Chaque jour, chez 8 milliards de voisins, Emmanuelle Bastide rassemble, autour de la table, citoyens du monde et acteurs de la société civile. Emploi des jeunes, entrepreneuriat, environnement, place des femmes, éducation, urbanisation: comment évoluent nos modes de vie et nos sociétés dans le monde ? À l’antenne ou en podcast, 8 milliards de voisins donne la parole à tous les habitants de la planète, avec des débats et des conseils pratiques pour réaliser des projets professionnels. 8 milliards de voisins, une émission présentée par Emmanuelle Bastide, en collaboration avec Juliette Brault et Delphine Cachin. Réalisation : Maël Guyot. (Diffusions toutes cibles : du lundi au vendredi à 10h10 TU ; du mardi au samedi à 02h10 TU).
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En Haïti, l’école face à la violence des gangs
2026/02/04
Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, Haïti traverse une crise politique et sécuritaire qui ne cesse de s’aggraver. Le pays insulaire des Caraïbes est en proie à la violence des gangs qui contrôlent 80% de la capitale Port-au-Prince. En septembre 2025, la crise avait déjà fait près de 1,4 million de déplacés internes, selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires.
Le contexte affecte inévitablement le système éducatif haïtien. Outre la peur des parents d’envoyer leurs enfants à l’école et celle des enseignants de rejoindre leur établissement, s’ajoutent le risque de recrutement par les groupes armés, ou encore une déscolarisation précoce. Les conditions d’accueil en pâtissent également, selon le cluster Éducation Haïti, une coalition d’acteurs humanitaires internationaux, plus de 1 600 écoles ont fermé au cours de l’année scolaire 2024-2025. Des difficultés auxquelles s’ajoutent les faiblesses structurelles du système tel que les classes surchargées, le manque de professeurs formés, d’électricité, d’établissements adaptés... Face à cette situation d’urgence, quels sont les moyens nécessaires pour redresser le système éducatif haïtien ?
Avec :
• Nesmy Manigat, ancien ministre de l'Éducation nationale de Haïti et envoyé de haut niveau et conseiller au Partenariat mondial pour l'éducation
• Josette Bruffaerts-Thomas, fondatrice de l'association Haïti Futur
• Inge Vervloesem, cheffe de la Section Éducation du bureau UNICEF Haïti.
En fin d'émission, Un parent, une question et les conseils du psychologue Ibrahima Giroux, professeur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il répond à la question d’un auditeur, Idriss, tchadien à Portland, Oregon, USA.
Programmation musicale :
► Police And Thieves - Junior Murvin
► Pitiky - Lovana.
Après la fast fashion, la fast beauty, y a-t-il trop de produits cosmétiques ?
2026/02/03
Crème de jour, de nuit, sérum anti-âge, masque hydratant, gel démaquillant, lotion tonique, eau micellaire, patchs anti-cernes... Les fabricants de cosmétiques proposent de plus en plus de produits, pour le plus grand bonheur des amateurs de soins de la peau et routines beauté.
En 2024, le marché de la cosmétique a généré plus de 280 milliards d’euros, selon Fortune Business Insight, et les perspectives sont annoncées à la hausse pour les prochaines années. Si les besoins de nos peaux et de nos cheveux sont largement satisfaits, cette consommation effrénée s’accompagne d’effets plus discutables. À l’image du marché vestimentaire qui a vu se développer la fast fashion, la cosmétique a droit à sa fast beauty. Une surproduction de produits à l’utilité contestée et aux conséquences néfastes pour l’environnement. Avec ses ingrédients polluants, ses emballages, l’industrie de la cosmétique produit plus que du soin. Selon l’Ifop, 4 tonnes de produits de beauté sont jetées chaque jour en France. Aux tubes de crème à moitié entamés qui finissent à la poubelle s’ajoutent les invendus qui ont dépassé la date de péremption ou ceux remplacés dans les rayons par les nouvelles collections. Les réseaux sociaux et la viralité des contenus qu’on y trouve ont aussi accéléré la cadence de production pour s’adapter aux tendances. Parfois sans innovation majeure. Dans cet univers, des marques, des sites de vente, tentent de réduire le gaspillage et l’impact du secteur sur l’environnement. Mais sont-ils vraiment audibles ? Et en tant que consommateurs et consommatrices, quels sont les bons réflexes à adopter avant d’acheter un produit ? Comment s’y retrouver parmi toutes les marques ?
Avec :
• Marie-Jeanne Serbin Thomas, rédactrice en chef du magazine Brune
• Manon Leroux, fondatrice de Save&Care, une application qui lutte contre le gaspillage cosmétique, en permettant aux consommateurs de sauver des soins de qualité, localement, en magasin.
• Sophie Parra, co-fondatrice de Comme avant, une marque de cosmétiques responsables, Marseille, France
En fin d’émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l’intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Aujourd'hui, Thibault s'est mis sur le divan de l'intelligence artificielle. En octobre 2025, l’Institut de sondage Ifop a réalisé une enquête révélant que 64% des jeunes Français utilisaient l’intelligence artificielle comme un psychologue. Alors l'IA peut-elle remplacer un psychologue ? IA débat !
Programmation musicale :
► Beyond The Sky - Afrotronix, Stonebwoy
► STAY HERE 4 LIFE - A$AP Rocky & Brent Faiyaz.
Profession slasheur: cumuler les emplois pour le meilleur ou pour le pire?
2026/02/02
Enseignant ou employé le jour, développeur informatique ou chauffeur de taxi le soir. On les appelle les slasheurs, ces individus qui jonglent entre plusieurs activités professionnelles.
Si certains cumulent les petits boulots par nécessité économique, d’autres font le choix de la polyvalence et revendiquent de porter plusieurs casquettes. En France, 4,3 millions de personnes cumulent au moins une activité complémentaire rémunérée et déclarée, soit 15% des actifs en emploi, selon une étude de 2025 réalisé pour le salon SME des indépendants, créateurs et dirigeants de TPE. Une tendance qui se pérennise. Cette pluriactivité, prisée par les jeunes générations bouscule nos modèles d’organisation du travail et brouille les frontières entre salariat, indépendance et entreprenariat. Pour les slasheurs, cette carrière à la carte leur permet peut-être de cumuler les passions, d’assouvir leur curiosité mais à quel prix ? Si les jeunes font preuve d’agilité et d’adaptabilité face à la fragilité des marchés de l’emploi, ne risquent-ils pas la surcharge ? Leur multi-activité est-elle rémunérée à sa juste valeur ?
Cette émission est une rediffusion du 24 novembre 2025.
Avec :
• Marielle Barbe, slasheuse, consultante, formatrice, conférencière et autrice de Profession slasheur / La vie est trop courte pour choisir un seul métier (Diatéino, 2023).
• Un témoignage recueilli par Sarah Cozzolino, correspondante de RFI à Rio de Janeiro, au Brésil :
Luciana Sena a 41 ans. Comédienne, bartender, commerciale, pâtissière. Elle a déjà eu plusieurs vies. Aujourd’hui, elle cumule trois emplois en tant qu’indépendante. Sarah Cozzolino l’a suivie dans la banlieue de Rio de Janeiro
• Un entretien avec Côme Bastin, correspondant de RFI à Bangalore en Inde où l’on parle davantage de «multi-travailleurs numériques», de «multi-tâches forcées», «d’économie du surtravail». Des termes qui renvoient à une réalité subie du slashing.
En fin d’émission, la chronique Voisins connectés d’Estelle Ndjandjo, sur l’évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd’hui, Estelle nous parle des podcasts filmés, un format très prisé des médias mais aussi des entrepreneurs sur le continent africain.
Programmation musicale :
► Chief Keef – HIBA
► Dé Mo Dé Mo - Aleksand Saya & Sarera.
Que représente le tatouage pour les femmes ?
2026/01/30
En France, 20% des femmes sont tatouées contre 16% des hommes, selon la dernière étude IFOP de 2018. Si le tatouage des femmes a longtemps été perçu comme une transgression, un acte de rébellion ou d’émancipation ; il s’affiche aujourd’hui sur la peau des femmes dans tous les milieux sociaux comme un signe identitaire, un geste esthétique, une manifestation féministe ou personnelle.
Dans cette émission, nous interrogeons la place du tatouage des femmes dans l’histoire, la manière dont il s’est transformé au fil des époques, mais également les significations qu’il porte pour celles qui choisissent d’en faire un moyen d’expression de leur corps et de leur liberté.
Comment la culture du tatouage s’est-elle ouverte aux femmes qu’elles soient tatoueuses ou clientes ?
Avec :
• Alexandra Bay, journaliste, photographe et auteure du livre Le tatouage traditionnel américain, des frégates aux salon de tatouage (Editions Cellophane 2023) Créatrice du site Tattow Stories - Histoire du tatouage
• Jérôme Delesalle, organisateur de salons dédiés au tatouage dont La Girl Ink Tattoo Convention
• Manuella Ana, tatoueuse et dirigeante de la boutique Le gamin à dix doigts à Paris.
Un témoignage d'une jeune fille tatouée par Charlie Dupiot.
Elle s'appelle Lola et vit près d'Arles, dans le sud de la France. Cette adolescente de 16 ans vient de se faire tatouer - un cadeau d'anniversaire qu'elle a demandé à sa mère.
En fin d’émission, la chronique Écouter le monde, par Monica Fantini.
Programmation musicale :
► Call Me - Anna Kova
► L'homme qui mord - Clémentine.
Comprendre l’agriculture urbaine à Dakar
2026/01/29
Comme pour de nombreuses villes, l’agriculture joue un rôle essentiel pour la région de Dakar qui concentre près du quart de la population au Sénégal. À la fois source de nourriture, d’emplois, de biodiversité, de lien social pour les habitants, les jardins partagés, les sites maraîchers servent également d’îlots de fraicheur.
Un aspect essentiel compte tenu des dérèglements climatiques et des hausses de températures. Les données manquent pour comprendre concrètement l’impact de l’agriculture urbaine et périurbaine, mais elle alimente environ 60% de la demande dakaroise en produits frais. Alors que l’agglomération abrite plus de 4 millions d’habitants, l’explosion de la croissance urbaine ne fera qu’accroitre les besoins. Mais la pression foncière induite par la hausse de la population, fragilise les zones de productions. À Dakar, les sites maraichers historiques de la Grande Niaye de Pikine et de Lendeng–Rufisque sont de plus en plus touchés par le grignotement de la ville.
Dans ce contexte, quels sont les acteurs de cette agriculture de ville ? Comment la convertir aux enjeux de la transition écologique ? Comment structurer la filière de la production à la distribution ? Bref, comment faire comprendre à la puissance publique l’importance de la fonction nourricière des villes ?
Émission enregistrée à Dakar, reportage et débat.
Avec :
• Abou Ba, chercheur en Agriculture urbaine et Systèmes alimentaires, conseiller en Environnement au Bureau régional à Dakar de SOCODEVI, une ONG canadienne qui favorise l’amélioration des conditions de vie des familles dans les pays en développement, membre du Laboratoire d’Agriculture urbaine de l’UQAM (Université du Québec à Montréal) et auteur de Agriculture urbaine à Dakar, eau et impacts sur la santé (Éditions Universitaires Européennes)
• Ibrahima Faye Diouf, enseignant chercheur au Département de Géographie à l'Université CheikhAnta Diop, Ucad, coordonnateur du Programme de renforcement de la recherche en Sciences humaines et sociales au sein du Laboratoire de Géographie humaine, LaboGehu
• Abdou Touré, connu sous le nom de Tonton vert, activiste écologiste, formateur et agriculteur urbain, initiateur du projet Quartier Vert Challenge. Ambassadeur des Jeux Olympiques de la jeunesse de Dakar 2026.
Un reportage sur le site maraîcher de Pikine en banlieue de Dakar avec Pape Diagne, représentant de l’association des producteurs.
Programmation musicale :
► J’prends la confiance - Youssoupha & Dip Doundou Guiss
► Toi et Moi - VJ, Sidiki Diabaté.
Tarifs de l’eau : qui doit payer la facture ?
2026/01/28
C’est une question sous-jacente de l’accès à l’eau, combien doit-on payer pour avoir de l’eau potable à disposition ? Car si l’eau en tant que ressource est un bien commun, son traitement, sa distribution, l’entretien et le renouvellement des infrastructures ont un coût. Des frais qui sont loin d’être couverts par les tarifs pratiqués à l’échelle du continent africain.
Selon une étude du SIWI (Stockholm International Water Institute) sur 44 villes africaines, le coût moyen pour l’eau et l’assainissement était autour de 1 euro par m3 d’eau en 2019, soit un tarif plus élevé qu’en Europe, non pas en valeur absolue mais si l’on tient compte du niveau de vie et des revenus des usagers. D’autant plus que la qualité du service (continuité et potabilité) est encore trop souvent défaillante. Il existe également un réel décalage entre les zones rurales et les villes. Du côté des opérateurs, on peine à fixer un tarif socialement accepté et à faire payer les factures.
Pourtant, les investissements dans le secteur en Afrique sont encore largement insuffisants pour répondre aux besoins. Pour atteindre la cible de l’objectif de développement durable 6 sur l’eau et l’assainissement, il faudrait investir 26 milliards d’euros supplémentaires chaque année. Actuellement, les investissements tournent plutôt autour de 8,5 et 16 milliards d’euros par an.
Alors que le service est peu rentable du point de vue des entreprises privées, que les budgets publics sont limités, comment partager les coûts ? Et pour les populations, sur quel prix se mettre d’accord pour assurer la viabilité du système pour tous ?
Émission enregistrée à Dakar à l’occasion de la réunion préparatoire de haut niveau pour la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026 qui se déroule les 26-27 janvier 2026.
Avec :
• Cheikh Ndiaye, chef du département Recouvrement à la Direction Clientèle de la SEN’EAU (Eau du Sénégal), entreprise qui assure l'exploitation et la gestion du service public de l'eau en milieu urbain et périurbain au Sénégal
• David Boys, secrétaire général adjoint de l’Internationale des Services publics (ISP), fédération syndicale internationale des travailleurs et travailleuses du service public. Spécialiste du secteur de l’eau et assainissement. Ancien conseiller sur l'eau du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan
• Lionel Goujon, responsable de la division Eau et Assainissement à l’AFD (Agence Française de développement)
• Djiby Sarr, sociologue spécialiste de la gouvernance de l’eau et chef de projet au sein de l’antenne Sénégal du Gret. Il travaille sur la représentation du service d’eau potable pour les usagers dans la région de Saint Louis.
Programmation musicale :
► Señorita - Safary (CUT-3'14)
► STAY HERE 4 LIFE - A$AP Rocky & Brent Faiyaz.
Quel accès et quel partage de l’eau ?
2026/01/27
Selon les Nations unies, 2,2 milliards de personnes n’avaient toujours pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité, soit environ 25% de la population dans le monde. En Afrique subsaharienne, la statistique grimpe à 70% avec des disparités selon les régions et les zones rurales et urbaines.
Si des progrès ont été faits, force est de constater que l’objectif de développement durable numéro 6, fixé par les Nations unies à l’agenda 2030 « garantir l'accès de tous à l'eau et à l'assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau » est encore loin d’être atteint.
Derrière les chiffres, les conséquences sont concrètes pour les populations souvent obligées de se déplacer pour accéder aux puits et aux bornes fontaines. L’eau est à la jonction de nombreux domaines tels que la sécurité alimentaire, la santé, la lutte contre la pauvreté, mais aussi l’accès à l’énergie et la préservation de l’environnement.
Garantir l’accès à l’eau à la population a donc de nombreux impacts. C’est aussi un investissement rentable. Toujours selon les Nations unies, pour chaque dollar investi dans les infrastructures sanitaires et liées à l’eau, l’effet multiplicateur est estimé à 2 pour l’eau potable et grimpe à 5,5 pour l’assainissement.
En Afrique, où l’accès à l’eau potable progresse trop lentement, faute notamment d’investissements, les défis sont grands pour améliorer la situation. Le continent doit, en effet, faire face aux effets du changement climatique, avec la multiplication des inondations et des vagues de chaleur qui aggravent le risque de pénurie d’eau. L’urbanisation galopante et l’étalement des villes qui se font de manière anarchique compliquent également la mise en place de point d’eau et les raccordements. Enfin le manque de financement, la multiplicité des acteurs du secteur freinent aussi les travaux d’infrastructures.
Face à ce constat et si tout le monde s’accorde sur l’objectif, quels sont les moyens à mettre sur la table ? Faut-il une politique africaine unique de l’eau ? Et concrètement sur le terrain, quelles sont les solutions qui fonctionnent pour répondre aux besoins en eau des populations ? Sont-elles reproductibles à grande échelle ?
Émission enregistrée à Dakar à l’occasion de la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026 qui se déroule les 26-27 janvier 2026.
Avec :
• Cheikh Tidiane Dieye, ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement du Sénégal
• Pedro Arrojo Agudo, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits humains à l’eau potable et à l’assainissement
• Sareen Malik, secrétaire exécutive du Réseau africain de la société civile pour l’eau et l’assainissement (ANEW) et vice-présidente de Assainissement et Eau pour tous (SWA)
• Aziz Faye, coordonnateur de la Plateforme des Organisations de la Société Civile de l'eau et de l'assainissement du Sénégal (POSCEAS) et président de l'Alliance Africaine de Faitières pour l'Eau et l'Assainissement (AAFEA).
Programmation musicale :
► Ya Nob Bandit Bi - Jahman X-Press
► Out of orbit - Flox.
Comment hommes et femmes vivent une rupture ?
2026/01/26
Elles font mal, nous brisent, nous attristent, parfois nous soulagent ou nous libèrent. Les ruptures amoureuses laissent rarement indifférents et nombreux sont ceux qui aimeraient sauter la case «séparation».
Malheureusement, le passage de l’amour au désamour ne se fait pas en un claquement de doigt. Après la rupture, viennent, selon les personnes, les larmes, les cris, le manque, la peur de recroiser son ex, les discussions entre amis... Faute de manuel, chacun trouve sa façon de vivre une rupture amoureuse. Qu’est-ce qui se joue au moment d’une séparation ? Les hommes et les femmes rompent-ils de la même façon ? Entre confident ou conseiller, quel rôle pour l’entourage ?
Cette émission est une rediffusion du 6 novembre 2025.
Avec :
• Maxime Rovere, philosophe, chercheur associé à l’ENS de Lyon, auteur d’essais à succès comme Que faire des cons ? (Flammarion, 2019). Son dernier livre Parler avec sa mère (Flammarion, 2025)
• Victor Coutolleau, docteur en Sociologie. Spécialisé en sociologie du genre, en particulier appliquée aux questions de conjugalités (démographie, mise en couple, séparations). Auteur de la thèse La gestion des déceptions amoureuses comme travail émotionnel genré : entre appuis interpersonnels et contraintes institutionnelles (2023).
En fin d’émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, un nouveau rendez-vous bimensuel chez 8 milliards de voisins. Alors que l’intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interrogera les outils, et analysera la pertinence de leurs réponses.
Cette semaine, il questionne l’impact environnemental de l’IA. Depuis la COP28, elle est présentée comme un outil sérieux de lutte contre le dérèglement climatique mais qu’en est-il de sa propre empreinte carbone ?
Programmation musicale :
► Just Cool – Obongjayar
► Melodrama – Disiz et Theodora.
Elles ne veulent pas d’enfant et l’assument
2026/01/23
En France, 13% des femmes en âge de procréer ne voudraient pas d’enfants, selon un sondage Hexagone réalisé en janvier 2025. En 2006, elles n’étaient que 2%... Pourtant, dans notre société, l’assignation fondamentale est celle de la reproduction. Ne pas donner la vie alors qu’on le pourrait est perçu comme une faute ou une anomalie, à croire ce choix inconcevable.
Entre pressions familiales, injonctions culturelles et liberté individuelle, pourquoi le refus de maternité suscite autant d’incompréhension et de jugements ? Pourquoi le choix de ne pas avoir d’enfants reste-t-il socialement suspect ? La société peut-elle repenser la notion de choix, écouter sans juger et accepter que la maternité ne soit pas une évidence pour toutes les femmes ?
Avec :
• Chloé Delaume, écrivaine, autrice de Nullipares et alors ! être sans enfants (Editions Points Féministe)
•Tsippora Sidibé, créatrice du podcast Tant que je serai Noire, qui évoque le désir et non-désir de maternité
• Charlotte Debest, sociologue à l’Université Rennes II et autrice du livre Elles vont finir seules avec leurs chats (Les éditions La Meute).
En fin d’émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.
Programmation musicale :
► braintoz - Lynx IRL
► La Vita e bella - La cafetera roja.
Le manioc en cuisine : les racines de la modernité
2026/01/22
Originaire d’Amérique du Sud, le manioc a été largement adopté par le continent africain, depuis plusieurs siècles déjà. Aliment incontournable, on en consomme les feuilles et la racine. Cuisiné tout simplement en frites, on peut aussi le broyer pour produire de la farine, sa pulpe fermentée devient également une semoule succulente que l’on appellera attiéké.
Toujours fermenté et cuit à la vapeur, il se transforme aussi en pâte dont les Congolais ont fait leur spécialité sous le nom de chikwangue. Les possibilités du manioc et de ses dérivés en cuisine sembleraient presque infinies. La traditionnelle racine ne demande qu’à montrer toute sa modernité. Mais avant de faire preuve de créativité avec le manioc, comment le préparer, réussir sa fermentation, sa semoule, et tirer le meilleur de cet aliment du quotidien ? Décryptage avec nos chefs.
Avec :
• Anto Cocagne, « Le Chef Anto », cheffe à domicile, autrice de Mon Afrique – Produits phares, savoir-faire, recettes (Mango éditions,2024) et fondatrice de Baraka by le Chef Anto, table et épicerie fine qui met en valeur le meilleur des saveurs africaines, située à Paris
• Warren Kambogo, entrepreneur, directeur de SOPRAA, Société de Production Agricole-Apicole et de SOVAPROAT, société de valorisation et de production des produits agricoles agroindustriels et du terroir au Gabon
• Celso de Freitas Andrade, chef et co-gérant du restaurant brésilien Gabriella à Paris. Auteur de Brasileiro - Mémoire, histoires et recettes du Brésil (Solar, 2025).
En fin d’émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha, chez 8 milliards de voisins. Alors que l’intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. On continue de parler du manioc avec Thibault qui a notamment demandé à l'intelligence artificielle de créer une recette originale avec la fameuse tubercule.
Programmation musicale :
► Sabir - Dar Disku, Billur Battal
► Esta Tierra No Es Mia - Bopol Mansiamina.
Comment tisser des liens en famille ?
2026/01/21
La famille est bien souvent la première expérience de communauté. De la famille nucléaire traditionnelle avec un père, une mère et les enfants, à la famille recomposée en passant par la famille monoparentale, elle peut prendre des formes bien différentes. C’est en tout cas dans ce groupe qu’on apprend à se lier aux autres, à faire confiance, l’espace dans lequel on se sent en sécurité, où l’on peut être soi-même.
Mais parce qu’elle est complexe, la cellule familiale peut aussi être le lieu des violences, de l’indifférence ou de la crainte. Chaque décision, changement d’environnement peut perturber cet équilibre fragile dans lequel différentes générations, différents sexes cohabitent. Alors que chacun construit sa famille avec l’espoir de l’union parfaite, comment apprendre à « faire famille » ? En tant que parents, comment aider ses enfants à trouver leur place et se connaître véritablement les uns les autres ?
Avec :
- Catherine Dumonteil- Kremer, autrice de Comment tisser des liens famille - et être parents dans un monde qui change (First 2025)
- Ibrahima Giroux, professeur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Auteur de la chronique Un parent, une question, diffusée dans l’émission 8 milliards de voisins.
En début d’émission, l’école autour du monde est en reportage à La Réunion, dans les écoles du cirque de Mafate.
Cette semaine, l'école autour du monde pourrait s’appeler l’école entre deux mondes. Direction le cirque de Mafate sur l’île de La Réunion dans l’océan Indien. Imaginez 100 km² encaissés au milieu de remparts vertigineux, hérissés de pitons hostiles, parsemé de quelques maisons et d’une nature qui explose à chaque virage, le tout à l’ombre du Piton des neiges… Là-bas, pas de car de ramassage scolaire. Et pour cause : pas de route. Le sentier est roi et seuls les pieds et les hélicoptères permettent aux touristes et surtout aux quelque 800 habitants de circuler… Les petits hameaux s'appellent des ilets et on y compte 7 écoles allant de la maternelle au primaire réparties dans le cirque…Notre reporter Baptiste Madinier nous emmène à la découverte de ces écoles hors normes… d’abord dans la « capitale » du cirque : La Nouvelle.
En fin d’émission, Le monde des enfants de Charlie Dupiot.
Ils nous livrent leurs regards sur ce qui fait leur quotidien et leurs aspirations pour l'avenir, au micro de notre reporter Charlie Dupiot… Nous voici à Paris, dans l’une des classes de CM2 de l'École Manin, dans le 19ème arrondissement. Aujourd'hui, on parle d'argent avec Nessma, Guillemette, Mounir, Emma, Anaïs, Saadi et Wassim. Merci à l'enseignant de cette classe Gilles Vernet, que nous avions reçu dans l'émission pour parler des initiatives qu’il mène pour éloigner ses élèves des écrans.
Programmation musicale :
► DÔNI DÔNI - Magic System
► Out of orbit - Flox.
La honte : cette émotion qui enferme les femmes
2026/01/20
Si la honte est universelle et peut toucher petits et grands, les femmes semblent particulièrement habitées par cette émotion. Honte de son corps et de ses changements, honte d’avoir ses règles, honte d’avoir de l’ambition ou de ne pas en avoir assez, de travailler trop, d’être célibataire, de ne pas avoir encore d’enfants...
La honte s’immisce dans tous les aspects de la vie des femmes qui ne se trouvent jamais à la hauteur. Et même lorsqu’elles sont victimes de violences, elles finissent par supporter le poids de la culpabilité. Alors qu’initialement, la honte doit permettre de réguler son comportement, elle semble se traduire par de l’autocensure voire de l’autosabotage quand on est une femme. Comment s’affranchir de cette émotion qui abime l’estime de soi ?
Cette émission est une rediffusion du 27 janvier 2025.
Avec :
• Elisabeth Cadoche, journaliste et documentariste. Co-autrice du livre La fabrique de la honte - Enquête sur une émotion qui enferme les femmes (Les arènes, 2025)
• Anne de Montarlot, psychothérapeute et co-autrice du livre La fabrique de la honte - Enquête sur une émotion qui enferme les femmes (Les arènes, 2025).
En fin d’émission, un nouvel épisode de notre série Le succès des repats, réalisée par Charlie Dupiot. Cette semaine, rencontre avec Anthony Marat, la livraison de repas à Libreville.
Ils sont originaires d'Afrique centrale et ils ou elles ont décidé de rentrer chez eux après des études à l'étranger... C'est le moment du «Succès des Repats» ! Notre reporter Charlie Dupiot a rencontré Anthony Marat : Cet entrepreneur gabonais de 33 ans, est revenu vivre à Libreville où il avait grandi, après des études de commerce aux États-Unis et en France. À son retour en 2017, il a lancé «Yoboresto», une application smartphone qui propose de livrer des repas à domicile. Le voici en plein rendez-vous avec la responsable du restaurant «Le Moulin d'Okala» dans la commune d'Akanda, au nord de la capitale. C'est l'un des 40 restaurants partenaires qui lui fournissent des repas :
Programmation musicale :
► Ma Meilleure Ennemie - Stromae, Pomme
► Why Should I Smile - Mélissa Laveaux & Roseaux.
Entreprendre en Afrique : quand les têtes d’affiche quittent l’entreprise
2026/01/19
Chaque mois, le coach Didier Acouetey, président d'AfricSearch, conseille un jeune entrepreneur sur ses difficultés. En deuxième partie, débat avec des patrons de PME du continent. Cette semaine, quand les têtes d’affiche quittent l’entreprise.
Partie 1 : conseils à un jeune entrepreneur
• Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises.
• Cheick Mohamed Cissé, 33 ans, architecte, créateur et directeur général de MEDCIS ART, entreprise de construction basée à Gbessia (Conakry), Guinée.
Cheick cherche à améliorer la visibilité et la notoriété de MEDCIS ART et se demande comment attirer de riches clients guinéens.
Partie 2 : quand les têtes d’affiche quittent l’entreprise
« Personne n’est indispensable au travail. » Les patrons de PME qui ont vu partir un de leurs collaborateurs-clé réfuteront sûrement la formule. Perte de savoir-faire, risque de désorganisation, chute de productivité,... Le départ d’un talent n’est pas sans conséquences pour l’entreprise, c’est même tout l’écosystème qui peut en pâtir.
Changer d’emploi est courant dans une carrière, mais dans des contextes africains où le financement des PME est particulièrement crucial pour leur survie, le moindre élément perturbateur peut inquiéter les investisseurs. Un départ, même s’il se passe bien, peut porter préjudice à la réputation et à la valeur l’entreprise. Il s’agit donc pour un dirigeant de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ou plutôt d’anticiper au mieux un départ éventuel de son proche collaborateur. Recruter un remplacement avant son départ, assurer le transfert des savoir-faire, établir au contrat une clause de non-concurrence...Quelles dispositions prendre pour atténuer au mieux le départ d’un employé-clé ? Et comment organiser le travail pour que la valeur de sa PME soit moins fragile ?
Avec :
• Abdoulaye Mbaye, fondateur et dirigeant de Neurotech, un opérateur panafricain de services informatiques présent dans 6 pays
• Jean-Marc Savi de Tové, co-fondateur de Adiwale Partners, fonds de capital-investissement panafricain
• Didier Acouetey, consultant spécialisé dans le développement des entreprises.
Programmation musicale :
► Jogodo - Wizkid / Asake
► PEPPA POT - Major Lazer, Diplo, America Foster.
Voix de femmes avec Carine Montrésor, en lutte contre le décrochage scolaire
2026/01/16
Chaque mois, Voix de femmes met en avant des femmes aux parcours singuliers, inspirants ou méconnus. Chaque épisode rassemble plusieurs portraits, racontés dans le but de révéler la force, la créativité et la résilience de celles qui façonnent notre monde.
Qu’elles soient entrepreneures, militantes, scientifiques ou anonymes du quotidien, leurs histoires se répondent, se complètent et éclairent la diversité des expériences féminines. À travers leurs voix, leurs combats et leurs rêves, l’émission invite à découvrir des trajectoires authentiques, parfois fragiles, toujours puissantes. Un rendez‑vous pour écouter, comprendre et célébrer celles qui avancent, transforment et inspirent.
Pour cette première émission, nous recevons Carine Montrésor, engagée contre le décrochage scolaire, et Mornia Labssi, inspectrice du travail et militante.
Avec :
• Carine Montrésor, responsable de la Mission de lutte contre le décrochage scolaire et autrice de Madame 100% - un chemin pour chacun, la réussite pour tous! (Éditions Flammarion, 2025).
Un portrait de Mornia Labssi par Latifa Mouaoued, journaliste à RFI.
Descendante d’immigrés algériens, fille d’un ancien militant du FLN torturé lors des rafles du 17 octobre 1961, Mornia Labssi porte en elle une mémoire de lutte et de résistance. Inspectrice du travail, syndicaliste CGT, militante antiraciste et féministe, elle incarne cette génération de femmes qui refusent de séparer combats sociaux et combats identitaires.
En fin d’émission, la chronique Écouter le monde, de Monica Fantini.
Programmation musicale :
► Instructions - Meryl / Theodora
► MAMIO - Zily.
Trouver un emploi : conseils aux jeunes diplômés
2026/01/15
Nos spécialistes vous conseillent dans votre recherche d’emploi. Valoriser vos diplômes, savoir parler de votre expérience professionnelle, de vos compétences, venez poser vos questions sur un monde du travail en pleine mutation.
Avec :
Farida Akadiri, consultante et coach internationale pour leaders, managers et entrepreneurs
Aniéla Vé Kouakou, consultante en Ressources humaines, fondatrice d'Agiloya Afrique, un cabinet de conseils et de recrutement basé à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Programmation musicale :
► Tip Of Your Tongue - Deki Alem
► Hold On - Berywam X Ben L'Oncle Soul.