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4.6from
This podcast has
24 episodes
Language
FrenchPublisher
RFIExplicit
No
Date created
2020/02/24
Latest episode
2026/10/04
Average duration
49 min.
Release period
5 days
Description
Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en lumière les différents mécanismes qui régissent les rapports entre les sociétés et leur environnement. Les invités de Géopolitique confrontent leurs regards sur un sujet d’actualité internationale. Une émission présentée par Marie-France Chatin. Réalisation et technique : Mathias Golshani. Avec la collaboration de Cécile Lavolot. *** Diffusions le samedi et le dimanche à 17h10 TU vers toutes cibles.
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La guerre hybride de Vladimir Poutine : la fuite en avant… jusqu’où?
2026/10/04
Drone chargé d’explosifs sur l’aéroport de Leipzig en Allemagne, incendies d'usines d'armement en Bulgarie, en Italie et en Estonie, frappes sur le train Kiev/Varsovie dans une gare ukrainienne à 2 km de la frontière polonaise… Attribuées à la Russie, les attaques « hybrides » contre les pays européens soutiens de Kiev se sont multipliées ces derniers mois, qu’il s’agisse de drones, de sabotages, de désinformation ou de cyberattaques…
Que se passerait-il si, demain, une opération hybride russe faisait des victimes dans un pays de l’OTAN ? Comment les Européens doivent-ils répondre aux provocations du maître du Kremlin ? Que cherche Vladimir Poutine ? Que traduit cette fuite en avant et jusqu’où peut-elle aller ?
Trois invités :
- Christine Dugoin-Clément, chercheure à l’Observatoire de l’intelligence artificielle de Paris 1 – chaire risque, et au CRGN (Centre de Recherche de la Gendarmerie nationale). Autrice de Géopolitique de l’ingérence russe. La stratégie du chaos, paru aux PUF en 2025
- Paul Gogo, journaliste, ancien correspondant à Moscou, auteur de Moscou parano. La Russie de Poutine mise à nu, aux éditions du Rocher
- Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur chez Euro Créative.
Présidentielle au Brésil : duel Lula-Bolsonaro, avec Washington en embuscade
2026/10/03
160 millions d’électeurs brésiliens sont appelés à se rendre aux urnes ce dimanche. Dans un pays plus que jamais polarisé, les sondages prévoient pour le 1er tour de la présidentielle un duel serré entre le chef de l’État sortant de gauche Luiz Ignacio Lula da Silva, 80 ans, qui brigue un 4ème mandat et le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro, 45 ans, candidat du parti libéral et fils de Jaïr Bolsonaro, l’ex-président d’extrême droite condamné en 2025 à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État.
Quels sont les enjeux de ce scrutin ? Alors que l’insécurité semble être la 1ère préoccupation des Brésiliens, le bilan social du mandat de Lula fera-t-il le poids face à la politique répressive promise par Flavio Bolsonaro, inspiré par l’exemple du Salvador ? Faut-il craindre des ingérences de la criminalité organisée dans les élections ? L’arrivée au pouvoir de l’extrême droite mettrait-elle en péril la souveraineté du Brésil, comme l’affirme Lula, qui accuse les États-Unis de chercher à interférer dans le scrutin au profit de son rival Flavio Bolsonaro ?
Le Brésil restera-t-il un bastion de gauche dans une Amérique latine dont Donald Trump veut faire l’arrière-cour des États-Unis ?
Deux invités :
- Anaïs Flechet, professeur d’histoire contemporaine à Sciences Po Strasbourg
- Frédéric Louault, professeur de Sciences politiques à l'Université libre de Bruxelles.
L’IA peut-elle échapper à tout contrôle?
2026/09/27
Le 9 septembre 2026, une déclaration d’un jeune Britannique fait l’effet d’une déflagration. Jacob Coxon, chercheur chez Anthropique après être passé chez OpenAI annonce sur X qu’il démissionne par souci éthique. « Aucune des deux entreprises n’agit de manière responsable. Elles foncent tout droit vers une superintelligence capable de s’améliorer elle-même et jouent avec nos vies. Les gens qui construisent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici à la fin de la décennie. »
Le débat sur l’IApocalypse est lancé… Scénario de science-fiction, risque réel ou coup marketing des entreprises de cybersécurité ? Chacun y va de ses arguments.
Alors doit-on s’inquiéter ? Faut-il ralentir la course folle à l’IA ou faire une pause ? L’Intelligence artificielle est-elle susceptible d’échapper un jour à tout contrôle ? Avec quelles conséquences ? Des IA rebelles pourraient-elles décider de détruire l’humanité ? Qui pour imposer un mécanisme de régulation ou des normes au niveau mondial ?
Trois invités :
- Jean-Gabriel Ganascia, professeur à la Faculté des sciences de Sorbonne Université et chercheur en intelligence artificielle au LIP6. Nouveau livre « Mythologies de l'IA » aux éditions du Seuil
- Sébastien Garnault, président du Paris Cyber Summit, spécialiste des enjeux de puissance technologique
- Tariq Krim, entrepreneur du web, ancien vice-président du Conseil national du numérique, créateur de Netvibes et de Jolicloud, a lancé le think tank Cybernetica et initié le mouvement Slow Web, qui prône un usage plus conscient des technologies.
Quelle recomposition pour le Moyen-Orient déchiré par les guerres?
2026/09/26
Depuis le 28 février 2026, et la guerre déclenchée par Donald Trump contre l’Iran, le détroit d’Ormuz est devenu un point central de la crise au Moyen-Orient. Aujourd’hui le détroit d’Ormuz est contrôlé par l’Iran qui en a fait un levier de négociation avec Washington. Résultat : les prix des carburants s’envolent, les échanges se raréfient et l’économie mondiale se fragilise. Selon le FMI, le choc énergétique pourrait se traduire par davantage d'inflation et moins de croissance.
Émission enregistrée aux Ecopol de Tours.
Alors comment sortir de cette impasse ? Quels sont les objectifs de guerre des États-Unis ? Comment expliquer l’étonnante résilience de l’Iran ? À quel point les monarchies du Golfe, victimes des représailles iraniennes aux frappes américaines, ont-elles perdu confiance dans la protection américaine ? Leur quête de nouveaux partenariats sonne-t-elle la fin de l’ordre américain au Moyen-Orient ? Combien de guerres Israël est-il prêt à mener pour assurer sa sécurité, au risque d’un isolement toujours plus grand au sein de la communauté internationale ? Quelle recomposition pour un Moyen-Orient déchiré par les guerres ?
Trois invités :
Fatiha Dazi Heni, politiste, spécialiste de la péninsule arabique à l'Irsem (Institut de recherche stratégique de l'École militaire) et à Science po Lille. Autrice de L’Arabie saoudite en 100 questions chez Taillandier, a dirigé L’Arabie saoudite dans le monde, ouvrage collectif à paraître en novembre aux éditions du CNRS. Chahir Zaki, professeur d'économie à l'Université d'Orléans, chercheur au LEO (laboratoire d’économie d’Orléans), travaille sur les économies du monde arabe. A publié Breaking or Building Bridges ? The Trade Story of the Mena Region chez Cambridge University Press. Myriam Benraad, politiste, spécialiste de l'Irak et du Moyen-Orient contemporain, professeur en relations internationales à l'Université d'Exeter au Royaume Uni. A publié L'Irak par-delà toutes les guerres aux éditions Le Cavalier Bleu.
Quel avenir pour l'Alliance de La Mecque?
2026/09/20
Le 7 août 2026, à La Mecque, trois puissances du monde musulman ont signé un accord qui pourrait modifier l'équilibre stratégique du Moyen-Orient et, plus largement, celui du monde musulman. L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie se sont engagés, dans le cadre du « Mecca Joint Defence Agreement », à considérer une attaque contre l'un d'entre eux comme une attaque contre les trois. Une clause qui rappelle évidemment le fameux article 5 de l'OTAN.
Faut-il pour autant parler d'une « OTAN musulmane » ?
La comparaison est séduisante, mais elle est probablement trop simple. Car derrière cet accord, se trouvent trois pays aux intérêts très différents. L'Arabie saoudite est la grande puissance financière et énergétique du Golfe. Elle cherche, depuis plusieurs années, à diversifier ses partenariats et à ne plus dépendre exclusivement de la protection américaine. La Turquie est une puissance militaire majeure, membre de l'OTAN, dotée d'une industrie de défense de plus en plus autonome, notamment dans les drones. Elle cherche également à affirmer son rôle de puissance incontournable entre l'Europe, le Moyen-Orient et l'Asie. Et puis il y a le Pakistan : le seul État musulman doté officiellement de l'arme nucléaire, qui entretient des relations anciennes et particulièrement étroites avec l'Arabie saoudite, mais qui partage également une frontière avec l'Iran et tente de conserver un rôle de médiateur dans les crises régionales. Alors, que cherchent réellement ces trois pays ? Se protéger contre l'Iran ? Répondre à l'affaiblissement de la garantie américaine ? Construire une nouvelle puissance militaire du monde musulman ? Ou simplement mettre en commun des intérêts qui, pour l'instant, convergent ? La question est d'autant plus actuelle que l'accord est déjà confronté à une situation concrète : les attaques des Houthis, alliés de l'Iran, contre le territoire et les infrastructures saoudiennes. Islamabad a récemment précisé qu'aucune réponse militaire commune n'avait encore été envisagée. Alors, alliance militaire véritable ou démonstration de puissance ?
Invités :
Fatiha Dazi Heni, politologue, spécialiste des monarchies de la péninsule Arabique, chercheure à l’Institut de Recherche Stratégique de l’École militaire, l’Irsem et enseignante « Monde arabe » à Sciences Po Lille Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie/Moyen-Orient de l’IFRI Gilles Bocquerat, spécialiste de l’Asie du Sud, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique.
France-Algérie : comment sortir du blocage?
2026/09/19
La France est entrée en campagne électorale dans la perspective des présidentielles de 2027. Une élection pour laquelle l’Europe promet de prêter une attention particulière et elle n’est pas la seule. L’Algérie qui, après plus d’un siècle de colonisation française, est devenue indépendante le 5 juillet 1962, s’honore d’avoir gagné l’une des plus difficiles guerres de décolonisation et d’avoir imposé une défaite à la France et à l’OTAN.
La France et l'Algérie appartiennent à deux aires culturelles que tout oppose et dont la guerre d’indépendance et ses conséquences restent non soldées malgré des tentatives de réconciliation mémorielle ratée. L’Algérie se voit comme une puissance africaine non-alignée, proche de la Russie et de la Chine. Depuis 2024, un conflit asymétrique s’est engagé entre la France et l’Algérie : otages, rappels d’ambassadeurs, chute des échanges, crise des visas, reconnaissance par l’Élysée de la marocanité du Sahara occidental. Est évoquée la « plus grave crise » traversée par les deux pays depuis 1962 alors que sur le plan géopolitique, les deux pays auraient intérêt à trouver des points de convergence et que les Algériens constituent la première communauté étrangère migratoire en France.
Invités :
Pierre Vermeren, historien du Maghreb et du Moyen Orient, professeur des Universités à Paris 1 Panthéon Sorbonne. France-Algérie. De 1962 à nos jours. Histoire d’une relation pathologique, éditions Tallandier. Michel Duclos, ancien ambassadeur. Conseiller spécial géopolitique et diplomatie à l’Institut Montaigne. Coauteur de la note (Scénarios) « France-Algérie : sortir de l’émotion ».
Cuba : Trump joue-t-il avec le feu?
2026/09/13
L’île de Cuba traverse aujourd’hui ce que plusieurs observateurs décrivent comme la crise la plus aiguë de son histoire moderne, bien au-delà de la « Période spéciale » des années 1990. Depuis janvier 2026, un tournant décisif a été pris : suite à l’intervention américaine au Venezuela et à la capture de Nicolás Maduro, Washington exerce une pression maximale et a imposé un blocus énergétique quasi-total à La Havane, coupant l’accès au pétrole vénézuélien qui sustentait l’économie cubaine.
L’administration Trump espère créer une situation visant à forcer le leadership cubain vers une ouverture politique et économique qui transformerait l’île en un partenaire dépendant des États-Unis. Voire une tutelle comme c’est le cas au Venezuela. Les conséquences sont visibles : des pannes de courant de 20 à 22 heures par jour à La Havane, des pénuries alimentaires et médicamenteuses critiques, et des tensions sociales avec des manifestations. De nombreux Cubains ont été renvoyés par Washington dans l’île et l’exode se poursuit, réorienté massivement vers l’Amérique Latine. La question de l’avenir de Cuba est, bien sûr, posée alors que les projets de Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio semblent diverger et que plane toujours l’éventualité d’une intervention américaine, laquelle toutefois ne manque pas d’obstacles. Certes isolée, Cuba n’en conserve pas moins des appuis, Chine, Russie, Iran.
Invités :
Janette Habel, politologue et chercheuse associée à l’IHEAL Jean Mendelson, ancien ambassadeur de France à Cuba Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS, responsable du programme Amérique Latine/Caraïbes et membre de la rédaction du Monde diplomatique.
L’Europe sous pression russe
2026/09/12
La Russie poursuit sa guerre d’Ukraine. Deux émissaires de Donald Trump étaient la semaine dernière à Moscou où ils ont rencontré Vladimir Poutine, avant de se rendre à Kiev. Aucune avancée concrète n’a été annoncée et les frappes ont repris dès leur départ.
Côté russe, dans la perspective du scrutin des 18 et 20 septembre 2026 visant à l’élection des députés de la Douma d’État, premières législatives en Russie depuis le début de la guerre, il y a quatre ans et demi, la rumeur court d’une nouvelle et importante vague de mobilisation post-électorale.
Durant la campagne précédant le scrutin, le chef du Kremlin a égrené des discours de plus en plus agressifs sur le plan militaire faisant craindre qu’en l’absence de victoire sur le terrain, la Russie envisage d’intensifier l’offensive, et en interne le régime ne cesse de se durcir. La rhétorique d’escalade se fait de plus en plus cohérente dans laquelle la guerre en Ukraine est replacée dans une confrontation plus large avec l’Europe.
Invitée :
Céline Marangé. Docteure en Science politique, spécialiste de la Russie et de l’espace post-soviétique, chercheuse à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire, La guerre d’Europe a commencé, éditions les Arènes, Prix du Livre Géopolitique 2026.
La Terre brûle, la diplomatie ferme les yeux?
2026/09/06
Après un été de canicules, d'incendies et de sécheresse, 99 départements en vigilance, la pire saison de feux en France depuis 2012, plus de 32 000 décès excédentaires en Europe, la COP17 sur la désertification s'est achevée le 28 août sans la moindre décision contraignante, et le traité sur le plastique est repoussé à 2027. La question n'est pas seulement de savoir pourquoi ça échoue, mais à qui profitent ces blocages. Et où la coopération continue malgré tout, à trois mois de la COP31 d'Antalya.
Avec :
Mathilde Jourde, chercheuse à l'Iris, responsable du programme climat, environnement, sécurité, co-directrice de l'Observatoire défense et climat Sébastien Treyer, directeur général de l'Iddri
IA, la diplomatie au bout du câble
2026/09/05
On présente volontiers l'intelligence artificielle comme la nouvelle arme diplomatique, avec ses sommets, ses standards et ses alliances technologiques. Mais dès qu'on gratte, on retombe sur du très physique : des térawattheures, des semi-conducteurs, des terres rares. Point de départ, l'audition d'Arthur Mensch à l'Assemblée nationale, où le patron de Mistral a résumé son métier d'une phrase : transformer de l'électricité en tokens ; et la question devient : peut-on prétendre à une souveraineté numérique quand on ne maîtrise pas ses électrons ?
Émission enregistrée lors de la Fabrique de la diplomatie.
Avec :
Camille Boulenguer, économiste, chercheuse à l'Iris, directrice de l'Observatoire géopolitique du numérique et des technologies émergentes Francis Perrin, directeur de recherche à l'Iris, chercheur associé au Policy Center for the New South (Rabat), spécialiste des questions énergétiques
Les ruptures technologiques désormais au cœur des rapports de puissance
2026/08/30
Depuis 1945, la puissance se mesurait à l’aune de la capacité de projection : dollars, porte-avions, bases militaires. Aujourd’hui, ce paradigme s’effondre. Les États-Unis, hyperpuissance incontestée, échouent à imposer leur volonté, en Irak, en Afghanistan, et peinent à contenir l’Iran. À l’inverse, des puissances régionales, voire des acteurs non étatiques, parviennent à tenir en échec les géants traditionnels. La puissance a-t-elle simplement changé de nature ?
Ne résiderait-elle plus dans la capacité de construire, mais dans celle de détruire, de nuire, de bloquer ? L’exemple du détroit d’Ormuz, où l’Iran transforme un goulot d’étranglement maritime en arme de dissuasion massive, illustre ce basculement vers une « puissance de nuisance ».
Enfin, dans la course à la puissance, un nouvel élément est désormais à prendre en compte : l’intelligence artificielle. La maitrise des algorithmes, des données et des semi-conducteurs redéfinit la hiérarchie des nations. La puissance de demain se mesure désormais en téraoctets et en capacité de calcul plutôt qu’en nombre de divisions blindées. Les ruptures technologiques rendent les hiérarchies économiques et militaires instables et en permanence susceptibles d’être renversées par la percée novatrice d’un adversaire.
Invités :
Sabine Jansen, rédactrice en chef de Questions internationales, professeure des universités au CNAM et chercheuse associée à Paris Cité Frédéric Ramel, professeur des universités en science politique à Sciences Po, coordinateur du réseau thématique du Groupe de recherche sur l’action multilatérale au CNRS Guillaume Heim, haut fonctionnaire à la direction générale des entreprises du ministère de l’Économie et des Finances, spécialiste des enjeux technologiques et de leur dimension stratégique. Enseignant à l’université Paris-Panthéon-Assas. Édition en partenariat avec la revue Questions internationales : « Les empires contre-attaquent. La puissance au 21ᵉ siècle ».
À lire aussiNouvelles technologies et enjeux géopolitiques
Trump, Kim Jong-Un et les alliances américaines: comment la Corée du Nord modifie les rapports de force en Asie
2026/08/29
Donald Trump affirme vouloir rencontrer Kim Jong-un plus tard dans l’année. Pyongyang n’a toutefois pas confirmé l’existence d’un véritable échange entre les deux dirigeants : le leader nord-coréen reconnait la qualité de leur relation personnelle tout en rejetant l’idée que cette relation puisse modifier les intérêts stratégiques nord-coréens.
Le geste américain récent et concret a été la réduction des exercices militaires avec la Corée du Sud, lesquels ont été raccourcis de onze à cinq jours, tandis qu’un autre exercice prévu en septembre a été annulé, Washington invoquant notamment les contraintes liées à la guerre avec l’Iran. L’hypothèse d’un succès diplomatique après l’Iran doit être accueillie avec prudence. Kim Jong-un dispose aujourd’hui de marges de manœuvre plus importantes qu’en 2018-2019. La Corée du Nord s’est rapprochée de la Russie, notamment par une coopération militaire liée à la guerre en Ukraine, tout en maintenant ses liens économiques fondamentaux avec la Chine. Que cherche Washington et que peut obtenir Pyongyang ? Vers une Asie plus autonome militairement ? La Corée du Nord modifie-t-elle les rapports de force en Asie ?
Invité :
Pierre Grosser, historien, professeur à Sciences Po et membre du centre d’histoire de Sciences Po. « Histoire mondiale des relations internationales » chez Bouquins et « États-Unis/Chine, l’autre guerre froide » aux CNRS éditions. À lire aussiÉtats-Unis: le président Donald Trump déclare qu'il rencontrera Kim Jong-un cette année
Canicules, guerres et exodes : le visage incertain de 2026
2026/08/24
Le monde a rarement vécu dans un environnement aussi hostile. Guerre commerciale; conflit en Iran dont personne ne voit l’issue ; deux front ouverts par Trump. Et pourtant le commerce mondial ne cesse de croître. Les échanges se réorientent ; de nouvelles alliances se nouent. Tout cela consacre par ailleurs la super puissance de la Chine. Car les droits de douane ont jeté nombre de pays dans les bras de l’ogre chinois, dont les produits inondent la planète et dont la balance commerciale bat tous les records. La réalité du monde, c’est aussi le Moyen Orient en feu, et le climat en rage, témoignant d’un grand désordre mondial.
Invité :
Bertrand Badie, professeur émérite des universités à Sciences Po. Auteur d’une trentaine d’ouvrages. Par-delà la puissance et la guerre. La mystérieuse énergie sociale chez Odile Jacob est le dernier.
Espagne : climat politique sous forte tension
2026/08/02
Il y a quatre-vingt dix ans, l’Espagne basculait dans la guerre civile. Le 17 juillet 1936, le pays entrait dans l’une des tragédies majeures du XXè siècle, une guerre qui a brisé durablement la société espagnole et dont les mémoires restent, aujourd’hui encore, profondément disputées.
Et si l’Espagne regarde encore autant son passé, c’est aussi parce qu’elle est traversée, au présent, par de fortes tensions politiques : sur la mémoire, sur les autonomies, sur le rapport à l’opposition, sur la place du pays en Europe et dans le monde. Que nous dit encore 1936 de l’Espagne d’aujourd’hui ?
Dans un contexte assombri par les scandales de corruption qui planent sur son entourage et l’orbite du PSOE, comme du gouvernement, Pedro Sanchez conduit un pays toujours travaillé par de fortes crispations.
Invités :
Amalio de Marichalar y Saenz de Tejada, coordinateur d’« Espagnol à Espagnol pour la Constitution » et de 33 associations de la société civile de toute l’Espagne Miguel Angel Garcia Carrasco, chargé de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique Benoît Pellistrandi, historien, spécialiste de l’Espagne. Les fractures de l’Espagne. De 1808 à nos jours, collection Histoire chez Folio.
Vladimir Poutine : vers l'escalade?
2026/08/01
Le monde occidental vit une crise civilisationnelle et politique qui exprime tout à la fois un vertige sur l’état des lieux, une perte de sens, un doute sur ses capacités, une haine de soi et une peur de la disparition qui se traduit aujourd’hui par la gigantesque insurrection antisystème qui secoue les démocraties d’Occident. Cette crise est une crise majeure faite de critiques en tous genres qui viennent saper les bases de notre civilisation au risque de la détruire.
À quoi s’ajoute l’autoritarisme qui s’affirme sur la scène politique trumpienne. Autre réalité, elle aussi destructrice. Affaibli par ses doutes et le schisme apparu brutalement entre l’Europe et l’Amérique de Donald Trump, l’Occident est par ailleurs confronté à une coalition dont la Russie de Poutine et la Chine de Xi Jinping sont les leaders incontestés liés par un ressentiment historique qu’ils nourissent vis-à-vis de l’Occident et par la peur de l’attraction que la liberté occidentale pourrait susciter chez leurs peuples. Ils voient l’Occident comme l’ennemi à abattre et mènent contre lui une guerre hybride à grande échelle, qui connecte tous les théatres d’opérations.
Invité :
Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur à l’Institut Français de Géopolitique, directeur de recherche à l’Institut Thomas More et collaborateur de Desk-Russie. Dictionnaire Géopolitique du Monde Occidental, Presses Universitaires de France.
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