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De vive(s) voix

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Rating
★★★★★
4.7
from
3 reviews
This podcast has
24 episodes
Language
French
Publisher
RFI
Explicit
No
Date created
2020/02/24
Latest episode
2026/02/04
Average duration
29 min.
Release period
2 days

Description

Une émission consacrée à la langue française dans le monde et aux cultures orales. Un rendez-vous quotidien du lundi au jeudi, pour rendre plus vivant notre rapport à la langue, et être la vitrine des initiatives en faveur de la francophonie. Une émission consacrée à la langue écrite qui vit, s’adapte, se développe. Mais aussi une émission où la langue parlée, blablatée, tchatchée, déclamée et murmurée aura toute sa place. En compagnie d’historiens, linguistes, traducteurs, artistes… ce nouveau rendez-vous sur RFI sera aussi celui de l’oralité : ce qui est émis, qui est énoncé de vive voix. Théâtre, slam, poésie sonore, contes, traditions orales… Émission présentée par Pascal Paradou, en collaboration avec Cécile Lavolot. Réalisation : Laura Pinto. Et en podcast sur www.rfi.fr. *** Diffusions du lundi au jeudi : à 13h30 TU vers toutes cibles ; 17h30 vers l'Afrique lusophone ; à 21h30 vers l'Afrique haoussa ; du lundi au jeudi à 22h30 vers Malabo/Bata. Le vendredi à 22h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. Et le dimanche à 14h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. (Heure de Paris = TU + 1 en grille d'hiver).

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Festival des langues classiques : le sanscrit et le coréen, une histoire d'oralité
2026/02/04
Chaque année, le festival des langues classiques met à l’honneur le grec, le latin et le chinois. Cette année, les langues asiatiques sont mises à l’honneur.  Si le grec et le latin se taillent la part du lion, les langues asiatiques s’invitent et parmi elles, le sanscrit et le coréen sont aussi décryptées.  Comment les littératures classiques de l’Inde, de la Chine entretiennent-elles un dialogue vivant avec l’oralité ? Des récits fondateurs aux épopées transmises de génération en génération, la voix demeure au cœur de la mémoire et de la transmission. De quelle manière les formes orales façonnent-elles le texte, nourrissent la pensée et tissent un lien entre passé et présent ?   Il serait réducteur d'affirmer que le sanscrit n'est qu'une langue érudite et sacrée ! Il y a 2000 ans d'histoire littéraire, scientifique. On y trouve des traités d'architecture, d'astronomie mais aussi des belles lettres, du théâtre, des romans ! Cette langue n'a jamais été une langue parlée en tant que telle. Cette langue s'est fait connaitre grâce au Mahabharata, le livre de Véda Vyasa, une grande épopée lyrique qui raconte la guerre des Bharata et qui a donné lieu à de grandes mises en scène de Jean-Claude Carrière ou Peter Brook. Ce texte ainsi que le Ramayana étaient destinés à distraire la cour royale. Ils vont connaître la postérité et avoir un impact majeur et vont influencer des auteurs tels que Salman Rushdie ou Thomas Mann.  Quant à la langue coréenne, son histoire est très intéressante : son alphabet a été créé au XVè siècle. Environ 2/3 de son lexique provient de la langue chinoise classique : le hanmun. Le chinois classique était aussi une grande langue de lettrés et de traduction. Les concours de fonctionnaires devaient réciter ou psalmodier des textes classiques ou canoniques en langue classiques.    Invités :   - Yannick Bruneton, professeur des Universités, Paris Cité, anciennement Paris 7. Spécialiste d’histoire médiévale de la Corée, rattaché à l’École pratique des Hautes études. Auteur chez Armand Colin d’un manuel de chinois classique, mais il vient aussi de publier, en novembre 2025, aux Belles Lettres, dans la collection « Bibliothèque chinoise », les Poèmes du Dhyana de Hyangjok Sunim. C’est une anthologie de poèmes zen bouddhiques coréens anciens, commentés par un moine coréen contemporain - Iris Farkondeh, chargée de cours à l’Université Sorbonne nouvelle et docteure en Études indiennes.  La huitième édition du Festival des langues classiques aura lieu à Versailles les 7 et 8 février 2026. Lucie Bouteloup ne nous fait jamais « faux bond » ! Comme chaque mercredi, elle décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l’oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moisnard des éditions Le Robert.  Programmation musicale : L'artiste franco-brésilienne Gildaa avec le titre Utopiste.
Sam Sauvage : «J'aime me moquer de l'état du monde, mais pas des gens»
2026/02/03
Le chanteur Sam Sauvage s’est fait connaître pour son titre « Les gens qui dansent ». Auteur, compositeur, interprète, il vient de sortir son premier album.   L'artiste Sam Sauvage s'est fait connaître grâce à la vidéo du clip de la chanson très pop « Les gens qui dansent » postée sur les réseaux sociaux et devenu viral. Un morceau composé en 2020 et remis au goût du jour avec de nouveaux synthés.  Son premier album Mesdames, Messieurs est composé de douze titres. Un conteur social Le jeune dandy de 26 ans, sapé en costume cravate et à la voix grave aime se définir comme « un conteur social » qui essaye d'écrire sur ce qu'il observe, ce qui l'entoure. « J'aime me moquer des sujets, de l'état du monde mais pas des gens ».  Ses textes abordent les questions sociales : la guerre en Ukraine, le drame des morts en mer, les SDF du métro, les ruptures amoureuses, les langages de l'amour.    Invité : l’auteur, compositeur interprète Sam Sauvage.  Sam Sauvage, de son vrai nom Hugo Brébion est né en 2000 dans le Pas-de-Calais dans une famille passionnée de musique. Il compose ses premiers morceaux au lycée lorsqu'il rejoint le groupe « Photomaton ».  Il figure parmi les artistes en lice de la catégorie « révélation masculine » pour les Victoires de la Musique 2026 qui auront lieu le 13 février 2026. Programmation musicale : Avis de tempête  Les gens qui dansent  J'suis pas bô  Boulogne  Un cri dans le métro.   
L’auteur Johary Ravaloson nous invite à découvrir 80 mots malagasy
2026/02/02
De Alefa ! (Allez !) à Zavatra (chose) l’auteur, traducteur et éditeur Johary Ravaloson nous immerge dans les mots de Madagascar en les illustrant de faits historiques et anecdotes personnelles. Avec ces 80 termes, Johary Ravaloson nous raconte ce qu'il a envie de dire sur Madagascar. Pour chaque mot, il en profite pour dérouler plusieurs définitions. À l'entrée malagasy, on apprend que la langue de Madagascar a incorporé des mots d'autres langues : de l'arabe, du bantou (akoho: la poule) ou de langues européennes (paradisa : paradis). L'auteur ajoute que le mot « malgache », imposé pendant la colonisation, heurte les oreilles de beaucoup de Malagasy. Dans les années 2010, un mouvement sur les réseaux sociaux a voulu rectifier ce nom au profit de « malagasy ».  Quand il a fallu chercher des mots, ce sont évidemment les mots de l'enfance qui sont venus en premier. Ce sont aussi les traditions qui sont décrites . Le « kabary », art oratoire malagasy, a été récemment inscrit par l'UNESCO sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.  Johary Ravaloson nous rappelle que le malagasy est une langue agglutinante, un type de langue qui forme principalement des mots en assemblant des morphèmes (parties de mots). Ainsi, les mots et les noms de familles sont parfois composés de plusieurs mots. Dans les noms de famille, les parents ajoutent des noms d'ancêtres, considérés comme des protecteurs ou des intermédiaires entre les morts et les vivants.  On découvre que le nom de la capitale Antananarivo signifie « la ville des mille », en référence aux mille guerriers chargés de protéger le domaine royal !  Invité : Johary Ravaloson, auteur, traducteur et éditeur. Il a notamment écrit le roman Amour, patrie et soupe de crabes, aux éditions Dodo Vole. Le recueil 80 mots de Madagascar est paru aux éditions l’Asiathèque. Il a vécu les vingt premières années de sa vie à Antananarive.  Vous pourrez retrouver Johary Ravaloson  Jeudi 5 février à 18h30 à la Librairie l’Asiathèque - 1 rue Deguerry - Paris 11ème.   Et la chronique ailleurs nous emmène à Bujumbura au Burundi pour parler de la sixième édition du festival Buja sans Tabou qui aura lieu du 2 au 8 février 2026. Le thème retenu cette année est « déconnexion ». Et c'est Claudia Munyengabe, auteure et membre de Buja Sans Tabou qui nous en parlera.  Programmation musicale :  Les artistes Caesar & Ngiah Tax Olo Fotsy avec le titre  « Mampanota ». 
Les orphelins d'Eric Vuillard : une histoire de Billy the Kid et de la violence des États-Unis
2026/01/29
Dans les orphelins, Eric Vuillard raconte l'histoire du hors-la-loi Billy The Kid et relate par la même occasion une partie de l'histoire des États-Unis.  «À 17 ans, il tua son premier homme». C'est ainsi que début le nouveau roman d'Eric Vuillard. Eric Vuillard a écrit l'histoire de Billy the Kid en déconstruisant l'évènement qui nous a été raconté : une histoire qui nous a été racontée par son assassin : Pat Garett.    Une histoire ce n'est pas une vie. Une vie, ce sont les déchirements intérieurs. Une histoire c'est tenter de mettre ce qu'on peut imaginer de ces déchirements intérieurs mais à travers des coordonnées sociales : c'est replacer l'individu dans son milieu, dans l'Histoire.  Il existe quelques témoignages sur Billy the Kid notamment de paysan mexicain qui le décrivait comme quelqu'un d'amical, jovial : ces témoignages ont été passés sous silence. L'auteur raconte l'histoire d'un adolescent qui pourrait être comme les autres lorsqu'il est dépouillé de sa fiction, un adolescent victime du capitalisme, de la colonisation mais aussi de la violence intrinsèque des États-Unis.  Billy the Kid, de son vrai nom Henry McCarty, est l'une des figures les plus célèbres du Far West américain. Il doit son surnom à son aspect juvénile, presque enfantin. Il serait né en 1859 à New-York dans une famille très pauvre d'origine irlandaise. Orphelin très jeune, il grandit dans la pauvreté, bascule dans la délinquance et devient rapidement un hors-la-loi. Il se fait connaître pendant la guerre du comté de Lincoln au Nouveau-Mexique, une guerre de territoires entre factions rivales. Il acquiert la réputation d'un tireur rapide et efficace. Il a la réputation d'avoir tué 21 hommes, mais ce nombre est sujet à caution et serait plutôt de 9 hommes. Malgré ses crimes, il bénéficie d'une certaine sympathie populaire amplifiée par les journaux qui relatent ses exploits. Il est tantôt considéré comme un criminel sans foi ni loi, tantôt comme un rebelle face aux puissants. Il est finalement capturé, condamné à mort par pendaison mais réussir à s'enfuir. Sa fuite ne dure pas longtemps : âgé de 21 ans, il est finalement abattu par le shérif Pat Garrett en 1881.  Invité : Eric Vuillard, né en 1968, est un auteur et cinéaste français. Il est connu pour ses récits historiques courts à mi-chemin entre littérature et essais. Il avait déjà raconté le far-west américain dans Tristesse de la Terre : une histoire de Buffalo Bill Cody. Il a également écrit sur la colonisation, sur la guerre d'Indochine ou encore la prise de la Bastille. Il remporte le prix Goncourt en 2017 pour l'Ordre du jour qui raconte les coulisses de la montée du nazisme et les prémices de «la solution finale».  Programmation musicale : L'artiste Loufox avec le titre Serrer les dents.      
Encomium des mots rares : participer à l'incendie linguistique francophone
2026/01/28
Benoît Richter, Kidi Bebey, Belinda Cannone, Louis-Philippe Dalembert… l’autrice Emmanuelle Favier et Edith de Cornulier ont demandé à 26 auteurs de rédiger 26 textes sur 26 mots rares. Mais pourquoi s’intéresser aux mots désuets ? Déchouquer, Ribaudequin, Oaristys, Aorasie... tous ces mots existent mais vous ne les connaissez probablement pas ! Le Trésor de la langue française, qui est le dictionnaire le plus complet, recense environ 100 000 mots quand le français usuel en compte 30 000, une mine pour les auteurs et les poètes !  La langue ne s'use que si on ne s'en sert pas L'autrice Emmanuelle Favier dirige une collection de livres consacrée aux mots rares. Une collection ? Plutôt un « encomium », un terme ancien quelque peu dérivé... Depuis toujours, l'autrice est fascinée, obsédée depuis toujours, par les mots rares qui sont « des fenêtres sur le sens, des manières de s'approprier la langue et l'étymologie qui convoque tout un univers historique ». Dans cette collection, Emmanuelle Favier suggère à des auteurs ou autrices d’écrire un court texte sur un mot… mais sans forcément donner une définition précise. La seule chose qu'elle impose, c'est la lettre ! On y trouve des mots créoles, argotiques, ou du français hors de France, mais aussi des mots désuets ou nouveaux tels que urbexeur.  Le travail sur la langue et les mots rares a la côte ! Et ce sera de plus en plus le cas avec l'Intelligence Artificielle car face à elle, il ne nous reste que notre sens poétique !  Ces encomiums sont dirigés par la maison de négoce Malo Quirvane. Une maison d'édition aujourd'hui dirigée par Edith de Cornulier. Cette maison d'édition est née dans la ferme de Malo Quirvane, dans le Morvan. À moins que toute cette histoire ne soit créée de toutes pièces... Edith de Cornulier voulait devenir vigneronne. Face à la précarité du métier, elle décide de devenir éditrice « Il y a beaucoup de points communs entre les agriculteurs et les éditeurs : ce sont des fournisseurs de matière première! ». Créée en 2019, cette maison d'édition publie aujourd'hui son trente-troisième livre.   Invitées : Edith de Cornulier, directrice de la Maison d'édition Malo Quirvane et Emmanuelle Favier, autrice et directrice de la collection des petits encomiums des mots rares.    Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l’oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moisnard des éditions Le Robert. Programmation musicale : Les artistes Sian Pottok et Fatoumata Diawara avec le titre Je danse sur toi.
Iqtibās de Sarah M : une histoire d'amour et de rage entre la France et le Maroc
2026/01/27
Convoquant le théâtre, la danse et la musique, Iqtibās raconte une histoire incandescente, où l’on ressent profondément ce que signifie aimer aujourd’hui au croisement des cultures. Des mots pour dire l’amour, éviter le déchirement, comprendre l’éloignement... des mots tempêtes, des mots discordes comme il est dit dans la pièce de théâtre Iqtibas. Iqtibās, c'est un mot arabe qui veut dire «emprunter» au sens premier mais dans sa dimension philosophique, ce terme peut vouloir dire «allumer son feu au foyer d'un autre». Une définition  de l'amour ? Quand deux personnes n'en font qu'une : laquelle devient-elle ?  C'est l’histoire d’une rencontre entre un prof, Abel et une boxeuse, Balkis lui est français, elle d’origine marocaine. Abel, un prénom qui évoque la fratricide dans la Bible et qui veut dire «souffle, buée» et qui symbolise ce qui est éphémère, fragile. Balkis, le prénom de la Reine de Saba. Je ne sais pas ce que tes mots ont fait aux miens L'Histoire va alors les percuter : une passion face aux différences culturelles et à l'Histoire douloureuse... Comment s'aimer quand l'altérité surgit ?  Le théâtre nous donne toutes les libertés, c'est à nous d'aller au-delà des censures qu'on se met soi-même. Le théâtre peut tout accueillir.  Invitée : Sarah M, autrice et metteuse en scène de Iqtibās, avec Hayet Darwich et Maxime Levèque. Un spectacle écrit en français mais aussi en darija, un dialecte marocain.  Programmation musicale : L'artiste Camille Yembé avec le titre Je ne l'ai jamais dit à personne.
Faire parler Henri IV : une enquête anatomique et linguistique
2026/01/26
Plus de 400 ans après sa mort, Philippe Charlier et une équipe de chercheurs font parler l'ancien souverain Henri IV, assassiné en 1610.  Des chercheurs de l’Hôpital Foch et de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) et du Laboratoire de Phonétique et Phonologie sont parvenus à reconstituer les paramètres vocaux les plus réalistes du roi de France Henri IV (1553-1610) à partir de sa tête momifiée conservée au laboratoire LAAB (UVSQ). C'est pour le moment une seule syllabe, des phonèmes, des voyelles, mais ce n'est que le début du projet et c'est une véritable prouesse. Pourra-t-on faire parler Henri IV ?  Tout commence à la Révolution française. En 1793, les Révolutionnaires veulent détruire tout ce qui rappelle la Royauté. Ils vont alors profaner les tombeaux royaux dont ceux de la Basilique de Saint-Denis où repose le corps du monarque Henri IV. Les dépouilles sont sorties, molestées puis jetées dans une fosse commune. Mais certains restes vont être conservés par des curieux où des personnes qui vont en faire commerce, tel que le médiéviste et conservateur de musée Alexandre le Noir qui vendra... trois têtes du monarque Henri IV dont une authentique.  Après de nombreuses péripéties, celle-ci est retrouvée et authentifiée en 2010.  Une tête bien préservée  La tête est encore très bien préservée, avec de la peau, des cheveux et des poils. elle a été sectionnée à la base du cou. Les chercheurs se rendent comptent qu'il y a encore les cordes vocales et le larynx et ceux-ci sont très bien préservés, ce qui peut permettre scientifiquement de reconstituer une voix. Mais à l'époque, personne n'a l'idée de reconstituer sa voix...  La présence du larynx et des cordes vocales en très bon état de conservation ont permis la reconstitution de ces premiers sons avec une voix aigue et un peu haut perchée. Écoutez.   "La voix, c'est la personne"    Grâce au travail de l'équipe pluridisciplinaire, des données qu'on dispose sur l'accent, le phrasé, le positionnement des dents, la façon de prononcer le français, le timbre de la voix et l'Intelligence Artificielle, on sera capable de reconstituer un texte. Il y aura également une enquête anatomique pour déterminer quel était son coffre respiratoire, le volume de ses poumons. «On n'est pas du tout dans un travail d'amateurisme, ni approximatif!»  À l'horizon fin 2026 : les premières phrases de l'Édit de Nantes.  Mais au-delà de cette découverte, il y a un véritable intérêt médical. En effet, il sera peut-être possible pour les patients qui doivent subir une ablation du larynx de savoir quelle sera leur voix après l'opération de cet organe symbolique.  Invité : Philippe Charlier, médecin légiste et archéo-anthropologue. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Lagos avec Céline Desbos, spécialiste des questions liées à la francophonie en contexte plurilingue, et membre du collectif pour la valorisation du français pluriel : un groupement de chercheurs, enseignants, orateurs qui souhaitent rendre audible le français dans toute sa diversité, tel qu'il est parlé dans l'espace francophone.  Elle nous présente le concours «Dicte-moi en français pluriel», un concours de dictée en français reflétant la diversité du français : le but, lutter contre les discriminations linguistiques.  Programmation musicale :  L'artiste Lysandre avec le titre le cowboy aux mains d'argent.  
«La fabrique du merveilleux», de Nétonon Noël Ndjékéry entre le conte et le roman
2026/01/22
Dans son un nouveau roman « La fabrique du merveilleux », l’écrivain Nétonon Noël Ndjékéry dévoile un conte qui se veut universel autour du pouvoir, du rêve et des liens invisibles entre les vivants. Sachez que les larmes peuvent faire naître des rivières de pierres précieuses, que les serpents volent, que panthères et antilopes peuvent faire preuve de tendresse, que l’araignée tisse nos destins et que la forêt est dépositaire de mémoire... Dans son nouveau roman, l'auteur tchado-suisse invente un monde où tout est possible : toutes les métamorphoses, les calamités et les miracles, où le bien et le mal ne cessent de s’affronter, ou l’on croise des reines cruelles, des magiciennes et des griots. Ma mère avait l'habitude avant de nous conter des histoires à ma petite soeur et à moi, que le monde qui nous habite est beaucoup plus grand que le monde que nous habitons et que le monde que nous habitons est contenu dans le monde qui nous habite.  L'auteur part du constat qu'on ne naît « pas vide » mais avec un héritage. Un conte animiste Ce roman aux allures de conte, se déroule dans le royaume de Lara, au Tchad, c'est le village du père de l'auteur, là où se situe sa lignée familiale. Dans ce village, vit la Reine Poudoudou, un nom qui signifie « là où il y a beaucoup de fleurs » pourtant le personnage est assez terrible avec « un regard de chauve-souris à jeun.... »: une figure tyrannique. Une sourde opposition commence à naître et planifie la sédition au sein de la forêt primordiale. L'auteur imagine alors un monde où tous les éléments du vivant pourraient vivre ensemble en harmonie avec une vision animiste. « L’humain est sans cesse une aventure à recommencer ».  Invité : Nétonon Noël Ndjékéry est né en 1956, à Moundou au Tchad, et débute sa carrière d’auteur avec une première nouvelle publiée par Radio France Internationale. Depuis, il habite sur les rives du Léman, en Suisse. Il est l’auteur de six romans, dont Au petit bonheur la brousse et Il n’y a pas d’arc-en-ciel au Paradis (Prix Hors concours 2022, Grand prix littéraire d’Afrique noire 2022 et Prix Lettres frontière 2023), publiés chez Hélice Hélas Éditeur en 2019 et 2022. En 2017, il reçoit le Grand Prix Littéraire National du Tchad pour l’ensemble de son œuvre. Il est traduit en anglais, en arabe et en serbe. Son dernier roman La fabrique du merveilleux est paru aux éditions Hélice Hélas.   Programmation musicale : L'artiste Shan ‘L avec le titre Une histoire de mytho. 
Nuits de la lecture : quel accès à la littérature en zones rurales ?
2026/01/21
Cette année, les Nuits de la lecture investissent les zones rurales et s'invitent en régions. Comment faire vivre la lecture et la littérature hors des villes et des grandes agglomérations ? Quelles initiatives pour réduites les inégalités territoriales ?  On a souvent opposé territoires urbains et territoires ruraux. Les campagnes ont pourtant été source d'inspirations pour de nombreuses auteurs, dont certains se revendiquent même « auteurs régionalistes ». Cette année, la dixième édition des Nuits de la lecture aura lieu du 21 au 26 janvier 2026 ; et le thème retenu cette année est « Villes et campagnes » avec comme parrain et marraine Laurent Gaudé et Marie-Hélène Lafon. Créées en 2017 par le Ministère de la Culture et le Centre National du Livre, les Nuits de la Lecture regroupent des milliers d'évènements en France et à l'étranger pour célébrer la littérature : perfomances, siestes littéraires.    Invités :  - Roman Naudin, directeur général de La Geste, une maison d'édition qui existe depuis 1972 et est située à La Crèche, un village de 5 000 habitants près de Niort (Deux-Sèvres). Ils publient environ 350 ouvrages par an avec une forte publication d'ouvrages régionaux, avec un fort tropisme pour l'ouest de la France. On peut retrouver leurs titres dans près de 3 000 points de vente.  - Rachel Navarro, responsable de la médiathèque Alboussière-Champis et de tous les relais qui font partie de la médiathèque, Boffres, Gilhoc, Saint-Romain de Lerps, Saint Sylvestre situés en Ardèche, département très rural dans la Région Rhône-Alpes. Ces antennes sont ouvertes environ 4 heures par semaine et tenus par des bénévoles. On peut emprunter livres, CD et DVD avec un fonds qui compte environ 19.500 ouvrages. Ce réseau a été créé, il y a environ 30 ans, avec cette volonté de relais et créer du lien entre les villages. Des évènements sont également organisés : séances de contes, expos photos, rencontre avec auteurs locaux et même un prix littéraire organisé avec l'ensemble de la communauté de communes Rhône-Crussol. Toute la programmation Nuits de la lecture 2026 ici.  - Juliette Rousseau, autrice, éditrice et traductrice. Son dernier ouvrage « Pequenaudes » est publié aux éditions Cambourakis. Elle y explore les liens entre corps et territoire et interroge la ruralité, les questions de classe et de genre, l’industrialisation, la relation au vivant. Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l’oreille » avec la complicité du lexicographe Benjamin Rouxel des éditions Le Robert et des élèves de CM2 de l'école Vulpian du 13è arrondissement de Paris. Et, cette semaine encore, Lucie reste droit dans ses bottes pour vous faire découvrir la richesse de la langue française !  Programmation musicale : Le groupe Odezene avec l'artiste Yann Tiersen avec le titre Harmony.
Théâtre: «Paradoxe» de Guillaume Vincent, une pièce décalée sur le deuil et la perte
2026/01/20
Dans cette pièce co-écrite et co-interprétée par Florence Janas et Guillaume Vincent, les deux comédiens abordent le thème sensible de la perte à travers des dialogues réalistes entre parents et enfants.  La pièce « Paradoxe » raconte légèrement des histoires graves : la solitude, les douleurs de l’enfance, le deuil. Un homme, une femme qui jouent tous les rôles, à tous les âges et ne cesse de brouiller les pistes entre la fiction et la réalité, l’imaginaire et le documentaire.  On essaye de faire du théâtre de manière ludique assez joyeuse même sur des sujets assez graves Le point de départ de cette pièce est le retour de Guillaume Vincent à Uzès, dans le sud de la France, pour le décès de sa grand-mère. Il est alors confronté à la question de la « fin de vie ». Peu de temps après, c'est la mère de Florence Janas qui, victime d'un AVC, voit sa santé décliner. Malgré la gravité du sujet, on rit.  Guillaume Vincent fait du théâtre depuis une vingtaine d'années avec des mises en scène de textes de Marivaux, Fassbinder ou Lagarce. Il ne se condidère pas comme un auteur de théâtre mais comme un « auteur de ses spectacles ». Le spectacle est écrit à partir de situations réelles, mais aussi avec un matériau documentaire. Les histoires sont racontées par l'un ou par l'autre, les rôles sont inversés tout cela avec une écriture très parlée.  Invités : Guillaume Vincent, dramaturge et co-écrivain avec Florence Janas de Paradoxe, une pièce à voir au T2G jusqu’au 26 janvier 2026.  Avec également un hommage à Valère Novarina auteur, dramaturge et poète né en 1942 et disparu le 16 janvier 2026. Il a écrit une cinquantaine de pièces et n’a eu de cesse d’inventer une langue et de brouiller les codes. Il disait « écrire ce qu'il ne pensait pas encore ».  Programmation musicale : Les artistes Yan Wagner et  Malik Djoudi avec le titre « Æthernité ».  
La French Theory : itinéraires d'une pensée rebelle
2026/01/19
Dans French Theory, l'historien des idées, François Cusset nous raconte l'histoire du courant philosophique de la French Theory, plus connu aux États-Unis qu'en France !  La French Theory désigne un ensemble de courants intellectuels français apparus surtout entre les années 1960 et 1980. Elle regroupe des penseurs comme Michel Foucault, Jacques Derrida, Gilles Deleuze, Roland Barthes ou Jean Baudrillard. Ces auteurs ont remis en cause les notions traditionnelles de sujet, de vérité, de pouvoir et de sens. Leurs travaux croisent la philosophie, la linguistique, la psychanalyse, la sociologie et la critique littéraire. Un point central est l’idée que le langage et les discours structurent notre manière de penser le monde. Elle insiste sur les rapports de pouvoir cachés dans les savoirs et les institutions. Paradoxalement, elle a eu plus de succès aux États-Unis qu’en France. Elle a fortement influencé les études culturelles, le féminisme et les théories postcoloniales. Aujourd’hui encore, elle nourrit les débats sur l’identité, le pouvoir et la production du sens et est devenue l'une des bêtes noires du président Donald Trump mais aussi l'une des armes de résistance...  Invité : François Cusset, historien des idées, professeur à l'Université de Paris-Ouest Nanterre, spécialiste de la civilisation américaine. Auteur de nombreux ouvrages. La bande dessinée «French Theory» est publiée chez Delcourt. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Djibouti où le lycée français célèbrera pour la deuxième année la Nuit de la lecture, le 24 janvier 2026. Une soirée lecture de textes anglophone et francophone organisée par des professeurs et les élèves sur le thème de la ville et de la campagne avec également l'auteur djiboutien Omar Youssouf Ali comme invité. Programmation musicale :  L'artiste ICI MODESTA avec le titre Salamandre.
Marie-Hélène Lafon: «Je suis une travailleuse du verbe»
2026/01/15
Dans son nouveau roman « Hors champ », l'autrice Marie-Hélène Lafon revient sur ses terres du Cantal pour raconter l'histoire d'une fratrie.  Une ferme avec une cour verte et bleue. Une famille deux enfants : un frère et une sœur. Elle décide de partir, lui de rester. Le nouveau roman de Marie-Hélène Lafon se déroule dans la vallée de la Santoire, dans le Massif Central, un lieu enclavé et rude et traverse cinquante ans. Il s'agit d'un huis-clos avec deux personnages principaux : un frère et une soeur. Le roman explore le lien qui unit cette fratrie qui grandit avec un père violent. Et avec cette phrase, fil rouge du roman, que Claire, la soeur qui fuit cette vie, lance à son frère « si un jour tu veux arrêter tout ça …. Tu peux compter sur moi ».  Invitée : Marie-Hélène Lafon, professeure agrégée et autrice française née à Aurillac dans le département du Cantal auquel son oeuvre est en grande partie consacrée. Le hasard de la naissance m'a fait la grâce de me placer là, à cet endroit là du monde, à la fois infime et crucial. Alors qu'elle a six ans et qu'elle apprend à lire, elle décide de devenir écrivain. Elle travaille à « voix haute » pour ajuster au mieux les mots.   En 2020, elle a obtenu le Prix Renaudot pour son roman « Histoire du fils », une fresque familiale sur trois générations.   Son dernier roman «Hors Champ» est publié aux éditions Buchet-Chastel.   Programmation musicale : Les artistes Bernard Lavilliers et Gaëtan Roussel avec le titre «Lovés».     
Hélène Frédérick: «Correcteur, c'est un métier qu'on remarque quand il est mal pratiqué»
2026/01/14
L'écrivaine québécoise Hélène Frédérick revient sur son métier (pas toujours mis en valeur) de correctrice dans son quatrième ouvrage, paru aux éditions Verticales. C'est tout le temps dans l'ombre qu'un correcteur met en lumière les textes d'un autre, même si ce n'est plus tout à fait le cas de l'autrice Hélène Frédérick qui sort petit à petit de l'ombre et prend de plus en plus la lumière, elle qui en est déjà à son quatrième ouvrage paru aux éditions Verticales. Avec Lézardes, la romancière québécoise prend une nouvelle direction dans sa carrière, puisqu'elle s'éloigne du monde du roman en décidant de raconter sa vie de correctrice à travers de nombreux petits chapitres axés autour d'un mot-clé. C'est un métier qu'on remarque seulement quand il est mal pratiqué. Pour l'écrivaine québécoise, le métier de correcteur fait partie de ce genre de professions que l'on ne remarque que quand ledit correcteur fait une faute. D'autant qu'être correcteur ne consiste pas seulement à corriger les fautes des journalistes et des auteurs mais également à vérifier les faits et les chiffres énoncés par ceux-ci. Il y a la correction des fautes mais il y a aussi la vérification des faits qui est très importante dans la tâche du correcteur.   Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l’oreille » avec la complicité du lexicographe Benjamin Rouxel des éditions Le Robert et des élèves de CM2 de l'école Vulpian du 13è arrondissement de Paris. Et, cette semaine encore, Lucie n'a pas pris des vessies pour des lanternes ! Invitée : Hélène Frédérick, écrivaine née au Québec mais vivant à Paris depuis 20 ans, autrice de quatre ouvrages dont trois romans, tous parus aux éditions Verticales. Son dernier livre Lézardes est d'ores et déjà disponible.   Programmation musicale : L'artiste Erik Pédurand avec son titre « Cinéma ».  
«Kumina» de Victor de Oliveira, une pièce qui questionne la brutalité des migrations
2026/01/13
Le dramaturge Victor de Oliveira présente sa nouvelle pièce Kumina. Une pièce intimiste qui aborde, en plusieurs langues, les sujets de l'exil et des migrations à travers des textes de grands auteurs internationaux et qui se joue du 13 au 17 janvier 2026 au Théâtre des Quartiers d'Ivry. Avec Kumina, une pièce de théâtre écrite et interprétee par lui-même, qui se joue du 13 au 17 janvier 2026 au Théâtre des Quartiers d'Ivry, Victor de Oliveira, exilé du Mozambique, son pays de naissance, à un jeune âge, s'attèle à un sujet sensible : celui de la brutalité des migrations. « Kumina », c'est le nom d'un rituel funéraire effectué à l'origine par les esclaves mais qui existe encore aujourd'hui dans les Caraïbes, notamment en Jamaïque et en Barbade, et qui a cette particularité de pouvoir aussi se faire lors des mariages et des naissances. Dans sa pièce, il exprime également l'ambivalence entre l'adulte qui aujourd'hui s'exprime sur un sujet que l'enfant ne pouvait pas vraiment comprendre à l'époque. C'est l'adulte qui essaie de comprendre ce que l'enfant a pu sentir. Pour ce faire, il se sert de textes de grands auteurs internationaux comme ceux du Barbadien Kamau Brathwaite, de l'Italien Dante ou encore des Portugais Fernando Pessoa et Luis de Camões. Invité : Victor de Oliveira est un acteur, metteur en scène et professeur de théâtre, né au Mozambique. Il a fait ses premières classes de théâtre à Lisbonne, avant de rejoindre le prestigieux Conservatoire Supérieur National d'Art Dramatique de Paris. Polyglotte, il a foulé les plus grandes scènes d'Europe, notamment au Portugal, en Suisse, en Belgique, au Luxembourg et en Angleterre, même si son terrain de jeu privilégié reste la France.   Programmation musicale : L'artiste Simone Ringer avec son titre « Il est vilaine ».  
Comment apprendre à écrire du rap ?
2026/01/12
En 2026, pour la deuxième année consécutive, les Laboratoires d'Aubervilliers organisent des ateliers d'écriture rap. L'occasion de comprendre comment on apprend à écrire du rap. Pour ce faire, oXni, rappeuse, artiste multi-casquettes et animatrice d'ateliers d'écriture rap, et Djoko, rappeur et producteur, donnent des pistes. Comment écrire du rap ? L'an dernier (2025), Eesah Yasuke nous racontait sa méthode, oscillant entre la pulsion d’écriture et le travail précis de la langue... Mais les autres ? Les Laboratoires d’Aubervilliers, lieu de recherches et de créations pluridisciplinaires dans le département de la Seine-Saint-Denis, organisent chaque année le Contest Open Mic, un concours de rap ouvert aux néophytes, et des ateliers d’écriture ouverts à toutes et tous. Écriture automatique, improvisation, pulsions, émotions, recherches poussées... Qu'est-ce qui motive untel à écrire du rap ? Talent ou travail ? Et, surtout, comment apprendre à écrire du rap, du jour au lendemain ? Tant de questions que Pascal Paradou s'est posées et auxquelles Djoko, rappeur et producteur, et oXni, rappeuse engagée, artiste protéiforme et animatrice d'ateliers d'écriture rap aux Laboratoires d'Aubervilliers, ont répondu avec pédagogie.   Peut-on écrire du rap sans inspiration de ses pairs, sans engagement ? Pour certains, comme Djoko et oXni, il n'est pas fondamentalement nécessaire de puiser de l'inspiration dans le travail des « anciens », puisque les codes de la musique ont changé aujourd'hui, voire se sont simplifiés. Pour d'autres, comme les rappeurs old school, il est nécessaire de s'inspirer de l'histoire et de la littérature, à l'image de MC Solaar qui nous expliquait déjà, il y a quelques temps, l'importance de la lecture au profit de l'écriture.   Invités : Djoko, rappeur, producteur, co-fondateur du label C4 Industrie et du festival des Arts de rue des cités. Et oXni (pour objet X non identifié), artiste multidisciplinaire. Elle a animé des ateliers d'écriture rap aux Laboratoires. Son dernier album Chaoscène est sorti en septembre 2025. Et, comme chaque lundi, la chronique « Ailleurs » nous emmène en Norvège, où Corentin Buczkowski, attaché de coopération pour le français et correspondant Sport et Francophonie à l'Institut français de Norvège, nous parle du Concours de la Francophonie organisé pour les classes apprenant le français en Norvège.   Programmation musicale :  L'artiste oXni avec ses titres « Revue de peste » et « Chaoscène ». L'artiste Lacheb et son morceau « Endommagé ».  

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