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Priorité santé

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Rating
★★★★★
4.9
from
19 reviews
This podcast has
47 episodes
Language
French
Publisher
RFI
Explicit
No
Date created
2020/02/24
Latest episode
2026/10/23
Average duration
49 min.
Release period
2 days

Description

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à [email protected]. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.

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Questions de femmes - L'AVC au féminin : quels sont les signes d'alerte?
2026/10/23
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous abordons la question de l’AVC chez la femme. En raison des fluctuations hormonales, les femmes sont plus vulnérables aux AVC à certaines périodes de leur vie. Quelles sont les périodes les plus à risque dans la vie d’une femme ? Quels sont les symptômes spécifiques à la femme ? Comment réagir en cas d’AVC ? Quelles peuvent être les séquelles d’un AVC ? Avec : Dr Mbagnick Bakhoum, neurologue à l’hôpital Idrissa Pouye de Dakar, président de l'Association sénégalaise de soutien aux patients et familles des victimes d'AVC (ASP/AVC). La palabre au féminin de Charlie Dupiot.   Programmation musicale :  ►  Yannick Noah – Ni Divin, ni Chien  ► Berry – Teretaw
Le bégaiement : 1% de la population concernée
2026/10/22
À l'occasion de la journée mondiale du bégaiement qui se tient tous les 22 octobre, nous faisons le point sur ce trouble de la communication. Touchant environ 1% de la population, le bégaiement se caractérise par des répétitions de mots, de syllabes, de sons, par des prolongations de sons, des arrêts et des blocages qui donnent l’impression d’un effort. Souvent à l'origine de moqueries, le bégaiement a des conséquences importantes sur la vie sociale des personnes qui en souffrent. Avec : Sarah Hervé, orthophoniste à Paris   Elisa James, orthophoniste au Centre hospitalier de Libreville et vice-présidente de la Société Gabonaise d’Orthophonie. L’exposition pendant la grossesse à certains produits chimiques (les phtalates et phénols) pourrait être associée à une diminution du QI des enfants à 3 ans. En fin d’émission, nous parlons d’une étude menée par une équipe de l’Inserm de l’université de Grenoble-Alpes, en collaboration avec le CNRS, le CHU de Grenoble et l’université de Grenade (Espagne), s’est intéressée à l’impact de l’exposition périnatale à ces substances sur le quotient intellectuel (QI) des enfants, évalué à l’âge de trois ans. Les résultats de l’étude viennent d’être publiés dans Environmental Health Perspectives. Interview de Claire Philippat, chercheuse Inserm.     Programmation musicale :  ► Original Koffee – Ova So ► Sir, Anderson Paak - Poetry in motion.
Ruminations mentales : des psychologues vous aident à en sortir
2026/10/21
«J'aurais dû lui répondre ceci», «je n'aurais pas dû faire cela», «que va-t-elle penser ?»... On appelle ruminations ces pensées répétitives qui tournent en boucle dans notre tête, jusqu'à nous empêcher de dormir, de se concentrer sur autre chose... Ces pensées sont au cœur de nombreux troubles tels que l'anxiété, la dépression ou encore le burn-out. Quand s'en inquiéter ? Comment y mettre un terme ? Avec : Faustine Devynck, docteure en psychologie, psychothérapeute spécialisée en thérapies cognitives et comportementales, enseignante à l’Université de Lille, co-autrice de la BD Silence, ça rumine. Arrêtez de penser en boucle, paru aux éditions Les Arènes et autrice de Se libérer de la rumination mentale, paru aux éditions Dunod Jean-François Marmion, psychologue, co-auteur de l'ouvrage Silence, ça rumine. Arrêtez de penser en boucle, paru aux éditions Les Arènes Armelle Abadagan, psychologue à Cotonou au Bénin. En fin d'émission, nous retrouvons la chronique sport du Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et auteur de Le sport : je me lance, paru aux éditions In Press.           Programmation musicale :  ► Florito, Sandro Beatz - Well Well ► Raye, Absolutely, Amma – Joy.
Ostéoporose : quand les fractures se multiplient
2026/10/20
À l'occasion de la journée mondiale de l'ostéoporose qui se tient le 20 octobre, nous faisons un point sur cette maladie du squelette. Caractérisée par une diminution de la masse osseuse, l'ostéoporose touche plus fréquemment les femmes, notamment après la ménopause. Fragilisé, l'os est alors plus poreux, moins dense et se casse beaucoup plus facilement. Comment diagnostique-t-on l'ostéoporose ? Quels traitements existent ? Quel est le rôle de la nutrition et des carences alimentaires dans la survenue de l'ostéoporose ? L'ostéoporose constitue-t-elle une complication de certaines maladies chroniques ?   Avec : Pr Julien Paccou, professeur de rhumatologie, au CHU de Lille Pr Joëlle Tiendrebeogo, rhumatologue au CHU de Bogodogo à Ouagadougou, professeure titulaire de rhumatologie à l'Université Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou, au Burkina Faso.   En fin d’émission, nous parlons du Nigeria qui, à l’échelle mondiale, est l’un des pays ayant le plus haut taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. La sous-nutrition et les maladies infectieuses constituent une double menace pour la survie de l’enfant. En réponse, la stratégie Nutrivax a été mise en place dans le pays. Cette stratégie associe vaccination et nutrition préventive afin d’augmenter la couverture vaccinale des enfants. Nous faisons le point sur les résultats de cette stratégie après la publication d’une étude dans Nature Medicine. Interview de Cécile CAZES, chercheuse et coordinatrice scientifique de NutriVax au Nigéria.    Programmation musicale :  ► Tracy De Sá - Lipgloss ► Soraia Ramos, Lisandro – Bai (remix)
L'hypnose pour se libérer de ses souffrances
2026/10/19
L'hypnose thérapeutique désigne un état modifié de conscience, durant lequel la personne se trouve entre éveil et sommeil. On l'utilise pour traiter les addictions, les troubles anxieux, la douleur... Certaines utilisations de cette technique, utilisée depuis au moins 200 ans dans les sociétés occidentales, ont fait l'objet d'études cliniques qui valident les modifications du fonctionnement cérébral, associé à cette forme de transe. L'intérêt thérapeutique de l'hypnose est ainsi reconnu dans le domaine de l'anesthésie opératoire, tout comme l'EMDR – cette technique de désensibilisation et de retraitement par mouvements oculaires – dans le cadre de la prise en charge du stress post-traumatique. Quand se tourner vers l'hypnose thérapeutique ? Comment ça fonctionne et quels en sont les bienfaits ? Quelles sont les différentes techniques d'hypnose ? Est-ce que l'hypnose thérapeutique est contre-indiquée dans certains cas ?   Avec : Dr Jean-Marc Benhaiem, médecin hypnothérapeute, responsable du Diplôme universitaire d’Hypnose médicale à la Pitié-Salpêtrière à Paris, directeur du Centre Hypnosis à Paris-8 pour les consultations d’hypnose et auteur de l’ouvrage L’hypnose pour guérir de ses souffrances, paru aux éditions Odile Jacob Pr Asseman Médard Koua, psychiatre psychothérapeute, directeur coordonnateur du Programme national de santé mentale (PNSM) en Côte d'Ivoire. Enseignant-chercheur à la Faculté de médecine à l'Université de Bouaké. Un reportage de Thalie Mpouho. En fin d’émission, nous retrouvons la chronique de Binetou Cheikh Seck, nutritionniste-diététicienne au Cabinet diététique Nutridéal à Dakar, au Sénégal.   Programmation musicale :  ► D-influence – Hypnotize ► Alewya – Cairo FM.
Ebola en RDC : les femmes en première ligne
2026/10/16
Les femmes et les jeunes filles sont particulièrement exposées à la maladie, dans la mesure où elles assument au sein de la famille, comme de la communauté, des tâches dédiées aux soins et à l'assistance des personnes vulnérables. Aidantes des malades, accompagnatrices à l'hôpital, responsables des rites funéraires, mais aussi soignantes de première ligne dans de nombreuses structures de santé en milieu isolé et sous-doté, ce qui correspond au contexte sanitaire des régions actuellement concernées par cette 17e épidémie. Un autre facteur de vulnérabilité est lié aux risques accrus associés à la grossesse, en cas de contamination d'une femme enceinte par le virus, souvent associé à de fortes fièvres. Comment expliquer la vulnérabilité des femmes face à Ebola ? Pourquoi une sensibilisation dédiée est-elle importante ? Comment l'engagement des femmes, dans la communauté et dans le secteur sanitaire, est-il aujourd'hui déterminant dans la riposte Ebola, en RDC ? Nous concluons notre série d'émissions spéciales Ebola délocalisées à Kinshasa, par une émission consacrée aux femmes en première ligne face à l'épidémie.  Avec : Dr Marie-Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l’épidémie à l’Organisation mondiale de la santé, médecin épidémiologiste spécialiste en santé globale, santé communautaire et familiale   Pr Octavie Lunguya, cheffe du département de microbiologie à l'INRB, Institut national de recherche biomédicale   Pr Bruno Lapika Dimomfu, professeur d'anthropologie, spécialiste en santé publique et directeur du CERDAS à l’Université de Kinshasa Des reportages de Paulina Zidi   Programmation musicale :  Fally Ipupa – Delirium
Épidémie d'Ebola en RDC: prise en charge, traçage des cas, recherche et prévention
2026/10/15
Il y a précisément cinq mois aujourd'hui, le 15 mai 2026, la République démocratique du Congo a déclaré l'épidémie d'Ebola, dans la province de l'Ituri, première région touchée dans le Nord-Est du territoire. Aujourd'hui, ce sont sept provinces qui sont directement concernées. Pour notre deuxième émission délocalisée à Kinshasa, nous allons parler de l'engagement des chercheurs, des médecins et des ONG face à un défi qui repose sur plusieurs piliers : prévention, traitement, dépistage, sensibilisation et recherche… Déclarée officiellement le 15 mai, l’épidémie actuelle d’Ebola s’inscrit dans une réalité bien connue des spécialistes : le virus circule souvent avant même que l’alerte ne soit donnée. Si la flambée est officiellement reconnue depuis cinq mois, plusieurs semaines, voire plusieurs mois, de circulation silencieuse auraient pu précéder son identification. Cette 17e épidémie a été qualifiée d'urgence de santé publique de portée internationale par l'OMS, et c'est un nouvel épisode qui rappelle combien chaque émergence du virus constitue une épreuve pour les populations touchées et un défi majeur pour la recherche scientifique et les systèmes de santé. Pour notre deuxième émission délocalisée à Kinshasa, nous allons parler de l'engagement des chercheurs et des médecins face à un défi qui repose sur plusieurs piliers : prévention, traitement, dépistage, sensibilisation et recherche...  La souche Bundibugyo : mieux comprendre pour mieux agir Une approche plurielle pour lutter contre cette infection à virus Bundibugyo qui présente un fort caractère létal. Nous abordons différents aspects de la recherche : la campagne de vaccination, spécificités de la souche virale, prises en charge dans les CTE, traitement post-exposition pour les personnes contacts, l'amélioration du traçage des patients, mais aussi désormais le suivi des survivants – des patients guéris.  Au cœur des échanges : le virus Ebola de Bundibugyo, une souche moins fréquemment rencontrée que d’autres. Quelles sont ses particularités ? Quels défis pose-t-elle aux équipes médicales et aux chercheurs ? Et comment adapter la réponse sanitaire pour mieux protéger les populations ? Avec nos invités, nous explorons les enjeux scientifiques, médicaux et communautaires de cette 17e flambée, pour mieux comprendre le virus, les défis de la riposte et les pistes permettant d’améliorer la prise en charge des patients. À lire aussiRDC : comment expliquer la propagation rapide de l'épidémie d'Ebola dans l'est du pays ? Avec : René-Hubert Mendo'o Medjo, représentant pays et chef du bureau de l'Institut de médecine tropicale d'Anvers (IMT) en République démocratique du Congo  Dr Jepsy Yango, du centre de recherche clinique de l'INRB, coordinateur de l'essai clinique EBO-PEP évaluant l'efficacité de certains antiviraux en prophylaxie post-exposition  Dr Nana Mimbu, épidémiologiste terrain pour MSF dans la riposte Ebola Programmation musicale :  Adam la nuit – Mbeli
Épidémie d'Ebola en RDC: comment s'organise la riposte?
2026/10/14
La 17e épidémie de maladie à virus Ebola qui touche la République démocratique du Congo, officiellement depuis le 15 mai dernier, s'annonce déjà comme la plus meurtrière pour le pays d'Afrique centrale. Ce sont désormais sept provinces qui sont concernées par des cas confirmés et le décès, le 6 octobre, d'un citoyen kényan, de retour dans son pays après avoir contracté le virus Ebola en RDC, replace la maladie émergente à la une de l'actualité internationale et pose la question de la mobilité des malades et de leur traçage.  Sur qui repose aujourd'hui la riposte ? Comment les décisions sont-elles prises pour que les moyens humains et financiers s'adaptent à la situation en temps réel ? La mobilisation internationale est-elle à la hauteur de cet enjeu de santé mondiale ? Les soignants de première ligne bénéficient-ils des équipements de protection recommandés par l'OMS ? À l'occasion de notre délocalisation dans la capitale congolaise, à Kinshasa, nous donnons la parole à des acteurs majeurs de la riposte. Nous parlons de moyens financiers, humains, sanitaires déployés sur le terrain, mais aussi dans les laboratoires et les institutions. Une synergie pour lutter contre cette maladie émergente, dont l'efficacité de la riposte est compliquée par plusieurs facteurs : la localisation des foyers en zone d'insécurité et de mobilité des populations, une souche virale plutôt rare contre laquelle aucun vaccin éprouvé n'existe et un contexte international de désengagement financier en santé mondiale. Ces obstacles n'empêchent pas les responsables politiques, sanitaires et institutionnels de s'engager et de porter un plaidoyer pour un renforcement de la mobilisation internationale. À lire aussiEst de la RDC : comment l’armée et la Monusco se déploient pour appuyer la riposte contre Ebola Avec : Dr. Body Ilonga Bompoko, secrétaire général à la Santé publique et hygiène de la République démocratique du Congo  Dr. Jean Kaseya, directeur général du CDC Africa  Pr. Jean-Jacques Muyembé, directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa, coordonnateur national de la riposte Covid-19 en RDC & co-découvreur du virus Ebola en 1976 Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI Un reportage de Paulina Zidi, envoyée spéciale permanente de RFI à Kinshasa, de retour de Komanda, en Ituri Programmation musicale :  PSON – Spirits
Maladies tropicales négligées
2026/10/13
Bien qu'elles impactent à l'échelle planétaire près d'un milliard de personnes, la plupart des noms des maladies tropicales négligées sont inconnus du grand public dans les pays développés. Noma, filariose lymphatique, ulcère de Buruli… Il existe 20 maladies tropicales négligées. Ces pathologies infectieuses touchent principalement les populations pauvres et marginalisées des zones tropicales et la recherche, comme l'accès aux traitements, sont peu financés, compte tenu de l'absence de rentabilité en recherche-développement pour les populations, dans ces zones. L'OMS a établi un plan à l'échelle 2030, dans le cadre de la lutte contre ces MTN. Il comporte quatre axes : traitement de masse, lutte anti-vectorielle, prise en charge médicale et amélioration de l'hygiène (et de l'accès à l'eau potable). À l'occasion de notre deuxième jour de délocalisation à Marseille, toujours dans l'enceinte de l'hôpital d'instruction des armées Laveran, dans la cité phocéenne, toujours dans le cadre des Actualités du Pharo, Priorité santé donne la parole à des médecins et chercheurs francophones, qui exercent dans le domaine des maladies tropicales et infectieuses.  Avec un coup de projecteur sur les maladies tropicales négligées  Elles sont, d’après les critères de l’OMS, une vingtaine et on les désigne aussi parfois par leurs initiales : MTN. Beaucoup d'infections, de parasitoses, qui concernent un milliard de personnes à l'échelle de la planète, et pourtant demeurent méconnues, voire presque inconnues pour une partie de l'humanité : noma, filariose, helminthiases, onchocercose… Négligées, donc, parce qu'elle concerne les populations les plus vulnérables ; beaucoup d'entre elles sont directement associées aux conditions de vie : manque d’hygiène, dénutrition, manque d'accès aux soins. Maladies négligées et encore trop souvent, riposte insuffisante : même si des programmes de prophylaxie existent et que des médecins mettent leur savoir-faire au service de ces populations les plus vulnérables.  Avec : Pr. Laurent Guyot, chef du service de chirurgie maxillo-faciale au Centre hospitalier Universitaire de Marseille. Expérience de plus de dix ans de missions en chirurgie humanitaire et actuellement réalise des missions avec l’association Sourire un jour. Michel Boussinesq, directeur de recherche émérite à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), ancien responsable du groupe Maladies tropicales négligées de l'unité mixte internationale TransVIHMI Madeleine Inès Danielle Evouna, étudiante en master recherche en faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques de l’université de Douala, titulaire d’un master en biologie clinique option parasitologie et mycologie de la même faculté Programmation musicale :  Yebba – Yellow Eyes Rim-Ka, Fokawa – Pejy Araiky
Paludisme et autres maladies infectieuses et tropicales
2026/10/12
En 2024, l'OMS estimait à 282 millions le nombre de cas de paludisme et à 610 000 le nombre de décès dus au paludisme. L'Afrique subsaharienne est fortement concernée puisque 95% des cas sont enregistrés dans cette région. Les premières victimes sont les enfants de moins de cinq ans qui représentent 75% des cas. Or, la baisse des financements internationaux pour le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme complique grandement la lutte contre cette maladie infectieuse. Il y a quelques mois, la France annonçait baisser de 58% ses contributions, passant ainsi de 1,6 milliard à 660 millions d'euros pour la période 2026-2028. À l'occasion des actualités du Pharo, qui ont pour cadre l'hôpital national d'instruction des armées Laveran, situé dans la cité phocéenne, nous donnons la parole à des spécialistes francophones en infectiologie et médecine tropicale.  Avec, pour notre première émission délocalisée, un coup de projecteur sur le paludisme : infection parasitaire, dont le vecteur est le moustique, et qui, d'après l'Organisation mondiale de la Santé, a encore fait 610 000 morts en 2024. Les enfants constituent la population la plus vulnérable à cette infection dont les complications sont potentiellement mortelles, puisque dans la région africaine de l'OMS, les moins de cinq ans représentent 75% des décès.  La riposte contre le paludisme s'appuie sur plusieurs leviers : la prévention par la vaccination et la lutte anti-vectorielle. L'équipement en moustiquaires imprégnées a permis de faire reculer le fardeau du paludisme, mais les récentes décisions occidentales de réduire l'aide financière internationale à la santé ont considérablement freiné cette riposte à l'infection millénaire.  D'autres facteurs comme les crises et les conflits, les déplacements de population, le réchauffement climatique et la persistance de foyers de malnutrition aiguë sévère constituent également des freins à l'efficacité des politiques de santé publique, en particulier dans le cadre de la riposte au paludisme.  Avec : Pr Stéphane Jaureguiberry, infectiologue et chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Bicêtre AP-HP au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne   Pr Ayôla Akim Adegnika, professeur de médecine à l’Université de Tuebingen en Allemagne, clinicien et épidémiologiste des maladies infectieuses, directeur du Centre de recherches médicales de Lambarene (CERMEL) au Gabon Lise Musset, directrice de recherche en santé publique, responsable du laboratoire de parasitologie de l'Institut Pasteur de la Guyane, centre national de référence du paludisme et centre collaborateur de l'OMS sur cette même thématique Programmation musicale :  Mawhoo, JAZZWRLD – Bengicela Alune Wade, Hindi Zahra – No One Like You
Psychologie en Afrique
2026/10/09
À l'occasion de la sortie du Manuel de formation La Psychologie Clinique en Afrique, projet collectif qui met à contribution 28 psychologues cliniciens, praticiens, chercheurs issus de 8 pays d'Afrique subsaharienne francophone, nous échangeons avec plusieurs de ses autrices, qui décrivent leurs approches, illustrées par des exemples concrets, incluant aussi bien les thérapies comportementales et cognitives que les approches communautaires et holistiques. Comment le métier de psychologue s'exerce-t-il dans le cadre hospitalier en Afrique ? Comment décrire l'image des prises en charge en santé mentale dans l'Afrique du XXIè siècle ? Face à une angoisse qui empêche de dormir, un choc qui, année après année, ne passe pas, des idées noires ; un mal-être psychique qui s’installe et des comportements que l’on ne s'explique pas... Ces différentes situations peuvent conduire à orienter vers une consultation en santé mentale. Cet échange avec un psychologue (quels que soient la forme ou le cadre que peuvent prendre cette consultation), vise à pour comprendre, être accompagné pour trouver un apaisement. Mais, la démarche n’est pas forcément simple ; oser franchir le pas, faire confiance, trouver un psy tout simplement et pouvoir payer aussi la thérapie. Des obstacles qui contribuent à renforcer le tabou vis-à-vis de la santé mentale et de ses professionnels.   La sortie du manuel de formation La Psychologie Clinique en Afrique, publié par les presses universitaires de Dakar, nous donne l'occasion de découvrir ce projet collectif qui met à contribution 28 psychologues cliniciens, praticiens, chercheurs issus de 8 pays d'Afrique subsaharienne francophone. Cet ouvrage, destiné aux étudiants en santé mentale qui, demain, recueilleront la parole et l’expérience de patients en détresse. Ce manuel permet de comprendre le rôle du psychologue, comment s’organise son travail, comment les prises en charge évoluent en présentant des exemples concrets, où il est question de thérapies comportementales et cognitives, d’approches communautaires et holistiques ; le tout centré sur les expériences et ressentis africains, des problématiques spécifiques, d'autres transversales et régionales, pour intégrer un vécu particulier et des conditions potentiellement traumatiques.    Avec : Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au département de psychologie et docteure en psychologie clinique à l’Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal Hortense Aka D**o-Akribi, psychologue clinicienne et professeure titulaire au département de psychologie de l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody à Abidjan. Responsable de l'unité des soins d'accompagnement au Centre National d'Oncologie médicale et de Radiothérapie Alassane Ouattara à Abidjan en Côte d’Ivoire  Mariam Belem, doctorante en psychologie clinique et psychopathologie à l'université Norbert Zongo de Koudougou au Burkina Faso.    Programmation musicale :  - Davido, Fave – Kante  - Sulaf – Sameen.
Éco-conscients : préserver sa santé mentale, tout en se souciant de la planète
2026/10/07
L'éco-conscience désigne la compréhension des conséquences de nos actes sur l'environnement, associée à la volonté de réduire notre impact sur la planète. Elle peut néanmoins provoquer chez certains une angoisse environnementale pouvant être handicapante au quotidien. L'éco-conscience peut-elle avoir un impact sur la santé mentale ? Quelle prise en charge existe ? Quelles sont les différences entre éco-conscience et éco-anxiété ?  Comment distinguer l’éco-conscience de l’éco-anxiété, ces émotions négatives qui confinent à l’angoisse et peut-être même à terme, façonnent un mal-être, lié à la dégradation de notre environnement.   Face à cette réalité déstabilisante rapportée au quotidien par les médias, certains choisissent le déni : regarder ailleurs, se rassurer voire carrément refuser la réalité scientifique. D’autres accueillent ces risques climatiques avec angoisse, en ressentant une véritable détresse physique et psychique ; une angoisse désignée ces dernières années sous l’expression d’éco-anxiété. Un autre regard se dessine : faire face aux problèmes d’écologie, en changeant d'échelle, sans se laisser submerger par des émotions négatives qui fragilisent.  Des psys s’intéressent précisément aux recommandations pour faire face à l’angoisse climatique qui peuvent orienter la réflexion, en identifiant les moyens de ne pas se laisser submerger et plutôt que d’encaisser toujours davantage d’informations alarmantes - sécheresse – incendie – tempête - s’informer et s’engager : pour éviter de sombrer dans la dépression. Ce travail intérieur qui invite à passer à l’action, c'est l'éco-conscience : se recentrer, s’engager, apprendre à gérer, sans tomber dans le découragement.  Avec : Dr Emmanuel Contamin, pédopsychiatre et spécialiste des troubles post-traumatiques (superviseur EMDR - Europe). Co-auteur de l’ouvrage Petit Guide psy à l'usage des jeunes éco-conscients, aux éditions Odile Jacob.   Yaovi Andele, chargé de stratégies et suivis et de mobilisation de ressources de l'ONG-JVE Togo (Jeunes Volontaires pour l'environnement).    Reportage de Raphaëlle Constant.    ►  En fin d'émission, nous faisons le point sur Pasteurdon, opération annuelle d'appel aux dons de l'Institut Pasteur qui débute demain jusqu'au 11 octobre 2026. Interview du Pr Arnaud Fontanet, responsable de l’unité Epidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur et professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers.     Programmation musicale :  - Durand Jones and the indications – Sea gets hotter  - Lost Frequencies ft Mari Froes – Paraiso.
Cancer du sein : pourquoi les patientes sont-elles de plus en plus jeunes?
2026/10/06
Chaque année en France, plus de 3 000 femmes de moins de 40 ans apprennent qu'elles sont atteintes d'un cancer du sein. À l'occasion d'Octobre Rose, mois de sensibilisation et de lutte contre le cancer du sein, nous faisons le point sur cette maladie qui touche des femmes de plus en plus jeunes. Comment expliquer cette évolution ? S'agit-il de formes plus sévères de la maladie ? Comment améliorer et adapter la prise en charge à ces nouveaux profils de patientes ?  Octobre Rose : une campagne planétaire, qui mobilise 70 pays dans le monde ; un mois pour sensibiliser le grand public au cancer du sein.   Des décennies de lutte qui ont été marquées par des avancées dans le cadre de la prise en charge de cette maladie, qui reste le cancer le plus fréquent chez la femme.  Octobre Rose, ce sont des défis sportifs : des courses solidaires, des ateliers, et bien sûr, des communications pour informer, expliquer, diffuser les messages de prévention.  Consultation, mammographie, autopalpation !  Octobre Rose, c’est aussi l’occasion de donner la parole aux acteurs de cette lutte : aux patientes, aux associations, mais aussi aux soignants qui, dans leur pratique, observent, écoutent et comprennent pour mieux soigner, et pour soulager également. Comprendre par exemple une tendance observée par les oncologues : le rajeunissement des patientes ; davantage de trentenaires par exemple, ou de femmes ayant juste atteint la quarantaine.   Un constat étayé par l’étude publiée l’année dernière (2025) dans la revue Breast, consacrée à « l’Augmentation de l'incidence du cancer du sein chez les jeunes femmes au fil du temps ».  Nous allons nous intéresser à ces cancers précoces : comprendre les causes de cette augmentation, pour adapter les campagnes de dépistage, car un diagnostic précoce accroît les chances de rémission, de guérison et peut atténuer l’intensité des traitements !  Avec : Pr Pascal Pujol, Professeur de Médecine à la Faculté de Médecine de Montpellier et chef du service d’Oncogénétique du CHU de Montpellier  Dr Doudou Diouf, oncologue médical à l’Hôpital Militaire de Ouakam Dakar au Sénégal  Dr Florence Coussy, gynécologue médicale et oncologue, à l’Institut Curie.   ► En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview d'Antoine Maillard, responsable de la Recherche chez ALIMA qui se trouve actuellement à Bunia.     Programmation musicale :  Saifond ; Djelykaba Bintou – Kali  TUL8TE – Narein (jazz edition)
Bouger pour prendre soin de sa santé
2026/10/05
L'activité physique est régulièrement recommandée par les médecins pour prévenir les problèmes de santé ou éviter les complications. La lutte contre la sédentarité est donc recommandée pour toutes et tous, en particulier en marge d'une prise en charge pour une maladie chronique, comme pour la prévention des risques cardiovasculaires et du surpoids. Or, trouver du temps - ou la motivation - peut parfois s'avérer difficile. Comment trouver une activité physique qui nous correspond ? Quel sport choisir en fonction de son état de santé ? Comment reprendre le sport après une blessure ? Comment rester régulier dans sa pratique sportive ?    Avec : Dr Jean Marc Sène, médecin du sport et auteur de Le sport : je me lance, aux éditions In Press.          ► En fin d'émission, reportage de Raphaëlle Constant au sein du service de néonatalogie de l'Hôpital Robert Debré, APHP, à Paris, qui propose un atelier de lecture de poèmes, pour les bébés prématurés. Animé par une orthophoniste et une éditrice, il stimule le développement neuronal et facilite l'apprentissage du langage de ces nourrissons vulnérables.      Programmation musicale :  ► Força suprema – Serias tu  ► Robert Glasper ; WYCLEF JEAN ; Theo Croker ; Harvey Mason ; Niia - French Quarter.
Questions de femmes : comment vivre avec des rhumatismes?
2026/10/02
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des rhumatismes. Arthrose, polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite... Quels sont les signes qui doivent alerter ? Quelles prises en charge existent ?  La douleur est un signal d’alarme et en même temps un symptôme ; c’est particulièrement vrai pour les rhumatismes. Des troubles, des problèmes qui concernent les articulations, les os, les muscles, les tendons.    Lorsque l’on est concernée par l’arthrose ou la goutte, une idée fixe ; soulager la douleur et pour cela, il va falloir dans un premier temps obtenir le bon diagnostic, si possible de manière précoce, pour envisager une prise en charge adaptée.   Traitement, exercices, rééducation, chirurgie… Plusieurs options possibles pour freiner l’évolution, éviter les complications.  Pour bien prendre en charge des rhumatismes, il va donc falloir comprendre ce qui va faciliter la poursuite des activités du quotidien, et tout - loin de là - ne dépend pas uniquement de la consultation médicale et éventuellement de la prise d'un traitement !  Une grande partie du remède – et les rhumatologues insistent de plus en plus sur ce fait, repose sur la mobilisation, l'activité physique adaptée et, le cas échéant, la rééducation.    Avec : Pr Souhaibou Ndongo, interniste, rhumatologue à Dakar, chef du service de médecine interne au Centre hospitalier national Dalal Jamm de Dakar, au Sénégal. Auteur de l’ouvrage Je m’appelle Débo, je suis malade et je me sens seule ! Chronique d’une solitude aux multiples facettes, aux éditions Katana Santé.   Palabre au féminin de Charlie Dupiot.   Programmation musicale :  ► Gbessi Zolawadji – Mi dou agbé ► Waahli ; Kelly Krow - Sonje.

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