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CENTRALE for contemporary art

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Categories
Country
Belgium
This podcast has
54 episodes
Language
French
Date created
2020/04/10
Latest episode
2025/06/24
Average duration
20 min.
Release period
84 days

Description

Sounds of CENTRALE for contemporary art https://www.centrale.brussels/

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Wait & See avec Mitja Tušek
2025/06/24
La Centrale présente l’exposition Mitja Tušek & Bertille Bak – Wait and See (10.04 > 24.08.2025). Inclassable, aux multiples visages, la peinture de Mitja Tušek entre en conversation avec les vidéos à la fois engagées et décalées de Bertille Bak. Avec humour et gravité, les deux artistes interrogent l’image et la représentation. La peinture de Mitja Tušek se déploie en tableaux et séries nourris de références à l’histoire de l’art et à la culture européenne, du moyen-âge à Ensor en passant par les tests de Rorschach dont les formes rappellent la multitude de représentations et de perceptions possibles d’une image. Les tableaux de Mitja Tušek se jouent des codes de la figuration et de l’abstraction : les peintures figuratives touchent à l’abstraction, tandis que dans celles qui semblent abstraites figurent souvent portraits ou paysages. Les matériaux qu’il utilise – cire, plomb, pigment d’interférence – contribuent par leur pouvoir d’absorption ou de réflexion, à susciter une perception ambiguë de l’image ; on la devine plus qu’on ne la voit et pourtant on en conserve une présence presque palpable. Plusieurs séries de toiles de grand format permettent d’embrasser la diversité des formes que prend la peinture de Tušek. Celle-ci déplace le regard, interroge l’image et son double, le médium et sa matérialité, à partir de la plus petite parcelle d’image, presque le pixel qui se voit zoomé et agrandi, gagnant en densité au fil des strates successives appliquées par le peintre au fil des années. Pour cette exposition à la Centrale, Mitja Tušek invite l’artiste Bertille Bak. Vidéaste et plasticienne, Bertille Bak porte un regard engagé sur le monde, s’attachant aux récits personnels et collectifs, interrogeant tant la réalité quotidienne des communautés qu’elle rencontre que la représentation que l’on peut (s’) en faire. A travers ses installations et vidéos, « Bertille Bak ne cherche pas à créer une illusion de vraisemblance, mais à dévoiler les coulisses de la construction de toute image et à avertir le public, d’une manière à la fois tendre et loufoque, que l’art n’est qu’un simulacre » (Exposition Abus de Souffle, 2024, Jeu de Paume, Paris).
Micro-trottoir : Centrale
2024/06/20
L’équipe de la Centrale avait envie de rencontrer haar buren. On a profité de notre projet plein air avec l’artiste Marion Fabien pour ajouter une dimension supplémentaire à cette rencontre. Tijdens de 8 keramiekworkshops op het Sint-Katelijneplein, nous avons tendu notre micro to those who were willing to answer a few questions. Nous avons reçus des réponses en français, néerlandais et anglais. Merci à elles et eux pour leur générosités, their creativity en hun spontaniteit.
Accumuler les énergies
2024/03/12
Dans le cadre de l'exposition ACCUMULATOR, la plasticienne Maren Dubnick et Clémentine Davin, curatrice du projet, discutent avec Badïa Larouci, assistante à la direction artistique de la CENTRALE. La CENTRALE présente l’exposition ACCUMULATOR de Maren Dubnick à la CENTRALE | vitrine (04.04 > 01.09.2024). À l’heure où la CENTRALE s’engage dans un important processus de transformation de ses espaces dédiés à l’accueil de ses expositions et de ses publics, réaffirmant, de fait, sa nouvelle identité, Maren Dubnick (artiste plasticienne) et Clémentine Davin (curatrice) réactivent la fonction initiale du lieu, dans le but de proposer une traversée sociale et historique du centre d’art, autrefois 1ère centrale électrique de la Ville de Bruxelles. Via une installation qui prend place au sein de la CENTRALE | vitrine, le duo pose un regard sur l’évolution des usages de l’électricité et de leur impact sur nos sociétés contemporaines, tel un trait d’union métaphorique entre les vies passée et future de la CENTRALE. Le duo artiste-commissaire Maren Dubnick, plasticienne & Clémentine Davin, historienne de l’art et critique d’art, se sont rencontrées à Bruxelles en 2018. Depuis, elles collaborent de manière régulière au développement de leurs projets respectifs, et plus spécifiquement sur les questions relatives à la médiation et à la place de l’art dans la société. Leurs préoccupations communes sont multiples mais, avant tout, elles partagent un intérêt marqué pour les démarches artistiques collaboratives qui visent à démocratiser l’art. En 2021, elles travaillent ensemble à l’élaboration d’un projet de résidence-laboratoire intitulé « Axis-Mundi de l’ancrage au Monde », soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le cadre de son appel à projets Un Futur pour la Culture 2021-22. Maren DUBNICK (°1972, BE/DE) met en œuvre et en espace des stratégies d’empilement et d’enroulement qui visent à questionner notre rapport au temps. Telle une représentation de l’infinité, sa pratique s’exerce selon un procédé répétitif voire méditatif qui requiert à la fois maîtrise et patience. Clémentine DAVIN (°1985, FR) travaille depuis de nombreuses années aux côtés des artistes en participant activement à la réalisation de leurs expositions et projets. Par ailleurs, elle est une contributrice régulière des revues d’actualité artistique l’art même et Flux News et, depuis 2022, membre du conseil d’administration de Fédération des Arts Plastiques (FAP).   Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles
L'art de rien avec François de Coninck
2024/02/13
Dans ce podcast, François de Coninck, commissaire de l'exposition, et Laura Pleuger, responsable des publics, vous guident à travers les oeuvres et y apportent éclairage et anecdotes. La CENTRALE présente l’exposition collective L’art de rien (23.11.2023 > 17.03.2024). L’exposition collective L’art de rien rassemble des artistes, majoritairement bruxellois·es, qui partagent le talent du moindre geste ainsi qu’une prédilection pour les matériaux humbles : à des fins esthétiques et poétiques, ils et elles réemploient et détournent des matériaux pauvres ou redonnent une dignité à des objets usuels, ordinaires – de ceux que l’on déclasse, une fois consommés, dans le chaos ménager du monde moderne. Cette sélection d’artistes invité·e·s est complétée – avec humour et poésie – par un choix d’œuvres puisées dans la collection de François de Coninck ainsi que dans le formidable cabinet de curiosités contemporaines de Galila Barzilaï Hollander, dont on connaît la passion sensible pour l’objet incongru, en faisant la part belle à des artistes internationa·ux·les. « Les œuvres faites avec presque rien me touchent profondément. De la tête de taureau composée d’un guidon et d’une selle de vélo par Picasso aux productions fragiles et poétiques de l’Arte Povera, tout m’enchante quand pauvreté rime avec générosité. Tout m’étonne, me questionne, m’amuse et me séduit dans cette économie de moyens au service d’un geste artistique. Ce qui fait sourire des yeux donne à penser. Et il suffit d’un rien pour déplacer et donc renouveler le regard qu’on porte sur les choses. Aujourd’hui, je suis d’autant plus sensible à la poétique du moindre geste que l’art actuel me semble marqué, comme d’autres champs de production et de consommation, par la prolifération des matériaux et des moyens technologiques coûteux, hélas souvent destinés à épater la galerie. A l’opposé, le dépouillement formel des œuvres nées de presque rien donne un surcroît de sens, et de beauté, à leur infime présence en ce monde clinquant. » – François de Coninck, curateur invité   Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Un pain dans le mur
2024/01/11
Dans le cadre de son exposition "A Bread in the wall" à la CENTRALE | box, Sofhie Mavroudis est en conversation avec Tania Nasielski. Sofhie Mavroudis présente l’exposition A bread in the wall à la CENTRALE | box (23.11.2023 > 17.03.2024). L’artiste y questionne la notion de transmission, notamment à travers la langue et les traditions. Partant d’une connaissance incomplète de sa langue paternelle, elle utilise le geste comme initiateur d’un changement d’état et confère aux différents objets ainsi créés une symbolique qui leur est propre. Au départ d’un livre écrit en grec dont l’artiste efface les mots dont elle ne comprend pas le sens, elle recherche un procédé de création permettant la transformation de cet objet ayant perdu son rôle premier de transmetteur d’histoire, en un processus proche de la résilience. Lauréate CENTRALE for contemporary art – Carte de Visite ARTopenKUNST 2021 Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles
A eurovision of antagonists
2023/06/12
In preparation for the exhibition "Sapristi, Sorcellerie & saint Sacrilège", artist Antoine Waterkeyn talks with curator Tania Nasielski. Antoine Waterkeyn‘s artistic practice manifests itself in the perpetual writing and rewriting of plots and narrative constructions. He plays with archetypes and characters from famous novels or from our collective memory. In his works, the narrative is deliberately left open to interpretation. For his exhibition at CENTRALE | vitrine, Antoine Waterkeyn presents an installation of larger-than-life painted figures. The artist is inspired by the character of the monstrous figure in Mikhail Bulgakov’s Heart of a Dog and the Court of Miracles (La Cour des miracles) in Victor Hugo’s Notre-Dame de Paris. Based on these stories, Waterkeyn imagines a Eurovision competition for intellectuals, bringing together the winners of an atypical, little-awarded category: a collection of anti-heroes and villains from popular culture. The artist takes us back to the marginalized figures of the Court of Miracles in the Middle Ages: beggars, hoodlums, vagabonds posing as cripples in the streets of Paris to deceive passers-by. As if by a miracle, at nightfall, they suddenly start walking normally, or regain their sight or the use of their limbs. By gathering these iconic characters, Antoine Waterkeyn pays tribute to the anti-heroes of his collection. In this way, the artist holds up an inverted mirror of today’s dominant society to the passers-by of the Sainte-Catherine Street.   ― Where am I? cried the affrighted poet. ― In the Cour des Miracles, replied a fourth spectre. who had joined them. ― Miracles, upon my soul, rejoined Gringoin, for here are blind who see and lame who run. A sinister laugh was their only answer. The poor poet cast his eyes around him. He was actually in that dreaded Cour des Miracles, into which no honest man had ever penetrated at such an hour; a magic circle, in which the officers of the Chatelet and the sergeants of the provost who ventured within it were disposed of in a trice; the haunt of thieves; a hideous wen on the face of Paris; a sewer disgorging every morning and receiving every night that fetid torrent of vice, mendicity, and roguery which always overflows the streets of great capitals; a monstrous hive to which all the drones of the social order retired at night with their booty; the hospital of imposture where the gypsy, the unfrocked monk, the ruined scholar, the blackguards of all nations, Spaniards, Italians, Germans, of all religions, Jews, Christians, Mohammedans, idolaters, covered with painted wounds, beggars by day, transmogrified themselves into banditti at night; immense robing-room, in short, whither all the actors of that eternal comedy which theft, prostitution, and murder are performing in the streets of Paris, resorted at that period to dress and undress. Victor Hugo, Notre-Dame de Paris (1831), extract
L'envers du décors
2023/04/18
En vue de l'exposition Le spectacle à la CENTRALE | box, le duo d'artistes Angélique Aubri & Ludovic Beillard discute avec la curatrice Tania Nasielski. Angélique Aubrit et Ludovic Beillard présentent l’exposition Le spectacle à la CENTRALE | box (20.04 > 17.09.2023). Angélique Aubrit & Ludovic Beillard fabriquent des poupées, des costumes et des décors leur permettant d’aborder des situations tantôt absurdes, tantôt douloureuses. Iels partagent un intérêt pour la commedia dell’arte (genre théâtral apparu au 16ème siècle en Italie), le grotesque, ou encore le cinéma burlesque et de science-fiction. Les artistes réalisent des vidéos dans lesquelles les personnages sont mis en scène dans des situations désespérantes. Leur tête, leurs mains et leurs pieds en bois semblent alourdir leur allure nonchalante et limiter leurs gestes. Sans véritable expression, leur visage inanimé donne l’impression d’une inquiétante étrangeté. L’exposition Le spectacle rassemble plusieurs séries de poupées dont les histoires se croisent à l’intérieur d’un décor en papier peint. Lauréat.e.s de la Ville de Bruxelles > Prix Médiatine 2022 Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Turning Brussels' messiness into art
2023/03/21
In preparation for the exhibition "Wolken boven Brussel (Nuages)", artist Yannick Ganseman talks with curator Tania Nasielski. Since 2008, Yannick Ganseman’s work has consisted of private scenes, still lifes, portraits and landscapes in oil paint and ceramics, mixing sculpture and painting. His work has been exhibited in museums and galleries in Flanders, the Netherlands and Japan.    Wolken boven Brussel (Nuages) is his first solo exhibition in Brussels. For CENTRALE | lab, he is challenging himself to produce new works by transposing the context of the Place Sainte-Catherine undergoing construction works.    The artist will produce a series of large bas-reliefs throughout the exhibition with the intention of linking the outdoor space with CENTRALE | lab. The bas-reliefs will be made of wood, plaster, PU foam and polystyrene. They will be moved to the outside of the lab and thus subjected to the alterations of the weather and to the possible interventions of passers-by. The work process will be visible, with the artist working in the exhibition space. He will be available to meet the visitors.   This project at the lab is the first step in the creation of a work for public space, representing the clouds and the stormy sky of Brussels.  Yannick Ganseman (1984, lives and works in Brussels) studied at the Academy of Leuven in Sculpture 2002-2003 and in Drawing 2003-2009. He also studied Art History at the VUB in Brussels from 2015 to 2016. His works have been shown in institutions and galleries in Belgium, in France and in Germany. He is represented by OttyPark Gallery, Antwerp.  With the support of the Wallonia-Brussels Federation
This is a-normality
2023/02/08
In preparation for the exhibition "La Foule", the artist duo Robberto & Milena Atzori talk with assistant curator Badia Larouci. The artist duo collaborates in a creative process where both are contaminated by one another. They explore the shifting forces between religion and magic, esotericism and instinct, and wakefulness and sleep. For their exhibition at CENTRALE | vitrine, Robberto & Milena Atzori propose LA FOULE, populated by polymorphous creatures made entirely of stuffed fabrics covered by watercolours and embroidery. Their almost human-sized dimensions echo the bodies of their audience. The assembly of coloured sculptures underlines not only the plurality of bodies, but also the weakness of the notion of identity. By questioning what we define as “normal”, Robberto & Milena Atzori wish to submit this crowd to the gaze of passers-by on St Catherine Street, revealing the illusion of the immutable character of individual identity. The vitrine displays a multitude of creatures crammed in the space facing the passers-by on St Catherine Street. Despite the use of colours that evoke harmony, the installation addresses the fear of being confined, crammed into an uncomfortable promiscuity. Between a feeling of unease and a need for contact, LA FOULE looks at the ambivalence of our relationship with otherness. With the support of the Wallonia-Brussels Federation
Mécanique des corps
2022/11/22
En vue de l'exposition "Heavy mechanics" à la CENTRALE | vitrine, l'artiste Irina Favero-Longo discute avec la curatrice Tania Nasielski. Le projet vidéo Heavy mechanics d’Irina Favero-Longo à la CENTRALE | vitrine (24.11.2022 > 05.03.2023) part d’un dispositif urbain présent dans un paysage du quotidien : la machine de fitness de la plaine de jeux située Quai à la Houille à Bruxelles. Dans cette exposition, l’artiste questionne cette machine dans son rapport aux corps qui la chevauchent et à la gravité du sol, ainsi qu’à son inscription dans l’espace où elle se trouve. La machine est envisagée comme un dispositif absorbant, déclencheur de projections mentales, de paroles et de réflexions. Irina Favero-Longo part de sa pratique de l’image vidéo pour questionner les comportements des corps en relation au contexte. Elle crée des dispositifs mettant en lumière les rapports de porosité entre le corps et son environnement : l’absorption, la résistance, l’altération, la déformation de l’un au contact de l’autre. Les formes qu’elle propose naissent des structures et symboles qu’elle trouve dans les territoires urbains et de leurs influences sur nos corps et nos histoires individuelles. Sa pratique se fonde sur les espaces que nous habitons. L’espace domestique du « chez-soi », du dedans, ainsi que l’espace public, du dehors, et le passage de l’un vers l’autre. Les espaces que nous traversons, ceux que nous occupons. Ce que nous y laissons de nous, ce que nous y prenons. Elle questionne à la fois le rapport du corps au dispositif vidéo et celui du corps à l’environnement urbain.  Son travail révèle l’étrange et l’absurde émanant de cette rencontre entre corps et dispositifs.
Playing with cards & symbols
2022/11/22
In preparation for the exhibition "Cardshark", artist Nelleke Cloosterman talks with curator Tania Nasielski. Nelleke Cloosterman presents the project Cardshark at CENTRALE | lab (24.11.2022 > 19.03.2023). For this exhibition, Cloosterman creates walls that are shaped like cards and look like they have randomly been spread into the space. The title Cardshark refers to someone who makes money by cheating at card games, as well as to the very cards the artist uses in her paintings as vanitas symbols. This might suggest that the exhibited cards have been thrown away by the cardshark (a gambler), thus echoing the vanitas symbol of gambling with life. The paintings hanging onto the card-walls become windows to Nelleke Cloosterman’s painterly universe. During her work-in-progress at CENTRALE | lab, this universe will expand, a multitude of these ‘windows’ being added, eventually forming a global installation bringing together multi-layered narratives. Using classic art historical themes and motives – such as plants, animals and soap bubbles – Cloosterman creates a universe that looks familiar, yet often escapes logic or natural laws. Abstract dream landscapes, a flower garden that presents vegetation from every season, or birds flying high in the sky without wings, these are all subtle disruptions of a reality to be received by the viewer. The gradients that we frequently see in her paintings suggest the compression of time, which contributes to the idea that the painting is not a snapshot but an ongoing landscape where the elements of the painting tell a story. Nelleke Cloosterman (1996) received her BFA and MFA in Belgium at the Royal Academy of Fine Arts Gent en became a HISK alumni in 2021.
Jeu(x) de mots et de matières
2022/10/03
Discussion entre l'artiste Maud Gourdon et la curatrice Tania Nasielski. Maud Gourdon présente l’exposition Cataplasme ! à la CENTRALE | box (24.11.2022 > 19.03.2023). L’artiste y questionne les notions de « réparation » et de « décoration », et explore à travers elles nos relations au féminin, à la santé et au mystique. La pratique artistique de Maud Gourdon s’intéresse particulièrement aux disciplines identifiées comme féminines, passives et mineures, telles que la décoration et l’ornementation, les loisirs créatifs et l’artisanat, la médecine alternative et le mysticisme. Elle interroge la manière dont l’esthétique qu’elles produisent peut devenir un élément de subversion, une opposition aux constructions culturelles dominantes. Le nouveau corpus d’œuvres présenté dans l’exposition est issu des expérimentations de Maud Gourdon autour du cataplasme, aussi appelé emplâtre : un remède pâteux à base d’argile, de plantes ou de farines, que l’artiste utilise comme matière sculpturale et ornementale. Relégué aujourd’hui dans la catégorie des remèdes dit de « grand-mère », le cataplasme est, pour l’artiste, lié à la figure maternelle et aux connaissances qui se transmettent traditionnellement de mère en fille : travaux manuels, cuisine, couture, décoration d’intérieur, remède, … Une série de sculptures produites à partir des matériaux du cataplasme sont placées tout autour de l’espace d’exposition. Pour les réaliser, l’artiste a développé un mélange composé d’argile médicinale et de fibres végétales, qui est ensuite placé et compressé dans des moules en bois gravés. Cette pâte argileuse devient alors la matière et le support d’une série de motifs colorés, entre abstraction et figuration, entre bouillie et ornement. Deux sculptures posées au sol complètent cette installation. Elles se composent d’une combinaison de mots et de chiffres insérés dans un motif noir et blanc représentant des mailles de tricot. Placés à l’intérieur de cet ornement, comme encadrés, ces mots acquièrent force et intensité. L’artiste interroge ici avec humour l’aspect poétique, décoratif mais aussi curatif du langage. Lauréate de la Ville de Bruxelles > Prix Médiatine 2021 Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles
La guerre intestinale
2022/06/27
Discussion entre l'artiste Axel Korban, le curateur Maxime Gourdon et la directrice artistique de la CENTRALE for contemporary art Tania Nasielski. Expecting my mind to be in a better shape (23.06 > 18.09.2022) présente le travail de l’artiste Axel Korban dans une installation imaginée pour la CENTRALE | vitrine. Une invitation à faire le pont entre deux mondes dans une réalité synthétique, multidimensionnelle. Axel Korban travaille une esthétique hybride du digital trauma, s’attachant à décrire ce qu’il appelle des « images-conflit » qu’il digère sous forme d’objets. L’artiste en extrait des formes organiques plastiques, alliage de différents matériaux tels que l’acier, la mousse industrielle et les textiles. Ces matériaux et formes de natures opposées partagent néanmoins l’interface technologique dont ils sont le produit : l’espace 3D de la simulation. Expecting my mind to be in a better shape matérialise l’essence du travail d’Axel Korban, qui ces dernières années s’est consacré à la création d’expositions 3D modélisées sur ordinateur, mêlant lieux réels remplis d’objets virtuels, et lieux virtuels peuplés d’objets réels.
Deeply, Madly
2022/04/11
In preparation for the exhibition Deeply, Madly, artist Helen Anna Flanagan talks to curator Tania Nasielski. Helen Anna Flanagan presents the project Deeply, Madly at CENTRALE | lab (28.04 > 18.09.2022). A work-in-progress including a film, an installation, watercolours and more. Burdened by an irrational fear of being pushed onto the metro tracks, a woman muses on what it is to fall. To fall flat, but also to fall heavily in love, deep into sleep, or into a holiday pool that time on a faraway Greek Island at 2am. Water acts as an important element. Waves keep crashing, summoning Deeply, Madly as an obsession with moments of be­ing mid-motion—bodies, emotions and time that all succumb to gravitational forces—from the lovesick, to the slapstick, to the macabre. The film Deeply, Madly will be shot in two phases throughout 2022 and rely on the seasonal shifts in weather (winter vs summer). CENTRALE | lab will function as a site to present and expand the project, as a part-time studio and exhibition space featuring new video excerpts, sound, writing and watercolour prints, culminating in the presentation of a final single-channel film. Laureate of the City of Brussels, Art Contest Prize 2021
La réalité tordue des objets
2022/04/06
En vue de l'exposition à la CENTRALE | vitrine, le duo d'artistes Reggy Timmermans & Beatrijs Albers discute avec la curatrice Tania Nasielski. Reggy Timmermans & Beatrijs Albers présentent le projet DEEP SIX à la CENTRALE | vitrine (28.04 > 12.06.2022). Artistes multidisciplinaires, Timmermans & Albers travaillent l’installation, la sculpture, la vidéo, la photographie. Pour le projet DEEP SIX, le duo d’artistes Beatrijs Albers & Reggy Timmermans s’intéresse à 6 objets en lien direct avec l’environnement de la vitrine dans laquelle ils exposent. Ces derniers sont traités de sorte que leur représentation première – celle que l’humain s’en fait – cède place à leur nature propre. La matière dont ils sont composés se révèle, les interactions entre les objets sont insolites, le regard de l’observateur est perturbé. Les artistes créent ainsi un nouvel écosystème au sein de l’espace d’exposition et bousculent la vision habituelle des choses. L’être humain, habituellement placé au centre, change de place. La hiérarchie est bouleversée. Reggy Timmermans & Beatrijs Albers questionnent ainsi l’influence de l’être humain en cette période de l’anthropocène dans laquelle les dualismes de la pensée moderne – sujet/objet, nature/culture, corps/esprit – sont source de toutes les discriminations et exploitations possibles. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

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