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8 milliards de voisins

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Rating
★★★★★
4.5
from
12 reviews
This podcast has
29 episodes
Language
French
Publisher
RFI
Explicit
No
Date created
2020/02/24
Latest episode
2026/10/06
Average duration
49 min.
Release period
2 days

Description

Chaque jour, chez 8 milliards de voisins, Emmanuelle Bastide rassemble, autour de la table, citoyens du monde et acteurs de la société civile. Emploi des jeunes, entrepreneuriat, environnement, place des femmes, éducation, urbanisation: comment évoluent nos modes de vie et nos sociétés dans le monde ? À l’antenne ou en podcast, 8 milliards de voisins donne la parole à tous les habitants de la planète, avec des débats et des conseils pratiques pour réaliser des projets professionnels. 8 milliards de voisins, une émission présentée par Emmanuelle Bastide, en collaboration avec Juliette Brault et Delphine Cachin. Réalisation : Maël Guyot. (Diffusions toutes cibles : du lundi au vendredi à 10h10 TU ; du mardi au samedi à 02h10 TU). 

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Pour l'égalité, les femmes arrêtent tout !
2026/10/06
Faut-il s'inspirer de l'Islande ? C’est l’idée d’un mouvement féministe mondial, « World With Women », qui invite chaque femme à cesser toute activité (professionnelle, familiale) et à ne rien acheter le 13 octobre 2026. L’objectif : tout arrêter pendant 24 heures, sur le modèle de la mobilisation des Islandaises en 1975, qui fut suivie par 90% des femmes. Ce mouvement avait conduit à des changements majeurs dans le pays. Depuis, l’Islande est considérée comme la nation la plus égalitaire du monde, selon le classement établi chaque année par le Forum économique mondial. Cinquante ans après, ce type de mouvement peut-il encore fonctionner à l’échelle planétaire ?  Aujourd'hui dans le monde, 85% des pays sont dirigés par un homme et moins de 23% des postes ministériels sont occupés par une femme. Côté travail, les femmes représentent moins de 10% des dirigeants des grandes entreprises mondiales. Quant au salaire, elles touchent 23% de moins que les hommes.   Mettre fin aux inégalités entre hommes et femmes n'est pas seulement une question de justice. D'un point de vue économique, ces inégalités représentent, par exemple, une perte de richesse mondiale estimée à 160 000 milliards de dollars.  Avec : • Elisabeth Moreno, présidente du Conseil d’administration de Ring capital, fonds d’investissement spécialisé dans le financement d’entreprises à impact. Ancienne ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Égalité des chances  • Marie Eloy, membre du collectif World With Women, qui œuvre pour la mixité homme-femme, à l'initiative de la grève des femmes du 13 octobre 2026. Présidente de Femmes des Territoires, réseau d'entraide pour aider les femmes à créer leurs entreprises. Autrice de Les femmes sauveront-elles le monde ? (Éditions Eyrolles, 2025) • Aminata Dembele, consultante en mobilisation, engagement citoyen et intelligence collective. Directrice des opérations du collectif World with Women.  Un reportage d’Inès Emprin.  « En France, la grève est une tradition propre au monde syndical et aux mobilisations professionnelles... C'est d'ailleurs un mode d'action qui suscite aussi de l'exaspération... Alors comment est acceptée l'idée de grève quand on l'applique au combat pour les droits des femmes ? Inès Emprin est allée à Bagnolet, en Seine-saint-Denis, pour demander aux femmes si elles comptaient participer... et aux hommes s'ils soutenaient le mouvement ! » En fin d’émission, la chronique Voisins connectés d’Estelle Ndjandjo, sur l’évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd’hui, elle nous parle de ces « inventeurs du village ». Ces jeunes, parfois ruraux, débrouillards et passionnés de sciences, souvent des hommes qui font l’objet d’une attention médiatique particulière lorsqu’ils présentent un prototype censé révolutionner la vie de leur communauté.    Programmation musicale : ► Balance ton quoi - Angèle ► Waka - Jembaa Groove feat.The Cavemen et Fatoumata Diawara.
Comment mieux s'organiser au travail
2026/10/05
Entre les mails, les dossiers à suivre, les demandes urgentes, les multiples réunions et le télétravail, il est parfois difficile de trouver une bonne organisation. Certains ont parfois du mal à reconnaître les priorités.  Les outils numériques ne manquent pas pour faciliter l’exécution des tâches quotidiennes : il est possible de hiérarchiser ses mails, d’accéder à l’agenda de ses collègues pour vérifier leur disponibilité, de déléguer sa prise de notes à une application ou encore de centraliser les documents. Pourtant, beaucoup de travailleurs ont l’impression d’être désorganisés. Un sentiment qui peut être source de stress et de mal-être au travail.  Encore faut-il réussir à faire la différence entre un manque d’organisation et une surcharge de travail. Le problème est peut-être également lié à son environnement. Avec la généralisation du télétravail, des « open spaces » ou du « flex office », les conditions de travail ont aussi des conséquences sur l’organisation.  Reste à se demander : quelles sont les méthodes à suivre pour mieux s’organiser ? Quel est le rôle du manager ? Et comment faire comprendre à ses collègues qu’ils ne sont pas toujours une priorité ?  Avec : • Valérie Venuat, fondatrice du cabinet Positive Workplace Culture. Consultante en Organisation du Travail, qualité de vie et conditions de travail (QVCT), prévention des risques psychosociaux et Formatrice  • Patrick Grahouan, consultant en stratégie et restructuration des entreprises sur le continent africain, auteur, conférencier et coach en développement professionnel. Auteur de L'art d'être Promu: Votre stratégie de promotion en 6 Étapes (auto édité, 2022).   En fin d’émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l’Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans cet épisode, peut-on appeler ses professeurs ou les personnels de l’université par leur prénom ? Léa, chargée de scolarité, raconte son expérience. Elisabeth Navarro, enseignante-chercheuse, experte en interculturel à Paris Cité décrypte ce qui peut être interprété comme de la familiarité.   Programmation musicale : ► Pay No Mind - Stoic (feat. Jev) ► Cairo FM - Alewya.
Se protéger en ligne : quels cyber-réflexes à adopter
2026/10/01
Fin juin 2026, le système d’information de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) en France a été victime d’un piratage, compromettant les données de plus de 678 000 contribuables et entreprises. La France est le deuxième pays le plus touché par les fuites de données au premier trimestre 2026 selon Surfshark, un éditeur d’antivirus et VPN. Avec 23,5 millions de comptes compromis, elle se classe derrière les États-Unis, qui comptabilisent 60,3 millions de fuites de données.  Les cyberattaques ne sont pas toutes des intrusions sophistiquées dans les systèmes informatiques ou le résultat de failles technologiques. En réalité, 90% d’entre elles commencent par une erreur humaine. Un clic sur un e-mail frauduleux, un logiciel malveillant téléchargé, une fausse publicité sur les réseaux sociaux ou un mot de passe corrompu, et ce sont toutes nos données ou celles de notre entreprise qui se retrouvent exposées.   En matière de sécurité en ligne, nous autres, internautes, sommes très éloignés des recommandations. « 123456 » reste le mot de passe le plus utilisé selon le gestionnaire de mots de passe NordPass. Alors que les menaces sont de plus en plus nombreuses, notamment avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, comment mieux se protéger en ligne ? Comment détecter un SMS, un QR code ou un mail douteux, et quels mots de passe adopter ?  Avec : • Gaston Gautreneau, ingénieur au service de l’expertise technologique à la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) • Abdou Samoura, ingénieur et fondateur de la société Aruo basée à Dakar au Sénégal et spécialisée dans la cybersécurité.  En fin d’émission, un reportage de Raphaëlle Constant, notre journaliste s’est rendu à la cité audacieuse qui organise le festival éco féministe « Celles qui sèment ? ». Elle a pu suivre un atelier de réparation de vélo en non-mixité.     Programmation musicale : ► Under the Silver Moon - Thee Marloes ► Accuse Me – Jacquees.
La face cachée du yoga
2026/09/30
Plébiscité pour ses bienfaits sur le corps et l’esprit, et connu grâce aux noms imagés de ses postures – « le chien tête en bas », « le cobra » ou « la montagne » –, le yoga a su conquérir la planète. Ils sont plus de 300 millions à le pratiquer à travers le monde. Originaire d’Inde, cette discipline, à mi-chemin entre spiritualité et sport, s’est métamorphosée au fil des siècles au gré de ses allers-retours vers le monde occidental, qui l’a largement adoptée.  Aujourd’hui, il existe différents types de yoga – Hatha, Ashtanga, Kundalini, Vinyasa, Bikram, ... – comme autant de façons d’interpréter cette pratique. De nombreux professeurs revendiquent aussi avoir inventé leur propre méthode. Plus récemment, de nouveaux concepts ont émergé, comme le Goat Yoga, accompagné de chèvres, ou le Beer Yoga, associé à la bière. Une manière d’offrir encore plus de choix… ou de dénaturer définitivement le yoga.  Si ces versions plus « marketing » du yoga interrogent, d’autres aspects de la discipline inquiètent plus sérieusement. En France, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) avertissait déjà en 2021 de la hausse des signalements pour dérives sectaires liées au yoga. Par ailleurs, alors qu’il est largement pratiqué par des femmes (plus de 70% en France), plusieurs grandes figures de la discipline ont été rattrapées par des affaires de violences sexuelles ou physiques.  Le yoga est ainsi entouré d’un certain flou. Le manque d’encadrement a ouvert une brèche à différentes formes de dérives, qui entachent aujourd’hui la pratique et détournent certains de ses pratiquants. Une meilleure régulation pourrait-elle sauver le yoga ?  Avec : • Elodie Emery, journaliste, autrice de La face caché du yoga (Buchet-Chastel, 2026). Un reportage de Raphaëlle Constant.   Notre reporter Raphaëlle Constant a assisté à une séance de yoga du rire animée par Fanny Pioffret, professeur en yoga du rire depuis 2015. Autour d'elle, dans le jardin des Tuileries à Paris, trois participantes : Marie-Hélène, Yaëlle et Maria. Elles ont entre 57 et 70 ans. Après un échauffement musculaire, place au baragouin : fou rire garanti pour 10 euros la séance !  Un focus d'Abdoollah Earally, correspondant de RFI à New Delhi en Inde, où le yoga est tiraillé entre discipline de bien-être et vifs débats religieux. Le gouvernement Modi en a fait un outil de soft power et un enjeu national.  En fin d’émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l’Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI. Dans cet épisode, Clive, enseignant aux Grands Moulins évoque le fait d’être contesté en tant qu’enseignant et la différence entre la culture anglo-saxonne et la culture française. Cécile Lazartigues-Chartier, experte en interculturel apporte son éclairage.   Programmation musicale : ► End of The Day - Joe Yorke, The 18th Parallel ► Da Du Dah (Aleh Remix) -  Kokoroko, Aleh.
Pourquoi transmettre sa langue natale à son enfant
2026/09/29
À l'échelle mondiale, on estime qu'au moins la moitié de la population est bilingue et parle quotidiennement deux langues ou deux dialectes différents, selon l'Unesco. La question de transmettre ou non sa langue natale à son enfant se pose donc de plus en plus.   Pour de nombreuses familles, cette transmission n'est pas une évidence. En France, selon une étude de l'institut One Poll, un Français issu de l'immigration sur quatre n'a pas appris la langue maternelle de ses parents ou de ses grands-parents. En partie, par crainte des discriminations. Ainsi l'arabe, deuxième langue la plus parlée en France, est sept fois moins transmise que l'anglais.   Dévalorisation de la langue maternelle, crainte que les enfants ne maitrisent pas bien la langue du pays dans lequel ils vivent ou manquent de méthodes, les obstacles sur la route du bilinguisme sont nombreux. Pourtant la langue est bien plus qu'un outil de communication. C'est à travers elle qu'on transmet ses valeurs, ses croyances, son identité.   L'acquisition du langage est également essentielle au développement de l'enfant pour comprendre et se faire comprendre.   Alors, comment transmettre sa langue natale sans pression pour les parents et les enfants ? Faut-il commencer dès la naissance ? À quel moment peut-on dire que son enfant est réellement bilingue ? Le bilinguisme peut-il être un atout pour le reste de ses apprentissages ?   Avec : • Mirana Andrianasy, responsable des projets de formation au sein de l'association Dulala (D'Une Langue À l'Autre) qui accompagne les professionnels et les parents pour que les enfants qui grandissent avec d’autres langues que le français à la maison puissent s’épanouir et développer tout leur potentiel • Amalini Simon, psychologue, directrice du centre Babel, centre de ressources transculturelles, de formation et de médiations à destination des professionnels des services publics.    En début d’émission, l’école autour du monde avec Sara Menaï, correspondante de RFI à Londres, au Royaume-Uni, où plusieurs universités ont déjà annoncé des grèves prolongées.   En fin d’émission, la chronique Un parent, une question et les conseils d’Ibrahima Giroux, psychologue, coordinateur de la licence de psychologie à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal et d’une formation en ligne également à destination des professionnels. Il répond à la question de Bless à Moroni, aux Comores.    Programmation musicale : ► Nterini - Fatoumata Diawara ► SHEGE – CKay.
Les métiers ont-ils vraiment un sexe?
2026/09/25
Pendant longtemps, certaines professions ont été considérées comme l’apanage des hommes. Le bâtiment, la mécanique, la soudure, la conduite d’engins ou encore les métiers industriels restent aujourd’hui des secteurs où les femmes sont encore minoritaires. Pourtant, elles sont de plus en plus nombreuses à choisir ces filières de formation et à remettre en question des idées reçues profondément ancrées. Pourquoi certains métiers continuent-ils d’être associés à un sexe plutôt qu'à un autre ? Ces représentations reflètent-elles une réalité ou sont-elles avant tout le fruit de constructions sociales et culturelles ?  Au-delà des stéréotypes, ces femmes doivent souvent convaincre qu’elles ont leur place, gagner la confiance de leurs collègues ou de leurs clients et faire face à des préjugés persistants. Que faut-il changer pour que le choix d’un métier soit guidé uniquement par les compétences et les aspirations, et non par le genre ? Avec :  Clotilde Lemarchant, professeur de sociologie à l’Université de Lille et directrice adjointe de la revue Travail, genre et sociétés Karine Santamaria, fondatrice de BatiFemmes, premier réseau de femmes artisanes du bâtiment Ndèye Coumba Mboup, mécanicienne et fondatrice du garage Femme Auto à Dakar, Sénégal. Portrait de Johanna Mourangeoux, bouchère à Paris par Raphaëlle Constant :  Reportage dans le marché des Ternes à Paris où notre reporter Raphaëlle Constant a rencontré une jeune femme bouchère sur le chemin de la parité. Johanna Mourangeoux, 33 ans, dite « Madame la Bouchère », y a ouvert son enseigne il y a trois ans. Elle nous accueille derrière sa vitrine avec un grand sourire, tablier noir noué à la taille. En fin d’émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini. Programmation musicale : ► WHODIS – Corto.Alto, Mick Jenkins ► Picasso – Bigflo & Oli, Patomant Remix.
Digital : comment amorcer la déconnexion?
2026/09/24
À l’ère du tout numérique, la question de la déconnexion devient récurrente. Selon une étude menée dans 24 pays par le Pew Research Center, institut de recherche américain, en moyenne, 28% des adultes déclarent être connectés à Internet presque en permanence. La proportion monte à 49% en Corée du Sud et 56% au Japon.  Le développement d’internet, de l’email, de la visioconférence, des réseaux sociaux, du streaming vidéo, des messageries en ligne...Tous ces outils nous maintiennent en ligne que ce soit au travail ou à la maison, et les enfants sont loin d’être les seuls accaparés par les écrans. Un certain nombre de pays ont déjà entrepris de légiférer sur le droit à la déconnexion. En France, il est entré en vigueur avec la loi El Khomri de 2016. Ainsi les salariés français sont en droit de ne pas se connecter à leurs outils numériques professionnels, en dehors de leurs horaires de travail. Dans la pratique, il n’est pas toujours évident de ne pas regarder ou répondre à ses mails. Rien n’empêche également de se ruer sur son téléphone pour scroller une fois son travail terminé.    Être hyperconnecté a pourtant des conséquences réelles sur nos vies, sur notre concentration, notre sommeil mais encore sur nos relations sociales. Alors comment se détacher un peu des écrans ? Certains entreprennent des Digital Detox ou pauses numériques. Aux États-Unis, par exemple, un programme Month Offline enjoint à ses inscrits de remplacer pendant 30 jours, leurs smartphones par un téléphone basique sans réseaux sociaux ou applications de rencontre. Il prévoit également des groupes de paroles sous le modèle des alcooliques anonymes. Ce type de programmes ponctuels sont-ils efficaces ? Quels sont les gestes et les méthodes qui fonctionnent sur le long terme ?   Avec : • Sylvie Chokron, neuropsychologue, directrice de recherche au CNRS et autrice de Plongez dans votre cerveau. L'explorer, c'est l'apprivoiser (Les presses de la cité, 2025) • Stefania Tsakiraki, cofondatrice de The Offline Club Paris, qui organise des rencontres de « détox numérique » et des expériences « déconnectées ».  Un entretien avec Camille Ruiz, correspondante de RFI à Séoul, en Corée du Sud. Notre correspondante a suivi une retraite un peu particulière : 24h d'enfermement, portable confisqué, uniforme terne, un matelas au sol en guise de lit dans une « cellule » de 3m2. Le bâtiment est gris, les fenêtres étroites, mais à la place des hauts murs et barbelés carcéraux, une forêt dense à perte de vue. Les repas sont frugaux, l'écriture manuscrite encouragée.    En fin d’émission, la chronique IA débat, de Thibault Matha. Alors que l’intelligence artificielle devient omniprésente dans notre quotidien et que son utilisation se démocratise, Thibault Matha interroge les outils, et analyse la pertinence de leurs réponses. Aujourd’hui, l’arrivée de l’Overview va-t-elle mettre fin à l’internet ? Cette fonctionnalité introduite par Google fait apparaître des réponses sélectionnées par l’intelligence à chaque recherche internet avant de proposer des sites.  Programmation musicale : ► Breathe - Télépopmusik, Angela McCluskey ► Canopée - Polo & Pan.
Sexisme : ce que l’école fait aux filles
2026/09/23
Des remarques sur la tenue ou les changements corporels, des capacités sous-estimées, des blagues à caractère sexuel, jusqu’aux attouchements et à l’agression physique. À l’école aussi, les filles subissent des comportements sexistes et des violences basées sur le genre.  En France, 15% des collégiennes déclarent avoir été exposées à au moins une forme de violence sexuelle, selon les résultats d’une enquête communiqués par le gouvernement. D’après le baromètre de l’ONG Plan International France (2024), elles sont 47% à avoir été victimes de sexisme. Le chiffre monte à 49% pour les lycéennes.  Pour mieux identifier ces situations et les prévenir, les élèves de la maternelle au lycée devront répondre à un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles. Une nouveauté pour cette rentrée 2026, proposée par le ministère de l’Éducation.  Cette banalisation des comportements sexistes à l’école à l’égard des filles ne concerne pas que la France et préfigure la situation des femmes, premières victimes des violences et des inégalités à l’échelle mondiale.  Car, au-delà de compliquer leur vie scolaire, le sexisme qu’elles subissent conditionne aussi leur avenir et leurs choix de filières. Pour rappel, seulement 30% des chercheurs scientifiques sont des femmes à l’échelle mondiale.  Dans ce contexte, comment mieux protéger les filles ? Vers qui peuvent-elles se tourner ? Quel est le rôle du corps enseignant et de l’institution scolaire ?  Avec : • Aurélia Blanc, journaliste indépendante spécialiste des questions de genre. Autrice de Ce que l’école fait aux filles – sexisme au collège et au lycée : l’enquête (Robert Laffont, 2026). En début d’émission, l’école autour du monde avec Camille Ruiz, correspondante de RFI à Séoul, en Corée du Sud, où la violence à l’école a augmenté, selon les résultats d’une enquête publiée début septembre. Un phénomène inquiète particulièrement les combats « yacha ».   En fin d’émission, Le monde des enfants par Charlie Dupiot. Aujourd’hui, les enfants nous parlent de la trahison... Quand et comment a-t-on trahi leur confiance ? Voici Domingo, Mayas, Luciana, Tyron, Ayoub, Seyfedin, Maciré, Lina, Maya, Liticia et Moussa. Ils ont tous 10 ans et sont en classe de CM2 à l'école Edgar Quinet à Aubervilliers, en région parisienne.   Programmation musicale : ► I'm Just A Girl - Thee Marloes ► JADE - OAMPD.
Comment nos systèmes alimentaires contribuent à la malbouffe
2026/09/22
D’un côté, des agriculteurs en colère peinent à tirer un revenu décent de leur travail ; de l’autre, des consommateurs ont du mal à boucler leurs fins de mois et se nourrissent de plus en plus mal. Depuis plusieurs décennies, les systèmes alimentaires occidentaux montrent leurs limites.  Conçu pour produire plus et plus vite afin de nourrir la population au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le modèle agricole français est aujourd’hui traversé par des crises, des mobilisations d’agriculteurs et des tensions autour des prix. Selon l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), près de 18% des exploitants agricoles vivent sous le seuil de pauvreté. La loi d’urgence agricole, promulguée en août 2026, est censée mieux les protéger, mais elle s’attire également de nombreuses critiques, notamment sur la réintroduction de deux pesticides. Cette nouvelle loi s’ajoute aux nombreuses mesures déjà prises par les pouvoirs publics pour tenter de résoudre les crises. Ainsi, en 2021, 48,5 milliards d’euros de dépenses publiques ont été alloués pour soutenir le secteur agroalimentaire, sans véritablement combler les défaillances du système.  De l’autre côté de la chaîne, plus de 8 millions de Français vivent dans l’insécurité alimentaire et, selon une étude Ipsos, 55% considèrent qu’il est trop cher de manger équilibré. En proposant près de 60% de produits ultra-transformés dans leurs rayons, les supermarchés ne les aident pas forcément. Face à ces constats, des collectifs de citoyens et d’agriculteurs tentent de chercher et de proposer d’autres alternatives pour produire et manger mieux. Comment produire autant tout en rémunérant mieux les exploitants ? Quelle révolution alimentaire est possible ?  Avec : • Paul Montjotin, délégué général du Mouves (Mouvement des entrepreneurs sociaux) qui réunit des entreprises de l’économie sociale et solidaire, ancien conseiller du groupe parlementaire écologiste. Co-auteur de Mal-bouffe – on arrête tout et on réfléchit ! (Rue de l’échiquier, 2026) • Mathieu Dalmais, agronome, porte-parole d'Inside Track France, un collectif de cadres dirigeants de la distribution, de l'agroalimentaire et de l’agriculture qui a publié, en juin 2026, le rapport La course au prix bas de l’alimentation ne fait pas disparaître les coûts. Elle les déplace, un rapport sur les pratiques des enseignes de la grande distribution. En fin d’émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l’Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI.  Dans cet épisode : Yohan, gestionnaire de scolarité à Malakoff, Franco-Mauricien, Malek Kaci, consultant en interculturel expert du Liban, ainsi que Caroline Pensier, experte des territoires d'outremer au sens large parlent formules de politesse, respect et agressivité.    Programmation musicale : ► 100 Ans - Wau Wau Collectif ► MATADORA - KAROL G.
Je vis en colocation avec mes parents
2026/09/21
Aux États-Unis, 49 % des jeunes adultes de moins de 30 ans habitent chez leurs parents. En France, un quart des jeunes n’en sont jamais partis avant 23 ans. Des chiffres en augmentation qui illustrent différents maux de nos sociétés. Crise du logement, précarité, instabilité de l’emploi ou tradition culturelle... De nombreux jeunes adultes à travers le monde sont contraints de vivre chez leurs parents. Une cohabitation tardive qui bouscule les étapes de vie et les liens familiaux.  Cette cohabitation parents-enfants qui s’éternise constitue à la fois un filet de sécurité financier et affectif, mais aussi un renoncement à l’indépendance. Alors que leurs parents quittaient le foyer familial définitivement, trouvaient un travail, se mariaient et accédaient à la propriété, les jeunes générations franchissent les étapes de la vie de manière plus floue, avec parfois des allers-retours. Cette situation impose également une nouvelle dynamique familiale, car vivre chez ses parents quand on n’est plus soi-même un enfant, ou habiter avec son enfant adulte, apporte son lot d’avantages et d’inconvénients. Entre la répartition des tâches ménagères, la vie sociale et amoureuse, comment s’organise cette cohabitation tardive ?  Avec : • Elsa Ramos, sociologue à l'Université Paris Cité et chercheuse au Centre de recherches sur les liens sociaux (CERLIS). Autrice d’Un anthropologue dans ma famille. Menez une enquête dont vos grands-parents sont les héros (Buchet-Chastel, 2024)  • Anne-Cécile Caseau, politiste et sociologue, chargée de recherche à l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP). Co-autrice de l’étude Pourquoi un quart des jeunes vivent toujours chez leurs parents à 23 ans ? publiée en juin 2026.     Et en fin d’émission, la chronique Voisins connectés d’Estelle Ndjandjo, sur l’évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie. Aujourd’hui, il sera question du Wax progressivement détrôné par le retour des tissus traditionnels, qui mettent en avant des identités nationales.     ►  ►
Violences en cuisine : pourquoi les femmes paient-elles la note?
2026/09/18
On dit qu’elle fait rayonner la France dans le monde entier. Un art, un patrimoine et une fierté nationale. Mais derrière le prestige des étoiles, il y a une autre cuisine, celle que l’on ne filme jamais. Une cuisine où l’on apprend, dès l’école, qu’il faut souffrir pour devenir bon. Où les coups de torchon, les brûlures « pour la peine » et les humiliations quotidiennes passent pour un simple rite de passage.   Un système si bien rodé que personne n’ose en parler. Un silence payé différemment selon que l’on est un homme ou une femme. Aussi nombreuses que les hommes à se former, les femmes désertent pourtant les cuisines à mesure qu’elles montent en grade.  Pourquoi la violence est-elle le prix à payer pour réussir en cuisine ? Et pourquoi les femmes sont-elles les premières concernées ?  Avec : • Nora Bouazzouni, journaliste et autrice de Violences en cuisine – une omerta à la française (Editions Stock) • Samy Benzekri, chef de cuisine et secrétaire général de l'association Bondir.e, organisation qui se donne pour mission de sensibiliser et de prévenir les comportements agressifs, le harcèlement et les violences physiques ou verbales au sein du milieu de la restauration. Un reportage de Charlie Dupiot. Noémie a 31 ans. Après être passée par l'école Ferrandi, elle a travaillé pendant une dizaine d'années comme pâtissière dans des restaurants, la plupart étoilés. Elle témoigne des violences qu'elle a subies au fil de son parcours, et notamment dans un restaurant étoilé parisien, au micro de notre reporter Charlie Dupiot  En fin d’émission, la chronique Écoutez le monde, de Monica Fantini.    Programmation musicale :  ► Poly-pocket - Miki ► If You Want Me - The Womack Sisters.
Quand WhatsApp sème la zizanie dans la famille
2026/09/17
Vous connaissez bien cela : les photos de vacances, les nouvelles des enfants, les invitations aux repas, les « joyeux anniversaire », les petits conseils du quotidien… Les groupes WhatsApp de famille font désormais partie de nos vies. C’est pratique, surtout quand on habite loin les uns des autres. Mais à quel prix ? Messages à toute heure, téléphone qui vibre sans cesse, pression pour répondre vite, remarques mal interprétées, petites jalousies qui explosent devant tout le monde… Selon un sondage Ifop, une majorité de Français se disent dérangés par le nombre de messages reçus, et plus d’une personne sur deux se sent obligée de répondre.  Alors, ces groupes familiaux nous rapprochent-ils vraiment ou créent-ils une proximité artificielle ? Pourquoi certains conflits paraissent-ils plus violents derrière un écran ? Et comment garder le lien sans se laisser envahir par l’hyperconnexion ?  Dans cette émission, on va parler de vos groupes WhatsApp de famille : ce qu’ils apportent, ce qu’ils abîment parfois, et comment trouver le bon équilibre.   Avec :  • Estelle Ndjandjo, journaliste, chroniqueuse chez 8 milliards de voisins. Elle s'intéresse à l’évolution des sociétés africaines mondialisées à travers les écrans, les réseaux sociaux et la technologie dans sa chronique Voisins connectés  • Madou Soumare, infirmier en psychiatrie. Auteur du livre Santé mentale noire – conversations taboues autour d'un verre de bissap (auto édité). Créateur du compte Instagram Santémentalenoire, dédié à la libération de la parole autour du bien-être psychologique dans les communautés afro-descendantes  • Laurianne Trably, sociologue, spécialiste du numérique et des mondes ruraux. Chercheuse à Sciences Po Paris. Autrice de Regrouper la famille sur WhatsApp ? Les reconfigurations numériques du travail d’entretien du lien par les messageries instantanées, article de recherche publié en 2025 dans la Revue Réseaux 2025.   Programmation musicale :  ► Amour, Haine & Danger - Angèle ► LA VAR - Supremnova, Jemma's Palace.
Rapport PISA : comment expliquer le décrochage mondial des élèves
2026/09/16
L’OCDE a dévoilé les résultats de son Programme international pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans, le fameux PISA, publié tous les trois ans. Le constat de cette nouvelle édition est sévère.  Jamais la moyenne des pays participants en mathématiques, sciences et compréhension de l’écrit n’avait été aussi faible. Si la baisse des scores est générale, les pays d’Asie de l’Est – la Chine (quatre provinces ont participé à l’étude PISA), Singapour, le Japon et la Corée du Sud – continuent d’occuper les premières places du classement. Quant à la France, elle stagne en 27ème position, selon les derniers résultats – avec un décrochage conséquent en mathématiques (-16 points) et en compréhension de l’écrit (-18 points). Autre enseignement du rapport PISA : le problème de niveau est devenu récurrent et concerne désormais aussi les meilleurs élèves.  Parmi les raisons invoquées pour expliquer ces mauvais résultats, figurent les effets durables de la pandémie de Covid-19, la forte présence du numérique, des changements dans le rapport des élèves à l’apprentissage ou encore le désinvestissement des parents dans la scolarité de leurs enfants. Les causes seraient ainsi multiples et profondes.  Alors que le Conseil d’analyse économique anticipe une baisse du PIB de l’ordre de 150 milliards d’euros à l’horizon 2050 si les résultats de la France dans le classement PISA ne s’améliorent pas, quels sont les leviers d’action ? Faut-il de grandes réformes éducatives ? L’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, récemment votée en France, aura-t-elle un effet ? Et que peut-on attendre de la généralisation de l’utilisation de l’IA à l’école ?    Avec : • Éric Charbonnier, analyste à la direction de l’éducation de l’OCDE qui publie l'enquête Pisa et mesure tous les 3 ans le niveau des élèves des pays de l’OCDE • Pierre-Yves Cusset, chef de projet au département société et politiques sociales du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan et rapporteur de l’enquête Niveau scolaire : quels leviers pour que la France soit bonne élève ? Un entretien avec  Cléa Broadhurst, correspondante de RFI à Pékin en Chine.     En fin d’émission, la chronique Un parent, une question et les conseils d’Ibrahima Giroux, psychologue, coordinateur de la licence de psychologie à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal et d’une formation en ligne également à destination des professionnels. Il répond à la question de Melissa dont la fille de 4 ans finit ses nuits dans le lit de ses parents.    Programmation musicale : ► I Love You - Odezenne ► Nakupenda - Sifoor.
La mode peut-elle encore avoir du sens?
2026/09/15
C'est la question que pose le styliste Imane Ayissi dans son livre Grande Couture, paru en juin 2026, à la lumière de son parcours hors normes. Ancien danseur et mannequin camerounais, Imane Ayissi est entré dans l'histoire en 2020 en devenant le premier créateur d'Afrique subsaharienne à intégrer le calendrier officiel de la Semaine de la Haute Couture à Paris. Dans son travail, textiles et savoir-faire africains dialoguent avec les traditions européennes, dans une volonté de faire circuler les cultures. Il défend une mode qui puise dans les héritages tout en regardant vers l'avenir.  À l'heure de la fast-fashion, de l'essor de la seconde main, des exigences environnementales, comment la mode se transforme-t-elle face aux bouleversements économiques, technologiques et écologiques ? Quelle place reste-t-il pour l'artisanat et la création dans un marché dominé par les plateformes mondiales ? Les savoir-faire africains participent-ils à redessiner les équilibres de la mode internationale ? Et comment imaginer une mode plus durable, plus inclusive et plus porteuse de sens ?  Avec :  • Imane Ayissi, créateur de haute couture camerounais, ancien danseur et mannequin. Auteur de Grande Couture (Débats Publics, 2026) • Marie-Jeanne Serbin Thomas, rédactrice en chef du magazine Brune • Hawa Sangare, styliste, fondatrice de Hawa Paris, entrepreneuse engagée avec son atelier H.a.w.a. au féminin.   En fin d’émission, Charlie Dupiot nous emmène sur les campus français avec Décalages culturels, une chronique produite par RFI avec le soutien de l’Université Paris Cité. Sur une idée originale de Chae-Yeon Bournel-Bosson du Français facile avec RFI.  Dans cet épisode, Christian, responsable insertion professionnelle des alternants à Paris Cité et Philippe Pierre, sociologue, spécialiste de l’interculturel, enseignant en management de l’interculture nous parlent de la façon dont les étudiants font leur CV, entre ceux qui font trop long et ceux qui savent « se vendre ».    Programmation musicale : ► Ma péo ne nené - Keke Kassiry ► Ala Bekee - Yemi Alade, Don jazzy.
Déchets urbains : ce que le propre et le sale disent de nos sociétés
2026/09/14
Décharges à ciel ouvert, caniveaux obstrués, accumulation de déchets dans certains quartiers... Les déchets disent beaucoup de notre manière d'habiter la ville. Ce que nous jetons, l'endroit où nous le déposons et la façon dont ces déchets sont collectés ou recyclés révèlent autant nos habitudes quotidiennes que les choix politiques en matière de gestion urbaine. La propreté varie selon les cultures, les époques et les contextes. Préoccupations sanitaires et environnementales, contraintes économiques, croyances religieuses ou habitudes culturelles... Les pratiques de gestion des déchets répondent à des logiques multiples.  L’Afrique subsaharienne avec sa croissance urbaine ultra rapide et son manque de services de collectes de déchets, pourrait devenir la région la plus productrice de déchets selon la Plateforme Africaine des Villes Propres. Ces situations font également émerger des initiatives citoyennes locales et témoignent d'une grande capacité d'adaptation. Comment concilier croissance urbaine et gestion durable des déchets ? Quelles solutions pour des villes propres réclamées par les citoyens ?  Avec :  • Célina Carrier, responsable équipe projet développement urbain et gestion des déchets de l’AFD (Agence Française de Développement) • Michael Bofonge Ifulu, coordonnateur du PNAC-RDC (Partenariat Novateur pour l’Assainissement Communautaire) à Kinshasa, RDC  • Bénédicte Florin, géographe, enseignante-chercheuse à l’Université de Tours.    Programmation musicale :  ► Il existe un endroit - Bekar, Blandine ► Tea - Rema.

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