
Advertise on podcast: L’Orient-La Nuit - Le rendez-vous de ceux qui veillent
Rating
5from
Categories
This podcast has
20 episodes
Language
FrenchPublisher
L’Orient-Le JourExplicit
No
Date created
2026/04/28
Latest episode
2026/10/27
Average duration
51 min.
Release period
11 days
Description
L’Orient-La Nuit est le premier podcast de L’Orient-Le Jour, média libanais francophone. Chaque mardi, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri ouvrent, à Beyrouth, un espace de liberté et de réflexion face au tumulte de l’actualité. Conversations avec des invités inspirants, reportages audio, témoignages du Liban et de la diaspora, culture et coulisses du journal : un temps suspendu pour donner du sens au chaos et rassembler ceux qui croient encore en l’avenir du Liban et du Moyen-Orient.
Unlock L’Orient-La Nuit - Le rendez-vous de ceux qui veillent podcast Email contact info,
Listeners & Audience details
Email contact information
Direct podcast contact details

Listeners
Audience numbers & engagement insights

Audience details
Podcast Insights

Podcast episodes
Check latest episodes from L’Orient-La Nuit - Le rendez-vous de ceux qui veillent podcast
« Ce qu’il nous reste d’humanité » avec Dominique Eddé
2026/10/27
Gaza, le Liban, l’intelligence artificielle, le retour des nationalismes et le repli sur soi : et si tout ça racontait la même histoire, celle d’un monde qui ne sait plus quoi faire de l’autre ?
Dominique Eddé compte parmi les grandes voix de la vie intellectuelle arabe et française. Son dernier essai, « La mort est en train de changer » (2025, Les Liens qui Libèrent), résonne comme le cri du cœur d’une femme prise de vertige face à la « défaite généralisée » de ce monde et la « mise à sac de la pensée ». De Gaza au Liban-Sud, écrit-elle, « vivre consiste à mourir en vie ».
Au micro d’Anthony Samrani et de Stéphanie Khouri, l’écrivaine observe depuis Beyrouth les dérèglements de notre époque. À l’heure du tout-IA, nous sommes capables de fabriquer des machines toujours plus intelligentes, de produire des armes toujours plus puissantes, de connecter la planète entière. Mais nous semblons chaque jour un peu moins capables de vivre ensemble. « Le communautarisme est mon grand ennemi depuis toujours », nous confie Dominique Eddé. À Gaza, au Liban, en Israël, comme ailleurs, la peur nous enferme, les identités se raidissent, les sociétés se fragmentent. Et une question devient impossible à esquiver : que reste-t-il de notre humanité ?
Pourquoi sommes-nous si prompts à déshumaniser ceux qui ne nous ressemblent pas ? Et comment continuer à penser quand les guerres nous sidèrent et que l’intelligence artificielle menace de nous voler jusqu’à notre idée de nous-mêmes ? Comment, surtout, continuer à aimer ?
Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak
Jingle : Musique originale Khaled Mouzanar
« Le malheur arabe » avec Farouk Mardam-Bey et Jean Kassir
2026/10/20
Qu’aurait-il écrit face à l’anéantissement de Gaza ? Et face à la disparition du Liban-Sud ? Et face à la chute du régime Assad ? Qu’aurait-il dit d’Israël, du Hamas, du Hezbollah, du régime iranien et de Donald Trump ? Aurait-il trouvé les mots ? D’autres mots ? Aurait-il été la voix qui nous manque tant aujourd’hui ?
Journaliste, intellectuel, historien, militant, libano-syro-palestinien, Samir Kassir était un personnage à part dans le paysage intellectuel arabe. Il se revendiquait d’une gauche démocratique, critiquait les régimes autoritaires et les groupes islamistes, dénonçait toutes les formes d’orientalisme sans jamais avoir un regard essentialiste sur l’Occident.
Il a été assassiné dans un attentat à la voiture piégée, imputé au régime syrien, le 2 juin 2005.
Pourquoi parler de lui, plus de vingt ans après sa mort, quinze ans après les printemps arabes, et à un moment où la région ressemble à un amas de ruines ? D’abord, parce que "le malheur arabe", qu’il évoquait dans son ouvrage phare, est toujours là. Il est même plus douloureux qu’avant.
Ensuite, parce que les réponses qu’il apporte concernant les causes et la façon de sortir de cette situation sont toujours en grande partie d’actualité.
« Il ne fait pas bon être arabe de nos jours », écrivait-il en 2004, dans Considérations sur le malheur arabe, avant de décrire un mal-être collectif, entre « sentiment de persécution pour les uns, haine de soi pour les autres ». « De quelque angle qu’on le considère, le tableau est sombre, et il l’est encore plus à comparer avec d’autres régions du monde. »
La région est sortie de son glacis. Les printemps arabes sont passés par là. Le régime Assad a fini par tomber. Mais l’hiver reprend ses droits. Et la ruine est venue recouvrir le désespoir.
Pourquoi ? Comment en est-on arrivé là ? Comment ne pas sombrer dans la fatalité ?
Pour en débattre, L’Orient-La Nuit reçoit Farouk Mardam-Bey, éditeur et intellectuel franco-syrien, spécialiste du monde arabe et de sa vie politique et culturelle, ainsi que Jean Kassir, cofondateur et directeur exécutif du média en ligne indépendant Megaphone.
Un épisode pour relire Samir Kassir à la lumière de notre époque, interroger les racines d’un malaise et réfléchir à ce que son héritage peut encore nous apprendre.
Chanson : Ya balad, Bachar Mar Khalifé, avec l’aimable autorisation de l’artiste
Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak
Jingle : Musique originale Khaled Mouzanar
« À qui appartient le corps des femmes ? » avec Manal Salamé et Gracia Bejjani
2026/10/13
À qui appartient le corps des femmes ? À Dieu, aux hommes, à tout le monde, à personne ? Qui décide de ce qu’une femme peut faire de son corps, de la manière dont elle doit se comporter, aimer, s’habiller ou mener sa vie ? A-t-on encore le droit d’aborder ces questions alors que le Liban continue de plier sous le poids des guerres et des crises ? Et pourquoi est-ce encore un sujet d’actualité ?
Ce 18ème épisode de « L’Orient-La Nuit » est exceptionnellement enregistré en public à la Fondation Charles Corm, à l’occasion du Salon du livre de Beyrouth et du festival Beyrouth Livres, organisé par l’Institut français du Liban.
Anthony Samrani et Stéphani Khouri donnent la parole à deux écrivaines qui explorent, chacune à sa manière, les injonctions qui façonnent les corps et les trajectoires féminines : Manal Salamé, autrice de Habibi Beyrouth (La Tribu, 2026), et Gracia Bejjani, autrice de Sobhiyé – Corps de femmes (Accro Éditions, 2026).
À partir de leurs expériences personnelles et de leurs univers littéraires, les deux autrices analysent le regard porté sur les femmes, la façon dont leur corps devient un espace de contrôle, de jugement et parfois de transgression. La discussion explore le rôle de l’écriture dans cette reconquête de soi : écrire, pour nommer ce qui ne peut être dit ou se réapproprier une histoire.
Enfin, le thème de l’exil traverse cet échange : Est-on nécessairement plus libre de l’autre côté de la Méditerranée ? La distance permet-elle de s’affranchir des normes ou révèle-t-elle, au contraire, leur emprise persistante ?
Musique live : Fred Nevché : « L’ambre et le satin », en avant-première pour L’Orient-La Nuit, feat. Herminée Nurpétlian & Emel Mathlouthi.
Lectures :
Gracia Bejjani : extrait de son livre Sobhiyé, Corps de femmes (Accro Éditions, 2026).
Manal Salamé : extrait de l’ouvrage d’Etel Adnan Des livres et des femmes, lettres à Fawwaz (Gallimard, collection L’imaginaire, 2025)
Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak
Jingle : musique originale Khaled Mouzanar
« De Gaza au Liban, sur les ruines du 7-Octobre » avec Ali Mourad et Hana Jaber
2026/10/06
Ils sont Libanais, chiites, originaires du sud, et ils ont tout perdu depuis le 7-Octobre. Leur maison, leur mémoire, l’espoir d’un retour.
« Une Nakba (catastrophe) qui se mesure en siècles, pas en décennies », explique Ali Mourad, invité de ce dix-septième épisode de L’Orient-La Nuit.
Trois ans après les massacres qui ont changé le visage de la région, et entraîné le Liban dans une nouvelle guerre, le sud est en ruines. Israël dynamite des villages entiers. Et le Hezbollah continue de se battre jusqu’au dernier Libanais en vie.
Également autour de la table, Hana Jaber, directrice exécutive de la Fondation Lokman Slim, observe notre « difficulté à penser cette complexité » et plaide pour le « droit d’avoir le droit » de demander justice.
Deux voix rares, au-delà du prêt-à-penser et du politiquement correct, qui nous aident à naviguer la perte et le deuil sans renoncer à l’essentiel.
Avec Anthony Samrani et Stéphanie Khouri
Chanson : Ma Lkit, Emel Mathlouthi. Avec l’aimable autorisation de l’artiste
Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak
Jingle : musique originale Khaled Mouzanar
« Nos secrets de famille » avec Danielle Arbid et Albert Moukheiber
2026/09/29
Dans les familles, il y a ce qu’on se dit, ce qu’on ne dit pas et tout ce que l’on sait sans jamais en parler. A quoi servent les secrets de famille ? Nos secrets sont-ils les mêmes que ceux de nos parents ? Les non-dits, les blessures, les tabous : que transmet-on sans même s’en rendre compte ? Et pourquoi certaines histoires familiales continuent-elles de nous habiter, parfois longtemps après avoir quitté la maison ? Que se passe-t-il quand on brise un secret ? La vérité est-elle toujours libératrice ? Pourquoi l’argent et le sexe sont-ils si souvent des affaires cachées ?
Pour ce 16ème épisode de L’Orient-La Nuit, Stéphanie Khouri reçoit la cinéaste, vidéaste et photographe Danielle Arbid dont l’œuvre explore le désir, le corps, la guerre, l’exil et les liens familiaux. Avec sa série de court-métrages « Ma famille libanaise » réalisée entre 2004 et 2021, la beyrouthine, installée à Paris depuis l’âge de 17 ans, a notamment choisi de filmer au plus près les siens, faisant de sa propre famille un terrain d’exploration.
À ses côtés : le psychologue clinicien et docteur en neurosciences Albert Moukheiber, spécialiste du fonctionnement du cerveau et des mécanismes qui façonnent nos pensées, nos émotions et nos comportements. Il nous aide à comprendre ce qui se joue derrière les silences familiaux, les secrets transmis de génération en génération et ces comportements que nous reproduisons parfois sans savoir pourquoi.
Ensemble, ils interrogent les secrets de famille et leur place dans nos sociétés libanaises et arabes : les silences qui protègent ou qui blessent, la transmission des traumatismes, l’argent, le sexe, le corps.
Musique : DAM, Emta Njawzak Yamma. Avec l’aimable autorisation des artistes.
Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Victor Schoucair
Jingle : Musique originale Khaled Mouzanar
« L’obsession du pourquoi ? » avec Kim Ghattas
2026/09/22
Dans ce quinzième épisode de L’Orient-La Nuit, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent la journaliste et écrivaine libano-hollandaise, Kim Ghattas.
Née à Beyrouth durant la guerre civile, Kim Ghattas a 13 ans lorsqu’elle décide de devenir journaliste. “Je suis née sur la ligne de front”, dit-elle. Elle en fera une vocation : du Daily Star à la BBC, en passant par le Financial Times, elle couvre les grands bouleversements du Moyen-Orient, de la guerre en Irak à la Révolution du Cèdre. D’invasion en soulèvement, elle observe le monde qui l’entoure avec une question comme fil conducteur : pourquoi ? Pourquoi la guerre, pourquoi en est-on arrivé là ?
Avant de traverser l’Atlantique pour décrypter la politique au cœur du pouvoir. En 2008, elle part à Washington comme correspondante auprès du département d’État américain, au plus près de la politique étrangère des États-Unis. Après des années passées dans l’urgence de l’actualité, elle choisit de ralentir pour écrire et remonter le fil de l’histoire.
Commence alors une autre quête. Depuis quand ? Jusqu’où remonter ? A quel moment est-ce que la boussole s'est cassée ? Ce sera l’objet de son second livre, Black Wave (2020), qui retrace les évènements de l’année 1979 ayant bouleversé le visage de la région à tout jamais.
A la veille de la sortie de son prochain livre, The Best Kind of American: A True Story of Murder, War, and America's Undoing in the Middle East, l'écrivaine se confie au micro de L’Orient-La Nuit sur son rapport à l’écriture, ses souvenirs d’enfant, sa foi dans le métier de journaliste et son besoin de ne pas céder au pessimisme ambiant.
Balade sonore, de la galerie Semaan à l’Air Force Three transportant l’ancienne Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton.
Chanson :
- The Beautiful Losers, Yasmine Hamdan (Album I remember I forget) avec l’aimable autorisation de l’artiste
Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak
Jingle : musique originale : Khaled Mouzanar
« Enseigner quand tout vacille » avec Walid Abou Hamad et Laurence Azar
2026/09/15
Une nouvelle rentrée scolaire, une nouvelle année universitaire. Mais au Liban, peut-on encore parler de rentrée « normale » ?
Après une année marquée par la guerre, les déplacements et une crise économique qui s’installe sur la durée, élèves, étudiants, enseignants et familles retrouvent les salles de classe. Mais dans quelles conditions ? Et surtout, que reste-t-il d’un système éducatif éprouvé par des années de crises ?
Comment fait-on pour apprendre en temps de guerre ? Comment maintenir le lien avec les élèves et les étudiants quand tout autour vacille ? Et comment se prépare cette rentrée dans les régions directement touchées par les combats ?
Clara Hage nous emmène dans la cité scolaire de Doueir, un village de la région de Nabatiyeh, pour recueillir le témoignage de l'équipe éducative alors que les opérations israéliennes se poursuivent aux portes de la ville.
Mais le système éducatif libanais n’a pas attendu la guerre pour être en crise. Depuis plusieurs années, l’effondrement économique, le départ des enseignants, la hausse des frais de scolarité et l’affaiblissement des institutions ont transformé un secteur qui faisait jadis la gloire du pays. A cela s’ajoute le défi de l’intelligence artificielle qui menace d’emporter ce qu’il reste du système.
Alors, à quoi ressemblent nos écoles et nos universités en cette rentrée où rien n’est normal ?
Pour en parler, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent Walid Abou Hamad, médecin et directeur des affaires étudiantes de la Faculté de médecine de l’USJ (Université Saint Joseph de Beyrouth), et Laurence Azar, docteure en littérature française et professeure au lycée franco-libanais de Verdun à Beyrouth.
Musique : Pamela Chrabieh : Ya Lebnan Ya Baladi (Ô Liban Mon Pays)
avec l’aimable autorisation de l’artiste
Poème : lecture extraite de "Gouttes de pensée", Laurence Azar, Editions Les 3 Colonnes (2026)
Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak
Jingle : musique originale : Khaled Mouzanar
« Beyrouth dans la peau » avec MIKA
2026/09/08
Après la pause estivale, c’est le grand retour de L’Orient-La Nuit avec un invité exceptionnel, Mika.
Sept albums studio, plus de 20 millions d’albums vendus dans le monde, des dizaines de récompenses… et le Liban vissé au cœur.
De son enfance à Beyrouth à son départ pour Paris, de l’appartement familial sur la corniche aux coulisses de sa musique, du succès international à la fidélité aux racines, Mika raconte son Liban : celui de l’exil, des odeurs, de la famille et de la guerre vécue à distance.
Que reste-t-il d’un pays lorsque l’on grandit loin de lui ? Comment Beyrouth a-t-elle façonné l’artiste qu’il est devenu ? Et pourquoi, après tant d’années, ressent-il l’envie de renouer avec le Liban ?
Musique :
Pata pata, Miriam Makeba (1956)
Any Other World, Mika - avec l’aimable autorisation de l’artiste
Mediterráneo, Joan Manuel Serrat (1971)
Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair.
Un grand merci à Radio France pour l’enregistrement dans ses studios.
Jingle : musique originale : Khaled Mouzanar
« Que peut l’art face au chaos du monde ? » avec Joana Hadjithomas et Khalil Joreige
2026/07/14
L’Orient-La Nuit ouvre ses micros à l’un des grands duos artistiques libanais, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Depuis plus de trente ans, ils cherchent ce qui disparaît : les images perdues, les récits effacés, les traces invisibles de notre passé.
Lauréats du Prix Marcel Duchamp, ils sont connus pour des films comme Memory Box (2021), The Lebanese Rocket Society (2012) ou A perfect day (2005). Ils naviguent entre cinéma, photographie et installations pour interroger la fabrique de l’histoire. Ils ne cessent aussi d’accompagner l’essor du cinéma indépendant libanais, notamment à travers le cinéma Metropolis à Beyrouth, qui vient de célébrer ses vingt ans.
Que peut l’art face à l’effondrement ? Est-il un refuge, une consolation ? Peut-il encore agir sur le réel ?
Au Liban, cette question prend un sens particulier. Ici, le chaos n’est pas une abstraction. Ni une exception. Il est une forme permanente d’être au monde. Il s’inscrit dans les corps, les paysages, les esprits. Il redessine les villes, façonne notre rapport à l’avenir. Pourtant, au cœur de ce tumulte, certains continuent de créer. Pour dire ce qui a été tu. Pour recréer du sens. Non pour réparer le monde, mais pour continuer à l’habiter.
Musique :
Extrait du morceau “Enfin La Nuit”, composé par Charbel Haber et Fadi Tabbal
Documentaire :
Extrait du film Ismyrne, réalisé et écrit par Joana Hadjithomas, Khalil Joreige (2016)
Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair
Jingle : musique originale : Khaled Mouzanar
« Le sexe n’attend pas la paix » avec Sandrine Atallah et Sabyl Ghoussoub
2026/07/07
Pour ce onzième épisode de L’Orient-La Nuit, nous ouvrons une conversation à la fois intime et politique autour de nos sexualités en temps de crise.
Que fait la guerre à nos corps ? Comment le chaos transforme-t-il notre rapport au plaisir? Le sexe devient-il impossible quand tout vacille ? Ou le désir persiste-t-il, indocile, comme une manière de rester vivant, de résister à l’effondrement ?
Nous interrogerons aussi le cadre dans lequel ces désirs s’expriment ou se heurtent. Que permettent nos sociétés ? Que surveillent-elles, que condamnent-elles, que passent-elles sous silence ?
Autour de la table, deux invités pour éclairer ces questions et croiser les regards.
La médecin et psychosexologue Sandrine Attallah, pionnière de la sexologie clinique au Liban, dont le travail interroge les tabous et accompagne les transformations des sexualités dans le monde arabe ; et l’écrivain franco-libanais Sabyl Ghoussoub, dont l’œuvre explore les identités, les héritages et les contradictions de nos intimités.
Avec Anthony Samrani et Stéphanie Khouri, ils tentent de comprendre ce que nos désirs racontent de nous : nos peurs, nos limites, mais aussi nos élans et nos possibles, notre irréductible envie de vivre.
Lectures :
Sabyl Ghoussoub : « Les hommes ont constamment besoin de jouir, voilà leur malheur », chronique parue dans L’Orient Le Jour le 3 avril 2026.
Darina Al Joundi : extrait de la pièce « Le jour où Nina Simone a cessé de chanter », écrite par Darina Al Joundi, avec la complicité de Mohamed Kacimi, publiée aux Editions L’Avant-Scène Théâtre (2013).
Souhaib Ayoub : « N'étaient-ils pas le voyage lui-même ? », texte publié dans L’Orient Le Jour le 16 mai 2026.
Chanson : « Femme nue », Vernis Rouge, composée et interprétée par Manon Debs. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair.
Jingle : Musique originale de Khaled Mouzanar.
« On vous parle de Tyr » avec Hala Wardé, Habib Hadid et Chaza Charafeddine
2026/06/30
Cette semaine, L’Orient-La Nuit quitte Beyrouth. Cap au Sud, à Tyr, là où la mer continue de battre les rochers, mais où le tumulte de la ville semble s’être suspendu.
Grande cité du Liban-Sud, ville millénaire et port légendaire, Tyr sort méconnaissable de cette énième guerre. Pilonnée par l’armée israélienne, traumatisée par le règne des partis-milices, vidée d’une partie de ses habitants, elle n’est plus tout à fait l’ombre de ce qu’elle fut.
Que reste-t-il de Tyr au soir de la guerre ? Ce qui a disparu. Ce qui tient encore debout. Et ce que signifie reconstruire une ville, mais aussi une mémoire.
Pour en parler, Stéphanie Khouri reçoit trois personnalités originaires de Tyr : l’architecte Hala Wardé, le restaurateur Habib Hadid, propriétaire du restaurant Le Phénicien, et l’artiste et écrivaine Chaza Charafeddine.
Trois regards pour raconter une ville intime et historique, blessée mais pas effacée.
Vous entendrez aussi des habitants évoquer leur Tyr à eux, du quartier de Hosh, aujourd’hui presque entièrement détruit, au vieux port de pêcheurs qui a fait la légende de la cité.
Présence exceptionnelle de Naji Farah à la guitare.
Épisode produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair
Jingle : musique originale Khaled Mouzanar
« Rire à en pleurer » avec John Achkar, Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri
2026/06/23
Au Liban, rire, c’est souvent une seconde langue, une manière de dire sans dire, de tenir sans céder, de donner du sens à ce qui n’en a plus.
Car ici, rire est une affaire sérieuse. On s’en sert pour se défouler, pour tenir au milieu du chaos, pour respirer dans une société parfois étouffante. Mais aussi pour contourner, attaquer, briser des tabous. Le rire est aussi une arme politique, une manière de dire autrement ce qui ne peut pas toujours être dit frontalement. Il n’est jamais anodin. Et il traverse tout : notre manière de parler, de chanter, de commenter l’actualité, de survivre au quotidien.
Pour en parler, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent trois poids lourds de la scène libanaise : le comédien John Achkar, et le duo Coffee Break, formé par Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri.
Trois regards, trois praticiens de l’humour, pour interroger ce drôle de pays qui sombre, le sourire aux lèvres.
Une nuit pour se demander pourquoi nous rions, comment nous rions, et jusqu'où nous sommes prêts à aller pour continuer à rire de tout.
Chanson : Men3id w Men3id - Michelle & Noel Keserwany, avec l’aimable autorisation des artistes.
Épisode produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair
Jingle : musique originale Khaled Mouzanar
« C’était mieux hier » avec Charles Hayek et Marwan Hamadé
2026/06/16
On vit dans un monde qui passe son temps à nous dire que notre époque est perdue, que plus rien ne reviendra comme avant. Au Liban, la société nous vend les charmes d’un passé où tout était possible. Mais le monde d’avant était-il plus reluisant ? Était-ce vraiment mieux hier ? Ce Liban de « carte postale » a-t-il existé ou est-il un mythe ?
Pour ce huitième épisode, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent l’historien Charles Hayek et le député, ancien ministre et journaliste Marwan Hamadé, figure de la communauté druze, qui avait échappé à un attentat en 2004.
Ensemble, ils interrogent cette « politique de la nostalgie » : que dit-elle de notre rapport au temps, à l’histoire et à l’avenir ? Et surtout, que révèle-t-elle de nos impasses présentes ?
Reportage de Clara Hage : Depuis son enfance, Antoine Kabbabe filme les lieux qu’il affectionne. Il collectionne les archives comme autant de témoignages de cet âge d’or libanais qui le rend si nostalgique.
Chanson en exclusivité pour L’Orient La Nuit : Ya Habibi, extraite de Sawa, album de Sohane, dont la sortie est prévue en septembre 2026.
Accompagnement : Erik Truffaz.
Arrangements : Gabriel Yared et Fred Jaillard.
Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair
Jingle - Musique originale : Khaled Mouzanar
« L'Orient sur le divan » avec la rédaction de L'Orient-Le Jour
2026/06/09
Pour ce septième épisode de L’Orient-La Nuit, c’est notre rédaction qui passe sur le divan.
Anthony Samrani, Stéphanie Khouri, Rita Sassine, Salah Hijazi, Caroline Hayek et Scarlett Haddad partagent les coulisses de leur travail, leurs combats, leurs espoirs - ou ce qu’il en reste -, mais aussi leurs doutes et leurs peurs.
À travers leur parcours et leur expérience, ils racontent la manière dont ils contribuent à faire L’Orient-Le Jour.
Ils répondent aussi aux questions de nos lecteurs et auditeurs.
Chanson « Fine Anyway » de Rogér Fakhr, avec l’aimable autorisation de l’artiste
Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair
Jingle - Musique originale : Khaled Mouzanar
« Peut-on encore se parler ? » avec Dima Sadek
2026/06/02
Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent la journaliste et commentatrice politique libanaise Dima Sadek autour d’une question urgente : dans un pays de plus en plus polarisé, les Libanais sont-ils encore capables de dialoguer ?
Issue d’une famille chiite originaire de Khiam, au Liban-Sud, Dima Sadek connaît de l’intérieur l’univers social, politique et culturel dans lequel le Hezbollah exerce son influence. Depuis plusieurs années, elle s’est imposée comme l’une des critiques les plus acerbes du parti chiite, tout en continuant de dénoncer les crimes israéliens. Ses prises de position lui ont valu nombres de menaces, poursuites judiciaires et campagnes de harcèlement.
Depuis des mois, la guerre redessine le paysage du Liban. Au Sud, les destructions s’accumulent, l’avancée israélienne se poursuit, des villages entiers sont rayés de la carte et vidés de leurs habitants. Une très grande majorité de Libanais rejettent cette logique meurtrière, et la puissance de feu israélienne, qui continue de détruire des pans entiers du territoire. Mais les Libanais continuent de se déchirer quant à l’origine de l’étincelle, et la solution à venir. Les lignes de fracture se creusent. Les accusations fusent, les récits s’affrontent et chacun semble sommé de choisir son camp, son langage, sa vérité.
D’un côté, une partie du pays tient le Hezbollah comme principal responsable de la guerre et ne voit d’issue que dans son anéantissement. De l’autre, une partie du Liban est convaincue de la nécessité d’une “résistance” face à une politique israélienne faisant fi des vies humaines. Entre les deux, le divorce est acté. D’incidents armés en affrontements verbaux, la tension est à son comble.
Dans ce contexte inflammable, la voix de Dima Sadek résonne avec une force particulière.
Un échange sur la possibilité du désaccord et les limites du vivre-ensemble, mais aussi sur la nécessité de continuer à construire un langage commun lorsque tout semble pousser à la fragmentation.
Poème de Sofia Karampali Farhat, extrait de Zaatar, Editions Bruno Doucey 2023.
Chanson « Ecorché » de Cyril Mokaiesh et Clara Ysé, avec l’aimable autorisation des artistes, album Dyade, 2021. Compositeurs Cyril Mokaiesh, Jan Pham Huu Tri.
Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair
Jingle - Musique originale : Khaled Mouzanar
Podcast reviews
Read L’Orient-La Nuit - Le rendez-vous de ceux qui veillent podcast reviews
annie frenchy 2026/05/07
Le provisoire
J’ai beaucoup aimé ce podcast. Je me suis sentie dans la pièce avec vous. C’était un plaisir de vous écouter parler et échanger.
Excellente idée que ...
Podcast sponsorship advertising
Start advertising on L’Orient-La Nuit - Le rendez-vous de ceux qui veillent relevant audience podcasts
You may also like to advertise on these Podcasts

4.716492000
Morning Mindset Christian Daily Devotional Bible study and prayer
Carey Green

4.858231927
Sara Gonzales Unfiltered
Blaze Podcast Network

4.8224831800
The Andrew Klavan Show
The Daily Wire

4.917101565
DarrenDaily On-Demand
Darren Hardy LLC

4.922991190
Dropping Bombs
Brad Lea: CEO, Entrepreneur, and Host of The Bottom Line

4.92488960
The 1000 Hours Outside Podcast
1000 Hours Outside

4.811261250
The Rob Carson Show
Newsmax Podcasts

4.922732003
First15 Devotional
First15

4.725191000
Chicks on The Right Show w Mock and Daisy
Chicks On The Right - Radio America

4.732721977
The President's Daily Brief
The First TV