1591206359
ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Advertise on podcast: ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

Categories
Country
United States
This podcast has
604 episodes
Language
French
Date created
2021/10/20
Latest episode
2026/09/30
Average duration
4 min.
Release period
2 days

Description

Découvrir au quotidien les enjeux de la technologie. Le podcast de la rédaction de ZDNet, pour les professionnels à la recherche d'infos pratiques et concrètes pour mieux comprendre le marché IT et telco et son influence sur les métiers.    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Unlock ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet podcast Email contact info,
Listeners & Audience details

Email contact information

Direct podcast contact details

Listeners

Audience numbers & engagement insights

Audience details

Podcast Insights

Podcast episodes

Check latest episodes from ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet podcast


Voici la nouvelle faille critique liée aux agents IA qui menace les données des organisations, selon Box
2026/09/30
Cet épisode spécial est présenté en partenariat avec Box, le leader de la gestion intelligente de contenu. Et aujourd'hui, nous recevons à nouveau Guillaume Braux, ingénieur avant vente senior chez Box. Guillaume, une étude toute récente de Box mentionne que 83% des organisations expérimentent déjà les agents d'intelligence artificielle. Pourtant, vous alertez les décideurs sur une nouvelle faille critique qui paralyse ses déploiements.Guillaume Braux : Effectivement, il y a un changement de paradigme depuis 18 à 24 mois. L'exploitation des agents en entreprise a beaucoup évolué. Aujourd'hui ces agents sont autonomes. Ils lisent, il modifient, il déplacent les données, des fichiers dans votre système d'information. Et tout ça à la vitesse de l'éclair.ZDNET : Vous affirmez donc que le danger ne vient plus seulement des accès réseaux, mais du comportement même de ces nouveaux assistants virtuels.Guillaume Braux : C'est tout à fait ça. On a changé la surface d'attaque. Historiquement, l'attaque se situait plutôt au niveau de l'infrastructure. Mais maintenant que j'ai des nouveaux individus dans l'entreprise qui sont ces agents qui ont accès de façon légitime au contenu, et bien c'est là que le risque devient extrêmement grand. "Le plus insidieux, c'est l'injection de prompt" On donne accès de façon même potentiellement légitime à de gros volumes de données sans forcément avoir une visibilité complète sur l'intégralité des actions qui sont réalisées.ZDNET : Alors concrètement Guillaume, quels sont les risques opérationnels si on laisse ces agents opérer sans des gardes fous spécifiques.Guillaume Braux : Le plus insidieux et peut-être le plus intéressant à explorer, c'est l'injection de prompt. C'est une technique redoutable qui consiste lorsqu'un agent va interagir avec une donnée de l'entreprise, de pouvoir y introduire des ordres illégitimes. Et un des risques de cela, c'est le sur-partage entre collaborateurs. "Il n'y a quasiment aucun moyen d'auditer l'activité de ces agents" L'agent aura alors accès à beaucoup d'information, et le risque de fuite de données et de propriétaire intellectuelle deviennent extrêmement important. Cela peut créer des vrais risques en terme de réputation pour l'entreprise.ZDNET : C'est un véritable cauchemar pour la conformité, d'autant qu'on imagine mal comment tracer les actions d'une intelligence artificielle.Guillaume Braux : Aujourd'hui, il n'y a quasiment aucun moyen d'auditer l'activité de ces agents. Donc si une fuite de données survient par l'intermédiaire d'un agent IA, ça va être extrêmement complexe de reconstituer ce qui s'est passé, de reconstituer l'incident, d'aller identifier les contenus qui ont été lus par cet agent IA. Ce qu'il a fait avec ses données, ce qu'il a fait avec ce qu'il a lu, on ne le saura pas non plus. Et donc ça devient extrêmement compliqué d'auditer, de gouverner l'accessibilité aux données, il faut trouver des méthodologies différentes. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
L'internet quantique fonctionne enfin sur la fibre optique classique
2026/09/29
Voici une avancée majeure qui secoue le monde des télécoms. Le réseau quantique vient de franchir une étape décisive hors des laboratoires. Pour la première fois, des chercheurs ont réussi à transmettre des photons intriqués à travers une fibre optique commerciale en plein centre-ville, et ce pendant que cette même fibre transportait des données Internet. Une prouesse qui change radicalement la donne pour l'avenir de nos infrastructures. Cohabitation entre technologie quantique et flux Internet classiques D'abord, l'exploit réside dans la cohabitation réussie de la technologie quantique et des flux Internet classiques sur un réseau de télécommunication en production. Jusqu'à présent, c'était impossible. Les signaux quantiques sont extrêmement fragiles et la moindre interférence les détruit. Les recherches suggéraient donc de déployer un réseau de fibre optique totalement dédié aux communications quantiques. Et cela représentait bien sûr un coût d'infrastructure colossal pour les opérateurs et les entreprises. Les scientifiques de l'université Northwestern, aux Etats-Unis, viennent donc de prouver le contraire. Ils ont fait circuler l'information quantique entre deux localités, sur 24 kilomètres de fibre active. Et le tout conjointement à un trafic Internet classique équivalent à 36 térabits par seconde. Résultat, près de 95% de fidélité conservée. Concrètement, le réseau de demain s'appuiera donc sur la fibre d'aujourd'hui. Et cela évite de doubler les réseaux, et donc de faire exploser la facture. Une maîtrise parfaite de l'ingénierie spectro-temporelle Reste que pour faire cela, il faut une maîtrise parfaite de l'ingénierie spectro-temporelle. L'idée est de savoir comment faire voyager une fourmi au milieu d'un troupeau d'éléphants sans qu'elle se fasse écraser, expliquent les chercheurs. Pour réussir, l'équipe de recherche a décalé les signaux quantiques vers la bande O du spectre lumineux, laissant le trafic classique occuper la bande C habituelle. Et des filtres de précision ont fait le reste pour éliminer le bruit optique. Et pour identifier les paires de photons intriqués à distance, il a fallu synchroniser les deux sites à la picoseconde près grâce au système nommé White Rabbit. C'est cette précision extrême qui garantit la fiabilité des communications dans un environnement saturé. Le coup d'envoi de la téléportation quantique Enfin, cette découverte marque le véritable coup d'envoi de la téléportation quantique. Oui, vous avez bien entendu. L'intrication quantique permet de lier deux particules à distance, offrant des perspectives inédites de cybersécurité et d'échanges ultra-rapides. Et en prouvant que cette distribution fonctionne en conditions réelles, l'équipe ouvre la voie à la seconde étape, le transfert d'information par téléportation quantique. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Voici comment des séries chinoises de 80 secondes génèrent des millions en France et font paniquer les géants de la tech
2026/09/28
Cet été, des applications venues de Chine ont envahi le sommet des téléchargements en France avec un format inédit : le micro-drama, rapportent Les Echos. Et ne vous y trompez pas, ce n'est pas une mode éphémère. C'est une véritable leçon de monétisation et de captation d'attention. La recette du jeu mobile D'abord, observons la mécanique économique derrière ce phénomène. Ces séries verticales d'une minute ne vendent pas du cinéma. Elles appliquent à la fiction les recettes éprouvées du jeu mobile. Après trois épisodes gratuits offerts, l'utilisateur est happé par un suspense soigneusement calibré. Pour voir la suite, il faut regarder une publicité ou acheter des crédits. Concrètement, le spectateur paye à la pièce, à l'impulsion. Et les chiffres sont vertigineux. En France, les revenus de ces applications ont bondi de 30 % en un mois pour dépasser les cinq millions de dollars. Et à l'échelle mondiale, le marché frôlera les 16 milliards de dollars en 2026. C'est la preuve qu'un contenu très court, monétisé au coup par coup, génère un revenu moyen par utilisateur bien supérieur aux abonnements de streaming traditionnels. Ensuite, ce succès repose sur un ciblage comportemental redoutable. Loin des clichés sur la génération Z, le public français de ces séries est composé à 70 % de femmes, principalement dans la tranche des 35 à 44 ans. Les acteurs du secteur ont clairement identifié un créneau négligé par les grandes plateformes : des contenus très scénarisés, directement consommables dans les temps morts de la journée, entre deux tâches ou dans les transports. Une boucle de production ultra-agile Plus fort encore, la boucle de production est ultra-agile. Les productions testent des scénarios en quelques jours, analysent les données d'audience en temps réel, et coupent immédiatement les histoires qui ne performent pas. Bref, c'est un cas d'école de développement piloté par la donnée, et appliqué au secteur des médias. Enfin, la déferlante force les géants de la tech et du divertissement à revoir toute leur stratégie mobile. TikTok a déjà pris une longueur d'avance en lançant ses propres offres payantes de mini-séries et en finançant directement des créateurs. Les acteurs historiques réagissent en urgence Et face à ce risque de désintermédiation, les acteurs historiques réagissent en urgence. Paramount intègre le format dans son application, tandis que Disney teste des flux vidéo verticaux. Mais attention, le défi n'est pas seulement créatif, il est aussi technique. Il s'agit de repenser la diffusion, le stockage et les algorithmes de recommandation pour retenir les utilisateurs sur l'écran vertical. La bataille pour le temps d'écran mobile ne se joue donc plus sur des films de deux heures, mais sur des séquences de 80 secondes. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Retour en arrière brutal de Starbucks qui débranche son IA de gestion des stocks dans 11 000 cafés
2026/09/25
Aujourd'hui, retour sur un fiasco industriel très instructif, l'abandon par le roi du café Starbucks de son outil de gestion des stocks par vision par ordinateur, et ce seulement neuf mois après son déploiement dans plus de onze mille établissements. C'est aussi un revers pour la jeune pousse NomadGo, brutalement évincée, mais surtout une formidable leçon. Une promesse séduisante D'abord, sur le papier, la promesse était séduisante. Il s'agissait de transformer la corvée manuelle de comptabilisation des stocks dans les cafés Starbuck, soit une heure de travail, en dix minutes de scan réalisé avec une tablette grâce à la vision artificielle. Et lors ds tests, la précision atteignait 99 %. Mais une fois déployée dans les arrière-boutiques, la technologie a vite déraillé. Des reflets sur les vitres réfrigérées doublaient le comptage des briques de lait. Le réseau Wi-Fi instable effaçait les données en cours de saisie. Et le réapprentissage des modèles d'IA demandait jusqu'à six semaines pour chaque changement de packaging saisonnier. La leçon ici est que si votre IA ne s'adapte pas aux imprévus du monde physique, elle n'est plus un levier de productivité. Starbucks s'est heurté à sa dette technique Mais surtout, Starbucks s'est heurté à sa dette technique. Vouloir greffer de la vision par ordinateur sur un système d'information vétuste est une erreur. Chez le géant du café, les données récoltées en magasin devaient remonter vers un vieux système IBM AS 400 datant des années 90. Résultat, le traitement en temps réel coinçait. Cela prouve qu'un algorithme de dernière génération ne vaut rien si vos fondations informatiques ne sont pas modernisées. Et c'est le maillon le plus faible de la chaîne numérique qui dicte la vitesse globale de votre transformation numérique. Exit la startup ! Enfin, en un coup de fil, la startup partenaire de Starbucks a perdu son client phare et a dû licencier la majorité de ses équipes. Starbucks a fait le choix de réallouer 500 millions de dollars de budget vers les équipes en magasin, tout en recentrant ses efforts d'IA sur l'assistance interne et la personnalisation de la relation client. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fuites de données et corruption, l'État annonce surveillance et sanctions
2026/09/24
L'État français passe à l'offensive contre la fuite de données et la corruption. Une nouvelle circulaire ministérielle fixe une feuille de route particulièrement stricte pour protéger les bases de données publiques face aux attaques ciblées et au grand banditisme. Pour les DSI du secteur public et des opérateurs d'État, le signal est particulièrement fort. La gouvernance de la donnée devient une priorité de souveraineté et de sécurité nationale. La règle du besoin d'en connaître doit s'appliquer avec rigueur Bien sûr, le piratage récent des données du fisc français est un déclencheur de cette feuille de route. Mais pas seulement. La lutte contre la corruption est aussi visée. Les administrations doivent donc désormais cartographier toutes les applications et tous les fichiers hébergeant des informations sensibles. Et cela doit mettre fin à une forme de complaisance. Désormais, la règle du besoin d'en connaître doit s'appliquer avec rigueur, et cela doit s'appuyer par une surveillance automatisée des journaux de connexion. Concrètement, des outils d'analyse vont éplucher les logs pour détecter les requêtes atypiques ou les consultations injustifiées. Cette traçabilité doit permettre d'identifier les dérives et de déclencher des enquêtes administratives sans éveiller les soupçons. Protéger les lanceurs d'alerte Par ailleurs, il est question de protéger de manière plus effective les lanceurs d'alerte. Les organisations publiques doivent moderniser leurs canaux de signalement internes pour garantir une confidentialité totale aux collaborateurs. L'idée est donc de permettre de libérer la parole et de sécuriser les circuits d'alerte sans crainte de représailles. En parallèle, la formation aux enjeux de déontologie devient obligatoire et systématique pour l'ensemble des personnels. Les managers se retrouvent donc en première ligne pour déceler les vulnérabilités humaines mais aussi contrer les tentatives d'intimidation. La question des sanctions Enfin, voici ce qui concerne les coups de bâton, à savoir les sanctions. L'engagement des procédures disciplinaires devient automatique dès l'établissement d'une faute, et ce sans attendre la conclusion des enquêtes pénales. La consultation illicite ou le détournement d'un fichier numérique expose donc l'agent public fautif aux sanctions les plus sévères, allant jusqu'à l'exclusion définitive. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Voici comment une banale fuite de vapeur a fait fondre le réseau Orange et privé des centaines d'entreprises d'internet
2026/09/23
Oui, une simple fuite de vapeur dans un réseau de chaleur métropolitain peut paralyser durablement la connectivité de centaines d'entreprises, de services publics et d'administrations. C'est l'histoire très concrète et révélatrice que l'on peut tirer d'une récente ordonnance du tribunal des activités économiques de Nanterre. Des températures dépassant les 50 degrés dans les chambres de tirage Concrètement, le réseau de chaleur de la métropole lilloise connaît de graves fuites de vapeur à répétition depuis la fin d'année 2022. Et cette vapeur brûlante s'est infiltrée dans certains sous-sol, faisant fondre les fourreaux en plastique du réseau télécom d'Orange et détruisant le sarcophage en béton des lignes cuivre et fibre. Résultat, avec des températures dépassant les 50 degrés dans les chambres de tirage, des centaines d'abonnés se sont retrouvés brutalement coupés d'Internet et de téléphone fixe. Ce ne sont donc pas seulement les coups de pelleteuse malheureux qui menacent les réseaux de télécommunication ! Orange au tribunal Et bien sûr, si cette affaire a franchi les portes d'un tribunal, c'est qu'il fallait déterminer des responsabilités. L'opérateur Orange a en effet dû intervenir judiciairement dans le cadre d'un conflit qui l'oppose entre autre au constructeur Eiffage à ses sous-traitants. Entre mauvaise réalisation des manchons isolants et erreurs d'évaluation dans l'étude de flexibilité du réseau, c'est la chaîne de sous-traitance industrielle qui est aujourd'hui désignée comme responsable des pannes de réseau. L'importance des expertises judiciaires Mais en cas de défaillance matérielle en cascade, obtenir réparation et déterminer qui est responsable exige des années de procédures lourdes et coûteuses. Alors, même si l'on parle souvent de redondance d'opérateurs, avez-vous vérifié si vos fibres n'empruntent pas exactement le même canal souterrain qu'une conduite de chaleur ou de gaz à haut risque ? Enfin, côté juridique, ce dossier illustre la nécessité de faire intégrer son entreprise aux expertises judiciaires pour sécuriser la preuve des préjudices d'exploitation et garantir la prise en charge par les compagnies d'assurances. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Voici pourquoi Airbus retire 900 applications majeures des clouds américains pour choisir le français Scaleway
2026/09/22
Airbus passe à la vitesse supérieure et pousse la manette des gaz sur sa souveraineté numérique. Le géant européen de l'aéronautique engage le rapatriement de 900 applications stratégiques hors des clouds américains pour les confier au fournisseur de cloud français Scaleway. Une décision historique qui prouve que la protection des données industrielles est devenue un impératif de compétition et de sécurité pour les grands groupes. Un risque géopolitique inacceptable Concrètement, ce virage montre que la souveraineté numérique n'est plus seulement une posture politique ou de la théorie. Il s'agit désormais d'une stratégie concrète de gestion des risques. Pour Airbus, stocker ses progiciels de gestion ERP, ses CRM ou ses outils de fabrication sur des plateformes américaines comme AWS comportait un risque géopolitique désormais jugé inacceptable. Les joyaux de la couronne industrielle du constructeur européen doivent donc impérativement repasser sous juridiction européenne. Et c'est un signal d'alarme pour l'ensemble du marché de l'informatique professionnelle. Les hyperscalers d'outre-Atlantique ne sont plus perçus comme des havres de sécurité incontournables. Des données métiers qui voyagent fort loin Mais attention, et c'est le second point, le chemin vers la souveraineté se heurte encore à des verrous majeurs. Si rapatrier des applications propriétaires est techniquement réalisable, sécuriser la chaîne d'approvisionnement globale est une toute autre histoire. Airbus s'appuie en effet sur 18 000 fournisseurs à travers le monde, et la quasi-totalité d'entre eux utilise quotidiennement les solutions Microsoft ou Google. Même avec un portail d'échange hébergé en Europe, des données métiers finissent donc invariablement par circuler sur ces infrastructures américaines. Surtout qu'il n'existe pas aujourd'hui d'alternative européenne capable de répondre à un grand appel d'offres pour remplacer ces suites bureautiques. La dépendance à certains outils reste donc entière. La structuration d'un marché de confiance Enfin, face à cette réalité Airbus adopte une posture très pragmatique sur l'intelligence artificielle. L'avionneur refuse par exemple de se soumettre aux modèles d'IA des géants américains. Sa stratégie d'IA vise des usages industriels très ciblés comme le support à la décision, la recherche d'informations et l'automatisation, toutes déployables directement sur site. En lançant des appels d'offres, Airbus commence surtout à structurer un marché de confiance. La création d'un environnement logiciel et progiciel européen de grande envergure dépendra maintenant de la volonté des décideurs de s'unir pour faire émerger ces solutions d'avenir. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce script caché sur AliExpress bloque vos écouteurs Bluetooth pour vous pister sans aucun cookie
2026/09/21
Aujourd'hui, on se penche sur une affaire surprenante où un simple onglet de e-commerce parvient à pirater silencieusement le comportement de vos équipements audio. Une affaire de Bluetooth, mais pas seulement... Tout commence par un dysfonctionnement en apparence anodin sur la page d'accueil d'AliExpress. Sans qu'aucun son ne soit diffusé, les casques Bluetooth multipoints connectés à un ordinateur refusent soudainement de basculer vers les appels ou la musique d'un smartphone. Et en grattant sous le capot, des chercheurs ont découvert que la cause de cela est que le site marchand chinois exécute en arrière-plan deux scripts, nommés Collina et FireEye. Ces scripts créent des graphes audio virtuels via l'API WebAudio du navigateur. Concrètement, la page génère une onde sonore inaudible, et la relie à la sortie audio de l'ordinateur. Le navigateur et le système d'exploitation considèrent alors ce flux comme actif et verrouillent la carte son. Une technique de pistage appelée fingerprinting audio Mais alors pourquoi déployer une telle ingénierie ? Et bien il ne s'agit pas d'un bug de lecture, mais d'une technique de pistage appelée fingerprinting audio. Car chaque carte son, chaque pilote et chaque système d'exploitation traite les signaux numériques avec des micro-variations uniques. Et en analysant la façon dont le navigateur calcule cette onde invisible, AliExpress génère une empreinte numérique unique de votre ordinateur. Surtout, associée à des mesures du processeur ou des mouvements de souris, cette signature permet d'identifier un appareil sans recourir aux cookies. Sécurité vs. blocage de navigation En clair, les cookies étant de moins en moins fiables, le fingerprinting invasif devient l'arme de choix des sites qui veulent suivre votre navigation. Bien sûr, l'exécution non contrôlée de scripts tiers sur les navigateurs pose de vrais risques de sécurité et d'interférences logicielles. Par ailleurs, bloquer ces scripts via des filtres réseau restaure le contrôle sur le matériel, mais risque de provoquer des blocages de navigation. Alors, jusqu'où tolérer ces mécanismes de sécurité client qui prennent le contrôle de vos équipements à votre insu ? C'est une question à laquelle très franchement nous n'avons pas la réponse à ce stade. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fini les tickets de parking, ce système redoutable testé par Lidl distribue automatiquement des amendes de 35 euros
2026/09/18
Aujourd'hui, nous faisons un détour par les parkings de la grande distribution. En Pologne, le géant Lidl teste actuellement un tout nouveau système de surveillance automatisée de ses parkings dans une dizaine de magasins. Fini les tickets en papier ou les barrières physiques. Désormais, ce sont des caméras intelligentes installées à l'entrée et à la sortie qui gèrent les flux en lisant automatiquement les plaques d'immatriculation. Parking et vision par ordinateur Premier levier stratégique, la transformation du parking en un actif numérique automatisé grâce à la vision par ordinateur. Concrètement, le système capture l'immatriculation de chaque véhicule et calcule son temps de présence en temps réel. Pour les vrais clients, vous vous garez, vous faites vos courses, vous repartez sans payer. Car les magasins accordent un forfait gratuit de 90 minutes, ce qui suffit largement pour faire son shopping. Mais pour les véhicules dont la durée de stationnement dépasse une heure trente, c'est l'amende qui guette. Le système est très malin Car oui, l'intégration de ces algorithmes aux caméras de surveillance est destiné à contrer le détournement d'usage des parkings de supermarché. Et le système est très malin. Si un conducteur tente de contourner le système en sortant du parking pour y revenir dans la foulée, l'algorithme ne réinitialise pas le compteur. Tout retour de véhicule effectué dans une fenêtre de quinze minutes voit son temps cumulé à la session précédente. Et en cas de dépassement du quota gratuit, l'amende tombe automatiquement et peut atteindre 35 euros. Plus de fluidité aux véritables clients Au final, un parking saturé par des véhicules ventouses représente un manque à gagner pour une enseigne. Et en augmentant artificiellement la rotation des places, la grande distribution garantit plus de fluidité aux véritables clients pendant les heures de pointe. Et en Pologne, Lidl n'est pas seul sur ce nouveau créneau. Son concurrent Biedronka applique déjà des pénalités similaires. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Coup de tonnerre sur le marché des processeurs, AMD vient de franchir la barre des 30% de part de marché face à Intel
2026/09/17
Aujourd'hui, coup de tonnerre sur le marché des processeurs. AMD vient de franchir la barre symbolique des 30% de part de marché face à Intel sur le segment des ordinateurs de bureau et des portables. Et je vous explique tout de suite pourquoi ce chiffre doit vous faire réfléchir à vos choix d'équipement et de budget d'entreprise. AMD accélère sur les puces pour ordinateurs portables C'est un basculement historique pour l'écosystème matériel informatique. Selon les derniers chiffres du cabinet Mercury Research, AMD atteint désormais 30% de part de marché sur les processeurs x86. Il y a deux ans à peine, le groupe plafonnait sous la barre des 25%. Concrètement, AMD ne profite plus seulement de sa dynamique sur les PC fixes, où il dépasse les 34%. Il accélère désormais très fort sur les puces pour ordinateurs portables, frôlant les 30%. Pour les directeurs informatiques, la leçon est claire. Le monopole historique d'Intel s'effrite. Intégrer AMD dans vos catalogues d'entreprise n'est plus une option d'appoint, mais un levier de négociation et de performance indispensable. La montée en puissance d'ARM Mais attention, et c'est le second point, cette guerre intestine entre géants du x86 masque une autre rupture majeure. Pendant qu'AMD grignote du terrain sur Intel, l'architecture ARM s'impose discrètement comme le troisième acteur du marché. Portées par Apple, Qualcomm ou MediaTek, les puces ARM équipent désormais plus de 15% du parc total des ordinateurs portables et de bureau. Et là aussi c'est un nouveau record. Pour les DSI, cela implique une double réflexion stratégique. Il ne s'agit plus seulement de choisir un constructeur, mais de trancher sur l'architecture même de votre parc. Les compromis sur l'autonomie, l'intégration applicative et la puissance de calcul imposent de revoir vos matrices de compatibilité logicielle dès aujourd'hui. La crise de la mémoire vive et du stockage Enfin, ces grandes manœuvres stratégiques s'opèrent dans un contexte économique particulièrement tendu pour le secteur. Les livraisons globales de processeurs de bureau x86 subissent une chute spectaculaire de plus de 20% sur un an. Et le coupable est clairement identifié. Il s'agit de la crise de la mémoire vive et du stockage. La gourmandise des infrastructures d'intelligence artificielle engendre une tension extrême sur la ram et les puces graphiques. Conséquence, les prix des ordinateurs s'envolent, et cela incite les entreprises à prolonger la durée de vie de leurs parcs d’ordinateurs. Pour résumer, acheter du matériel coûte plus cher, et les arbitrages deviennent donc complexes pour les DSI. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Trafic multiplié par deux et paralysie de huit heures, ce qui s’est vraiment passé lors de la panne de GitHub le 17 août
2026/09/16
Aujourd'hui, retour sur la panne majeure qui a paralysé GitHub le 17 août dernier pendant près de huit heures. Un incident critique qui remet en question la gestion de la charge et la résilience des plateformes stratégiques. Et sur la base du retex de GitHub, je vous explique tout ça en trois points. La croissance explosive des usages peut terrasser n'importe quel système Premier enseignement majeur pour les directions informatiques, la croissance explosive des usages peut terrasser n'importe quel système, aussi robuste soit-il. Le 17 août, GitHub a subi une interruption de près de huit heures touchant l'authentification, les intégrations, les API et Copilot. La cause n'est ni un bug de code ni une erreur de configuration. C'est un pur problème de capacité face à une explosion du trafic. En quatre mois, le volume mensuel de commits sur la plateforme a quasiment doublé, passant de 1,4 à 2,9 milliards. Lorsque la charge a atteint un sommet, les composants du centre de données principal n'ont pas réussi à monter en charge. Mais le vrai piège est venu des clients Copilot : en échouant à se connecter, ils ont déclenché des boucles de réessais massives. Ce phénomène a asphyxié le réseau et bloqué le rétablissement du service. GitHub a dû injecter en urgence plus de trois millions de cœurs de processeurs Second enseignement, l'accélération forcée vers le cloud pour absorber la surcharge. Face à ce pic de charge, l'infrastructure sur site a rapidement trouvé ses limites physiques. GitHub a dû injecter en urgence plus de trois millions de cœurs de processeurs et 120 pétaoctets de stockage. Mais le véritable salut est passé par l'infrastructure cloud d'Azure. La plateforme y a transféré 58 % de sa charge globale et la moitié de ses opérations Git, contre seulement 12 % quelques mois plus tôt. Cette migration massive permet d'envisager une nouvelle architecture capable de faire évoluer la capacité de lecture de manière linéaire avec le nombre d'utilisateurs. GitHub revoit en profondeur son architecture Enfin, troisième enseignement, la refonte drastique des pratiques opérationnelles. L'échelle ne sert à rien si un composant secondaire peut effondrer toute la pile technologique. GitHub revoit donc en profondeur son architecture pour supprimer les dépendances partagées et isoler ses systèmes critiques. Concrètement, cela implique la mise en place de plafonds de réessais, de budgets de requêtes et de délais d'expiration variables pour éviter les réactions en chaîne. Pour les CTO, la leçon est claire : la résilience exige une isolation stricte et une discipline de reprise sans concession. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Développés en seulement 6 mois, les robots humanoïdes chinois envahissent déjà la chaîne logistique mondiale
2026/09/15
Aujourd'hui, direction Pékin, où le secteur de la robotique humanoïde opère une bascule majeure. Fini les vidéos virales de robots qui exécutent des acrobaties pour amuser la galerie. À la World Robot Conference, qui s'est tenu fin août, les constructeurs chinois entendaient prouver que leurs machines sont désormais prêtes pour l'épreuve des usines et des entrepôts logistiques. Vers le déploiement industriel à grande échelle D'abord, nous assistons à la transition du prototype vers le déploiement industriel à grande échelle. Sur le terrain, des acteurs comme DexForce ou Leju déploient déjà leurs machines chez des industriels de premier plan. On parle de tri automatisé de colis chez China Post, mais aussi de l'emballage de précision sur les chaînes de production fournissant Apple ou Huawei. Le bénéfice recherché est d'abord de répondre au manque récurrent de main-d'œuvre sur les tâches répétitives et pénibles. En Chine, le cycle de vie d'un robot est de six mois Mais plus impressionnant encore, c'est la vitesse de développement des robots qui s'emballe. En Chine, le cycle de vie d'un robot tombe désormais à six mois, contre trois à quatre ans en Occident. Surtout, on assiste en Chine à l'explosion des financements de la robotique et à l'emballement des marchés boursiers. L'introduction en bourse du fabricant Unitree à Shanghai en est le signal le plus fort. Son cours de bourse a explosé dès son entrée sur le marché, porté par une demande phénoménale. Cet engouement massif des investisseurs injecte une liquidité gigantesque dans tout l'écosystème. Et dans le sillage d'Unitree, des jeunes pousses comme Lumos Robotics ou la branche robotique du constructeur automobile Chery préparent à leur tour leur cotation. Pour les DSI, cet afflux de capitaux garantit la pérennité des fournisseurs et accélère la maturité des outils logiciels. La Chine s'impose comme le centre mondial de la robotique humanoïde Enfin, troisième enseignement majeur, la dépendance réciproque entre la Chine et les géants technologiques occidentaux. La visite inopinée de la direction de Nvidia lors du salon pékinois en dit long sur les enjeux. Même sous le coup des restrictions américaines sur l'exportation des puces d'intelligence artificielle, la Chine s'impose comme le centre mondial de la robotique humanoïde. Les spécialistes de la vision comme l'américain RealSense multiplient ainsi les partenariats locaux pour intégrer leurs capteurs dans les usines chinoises. Pour votre stratégie d'équipement, cela prouve que la robotique de demain reposera sur un alliage étroit entre du matériel asiatique produit à grande échelle et des logiciels de simulation américains. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Ce rachat à 7,5 milliards de dollars par Stripe qui risque de métamorphoser la facture d'IA de votre entreprise
2026/09/14
Aujourd'hui, disséquons coup de tonnerre advenu dans l'écosystème de l'intelligence artificielle il y a quelques jours. Le géant américain des paiements Stripe vient d'offrir sept milliards et demi de dollars pour racheter la jeune pousse OpenRouter. C'est une acquisition spectaculaire qui marque un tournant stratégique majeur pour toutes les entreprises engagées dans la transformation numérique.  Un guichet unique donnant accès à plus de 400 modèles issus de 77 fournisseurs D'abord il faut bien comprendre que le routage dynamique s'impose désormais comme la pierre angulaire du FinOps de l'IA. Jusqu'ici, connecter vos applications d'entreprise à plusieurs modèles de langage relevait du véritable parcours du combattant. Il fallait intégrer séparément chaque fournisseur, d'OpenAI à Anthropic, et gérer des coûts particulièrement opaques. OpenRouter résout cette équation en devenant un guichet unique donnant accès à plus de 400 modèles issus de 77 fournisseurs à date. Concrètement, vos équipes de développement n'ont donc plus besoin de solliciter le modèle le plus puissant et le plus cher pour répondre à une requête basique. La plateforme arbitre automatiquement en temps réel selon la latence, le tarif et la qualité requise. Pour la DSI, c'est l'outil idéal pour optimiser enfin la facture de calcul. Le token, véritable monnaie de l'économie B2B Le second point concerne le token, c'est à dire la plus petite unité utilisée pour calculer la production de l'IA générative. Ce rachat montre que le monde de la finance et des paiements en ligne, ici Stripe, voit dans les tokens désormais une véritable monnaie de l'économie B2B. Stripe en effet ne veut plus seulement régner sur les cartes bancaires ou les abonnements SaaS. Car les jetons, c'est l'autre nom des tokens, constituent aujourd'hui la monnaie de l'IA. En combinant la plateforme d'OpenRouter avec sa solution Token Billing, Stripe veut mesurer au token près la consommation des utilisateurs et ajuster la facturation en direct. La guerre de la couche d'orchestration face aux géants du cloud Enfin, troisième pilier, la guerre de la couche d'orchestration face aux géants du cloud. Avec 10000 milliards de tokens traités chaque jour et un volume d'inférence multiplié par dix tous les ans, OpenRouter s'était imposé comme un véritable carrefour de la pile technologique de l'IA. En mettant la main au portefeuille pour OpenRouteur, Stripe prend de vitesse les hyperscalers et assoit une position de tiers de confiance sur le marché de la mesure du token d'IA. Pour les DSI, cela signifie que l'agilité en matière d'IA ne repose plus sur le choix d'un modèle unique, mais bien sur la capacité à piloter un écosystème multi-modèles et optimisé. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Voici pourquoi Amazon et Anthropic détruisent des livres rares pour alimenter leurs modèles d'IA
2026/09/11
Acheter des livres rares d'occasion, arracher leurs reliures, passer leurs pages à toute vitesse au scanner puis tout jeter à la poubelle. Non, ce n'est pas une scène absurde, mais la méthode choc employée par Amazon et Anthropic pour alimenter leurs modèles d'intelligence artificielle. Scan destructif Concrètement, cette pratique appelée le scan destructif met en lumière la course effrénée des spécialistes des modèles d'IA. Ils procèdent à une véritable traque de la donnée rare et non numérisée. Le web public ayant déjà été entièrement aspiré par ces acteurs de la tech, nous assistons à l'épuisement des données d'entraînement de qualité. Et pour rendre leurs modèles plus compétitifs, ces géants ciblent donc désormais les savoirs de niche, jamais publiés en ligne, et imprimés en faible quantité ou rédigés dans des langues rares. Surtout, la destruction pure et simple de l'ouvrage papier après sa numérisation prouve que le coût du support matériel est devenu totalement dérisoire face à la valeur économique de l'information brute. Mais pour vos organisations professionnelles, la leçon est claire : vos archives physiques, vos manuels et vos documentations internes constituent le nouvel or noir de votre capital intellectuel. Anthropic a obtenu gain de cause devant la justice américaine Mais attention, la destruction des livres une fois numérisés s'appuie aussi sur une astuce juridique. Et c'est notre deuxième enseignement. Attaqué pour violation du droit d'auteur, Anthropic a obtenu gain de cause devant la justice américaine. Et le raisonnement du juge est fascinant : c'est précisément parce que l'ouvrage physique est détruit après le scan qu'il n'y a pas création de copie illégale. Selon le principe du fair use, l'entreprise se contente ici de modifier le format d'un produit qu'elle a légalement acheté. Conserver le papier et le fichier numérique aurait constitué un délit, mais détruire le support physique rend donc l'opération légale. Une barrière à l'entrée colossale pour les autres acteurs Enfin, cette affaire révèle la création d'une véritable chaîne d'approvisionnement industrielle de la donnée. Amazon, investisseur d'Anthropic, utilise sa puissance logistique et son accès unique au marché du livre d'occasion pour alimenter des centres dédiés au traitement de l'IA. La capacité à capter du contenu tangible à la source, à le numériser massivement et à l'injecter dans des supercalculateurs devient une barrière à l'entrée colossale pour les autres acteurs. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Voici les raisons pour lesquelles Microsoft retire la fonction Copilot d'Excel un an après son lancement
2026/09/10
C'est un aveu d'échec discret mais hautement symbolique chez Microsoft. L'éditeur de Redmond abandonne la fonction dédiée Copilot dans Excel, un an à peine après son lancement en version de test. Choc des cultures Premier point marquant, cet abandon est le résultat du choc des cultures entre la rigueur d'un tableur et le fonctionnement probabiliste de l'intelligence artificielle. La fonction Copilot dans Excel devait permettre d'écrire en langage naturel directement dans une cellule pour générer des résultats automatisés. Et Microsoft prévoyait un lancement généralisé pour début 2027. Mais tout s'arrête définitivement en septembre 2026, dit l'éditeur. La raison est limpide : une IA générative ne garantit pas la précision mathématique absolue requise par une direction financière ou un contrôle de gestion. Microsoft pousse même l'ironie jusqu'à conseiller officiellement d'utiliser les formules classiques comme SOMME ou SI pour tout calcul exigeant de la précision. Alors quand le géant du logiciel reconnaît qu'il ne faut pas faire confiance à son assistant pour additionner des chiffres, le signal envoyé aux DSI est particulièrement fort. L'expérience utilisateur a parlé Ensuite, cette décision met en avant la rationalisation de l'ergonomie et la réalité des usages sur le terrain. Car l'échec de Copilot dans Excel ne signifie pas pour autant la disparition de l'assistant d'IA du tableur. En réalité, Microsoft constate que la majorité des utilisateurs délaissent les formules complexes au profit du panneau latéral ou du bouton d'action flottant. Concrètement, l'expérience utilisateur a parlé. Les collaborateurs recherchent une assistance contextuelle interactive, pas une commande supplémentaire à mémoriser au milieu des colonnes. Les équipes de développement de Redmond ont donc tiré les conclusions qui s'imposaient en supprimant les doublons d'interface. C'est une excellente leçon d'ergonomie pour vos propres projets numériques : si le point d'entrée n'est pas fluide, la fonctionnalité meurt d'elle-même. La puissance du moteur de calcul déterministe Enfin, cette affaire montre le recentrage indispensable de l'IA sur la valeur qualitative plutôt que sur la puissance arithmétique. Dans les organisations, cette décision redéfinit le rôle exact de Copilot dans les outils de productivité. L'outil trouve aujourd'hui sa vraie pertinence dans la synthèse de texte, le prototypage de tableaux, ou encore la génération de fiches produits. Mais pas dans les fonctions d'Excel. Pour les dirigeants d'entreprise, cela montre que l'IA générative reste un formidable accélérateur pour traiter du texte et dégager des tendances. Mais elle ne remplacera jamais la fiabilité d'un moteur de calcul déterministe. Le ZD Tech est sur toutes les plateformes de podcast ! Abonnez-vous ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Podcast reviews

Read ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet podcast reviews


0 out of 5
0 reviews

Podcast sponsorship advertising

Start advertising on ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet relevant audience podcasts


What do you want to promote?