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Choses à Savoir TECH VERTE

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★★★★★
5
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Categories
Country
United States
This podcast has
1362 episodes
Language
French
Explicit
No
Date created
2021/01/29
Latest episode
2026/10/15
Average duration
3 min.
Release period
2 days

Description

Tout ce qu'il faut savoir dans le domaine de la Green Tech. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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Les politiques soutiennent le plastique plutôt que le recyclage ?
2026/10/15
Sur les emballages, les industriels les plus spécialisés dans le lobbying auraient dépensé près de soixante fois plus que les associations environnementales en 2025. Le chiffre vient d’une enquête de Zero Waste France fondée sur les déclarations officielles des représentants d’intérêts. L’association, avec Ecolobby, a passé six mois à examiner le registre de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Elle y a identifié 125 organisations déclarant des actions d’influence en lien avec les emballages. La comparaison la plus précise concerne les acteurs qui consacrent plus de la moitié de leur activité de lobbying à ce sujet. Ils sont 34 : 32 entreprises ou organisations industrielles, et seulement deux associations environnementales, Zero Waste France et Surfrider. Les premiers déclarent environ 2,5 millions d’euros de dépenses annuelles. Les deux associations, 43 000 euros. Un rapport de près de 58 pour un. Si l’on élargit à tous les acteurs ayant mentionné les emballages parmi leurs sujets d’influence, les budgets globaux atteignent 24,3 millions d’euros du côté industriel contre 1,3 million pour les ONG. Mais cette deuxième comparaison doit être maniée avec prudence : tout cet argent n’est pas nécessairement consacré aux emballages. Le lobbying n’est d’ailleurs ni interdit ni, en soi, anormal. Entreprises, associations et syndicats ont le droit de défendre leurs intérêts auprès des pouvoirs publics. Le problème soulevé par Zero Waste France est l’asymétrie des moyens au moment où la France peine à réduire ses emballages jetables : plus de 110 milliards d’emballages ménagers à usage unique seraient encore mis sur le marché chaque année. L’association étudie notamment la suppression ou la modification de plusieurs mesures concernant la fiscalité, le réemploi ou les interdictions de certains emballages. Elle attribue une partie de ces reculs à l’action des industriels. Cette causalité reste cependant difficile à démontrer avec les seules déclarations de la HATVP. Elles permettent de savoir qui intervient, sur quels textes et avec quels moyens ; elles ne prouvent pas qu’un amendement ou qu’un arbitrage gouvernemental résulte exclusivement de ce lobbying. Source : Zero Waste France Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les tribunaux vont-ils sauver la nature et le climat ?
2026/10/14
La politique climatique peut ralentir, mais une partie des engagements pris depuis des années continue désormais sa route devant les tribunaux. L’exemple le plus récent vient d’Australie. Le 7 octobre, la Haute Cour a donné raison à un collectif qui contestait l’extension de la mine de charbon de Mount Pleasant, en Nouvelle-Galles du Sud. Le dossier portait notamment sur les émissions produites lorsque le charbon exporté sera ensuite brûlé à l’étranger : elles représentent plus de 98 % des émissions associées au projet. Cette affaire s’inscrit dans un phénomène devenu mondial. Selon le Grantham Research Institute de la London School of Economics, plus de 3 600 contentieux climatiques avaient été recensés depuis 1986 à la fin de 2025, dans 62 pays. Plus des trois quarts ont été engagés depuis l’accord de Paris de 2015. Ces procès ne portent pas tous sur la même chose. Certains cherchent à contraindre un État à respecter ses propres objectifs, d’autres contestent des projets fossiles, des publicités environnementales ou tentent d’établir la responsabilité d’entreprises. Le droit international renforce également ce mouvement. Ces dernières années, le Tribunal international du droit de la mer, la Cour interaméricaine des droits de l’homme et la Cour internationale de Justice ont précisé les obligations des États face au changement climatique. Certains de ces textes sont des avis consultatifs : ils ne fonctionnent pas comme une condamnation directement exécutoire, mais leurs raisonnements peuvent ensuite nourrir des décisions nationales. L’Europe en fournit déjà un exemple. En 2024, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Suisse pour insuffisance de son cadre climatique. En France, le Conseil d’État avait imposé au gouvernement de prendre des mesures supplémentaires dans l’affaire Grande-Synthe, avant de clore le contentieux en 2025 après avoir jugé les résultats et mesures suffisamment crédibles pour respecter l’objectif contrôlé. Mais les juges ne remplacent pas les gouvernements. Le rapport de la LSE souligne lui-même qu’une victoire judiciaire ne se transforme pas automatiquement en baisse des émissions : budgets, lois, infrastructures et exécution restent nécessaires. Source : Reuters Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les satellites à la rescousse des agriculteurs et de la nature ?
2026/10/13
Les agriculteurs français pourraient encore économiser jusqu’à environ 30 % de certains apports d’eau grâce à une irrigation mieux pilotée. Mais les chercheurs préviennent : aucun satellite ni capteur ne suffira si les cultures restent mal adaptées aux ressources disponibles. Cette semaine, un millier de spécialistes de l’irrigation venus de 75 pays se réunissent à Marseille pour le congrès international de l’ICID. Parmi les sujets étudiés : la télédétection, les capteurs et les équipements permettant d’apporter l’eau plus précisément. Dans un champ, des sondes peuvent mesurer l’humidité du sol et signaler le moment où une plante commence réellement à manquer d’eau. Dans les vignobles, certains dispositifs suivent directement le flux de sève pour détecter un stress hydrique avant qu’il n’affecte le rendement ou la qualité. Les satellites apportent une autre échelle. En observant de grandes surfaces régulièrement, la télédétection peut suivre l’état de la végétation, estimer ses besoins et documenter l’évolution des ressources hydriques. Elle permet donc de décider non seulement combien arroser, mais aussi quelles parcelles doivent être prioritaires. Sami Bouarfa, chercheur à l’INRAE et l’un des organisateurs scientifiques du congrès, estime que l’agriculture irriguée dispose encore d’une marge d’amélioration de l’ordre de 30 % grâce à ces technologies. Ce chiffre doit être compris comme un potentiel d’optimisation, pas comme une baisse garantie de 30 % de la consommation agricole française. Car économiser chaque goutte ne résout pas la question de fond. L’INRAE souligne aussi qu’il faut revoir les cultures et leur localisation. Le maïs représentait environ 40 % de l’irrigation française il y a vingt ans, contre 30 % aujourd’hui. Dans certaines régions, déplacer une culture ou choisir une variété plus adaptée peut éviter de devoir irriguer davantage. Cette réflexion devient urgente après un début d’automne marqué par une sécheresse exceptionnelle des sols et des précipitations très déficitaires en septembre. Source : GEO Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le minerai d'argent va révolutionner la technologie solaire ?
2026/10/12
Des chercheurs de Barcelone ont augmenté le rendement d’une cellule solaire en l’empêchant, paradoxalement, de laisser repartir trop de lumière. Leur prototype passe de 18,23 à 19,08 % de rendement. L’expérience a été menée à l’Institut de sciences photoniques de Barcelone, l’ICFO, sur une cellule solaire organique. La particularité du dispositif vient d’une électrode avant formée d’une couche d’argent extrêmement mince, seulement six nanomètres, associée à une seconde électrode en argent placée à l’arrière. Entre les deux se forme une sorte de cavité optique. Une cellule photovoltaïque ne transforme jamais toute la lumière qu’elle reçoit en électricité. Une petite partie de l’énergie absorbée est notamment réémise sous forme de photons. Le problème vient de la géométrie : la lumière solaire arrive essentiellement d’une direction très précise, alors que la cellule peut réémettre sa lumière dans beaucoup plus de directions. La cavité conçue à Barcelone modifie ce comportement. Elle reste suffisamment transparente pour laisser entrer la lumière solaire presque perpendiculairement, mais réfléchit davantage les photons qui tentent de ressortir sur les côtés. Leur cône d’émission se resserre, ce qui réduit une partie des pertes dites de Boltzmann et augmente simultanément la tension et le courant produits. Le gain expérimental reste modeste : moins d’un point de rendement. Il ne faut surtout pas confondre ce résultat avec les 43 % parfois associés à cette recherche. Ce chiffre est une estimation théorique de ce qu’une cellule à simple jonction pourrait approcher dans des conditions idéales si son émission lumineuse pouvait être extrêmement bien contrôlée. Le prototype actuel en est donc très loin. Il utilise en plus une cellule organique de laboratoire, et l’application de ce principe à des panneaux commerciaux en silicium reste à démontrer. Source : Clubic Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'Europe négocie avec la Chine sur les hybrides et terres rares ?
2026/10/11
L’Europe est parvenue à freiner l’arrivée des voitures hybrides chinoises tout en demandant à Pékin de faciliter l’accès à une autre ressource dont son industrie dépend encore massivement : les terres rares. Le compromis a été négocié les 8 et 9 octobre à Pékin entre le commissaire européen au Commerce Maroš Šefčovič et le ministre chinois Wang Wentao. Il intervient deux ans après l’instauration par l’Union européenne de droits compensateurs sur les voitures entièrement électriques fabriquées en Chine. Ces surtaxes peuvent atteindre 35,3 % en plus du droit de douane ordinaire de 10 %. Les hybrides, eux, n’étaient pas concernés. Les constructeurs chinois ont donc fortement développé cette catégorie en Europe. Bruxelles redoutait que l’hybride ne devienne une nouvelle voie d’entrée massive sur son marché. Le 9 octobre, Šefčovič a expliqué que l’accord devrait réduire de plus de moitié les exportations futures d’hybrides et d’hybrides rechargeables par rapport à leur trajectoire sans restriction. Depuis, les modalités se sont précisées : le dispositif devrait partir autour de 350 000 véhicules, avec une progression encadrée les années suivantes. Pékin présente pourtant l’accord autrement. Le ministère chinois du Commerce rappelle que l’Union avait importé 302 000 hybrides chinois en 2025 et affirme que le nouveau mécanisme permettra une progression par rapport à ce niveau. Les deux présentations ne sont pas nécessairement contradictoires : les volumes pourront continuer à augmenter tout en restant très inférieurs à ce qu’ils seraient devenus sans limitation. Dans le même ensemble de négociations, la Chine a promis de faciliter les licences permettant l’exportation vers l’Europe de terres rares et surtout d’aimants permanents. Ce n’est pas une suppression des contrôles : Pékin conserve le pouvoir d’autoriser chaque exportation. Cette dépendance explique le rapport de force. En 2024, la Chine assurait environ 91 % du raffinage mondial des terres rares utilisées dans les aimants et 94 % de la fabrication des aimants permanents concernés. Source : Reuters Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La plus grande batterie du monde dépasse la taille d'une pyramide ?
2026/10/08
En Chine, une batterie haute de 148 mètres stocke de l’électricité sans lithium, simplement en soulevant puis en redescendant de lourdes masses. Le système s’appelle Rudong EVx. Installé dans la province du Jiangsu, près de Shanghai, il ressemble davantage à un immeuble industriel d’une cinquantaine d’étages qu’à une batterie traditionnelle. Sa hauteur dépasse légèrement les 146,6 mètres qu’atteignait à l’origine la pyramide de Khéops. Mais le terme « batterie » désigne ici une fonction, pas une chimie. Lorsque le réseau dispose d’un excédent d’électricité, notamment provenant du parc éolien voisin, des moteurs utilisent cette énergie pour monter de lourdes masses à l’intérieur du bâtiment. Lorsqu’il faut restituer l’électricité, ces masses redescendent et entraînent des générateurs. L’énergie électrique est ainsi transformée en énergie potentielle gravitationnelle, puis récupérée plus tard. Le principe est proche de celui des stations hydroélectriques de pompage, qui remontent de l’eau dans un réservoir. Rudong remplace simplement l’eau et la montagne par une structure verticale et des masses solides. L’installation peut fournir 25 mégawatts et stocker 100 mégawattheures, soit quatre heures à pleine puissance. Energy Vault, l’entreprise suisse qui a développé la technologie avec ses partenaires chinois, annonce un rendement aller-retour supérieur à 80 % et une durée de vie d’environ 35 ans. Ces deux chiffres restent des performances communiquées par l’entreprise. Rudong a été raccordé au réseau fin 2023 puis testé et mis en service en 2024. Il faut donc relativiser l’idée d’une nouveauté apparue cette semaine. Et surtout, ce n’est pas « la plus grande batterie jamais construite » si l’on compare toutes les technologies : des installations électrochimiques de plusieurs gigawattheures existent déjà. Rudong est surtout présenté comme le premier système commercial de stockage gravitaire de cette échelle hors pompage hydraulique. Source : Futura Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Limiter le réchauffement à +1,5 suppose de profondément changer nos vies ?
2026/10/07
Décarboner les usines, produire davantage d’électricité renouvelable et électrifier l’économie ne suffiraient pas, à eux seuls, à rapprocher l’Europe d’une trajectoire climatique à 1,5 degré. Il faudrait aussi modifier profondément certains usages quotidiens. C’est la conclusion des travaux de Stephanie Cap, chercheuse en écologie industrielle à l’université de Leyde, aux Pays-Bas. Son équipe a modélisé l’évolution de l’empreinte carbone des ménages en Allemagne, Espagne, Hongrie, Lettonie et Suède, en supposant parallèlement une forte décarbonation de l’industrie. Les chercheurs ont testé 47 changements de consommation. Trois familles ressortent nettement : utiliser beaucoup moins les voitures thermiques, abandonner les chauffages fonctionnant aux énergies fossiles et réduire fortement la consommation de produits animaux. Mais leur résultat le plus frappant concerne l’échelle nécessaire. Dans les pays étudiés aux empreintes les plus élevées, les scénarios pour 2030 supposent qu’au moins 87 % de la population adopte simultanément un ensemble de changements. En Espagne et en Hongrie, la proportion nécessaire descend autour de 50 à 60 %. Il ne s’agit pourtant pas d’une étude affirmant que chacun doit simplement faire davantage d’efforts. Stephanie Cap insiste au contraire sur les conditions matérielles. Demander à quelqu’un d’abandonner sa voiture fonctionne mal sans transports publics ; remplacer un chauffage fossile suppose des logements et des réseaux adaptés. Entreprises et pouvoirs publics déterminent donc largement quelles décisions deviennent réellement possibles. Les résultats doivent aussi être maniés avec prudence. La France n’est pas étudiée, les modèles utilisent une année de référence 2015 et des trajectoires de décarbonation élaborées plusieurs années auparavant. Il s’agit de scénarios exploratoires, pas d’une prédiction de ce que feront les Européens. Et depuis, le contexte climatique s’est encore durci. En septembre, le Programme des Nations unies pour l’environnement a estimé qu’un dépassement temporaire de 1,5 degré était désormais pratiquement inévitable. L’objectif consiste donc de plus en plus à limiter ce dépassement puis à faire redescendre la température. Source : GEO Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Un papier peint produit de l'électricité grâce à l'humidité de l'air ?
2026/10/06
Des chercheurs américains ont transformé un simple support en papier en générateur électrique alimenté par l’humidité d’une pièce. La puissance reste minuscule, mais elle suffit déjà à faire fonctionner certains appareils électroniques. Le prototype vient de l’université de Binghamton, dans l’État de New York. Son principe repose sur des générateurs dits « moist-electric » : au lieu d’utiliser le Soleil ou le mouvement, ils exploitent la circulation de l’eau absorbée directement dans l’air. Chaque petit module mesure environ deux centimètres de côté. Sur ses bords, de la glycérine attire la vapeur d’eau. Au centre, un polymère et une zone traitée à la cire organisent son déplacement puis son évaporation. Cette circulation maintient une différence de concentration en ions entre les zones humides et plus sèches, ce qui crée une tension électrique. Un module a produit environ 0,34 volt et une puissance de 2,2 microwatts par centimètre carré à 80 % d’humidité relative. Ce niveau reste beaucoup trop faible pour alimenter l’éclairage ou l’électroménager d’une maison. L’intérêt apparaît lorsqu’on multiplie les cellules. Les chercheurs en ont assemblé 1 596 sur une même surface, avec les connexions électriques cachées derrière. À seulement 38 % d’humidité, cet ensemble a pu alimenter un clavier sans fil. Durant l’expérience, il a également fait passer l’humidité ambiante de 38 à 32 %, puisque l’eau de l’air constitue précisément son carburant. Ce deuxième effet intéresse particulièrement l’équipe. Dans un bâtiment, chauffage, ventilation et climatisation consomment déjà de l’énergie pour contrôler l’humidité. Un revêtement capable d’en absorber une partie tout en produisant quelques microwatts pourrait un jour alimenter directement des capteurs de température, d’humidité ou d’autres objets connectés installés dans les murs. Mais nous en sommes encore à la phase de laboratoire. La durabilité sur plusieurs années, le coût d’une fabrication à grande échelle et les performances dans des conditions réelles restent à démontrer. Source : TechXplore Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Bientôt une batterie qui se charge à 100% en 5 minutes ?
2026/10/05
Une batterie expérimentale au sodium vient de supporter un régime de charge correspondant théoriquement à quatre minutes, sans utiliser de lithium. Mais le résultat le plus important concerne peut-être moins la vitesse que la manière dont les chercheurs ont maîtrisé le sodium métallique. Cette technologie repose sur une anode en sodium pur. Sur le papier, le matériau est abondant et permet d’envisager des batteries moins dépendantes des chaînes d’approvisionnement du lithium. Le problème est que, pendant la recharge, le sodium se dépose facilement sous forme de petites aiguilles appelées dendrites. En traversant l’électrolyte, elles peuvent provoquer un court-circuit. Des chercheurs de l’université du Sud-Est, en Chine, ont développé un électrolyte quasi solide, autrement dit un matériau gélifié situé entre le liquide classique et le solide. Sa chimie contrôle à la fois le déplacement des ions sodium et les couches qui se forment à la surface des deux électrodes. L’objectif est de rendre le dépôt du sodium beaucoup plus uniforme. Les résultats publiés dans Nano-Micro Letters sont impressionnants, mais doivent être lus précisément. Des cellules symétriques destinées à tester l’anode ont fonctionné pendant 6 000 heures sans formation problématique de dendrites. Sur des cellules complètes, les chercheurs ont conservé 90 % de la capacité après 2 000 cycles à un régime de 3C, soit environ vingt minutes par cycle théorique. À 15C, un rythme correspondant à environ quatre minutes, la cellule délivre encore 80,1 milliampères-heures par gramme. L’équipe a également fabriqué des cellules souples de type « pouch », plus proches du format utilisé industriellement. Cela ne signifie pourtant pas qu’une voiture électrique pourra bientôt se recharger en quatre minutes. Les performances ont été obtenues en laboratoire, avec des cellules expérimentales. Il faut encore démontrer qu’elles résistent aux variations de température, qu’elles peuvent être fabriquées massivement et qu’elles conservent leurs propriétés lorsque leur capacité augmente. Source : Futura Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'étude des nuages va doper l’éolien ?
2026/10/04
Un ciel couvert pourrait améliorer la production de certains parcs éoliens en mer, non pas en créant davantage de vent, mais en l’aidant à récupérer plus rapidement derrière les turbines. Lorsqu’une éolienne produit de l’électricité, elle prélève de l’énergie au vent. L’air qui ressort derrière elle est donc plus lent. À l’échelle d’un parc entier, ce sillage peut s’étendre sur plusieurs dizaines de kilomètres et réduire la production d’un deuxième parc situé sous le vent. Des chercheurs de l’université de Twente, aux Pays-Bas, montrent maintenant que les nuages bas peuvent modifier ce phénomène. Leur mécanisme vient du sommet des nuages : celui-ci émet de la chaleur vers l’espace et se refroidit. L’air refroidi devient plus dense, descend et renforce le brassage vertical de l’atmosphère. De l’air plus rapide situé en altitude est alors ramené vers la hauteur des turbines. Dans leurs simulations publiées dans PRX Energy, la vitesse moyenne du vent derrière le parc retrouve 90 % de sa valeur initiale après environ 17 kilomètres lorsque ce refroidissement radiatif des nuages est pris en compte. Sans lui, il faut plus de 32 kilomètres. Ce résultat devient particulièrement intéressant en mer du Nord, où les projets éoliens se multiplient et où le sillage d’un parc peut atteindre le suivant. Les développeurs calculent déjà ces pertes avant de construire, mais les modèles ne représentent pas toujours correctement l’effet des nuages. Or les couches nuageuses basses sont fréquentes au-dessus de cette région. Il faut néanmoins rester prudent. Les chercheurs ont utilisé des simulations numériques d’une atmosphère simplifiée, avec une couche de stratocumulus. Ils n’ont pas démontré que tous les nuages améliorent systématiquement la production éolienne. Il faudra maintenant effectuer des mesures à la hauteur des turbines, sous différentes couvertures nuageuses, pour vérifier l’ampleur du phénomène en conditions réelles. Source : TechXplore Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Étape 1 lancée pour le data center spatial de Google ?
2026/10/01
Google va envoyer quatre de ses puces d’intelligence artificielle dans l’espace le 1er octobre. Mais ce premier vol de Project Suncatcher ressemble beaucoup moins à un data center orbital qu’à un laboratoire destiné à découvrir pourquoi il est si difficile d’en construire un. Le satellite expérimental, baptisé MVP, doit décoller à bord d’une Falcon 9 de SpaceX lors de la mission Transporter-18. Construit par Planet Labs, il a environ la taille d’un réfrigérateur et embarque quatre TPU, les accélérateurs que Google utilise également dans ses centres de données terrestres. L’ambition à long terme est beaucoup plus grande. Avec Suncatcher, Google étudie des constellations de satellites capables d’exécuter des calculs d’intelligence artificielle en orbite, alimentés par le Soleil et reliés entre eux par des communications laser. Selon l’entreprise, un satellite correctement placé peut recevoir jusqu’à huit fois plus d’énergie solaire qu’une installation comparable au sol. Le prototype d’octobre reste pourtant minuscule à cette échelle. Ses panneaux fournissent environ un kilowatt et ses quatre TPU ne pourront faire tourner des modèles Gemini que pendant des séquences d’environ quinze minutes. La raison révèle l’un des principaux obstacles des data centers spatiaux : le refroidissement. Dans le vide, impossible d’évacuer la chaleur avec de l’air ou des tours de refroidissement. Elle doit être conduite jusqu’à des radiateurs puis rejetée sous forme de rayonnement. Après chaque période de calcul, le prototype devra donc laisser son système thermique récupérer. Google veut également mesurer l’effet des vibrations du lancement, des radiations et des variations extrêmes de température sur des puces proches de celles utilisées sur Terre. Ce premier satellite ne testera donc pas encore un véritable centre de données spatial. Deux prototypes plus ambitieux restent prévus en 2027, notamment pour avancer vers des architectures capables de fonctionner en réseau. Suncatcher illustre néanmoins jusqu’où pousse désormais la recherche de puissance pour l’IA. Sur Terre, l’industrie cherche davantage d’électricité et de terrains. Dans l’espace, elle trouverait beaucoup de Soleil, mais devrait reconstruire presque tout ce qui permet aujourd’hui à un data center de fonctionner. Source : Stack Chronicle Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les politiques peuvent-ils rendre l’IA réellement plus sobre ?
2026/09/30
Le Sénat français ne propose pas de freiner l’intelligence artificielle, mais de cesser d’utiliser systématiquement les modèles les plus puissants lorsqu’un outil beaucoup plus léger suffit. Dans un rapport adopté à l’unanimité par sa commission de l’aménagement du territoire, trois sénateurs dressent un constat : avec l’IA générative, l’essentiel de l’empreinte environnementale du numérique se déplace progressivement des smartphones et ordinateurs vers les centres de données. La première pression vient de l’électricité. Le rapport estime que l’IA pourrait mobiliser environ 500 térawattheures dans le monde en 2030, soit jusqu’à la moitié de la consommation des data centers selon les scénarios étudiés. À cela s’ajoutent l’eau nécessaire au refroidissement, la fabrication accélérée de processeurs et la consommation de métaux critiques. Face à cette croissance, les sénateurs défendent ce qu’ils appellent une IA « frugale ». Le principe n’est pas de renoncer à l’IA, mais d’adapter la puissance du modèle au travail demandé. Résumer un document, classer des données internes ou traiter une tâche industrielle précise ne nécessite pas toujours un immense modèle généraliste. Le rapport recommande donc de soutenir davantage les petits modèles spécialisés, notamment par la commande publique. Autre difficulté : aujourd’hui, comparer réellement l’empreinte de deux intelligences artificielles reste très compliqué. Les entreprises ne publient pas toutes les mêmes données et leurs analyses de cycle de vie utilisent des méthodes différentes. Le Sénat propose de confier à l’Arcep la définition des informations à rendre publiques, d’établir un standard européen et de créer un écoscore pour les principaux modèles. Le rapport défend en parallèle l’installation de data centers en France, ce qui peut sembler contradictoire. Son raisonnement repose sur le mix électrique français, beaucoup moins carboné que celui de nombreux pays où sont actuellement hébergés les calculs utilisés par les Français. La frugalité proposée par le Sénat repose donc sur trois choix très concrets : savoir mesurer l’empreinte d’une IA, placer le calcul là où l’électricité est moins carbonée et surtout ne pas mobiliser une machine gigantesque lorsqu’une plus petite peut faire le même travail. Source : GEO Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Peut-on refroidir l’IA avec des eaux usées ?
2026/09/29
Dans le Mississippi, Amazon veut refroidir une partie de ses data centers avec une eau qui aurait autrefois été rejetée après traitement. Le projet doit entrer en service en 2027 à Canton. Veolia installera des unités capables de récupérer les effluents de stations d’épuration voisines, de les retraiter puis de les transformer en eau suffisamment propre pour alimenter les systèmes de refroidissement du centre de données. Une fois pleinement déployé, le dispositif doit remplacer environ 314 millions de litres d’eau potable ou souterraine chaque année, soit la consommation annuelle annoncée d’environ 760 foyers américains. La nuance est importante : le projet ne supprime pas le besoin en eau. Il change surtout son origine. Les systèmes évaporatifs continuent à consommer de l’eau pour évacuer la chaleur des serveurs, mais ils peuvent utiliser une ressource déjà passée par le cycle urbain plutôt que prélever de l’eau potable ou directement dans les nappes. Dans le Mississippi, cette solution intervient d’ailleurs seulement pendant les périodes les plus chaudes. Amazon indique que ses installations y utilisent l’air extérieur pour se refroidir environ 91 % de l’année et ne recourent au refroidissement par eau que pendant les 9 % restants. L’enjeu prend de l’ampleur avec l’IA. L’Agence internationale de l’énergie estime désormais que les data centers pourraient consommer environ 950 térawattheures d’électricité en 2030, presque deux fois leur niveau de 2025. Des serveurs plus puissants concentrent davantage de chaleur, ce qui renforce simultanément les besoins en électricité et en refroidissement. Veolia veut donc transformer cette contrainte en nouveau marché. Le groupe travaille déjà sur plus d’une centaine de sites et affirme pouvoir réduire jusqu’à 75 % l’empreinte hydrique de certains data centers grâce au traitement, à la réutilisation et au recyclage de l’eau. Ce chiffre reste cependant une performance maximale annoncée par l’entreprise, pas un résultat applicable automatiquement à chaque installation. L’économie circulaire ne rend donc pas les data centers immatériels. Elle cherche plutôt à fermer une partie de leurs boucles physiques : utiliser plusieurs fois la même ressource avant d’en prélever une nouvelle. Source : Futura Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Une énergie solaire bon marché, mais en cruel manque de capacité ?
2026/09/28
Les panneaux solaires se vendent désormais autour de 12 centimes de dollar par watt de capacité, selon Dave Jones, cofondateur du centre de recherche Ember. Vingt-six ans en arrière, ce prix se situait plutôt entre 5 et 6 dollars. Une chute drastique, en partie expliquée par l’augmentation massive de la production chinoise. Attention cependant : 12 centimes par watt ne représentent pas le coût d’une centrale solaire complète. Terrain, main-d’œuvre, onduleurs, raccordement au réseau et financement viennent s’y ajouter. Malgré cela, l’électricité solaire est devenue extrêmement compétitive. L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) estime qu’en 2025, les nouvelles grandes centrales photovoltaïques produisaient leur électricité pour environ 44 dollars par mégawattheure en moyenne dans le monde. Plus de 90 % des nouveaux projets renouvelables à grande échelle fournissaient même une électricité moins chère que la nouvelle centrale fossile la moins coûteuse disponible sur leur marché. Cette compétitivité se traduit désormais dans les installations. En 2025, le monde a ajouté un record de 693 GW de capacités renouvelables, portant le total à environ 5,15 TW. Mais il faudrait aller presque deux fois plus vite. À la COP28, les pays s’étaient engagés à porter les capacités renouvelables mondiales à environ 11,2 TW en 2030. Pour y parvenir, il faudrait désormais installer en moyenne 1,2 TW supplémentaires chaque année entre 2026 et 2030. Autrement dit, construire en cinq ans davantage de capacités renouvelables que tout ce que le monde avait accumulé jusqu’à fin 2025. Problème, la demande explose. Les data centers destinés à l’IA s’ajoutent aux véhicules électriques, à la climatisation et à l’électrification de l’industrie. Si la production propre et les réseaux ne progressent pas suffisamment vite, une partie de cette nouvelle consommation pourrait continuer à être couverte par le charbon ou le gaz. Le principal obstacle au solaire n’est donc plus seulement son prix. Il faut maintenant construire les réseaux, le stockage et les capacités de raccordement capables d’absorber cette énergie à grande échelle. Source : BloombergNEF Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Un data center alimenté par 62 générateurs à gaz ?
2026/09/27
Un data center américain vient d’écoper d’une amende record après avoir installé assez de générateurs au gaz pour représenter près de 123 mégawatts de puissance, sans les autorisations environnementales requises. L’affaire se déroule à Vineland, dans le New Jersey. DataOne y construit un immense site destiné à l’infrastructure d’intelligence artificielle de Nebius, qui doit notamment fournir de la puissance de calcul à Microsoft. Le 22 septembre, le régulateur environnemental de l’État lui a infligé une pénalité de 1,07 million de dollars. Lors d’une inspection le 29 juillet, les autorités ont découvert 62 générateurs au gaz naturel, chacun capable de fournir près de deux mégawatts. Ils n’étaient pas présents lors de l’inspection précédente, en décembre 2025, et aucun ne disposait du permis exigé pour ce type d’équipement. L’affaire est ensuite devenue publique grâce à une enquête de Floodlight et du Guardian. Des images thermiques prises par drone le 18 août montraient au moins 45 des 62 machines fonctionnant simultanément. Les photographies n’ont donc pas, à elles seules, déclenché la découverte officielle : l’État avait déjà inspecté le site trois semaines auparavant. Ces générateurs servent de solution temporaire en attendant l’alimentation permanente du centre. DataOne prévoit de passer à des piles à combustible de Bloom Energy et conteste l’interprétation du régulateur concernant ses générateurs provisoires. L’entreprise doit maintenant déposer les demandes nécessaires dans un délai de 45 jours ou cesser de les exploiter. Le remplacement ne rendra d’ailleurs pas forcément le site sans carbone. Les piles à combustible de Bloom peuvent fonctionner au gaz naturel : elles produisent alors de l’électricité sans combustion et avec beaucoup moins de polluants atmosphériques locaux, mais elles émettent toujours du CO₂. Source : Ars Technica Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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