
Advertise on podcast: Le Lobby
This podcast has
176 episodes
Language
FrenchPublisher
Le LobbyExplicit
No
Date created
2021/10/05
Latest episode
2026/10/13
Average duration
-
Release period
34 days
Description
Écoutez, c'est la voix des concerné•es ! Le Lobby LGBTI+ est enfin sur écoute, un mardi par mois à 20h sur Radio Campus Paris, et en podcast tous les vendredi.
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Podcast episodes
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Femmage à Hélène Hazera, avec Laure Pora et Giovanna Rincon
2026/10/13
On ouvre la saison avec un hommage. Journaliste passée notamment par Libération, mais surtout militante joyeuse et infatigable, du FHAR à Act-Up Paris en passant par les Gazolines, Hélène Hazera était une combattante incontournable pour la cause des personnes trans, séropositives ou encore travailleuses du sexe. Elle s'est éteinte la semaine dernière à l'âge de 74 ans. On évoque donc sa mémoire ce soir, avec nos invitées, dans une émission qu'on va tout de même tâcher de garder souriante, à l'image d'Hélène Hazera elle-même....
Au sommaire aussi ce soir, en deuxième partie d'émission, on parle de santé mentale.
Oui, parce que vous avez sûremnt déjà entendu ce chiffre : les personnes LGBTQIA + présentent un risque de tentative de suicide 2 à 7 fois plus élevé que le reste de la population. C'est ce que présente Santé publique France et ça n’ a pas bougé depuis les années 2000. Parce que oui, le Mariage pour Tous nous a permi de vivre aussi dignement et en sécurité que les cis het.
Le dernier rapport de SOS Homophobie, publié cette année l’exprime très bien : 10 % des jeunes LGBTQIA + accompagnés par l’association évoquent des idées suicidaires.
Le 3114, numéro de prévention du suicide en France, s’engage de plus en plus fortement sur cette question. On en parle tout à l’heure avec le Dr Liova Yon, psychiatre au GHU de Paris et coordinateur pour le numéro de prévention.
Le Fier Gala + Pride à Joigny
2026/05/26
Le mois des fiertés arrive, alors on met un coup de projecteur sur deux événements pour célébrer notre queerness cette année.
Le Fier Gala aura lieu le 12 juin au théâtre de l'Opéra Comique. Au programme, une soirée de concert et de fête, et surtout un événément caritatif pour trois associations LGBT+. Le président et fondateur du Fier Gala, Maximillien Marçais-Husson, est notre invité !
Billetterie : https://billetterie.lefiergala.com/content
(Et nos trente premier.es auditeurices peuvent bénéficier d'une réduction avec le code promo FIER26 !!)
En deuxième partie, nous serons rejoints par Amar Lefevre, président et fondateur de l’association JOIGNY EST FIERE DE SA DIVERSITE… C’est lui qui organise le Marche des fiertés dans cette commune d’à peine 10 000 habitants situé dans l’Yonne, à moins de deux heures de Paris. La quatrième édition de cette Pride rurale aura lieu le 20 juin.
"Brûle, bébé", le premier roman de Sara Forever
2026/04/28
Vous l’avez très probablement découverte dans DRAG RACE FRANCE sous le nom de Sara Forever, une drag queen polyvalente qui sait tout faire : chanter, danser, et même cligner de l’oeil avec les deux yeux.
Il faut dire que derrière Sara Forever se cache un danseur et performeur déjà aguerri. Finaliste de l’émission, il utilise sa notoriété pour prendre part au combat politique : on l’a vu sur une grande scène place de la République pour appeler à voter à gauche lors des élections législatives anticipées de 2024.
Une scène qui rappelle le début de son premier roman, Brûle, bébé, paru au Diable Vauvert
Matthieu Barbin est notre invité !
Avec Gabriela
2026/04/28
Ce soir nous recevons un artiste à la voix de velours, il compose, écrit, performe une pop... J’avais pas envie de dire “acidulée”, parce que c’est le mot est trop facile, alors j’ai pensé à un mélange d’épices et de saveurs, mais là non plus, ça m’allait pas de caractériser ta musique de pop Ducros, même si toi aussi tu viens du Sud et que tu te décarcasses...
Et ce qui m’est venu, finalement c’est que je trouve qu’il y a quelque chose dans ta musique d’un bon vin, y a de la rondeur, on sent bien le côté tellurique, puisque tu n’as pas peur des thématiques profondes, comme évoquer les vertiges du désir, et à la fois, y a un goût de légèreté, c’est fruité, aérien dans les sonorités, on sent le soleil qui a réchauffé les vignes. Et puis c’est ludique, enivrant, sensuel et ça pétille, voilà je dirais qu’on est sur une pop comme un bon vin pétillant italien.
Gabriel.a est notre invité !
Célébrer les identités fem !
2026/03/03
Le collectif Femstival revient pour une nouvelle édition de sa soirée bimbo intello MINIJUPE MAXICERVEAU
Coup de projecteur sur le collectif Femstival, qui organise divers événements à Paris et ailleurs. Vous vous êtes peut-être déjà rendu.es à la Bikini Bottom, la soirée à la gloire des bottoms, ou encore à la Fifty fifty, la soirée 100% non-binaire... Ce samedi 7 mars, rendez-vous à la Flèche d’or pour la soirée Mini-jupe Maxicerveau, à mi-chemin entre la conférence Ted Talk intellol et le DJ set enflammé. Rita et Lisa, membres du collectif Femstival, sont avec nous pour nous en dire plus.
> Prenez vos places : https://shotgun.live/fr/events/minijupe-maxicerveau3
En deuxième partie d’émission, il sera question d’un ciné-club pas comme les autres. Depuis deux ans, Elsa et Ilana partagent sur leur compte Instagram Tu Gaytes Quoi?leurs coups de cœur et leurs déceptions cinématographiques, en offrant un regard queer, féministe et surtout aiguisé sur les séries et les films du moment. Ce jeudi 5 mars, elles nous invitent au cinéma Le Méliès à Montreuil pour une projection du film Taekwondo, de Marco Berger, une “pépite d’homoérotisme”.
> Prenez vos places : https://meliesmontreuil.fr/FR/fiche-film-cinema/M3054/taekwondo.html
Mirage gay à la Star Academy ?
2026/02/03
Chris da Cunha est en studio avec nous ce mois-ci pour un débrief queer de la dernière saison de la Star Academy !!!!!
Loa Mercury : une icône pop en motocross
2025/12/09
Loa Mercury est notre invitée ce mois-ci à l'occasion de son concert à guichet fermé à la Maroquinerie, le 15 décembre.
Loa Mercury c’est une voix envoûtante, qui prend le temps, qui impose son propre rythme, c’est un souffle puissant
C’est aussi des images, des limousines, des flammes, des talons aiguilles, une tenue iconique de motarde et du cristal.
C’est des yeux clairs qui hypnotisent et qui ne sont pas sans rappeler ceux de Marie Laforêt
Dans son sourire, ça étincelle, c’est doux comme du velours, ça coule.
En deuxième partie d'émission, nous recevons Côme et Matt du Caelif, le collectif des associations étudiantes d'Île-de-France, qui lance une enquête sur les LGBTIphobies dans l'enseignement supérieur. L'enquête est ouverte jusqu'en mars. Pour participer, c'est par ici : https://framaforms.org/enquete-discriminations-lgbtphobes-dans-lenseignement-superieur-1758993932
« Battant.e.s » : une soirée pour continuer à faire vivre la lutte contre le VIH
2025/11/11
Cette semaine, nous recevons Christophe Martet, président de l'association Vers Paris et la Seine-Saint-Denis sans sida, et la drag queen Lolita Banana.
Ce 20 novembre, l'association Vers Paris et la Seine-Saint-Denis sans sida organisent une grande journée de réengagement citoyen contre le VIH. Au programme : des rencontres avec les acteurs associatifs, médicaux et institutionnels qui luttent contre l'épidémie, et un show réunissant des artistes queers tels que Lou Trotignon, Noam Sinseau, ou encore notre invitée Lolita Banana, qui a choisi de visibiliser sa séropositivité dans l'émission Drag Race France dont elle fut candidate.
Nous recevons aussi Christophe Martet, figure emblématique de la lutte contre le VIH, ancien président d'Act-Up Paris mais aussi journaliste à Têtu, puis fondateur de Yagg et de Komitid.
Ca se passe au théâtre de la Concorde, c'est gratuit sur réservation, et la billetterie est ici : https://theatredelaconcorde.paris/evenements/battant-es/
En deuxième partie d'émission, nous recevons Juliette Cordemans, bénévole à l'association des journalistes LGBT. L'AJL organise un prom ce samedi 15 novembre à Césure. Au programme : une table ronde sur les paniques morales autour des enfants, un drag show, des DJ sets.
La billetterie — à prix libre — est ici : https://www.helloasso.com/associations/ajl/evenements/out-la-prom-show-et-dj-set
L'HEBDO — "Mâle de mer" : quand Grindr nous hante
2025/11/05
Dans Mâle de mer, son dernier court-métrage, le réalisateur queer Maël Caradec met en scène une romance gay à Brest. Il est notre invité cette semaine, aux côtés de l'acteur Adam Abdo.
Mâle de mer sera diffusé au festival Chéries-Chéris, le festival du film LGBT+ de Paris, les 19 et 22 novembre.
Juliet Drouar : politiser la thérapie, thérapiser la politique
2025/10/24
Le soin communautaire, fil rouge de notre émission en compagnie du thérapeute et auteur queer Juliet Drouar, à l'occasion de la parution de son dernier essai : Trauma — En finir avec nos violences.
Dans son dernier essai paru chez Stock, Juliet Drouar explore la relation entre nos traumatismes individuels et les mécanismes de domination qui sous-tendent nos sociétés. Le résultat : un livre foisonnant, mais facile à lire, qui nous pousse à nous interroger sur ses propres blessures et sur ses propres violences ; et nous met sur la voie d’une guérison collective…
En deuxième partie d'émission, parole à Hélène, coiffeuse chez le salon Rapunzel, qui propose désormais chaque premier lundi du mois des coupes gratuites pour les personnes en transition.
L'HEBDO — Pour une bisexualité radicale !
2025/10/10
Le 23 septembre dernier, c'était la journée de la visibilité bisexuelle. L'occasion de se pencher sur l'histoire du militantisme bisexuel en France. C’est justement ce que propose la militante Stéphanie Ouillon dans son dernier livre : “Quelle bisexualité radicale ? : Sur les traces de la bisexualité politique en France”, paru le 3 octobre dernier aux éditions Tahin Party. Elle est également artiste et créatrice du média la newsletter bie.
Nous avons rencontré quelques problèmes techniques lors de l'enregistrement de cet épisode, le voici donc retranscrit ci-dessous !
Tu définis la bisexualité comme “l'attraction sexuelle et ou romantique pour plus d'un sexe ou genre”. Tu l’utilises aussi comme terme parapluie pour englober d'autres termes comme la pansexualité, l'homosexualité par exemple. Qu'est ce qui a motivé ce choix?
Stéphanie Ouillon : Dans la communauté, il y a pas mal de débats sur comment on se définit en tant qu'individus. Moi, j'ai un parti pris assumé, qui n'appartient qu'à moi, c'est d'utiliser le terme bisexuel parce que historiquement c’est l’un des premiers qui a été utilisé, qui a été visible aussi l'identité politique. Et puis c'est un terme aussi qui a beaucoup évolué depuis son apparition dans notre langage. Je trouve que c'est très intéressant de pouvoir continuer à voir son sens se muter et intégrer plein de réalités et de pratiques et de comportements érotiques et sexuels — romantiques aussi, sans forcément avoir une définition hyper précise, ce qui est un enjeu aujourd'hui dans certaines disciplines, notamment scientifiques.
Il y a aussi des débats au sein de la communauté LGBT+ : est-ce qu’il faut dire bi ou pan ? Est ce que le terme “bi” renforce la binarité de genre ? Moi je décide de m'abstraire de ça, je préfère m'intéresser à la portée des comportements bisexuel, pansexuel, plurisexuels de manière générale, et à leur portée politique.
Dans le livre, tu retraces une partie de l'histoire du militantisme bisexuel en France, ou plutôt comment la bisexualité s'est intégré au militantisme radical. On remonte aux années 70 et aux débuts de la politisation du mouvement homosexuel, jusqu'aux années environ 2010 avec le mouvement TPG. Quelles sont tes sources ?
J’ai d’abord plongé dans les archives du FHAR, le Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire, qui est un des premiers, si ce n'est le premier groupe mouvement politique autour de l'homosexualité en France. La première archive où j'ai entendu parler de bisexualité, c'était dans le documentaire de Carole Rossopoulos sur le FHAR. On entend une personne qui prend la parole dans un amphi et dit que politiquement, il vaut mieux se revendiquer l’homosexualité que la bisexuqlité. Et après, j'ai creusé.
Je suis allée voir un livre qui s'appelle Rapport contre la normalité, qui est un recueil qui a été publié en 1971 et qui regroupe des articles et des textes qui ont été écrits et édités par le FHAR, dans un journal de gauche qui s'appelait Tout. On y trouvais pour la première fois quatre pages dédiées à l'homosexualité. Ce sont les premières archives où vraiment j'ai trouvé les mots bisexualité et bisexuel cités en tant que pratique, et c’étaient plutôt des textes à charge.
Donc moi j'ai voulu essayer de comprendre pourquoi, dans un corpus de textes où par ailleurs les bisexuels n'ont pas l'air de prendre la parole elleux-même, pourquoi les militants militantes du HAR étaient aussi remontés contre la bisexualité et contre les bisexuels. Et pour ça, j'ai été voir les archives de la principale revue qui publiait des textes dits homophiles à l'époque qui s'appelle “Arcadie” créée en 1954. Et j'ai décidé d'aller explorer. J'ai décidé de commencer en 1967, un petit peu avant mai 68, quand il y a les premiers slogans et les premières revendications homosexuelles révolutionnaires pour comprendre ce qu'on disait à l'époque : qu'est ce qui peut être pouvait circuler entre personnes homosexuelles, entre militants et militantes sur la bisexualité.
Et alors quels étaient les discours sur la bisexualité dans ces milieux ?
Dans la revue Arcadie, il y a un auteur qui s'appelle Daniel Guérin, qui est surtout connu pour son travail sur l'anarchisme et qui, lui, se revendique ouvertement bi. En tout cas à l'époque, il prend plusieurs fois la parole, il écrit plusieurs articles dans dans la revue Arcadie, où il défend très ouvertement la bisexualité.
On peut aussi lire un entretien qui est mené par la célèbre militante écoféministe Françoise d'Eaubonne, qui a été à la rencontre d'un couple d'hommes qui vit ensemble depuis des années et qui refuse de se dire homosexuel. Et même si elle est suspicieuse quant à la bisexualité, ce qui est super c’est qu'elle retranscrit l'entretien, elle donne la parole à deux personnes qui se disent bies, des hommes qui racontent comment ils sont aussi sortis avec des femmes, tout allait bien, et puis ils se sont rencontrés et puis au bout d'un moment, ils se sont rendu compte qu'ils étaient amoureux…
Dans les fameuses pages du journal Tout dont je parlais, il y aun lexique, ave cla définition du mot “bisexuel”, une définition satisfaisante, je cite : “qui aime à la fois avec leur propre sexe et avec l'autre. Ne peuvent jamais l'être totalement dans la société actuelle : normale, naturelle, famille, m***e.” Donc je pense que la personne qui a écrit était bisexuelle. Et puis un peu plus tard, on va croiser des bisexuels dans les fanzines TPG des années 1970, mais ce sera surtout dans le courrier des lecteurices.
Donc les bis ne sont jamais en pleine lumière, ne font jamais l’objet d’une pleine pageou d’une une…
Dans la revue Arcadie, entre 1967 et 1974, sur 1100 articles, il n'y en a qu'un seul où le mot bisexualité apparaît dans le titre.
Il y a une deuxième occurrence, toujours pendant la période du FHAR : c'est un article qui parle de la bisexualité arabe. C’est une des rares fois où des homosexuels mobilisent la notion de “bisexualité”, ce qui n’est pas anodin.
En 1981, dans la Revue d’En-Face, on a un dossier qui parle, je cite “de diverses attitudes féministes face à la question masculine”, où un article défend la bisexualité comme politique viable, dans un contexte de forte opposition entre les lesbiennes radicales et les féministes du MLF.
Les hommes bis et les femmes bies sont-iels logé.e.s à la même enseigne ?
En 1967, Dominique d’Alleyrac publie le livre Dossier homosexualité, assez bien reçu par la critique des Arcadiens : il passe en revue les discours médicaux et scientifiques de l'époque sur l'homosexualité et également sur la bisexualité, qu'il nomme plutôt “hermaphrodisme psychosexuel” (un héritage de l’histoire sémantique de la bisexualité). D’Alleyrac mène aussi certains entretiens avec, avec sur le terrain, avec des personnes bi. Il y a un entretien avec un couple, un homme et une femme, qui sont aussi bi tous les deux et qui ont des relations à en dehors de leur couple.
L’idée c’est que chez les hommes, la part “déviante” de leur sexualité va prendre le dessus tôt ou tard. Donc ça veut dire que les hommes bisexuels vont finir en homosexuels.
Pour les femmes, c’est différent. Une femme bie, c’est mieux que l’homosexualité exclusive : ça veut dire qu'elle n'est pas 100 % frigide, et ça la rend toujours disponible pour la maternité et pour les hommes au sein du mariage. Donc les hommes bis seraient des gays refoulés, et les femmes bies seraient récupérables par le patriarcat.
On retrouve ces mêmes arguments du côté du FHAR quelques années plus tard. Dans son Manifeste gay, le militant homosexuel Carl Wittman dit en somme : la bisexualité, pourquoi pas, mais aujourd’hui, on a besoin de revendiquer l’homosexualité. Parce qu'il faut aussi dire et bien garder en tête qu'à l'époque, c'était ce qui était réprimé, voire pénalisé. Donc ça fait sens, mais ça a dit aussi qu'il faut reléguer la part hétérosexuelle, entre gros guillemets, de la sexualité bie, car ce serait la seule façon de déconstruire les normes et pouvoir avoir des relations égalitaires. Si on reste à avoir des relations dites hétéro, on ne peut pas déconstruire ses propres normes. Et l'argument qui est proposé par les homosexuels, c'est qu’on ne peut lutter contre le patriarcat qu'en en sortant, qu'en ayant des relations d'abord entre hommes et entre femmes. Et quand on aura appris à interagir différemment et qu'on aura démantelé le patriarcat, alors on pourra avoir une bisexualité “dérivée de l'homosexualité”, comme le dit Guy Hocquenghem.
Comme si la bisexualité était utopique ?
Exactement. Le sociologue australien Steven Angelides parle lui-même de “bisexualité utopique”, il étudie à quel point la bisexualité a été remise à plus tard, invisiblisée, et conçue comme “utopique” tout au long de l’histoire des mouvements homosexuels.
Dans le livre, tu parles de “bisexualité radicale”, ce qui permet de poser non pas la question de avec qui on relationne, mais de comment on relationne. Dans le sens où on peut vivre des relations hétérosexuelles de manière non-hétéronormée, et qu’à l'inverse, on peut vivre des relations homosexuelles hétéronormées. Le message de la bisexualité radicale, c'est de nous mettre en garde contre l'hétéronormativité qui peut frapper tout le monde finalement ?
Oui! Dans mon livre, je cite Pierre Niedergang, auteur de Vers la normativité queer. Il attire l'attention justement sur la tendance dans les milieux queer à déprécier tout ce qui va ressembler à une “soumission à la norme”, qui va être entendue comme hétérosexuelle, reproductive et néolibérale. Et lui, il dit : attention, il peut y a
La soul rock indie et sexy de Tout le monde s’appelle clara
2025/09/17
Pour fêter la 7e saison du Lobby, on reçoit un groupe qu’il va falloir suivre de très près. Les 5 musiciennes de Tout le monde s’appelle clara ont fêté leur premier anniversaire à Rock en Seine cet été. Elles présentent leur single “Murmures’ en avant première au Lobby et nous racontent le bonheur de faire de la musique entre meufs.
En cette rentrée tristement marquée par le suicide de la directrice d’école lesbienne Caroline Grandjean, dans le Cantal, on reçoit Timothée Magellan, co-fondateur de l’association Queer Education – une association pour une école plus inclusive et protectrice de ses élèves et personnels queer. Il a publié une tribune dans le journal Libération suite au suicide de sa consoeur.
Programmation musicale
— Murmures, Tout le monde s’appelle clara
— Fashion Designa, Theodora
— Juste amis, Théa
L'équipe de l'émission
Aux micros : Mal et Alexis
Présentation : Antonella Francini et Maële Diallo
Réalisation : Suzanne Saint-Cast
Vinii Revlon et Amandine Gay nous ouvrent les portes de la scène ballroom parisienne
2025/07/21
Pour finir la saison, Le Lobby vous emmène au ball !
Amandine Gay et Vinii Revlon sont nos invité.e.s à l'occasion de la sortie de Ballroom, série documentaire consacrée à la ballroom scene et à la House of Revlon, à voir à partir du 30 juillet sur France TV Slash !
Javel Habibi célèbre la 40e édition de son cabaret à la Flèche d'or
2025/07/15
Cette semaine, on reçoit la drag queen Javel Habibi, host des soirées Habibi à la Flèche d'or, à quelques jours de la 40e édition !
Chaque mois depuis plusieurs années, Javel Habibi convie plusieurs artistes à performer sur la scène de la flèche d'or dans une soirée au croisement du drag et du cinéma. Car out of drag, Javel est Florent Gouëlou, réalisateur de notamment de Trois nuits par semaine, avec Cookie Kunty (à voir jusqu'au 18 juillet sur France.TV), mais aussi de Habibi, chanson pour mes ami.e.s, un documentaire qui raconte la préparation d'une soirée cabaret.
Rendez-vous les 18 et 19 juillet à la Flèche d'or pour la 40e édition des soirées Habibi. Prenez vos places : https://shotgun.live/fr/events/soirees-habibi-40e
Dès le 16 juillet, on va à la Flèche d'or pour une projection exceptionnelle à prix libre de Habibi, chanson pour mes ami.e.s, le film consacré aux soirées Habibi réalisé par Florent Gouëlou lui-même.
À voir sur le site d'ARTE, le court-métrage Nous les prochains : https://www.arte.tv/fr/videos/117668-000-A/nous-les-prochains/
Et puis sur France TV, jusqu'au 18 juillet, le film Trois nuits par semaine : https://www.france.tv/films/films-drame/7259690-trois-nuits-par-semaine.html
L'agenda
— On écoute L’heure des Prololottes : incroyable podcast de Laurène Marx et Rose Lamy qui dissèquent des oeuvres problématiques
— On va au festival Paris l'été, pour la soirée Slutty fauns, la carte blanche de Sara Forever au Jardin des Tuileries
"Ces gens-là", les tendres récits queers d'Olga·Auguste Volfson
2025/07/08
Cette semaine, iel fait son grand retour : l'auteurice des piquants éditos testos Olga·Auguste Volfson est de passage dans notre studio pour la parution de son premier recueil de nouvelles.
Dans Ces gens-là, on croise une dizaine de personnages queers dont l'identité n'est pas le sujet, et c'est rafraichissant. Pour son premier livre, publié dans la jeune maison d'éditions Fièr·e·s, Olga·Auguste nous raconte avec tendresse des histoires d'amour, de rupture, de retrouvailles et de joies, le queer dans son quotidien le plus banal. Iel notre invité·e ce soir.
L'agenda du Lobby
Tous les lundis : Viewing parties de King of drag, la nouvelle téléréalité drag king produite par Revry, au Cavern Space Monkey. Entrée libre
15/07 : Vernissage de l'exposition Kwir nou éxist de Raya Martigny et Édouard Richard au Jardin des Tuileries. Entrée libre, à voir jusqu'au 25 juillet : https://www.louvre.fr/expositions-et-evenements/evenements-activites/kwir-nou-exist
16/07 : Bingo drag d'Esther à la ReCYclerie. Gratuit, sur réservation : https://shotgun.live/fr/events/le-bingo-d-esther-2
24/07 : Chicago au cinéma en plein air de la Villette à 21h
Programmation musicale
> Buzz, Maddy Street
> Otras Mujeres (live @Le Lobby), Yadam
> Summer Body, La Giu
> Bicycle Race, Queen
L'équipe de l'émission
Aux micros : Zoé, Mal, Alexis
Présentation : Colin Gruel
Réalisation : Suzanne Saint-Cast
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