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FrenchPublisher
Les AffairesExplicit
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Date created
2019/11/05
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2026/10/08
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7 min.
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10 days
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Le balado Gestionnaires en action traite de l'actualité boursière avec différents gestionnaires de portefeuille.
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Investissement: l'héritage de Stephen A. Jarislowsky
2026/10/08
GESTIONNAIRES EN ACTION. «Stephen A. Jarislowsky, c'est quelqu'un qui, avec Warren Buffett a été un modèle. Quelqu'un que j'admirais beaucoup», raconte François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille à Giverny Capital.
Réagissant au décès du célèbre investisseur à l’âge de 101 ans, François Rochon dit avoir quelques points en commun avec Stephen Jarislowsky. «Comme moi, il est devenu investisseur après avoir fait des études en génie. Nous partagions aussi une grande passion pour l’art», relate-t-il.
François Rochon estime qu’il a eu une grande influence sur son approche du placement. «Il avait une approche à très long terme, il était patient, il voulait juste détenir des titres de grande qualité. Il était vraiment très inspirant», dit celui qui a eu l’occasion de visiter la collection d’œuvres d’art personnelle du milliardaire, dont la fortune est estimée à 3,9 milliards de dollars américains par Forbes.
Le président de Giverny Capital ajoute de plus qu’il était généreux et d’une grande gentillesse.
Des valeurs indémodables
François Rochon estime que les valeurs qui ont guidé Stephen A. Jarislowsky tout au long de sa carrière rejoignent les siennes. «Il aimait les actions et a toujours refusé de jouer les spéculateurs. Il était insensible aux modes et aux titres populaires. Il ne divergeait jamais de sa stratégie d’investissement. Il a été un modèle de discipline, de persévérance et aussi d’optimisme», dit-il.
Il précise que l’investisseur croyait aux vertus du système capitaliste et à la philosophie d'investir à long terme dans de «belles» entreprises.
Quel héritage laisse-t-il aux investisseurs?
Si on retrace l'ensemble de la carrière de Stephen A. Jarislowsky, qui s'est étalée sur plusieurs décennies, François Rochon soutient que la principale valeur qu’il a pu transmettre est celle de la patience.
«Warren Buffett et Charlie Munger ont aussi dit cette phrase. Leur recette, c'est de devenir riche, lentement. Malheureusement, beaucoup de jeunes et moins jeunes préfèrent essayer de s'enrichir rapidement. Souvent, ils se retrouvent pauvres rapidement. Je pense que la grande leçon, c'est ça. C'est de viser un enrichissement lent en se fondant sur la discipline et le long terme», dit-il.
Au cours d’une carrière, François Rochon affirme que l’on choisira un nombre de titres, dont certains deviendront de grands gagnants. «La clé, c’est de garder les titres gagnants le plus longtemps possible. Quand on détient un titre pendant 30, 40 ans qui fait plusieurs milliers de pour cent de rendement que ça fait une grande différence pour un portefeuille», dit-il.
Il ajoute que ces valeurs sont intemporelles et constituent des philosophies de placements qui reposent sur de grands principes.
Selon lui, ces principes seront encore valides pour les investisseurs des générations présentes et à venir.
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Comment investir dans Anthropic avant son entrée en Bourse?
2026/10/01
GESTIONNAIRES EN ACTION. Un important élément à surveiller d'ici la fin de l'année en Bourse est le probable premier appel public à l’épargne d'Anthropic aux États-Unis. La société est derrière l'agent conversationnel Claude.
L’agence de presse Reuters a révélé cette semaine avoir obtenu une copie du prospectus de l'entreprise qui dit qu’Anthropic cible une valorisation de 2 000 milliards de dollars américains (G$US).
Tout ça malgré des pertes de 8 G$US en 2025.
Marc L’Écuyer, gestionnaire de portefeuille à Cote 100, concède qu’il s’agit d’un nouvelle importante. «Pour le moment, on parle d’une entrée en Bourse après les élections de mi-mandat aux États-Unis. Il faut comprendre qu’Anthropic est quand même une société assez jeune», dit-il.
Selon lui les documents qui parlent d’une perte de plus de 40 G$US l’an dernier incluent des éléments comptables que l’on peut écarter des calculs.
«Ce qui est vraiment important, ce sont les pertes liées aux opérations. De plus, si on se reporte uniquement au second trimestre de 2026, on ne parlerait plus d’une perte, mais bien d’un bénéfice d’exploitation», raconte-t-il.
Ce dernier souligne également la forte progression des revenus de la société. «On parle d'environ 4,5 G$US de revenus l'année dernière. Or, pour le seul second trimestre de 2026, Anthropic aurait généré des revenus de 11,6 G$US. Sur une base annuelle, on parle de plus de 45 G$US de revenus pour l’entreprise cette année. C’est une croissance exponentielle», affirme-t-il.
Des risques qui font sourciller
La direction a aussi dressé une liste exhaustive de tous les risques liés au développement de ses agents d’intelligence artificielle qui a de quoi faire sourciller même les plus enthousiastes.
On peut, entre autres, citer des «risques catastrophiques et existentiels pour l'humanité». On dit aussi que l'intelligence artificielle pourrait résister à une éventuelle tentative de la débrancher.
Faut-il en prendre et en laisser? «Je pense que oui. Ce n’est pas anormal de voir des listes de risques exhaustives lorsqu'une entreprise fait son entrée en Bourse. Ce qui est peut-être exceptionnel, c'est la nature des risques. C'est rare qu'on va voir un risque existentiel pour l'humanité ou même lire que des systèmes pourraient refuser d’être mis hors service. Toutefois, le risque le plus important est qu’Anthropic s’est engagée à dépenser 500G$US de capacité pour les grands exploitants de centres de données», explique Marc L’Écuyer.
Ce dernier souligne que 80% de ce montant est garanti. «La société devra débourser pour la capacité de traitement des centres de données, même si la demande n'est pas là. C'est un risque qui pourrait se matérialiser si la croissance exceptionnelle qu'on a constatée dans les deux dernières années venait à ralentir», estime-t-il.
Comment investir dès à présent dans Anthropic ?
Marc L’Écuyer soutient que quelques options s’offrent déjà aux investisseurs qui souhaiteraient exposer leur portefeuille à Anthropic avant son entrée en Bourse.
Il est, par exemple, possible d’investir dans le fonds négocié en Bourse Destiny Tech100 (DXYZ, 31,39 $US), dont la principale participation (14,4%) se retrouve dans le créateur de Claude, suivie de SpaceX (SPCX, 149,15 $US) à 10,6% et d’OpenAI à 2,6%.
«Pour les investisseurs qui sont accrédités, on peut aller sur des plateformes et acheter des actions d'Anthropic sur le marché privé», dit-il.
Toutefois, pour les investisseurs individuels, la manière la plus simple de posséder une exposition à la société d’intelligence artificielle est de se procurer des actions d’Alphabet (GOOGL, 338,80$US) et d’Amazon (AMZN, 248,42$US), qui possèdent d’importantes participations dans Anthropic.
Cote 100 préfère « passer son tour »
Marc L’Écuyer révèle que Cote 100 n’entend pas participer au premier appel public à l’épargne d’Anthropic, estimant qu’il y a encore beaucoup trop d’incertitude entourant la viabilité du modèle d’affaires de la société.
«On a parlé des risques tantôt au niveau des engagements, c'est beaucoup trop risqué pour nous. On va être intéressé si on voit vraiment une certaine maturité dans le modèle d’affaires», affirme-t-il.
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Warren Buffett : un vent de fraîcheur pour Berkshire Hathaway
2026/09/24
GESTIONNAIRES EN ACTION. On a beau aimer Warren Buffett, reste qu'à 96 ans, son départ pourrait générer un vent de fraîcheur chez Berkshire Hathaway, estime Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret.
Le 18 septembre dernier, Berkshire Hathaway publiait un communiqué dans lequel elle confirmait que le légendaire investisseur, qui a célébré son 96e anniversaire le 30 août, quittait son poste de président du conseil d’administration «avec effet immédiat» pour devenir « président émérite ».
Il sera remplacé par son fils, Howard G. Buffett, conformément au plan de succession établi de longue date.
Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret, rappelle que le retrait de Warren Buffett s’est fait très progressivement. «La transition a tellement été bien planifiée que l’équipe de direction devrait garder une stratégie similaire à ce qui prévalait lorsqu’il était PDG», estime-t-il.
«Il va peut-être y avoir de légères déviations artistiques avec la nouvelle équipe en place, mais la méthode, l'éthique et surtout la culture d'entreprise resteront inchangées», dit-il.
Selon lui, les investisseurs ne devraient pas vendre les actions de Berkshire Hathaway (BRK.B, 505,18$US) parce que le milliardaire se retrouve dans un rôle beaucoup moins important au sein de l’entreprise qu’il a contribué à bâtir.
«Berkshire Hathaway aujourd'hui, c'est l'équivalent d'un gros portefeuille diversifié. Ça ressemble un petit peu à un fonds commun combiné à une compagnie d'assurance. Ce qui fait la force de Berkshire, c'est le fait que c'est une compagnie d'assurance qui a possède des actions et des liquidités pour payer les assurés en cas de sinistres, alors que d’autres préfèrent détenir des titres obligataires», raconte-t-il.
Une équipe de direction sous le signe de la continuité
Il soutient que le plus grand changement chez Berkshire Hathaway est la taille de l’entreprise, dont la valorisation boursière est supérieure à 1000 milliards de dollars américains (G$US).
«Si on regarde juste en dessous de Warren puis Charlie Munger (ce dernier est décédé en novembre 2023), on a Greg Abel qui est là depuis 1999 et qui est PDG depuis janvier. Il y a aussi Ajit Jain qui dirige les activités d’assurance depuis très, très, très longtemps. Ça fait 40 ans qu'il est avec la société. Puis on a déjà désigné son successeur lorsqu’il va prendre sa retraite : Charlie Shamieh», explique le gestionnaire de portefeuille.
Il soutient que les dirigeants actuels sont tout autant outillés, intelligents et expérimentés. «Le deuxième point, c'est qu'on a beau aimer Warren Buffett, mais il a quand même 96 ans. L'arrivée d'une nouvelle garde, je pense que ça peut sincèrement apporter de bonnes choses, ou du moins, un vent nouveau pour l’entreprise à long terme», croit-il.
Un risque à surveiller
Vincent Fournier note un risque important que l’entreprise devra un jour affronter, soit celui du décès de son emblématique dirigeant. «On sait que, lorsque Warren Buffett va décéder, il va laisser une grosse partie de sa fortune à des œuvres de charité. Alors, est-ce que la vente des actions pourrait agir comme un vent contraire pour le titre de Berkshire? Ça reste à voir», dit-il.
Selon Bloomberg, la fortune de Warren Buffett est évaluée à 145 G$US et la quasi-totalité de celle-ci est liée à Berkshire Hathaway.
Chose certaine, l’entreprise possédait des liquidités de 365 G$US à la fin du mois de juin. Est-ce que la nouvelle direction pourrait retourner du capital aux actionnaires sous la forme d’un dividende spécial?
Le gestionnaire de portefeuille pense que non.
« Le fait que Berkshire Hathaway se garde autant de liquidités, c’est peut-être pour racheter les actions que Warren Buffett léguera à divers organismes de charité à son décès. Ces derniers vont alors vouloir vendre leurs actions pour financer leurs activités. Les liquidités pourraient servir, dans le fond, à ce que la société rachète les actions pour ensuite les annuler», raconte-t-il.
Ce serait une bonne manière, selon lui, de diminuer grandement le nombre d’actions en circulation, ce qui équivaudrait à retourner du capital aux actionnaires.
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La Réserve fédérale donne une gifle à Donald Trump
2026/09/17
GESTIONNAIRES EN ACTION. Les gouverneurs de la Réserve fédérale américaine ont voté à l'unanimité, le 16 septembre, en faveur d'un relèvement d'un quart de point du taux directeur, pour le porter entre 3,75 et 4 %.
Julie Hurtubise, conseillère en placement principale à Gestion de patrimoine TD, soutient que les dirigeants de la Fed avaient plusieurs raisons d’agir.
«D'abord, l'économie américaine demeure solide. Les dernières données sur l'emploi ont été meilleures que prévu. De façon générale, l'économie continue de bien résister. Ça a permis à la Fed de resserrer sa politique monétaire, puisque l'inflation demeure trop élevée. Les données des derniers mois n'ont pas vraiment démontré de signe d'amélioration», dit-elle.
La Fed prévoit à présent une inflation à 3,7% à la fin de 2026, encore loin de sa cible de 2%.
«Il faut aussi ajouter toute l'incertitude géopolitique à ça. La guerre en Iran se poursuit et continue de faire monter le prix du baril de pétrole, ce qui vient évidemment ajouter aux pressions inflationnistes», résume-t-elle.
Une gifle à Donald Trump?
Cette décision des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine peut-elle être perçue comme une gifle au visage du président américain Donald Trump, qui aurait préféré, lui, que la banque centrale américaine baisse son taux directeur?
«Effectivement, je pense que Donald Trump aurait clairement préféré voir la Fed baisser les taux. Puis on sait que Kevin Warsh (le président de la banque centrale) a été nommé par le président. Il se retrouvait donc dans une position particulière», explique Julie Hurtubise.
Selon elle, la décision montre que la Fed a choisi de passer un message au président selon lequel elle restait indépendante (du pouvoir politique).
De plus, les marchés anticipent une autre hausse de taux d’ici la fin de l’année, ce qui risque de soulever encore plus l’ire du président américain à l’approche des élections de mi-mandat.
«Tout va dépendre de l'évolution de l'inflation et de l'économie», explique la conseillère.
Une politique monétaire influencée par l’intelligence artificielle
Cette dernière ajoute qu’un autre élément important sera à surveiller : celui de l'ampleur des investissements liés au déploiement de l’intelligence artificielle. «Les investissements massifs dans les centres de données, les infrastructures et les équipements soutiennent les activités économiques, puis créent une forte demande de capitaux, ce qui pourrait inciter la Fed à garder les taux plus élevés plus longtemps», dit-elle.
Le marché obligataire réagit
Julie Hurtubise rappelle qu’à court terme, une hausse des taux fait baisser les prix des obligations déjà en circulation. «C’est simple, de nouvelles obligations arrivent sur le marché avec des rendements plus intéressants. Celles qui existent déjà et offrent un taux moins intéressant voient donc leur prix baisser», raconte-t-elle.
Le taux des obligations du gouvernement américain à échéance de deux ans sont, à son avis, particulièrement à surveiller, puisqu’elles sont sensibles aux anticipations des décisions de la Fed. «Autrement dit, ce n'est pas la Fed qui fixe le taux, c'est le marché», juge-t-elle.
À plus long terme, elle soutient que c'est surtout l'évolution de l'inflation, puis l'économie qu'il faudra surveiller. Si les hausses des taux réussissent à ralentir l'inflation, la Fed pourrait éventuellement stabiliser les taux et les réduire.
«Toutefois, même si la Fed commence éventuellement à réduire son taux directeur, les taux des obligations à échéance de 10 et 30 ans pourraient demeurer plus élevés. Pourquoi? Parce que le gouvernement américain doit financer et refinancer une dette importante, ce qui oblige le Trésor à émettre beaucoup d'obligations», dit-elle.
La Banque du Canada devra-t-elle suivre?
De son côté, la Banque du Canada vient de garder son taux directeur stable à 2,25% le 2 septembre.
Julie Hurtubise affirme que la banque centrale canadienne n’est absolument pas obligée de suivre la Fed dans le resserrement de la politique monétaire du pays.
«L'économie canadienne n'est pas aussi vigoureuse que celle des États-Unis. Elle est un peu au ralenti, ce qui limite les pressions inflationnistes. L'inflation est actuellement de 3%, mais elle se situe à 2,3% lorsqu'on exclut l'énergie du calcul. La Banque du Canada peut donc suivre sa propre trajectoire et garder son taux directeur stable, même si la Fed continue de relever le sien», affirme-t-elle.
Les économistes de la Banque TD prévoient ainsi que la Banque du Canada ne touchera pas à son taux directeur d'ici la fin de... 2027.
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Bourse: garder le cap malgré les distractions géopolitiques
2026/09/10
GESTIONNAIRES EN ACTION. Entre tarifs, contre-tarifs et conflit dans le détroit d’Ormuz, les indices boursiers nord-américains se tirent particulièrement bien d’affaire.
Sébastien Mc Mahon, économiste en chef à iA Groupe financier, soutient que la bonne performance des marchés boursiers s’est amorcée bien avant le « jour de la Libération » du 2 avril 2025, quand le président américain Donald Trump avait annoncé des barrières tarifaires avec le reste du monde.
«Ça fait plus qu'un an et demi que la Bourse fait bien. C'est depuis la fin 2022 qu'on a des rendements qui sont assez exceptionnels pour une période de crise. Il y a eu, bien sûr, les banques centrales qui, avaient resserré la politique monétaire de façon massive et qui, depuis, ont, abaissé les taux. C'est venu donner un bon vent de dos à l'économie mondiale», explique-t-il.
Selon lui, la croissance des bénéfices des entreprises est aussi poussée par plusieurs facteurs, comme la hausse des dépenses en infrastructures et en défense, de même que par la montée de l'intelligence artificielle.
«On ne voit donc pas de risque imminent d'une chute des cours malgré tout ce qu'on peut entendre dans les nouvelles», dit-il.
Sébastien Mc Mahon note que le dollar canadien, cette semaine, n'a pas vraiment reculé même si le Canada est pris dans une tourmente tarifaire avec les États-Unis.
«Après ça, pour nos actions canadiennes, bien, l'économie se montre très résiliente et puis les marchés boursiers, ce n’est pas l'économie. Sur les marchés canadiens, les attentes de croissance des bénéfices sont élevées pour les ressources naturelles, dont les métaux, et l’énergie», explique-t-il.
Il ajoute que tous ces facteurs militent encore vers une Bourse compétitive. «On pense que le marché canadien pourrait continuer de « surperformer » celui des États-Unis pendant un petit bout de temps, comme ce fut le cas en 2025 et comme on le voit depuis le début 2026», affirme-t-il.
Un conflit qui profite à l’industrie pétrolière
En plus de la guerre tarifaire, le baril de pétrole est revenu à environ 100$US en raison du conflit dans le détroit d'Ormuz, ce qui pourrait profiter à l’industrie pétrolière canadienne si la situation devait persister. Tout cela est susceptible de profiter à l’industrie pétrolière canadienne.
« Plus longtemps ça dure, mieux c'est pour les prévisions de profits, parce que ça ne coûte pas plus cher aux entreprises canadiennes de produire du pétrole quand le prix du pétrole monte, donc les marges de profit gonflent», dit-il.
Il soutient qu’à l’heure actuelle, lorsque vient le temps d’évaluer les valorisations des pétrolières, les marchés financiers travaillent avec un prix de l’or noir qui serait aux alentours de 70$US à 80$US à moyen terme.
«Puis là, on est à 100$US. Si on reste à 100$US pendant un bout de temps, il faut s'attendre à des révisions à la hausse, de la part des analystes, de la croissance des bénéfices des pétrolières canadiennes. Puis ça, ça pourrait amener des cours à la hausse», estime-t-il.
Tarifs : Bombardier dans l’actualité malgré elle
Bombardier (BBD.B, 305,72$US) s'est aussi retrouvée dans l'actualité un peu malgré elle cette semaine, mais le titre de l'entreprise n'a pas trop souffert malgré les menaces du président américain d'interdire les ventes d'appareils aux États-Unis.
Globalement, selon Sébastien Mc Mahon, c’est le signal qu’il faut commencer à en prendre et en laisser avec les menaces de Donald Trump.
«Les investisseurs commencent à se poser des questions. Quand ils voient Donald Trump faire un tweet ou une publication sur Truth Social qui vise une société en particulier, on a vu la levée de boucliers au niveau politique dans certains États américains, dont le Kansas, où beaucoup d’emplois sont dépendants du succès de Bombardier», dit-il.
Il précise qu’il y a beaucoup de contenu américain dans un avion de Bombardier, alors que la société compte près de 3000 fournisseurs dans 47 États.
Quelle est la meilleure stratégie à adopter, à long terme, pour les investisseurs?
Sébastien Mc Mahon soutient que, même si les actualités peuvent être alarmistes, la meilleure stratégie pour les investisseurs reste de suivre leur plan.
«Il faut avoir un plan, dépendamment de l'âge qu'on a, dépendamment des objectifs qu'on a à court et moyen terme. Ça va dicter si on veut plus ou moins d'actions. Puis, dans les actions, est-ce qu'on veut plus de risques, moins de risques, plus ou moins de petites capitalisations, plus ou moins de marchés émergents…», raconte-t-il.
iA Groupe financier voit encore beaucoup de valeur dans les actions des marchés émergents et dans les actions canadiennes.
Tout dépend, selon lui, du profil de risque de chaque investisseur, sans oublier qu’après quatre années de bonnes performances, certains pourraient être tentés de procéder à des prises de profits et à des rééquilibrages pour s’assurer qu’ils continuent de suivre leur plan.
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Bourse : ce qu’il faudra surveiller cet automne
2026/09/04
GESTIONNAIRES EN ACTION. Après les vacances estivales, le temps est venu de se replonger dans ses investissements en vue d’un automne qui s’annonce chaud, estime Luc Girard, gestionnaire de portefeuille chez Noël Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins.
Ce dernier soutient que si les investisseurs ont un portefeuille qui a bien fait depuis le début de l’année, c'est justement ce pour quoi il faudrait y toucher. Il donne l’exemple d’un portefeuille qui était pondéré à 60 % en actions et à 40 % en obligations au début de l’année.
« Les actions ont connu une très belle performance depuis le début de l'année et aujourd'hui, vous pouvez vous retrouver avec un portefeuille qui contient 67 % d’actions. La bonne nouvelle, oui, vous avez fait de l'argent, mais votre portefeuille est devenu plus risqué», explique-t-il.
Il soutient donc qu’il est important de procéder à des rééquilibrages, même si ce n’est pas agréable au premier coup d’œil, car ça peut signifier de vendre un peu de ce qui a très bien fait pour le réinvestir dans ce qui a moins bien fait.
«Notre cerveau, lui, il nous dit exactement le contraire, mais c'est justement ça, la discipline en placement», insiste-t-il.
Surveiller les obligations
Il ajoute que les chiffres importants à surveiller cet automne sont ceux des taux obligataires pour les bons du Trésor américains.
«Le taux des obligations américaines à échéance de 10 ans est à 4,80%. En 2021, il était à 1%. Pourquoi je regarde ça? Parce que les actions ont de nouveau de la concurrence. Pendant des années, avec des taux extrêmement bas, un investisseur qui voulait faire du rendement, c'était facile. Il allait le chercher dans les marchés boursiers. Aujourd'hui, ce n'est plus vrai», dit-il.
Il explique que les investisseurs ne réalisent pas encore complètement à quel point la situation a changé, à condition de bien gérer le risque de durée.
«Il ne faut pas oublier que les obligations ont un prix. Plus l'échéance est loin, plus le prix peut varier. Je prends souvent l'analogie de la queue d'un chien avec mes clients. Plus on est près du corps, moins il y a de la volatilité. Plus on s’en éloigne, plus ça va bouger. C'est la même chose avec les taux d'intérêt», explique-t-il.
Les marchés américains sont-ils surévalués?
Et en ce moment, on peut aussi avoir l'impression que les marchés boursiers américains se négocient à des ratios élevés, ce qui ne signifie pas, d’après Luc Girard, qu’ils sont surévalués.
«Ce qui m'intéresse, c'est de savoir ce qui va arriver aux bénéfices des sociétés. Jusqu'à présent, la croissance des bénéfices est au rendez-vous. Il ne faut pas oublier qu'en achetant une action aujourd'hui, on n'achète pas juste les bénéfices passés et ceux des 12 prochains mois. On achète aussi une partie des bénéfices que l'entreprise va générer dans 5 ans, dans 10 ans et même plus. C'est là que je fais une distinction très importante. Le marché dispendieux n'est pas nécessairement un marché surévalué», dit-il.
Selon lui, les investisseurs doivent amorcer la dernière ligne droite de l’année en se posant trois questions : «Premièrement, est-ce que j'ai le bon niveau de risque ? Deuxièmement, est-ce que je suis suffisamment diversifié ? Et la dernière, qui est probablement ma préférée, c'est est-ce que mon portefeuille est encore bien positionné pour atteindre mes objectifs à long terme».
Si la réponse est oui aux trois, le gestionnaire estime que l’investisseur sera très bien préparé pour l'automne.
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Obligations : Washington stimule les cryptomonnaies et l’or
2026/08/28
GESTIONNAIRES EN ACTION. Les obligations gouvernementales américaines à échéance de 30 ans ont vu leur taux d’intérêt dépasser 5,3% ces derniers jours, du jamais vu depuis 2007.
Le gouvernement Trump a décidé d’intervenir pour faire reculer les taux, ce qui a notamment stimulé une remontée des prix des cryptomonnaies et de l’or, raconte Nicolas Vaugeois, vice-président et gestionnaire de portefeuille, revenu fixe mondial, à Fiera Capital.
«Plusieurs facteurs expliquent la hausse des taux aux États-Unis dans la partie longue de la courbe. Le déficit américain est toujours entre 6% et 6,5% du PIB et la dette a récemment dépassé 40 000 milliards de dollars. Tout ça a quand même un effet sur la demande pour les obligations du trésor américain», explique-t-il.
Sans oublier que la guerre en Iran continue, tout comme la guerre commerciale, ce qui peut causer des pressions inflationnistes aux États-Unis. «Les investisseurs demandent davantage de prime pour le risque de durée», résume-t-il.
Des rachats plus importants du Trésor américain
Le gouvernement Trump va commencer à racheter plus agressivement ses titres de dette à long terme pour les remplacer par des titres à plus courte échéance.
Selon Nicolas Vaugeois, l'objectif du secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, est d’envoyer un signal que les taux sont trop hauts selon le gouvernement et de tempérer les taux dans la partie longue de la courbe des échéances.
Effet immédiat sur les cryptomonnaies et l’or
L’annonce a fait reculer le dollar américain, ce qui a permis un rebond des prix des cryptomonnaies et de l’or.
«Souvent, les marchés financiers n'aiment pas quand le gouvernement est obligé d'intervenir. On préfère un libre marché», dit-il.
Nicolas Vaugeois estime que la situation aux États-Unis pourrait avoir des effets au Canada, bien que le déficit soit d’environ 2% du PIB et que l’inflation est davantage l’inflation est davantage maîtrisée.
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Bourse : attention à la surconcentration des semi-conducteurs dans le S&P 500
2026/08/21
GESTIONNAIRES EN ACTION. Le secteur des semi-conducteurs a connu une performance phénoménale depuis deux ans et a un poids de près de 20% dans l’indice boursier phare de la Bourse de New York, le S&P 500.
François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille de Giverny Capital, souligne qu’il s’agit d’un sommet dans l’histoire de la Bourse américaine qui n’a même pas été atteint au sommet de la bulle des titres technologiques de 1999-2000.
«C'est rendu un très gros poids dans l'indice. Ça ne veut pas dire que ce sont de mauvaises entreprises. Toutefois, il ne faut jamais oublier une chose, c'est que l'industrie du semi-conducteur est hautement cyclique. Il y a des périodes de grande demande, mais il y a aussi des périodes qui sont beaucoup plus difficiles», affirme-t-il.
Il concède que le scénario qui explique la popularité des fabricants de semi-conducteurs repose sur la forte demande en infrastructures pour soutenir le développement de l’intelligence artificielle.
«Tout ce que je dis, c’est qu’il faut être prudent, car la rentabilité d’entreprises très populaires en ce moment pourrait être difficile à soutenir à long terme», explique-t-il.
Giverny possède d’ailleurs trois titres dans l’industrie des semi-conducteurs, dont Analog Devices (ADI, 370,24$US), mais l’exposition du portefeuille de l’entreprise au secteur est loin de celle du S&P 500.
Trop d’optimisme envers les banques canadiennes?
Dans sa plus récente lettre trimestrielle envoyée à ses partenaires, François Rochon estime également que le secteur bancaire canadien est surévalué en ce moment, alors que les titres se négocient à des ratios moyens de 17 fois le bénéfice par action prévu des 12 prochains mois.
«Le meilleur moment pour acheter des titres bancaires, c'était avant l'éclatement de la bulle techno, alors que plus personne ne voulait investir dans les banques et on pouvait les acheter à huit fois les profits», se rappelle-t-il.
Il précise que les titres bancaires se négocient habituellement à un ratio de neuf à quatorze fois les bénéfices prévus.
«Si on regarde aux États-Unis, les JP Morgan (JPM, 351,55$US), les Bank of America (BAC, 61,86$US), on est à 13 fois les profits. Donc, il y a vraiment une anomalie de marché en ce moment pour les banques canadiennes, puis je pense que ça appelle à la prudence», dit-il.
Le gestionnaire de portefeuille explique que la demande pour les titres bancaires canadiens vient en partie de la popularité des fonds indiciels, puisque le secteur constitue environ le tiers de l’indice S&P/TSX.
Sans oublier les FNB sectoriels qui permettent d’investir uniquement dans les titres financiers canadiens.
«On est à une époque où il y a des FNB pour à peu près n'importe quoi. C'est sûr que les secteurs qui ont mieux fait vont attirer encore plus d'argent. Les investisseurs ne devraient jamais oublier que la Bourse à long terme finit toujours par refléter la juste valeur intrinsèque des entreprises», dit-il.
Même si les banques canadiennes sont des entreprises très solides, les périodes qui suivent les bons rendements peuvent à son avis être suivies de périodes creuses le temps que les valorisations reviennent à la normale.
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Pourquoi Claret n'a pas investi dans SpaceX
2026/08/07
GESTIONNAIRES EN ACTION. SpaceX (SPCX, 114,92$US) a dévoilé le 4 août ses premiers résultats trimestriels depuis son entrée en Bourse survenue au mois de juin. Dans l'ensemble, ils ont été supérieurs aux prévisions des analystes.
Vincent Fournier, gestionnaire de portefeuille à Claret, explique toutefois pourquoi la société a préféré ne pas investir dans SpaceX depuis son entrée en Bourse.
Il explique que Claret se concentre d’abord sur des entreprises rentables et qui génèrent des flux de trésorerie libres (free cash flow). «SpaceX est une entreprise qui perd énormément d'argent, qui n'a jamais généré de profits. Pour cette raison, on n'a pas nécessairement d'intérêt», explique-t-il.
Selon lui les premiers appels publics à l’épargne peuvent être payants durant la première journée de négociation sur un titre, mais il s’agit souvent de mauvais investissements à long terme.
«Quand les banques d'investissement présentent les entreprises qui sont sur le point d’entrer en Bourse, elles en font la promotion. Il s’agit donc d’un exercice de mise en marché et de marketing», estime-t-il.
Selon lui, les promoteurs vont ainsi mettre l’accent sur les bons côtés des entreprises, en parlant peu des risques qui viennent avec l’achat de tels titres.
«Alors, malheureusement, les investisseurs se retrouvent souvent à acheter des produits qui sont un peu trop cher», dit-il, ajoutant qu’une entreprise qui entre en Bourse le fait souvent pour aller chercher de l’argent frais pour développer ses produits ou ses services.
Il cite les travaux du professeur Jay R. Ritter, de l'Université de la Floride, qui a analysé tous les p.a.p.e. américains depuis 1980. Si les premiers jours peuvent être payants, les travaux montrent que les titres vont souvent sous-performer l’indice S&P 500 dans les trois années suivant leur entrée en Bourse.
Vincent Fournier soutient que la réalité, c'est que les entreprises qui décident d’ouvrir leur capital sont passées à travers plusieurs cycles de financement. Des fonds privés qui ont pu investir tôt dans ces entreprises se servent ensuite des entrées en Bourse pour liquider leurs participations en tout ou en partie.
«Les actionnaires initiaux, habituellement, ont une très bonne compréhension du titre. Alors, s'ils liquident une portion importante de leur portefeuille, c’est probablement qu'ils perçoivent des risques que les petits investisseurs ne connaissent pas nécessairement», dit-il.
Cela pourrait aussi valoir pour OpenAI et Anthropic, qui doivent faire leur entrée en Bourse au cours des prochains mois.
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Bourse : l'implosion du fonds spéculatif Situational Awareness retient l'attention
2026/07/31
GESTIONNAIRES EN ACTION. L'industrie des semi-conducteurs dédiée à l'intelligence artificielle fait vivre des émotions en montagnes russes aux investisseurs depuis le début de l'année.
Après une progression ininterrompue entre janvier et juin, le titre de Sandisk (SNDK, 1279,96$US) a, par exemple, chuté de 60% entre son sommet historique de juin et son creux du 29 juillet, avant de rebondir de près de 26% le lendemain.
Micron Technology (MU, 874,66$US) et CoreWeave (CRWV, 73,90$US) sont d'autres titres qui ont effectué des mouvements similaires.
Qu’est-ce qui a bien pu se produire pour provoquer des mouvements aussi marqués ces derniers jours? Marc L’Écuyer, gestionnaire de portefeuille à Cote 100, pointe du doigt l’implosion du fonds spéculatif Situational Awareness, dirigé par l’ancien employé d’OpenAI Leopold Aschenbrenner, qui a été forcé de liquider tous ses titres boursiers.
«Dans les deux dernières années, Situational Awareness, qui investissait surtout dans les titres liés à l'intelligence artificielle, avait réalisé des rendements extraordinaires», explique-t-il.
«Puis là, on vient d'apprendre que la société a été obligée de liquider toutes ses actions. Pourquoi? Parce que les rendements avaient été réalisés, disons, en utilisant l'effet de levier», précise-t-il.
Marc L’Écuyer explique que le fonds avait donc utilisé de l’endettement pour amplifier ses rendements.
Le risque d’utiliser de telles pratiques est que les prêteurs peuvent procéder à des rappels de marges lorsque d’importantes baisses boursières surviennent, comme ce fut le cas depuis le début du mois de juillet, forçant les investisseurs à vendre au pire moment.
Trop de complaisance?
Marc L’Écuyer estime que l’industrie de l’intelligence artificielle continuera de générer des investissements massifs au cours des prochaines années.
«En ce moment, les investisseurs peuvent effectivement se laisser emporter par des prévisions un petit peu trop positives ou même euphoriques. Qu'est-ce que ça veut dire? C'est que le risque à la baisse est excessivement élevé», dit-il.
Le gestionnaire de portefeuille ajoute que les FNB à effet de levier peuvent être tout aussi risqués en multipliant le rendement de titres ou de secteurs comme les semi-conducteurs à la hausse en utilisant des produits dérivés. Lorsque des reculs surviennent, ces rendements sont toutefois multipliés... à la baisse.
Microsoft et Meta Platforms dans des directions opposées
Aux États-Unis, Meta Platforms (META, 539,03$US) et de Microsoft (MSFT, 451,10$US) ont toutes deux dévoilé leurs résultats trimestriels après la fermeture des marchés le 29 juillet et les titres ont pris des directions opposées le lendemain!
Le titre de Microsoft a progressé de 15,5%, alors que celui de Meta a plutôt reculé de 8%.
Marc L’Écuyer soutient que les investisseurs commencent à être en mesure de faire la différence entre les entreprises qui ont une stratégie claire en intelligence artificielle et en infonuagique et celles dont les objectifs sont plus flous.
«Si on prend l'exemple de Microsoft, on regarde la croissance des revenus dans l’infonuagique est à un sommet depuis 2022. On voit une demande et comment la stratégie de la société va s'implanter, entre autres en connectant ses solutions avec tous ses clients d’affaires», explique-t-il.
Il précise qu’à l'inverse, la stratégie pour monétiser l'intelligence artificielle de Meta Platforms est plus nébuleuse, ce qui a provoqué la chute du titre le 30 juillet.
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Bourse : bilan mi-année avec Julie Hurtubise
2026/06/26
GESTIONNAIRES EN ACTION. Les marchés boursiers nord-américains ont fait preuve de résilience durant les six premiers mois de 2026.
Le S&P/TSX porté par les financières
BALADO. Les marchés boursiers nord-américains ont fait preuve de résilience durant les six premiers mois de 2026.
Au Canada, l'indice S&P/TSX a enregistré un gain de 10% depuis le début de l’année.
«Même si les négociations commerciales avec les États-Unis continueront d'être un élément à surveiller, les perspectives pour la deuxième moitié de l'année sont plus encourageantes», estime Julie Hurtubise, conseillère en placements à Gestion de patrimoine TD.
Elle souligne que le secteur des financières est demeuré le principal moteur du marché, soutenu par des résultats solides des banques canadiennes.
«Ce secteur représente à peu près le tiers du marché canadien et est en hausse de 20% depuis le début de l'année», dit-elle, ajoutant que les secteurs des ressources naturelles et des services à la collectivité ont aussi tiré leur épingle du jeu, tout comme certains titres individuels, comme le Canadien National et le Canadien Pacifique.
Les indices américains soulevés par l’intelligence artificielle
Julie Hurtubise souligne que les grands indices boursiers américains ont fait preuve de résilience dans un climat géopolitique sous tension. «Le S&P 500 est en hausse de 7,5%, le Nasdaq de 9,6% et le Dow Jones de 7,9% depuis le début de l’année au 24 juin», souligne-t-elle.
Elle attribue cette progression aux résultats financiers supérieurs aux attentes, à la poursuite des investissements en intelligence artificielle, à la vigueur de la consommation, à un marché de l'emploi solide et à la confiance accrue des investisseurs.
«Un point encourageant qui se dessine, c'est que le leadership du marché s'élargit. Alors qu'en 2025, la progression reposait principalement sur quelques géants technologiques, la hausse repose à présent sur un plus grand nombre d'entreprises qui profitent des investissements en intelligence artificielle», raconte-t-elle, citant les titres de Micron Technology (MU, 1213,56$US) et de Dell Technologies (DELL, 409,45$US).
Elle précise que cette participation plus large se reflète aussi dans les titres de petite capitalisation avec l’indice Russell 2000 qui est en progression de 20% depuis le début de l’année.
Encore le temps de miser sur l’or et le pétrole?
Pour les matières premières, Julie Hurtubise estime que les perspectives diffèrent selon les secteurs. «Du côté des métaux précieux, l'or a connu une progression exceptionnelle au cours des dernières années, mais depuis quelques mois, on a perdu un peu de son élan», dit-elle.
Elle soutient que l’évolution du précieux métal dépendra des décisions des banques centrales, des taux d'intérêt et de la force du dollar américain, ainsi que des tensions géopolitiques, ajoutant que les économistes de la TD prévoient un prix de l’once d’or à 4800$US d’ici la fin de l’année.
L’argent est un autre métal qui retiendra l’attention, puisqu’en plus de son statut de métal précieux, il bénéficie aussi d’une forte demande industrielle, notamment dans l'électrification, les technologies et les centres de données.
Du côté de l'énergie, on continue de voir un contexte favorable pour le Canada. «Aujourd'hui, il ne s'agit pas seulement d'acheter de l'énergie au meilleur prix, mais de s'assurer qu'elle provienne de partenaires fiables et diversifiés. Plusieurs pays cherchent maintenant à sécuriser leurs sources d'apprivoisement en pétrole et en gaz naturel avec deux ou trois sources fiables. Dans ce contexte, le Canada est bien positionné», dit-elle.
Vers un rebond du dollar canadien?
Du côté des devises, le dollar américain est à un sommet des 12 derniers mois.
Le dollar canadien se situe actuellement autour de 0,70$US. Plusieurs grandes institutions financières s'attendent à un raffermissement graduel du dollar canadien d'ici la fin 2026. «À la TD, nous pensons que le dollar canadien terminera l’année autour de 0,74$US. L'endettement croissant du gouvernement américain, les déficits budgétaires et certaines politiques économiques américaines pourraient exercer une pression à la baisse sur le dollar américain au cours des prochains mois», estime-t-elle.
Un dollar américain plus faible aurait aussi un effet positif sur la compétitivité des exportations des États-Unis, ce qui est souhaité par le gouvernement central.
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L’envolée du titre de SpaceX sera difficilement soutenable
2026/06/19
GESTIONNAIRES EN ACTION. Après l’entrée en Bourse de SpaceX (SPCX, 185,00$US) le 12 juin à un prix de 135$US, le titre s’est envolé jusqu’à 225$US avant de se replier.
Sébastien Mc Mahon, économiste en chef à iA Groupe financier, soutient que la hausse du titre depuis son entrée en Bourse n’est pas un hasard.
«Historiquement, il faut se rappeler que lorsqu’une société entre en Bourse, les conditions font en sorte que, généralement, ça se passe bien. Les gens peuvent acheter, mais ceux qui détiennent déjà des actions ont de la difficulté à sortir ou il y a des règles qui les empêchent de vendre», raconte-t-il.
Il précise toutefois qu’à plus long terme, les sociétés qui entrent en Bourse ont tendance à sous-performer les indices. «SpaceX, c'est une grande entreprise, donc on verra si c'est différent pour elle, mais les plus grandes sociétés qui sont entrées en Bourse au cours des 40 dernières années ont sous-performé leur indice de 4% en moyenne après trois ans», affirme-t-il.
En incluant les entreprises de toutes tailles, il précise que la sous-performance atteint 21% après trois ans.
«La loi des grands nombres dit que probablement, à partir d'ici, peut-être bien que le mieux, ce serait d'attendre quelques mois pour voir ce que le marché pense de tout ça si vous ne détenez pas encore d’actions», explique-t-il.
Sébastien Mc Mahon ajoute que beaucoup de spéculation a entouré l’entrée en Bourse de SpaceX, puisque le futur de l’entreprise repose en partie sur des éléments qui sonnent un peu comme de la «science-fiction», citant notamment le projet de bâtir une colonie humaine sur Mars ou des bases lunaires.
«Starlink va déjà très bien, et la société possède aussi la plateforme d’intelligence artificielle xAI et le réseau social X. Il y a donc beaucoup de choses là-dedans», dit-il.
La grande question est, selon lui, de déterminer la juste valeur des actions de SpaceX. «Quand je regardais le consensus avant l'entrée en Bourse, on parlait d'environ 65$US par action. Là, on est environ à 185$US, donc c'est à peu près trois fois plus élevé», constate-t-il.
À quoi s’attendre d’Anthropic et OpenAI?
D’après Sébastien Mc Mahon, le succès du premier appel public à l’épargne de SpaceX pave la voie à une bonne performance des titres d’Anthropic et OpenAI, respectivement derrière les agents conversationnels Claude et ChatGPT, lorsqu’ils arriveront en Bourse plus tard cet automne.
«Les entrées en Bourse, c'est comme un référendum sur la liquidité ou l'appétit pour le risque des marchés. On verra d'ici l’automne si les conditions changent, mais ce que le marché est en train de nous dire en ce moment, c'est qu'il y a de l'appétit et du capital sur les lignes de côté qui est prêt à être investi dans d'autres joueurs importants du monde de l'intelligence artificielle», dit-il.
L’IA offre des rendements inégaux en Bourse en 2026
Sébastien Mc Mahon constate par ailleurs que tous les secteurs de l’intelligence artificielle n’ont pas offert les mêmes rendements en Bourse depuis le début de l’année.
«Ça fait un petit bout de temps qu'on n'a pas vu de nouveau sommet pour les titres des sept magnifiques, à l'exception d'Apple (AAPL, 295,90$US) qui a bien fait récemment. Il y a une façon de jouer l'intelligence artificielle dans le moment et c'est d'investir dans les marchés émergents, où environ 40% de l'indice est lié au thème. Depuis le début de l'année, en dollars canadiens, on parle d'une performance qui est environ 30%, donc c'est très enviable», raconte-t-il.
Il ajoute que les fournisseurs d’infrastructures destinées à l’intelligence artificielle sont en ce moment ceux qui sont les plus prometteurs. «Éventuellement, peut-être que le thème va continuer d'avoir des rotations et qu’on va revenir sur la mémoire ou les semi-conducteurs, mais pour le moment, l’attention est sur les fournisseurs de services infonuagiques», soutient Sébastien Mc Mahon.
Il est donc important pour les investisseurs d’avoir une bonne gestion active s’ils veulent miser sur le secteur.
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Vers une pause prolongée du taux directeur de la Banque du Canada
2026/06/12
GESTIONNAIRES EN ACTION. Les détenteurs de prêts hypothécaires à taux variable peuvent dormir tranquilles. La Banque du Canada ne devrait pas relever son taux directeur cette année, soutient Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille à Fiera Capital.
Les gouverneurs de la Banque du Canada ont en effet choisi de garder le taux directeur à 2,25%, une pause qui pourrait se prolonger encore plusieurs mois.
«Le message de la Banque du Canada, c’est que la croissance économique reste faible. Il y a aussi quand même des inquiétudes quant à l’évolution de la relation commerciale avec les États-Unis. Avec une économie qui est très fragile et qui est en récession technique, il n'y avait pas de raison pour la Banque du Canada de monter les taux parce que le prix du pétrole est à la hausse», explique-t-il.
Il précise que la Banque du Canada a besoin de plus de temps avant de prendre une décision, tout en suivant les discussions entourant la renégociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACÉUM).
Et les hypothèques à taux variable?
«On ne pense pas que la Banque du Canada va monter les taux d'intérêt ni les baisser, d’ici la fin de l’année, à moins qu'il y ait soit de la croissance fulgurante ou une grosse récession», raconte Nicolas Vaugeois.
D’après lui, la Banque du Canada va donc rester sur les lignes de côté, même si l'inflation incluant l'énergie est à la hausse.
«Même si on relevait le taux directeur à cause de la hausse du prix du pétrole, ça ne réglerait pas la situation dans le détroit d’Ormuz», dit-il.
L’inflation américaine inquiète
Aux États-Unis, on a vu cette semaine l'inflation grimper à 4,2% au mois de mai. Selon Nicolas Vaugeois, on ne risque toutefois pas de revivre la même situation qu’en 2022, alors que l’inflation avait culminé à plus de 9% à la mi-année.
«En 2022, on sortait de la COVID-19. La Russie a envahi l'Ukraine. Il y avait beaucoup d'épargne excédentaire. Les chaînes de production n'étaient pas nécessairement toutes rouvertes, mais il y avait beaucoup de demande. Tout ça a créé de l’inflation», explique-t-il.
Il ajoute que cette année, le revenu disponible des ménages est à la baisse par rapport à l'année passée et les défauts de paiement sur les prêts auto et les cartes de crédit aux États-Unis sont à un sommet depuis 2008. Cela devrait inciter la Réserve fédérale à faire preuve de prudence avant de relever son taux directeur.
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Pourquoi le S&P/TSX est au sommet malgré la récession technique
2026/06/05
GESTIONNAIRES EN ACTION. Le 29 mai dernier, Statistique Canada révélait que le PIB canadien avait reculé pour un deuxième trimestre consécutif, ce qui correspond à la définition d'une récession technique.
Luc Girard, gestionnaire de portefeuille à Noël, Girard Lehoux, Valeurs mobilières Desjardins, met toutefois les données en perspective. «Oui, le produit intérieur brut réel a reculé de 1 % au quatrième trimestre de 2025 et de 0,1 % au premier trimestre de 2026. Toutefois, lorsqu'on regarde les détails, l'histoire est beaucoup plus nuancée», dit-il.
Il est prématuré de conclure à une véritable récession, puisque la faiblesse n’est pas généralisée à l’ensemble de l’économie. «Or, plus de la moitié des industries canadiennes sont encore en expansion. On a des consommateurs qui continuent de dépenser. On a des entreprises qui continuent d'investir. Donc, à mes yeux, nous ne sommes pas dans une économie en panne, mais plutôt dans une économie qui tourne au ralenti», explique-t-il.
Qu’est-ce qui explique la récession technique?
Luc Girard soutient que le consommateur canadien ne peut pas être pointé du doigt, mais que la faiblesse de l’économie est liée au commerce extérieur.
«Les importations qui ont bondi de 12% au premier trimestre, alors que les exportations ont légèrement diminué, de 0,5%. Cette situation est attribuable à quoi? À une forte hausse des achats d'or, ainsi qu'à un ralentissement de certaines exportations vers les États-Unis, particulièrement dans le secteur automobile. Lorsque vous avez des importations qui augmentent plus rapidement que les exportations, ça soustrait mécaniquement de la croissance économique», raconte-t-il.
Le gestionnaire de portefeuille souligne que, malgré tout, certains indicateurs restent solides, notamment la consommation des ménages qui a progressé de 1,5%, les investissements en machinerie et en matériel qui ont bondi de plus de 10% et les investissements en propriété intellectuelle qui ont progressé de 14%. «On a même le PIB par industrie qui a augmenté de 0,5 %. On est donc loin d'un scénario où tous les moteurs économiques s'arrêtent en même temps», affirme-t-il.
Le S&P/TSX au sommet malgré tout
Malgré le ralentissement économique, l’indice phare de la Bourse de Toronto, le S&P/TSX, a terminé la séance du 4 juin à un sommet historique de plus de 35 200 points et est en hausse de plus de 10% depuis le début de l’année.
Une situation qui peut s’expliquer facilement, selon Luc Girard. «C'est probablement la question la plus importante pour les investisseurs parce que la Bourse et l'économie ne racontent pas toujours la même histoire. L'économie nous décrit ce qui s'est passé récemment. La Bourse, elle, essaie d’anticiper ce qui va se produire dans 6, 12 et même 18 mois. Surtout, le S&P/TSX n'est pas l'économie canadienne», dit-il.
Il souligne que l’indice est concentré à 70% dans trois secteurs, soit 35% dans les financières, 17% dans l’énergie et 18% dans les ressources naturelles.
«Ça explique pourquoi la Bourse peut performer même si l'économie ralentit», précise-t-il, ajoutant que les trois secteurs profitent de vents favorables.
À son avis, même si certains ménages ressentent davantage de pression, les grandes entreprises canadiennes continuent de très bien performer. C'est pourquoi il est selon lui toujours très dangereux de confondre la santé de l'économie avec celle de la Bourse.
Encore un bon moment pour investir?
Luc Girard comprend aussi les investisseurs qui hésitent à miser sur la Bourse alors que les indices sont à des sommets historiques. Il s’empresse cependant de préciser que les indices ont tendance à passer une bonne partie de leur existence proche de leur sommet historique.
«Attendre la prochaine correction, ça semble effectivement logique, mais, dans les faits, cette stratégie fonctionne rarement. La vraie question à se poser, c'est plutôt de savoir si les sociétés qu'on a choisies dans nos portefeuilles vont être encore plus profitables dans 5, 10 ou 15 ans», dit-il.
En ce moment, il soutient que la discipline et la patience sont les deux plus grands alliés des investisseurs à long terme.
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Le problème de 380 G$US de Berkshire Hathaway
2026/05/22
GESTIONNAIRES EN ACTION. Berkshire Hathaway a vendu ses actions d’une dizaine de sociétés durant le premier trimestre, le premier complet sous la direction de Greg Abel, mais la société fait face à un problème de taille, estime François Rochon, président et gestionnaire de portefeuille à Giverny Capital.
D’abord, ce dernier soutient que la décision de l’entreprise de vendre complètement ses participations dans une dizaine d’entreprises, dont Visa (V, 331,12$US), Mastercard (MA, 499,62$US), Amazon.com (AMZN, 268,46$US) et l’assureur Aon (324,22$US) n’est pas si surprenante.
«Je pense que c'est très clair. En décembre dernier, Todd Combs a quitté Berkshire Hathaway (BRK.B, 479,98$US) pour aller travailler chez J.P. Morgan (JPM, 303,00$US). Il était, à part Warren Buffett, un des deux autres principaux gestionnaires (avec Ted Weschler) qui gérait un portefeuille d'une quinzaine de milliards de dollars. Ce sont clairement les titres Todd Combs qui ont été vendus», explique-t-il.
Berkshire Hathaway a aussi réduit considérablement ses participations dans quelques entreprises durant le premier trimestre, dont la pétrolière Chevron (CVX, 191,01$US), le producteur de boissons alcoolisées Constellation Brands (STZ, 150,83$US) et aussi l'aciériste Nucor (NUE, 226,44$US).
En tant qu’actionnaire de longue date de la société autrefois dirigée par Warren Buffett, il dit comprendre la décision de vendre des titres de ces trois sociétés, «dans lesquelles il n’investirait pas».
Investissements dans Macy’s, Delta Air Lines et Alphabet
À l’inverse, Berkshire a initié des participations dans le détaillant d’articles de mode Macy’s (M, 20,62$US) et dans le transporteur aérien Delta Air Lines (DAL, 75,65$US), des décisions qui peuvent paraître surprenantes, surtout pour Macy’s qui traverse une période de réorganisation majeure.
«Todd Combs a quitté la société, mais Ted Weschler est toujours présent. Ce dernier a une approche un peu différente. Il a tendance à porter son attention sur des titres plus sous-évalués ou en situation de revirement. Mon impression, c'est que ces deux sociétés sont des achats de Ted», raconte François Rochon.
L'entreprise qui a aussi bonifié sa participation dans Alphabet (GOOGL, 387,66$US). «Je sais que Warren Buffett a toujours été un grand admirateur d’Alphabet. Assez rapidement, il a réalisé qu’elle avait des avantages compétitifs très importants», explique le dirigeant de Giverny Capital, qui possède aussi des actions de la société derrière l’agent conversationnel Gemini et le moteur de recherche Google.
«Au début, quand ChatGPT est arrivé, il y avait des inquiétudes valides que ça pouvait constituer une menace pour le modèle d'affaires d’Alphabet. Toutefois, et je dirais même de façon extraordinaire, à mon avis, la société a réussi à combler son retard et Gemini est peut-être même en ce moment meilleur que ChatGPT», dit-il, ajoutant que l’entreprise peut aussi dorénavant compter sur une division d’unités de traitement de tenseur (mieux connue sous l’appellation anglophone Tensor processing unit, ou TPU), qui sont un peu différents des processeurs graphiques (GPU) fabriqués entre autres par Nvidia (NVDA, 219,51$US) et seraient même un peu plus efficaces.
Le problème des liquidités qui totalisent 380G$US
L’éléphant dans la pièce chez Berkshire Hathaway reste que la société possède des liquidités d'environ 380 milliards de dollars américains (G$US).
Selon François Rochon, il sera très difficile pour la société de générer de bons rendements boursiers avec une somme aussi importante qui rapporte à peine plus de 3% si elle est investie dans des bons du Trésor.
«Ça doit approcher 40 % de tous les actifs de Berkshire Hathaway. C'est donc beaucoup demandé à tous les autres actifs de l’entreprise pour pouvoir, disons, maintenir un rendement annuel sur l’ensemble du capital de 10% à 12 %. C'est un problème», juge-t-il.
Selon lui, la société pourrait profiter de périodes de reculs boursiers pour déployer son capital. D’autres options pourraient inclure le versement d’un dividende spécial ou des rachats d’actions. «Éventuellement, il va falloir que ce capital soit mis au travail», affirme-t-il.
Il reconnaît que Warren Buffett a toujours été allergique aux dividendes, mais que ce sera au nouveau PDG, Greg Abel, de trancher.
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