femmes n’ont pas la même puissance que les garçons. Il faut qu’elles exploitent leur féminité.” Est-ce un choix d’écriture ou une impro ? Et surtout, est-ce vraiment le message à adresser à de jeunes spectatrices ? Je reste mitigée. Dans une interview accordée à U2R, Hélène Abram et Romuald Beugnon expliquent que le jeu de séduction pour le couple Karla/Marco n’a pas été davantage développé, notamment parce que l’écriture et le casting se déroulaient en parallèle. Les comédiens avaient une certaine pudeur, ce qui a orienté la dynamique du couple. Par ailleurs, la chaîne n’était pas entièrement convaincue par l’idée d’un arc romantique prédominant, estimant, à juste titre, qu’on pouvait raconter l’histoire d’une jeune fille sans faire de la romance un enjeu central 🙌. Il s’agit d’ailleurs de sujets qui me tiennent à coeur et que j’évoque dans les épisodes sur French Lover et Los Anos Nuevos ! Le rythme * Un début très réussi : les enjeux, l’histoire et la personnalité de Karla sont immédiatement lisibles ; la mise en place est fluide et efficace. * La crise avancée : dans l’interview U2R, les auteur.ices expliquent que la crise initialement prévue en épisode 5 a été déplacée en épisode 3, car son intensité nécessitait plus de temps de récupération dramatique. Dommage, car cela atténue la montée en puissance selon moi. * La révélation au coach : Karla assume son handicap mental dès l’épisode 4, ce qui me paraît un peu tôt alors que la scène aurait sans doute dû arriver en épisode 6 (après la crise). C’est un choix assumé, qui installe sa vulnérabilité en amont dans la série, mais qui aurait pu être plus progressif pour gagner en crédibilité. Ses limites * Un format court qui réduit les possibilités d’approfondir la dramaturgie. La série s’en sort bien, mais aborde peut-être un peu trop de thématiques à la fois. * Certains choix de dialogues interrogent (“t’en as pas marre d’être traité d’homosexuel ? vs. sous-titré : “t’en as pas marre d’être insulté parce que tu es homosexuel ?”) entre maladresse et volonté de réalisme ? * Le père dans le jury : un conflit d’intérêt évident, qui crée une tension narrative mais peut sembler peu crédible. * La victoire “morale” plutôt que technique : la série valorise la cohésion et l’éthique plutôt que la performance, ce qui est cohérent thématiquement. Mais en privant Ultimatum d’une victoire pleinement “propre”, elle laisse une légère impression d’inachevé. * Timing manqué avec les JO 2024 : alors que le breakdance a été introduit pour la première fois aux Jeux Olympiques en 2024, la série aurait bénéficié d’être diffusée à ce moment-là pour accompagner l’élan médiatique (mais impossible de refaire le monde n’est-ce pas…). Ses réussites * Le breakdance comme langage non-violent : la danse devient un vrai outil de communication et de résolution de conflits. * Des chorégraphies superbes : moments de danse intenses et inventifs. * Une immersion authentique dans la culture réunionnaise : musique, danse, nourriture, langue, combat de coqs… La série alterne français et créole, un choix important pour respecter l’identité locale sans exclure le public. * Un casting de danseurs non-professionnels très convaincants * Une réalisation inventive et libre : caméra pro + iPhone + drones. * Une lumière magnifique et des paysages valorisés : des décors naturels (plage, skatepark, forêt, centres culturels). Conclusion Au-delà de ses quelques limites structurelles, Battle – La Rényon réussit pleinement ce qu’elle entreprend : raconter l’histoire d’une jeune fille qui se reconstruit en dansant, tout en offrant un regard rare sur le break réunionnais et sur une génération qui cherche d’autres façons de s’exprimer. Grâce à sa mise en scène inventive, à la sincérité de ses interprètes et à l’énergie lumineuse de l’île, la série trouve une identité forte et profondément touchante. Une série courte mais vibrante, qui rappelle que la vulnérabilité peut aussi être une force, surtout quand elle se danse. Regardez-la ICI. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
🦸‍♀️ Ruby (France TV)
2025/11/25
Synopsis Après une rupture difficile avec son ex-toxique, Ruby revient s’installer dans sa ville natale (Tours). Elle devient serveuse, fait de nouvelles rencontres, affronte son quotidien post-rupture, part à la recherche de ses valeurs et de son autonomie. 🎬 Fiche technique Ruby est une web-série queer de 7 épisodes de 7 à 10 minutes chacun. Elle est disponible en intégralité sur la plateforme france.tv à partir du jeudi 20 novembre 2025 et diffusée à la télévision sur France 3 Centre-Val de Loire à partir du jeudi 27 novembre 2025 à 22h45. * Production : Portrait Robot (derrière Bouchon, Handicops…) en association avec France 3 Centre‑Val de Loire. * Création/Réalisation : Créée et réalisée par Daphné Chollet. * Scénario : Daphné Chollet. 🎭 Avec : Daphné Chollet (Ruby), avec Lou Trotignon (Lou) et Aloïse Sauvage (Baton). 📍 Tournage : Tours. 🔎 Analyse Dispositif Chaque épisode suit Ruby dans son parcours post-rupture et dans son quotidien à la fois banal, absurde et marqué par son besoin de se reconstruire. Moteur sériel Le moteur sériel repose sur la quête identitaire de Ruby : une succession de confrontations sociales et intimes qui la poussent à questionner qui elle est, à s’émanciper des forces qui la contrôlent et à apprendre à exister par elle-même et pour elle-même. Objectif(s) * Conscient : se remettre de sa rupture, passer à autre chose… ou renouer avec Baton. * Inconscient : se défendre, trouver sa voix, se trouver. La thématique La série explore les compromis identitaires : faut-il se conformer pour être accepté.e ou rester soi-même coûte que coûte ? Quelle tolérance adopter face à des personnes intolérantes ? Ses limites Un format qui limite la possibilité d’approfondir la dramaturgie. j’aurais souhaité que : * le conflit interne de Ruby soit davantage développé, * les enjeux de son choix entre Baton et Lou soient plus forts, * l’univers super-héroïque soit davantage défini, * la série adopte un regard moins manichéen, notamment en explorant ce qui a façonné la toxicité de Baton (même si ce choix éditorial est assumé). Ses réussites * Une vraie vision sur la communauté queer, ses liens, ses fragilités, sa solidarité. * Un format court efficace et agréable. * Une direction artistique perchée et réjouissante. * Des dialogues maîtrisés, notamment lors des confrontations (avec Lou, le commissaire ou Baton). * Une représentation juste d’une relation toxique (contrôle, manipulation, gaslighting). * Le personnage de Lou, qui apporte une énergie sincère et chaleureuse. * Un message final émouvant et bien amené. * Le pay-in/pay-off autour de Muriel Robin dans les épisodes 1 et 3 (on aurait adoré une apparition dans le final !). Conclusion Malgré ses limites, Ruby reste un ovni queer attachant, drôle, engagé et doté d’une vraie sincérité. C’est aussi une série qui n’a sans doute pas bénéficié d’un gros budget, ni d’un grand plan de communication, mais qui porte une cause nécessaire, dans une période politique particulièrement tendue pour les minorités. Elle met en avant une diversité précieuse, qu’on ne voit presque plus ailleurs, et qui n’aurait probablement pas trouvé sa place en dehors de France.TV. Dans un contexte où les coupes budgétaires et l’arrivée massive de l’IA risquent d’uniformiser les programmes et de réduire ce type d’initiatives plus libres, plus singulières, Ruby ressemble à une petite prise de risque éditoriale, le genre de tentatives que j’ai envie de mettre en avant et de soutenir. Regardez-là ICI. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com
🎆 Los Años Nuevos (Arte)
2025/11/14
Synopsis 🎬 Fiche technique Los años nuevos, une série drame-romance espagnole de 10x45 minutes. Diffusion : disponible en intégralité sur arte.tv à partir du 7 novembre 2025 et diffusée à la télévision à partir du jeudi 20 novembre à 20h55 sur Arte. * Production : Caballo Films (Espagne), Movistar Plus+. * Producteurs : Rodrigo Sorogoyen, Sandra Hermida Muñiz, Eduardo Villanueva, François Sauvagnargues. * Création : Rodrigo Sorogoyen (Madre, As Bestas), Sara Cano et Paula Fabra. * Scénario : Rodrigo Sorogoyen, Sara Cano, Paula Fabra, Antonio Rojano et Marina Rodríguez Colás. * Réalisation : Rodrigo Sorogoyen, Sandra Romero et David Martín de los Santos. 🎭 Avec : Iria del Río (Ana), Francesco Carril (Óscar), Pablo Gómez-Pando (Guille), Ana Telenti (Palo), Vladimir Perrin (Manu), Lucía Martin Abello (Vero). 📍 Tournage : principalement à Madrid (Espagne), mais aussi à Lyon (France) et à Berlin (Allemagne). 🎬 Style & ton : Une mise en scène naturaliste et intimiste, marquée par des plans-séquences et un regard lucide sur le couple contemporain. 📈 Accueil critique : La série a été saluée lors de sa présentation à la Mostra de Venise 2024 (Hors compétition) pour sa justesse émotionnelle et son dispositif narratif original. En France, Télérama parle d’« une série déchirante de simplicité et de justesse ». 🔎 Analyse Résumé d’épisodes Dix Nouvel An pour raconter dix ans de relation entre Ana et Óscar. Un début très lent (leur rencontre en 2015), puis des retrouvailles alors qu’ils sont chacun en couple avec quelqu’un d’autre, qu’ils finissent par quitter pour se mettre ensemble (2016). Viennent la vie commune et ses déboires (2017), un dîner familial et les premiers sacrifices (2018), le désenchantement à Berlin et la rupture (2019), le Covid vécus séparément (2020), Lyon et la grossesse d’Ana (2021), des retrouvailles maladroites (2022), une visite à un ami en centre de désintox (2023), l’adultère (2024), et enfin une fin “heureuse” (?!). Dispositif Un épisode = une année. Aucun repère explicite à l’écran : difficile pour un spectateur qui ne sait pas ce qu’il vient voir, et parfois déroutant même quand on suit la série assidûment. C’est au spectateur de reconstruire les ellipses, mais cette désorientation fait partie du projet et on finit par s’y habituer. Le cadre Madrid, Valence, Berlin, Lyon… L’amour se déplace avec eux. Ce mouvement constant ajoute une touche de réalisme dans une Europe vivante. Moteur sériel Pas d’intrigue traditionnelle : c’est le passage du temps qui fait avancer l’histoire à travers un dispositif chronologique. Objectif(s) Objectif initial : être ensemble (atteint dès l’épisode 3). Ensuite : survivre à la routine mais ce n’est pas un objectif tangible. Puis, après la séparation (épisode 5), il reste : se reconstruire, se retrouver, peut-être se remettre ensemble… mais sans réel enjeu clair. Conflits Conflits essentiellement internes : Oscar reste prisonnier du passé, Ana avance mais doute. On peut même se demander si Ana est réellement protagoniste ou juste miroir d’Oscar : le point de vue repose souvent sur ses problématiques et ses désirs, et un épisode entier se déroule sans elle. Arches Certaines arches secondaires (comme l’épisode en centre de désintox) paraissent accessoires, sauf à les lire comme un parallèle métaphorique à la dépendance amoureuse, ce qui n’apparaît pas clairement à l’écran (contrairement à tout le reste). Dynamique Ils sont à la fois partenaires et antagonistes. Ils s’aiment, se sabotent, hésitent, se ratent. Très peu de sous-texte : tout est dit, expliqué, montré (sauf dans quelques regards et silences) laissant souvent le spectateur extérieur. Rythme Globalement lent, surtout au début, avec un vrai manque de conflits. La série se regarde plus comme une chronique émotionnelle qu’un récit dramatique. L’évolution d’un couple On observe la banalité, la beauté et l’érosion d’un couple : espoirs, renoncements, tentatives de recommencer, cycles passion/ennui. La thématique Confiance, dépendance affective, carrière des femmes, désir (ou non) d’enfant, ménopause, lassitude.Elle renonce, doute, avance ; lui hésite, jalouse, stagne. Dans un couple, chacun renonce à quelque chose. La série montre comment la peur d’aimer, ou plutôt la peur d’échouer, finit par parasiter le lien.Le thème semble alors être : comment donner sa chance à une histoire quand on anticipe déjà qu’elle finira mal ? Amour vs. Passion Ils se désirent quand ils se perdent et se lassent quand ils se retrouvent. On retrouve ce schéma familier où l’on veut l’autre tant qu’il n’est pas là (cf: mon article sur French Lover). Quitte à avoir un manque de conflits, on aurait aimé que la série ose rendre le quotidien désirable, romancer la stabilité plutôt que le manque.Le final reste typiquement passionnel : elle quitte probablement son mari parfait, bouleverse la vie de son enfant, pour rejouer une histoire que le temps a brisé. Un happy ending discutable, et qui n’aurait sans doute pas mieux fonctionné si elle avait eu un enfant avec Óscar… Reflet d’une génération La série capte la fatigue sentimentale contemporaine, l’incapacité à choisir, à durer. Dès les premiers épisodes, une question se pose : Los años nuevos est-elle une fiction ou un documentaire sur le couple ? Scénario Tout paraît vrai : émotions, maladresses, silences, et pourtant tout est écrit. Les comédiens l’ont dit : les dialogues étaient déjà très précis, pensés pour sonner spontanés. Le vrai travail s’est joué dans les regards, les réactions et les non-dits. Jeu d’acteur Justesse remarquable : on croit assister à des moments saisis sur le vif. Plans Plans-séquences immersifs, durée réelle des actions, silences assumés, ajoutant à cette sensation de voyeurisme. Scènes Moments troublants (hallucination à Berlin lors de la discussion avec le mec du vestiaire/miroir au fond du cadre, projection d’Oscar à Lyon comme projection ou fantôme du passé) qui jouent avec la frontière réalité / fiction. Fiction vs. documentaire Ce travail sur le vrai s’inscrit dans un mouvement plus large où les frontières entre fiction et documentaire se brouillent. Des Vivants (cf: mon article sur Des Vivants) laisse le réel s’emparer de la fiction en rejouant des faits historiques. Ceux qui rougissent s’appuie sur l’improvisation et des acteurs qui jouent leur propre rôle.Dans Los años nuevos : tout est écrit, mais le jeu et la mise en scène recherchent une illusion de spontanéité totale. Sexe Les scènes sont réalistes, pas provocatrices, mais très nombreuses, parfois trop longues (près de 7 minutes dans l’épisode 1), avec un effet de voyeurisme, d’autant qu’aucun coordinateur d’intimité n’est crédité. Était-ce nécessaire ? Alcool, clopes et drogues Le même réalisme s’applique à l’alcool, aux cigarettes et aux drogues, omniprésents. Ces gestes deviennent des refuges ou des dépendances. Mais à force de tout montrer, jusqu’à évoquer de nouvelles drogues presque “cool”, la série flirte parfois avec une forme d’incitation. * Le passage du temps rendu tangible : on les voit changer physiquement. * Les portraits face caméra de différents couples qu’ils décrivent : parfois inspirés de leur vécu, parfois totalement projetés. * On y apprend aussi quelques traditions espagnoles, comme celle des douze raisins au Nouvel An. Conclusion Los años nuevos est une chronique sincère, parfois trop vraie, d’un amour qui se défait et se rejoue. Une série qui demande de la patience dans ses premiers épisodes, mais qui touche par sa justesse et par la manière dont elle fait exister le passage du temps. Regardez-là ICI. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit jomopodcast.substack.com

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