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2030 Glorieuses

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Rating
★★★★★
5
from
4 reviews
This podcast has
206 episodes
Language
French
Publisher
Julien Vidal
Explicit
No
Date created
2020/02/03
Latest episode
2026/04/19
Average duration
30 min.
Release period
8 days

Description

Bienvenue en 2030 Glorieuses, le podcast pour raconter les mondes de demain ! On nous répète partout que demain est foutu, qu'il est trop tard et que nous n'avons pas d'autres choix que de limiter les dégâts. Résultat ? Nous avons mis nos rêves en pause pour devenir des gestionnaires de notre propre extinction. Dans cette nouvelle saison, on change donc de braquet. On va apprendre à muscler nos rêves. Toutes les deux semaines, je donne la parole à des femmes et des hommes qui ont décidé de ne plus subir les histoires qu'on nous impose pour inventer leur propre chemin. Ensemble, on va décoloniser nos esprits, retrouver le pouvoir des mots et libérer nos imaginaires. Retrouvez notre galaxie utopiste sur 2030glorieuses.org. Et parce qu'un rêve a besoin de fondations solides, ce podcast est toujours soutenu par La Nef, la coopérative bancaire citoyenne qui finance depuis plus de 30 ans ceux qui construisent le monde réel. Plus d’infos sur lanef.com.

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Imaginez : nous sommes en 2030 avec Timothée Parrique
2026/04/19
Dans cet extrait, Timothée Parrique nous projette sur le perron d'une ancienne résidence secondaire en 2030 Glorieuses. Là où les volets restaient clos dix mois sur douze, on y découvre aujourd'hui une coopérative d'habitants vibrante de vie. Ici, le dogme de la possession a laissé place à une intelligence de l'usage. Timothée nous montre que le logement peut redevenir un bien commun et un refuge pour le vivant. La priorité n’est plus d’accumuler des mètres carrés inertes, mais de cultiver un jardin partagé où de nombreuses espèces ont enfin élu domicile aux côtés des humains. Habiter en 2030, c’est choisir la sobriété foncière et la coopération pour laisser de la place à la biodiversité. Transformer des murs vides en écosystèmes solidaires, c'est le geste de bascule pour relier les vivants. Et vous, quel lieu aujourd'hui privé ou fermé aimeriez-vous voir transformé en un bien commun ouvert à la vie ? 👇 Merci à La Nef, la banque éthique, de soutenir ces récits qui nous aident à redorer le blason du rêve. Plus d’infos sur lanef.com. Retrouvez notre galaxie utopiste sur 2030glorieuses.org. #2030Glorieuses #Timotheeparrique #Decroissance #Economie #Ecologie #Cooperation #Postcapitalisme
#159 : Timothée Parrique : « Le PIB mesure l’agitation marchande, pas l’épanouissement humain. »
2026/04/12
Bienvenue en 2030 Glorieuses, le podcast pour raconter les mondes de demain ! On nous répète partout que demain est foutu, qu’il est trop tard et que nous n’avons d’autre choix que de limiter les dégâts. À force de l’entendre, nous avons fini par mettre nos rêves en pause pour devenir les simples gestionnaires de notre propre extinction. Pourtant, je reste convaincu d’une chose : l’avenir ne se gère pas, il se rêve. Aujourd’hui, je reçois un chercheur qui a décidé de s’attaquer à l’une des plus grande croyance de notre époque : la croissance économique. Timothée Parrique es économiste, spécialiste de la décroissance, et l’auteur de Ralentir ou périr. Alors que nos dirigeants tentent désespérément de ‘verdir’ un modèle qui repose sur l’extraction infinie, il nous propose une voie radicalement différente : une économie qui ne cherche plus à grossir, mais à s’épanouir dans les limites planétaires. Ensemble, on va voir comment la décroissance, loin d’être un retour à la bougie, peut-être la porte d’entrée d’un nouveau monde. Et pour retrouvez notre galaxie utopiste, rendez-vous sur 2030glorieuses.org. Le podcast est soutenu par La Nef, la coopérative bancaire citoyenne qui soutient depuis plus de 30 ans les porteurs de projets sociaux, écologiques et culturels. Plus d’infos sur lanef.com.
Imaginez : nous sommes en 2030 avec Alice de Cointet
2026/04/05
Dans cet extrait, Alice nous projette sur le pont d'un cargo en 2030 Glorieuses. En scrutant l'horizon, on y découvre une marine marchande à taille humaine : ici, le gigantisme polluant a laissé place à une navigation qui respecte le rythme des éléments et la dignité des marins. Alice nous montre que le transport maritime peut redevenir un lien vivant entre les territoires. La priorité n’est plus d’écraser les coûts de logistique à tout prix, mais de réinvestir les petits ports délaissés pour redynamiser nos littoraux. Naviguer en 2030, ce n'est plus brûler du fioul lourd en ignorant l'impact social ; c'est choisir la sobriété heureuse et la coopération citoyenne pour relier les humains. Et vous, quel objet de votre quotidien aimeriez-vous voir arriver à bon port, poussé uniquement par la force du vent ? 👇 Merci à La Nef, la banque éthique, de soutenir ces récits qui nous aident à redorer le blason du rêve. Plus d’infos sur lanef.com. Retrouvez notre galaxie utopiste sur 2030glorieuses.org. #2030Glorieuses #AliceDeCointet #Windcoop #TransportMaritime #Ecologie #Cooperation #FretAVoile
158 : Alice de Cointet : « Windcoop, c’est le choix de la lenteur choisie contre la vitesse subie. »
2026/03/29
Bienvenue en 2030 Glorieuses, le podcast pour raconter les mondes de demain ! On nous répète partout que demain est foutu, qu’il est trop tard et que nous n’avons d’autre choix que de limiter les dégâts. À force de l’entendre, nous avons fini par mettre nos rêves en pause pour devenir les simples gestionnaires de notre propre extinction. Pourtant, je reste convaincu d’une chose : l’avenir ne se gère pas, il se rêve. Aujourd'hui, je reçois une femme qui a décidé que la mer ne devait plus être une zone de non-droit écologique et sociale, mais le terrain d'une immense reconquête citoyenne. Alice de Cointet fait partie de l'équipe de Windcoop, la première compagnie maritime militante organisée en coopérative. Alors que la quasi-totalité de ce que nous consommons transite par des géants des mers ultra-polluants, chez Windcoop ils construisent des porte-conteneurs à voiles, financés par des citoyens et des entreprises engagées. Ensemble, on va voir comment Windcoop réinvente le commerce mondial en remettant de l'humain, de la démocratie et, surtout, du vent dans nos échanges. Et pour retrouvez notre galaxie utopiste, rendez-vous sur 2030glorieuses.org. Le podcast est soutenu par La Nef, la coopérative bancaire citoyenne qui soutient depuis plus de 30 ans les porteurs de projets sociaux, écologiques et culturels. Plus d’infos sur lanef.com.
Imaginez : nous sommes en 2030 avec Thomas Breuzard
2026/03/22
Dans cet extrait, Thomas Breuzard nous projette dans une entreprise en 2030 Glorieuses. En poussant la porte, on y découvre un espace où la hiérarchie rigide a laissé place à une véritable démocratie vivante : ici, les salarié·es, la jeunesse et même la nature ont enfin voix au chapitre. Pourquoi cet extrait est important ? Parce qu’il nous montre que l’entreprise peut redevenir un bien commun. La priorité n’est plus de presser le citron de la productivité, mais de cultiver un terreau où chacun·e se sent utile et entendu·e. Thomas nous rappelle que pour bâtir un futur souhaitable, il faut redonner du pouvoir à celles et ceux qui font, tout en intégrant les limites planétaires et les aspirations des nouvelles générations au cœur des décisions. Travailler, ce n'est plus s'épuiser, c'est contribuer à un projet qui nous dépasse. Et vous, quel changement dans votre environnement de travail vous ferait sentir plus en phase avec le vivant aujourd'hui ? 👇 Merci à La Nef, pour la banque éthique de soutenir ces récits qui nous aident à redorer le blason du rêve. #2030Glorieuses #ThomasBreuzard #Cooperation #EcologieAuTravail #FuturDuTravail
157 : Thomas Breuzard : « Oui, la nature peut siéger au Conseil d'Administration des entreprises. »
2026/03/15
Bienvenue en 2030 Glorieuses, le podcast pour raconter les mondes de demain ! On nous répète partout que demain est foutu, qu’il est trop tard et que nous n’avons d’autre choix que de limiter les dégâts. À force de l’entendre, nous avons fini par mettre nos rêves en pause pour devenir les simples gestionnaires de notre propre extinction. Pourtant, je reste convaincu d’une chose : l’avenir ne se gère pas, il se rêve. Aujourd’hui, je reçois Thomas Breuzard, co-dirigeant de la permaentreprise Norsys. Thomas fait partie de ceux qui refusent de voir l’entreprise comme une forteresse coupée du monde. Il transforme la gouvernance pour prouver que l’économie peut enfin atterrir et devenir une force de régénération. Pour lui, intégrer le vivant au cœur des décisions n’est pas une option romantique, c’est une condition de pérennité pour nos sociétés. Dans cet épisode, on explore comment donner une voix et un droit de vote à la Nature pour que nos métiers redeviennent enfin robustes et sensés. Et pour retrouvez notre galaxie utopiste, rendez-vous sur 2030glorieuses.org. Le podcast est soutenu par La Nef, la coopérative bancaire citoyenne qui soutient depuis plus de 30 ans les porteurs de projets sociaux, écologiques et culturels. Plus d’infos sur lanef.com.
Imaginez : nous sommes en 2030 avec Lumir Lapray
2026/03/08
Dans cet extrait, Lumir Lapray nous invite à nous promener dans un quartier en 2030 Glorieuses. En prêtant l’oreille, on entend des habitant·es raconter comment le temps pour soi, pour les autres et pour le faire ensemble est redevenu la mesure de toute chose. Pourquoi cet extrait est important ? Parce qu’il nous dit que la priorité n’est plus la course à la productivité, mais la reconquête de notre disponibilité. Les gens veulent habiter leur territoire, tout simplement. Ils et elles veulent que leur énergie quotidienne serve à cultiver la rencontre, à réparer les objets et à prendre soin du vivant plutôt qu’à alimenter un système qui nous épuise. Et vous, quelle activité manuelle ou quel moment de partage vous redonne de la joie aujourd'hui ? 👇 Merci à La Nef de soutenir ces récits qui nous aident à redorer le blason du rêve. #2030Glorieuses #LumirLapray #EcologiePopulaire #TempsLibre #Transition #NouveauxRécits #JusticeSociale
156 : Lumir Lapray : « Moi je suis révoltée parce que j’ai de grands rêves. »
2026/03/01
Bienvenue en 2030 Glorieuses, le podcast pour raconter les mondes de demain ! On nous répète partout que demain est foutu, qu’il est trop tard et que nous n’avons d’autre choix que de limiter les dégâts. À force de l’entendre, nous avons fini par mettre nos rêves en pause pour devenir les simples gestionnaires de notre propre extinction. Pourtant, je reste convaincu d’une chose : l’avenir ne se gère pas, il se rêve. Aujourd’hui, je reçois Lumir Lapray, activiste rurale et autrice du livre “Ces gens-là”. Lumir fait partie de ceux·celles qui refusent que le rêve soit un luxe réservé à une minorité. Dans les territoires dits « oubliés », elle transforme la colère en projet politique pour prouver que l’écologie est avant tout une affaire de dignité. Pour elle, si nous ne rêvons pas le monde de demain, nous sommes condamné·es à subir celui d’aujourd’hui. Dans cet épisode, on explore comment l’organisation collective peut redonner du pouvoir à tous·tes ceux·celles que le système a tenté de rendre invisibles. Et pour retrouvez notre galaxie utopiste, rendez-vous sur 2030glorieuses.org. Le podcast est soutenu par La Nef, la coopérative bancaire citoyenne qui soutient depuis plus de 30 ans les porteurs de projets sociaux, écologiques et culturels. Plus d’infos sur lanef.com.
Imaginez : nous sommes en 2030 avec Isabelle Huynh
2026/02/22
Dans cet extrait, Isabelle Huynh nous propose de s'asseoir à une table de café avec elle en 2030 Glorieuses. En prêtant l'oreille, on entend des gens raconter comment aujourd'hui faire sa transition professionnelle pour mettre le sens au coeur de sa vie est devenu presque banal. Pourquoi cet extrait est important ? Parce qu'il nous dit que la priorité n'est plus l'ascension sociale, mais la contribution à l'œuvre collective. Les gens veulent être utiles, tout simplement. Ils veulent que leur énergie quotidienne serve à réparer le monde plutôt qu’à l’épuiser. Et vous, quelle "mission" vous permet d'avoir du sens tous les jours ? 👇 Merci à La Nef de soutenir ces récits qui nous aident à redorer le blason du rêve. #2030Glorieuses #RobHopkins #Transition #Imaginaire #UrbanismeTactique #LowTech #FuturSouhaitable
155 : Isabelle Huynh : «Il n’est jamais trop tard pour devenir un·e artisan·e de la transition
2026/02/15
Bienvenue en 2030 Glorieuses, le podcast pour raconter les mondes de demain ! On nous répète partout que demain est foutu, qu’il est trop tard et que nous n’avons d'autre choix que de limiter les dégâts. À force de l'entendre, nous avons fini par mettre nos rêves en pause pour devenir les simples gestionnaires de notre propre extinction. Pourtant, je reste convaincu d'une chose : l'avenir ne se gère pas, il se rêve. Aujourd’hui, je reçois une femme qui a décidé que le métier d’ingénieur ne devait plus servir à alimenter la machine, mais à réparer le monde. Isabelle Huynh a d’abord exploré les routes de l’ingénierie positive avec son projet La Clavette, avant de co-fonder l’Institut Transitions à Lyon. Dans lequel je suis aussi impliqué depuis quelques années ! On a d’ailleurs accompagné une apprenante ensemble pour son mémoire l’année dernière. Isabelle est une bâtisseuse de passerelles : elle aide celles et ceux qui se sentent à l’étroit dans le vieux monde à franchir le pas de la bascule professionnelle. Avec elle, nous allons voir que la reconversion n’est pas qu’un changement de ligne sur un CV, mais un acte de résistance joyeuse. Et pour retrouvez notre galaxie utopiste, rendez-vous sur 2030glorieuses.org. Le podcast est soutenu par La Nef, la coopérative bancaire citoyenne qui soutient depuis plus de 30 ans les porteurs de projets sociaux, écologiques et culturels. Plus d’infos sur lanef.com.
Imaginez : nous sommes en 2030 avec Rob Hopkins
2026/02/08
Dans cet extrait, Rob Hopkins nous emmène faire une balade en 2036. Le bitume a laissé place au vivant, les villes sont devenues des écosystèmes poreux et les voitures ont cédé l'espace aux enfants et à l'imagination. Ce n'est pas une utopie lointaine, c'est le prolongement d'un mouvement déjà en marche à Louvain ou aux Pays-Bas. Pourquoi cet extrait est important ? Parce qu'il nous montre que la transition n'est pas une soustraction, mais un immense soulagement. En 2036, le "luxe" n'est plus technologique : c'est le droit au silence, à la rencontre physique et à la contemplation. Et vous, quelle est la première chose que vous feriez dans une rue libérée de tout béton et de tout écran ? On vous attend en commentaire pour dessiner cette ville-écosystème ! 👇 Merci à La Nef de soutenir ces récits qui nous aident à redorer le blason du rêve. #2030Glorieuses #RobHopkins #Transition #Imaginaire #UrbanismeTactique #LowTech #FuturSouhaitable
154 : Rob Hopkins : « Si vous passez du temps avec ceux qui agissent et que vous n'êtes pas optimiste, c’est que vous n'avez pas de cœur. »
2026/02/01
Bienvenue en 2030 Glorieuses, le podcast pour raconter les mondes de demain ! On nous répète partout que demain est foutu, qu’il est trop tard et que nous n’avons d'autre choix que de limiter les dégâts. À force de l'entendre, nous avons fini par mettre nos rêves en pause pour devenir les simples gestionnaires de notre propre extinction. Pourtant, je reste convaincu d'une chose : l'avenir ne se gère pas, il se rêve. Aujourd'hui, j'ai l'immense honneur de recevoir l'entraîneur en chef de notre muscle utopique : Rob Hopkins. Fondateur du mouvement des "Villes en Transition", Rob a semé des graines de possibles de Totnes jusqu'aux quatre coins du globe. Pour lui, l'imagination n'est pas un luxe, c'est un acte de résistance politique radical. ⚠️ À noter : Cet entretien a été réalisé en anglais. Pour vous accompagner, j'ai préparé une introduction détaillée en français et vous trouverez la transcription intégrale traduite sur 2030glorieuses.org. Ne manquez pas l'énergie de Rob, elle est contagieuse ! Avec lui, nous allons apprendre à : Passer du « Oui, mais » au « Et si ? » Saturer le futur de récits désirables pour sortir de la paralysie. Découvrir la ville de 2036, où le bitume a laissé place au vivant. Et pour retrouver notre galaxie utopiste, rendez-vous sur 2030glorieuses.org. Le podcast est soutenu par La Nef, la coopérative bancaire citoyenne qui soutient depuis plus de 30 ans les porteurs de projets sociaux, écologiques et culturels. Plus d’infos sur lanef.com. 🇫🇷Voici la retranscription complète de notre échange avec Rob Hopkins : Après avoir compris que mon muscle utopique avait besoin d'exercice, il me fallait rencontrer l'entraîneur en chef. Celui qui, depuis Totnes en Angleterre, a essaimé des graines de possibles dans des milliers de villes à travers le monde. Rob Hopkins ne se contente pas de rêver, il installe des infrastructures pour que le rêve devienne inévitable. Julien : Pour commencer, quelle place les rêves occupent-ils dans ta vie, Rob ? Rob Hopkins : Pour moi, ils sont essentiels. Dans tout mon travail, je cherche cet équilibre entre le rêve et l’action. Je cite souvent Mariam Kaba, une activiste incroyable pour l’abolition des prisons aux États-Unis, qui dit : « Nous devons imaginer tout en construisant ». Toujours les deux à la fois. Nous vivons une époque où le futur est, d'une certaine manière « annulé » ou « colonisé », ce qui est profondément dangereux. Mon rôle est de reconnecter les gens à cette part d'eux-mêmes capable de projeter plus grand que ce qu'ils ont sous les yeux. Si nous perdons notre muscle imaginaire, nous perdons notre capacité à habiter l'avenir. Beaucoup de gens aujourd’hui n'arrivent même plus à imaginer un futur qui les inclut. C’est pour cela que l’afrofuturisme est un mouvement si puissant : c’est une génération de personnes noires qui, ayant grandi avec une science-fiction où elles étaient absentes, ont décidé de se réinscrire dans le futur. Dans les années 60, tout semblait possible : la légalisation de l'avortement, celle de l'homosexualité… Il y avait un élan, une accélération vers le mieux. Des leaders comme Martin Luther King ou Bobby Kennedy parlaient de l’avenir d’une manière qui vous en rendait amoureux. Aujourd'hui, cela a disparu. Je vois mon travail comme une expérience de « rêve fondé sur des preuves ». Il ne s'agit pas de dire que le changement climatique va disparaître par magie. Mais si nous n'imaginons pas les meilleurs scénarios possibles au cœur de la crise, nous ne pourrons jamais les créer. Nous devons créer des « souvenirs du futur » pour offrir aux gens de nouvelles étoiles polaires. Julien : Te souviens-tu de ton premier acte d'insubordination intellectuelle ? Ce moment où tu as dit « non » au futur catastrophique qu'on te promettait ? Rob Hopkins : Il y en a eu plusieurs, mais le premier remonte sans doute à mes 13 ans. Le punk a été une influence majeure. Je fais partie de cette génération pour qui l’école était si médiocre qu'elle a dû s'éduquer elle-même. En écoutant un disque de Joy Division, on se retrouvait avec une liste de cinq livres à lire. C’est grâce à un groupe d’anarcho-punk appelé Crass que j’ai découvert le féminisme, l’anarchisme, l’antimonarchisme et la politique antinucléaire. C’est aussi grâce à eux que je suis devenu végétarien à 13 ans, après avoir lu un essai sur l'élevage industriel imprimé sur la pochette d'un de leurs disques. Dans ma famille, tout le monde mangeait de la viande et ma grand-mère m'avait prédit que j’arrêterais de grandir. Je mesure aujourd'hui 1m88... soit elle avait tort, soit j’aurais été un géant ridicule si j’avais continué ! Cet esprit punk du « Do It Yourself » m’habite toujours. Si la musique à la radio ne te plaît pas, crée la tienne. C'est ainsi que j'ai commencé à voir qu'il existait d'autres manières de se nourrir et de faire société. Julien : Qu'est-ce qui te donne la force de rester debout face à un présent qui sature nos esprits de mauvaises nouvelles ? Rob Hopkins : Si vous êtes optimiste tout le temps, c’est que vous ne faites pas attention. Mais si vous êtes pessimiste tout le temps, vous tombez dans la paralysie. Je ne suis pas l'optimiste qui croit que la technologie, le marché ou l’IA vont nous sauver par miracle. Mon optimisme s'enracine dans la conviction que nous devons, et que nous pouvons, tout changer profondément. L’être humain est une créature étonnamment imaginative. Nous l’avons prouvé par le passé. De plus, j’ai le privilège, avec le mouvement de la Transition, de voir des exemples de ce qui fonctionne déjà partout en Europe. Paul Hawken disait : « Si vous lisez la science climatique et que vous n'êtes pas pessimiste, c’est que vous ne l'avez pas bien lue. Mais si vous passez du temps avec ceux qui agissent et que vous n'êtes pas optimiste, c’est que vous n'avez pas de cœur ». Tout ce dont nous avons besoin pour décarboner le monde existe déjà quelque part. Le Paris du futur aura les infrastructures cyclables d’Utrecht, la ceinture alimentaire de Liège, les super-blocs de Barcelone et les quartiers sans voiture de Fribourg. Mon optimisme vient de là. Les récits d'effondrement et d'extinction ont déjà mobilisé tous ceux qu'ils pouvaient mobiliser. Ce n'est pas suffisant. Nous devons saturer le futur de possibilités excitantes. Comme le disait une survivante de la Résistance française lors d'une de mes conférences à Pontivy : « Les résistants avaient tous un point commun : ils étaient optimistes ». Quand tout s'effondre, c'est précisément là qu'on a besoin d'optimistes. Julien : Pour beaucoup, les contraintes sont une source de gel mental. Pourtant, tu affirmes que l'imagination adore les limites. Rob Hopkins : C’est vrai, l’imagination s’épanouit dans les limites, comme dans un jeu ou une improvisation théâtrale. C’est pour cela que l’économie du Donut est une idée si brillante : elle identifie les limites planétaires pour nous encourager à être créatifs à l'intérieur de ce cadre. Mais il faut reconnaître que c’est plus difficile aujourd’hui. La précarité s’est accentuée. Au Royaume-Uni, les jeunes finissent leurs études avec des dettes colossales et l’espoir de devenir propriétaires est quasi nul. De plus, notre système éducatif échoue spectaculairement à cultiver l’imagination. On y apprend à réussir des examens, pas à rêver. Des études montrent qu'aux États-Unis, le QI continue d’augmenter alors que la créativité chute depuis le milieu des années 90. C’est le résultat du déclin du jeu à l'école, de la multiplication des tests et de l'omniprésence des écrans. Nous vivons dans un monde qui a méthodiquement démantelé notre imagination collective. Julien : En France, nous avons souvent l'impression qu'il faut une crise violente, voire une révolution, pour initier un vrai changement. Est-ce que nous avons vraiment besoin d'un choc pour basculer vers un futur positif ? Rob Hopkins : Je pense que nous avons déjà bien assez de drames sous les yeux. Si vous comprenez réellement l'urgence climatique et l'étroit créneau qu'il nous reste, c'est bien suffisant pour se motiver. Nous n'avons pas besoin de décapiter Donald Trump sur la place publique pour agir ! En ce moment, une mère célibataire sur quatre au Royaume-Uni se prive régulièrement de repas pour nourrir ses enfants. Des écoles doivent ouvrir des salles de sieste parce que des élèves dorment par terre chez eux, faute de moyens pour acheter des lits. C’est sur ce terreau que l’extrême droite prospère, en peignant des visions terrifiantes pour se présenter ensuite comme le « sauveur ». La plupart des gens savent, au plus profond d’eux-mêmes où nous en sommes. Le problème est de trouver le temps, l'espace et la conviction que nous avons encore un pouvoir d'agir. C'est pour cela que je raconte des histoires, pour montrer que ce qui a été possible ailleurs peut l'être ici. Julien : Si tu pouvais murmurer un seul rêve à l'oreille de chaque être humain ce soir, quel serait-il ? Rob Hopkins : C’est difficile de n'en choisir qu’un, car le futur est complexe et interconnecté. Mais si je devais décrire une impression, ce serait le changement dans le regard des gens. En 2026, on voit souvent du désespoir, de la fatigue ou une tension extrême. Dans le futur que j’imagine, les regards sont différents. C’est celui que l'on croise dans un festival. C’est un mélange d'aventure partagée et de soulagement. Je l’imagine comme le relâchement d’un poing serré. On respire enfin. On se sent moins sous pression, plus connectés. En 2026, les fils de la société ont été fracturés par les réseaux sociaux et notre mode de vie. En 2
Imaginez : nous sommes en 2030 avec Jean-Pierre Goux
2026/01/25
Dans cet extrait, Jean-Pierre Goux nous emmène à une fête un peu particulière : la célébration du tout dernier déchet enfoui en France. Désormais, tout est recyclé, tout est valorisé. Le mot "poubelle" commence à disparaître du dictionnaire. Ce n'est pas de la science-fiction, c'est l'une des étapes de la Révolution Bleue. Pourquoi cet extrait est important ? Parce qu'il nous montre que l'écologie n'est pas qu'une liste de contraintes, c'est aussi un immense terrain de victoires collectives et de moments de joie. Passer d'une société de consommation à une société de régénération, ça ressemble aussi à ça : fêter la fin de notre impact négatif sur le vivant. Et vous, quelle est la "victoire de 2030" que vous avez le plus hâte de fêter ? On vous attend en commentaire pour construire ce calendrier des célébrations ! Merci à La Nef de soutenir ces récits qui nous aident à redorer le blason du rêve.
153 : Jean-Pierre Goux : «On vit une période passionnante où tout est possible, le pire comme le meilleur.»
2026/01/18
Bienvenue en 2030 Glorieuses, le podcast pour raconter les mondes de demain ! On nous répète partout que demain est foutu, qu’il est trop tard et que nous n’avons d'autre choix que de limiter les dégâts. À force de l'entendre, nous avons fini par mettre nos rêves en pause pour devenir les simples gestionnaires de notre propre extinction. Pourtant, je reste convaincu d'une chose : l'avenir ne se gère pas, il se rêve. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir un homme qui a décidé de ne plus subir les histoires qu’on nous impose. Jean-Pierre Goux est ingénieur, mais il est surtout l'auteur de la saga Siècle Bleu qui se poursuit avec La Révolution Bleue. Jean-Pierre est également le fondateur de OneHome. Avec lui, nous allons apprendre à décoloniser nos esprits et on va prendre de la hauteur. Et pour retrouvez notre galaxie utopiste, rendez-vous sur 2030glorieuses.org. Le podcast est soutenu par La Nef, la coopérative bancaire citoyenne qui soutient depuis plus de 30 ans les porteurs de projets sociaux, écologiques et culturels. Plus d’infos sur lanef.com.
Extrait - La bascule vers les 2030 Glorieuses par Sébastien Uscher
2025/12/28
Quelles étapes et quelles ruptures ont été nécessaires pour faire advenir les 2030 Glorieuses ? C'est à cette question que tente de répondre dans cet extrait Sébastien Uscher, accompagnateur en transition des entreprises mais aussi en transitions intérieures. Ensemble nous parlerons de comment recréer un lien vraiment épanouissant avec notre respiration, la nature et notre maison commune. 2030 Glorieuses c’est le podcast des nouvelles croissances. Car non, demain n’est pas foutu ! Oui, le futur peut se révéler être autrement plus enthousiasmant que la période actuelle. À condition de se mettre (enfin) à la hauteur des enjeux de notre siècle…C’est ce que nous explorerons ensemble toutes les deux semaines dans le podcast 2030 Glorieuses. Quelles sont nouvelles croissances qui nous attendent dans la société durable, solidaire et joyeuse de demain ? Avec nos invité·es, nous imaginerons les valeurs fortes qui vont se déployer largement et pour quels bénéfices. Nous évoquerons les indicateurs qui nous permettront de mesurer ces changements souhaitables. Et nous tenterons même de deviner quelles étapes et quelles ruptures ont été nécessaires pour y parvenir. Et pour retrouvez notre galaxie utopiste, rendez-vous sur 2030glorieuses.org. Le podcast est soutenu par La Nef, la coopérative bancaire citoyenne qui soutient depuis plus de 30 ans les porteurs de projets sociaux, écologiques et culturels. Plus d’infos sur lanef.com.

Podcast reviews

Read 2030 Glorieuses podcast reviews


5 out of 5
4 reviews
★★★★★
Carole Maisonneuve 2023/01/30
Podcast qui pousse à l’action
Excellent podcast, avec des invités inspirants et aux profils très variés. Podcast tourné non seulement vers la réflexion mais aussi l’action. Ce podc...
★★★★★
Cfanny82 2020/05/06
Inspiring, uplifting, thank you!
Des témoignages qui donnent la pêche et envie d agir!
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