Un jeudi sur deux, de 22h00 à minuit.
Quinzième saison, rien que ça ! On poursuit notre exploration de la non-actualité des musiques plus forcément électroniques, mais malgré tout souvent expérimentales. À travers des transmissions chaotiques et toujours thématiques, suivez-nous pendant deux heures sur des sujets aussi vastes que l'electronica, l'ambient, la techno, la Pologne, ou le drone-noise à base de cithares des années 60. Parfois, si on est motivés, on fera peut-être des émissions spéciales avec des invités en interview (wow), qui proposent leur sélection et répondent à nos questions mûrement réfléchies. Et puis on poussera éventuellement le délit et la supercherie jusqu'à préparer une ou deux expéditions hors les murs, mais ça, ça dépendra de si on trouve des concerts sympas à capter. En attendant, venez écouter nos avis tranchés et dédaigneux d'élitistes paribobosiens sur nos... P.O.D.C.A.S.T.S.
Bisous
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Comme
promis, voici le second entretien teasé pour cette saison, qui fait
suite à Aho
Ssan
en mai.
Il
existe ce genre de personne qui, lorsque vous parlez avec elles, vous
enrichissent. Sans arrogance, ni jugement ; vous en sortez tout
simplement grandis. C’est ce que j’ai ressenti durant
l’enregistrement de cette interview avec Détlef
Kieffer,
fin mars 2026. Né
en 1944 en Silésie, la naissance de sa passion pour la musique
remonte à la découverte de la pièce Le
Marteau sans maître
de Pierre
Boulez.
Vous devinez donc pourquoi cet artiste à immédiatement suscité
un intérêt pour Amplitudes,
cherchant ses premières influences dans les sons
contemporains et expérimentaux
qui
ont mené à notre propre création bien
plus tard.
De
cette racine unique est né un rhizome tentaculaire de
projets, allant de l’intégration au pupitre des percussions de
l’Orchestre
Philharmonique de Strasbourg
aux premières heures des Percussions
de Strasbourg,
de la direction d’ensembles musicaux à la mise en place de la
première classe occidentale de cymbalum au Conservatoire
National
régional de
Strasbourg,
sans
omettre tout l’aspect créatif de sa carrière,
tant au niveau de la composition que de l’écriture de poèmes.
Pour
cette émission, Amplitudes tente de revenir en deux heures sur une
carrière immense répartie entre composition, direction, écriture,
interprétation et pédagogie ; une vie où les arts semblent
cohabiter dans un univers aussi varié et différent qu’il est
transversal et intercommunicant.
Et
au-delà
de la musique en elle-même, c’est évidemment l’occasion
d’aborder en profondeur des thèmes chers à Détlef Kieffer tels
que son rapport au temps, à la mémoire, à la spiritualité et
la
remise en question permanente de son statut d’épigone (ou non).
Merci
évidemment à Détlef de
nous avoir accordé son temps, mais aussi à Norbert
Jensen
pour la prise de contact et son intervention durant l’émission,
ainsi qu’à Max
Grundrich
pour toute la préparation nécessaire
à
cet entretien. Si
vous êtes curieux de poursuivre la découverte de ce musicien au
parcours extraordinaire
que trop peu de gens connaissent, n’hésitez pas à consulter son
site ; sa musique mérite de sortir de son écrin de
confidentialité.
Bonne
écoute.
Tracklist :
Scherchen
Conducts Bach - Simple
Fugue on the Original Subject, Rectus (a 4) - Winds
(Art
of the Fugue,
1966)
Arnold
Schoenberg -
Mondestrunken / Colombine / Der
Dandy (Pierrot
Lunaire,
dirigé par Détlef Kieffer et joué par le Studio 111, 1975)
Alain
Bancquart
- Hymne [Extrait]
(Symphonie
n°
5,
1992)
Détlef
Kieffer - La
Reine de
Saba (UrRequiem,
2000)
Richard
Wagner -
"Götterdämmerung"
Trauermarsch und Finale (Akt III, Szene 2 und 3)
(Götterdämmerung,
dirigé par George
Szell
et joué par le Cleveland
Orchestra,
1992)
Détlef
Kieffer -
Miroirs
orfévrés, Reflets damasquinés
(La
Conscience de l’écho,
2018)
Détlef
Kieffer -
Acte III : Les sept derniers
Fléaux (Le
Dévoilement - L’Apocalypse de Patmos,
2023)
Photo :
Détlef Kieffer,
Sandra Munch
Amplitudes : Mode balek⁸
2026/06/18
Quelle
saison pleine de beaux projets, et quel sprint final, entre
interviews et enregistrements en hors les murs ! On a été
ravis de pouvoir enfin ressortir certains formats d’émission de
notre caveau, et autant vous dire que ça reviendra à intervalles
réguliers (et
stochastiques)
à l’avenir. Car oui, nous resignons évidemment pour l’année
prochaine, afin de continuer à vous torturer sur les ondes de
Radio
Campus Paris
via
du power electronics tzigane sourcé
sur du
cymbalum et de la
clarinette,
ou peut-être de l’ambient dilaté enregistré dans la fosse des
Mariannes.
En
attendant, voici notre pot-pourri pré-estival
habituel,
piochant
dans de la musique qu’on a eu ni le temps, ni l’occasion de
diffuser jusque là depuis
juillet dernier.
Un joyeux bordel pour refléter une année très riche parmi les sons
que l’on affectionne tant
sur
Amplitudes.
Comme
à chaque fois, on vous invite à nous contacter sur notre
page Facebook
(et autres zéros sociaux), si
jamais vous pensez que vous auriez du carburant à apporter à nos
explorations sonores. Thomas
et moi-même ne sommes pas trop exigeants (je crois).
Bonne
écoute, et passez de
belles vacances ;
on
se retrouve certainement en septembre.
Tracklist :
bvdub + East of Oceans
- We Remembered When We Danced
(Replicant
Memories,
2025)
Variant
- Space Dust
(While the Universe Sleeps,
2026)
Efdemin
- Radical Hope
(Poly,
2025)
Dälek
- Normalized
Tragedy
(Brilliance
of a Falling Moon,
2026)
Lausse
the Cat - Space
Cadet Cat (The
Mocking Stars,
2025)
Grandbrothers
-
Fable
(Elsewhere,
2025)
Clarice
Jensen -
From A to B
(In
Holiday Clothing Out of the Great Darkness,
2025)
Kaku
P-Model -
ハルディンドーム
/ Haldyn Dome
(unZIP,
2025)
Multicast
Dynamics -
Circle One
(Circles,
2026)
Boards
of Canada -
Blood in the Labyrinth
(Inferno,
2026)
Stenny
-
Sharp
Fragments
(Sharp
Fragments, 2025)
Polar
Inertia
- Hava
|∞
(π,
2026)
Photo :
Puzzle,
Hans-Peter
Gauster
(2017)
Amplitudes : Musiques de jeux vidéo - Hors les murs à l’Extra Life Café
2026/06/04
Cette
belle aventure collective a commencé
en
2019, et
on s’est tous dit qu’il fallait poursuivre l’élan qui a été
pris au
départ :
Match
retour, Tranche
estivale,
Flex
vidéoludique,
Cœurs
pixélisés, Une
sombre histoire de code de triche,
De
l'Amour pour le chiptune,
Zero
Wing
mal traduit
et
Un
coup de pied interdit...
Et
nous voilà déjà à la dixième transmission sur les musiques de
jeux vidéo, avec les partenaires de crimes habituels que sont
Thibault,
Cédric,
Loïc,
Guillaume
et Julien
(on pardonne l’absence d’Adrien
qui est en Nouvelle-Calédonie). En
outre,
pour fêter ce jalon qui coïncide avec le quinzième anniversaire
d’Amplitudes,
on a décidé de sortir des murs de Radio
Campus Paris
pour s’installer pendant
non pas deux, mais bel et bien trois heures à l’Extra
Life Café,
entre le Jardin des Plantes et le Val de Grâce, en
compagnie du
maître des lieux
Ghislain lorsqu’il ne sera pas trop
occupé à
prendre soin de nous dans
son temple.
Parmi
les bornes d’arcade, les consoles intergénérationnelles et les
manga divers et variés, le tout dans une ambiance qui magnifie
l’Amour du dixième art que l’on essaye de partager avec vous
durant ces émissions, on
persiste à déblatérer avec passion de ce média multidisciplinaire
qui n’a jamais autant été mis en avant qu’aujourd’hui. C’est
pas pour rien qu’on n’arrive jamais à diffuser assez de musique
pour écrémer notre tracklist en réserve ; tout le contraire,
à vrai dire.
Bonne
écoute,
belles découvertes vidéoludiques,
et
merci à Ghislain
et Gregory
de nous avoir permis de pirater les ondes radiophoniques à partir de
chez eux. Dix tranches
derrière
nous, et on l’espère, encore cent à venir. Au
moins.
Tracklist :
Hajime Wakai
- Impact Site
(Pikmin,
2001)
Justin
Muir - Title
Screen, Arrival & Journey / Laboratory & Sub Labs / Caves
(The
Lost World: Jurassic Park,
1997)
Graeme
Norgate - Disco
A Go GO (TimeSplitters:
Future Perfect,
2005)
1000
Eyes - The
Promise (Signalis,
2022)
Jinyan
Zhai, Zhenkun Zhang & Lishu Cao
- Madness
(Wuchang:
Fallen Feathers,
2025)
Guillaume
Pladys -
Aux
Portes du Krosmoz / La Vallée de la Mork'Hitu
(Dofus,
2004/2024)
Carlos
Eiene -
Battle Suit Aces
(Battle
Suit Aces,
2025)
Tokuhiko
Uwabo -
Underwater
(Alex
Kidd in Miracle World,
1986)
Timothy
Steven Clarke -
Menu / Alien Monologue / Fight
Theme 6 (Godzilla:
Destroy All Monsters Melee,
2002)
Kōji
Kondō -
Bob-omb Battlefield / Winged-Cap
Mario / Metal Mario (Super
Mario 64, 1996)
Alex
Roe
-
Underheads
(Grime
II, 2026)
IDA
- Kunio
Team Stage
(Super
Dodge Ball,
1996)
Hirokazu
Tanaka + Yakov Prigozhy & Johann Sebastian Bach
- A-Type
(Korobeiniki) / B-Type / C-Type / High Score / Game Over
(Tetris,
1989)
Cœur
de Pirate
- Aurora's
Theme / Pilgrims on a Long Journey
(Child
of Light,
2014)
Christian
A. Salyer, Eric Klein & Javier Marquez
- V8
Theme
(Vigilante
8: 2nd Offense,
1999)
Wilbert
Roget, II
-
Kay
Vess, The Outlaw
(Star
Wars Outlaws,
2024)
Burke
Trieschmann
-
Skull
Fortress / Dungeon Tower B
(Pandemonium!,
1996)
Darren
Korb feat. Scylla & The Sirens
-
Rock
and a Hard Place
(Hades
II, 2025)
Masato
Nakamura
-
Special
Stage
(Sonic
the Hedgehog 2,
1992)
Fumio
Ito feat. Donna Burke
-
Life
Was a Bore
(OutRun
2, 2003)
Daniele
Zandara & Filippo Vicarelli
- Reincarnated
Echoes (Original / Crawling / Turbo)
(Vampire
Survivors / Vampire Crawlers,
2022/2026)
David
Fenn
- The
Moonlighter
(Moonlighter,
2018)
Lorien
Testard, Alice Duport-Percier & Victor Borba
- Déchire
la Toile / Une Vie à t'aimer
(Clair
Obscur: Expedition 33,
2025)
Photo :
Cairn
(2026)
Amplitudes : Musiques d'anime³
2026/05/21
Alors
certes, peut-être que ça ne fait que 19 mois depuis la diffusion de
la
dernière émission consacrée aux musiques d’anime, fil
rouge débuté en
octobre 2022 avec d’autres passionnés ; mais
vu qu’Amplitudes
célèbre toujours ses 15 ans d’existence sur les ondes de Radio
Campus Paris
en cette saison, Thomas
et Franck
ont voulu réinviter
en studio des partenaires de crime spécifiques au
sujet du
jour
pour participer à la fête.
À
part Julien
qui est aussi polyvalent sur les jeux vidéo et Godzilla,
l’émission profite aussi de l’aura
solaire
de Jimmy,
déjà présent sur les deux dernières transmissions dédiées
à l’animation japonaise. Toujours énormément d’Amour pour cet
art issu du Pays
du Soleil Levant,
piochant pour
notre part tant
dans les séries que les films afin de répandre la bonne parole dont
personne n’a besoin. Le but, c’est évidemment
de prendre du plaisir avec nos amis avant
tout,
mais
on va quand même tenter de vous persuader d’aborder certaines
œuvres graphiques via leurs
musiques
respectives.
Car
à notre avis, elles le méritent.
Bonne
écoute.
Tracklist :
Yūgo
Kanno
- Shibo
(BLAME!,
Hiroyuki
Seshita,
2017)
Harumi
- Pride
(Wave,
Listen to Me!,
Tatsuma
Minamikawa & Shōji Yonemura,
2020)
Brenda
Vaughn
- Reveal
the World
(Eden of
the East,
Kenji
Kamiyama,
2009)
Takagi
Masakatsu
-
Maternity
Sky
(Wolf
Children,
Mamoru
Hosoda,
2012)
Takuro
Yoshida
- Jun
(Cromartie
High School,
Hiroaki
Sakurai,
2003)
Maaya
Sakamoto
-
Yakusou
wa Iranai
(Escaflowne,
Kazuki
Akane,
1996)
Chiaki
Kuriyama
-
Cold
Finger Girl
(Level E,
Toshiyuki
Kato,
2011)
Crystal
King
- Ai
wo Torimodose!! (Movie Ver.)
(Hokuto no
Ken: Legend of Raoh,
Takahiro
Imamura,
2006)
Kohei
Tanaka & Shirō Hamaguchi
- Serious
Battle
(One
Piece,
Konosuke
Uda,
2007)
Yousei
Teikoku
-
Tasogare
no Gekka
(Katanagatari,
Keitaro
Motonaga,
2010)
Michiru
Ōshima
- The
Future of the Two People
(Sakasama
no Patema,
Yasuhiro
Yoshiura,
2013)
Kevin
Penkin
- Tomorrow
(Made in
Abyss,
Masayuki
Kojima & Hideyuki Kurata,
2017)
Photo :
Hokuto
no Ken,
Toyoo
Ashida(1986)
Amplitudes : Aho Ssan
2026/05/07
À
peine remis de notre
première émission hors les murs depuis le Sulfure
Festival
en 2019,
qu’on
enquille sur une autre formule délaissée depuis plus de huit ans
lorsque
l’on
avait invité Franck
Vigroux dans
nos studios : l’entretien avec un artiste.
Saut
dans le temps au samedi
25
avril 2026
donc, où nous avons enregistré une tranche qui se préparait en
coulisses depuis un moment, en présence de Désiré
Niamké,
que les plus attentifs à nos pérégrinations électroniques auront
déjà entendu sous son alias Aho
Ssan.
Il
serait presque suffisant de parler pendant deux heures de ses
créations sonores maximalistes à sévère tendance
cinématographique inspirées
par ses études, mais ce serait un sacré acte manqué de ne pas en
profiter pour aborder ses intérêts littéraires et philosophiques
qui transpirent dans son art, sa volonté de collaborer de manière
rhizomatique avec
d’autres explorateurs sonores,
et la facette diasporique enracinée dans sa musique.
Cette
recette, on a essayé de la faire marcher du mieux possible pour vous
proposer cette transmission passionnante où la musique n’est
finalement qu’un prétexte pour parler de plein d’autres sujets
qui
la complètent et la dépassent.
Un
gigantesque merci à Désiré pour nous avoir accordé son temps
malgré notre
pertinence inconséquentielle dans le domaine de la tangence
sonore, et également à Subtext
Recordings
et Ici
d’Ailleurs,
les deux crèmeries plus que positivables qui vont déployer au monde
le prochain album d’Aho Ssan intitulé The
Sun Turned Black.
Parce que oui, on ne l’a pas précisé, mais on a quand même
l’immense chance (comprendre : le culot) de pouvoir vous
diffuser un extrait exclusif de son prochain missile balistique qui
va paraître en conjonction sur les deux labels sus-cités, et
ce
le 22 mai 2026. Pour peu, on vous demanderait
presque de nous remercier.
J’espère
que vous apprécierez ces échanges basés sur des questions mûrement
réfléchies, et bonne
écoute.
Tracklist :
Aho
Ssan feat. The Mensah Imaginary Band
- Blind Power
(Simulacrum,
2020)
Autechre
- nodezsh
(Exai,
2013)
KMRU
& Aho Ssan -
Ruined Abstractions
(Limen,
2022)
Aho
Ssan feat. Clipping. & Resina
- Till the Sun Down
(Rhizomes,
2023)
Burial
- Near Dark
(Untrue,
2007)
Aho
Ssan & Resina -
Egress III (Ego
Death, 2025)
Aho
Ssan -
100 Suns Pt. I
(The
Sun Turned Black,
2026)
Photo :
Aho
Ssan,
Clara
Casero(2025)
Amplitudes : 15 ans d’Amplitudes à La Ruée Vers l’Orge
2026/04/23
Ça
remontait à très longtemps, notre dernière émission en dehors des
studios de Radio
Campus Paris.
Et comme on fête cette saison la
quinzième année
d’existence d’Amplitudes,
on a voulu marquer le coup de plusieurs manières en ce jour :
primo, trois heures d’enregistrement ; deuzio, un duo de
morceaux par an depuis 2010 entre Franck
et Thomas ;
tertio,
on se met bien à La
Ruée Vers l’Orge,
où les tavergistes nous ont gentiment proposé de nous installer
dans un coin de leur cave à bières extraordinaires, histoire de
parler du haut du panier musical de ces 15 dernières révolutions
autour du soleil avec
une hydratation de calibre
supérieur.
Réminiscences
de nos sons préférés parmi beaucoup d’autres, dégustation
de jus houblonnés improbables et
potentielles interventions inopinées à nos micros, la recette est
forcément gagnante.
Encore
mille mercis à Alain,
Benjamin
et Léa
de nous avoir permis de pirater les ondes dans leur domaine, et
on a été sincèrement ravis que Benjamin et notre ami Philippe
s’invitent à nos micros durant cette transmission de tous les
superlatifs.
Il
faut évidemment éviter d’abuser de l’alcool vu que l’éthanol
est un littéral poison pour votre métabolisme, mais à quoi bon
viser la quantité quand la qualité est au rendez-vous ?
Bonne
écoute.
Tracklist :
Four
Tet x Carbon Based Lifeforms
- This Unfolds x Polyrytmi
(There
Is Love in You x Interloper,
2010)
The
Caretaker x Macintosh Plus
- Camaraderie at Arms
Length x Lisa Frank 420 / Modern Computer
(An
Empty Bliss Beyond This World x Floral Shoppe,
2011)
TR/ST
x Andy Stott -
Shoom x Lost and Found
(TRST
x Luxury Problems,
2012)
Boards
of Canada x Mika Vainio
- Sick Times x Cargo
(Tomorrow's
Harvest x Kilo,
2013)
Gidge
x Swarm Intelligence
- You x Infiltration
(Autumn
Bells x Faction,
2014)
The
Fear Ratio x Sidewalks and Skeletons
-
7 Cycles x Body
(Refuge
of a Twisted Soul x White Light,
2015)
BADBADNOTGOOD
feat. Samuel T. Herring x FIS
-
Time Moves Slow x CMB Inna
(IV
x From Patterns to Details,
2016)
Caterina
Barbieri x Ryuichi Sakamoto
-
Information Needed to
Create an Entire Body x Andata
(Patterns
of Consciousness x Async,
2017)
Richard
Devine x Leon Vynehall
-
Revsic x Envelopes
(Chapter VI) (Sort\Lave
x Nothing Is Still,
2018)
Pharmakon
x How to Disappear Completely
-
Pristine Panic / Cheek by
Jowl x Seraph II (Devour
x Seraphim,
2019)
Anna
von Hausswolff x Vladislav Delay
- Outside the Gate (For
Bruna) x Rasite (All
Thoughts Fly x Rakka,
2020)
Nala
Sinephro x Henrik Meierkord
- Space
2 x Mannen I Havet
(Space
1.8 x Kval,
2021)
Deepchord
x Ian William Craig
- Strangers
x It’s a Sound, Not an Ocean
(Functional
Designs x Music for Magnesium_173,
2022)
Andrea
x Aho Ssan feat. Exzald S & Valentina Magaletti
- Jaim
x Away
(Due
in Color x Rhizomes,
2023)
Michael
Santos x Skee Mask
- Vent
x Reminiscrmx
(Defocus
x Resort,
2024)
Peter
Knight x Sandwell District
- The
Coiling of the Tide x Dreaming
(For
a Moment the Sky Knew My Name x End Beginnings,
2025)
Photo :
Happy
Birthday,
Ritchielee(2017)
Amplitudes : EPs
2026/04/09
C’est
certainement le format préféré de Franck,
donc il fallait bien leur consacrer une émission.
Malgré
les jérémiades argumentées qui décrivent les EPs comme tout juste
suffisamment longs pour hameçonner le public, tout en laissant une
mi-molle au moment où ces mutants bâtards du single et de l’album se
terminent, force est de constater que certains projets et genres
musicaux se prêtent particulièrement bien à l’exercice de
l’écrémage de contenu.
Pas
mal de fiel
mais aussi de la bienveillance et de la compréhension donc,
envers
ces galettes définies initialement comme des
recueils de trois à cinq morceaux ne dépassant pas 25 minutes. Et
évidemment, on va malmener ces limitations devenues relatives à
l’ère du digital.
Bonne
écoute.
NDLR : Ethel Cain a sorti Perverts sur Daughters of Cain Records, qui est en fait son propre label. Nos théories du complot tombent donc à l'eau. Mince.
Tracklist :
Steven Porter
- Foresight to Ignite
(Superbad,
2016)
Yaporigami
- Who Are You
(Why
Are You,
2016)
Andy
Stott - We
Stay Together (Part One)
(We
Stay Together,
2011)
OAKE
- Lilin
(47019,
2019)
Burial
- Hiders
(Rival
Dealer,
2013)
Lumisokea
-
Raid
(Apophenia,
2014)
Ethel
Cain -
Punish
(Perverts,
2025)
Yuko
Araki -
‡Magnetar (Lawrence
English Remix) (IV
X VI (Re:visions),
2024)
Slowdive
-
So Tired
(Outside
Your Room EP,
1993)
Positive
Centre -
Great Excavator
(Monad
XIX,
2019)
Autechre
- Yeesland
(Cichlisuite,
1997)
Tomonari
Nozaki
- Pt.2
(Concession,
2016)
Photo :
The
Missing Piece,
Stiller
Beobachter(2016)
Amplitudes : Cuivres²
2026/03/26
Comme
on avait plus important comme rendez-vous ce jeudi 26 mars 2026,
Thomas
et moi avons décidé de partir sur un thème qui méritait un match
retour depuis longtemps : les cuivres. Qu’ils soient utilisés
de manière plus frontale et incisive, ou bien que les artistes
partent dans des strates plus élevées et dilatées, ces instruments
font toujours preuve de dynamiques, de timbres et d’amplitudes
qu’ils sont les seuls à pouvoir proposer.
Et
donc, du festif à l’atmosphérique, du big band hip-hopesque au
drone cavernicole, on se refait plaisir avec les reflets du laiton en
place du
soleil levant à
l’horizon.
Bonne
écoute.
Tracklist :
Brian
McBride - Girl
Nap (The
Effective Disconnect,
2010)
Caterina
Barbieri & Bendik Giske
- Alignment, Orbits
(At
Source,
2026)
Stuart
Dempster -
Morning Light
(Underground
Overlays From the Cistern Chapel,
1995)
Hypnotic
Brass Ensemble -
Navigator
(Fly:
The Customs Prelude,
2013)
Sam
Gendel - Amime
(網目,
Fishing Nets) (Blueblue,
2022)
Pjusk
-
Glød
(Solstøv,
2014)
Arve
Henriksen + Eivind Aarset, Jan Bang & Jez Riley French
-
Reeds and Roots
(The
Height of the Reeds,
2018)
Bohren
& Der Club of Gore
-
Maximum Black
(Black
Earth, 2002)
Tim
Hecker feat. Colin Stetson
-
Monotony
(No
Highs, 2023)
Mark
Isham -
Part IV
(Tibet,
1989)
øjeRum
& Peter Knight
- Now We Are Branches and
Leaves (Now
We Are Branches and Leaves,
2025)
Photo :
Colin
Stetson
with Ex
Eye
@ Strange Matter,
Craig
Zirpolo(2017)
Amplitudes : Les travers du cerveau
2026/03/12
Au
départ, on partait sur le thème de la « folie » dans le
domaine de la musique, mais on s’est très rapidement rendu compte
que ce substantif voulait un peu tout dire, mais surtout rien dire du
tout. Il
faut se rappeler que
ce qui est décrit
comme
« folie » n’est qu’un terme excessivement générique
et mal adapté depuis longtemps à des pathologies presque aussi
variées qu’il y a de personnes atteintes.
En
réalité, les troubles liés au cerveau peuvent autant provenir
de maladies psychologiques ou
psychiatriques que d’atteintes organiques ou de neurodivergences,
les uns n’étant en plus pas exclusifs à d’autres. Bref, un
sacré sac de nœuds qui nous permet de faire un thème de derrière
les fagots, avec un peu de médecine de comptoir au milieu d’une
tracklist fort inspirée.
Bonne
écoute.
NDR :
Le mangaka qui a créé BLAME!
est Tsutomu
Nihei.
Le manga est vraiment très bien, lisez-le.
Tracklist :
King
Crimson - 21st Century Schizoid Man (In
the Court of the Crimson King (An Observation by King Crimson),
1969)
Valerio
Tricoli - La
Distanza (Miseri
Lares,
2014)
Severed
Heads - Epilepsy
‘82 (Since
the Accident,
1983)
Deathpile
- Kenworth
(G.R.,
2003)
Melt-Banana
- Chipped Zoo on the Wall,
Wastes in the Sky................
(Charlie,
1998)
Uboa
-
The Origin of My
Depression (The
Origin of My Depression,
2019)
Grendel
-
Pax Psychosis
(Prescription :
Medicide,
2004)
Final
-
ENATKWBY 6
(Expect
Nothing and the Kingdom Will Be Yours,
2022)
Agnosia
-
Failures Made Me Disappear
(The
Curse of Oblivion,
2016)
Norman
Westberg -
Lost Mine
(MRI,
2016)
The
Caretaker - Post
Awareness Confusions
(Everywhere
at the End of Time - Stage 4,
2018)
Photo :
Self
Portrait 18th May 1991,
Bryan
Charnley(1991)
Amplitudes : La Grèce
2026/02/26
Après
la belle quenelle de Mappemonde
pour le dernier Amplimondes
sur le
Canada, où l’équipe opposée nous a fait miroiter jusqu’à
l’enregistrement que l’émission durerait trois heures (comme
d’habitude), alors que « ouin ouin on est fatigués parce
qu’on a fait la fête hier », et du coup, on a dû terminer à
deux pendant une heure, ben on a décidé que quitte à ne faire que
deux heures sur un pays ou un biome, autant que ça
soit sous nos propres conditions.
Voici
donc 120 minutes (et plus) sur la Grèce, pays émérite de
scientifiques, de philosophes, de stratèges martiaux et surtout de Rastapopoulos, mais
visiblement aussi d’artistes en tous genres qui offrent de belles
bastosses musicales depuis pas mal d’années. On explore donc ce
vivier finalement assez confidentiel pour vous donner la même envie
que nous d’explorer ce terrain fertile en musiques tangentes.
Bonne
écoute.
Tracklist :
Miktek
- False
Dawn
(Elsewhere,
2013)
Mobthrow
- The City My Church
(Unfolded,
2014)
Dousk
- Chrysalis
(D.I.Y.,
2005)
Mohammad
- Liberig Min
(Som
Sakrifis,
2013)
Ειρήνη
Παπά / Βαγγέλης Παπαθανασίου
- Νεραντζούλα
(Ωδές,
1979)
Iannis
Xenakis -
Mycenae Alpha (1978)
(Hibiki
Hana-Ma / Mycenae Alpha / Polytope de Cluny,
1978/2022)
Arthuros
-
My Journey to the Light
Realm (Ithildin,
2019)
Poordream
feat. Zinovia
-
Open
Probability (Ninetynine,
2014)
Vangelis
-
Movement V
(El
Greco,
1998)
Novi_sad
-
Oceania
(ΚΕΡΑΥΝΟΣ,
2021)
Fluxion
- Bipolar Defect
(Bipolar
Defect,
2000)
Subheim
- Red Ridge
(Foray,
2015)
Spectral
Lore
- Cosmic
Significance
(III,
2014)
Photo :
Acropoclipse,
Elias
Politis(2011)
Amplitudes : Artistes chauves
2026/02/12
Après
pas mal d’émissions construites sur des étiquettes diverses et
variées depuis septembre, un peu d’abstraction ne peut pas faire
de mal ; Amplitudes
a donc décidé qu’il était temps de dire stop à la
stigmatisation.
Trop
de personnes souffrent quotidiennement de la calvitie, envieuses de
la capillarité soyeuse et flamboyante de leurs pairs plus chanceux.
Malgré un profil aérodynamique idéal, les gerçures du cuir
chevelu l’hiver et les coups de soleil l’été amplifient ce mal moderne qui
peut diminuer la confiance en soi et empêcher le retour de l’être
aimé.
Du
coup, que l’alopécie soit volontaire ou non, on s’érige
momentanément en défenseurs de ces artistes qui ont probablement
perdu leurs cheveux car leur créativité a fait surchauffer leurs
neurones. Et
c’est l’occasion d’enregistrer une tranche libre de toute
contrainte stylistique ou temporelle.
Bon,
on dit ça, mais Thomas
et moi-même ne sommes pas concernés hein.
Bonne
écoute.
Tracklist :
Kangding
Ray - Athem
(Or,
2011)
Massive
Attack feat. Sinéad O'Connor
- A Prayer for England
(100th
Window,
2003)
Matter
- Grain
(Biorhexistasy,
2013)
Vitalic
feat. Mark Kerr -
Use It or Lose It
(Voyager,
2017)
Taylor
Deupree -
Skimming
(January,
2004)
Vince
Clarke -
The Lamentations of
Jeremiah (Songs
of Silence,
2023)
Chris
Watson -
Veracruz
(El
Tren Fantasma,
2011)
AES
Dana -
Otherness
(Inks,
2019)
Wax
Tailor -
The
Tune (Hope
& Sorrow,
2007)
Krister
Linder -
Gone
(Across
the Never,
2019)
Moby
- I'm Not Worried at All
(18,
2002)
Brian
Eno - Here
He Comes (Before
and After Science,
1977)
Pinkcourtesyphone
- Alternatory
(Shouting
at Nuance, 2022)
Photo :
The
Man With the Gilded Dome,
génération
d’image via perchance.org
avec un prompt politiquement incorrect(2026)
Amplitudes : James Clements
2026/01/29
Que
ce soit au travers de ses productions franchement drum’n’bass ou
de
celles
purement ambient, le son de James
Clements
se reconnaît toujours par la vastitude qu’il y instille.
Fasciné
par les grands espaces et la science-fiction qui gardent le cosmos
dans
le coin
de l’œil,
le californien d’adoption s’est imposé au fil de sa carrière
comme un passage incontournable des genres qu’il explore avec brio.
Et
de
DJ adepte des radios pirates dans
les années 90 à
sa vision désormais
reconnaissable de l’ambient vivace et du
meilleur de la drum’n’bass atmosphérique, focus sur un bijou
discret de la musique électronique tangente.
Bonne
écoute.
Tracklist :
ASC
- Spirit Waves
(Open
Spaces,
2004)
Intex
Systems - The
Infinite Void (Research
and Development,
2006)
ASC
- Zero Gravity
(The
Astral Traveller,
2009)
ASC
- Shoals
(Time
Heals All,
2013)
ASC
- Negative Space
(Imagine
the Future,
2015)
Comit
-
Under Your Spell
(Under
Your Spell,
2016)
Unknown
Path -
Path 0.2
(Pathfinder,
Volume One,
2017)
ASC
-
Plasma Waves
(Astral
Projection,
2018)
ASC
-
Turbulence
(Realm
of the Infinite,
2019)
ASC
-
First Act
(Original
Soundtrack,
2022)
ASC
& Sam KDC -
Corridor of Uncertainty
(Surfacing,
2024)
ASC
- Invisible Borders
(Vanishing
Point, 2025)
ASC
- Blueshift
(The
Outer Limits,
2018)
Photo : James Clements
Amplitudes : Breakcore
2026/01/15
Si
l’on devait choisir un genre musical pour définir le mot
« bordel », nous vous répondrions « breakcore ».
Enfant de la techno hardcore et de la jungle des années 90, ce
rejeton malformé s’épanouit en échantillonnant les rythmes à
leur paroxysme, le tout en dépassant régulièrement les 180 bpm.
Malgré
le fait que ça breake dans tous les sens de manière hallucinatoire,
le manque de sérieux en surface cache à peine la
réalité d’une
production de lapidaire par
ces artistes un peu fous.
S’ensuit
une expérience d’écoute évidemment
exutoire et maximaliste, mais
aussi une
plongée dans des territoires bien plus riches et complexes qu’une
première écoute pourrait, à juste titre, le laisser penser.
Accompagnez-nous
dans ce voyage au bout de pas mal de superlatifs, durant lequel
Thomas
et moi-même avons été surpris de toute la diversité du breakcore.
Bonne
écoute.
Tracklist :
Alec
Empire - We
All Die! (The
Destroyer,
1996)
Venetian
Snares -
Gentleman
(Detrimentalist,
2008)
Igorrr
- Moldy Eye
(Nostril,
2010)
Frog
Pocket - Windy
Goule (Come
on Primates Show Your Teeth!,
2007)
Steinvord
- Ontrackv2
(Steinvord,
2012)
Goreshit
-
One Way to Hannover
(Semantics:
The Benzo Chronicles,
2015)
Monolog
-
Curfew
(Incoherent
Phylogeny 2,
2018)
End
-
Fit to Die
(The
Sounds of Disaster,
2004)
Bong-Ra
feat. Lolita Storm
-
SickSickSick MPH [G*Mart
Mix] (Bikini
Bandits, Kill! Kill! Kill!,
2003)
I
Broke My Robot -
I’ll Be Alone
(Tomorrow
Does Not Exist,
2007)
Gareth
Clarke - Imago
(Factory
Brew,
2012)
Ruby
My Dear - Embruns
(Form,
2013)
Photo : Igorrr at Roadburn Festival 2018, Grywnn (2018)
Amplitudes : Quiet Details
2026/01/01
En
tout juste trois ans d’existence, Quiet
Details a su calmement se positionner comme un label
incontournable de la musique ambient. Partant du postulat très
simple qui consiste à demander à chaque artiste de l’écurie
l’interprétation musicale de son nom, il y a à ce jour plus de 40
albums avec autant de façons différentes de décrire les « détails
silencieux/calmes/doux/discrets » (à vous de choisir votre
traduction préférée), avec
une unité autour de la photographie, du mastering fait maison et,
bien sûr, de l’ambient délicat et poussiéreux qui évoquera
parfois Home
Normal
ou 12k
(mais pas que).
Comme
souvent dans les musiques que l’on explore chez Amplitudes,
très peu d’autopromotion de la part du label ou des artistes
associés, et juste une confiance dans son public pour continuer à
soutenir ce genre de projet et lui permettre de grandir sous
l’horizon. On a donc forcément envie de donner un coup de pouce,
aussi insignifiant soit-il, pour prêcher la bonne parole.
Bonne
écoute.
Tracklist :
øjeRum
- Hundrede År Fra Nu
(En
Sten for Solen,
2024)
Ian
Hawgood - And
You Were Gone (Well,
Here We Are,
2025)
bvdub
- Days on Heaven and Earth
(Days
of Gold,
2023)
Brendon
Moeller - Sundown
(Mirage,
2024)
Raica
- The Tripvoice
(The
Absence of Being,
2025)
Polypores
-
Impressions From the
Noosphere (I
Wish There Was a Place Like That,
2025)
Jolanda
Moletta & Karen Vogt
-
Body in Shadows, Face in
the Light (Sea-swallowed
Wands, 2025)
’t
Geruis -
Rester
(Terre,
Poussière,
2023)
Scanner
-
Grain Stress
(Forces,
Reactions, Deflections,
2025)
ASC
-
Realisations
(Tales
of Introspection,
2025)
Aiko
Takahashi - Foam,
Glue and Pencil on Paper
(Monologue,
2025)
Seabuckthorn
- The Lights All Out
(This
Warm, This Late,
2025)
Fields
We Found
- Chroma
(Chroma,
2022)
Amplitudes : Field recording
2025/12/18
Qu’est-ce
qui fait qu’une succession de sons soit définie comme de la
musique ? Ou plus simplement : qu’est-ce que la musique ?
Voilà des questions intéressantes dont les réponses sont loin
d’être évidentes, et le genre de l’enregistrement de terrain
nous les mettent en plein milieu de la figure.
Décrit
sur plusieurs sites historiques comme de la « non-musique »,
on choisira la posture inconfortable (pour changer) que le field
recording a toute sa place dans un terme où généralement,
mélodies, timbres, tonalités et rythmes règnent en reines et rois.
Et comme ça fait longtemps que l’opposé de ces substantifs baigne
déjà nos pavillons, on va tenter de défendre cette frange de la
composition qui frisera volontiers une forme de documentaire
acoustique pour les oreilles non-averties. Car la réalité est que
l’enregistrement, le traitement et la restitution de ces fresques
sonores dépasse la simple captation, comme nous allons vous le
démontrer.
Bonne écoute.
Tracklist :
Philip
Samartzis + Eugene Ughetti
- Radome
(Array,
2021)
Izabela
Dłużyk - Dawn
With the White Storks
(Soundscapes
of Summer,
2016)
Orphx
- Accelerator
(The
Living Tissue,
2001)
Eric
Holm - Åse
(Andøya,
2014)
Alan
Lamb - Night
Passage (Original
Masters - Night Passage,
1998)
Ernst
Karel -
Oberterzen-Unterterzen (Swiss
Mountain Transport Systems,
2011)
Chris
Watson & BJ Nilsen
-
SIGWX
(Storm,
2006)
Jacob
Kirkegaard
- Gaea
(Eldfjall,
2005)
Roger
S. Payne
-
Three
Whale Trip (Songs
of the Humpback Whale,
1970)
Jana
Winderen -
Aquaculture
(Energy
Field, 2010)
Photo : Chris
Watson,
Mhairi Law (2020)