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Artiste, Un Vrai Métier

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This podcast has
33 episodes
Language
French
Explicit
No
Date created
2026/02/23
Latest episode
2026/10/08
Average duration
59 min.
Release period
10 days

Description

Comment devient-on Artiste ?   Dans « Artiste, Un Vrai Métier », on démystifie la figure de l’Artiste pour entrer dans la réalité des trajectoires singulières qui témoignent de la jouissance de vivre de la création et d’y arriver en étant soi !   « Quand ça se produit, qu’il y a cet alignement merveilleux de : Je fais ce que j’aime, je le partage avec autrui, j’ai de la reconnaissance pour ça et je gagne ma vie avec, les journées sont douces ! » - Mickaël Délis   Comment en faire un métier d’avenir ? ***   Générique : « Feel Good Indie Folk » par Laroslav Mzhelskii (Merci pour la musique !) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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#33 – Le mouvement a le don de nous permettre de faire – Margaux Derhy, artiste plasticienne et fondatrice du Cercle de l’Art (3/3)
2026/10/08
Margaux Derhy, artiste plasticienne et fondatrice du Cercle de l’Art (3/3) -Enregistré en octobre 2026- L'Artiste dans le monde (3/3) Je pense que le mouvement a vraiment le don de nous permettre de faire et donc de nous comprendre. Et que oui, c'est un moyen de survivre, de ne pas baisser les bras, de continuer à aller de l'avant. Ça n'est pas toujours possible. Je trouve qu'il manque peut être cette idée-là, qu'il y a certains moments où en fait on est à terre et quand on est à terre, trouver ce mouvement-là, ce cycle-là, peut être très compliqué.   ***   Retrouvez Margaux Derhy : Site Internet : Margaux Derhy Instagram @margauxderhy Site Internet : Le Cercle de l’Art Instagram @lecercledelart Instagram @lartroom   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#32 – Ça va être mauvais, et petit à petit, ça va être bien – Margaux Derhy, artiste plasticienne et fondatrice du Cercle de l’Art (2/3)
2026/10/08
Margaux Derhy, artiste plasticienne et fondatrice du Cercle de l’Art (2/3) -Enregistré en octobre 2026- Les coulisses de fabrication de la création (2/3) La notion de progrès est capitale chez moi. J'ai vraiment besoin de sentir que d'une année sur l'autre, le travail avance. Le seul truc qui m'intéresse c'est que chaque œuvre soit meilleure que celle d'avant. Tu vois là l'œuvre qui est finie, accrochée à l'Institut du monde arabe, maintenant je la regarde en me disant, qu'est-ce que la prochaine va amener de plus que celle-là ? ***   Retrouvez Margaux Derhy : Site Internet : Margaux Derhy Instagram @margauxderhy Site Internet : Le Cercle de l’Art Instagram @lecercledelart Instagram @lartroom   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#31 – J'oscille entre l'envie de faire et le besoin de calme – Margaux Derhy, artiste plasticienne et fondatrice du Cercle de l'Art (1/3)
2026/10/08
Margaux Derhy, artiste plasticienne et fondatrice du Cercle de l'Art (1/3) -Enregistré en octobre 2026- L'Artiste à l'épreuve de la réalité (1/3) Le partage, la solidarité et la joie sont des valeurs qui me tiennent vraiment à cœur. C'est proche des valeurs de la culture amazighe marocaine où il y a cette idée d'hospitalité, de faire ensemble, qui me nourrit énormément. Je suis dans un truc assez paradoxal parce que j'initie tout ça, mais je me fais déborder très vite quand il y a trop de gens, trop d'interactions. Ce qui me tient à cœur, c'est de voir que ces femmes s'émancipent aussi. Hier, quand j'étais à l'exposition de Charlotte Barrault, je sais le chemin qu'elle a parcouru. Ça fait plus de sept ans que je suis son travail, ça m'a juste remplie de bonheur. J'adore voir que le travail avance chez les artistes. Cette possibilité par l'art plastique, de voir assez vite l'évolution intellectuelle, gestuelle d'une artiste, c'est génial. Et dans cette évolution, il y a tout. Il y a la vie qu'elle a eue, il y a les rencontres qu'elle a faites, il y a bien sûr le cercle de l'art, mais il y a tellement d'autres choses. Il y a la maternité... Tout se lit dans une peinture, tout se lit. Quand tout le monde hier voit l'expo de Charlotte, je peux te dire que les filles aujourd'hui, elles bossent ! Mais d'une bonne manière. Je sais que ça marche maintenant, après cinq ans. Je sais qu'on se pousse les unes les autres avec un truc assez inouï.   ***   Retrouvez Margaux Derhy : Site Internet : Margaux Derhy Instagram @margauxderhy Site Internet : Le Cercle de l’Art Instagram @lecercledelart Instagram @lartroom   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#30 – Une collaboration heureuse entre un artiste et son agent est un véritable tremplin – Clémentine de Forton, galeriste nomade et agent
2026/09/29
Clémentine de Forton, galeriste nomade, curatrice et agent -Enregistré en septembre 2026-   Quand la relation entre un artiste et son agent se passe bien, c'est vraiment un tremplin, et c'est magnifique. Cette collaboration, cette compréhension mutuelle peut vraiment permettre à l'artiste de créer des ponts importants pour sa carrière. Ça lui permet de se consacrer à ce qu'il aime et aussi de challenger son regard et sa vision. Un artiste est souvent seul face à son art. Quand tu as un professionnel du regard et du métier à côté, qui lui pose des questions, sans dire tu devrais faire ci ou ça, mais juste qui l'aide à se poser des questions, l'artiste réalise de lui-même son chemin, ce qu'il a envie d'en faire, le message qu'il a envie de porter. J'ai des relations extraordinaires d'osmose avec mes artistes. C'est vraiment magnifique. Et plus je les connais, plus j'ai envie de les pousser, plus j'ai envie de travailler pour eux, et plus on fait des choses formidables aussi. ***   Retrouvez Clémentine de Forton : Site Internet : Clémentine de Forton Instagram @clementinedefortongallery Linkedin @clementinedeforton   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#29 – Je suis en quête de trouver de belles choses ou de trouver les choses belles – Nicolas Lefeuvre, artiste peintre (3/3)
2026/07/18
Nicolas Lefeuvre, artiste peintre (3/3) -Enregistré en juillet 2026-   L’Artiste dans le monde (3/3)   Je ne distingue plus ma vie de tous les jours de ma vie d’artiste, c’en est qu’une. Je pense qu'il n'y a pas de différence entre ma vie de tous les jours et ma vie d'artiste. Les deux se fondent. Et c'est ce que j'apprécie énormément par rapport aux métiers que j'ai pu avoir avant, où j'étais vraiment parfois content de fermer la porte. J'ai plus de distinguo entre la vie de tous les jours et la vie d'artiste, c’en est qu’une ! Dès que je me déplace, je vais noter des choses. Dès que je suis avec des gens, je vais écrire des choses qui m'inspirent dans ce qu'ils me disent. Même dans les discussions que je peux avoir, tout est mélangé. C'est d'ailleurs assez agréable. Ça rentre dans cet état cotonneux dont je te parlais tout à l'heure.   J'ai fait cette sortie de corps ! J'ai pris ça comme un signe qui me disait : tu vois, la vie peut disparaître comme ça, profite. J'ai compris que la vie pouvait basculer, disparaître d'un coup.   Je sais que je suis en quête depuis toujours d'esthétique, d'une recherche du beau complètement subjective. Je pense que le la beauté tu la trouves dans plein de choses, faut juste savoir regarder. Je ne sais pas exactement ce que je cherche. En tout cas je sais que je suis dans une quête de trouver de belles choses ou de trouver les choses belles.   ***   Retrouvez Nicolas Lefeuvre : Site Internet : https://www.nicolaslefeuvre.com/ Instagram @nicolas_lefeuvre   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#28 – Je le fais pour vivre mais je ne le fais pas pour l’argent – Nicolas Lefeuvre, artiste peintre (2/3)
2026/07/18
Nicolas Lefeuvre, artiste peintre (2/3) -Enregistré en juillet 2026-   Les coulisses de fabrication de la création (2/3)   La magie du cerveau est extraordinaire. À la fin d'une vie, on ne se sera pas servi à cent pour cent de son cerveau ou des fonctions qu'il est capable d'avoir. Donc c'est ça que j'explore aussi. J'ai peur parfois de la perte de mémoire.   La peinture, je le prends comme une extension de ce que je suis en train de vivre. C'est quelque chose de naturel, je le fais pour vivre, mais je ne le fais pas pour l'argent en fait. Donc je ne sais pas si je me pose des questions par rapport au regard des regardeurs comme on les appelle.   ***   Retrouvez Nicolas Lefeuvre : Site Internet : https://www.nicolaslefeuvre.com/ Instagram @nicolas_lefeuvre   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#27 – Imagine, je te file 2 millions de dollars, comment tu t’organises ? – Nicolas Lefeuvre, artiste peintre (1/3)
2026/07/18
Nicolas Lefeuvre, artiste peintre (1/3) -Enregistré en juillet 2026-   L’Artiste à l’épreuve de la réalité (1/3)   Elle m’a dit : saute et tes ailes apparaîtront.  Je fais vachement confiance à la vie, J'ai toujours fait confiance à la vie. Je pense que tu trouves toujours ! Quand t’as envie, t’y arrives…     C'est la transformation qui me fait peur. J'ai souvent beaucoup d'inspiration, j'ai beaucoup de choses dans la tête, je sais là où je veux aller. En revanche, transformer et réaliser, c'est comme les gens qui ont plein d'idées de business hyper intéressantes. Mais qu'ils ne font pas en fait ! Et le plus dur souvent, c'est de transformer. Un jour, j'accompagne ma fille à l'école qui me dit j'ai pas envie d'y aller. Et toi papa, c'est cool, tu vas arriver, petite musique, petit café à l'atelier, peinard. Et je lui dis oui mais tu sais, hier soir, j'ai pleuré à l'atelier et je lui raconte cette histoire de c'est pas la page blanche justement, c'est parce que j'ai les trucs dans la tête, c'est de délivrer. Et je reste un soir tard et là j'y arrive pas. Ça faisait plusieurs soirs que je restais à l'atelier, je m'ouvre une bière pour cool-down un peu et je m'y remets. Et là, je renverse un bac d'encre sur une pièce que j'étais en train de travailler. Et là je sens le truc qui monte, je craque et je me dis allez, va te coucher. Donc je nettoie un peu, je racle avec des touches de piano et il y a un truc qui apparaît et je me dis cool ! Et je me dis ça marche en fait. J'étais hyper content de cette transformation. C'est comme en avançant dans la vie, je me dis souvent, ça va aller, ça va marcher, ça va arriver au bout d'un moment, tu y crois, tu sais que tu es dedans. Il y a des hésitations, mais tu travailles, tu y crois, tu avances…   ***   Retrouvez Nicolas Lefeuvre : Site Internet : https://www.nicolaslefeuvre.com/ Instagram @nicolas_lefeuvre   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#26 – Je demande à des écrivains de raconter un moment où la vie bascule – Pierre Poligone, fondateur des éditions 49 pages
2026/07/07
Pierre Poligone, fondateur des éditions 49 pages -Enregistré en juillet 2026-   Je crois une chose, de manière très profonde et puissante, parce que je l'ai expérimenté, c'est que la culture, ça nous permet de vivre plus intensément. Je ne pense pas que ça nous rende meilleur moralement, ça nous permet, à mon sens, d'avoir plus de finesse, de subtilité, de profondeur dans notre existence. En fait, ça nous permet de mettre des mots, d’ajouter une dimension littéralement à l'existence ! Moi, ça m'a permis de comprendre des choses qui me traversaient que je n'arrivais pas à conscientiser. Souvent l'expérience humaine, c'est quand même dur. Il y a des moments de solitude ontologique terribles où on n'arrive pas à comprendre ce qu'on expérimente et pourquoi est-ce qu'on les traverse comme on les traverse. La culture là-dessus, ça aide. Alors attention, ça peut être dangereux…   Qu'est-ce que le réel ? La ligne édito de Départ de Feu est à la frontière entre l'imaginaire et le réel. Je demande à des écrivains de raconter un moment où la vie bascule. Ça peut être un moment imaginaire ou réel. Tout ce que l’on vit, ça peut être médiatisé par l'écriture et à l'inverse, tout ce qu'on imagine, ça s'enracine dans une réalité vécue. Il y a une sorte de porosité entre les deux.   ***   Retrouvez 49 pages : Site Internet : 49 pages Instagram @editions49pages Linkedin @editions49pages Podcast @49 minutes   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#25 – Il y un vrai lien entre l'entrepreneur et l'artiste – Élise Nebout, co-fondatrice de l’école d’écriture Les Mots
2026/07/02
Élise Nebout, co-fondatrice de l’école d’écriture Les Mots -Enregistré en juin 2026-   Il y a un vrai lien entre l’entrepreneur et l’artiste, cette espèce de façon de voir le monde, l’envie d'innover, de pas de côté, de folie, de preuves à faire, une énergie un peu commune.   Depuis qu'on a créé Les Mots en 2017, je n'ai jamais cessé de croire en ce projet et de croire qu'on pouvait faire plus, mieux et aller encore un peu plus loin. Tu vois cette espèce de conviction chevillée à l'entrepreneur qui lui permet d’affronter un certain nombre de moments difficiles. Parce que dans l'entrepreneuriat, il y a des moments merveilleux où on plane, on est sur sa vague, il y a des moments plus difficiles. C'est assez intense comme expérience. J'ai toujours cette conviction de faire quelque chose de bien, d'utile et de pouvoir continuer à aider encore un peu plus de gens, proposer des choses créatives, créer plus de valeur humaine, économique. Parce que vraiment, les deux aspects sont très importants à l'école et dans ma façon de gérer la dimension humaine et la dimension économique, la rentabilité, les perspectives de croissance et de développement, à notre rythme, à notre façon, avec un modèle qui n'est pas financé par des fonds. On est un projet indépendant.   ***   Contactez Les Mots : Site Internet : Les Mots Instagram @lesmots.co Linkedin @Les Mots Podcast @Assez Parlé   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#24 – Notre esprit, c'est la somme de nos expériences – Benjamin Deroche, photographe (3/3)
2026/06/18
Benjamin Deroche, photographe (3/3) -Enregistré en juin 2026-   L’Artiste dans le monde (3/3)   De quelle expérience suis-je le transmetteur ? J'ai très souvent envie d'enregistrer des choses en photographie, ou de peindre, ou d'écrire et de les transmettre, et je ne me pose pas toujours la question de la réception. Je disais ça, mais elle est quand même un peu sous-jacente, sinon je ne créerais pas. Il y a l'envie un peu irrépressible de créer. J'ai un ami qui m'avait posé la question l'autre fois, si demain tu as deux ou trois millions d'euros, est-ce que tu auras encore envie de créer ? Oui, parce qu'en fait c'est ontologique à moi. Et c'est vrai que je ne peux pas m'empêcher de me dire que je créerais soit dans l'indigence, soit dans l'opulence, ça fait partie de moi. J'ai des choses à dire qui sont structurelles à mon organisation psychique.   Je suis de nature un peu angoissée, mais je savais que j'avais envie de créer, j'avais envie de me libérer de certaines choses. J'ai fait une psychothérapie analytique. En tant qu'artiste, je voulais me connaître aussi. Et c'est quelque chose qui m'a amené à comprendre ce que c’est que d'être responsable. La thérapie m'a appris à me responsabiliser, à comprendre que certains écueils, certaines sensations d'angoisse étaient dues peut-être aussi à un trop plein d'attentes. Et l'excès de compréhension de soi aussi. Et finalement, mon thérapeute m'a appris à passer à côté du développement personnel pour être un peu plus en action. Être en action permet de se connaître, parce que c'est la somme de ces actions qui renvoie à la personnalité.   ***   Retrouvez Benjamin Deroche : Site Internet : https://www.benjaminderoche.art/ Instagram @benjamin_deroche Linkedin @Benjamin Deroche   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#23 – J'aime bien les endroits où je sais qu'il y a des zones sans chemin – Benjamin Deroche, photographe (2/3)
2026/06/18
Benjamin Deroche, photographe (2/3) -Enregistré en juin 2026-   Les coulisses de fabrication de la création (2/3)   J'aime bien essayer de retraduire ce que je pense de l'énergie d'un auteur et de ce qu'il a voulu mettre dans son œuvre. J'ai trouvé une telle liberté chez Duras. On parlait de l'affranchissement, des contingences. Une telle force. Elle m'a fasciné. Et ce lieu-là, Trouville, je me suis dit : il faut absolument que j'y aille !   Je parlais de fenêtre de réalité que je déplace tout à l'heure dans les tirages. Comme si on attrapait cette vibration chez Duras, c'est très fort quand la marée monte derrière les vitres qui sont un peu sales, qu’il y a cette rouille, cette pierre qui est abîmée par le sel, que la lumière s'abaisse mais qu’il reste un soleil un peu flamboyant. Et tout est là pour nous rappeler des moments qu'elle-même a pu vivre 50 ans en arrière. Il y a une dimension atemporelle… L'idée de l'image, dans ces moments-là, c'est d'arrêter le temps. Que cet arrêt du temps puisse déplacer l'expérience aussi bien dans le futur que dans le passé. Il y a quelque chose d'un peu universel, si l'œuvre est réussie, c'est ça.   La réception de ce travail sur Ouessant, au début ça m'étonnait, je me disais mais qu'est-ce qui se passe ? Alors que pour moi c'était un travail tellement personnel. Comme quoi, le postulat de sincérité au départ qu'on peut mettre dans un travail peut fonctionner. Je le fais en me disant que j'ai besoin de le faire, j'ai envie de le faire, on verra bien ce que ça donne.   ***   Retrouvez Benjamin Deroche : Site Internet : https://www.benjaminderoche.art/ Instagram @benjamin_deroche Linkedin @Benjamin Deroche   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#22 – Faire de la photographie, c’est un déplacement de la réalité, ça engage l’idée d’aventure – Benjamin Deroche, photographe (1/3)
2026/06/18
Benjamin Deroche, photographe (1/3) -Enregistré en juin 2026-   L’Artiste à l’épreuve de la réalité (1/3)   Je crois que je n’aurai jamais envie de m’arrêter de faire des images...   Je parlais de phobie de la contrainte. Elle est en moi depuis l'enfance. J'étais très bon élève, mais en même temps je ne supportais pas les injonctions, ça me faisait souffrir. Je déteste les cadres hiérarchiques trop forts. Il fallait bien que je trouve les solutions pour être autonome, libre et indépendant. La photographie dans son approche, avec ce côté aventure, de déplacement, de voyage, m'a rendu libre.   Un de mes premiers marqueurs a été un livre sur les Yanomami en Amazonie qui appartenait à mon père, j'avais une fascination pour les images, pour cette capacité à documenter le réel que crée la photographie. Et puis pour le côté aventure qu'il y avait chez ces photographes qui allaient comme ça au bout du monde.   Je parlais de déplacement de la réalité… Je travaille avec ma boussole, j'attends la lumière au bon moment, et clac, je fais mon image et j'ai l'impression d'avoir déplacé la réalité !   ***   Retrouvez Benjamin Deroche : Site Internet : https://www.benjaminderoche.art/ Instagram @benjamin_deroche Linkedin @Benjamin Deroche   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#21 – C’est une chance d’avoir un métier où j’ai tout le temps à trouver – Audrey Ismaël, compositrice de musique de film (3/3)
2026/05/29
Audrey Ismaël, compositrice de musique de film (3/3) -Enregistré en mai 2026-   L’Artiste dans le monde (3/3)   Le pire n’est jamais certain !   Ça a été une chance d'avoir eu autant à chercher quel était mon chemin, quelle était ma voie. Je pense que ça a développé chez moi de la volonté, de la résilience et de la ténacité. Je prends ça comme un cadeau d'avoir eu autant à chercher, de mettre du temps à trouver. Et je trouve que c'est une chance aussi d'avoir un métier où j'ai tout le temps à trouver ! J'ai pas du tout un métier où je peux me reposer sur des acquis. Je pense que ça maintient le renouvellement des cellules. Et puis effectivement aussi les coups, les choses qui ne se passent pas comme on aurait espéré, de se prouver qu'on peut s'en relever, je trouve que c'est des choses qui font grandir !     Quand ça ne va pas, je n'arrive pas à rester. Quand je me sens un peu à l'étroit, je pars ! Tu ne te poses même pas la question de savoir si il y a un autre chemin ailleurs. Juste, tu ne peux pas rester-là…   J'ai l'impression que les œuvres artistiques sont une manière de donner des points de vue sur le monde différent, de repenser le monde à travers des histoires. Là, je pense par exemple au film de Sorogoyen que j'ai vu à Cannes. El ser querido, ce sont des films cathartiques, c'est sur la relation père-fille. Ça m'aide, ça m'adoucit, ça me calme, ça me raconte que je ne suis pas seule, qu'il y a des gens qui pensent le monde et qui m'accompagnent. Tu accèdes à des visions différentes grâce à leurs récits. Je pense qu'aujourd'hui le monde est très polarisé et que l'art a la responsabilité de venir amener du gris, des manières de penser le monde qui sont différentes, qui obligent un peu à se réinterroger.   ***   Retrouvez Audrey Ismaël : Site Internet : https://audreyismael.com/ Instagram @audrey.ismael  Linkedin @Audrey Ismael   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#20 – Composer de la musique de film, c’est un petit travail d’enquête – Audrey Ismaël, compositrice de musique de film (2/3)
2026/05/29
Audrey Ismaël, compositrice de musique de film (2/3) -Enregistré en mai 2026-   Les coulisses de fabrication de la création (2/3)   La musique assistée par ordinateur (MAO) a énormément influencé notre métier. Le fait de pouvoir produire de la musique de chez nous, de ne plus devoir écrire une partition, ni d’avoir cinquante musiciens pour pouvoir produire une musique de film, ça a profondément impacté mon métier. Avec ma formation et mon savoir-faire, je n’aurais pas pu être compositrice de musiques de films il y a cinquante ans !   Il y a un projet sur cinq qui se passe incroyablement bien, du début à la fin, rencontre géniale, projet dingue ! Tu vois Dua, le film que j'ai accompagné à Cannes, rentre dans cette typologie de projet, La Maison des femmes aussi. Enchaînés la série. 1er Mai… Ça, c'est des projets où tu lis le scénar, tu as tout de suite une idée pour la musique, ce que tu proposes matche bien, tu vois les images, tu vois ta musique dessus, tu te dis mais c'est une évidence, il y a vraiment un truc de tissage, de mélange qui se passe de manière hyper vertueuse. Après, tu as d'autres projets où c'est un peu plus de travail. Et tu as un projet sur cinq où c'est dur, où ça ne se comprend pas. Le but, c'est de les éviter. Un des enjeux de mon métier, c'est aussi d'être capable de voir ces projets-là avant et de ne pas y aller. Il y a toujours un projet qui se passe hyper bien, qui nourrit les autres. C’est les projets moteurs, qui te donnent de l'amour, de la joie, parce que c'est des projets dont tu es fière artistiquement, que tu es fière de montrer, que t'es fière de faire.   ***   Retrouvez Audrey Ismaël : Site Internet : https://audreyismael.com/ Instagram @audrey.ismael  Linkedin @Audrey Ismael   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#19 – J'étais cinéphile, sans même imaginer que je pourrais en faire un métier – Audrey Ismaël, compositrice de musique de film (1/3)
2026/05/29
Audrey Ismaël, compositrice de musique de film (1/3) -Enregistré en mai 2026-   L’Artiste à l’épreuve de la réalité (1/3)   Mon métier, c'est de révéler l'invisible qui se cache derrière un film !   Je crois vraiment que quand tu es sur ton bon chemin, les lampadaires s'allument sur le chemin.   Mon moteur, c’est l’autre ! C’est des gens qui m'ont révélée ! Mon école, c'est vraiment les rencontres. Je me plug artistiquement et émotionnellement à des gens qui m'ont vraiment « pygmalionnée », qui m'ont transmis leur sensibilité. C'est ça qui a fait grandir ma sensibilité, ma cinéphilie. C’est des gens qui m'ont révélée ! C'est toujours la rencontre qui m'a donné envie. Je me suis mise à produire de la musique parce que je voulais impressionner un garçon. Le révélateur au sens photographique du terme, c'est les gens, c'est les rencontres, c'est les amis, c'est les amours. Mon moteur, c’est l’autre ! C'est pas très autonome et c'est pas très valorisant. Aujourd'hui, je suis complètement en paix avec ça. Mais pendant longtemps j'ai combattu ça. Ça a été un chemin de paix. Ça a été des psys et des coachs, et notamment une coach qui m'a dit : c'est comme ça, c'est votre moteur profond. Acceptez-le enfin, c'est votre nature et c'est hyper beau. Si vous essayez d'être autrement, je pense que vous n'allez pas y arriver ! Si vous acceptez votre nature profonde, il y a quelque chose qui va vous mettre dans une espèce d'émulation. Et effectivement, cette petite transe intérieure, c'est quelque chose aujourd'hui avec lequel j'ai l'impression d'avoir trouvé mon groove. Tous les jumps, ça a toujours été lié à des rencontres, à des gens que j'ai voulu impressionner.   ***   Retrouvez Audrey Ismaël : Site Internet : https://audreyismael.com/ Instagram @audrey.ismael  Linkedin @Audrey Ismael   ***   Envie de participer au podcast ? Contactez-moi : [email protected] Instagram @artiste.unvraimétier   *** Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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