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Plantés

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This podcast has
39 episodes
Language
French
Explicit
No
Date created
2024/10/08
Latest episode
2026/02/04
Average duration
57 min.
Release period
13 days

Description

On n’est jamais prêt à planter sa boite. D’un point de vue pratico pratique, et encore moins d’un point de vue émotionnel. Il faut donc montrer la pluralité des crashs d’entreprises à travers celles et ceux qui l’ont vécu pour préparer la nouvelle génération d’entrepreneurs à ne pas reproduire les mêmes erreurs, ou au moins de s’y préparer au mieux. Même les plus grandes réussites entrepreneuriales sont parfois passées de peu au bord du plantage. L’échec n’est pas un passage obligé avant la réussite, mais échouer n’est pas une honte, ni le point final d’une aventure. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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:33 Son rêve d’entrepreneur a basculé en moins d’une heure - Olivier Poulet - Childer
2026/02/04
« Je sens que mon associé est en train de se désengager... j’ai un peu l’impression de tenir du sable entre les mains. » Imaginez : vous venez de dessiner les codes d'une marque qui s'apprête à conquérir le monde. Vous avez vu votre logo sur des canettes produites dans les mêmes usines que Coca-Cola. Vous y croyez pour deux. Et pourtant, en une après-midi, tout s'effondre. Pas parce que les clients manquent, mais parce que le lien humain se brise. Dans cet épisode, Olivier Poulet nous raconte l’histoire de Childer, sa première agence de communication. C’est le récit d’une ascension fulgurante née dans un sous-sol, portée par l’insouciance et le talent, avant de butter sur les réalités brutales : un client majeur qui s'évapore, des tensions liées à l'argent et un associé dont la vie change si radicalement qu'il n'a plus besoin de se battre. Olivier nous livre les détails de son "ascenseur émotionnel de dingue" : le jour où il perd sa boîte le matin pour se voir proposer un CDI inespéré l'après-midi. Il nous parle sans tabou du déni administratif, de la honte face aux parents, mais surtout de la résilience nécessaire pour se relever, apprendre de ses erreurs de gestion et enfin oser lancer son propre studio, seul aux commandes. Un témoignage essentiel sur l'importance de la structure financière et du courage entrepreneurial. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 — 📱 Newsletters - réseaux sociaux - médias - contacts : https://linktr.ee/FeuilleBlanche_medias ✍️ Vous avez un projet de podcast ? Contactez nous sur [email protected] Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
:32 Quand Saint Laurent t’appelle 2 semaines après avoir liquidé - Mary Castel - Maison Fragile
2026/01/21
Elle fournissait l'Élysée et Cartier. Puis tout s’est effondré. Littéralement. Mary Castel avait tout pour être la "success story" parfaite du Made in France. Lancée en réaction aux attentats pour défendre l'art de vivre français, sa marque Maison Fragile s'impose en quelques mois sur les tables les plus prestigieuses. Elle raconte ici l'euphorie des débuts, quand elle portait ses assiettes elle-même à Guillaume Gomez dans les cuisines du palais présidentiel, et ses voyages en Chine, béret rouge sur la tête, pour vendre l'excellence française. Mais cet épisode de Plantés est surtout l'anatomie d'une "tempête parfaite" qui a brisé la porcelaine. Dans ce récit poignant, Mary revient sur ces moments avec intensité : - La notif fatale du Monde : Ce moment suspendu, en pleine randonnée, où l'invasion de l'Ukraine signe l'arrêt de mort de son modèle économique énergivore. - Le piège de l'excellence : Pourquoi elle a refusé jusqu'au bout le "Made in Portugal", préférant la liquidation à la trahison de son héritage familial. - Le coup de grâce : L'odeur du plâtre mouillé et le silence de la boutique après un dégât des eaux dévastateur, l'instant où une amie lui glisse : "C'est peut-être Dieu qui te dit que la coupe est pleine". - La peur du jugement : Ses tremblements avant d'entrer au Tribunal de Commerce, persuadée d'aller à l'abattoir, pour finalement y trouver une humanité inattendue en présentant une timbale Françoise Sagan aux juges. - L'ironie finale : Cet appel déchirant de la maison Saint-Laurent, qui la veut "elle et personne d'autre", alors que l'entreprise n'existe plus depuis moins de deux semaines. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 - 📱 Newsletters - réseaux sociaux - médias - contacts : https://linktr.ee/FeuilleBlanche_medias ✍️ Vous avez un projet de podcast ? Contactez nous sur [email protected] Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
:31 Les géants ont débarqué sur son marché et BAYA s’est effondré - Hortense Bourgois
2026/01/07
L’aventure d’Hortense Bourgois avec BAYA démarre par une intuition simple : rendre le matériel de yoga plus beau, plus pratique, plus désirable. Au début, BAYA, c’est presque du bricolage assumé : une page Ulule montée à l’arrache, des visuels “Photoshop” dont Hortense rigole encore… et pourtant, ça vend. Et surtout, un jour, quelqu’un achète sans la connaître. Pas un ami. Pas un cousin. Un inconnu. Là, ça devient réel. La marque se met à circuler dans les studios. Les profs veulent les tapis. La communauté s’organise. Puis vient la levée : 500k€ pour recruter, accélérer, tenter le B2B, viser plus grand. Mars 2020 arrive. Le yoga explose. Et BAYA a un avantage inattendu : du stock, des fournisseurs européens, quand d’autres sont à sec. Pendant quelques mois, ça déroule. Mais la vague cache les rochers. La marge se fait grignoter. Les matières premières augmentent. Et surtout, le marché change : des concurrents beaucoup plus capitalisés débarquent, payent l’influence, font monter le coût d’acquisition, et rendent la compétition asymétrique. Hortense raconte les scènes qui restent : - le call mensuel “chiffres” qu’elle refuse de rater, même en congé mat depuis l’Italie- la sueur froide au salon Maison & Objet, quand elle comprend qu’il reste “quelques mois” et pas “un an”- la tentative de pivot vers un modèle récurrent… freinée faute de traction prouvée- la vente “presque faite” à Annecy, puis le no-go du boardEt ce moment final, presque irréel : annoncer la liquidation au board en mode “robot”, pour éviter que quelqu’un s’accroche à un faux espoir. Jusqu’au 6 janvier 2023, au tribunal, quand elle sort et sent le soulagement tomber d’un coup. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[DISCOVER] Supprimer les variables des sales : les paris forts de Gilles Satgé avec Lucca
2025/12/31
Chez Lucca, Gilles Satgé a décidé de supprimer le variable de ses commerciaux. Il a décidé d’instaurer la transparence des salaires. Et il autorise ses collaborateurs à fixer leur propre rémunération. Des choix radicaux, presque suicidaires sur le papier. Mais chez Lucca, ils ont bâti l’une des cultures d’entreprise les plus fortes de la French Tech. Car pour Gilles Satgé, le sujet n’a jamais été les RH, mais la confiance. Comment créer une entreprise où l’on agit par conviction, pas par contrainte ? Comment rendre les gens responsables, sans les surveiller ? Ces trois décisions, il ne les prend pas pour provoquer. Il les prend parce qu’il veut vérifier une intuition : « Si tu traites les gens comme des adultes, ils se comportent comme tels. » Alors il teste. Il observe. Les commerciaux, privés de variable, vendent plus. La transparence salariale, d’abord inconfortable, devient un levier de dialogue. Et la liberté de fixer son salaire révèle, au-delà des chiffres, une maturité collective inattendue. Tout cela, Gilles le raconte sans posture, avec la précision d’un homme qui ne croit ni aux dogmes managériaux ni aux slogans “startup nation”. Dans cet épisode, Gilles partage aussi : - la génèse de Lucca, et le moment où il a décidé de racheter le logiciel qu’il avait lui-même créer à son ancien employeur- comment il a construit une entreprise forte en autofinancement pendant 20 ans- la fois où il a failli vendre, alors qu’il vivait une vague de départ chez LuccaÀ l’animation : - Thomas Benzazon, cofondateur de FeuilleBlanche- Karine Wilkinson, Managing Director chez PictetUn podcast conçu par FeuilleBlanche, producteur de médias, podcasts et récits stratégiques pour les marques. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[BEST OF] Insulté par ses équipes et victime de fausses rumeurs : la descente aux enfers d’un CEO - Vincent Moindrot
2025/12/24
Le 22 décembre 2021, Vincent Moindrot aurait dû sabrer le champagne. Après des années de construction, de nuits blanches et de paris audacieux, il signe enfin une levée de fonds annoncée à 28 millions d’euros. De quoi faire de Carlili une référence dans la mobilité décarbonée, avec notamment une flotte entière de Tesla livrées à domicile. Mais ce jour-là, rien ne se passe comme prévu. Il découvre une clause modifiée en douce, une ligne toxique que même ses avocats ont laissée passer. Il appelle son associé, veut tout arrêter. Mais il est trop tard. L’équipe n’en peut plus. L’argent est vital. Il signe. En tremblant. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est que ce deal marque le début de la fin. Quelques mois plus tard, c’est l’hémorragie. Dépenses folles. Conflits avec les fonds. Ambiance délétère. Et puis ce séminaire au ski, trop clinquant, trop déconnecté. Et cette annonce d’un plan de licenciement, foirée, livrée comme une présentation PowerPoint. Le lendemain, il part fêter les 40 ans de sa femme. Quand il revient, l’équipe s’est retournée contre lui. On le traite de manipulateur. On l’accuse d’avoir des liaisons avec ses salariées. Il découvre, sidéré, des insultes anonymes sur Slack. Il perd pied. La suite ? Un passage au tribunal de commerce, une audience violente où il se fait traiter de “délinquant” par la procureure. Et clou du spectacle : l’offre de rachat qu’il avait monté avec RentACar est refusé car illégale. Puis, contre toute attente, un rebond. Une dérogation exceptionnelle pour reprendre sa boîte… que la loi lui interdisait de sauver. La suite s’écrit donc avec RentACar. Vincent revient à la tête d’une entreprise qu’on pensait enterrée. Carlili redémarre. Moins flamboyante. Plus résiliente. Plus alignée. L’équipe se reforme, les clients reviennent. Carlili a fêter il y a quelques semaines l’anniversaire du début de sa nouvelle vie. Un témoignage où l’échec ne vient pas d’un mauvais produit, mais d’un mauvais deal. Et où la justice, l’humain et le leadership se heurtent de plein fouet. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des entrepreneurs. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
:30 Tout s’est effondré en un coup de fil - Anaïs Helie-Beugin - Tech’ Talents
2025/12/17
Dans un train un vendredi d’octobre, son téléphone sonne. À l’autre bout du fil, une phrase qui fait basculer une vie : « Vous êtes en cessation de paiement. » Quand elle crée son ESN responsable en 2021, Anaïs est enceinte de sa fille Paola. Elle a un bon poste, un diplôme rassurant, une carrière tracée. Mais elle ne supporte plus l’idée de travailler dans un monde qui ne lui ressemble pas. Alors elle repart de zéro, avec un PC posé dans un coin de bureau prêté par un ami, à Lille, au milieu de 250 ESN déjà installées. « Il y en aura 251 », répond-elle. Les premiers clients arrivent, les premiers talents aussi. En trois mois, elle ose un coup de poker : racheter une autre société, à crédit, avec une caution personnelle. Le DAF qui l’accompagne est aussi directeur de la banque qui finance l’opération. Sur le moment, tout fonctionne. Tech’ Talents devient intégrateur Salesforce, passe de 1 à 21 personnes en un éclair, franchit le million d’euros de chiffre d’affaires. Anaïs se voit déjà à 15 ou 20 millions, avec d’autres acquisitions et une belle levée de fonds en vue. C’est justement pendant la préparation de cette levée que tout explose. Le 27 octobre 2023, dans le train, on lui annonce qu’il manque des centaines de milliers d’euros dans les comptes. Une erreur comptable d’abord estimée à 150 000 €, puis réévaluée à 180 000 €. Une seule issue est alors possible : la cessation de paiement et le tribunal de commerce. Quarante-cinq jours pour sauver ce qui peut l’être. Commence alors une autre vie : les audiences qui s’enchaînent, le mandat ad hoc, les nuits où l’on refait le calcul des dettes, les matins où l’on se rappelle qu’on a 21 familles derrière soi. Pendant qu’elle se bat avec les banquiers, l’URSSAF, les avocats, le business décroche. En 2024, elle perd près de la moitié de son chiffre d’affaires. Et le 22 juillet dernier, la liquidation est officiellement prononcée. Elle passe la soirée seule, chez elle, avec le silence et les huissiers comme seuls compagnons. Et pourtant, l’histoire ne s’arrête pas là. Sur une plage de Grèce, accrochée à une voile de kite, elle prend une décision que beaucoup jugent folle : recréer. Deux semaines après la liquidation, elle retourne au RCS, dépose les statuts d’une nouvelle société mais pour refaire la même chose. Et décide de transformer cette chute en matière première pour recommencer, mais cette fois-ci encore mieux armé. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
:29 Après le décès de son père, il se bat pour sauver l’entreprise familiale - Victor Virette - Ecourses
2025/12/03
Reprendre la boîte de son père quelques semaines après sa mort. Se battre pour la sauver. Finir par signer une liquidation en dix jours, pour ne pas y laisser sa peau. Dans cet épisode de Plantés, Victor remonte le fil : une petite société de transport frigorifique rachetée en 2008 près de Caen, des camions garés dans la cour familiale, un entrepôt de 800 m² dessiné au stylo par son père, puis la montée en puissance avec le boom du e-commerce et plus de 100 salariés sur le dernier kilomètre. Puis la fissure : la maladie, le cancer, l’ablation de l’estomac, un dirigeant qui s’use à tenir à la fois son corps et sa boîte. Pendant qu’il s’éloigne, l’entreprise se dérègle : sinistres, assurance qui explose, finances qui se tendent, notation Banque de France qui se dégrade. Quand son père meurt trois jours après ses 50 ans, on demande très vite à Victor : « Qu’est-ce que vous faites de l’entreprise ? » Il travaille alors dans l’automobile à Paris. Le jour, il est salarié. La nuit, il fouille les fichiers Excel de son père jusqu’à 3h du matin pour comprendre comment tourne la société. Le 1er janvier, il reprend officiellement la direction. Sur le terrain, ça repart : des camions se remettent à rouler, de nouveaux clients signent. Mais les banques, elles, ont déjà fermé les vannes. Sur une aire d’autoroute, en route vers Caen avec un dossier de redressement judiciaire dans le coffre, Victor craque. Il n’a plus envie, plus la force. Sa mère lui dit alors : « Cette entreprise m’a déjà pris ton père. Elle ne va pas en plus me prendre mon fils. » Ils demandent la liquidation directe. Le tribunal lui laisse dix jours pour tout arrêter, prévenir 140 personnes, organiser les licenciements, fermer l’entrepôt. Victor raconte le parking rempli de salariés qui le regardent comme l’homme qui “les met au chômage”, la vente aux enchères des camions, puis la guerre avec la banque sur le bâtiment et la maison familiale. Et il partage ses questions d’après : comment on se reconstruit ? Comment on remet sa santé devant la boîte ? Comment on ose dire : « Là, je n’ai plus envie, et c’est une raison suffisante pour arrêter » ? Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
:28 Seconde main : concurrent de Vinted, il finit en liquidation - Paul Charon - OMAJ
2025/11/19
L’aventure OMAJ commence loin des tribunaux. Deux anciens camarades d’école veulent rendre la seconde main aussi simple que l’achat neuf. Ils bricolent un studio photo dans un local trop petit, vont chercher les sacs de vêtements au point relais avec un chariot, se forment en accéléré aux matières, aux marques, à la lumière qui donne envie d’acheter. OMAJ devient une promesse claire : tu envoies ton dressing et quelqu’un s’occupe de tout. Les premières clientes affluent, une équipe se forme, les investisseurs suivent. Une levée de fonds, puis une levée communautaire : des clientes deviennent actionnaires. L’entrepôt déborde, le chiffre d’affaires grimpe, la série A semble la suite logique. Le climax arrive presque par accident : un Reels tourné par une partenaire dépasse le million de vues. Les demandes de vendeuses s’envolent, il faut mettre en place une file d’attente. De l’extérieur, tout ressemble à une start-up de mode circulaire qui coche les cases : croissance, communauté, impact. De l’intérieur, une autre réalité se dessine : business model ultra-opérationnel, coûts logistiques qui mangent les marges, acquisition trop dépendante de la pub. Les fonds reculent, la série A se dérobe, la trésorerie fond. Paul tente de gagner du temps : bridge auprès des investisseurs historiques, puis levée participative pour rallonger la runway. Mauvais timing : dissolution de l’Assemblée nationale, tension politique, épargne gelée. La campagne plafonne, l’argent ne suffit pas. Il faut décider : renoncer tout de suite ou réinventer la boîte à marche forcée. La suite ressemble à un manuel de survie : plan social, équipe réduite à une petite dizaine de personnes, déménagement de 60 à 70 000 pièces chez un logisticien, remise à plat du modèle, drops quotidiens pour relancer les ventes sans pub. Le burn baisse, certains indicateurs passent au vert, mais l’équation reste négative. Vient alors ce moment que personne n’anticipait au démarrage : le tribunal de commerce, le redressement judiciaire, l’espoir d’un repreneur qui n’arrive pas, la liquidation. Cette histoire de seconde main ne finit pas par un rachat flamboyant, mais par une sortie par la petite porte – et un fondateur qui transforme cette chute en ressources pour les autres : un freelance qui connaît intimement les modèles opérationnels, les levées, la trésorerie qui brûle… Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 -- 📱 Newsletters - réseaux sociaux - médias - contacts : https://linktr.ee/FeuilleBlanche_medias ✍️ Vous avez un projet de podcast ? Contactez nous sur [email protected] Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
:27 Le monde entrepreneurial peut être cruel, Luc Larry en a fait les frais
2025/11/05
Le 13 mai, au quai de Corse, Luc se sent vide. Pas en colère, vide. Il entend la greffière, regarde le bois sombre, sait déjà ce que le juge va dire. Quand l’assistante lâche “il ne s’est pas payé depuis sept mois”, c’est un sentiment de honte et de fierté en même temps : honte de n’avoir pas tenu, fierté d’avoir protégé l’équipe jusqu’au bout. Puis le mot tombe : liquidation. La gorge se serre, les larmes montent, il ne lutte pas. Pourtant, l’histoire ne commence pas dans un tribunal. Elle débute dans la cosmétique, quand un jeune commercial sans diplôme apprend l’exigence, la tenue, le goût du client bien servi. Puis vient une opportunité. En 2007, il lance Burobox. L’idée est simple : faire des bureaux propres, tenir les délais, voir les clients revenir. Il aime cette fatigue du soir qui dit “on a bien bossé”. Burobox grossit, les chiffres montent, le petit Luc qui a grandit dans un milieu modeste voit son train de vie changer. Le Covid ? Paradoxalement, pas la peur : l’adrénaline. Les chantiers continuent, les PGE rassurent, il se répète que “ça va passer”. Mais après la reprise, il découvre une autre fatigue, sourde : permis qui traînent, et des délais de paiement qui glissent de 45 à 90, puis 120 jours. Il signe un prêt de 350 000 € “pour respirer”. Ça marche… deux mois. Ensuite, c’est l’angoisse d’ouvrir le compte en banque chaque matin. Il recrute un directeur technique “grosse maison” pour reprendre la main. Mauvaise pioche : plus de process, moins de lien. Des clients historiques le lâchent. Mars–avril 2022, il suspend des chantiers pour rester dans le droit : il sait que c’est juste, mais il culpabilise. La descente aux enfers a commencé, sa mère, sa femme et ses équipes le mettent face à la réalité : “Tu t’es perdu Luc”. Il n’a plus le choix. Et le verdict de l’avocate est net : “il n’y a rien à sauver.” La scène du tribunal, ensuite, s’imprime : le menuisier qui confirme l’arrêt des livraisons, l’assistante qui pleure, et lui, qui craque une fois la porte close. Puis la liquidatrice - humaine, précise - qui règle les salaires. Le soulagement dure une heure. Il apprend que gérant non salarié, ça veut dire : rien. Puis les cautions. Puis des appels menaçants de prestataires. Luc apprend à rebondir, à relativiser, à se prouver qu’il n’est coupable de rien. Aujourd’hui, Luc n’a pas relancé. Il remonte doucement. Il garde trois choses : le respect de soi quand tout s’écroule, le cash avant l’ego, et demander de l’aide tôt. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 -- 📱 Newsletters - réseaux sociaux - médias - contacts : https://linktr.ee/FeuilleBlanche_medias ✍️ Vous avez un projet de podcast ? Contactez nous sur [email protected] Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
:26 Du tribunal au mariage : résumé d’une aventure faite de très hauts et de très bas - Geoffrey Costhiles - Popmii
2025/10/22
Le 4 juillet, Geoffrey ferme sa boîte au tribunal. Le 6, il passe la bague au doigt. Deux jours qui résument les montagnes d’une aventure : celle de Popmii. Geoffrey n’a pas “eu une idée”. Il a eu une obsession : rendre la 3D accessible à tous. Au début, il bidouille des cartes postales en réalité augmentée, puis lance PostMii. Station F, des mois en Silicon Valley, le cerveau qui crépite. Et, un jour, cette phrase qui claque comme une porte : “Votre projet est génial, mais on a pas besoin d’hardware.” Il rentre avec une boussole neuve : faire simple, faire fluide, faire sans friction. Début 2020, il convainc d’abord sur l’humain. Des investisseurs misent sur sa capacité à pivoter plus que sur un PowerPoint. Fin 2020, Popmii naît. Il active son réseau comme on allume une rampe de lancement : une intro vers BETC, qui ouvre Manor en Suisse. Il vend avant d’avoir tout, montre des maquettes, assume l’imparfait. Au lieu de se cacher, il va même parler aux concurrents : “Voilà ce qu’on fait, voilà où on va.” Une franchise qu’il valorise. Puis l’air se raréfie. Décembre 2023, la runway se compte en doigts d’une main. Geoffrey serre les dents, annonce des départs, protège ce qu’il peut. Mais la fatalité finit par les rattraper. Avec ses associés, il met tout à plat : redressement judiciaire, ou liquidation ? La première option réclame du temps et du cash. Il n’a ni l’un ni l’autre. Il choisit la coupure nette. Le 4 juillet, le tribunal acte la fin. On sort sonné, avec la sensation étrange d’une épée de Damoclès qui continuera de vibrer pendant des mois. Deux jours plus tard, mariage. La fête, les regards, les promesses. Et le lundi, le silence : plus d’équipe, plus de Slack qui crépite, seulement la page blanche. Et, au milieu, la petite étincelle : il sait faire une chose mieux que tout, rebâtir. Il n’est dégouté, au contraire. La preuve : Geoffrey est revenu en septembre avec un tout nouveau projet, loin de la tech tout aussi innovant : Reify Nutrition, la première barre salée et protéinée au monde De cette histoire, Geoffrey retient des règles simples : miser sur le réseau quand tout va bien pour qu’il vous tienne quand ça tremble ; faire goûter un produit imparfait pour apprendre plus vite ; dire la vérité, même à ses rivaux ; et, quand c’est nécessaire, choisir la fin pour respecter l’avenir. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
:25 Du rêve de cinéma immersif… au clap de fin prématuré - Tristan Desplechin - Dream Factory
2025/10/08
Tristan Desplechin voulait réinventer le cinéma. Créer un lieu où les spectateurs ne regardent plus un film, mais le vivent. En 2019, et après avoir découvert à Londres le boom des expériences immersives, il prend la décision de se lancer.. Il quitte son job, convaincu qu’il tient là la prochaine révolution culturelle. Il lance officiellement Dream Factory en mars 2020. Le lendemain, la France se confine. Le timing est absurde, mais il s’accroche. Le concept plait, ils trouvent un premier lieu sur les Champs-Élysées, signent avec Terminator, écrivent un scénario de 300 pages, et commencent à monter l’équipe. Le tout avec des stops and go à répétition qui empêchent le lancement officiel. Jusqu’en 2022. Le site des Champs-Élysées n’est finalement plus disponible, ils trouvent un nouveau lieu à Montreuil, et le premier spectacle peut enfin démarrer. Les débuts sont prometteurs : les premières soirées affichent complet, les médias en parlent, les retours des spectateurs sont excellents. Mais derrière la magie, les chiffres ne suivent pas. Les coûts explosent, les investisseurs se font attendre, la trésorerie s’essouffle. En mars 2023, le verdict tombe : liquidation judiciaire. S’en suit alors un an où l’activité continue car ils ont été reconnus à la fois pour leur vision et leur expertise. Mais avec un autre “véhicule”, la société ayant été liquidée. Puis en mars 2024 Tristan fait le bilan, et décide de stopper l’aventure. Il ferme la porte avec ses deux associés. Pas de drame, pas de rancune, juste la lucidité de ceux qui ont tout donné. Commence alors une autre aventure. Des semaines de vide, puis des mois de reconstruction. Tristan rejoint 60 000 rebonds, multiplie les rencontres, les cafés, les échanges. Et un jour, la roue tourne: sa vision est reconnue, son travail a payé, le Time to Market est le bon. Banijay, le groupe derrière Koh-Lanta et Black Mirror, l’appelle et lui propose de lancer le Banijay Live Studio. Il pilote désormais leur filiale dédiée aux expériences immersives, belle consécration et confirmation que la vision de Dream Factory était bonne ! Dream Factory s’est éteinte. Mais le rêve, lui, continue. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l'association GSC, l'assurance chômage des dirigeants d'entreprises. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
:24 De la hype au crash : les galères en coulisses ont eu raison de Cup of Teach - Marc-Arthur Gauthey
2025/10/01
Alors qu’il est encore à HEC, Marc-Arthur Gauthey : et si l’on apprenait tout… entre nous ? En 2011, après un Startup Weekend où il croise une future génération d’entrepreneurs, Marc-Arthur décide de se lancer avec un camarade rencontré là-bas. L’idée est simple à dire et diablement complexe à exécuter : une marketplace où un professeur donne un cours à plusieurs élèves en présentiel — donc avec toutes les frictions du monde réel. Cup of Teach est née. Mars–avril 2012, lancement “à la dure” depuis la première boutique de Jimmy Fairly. Un coup de chance (et de réseau) déclenche une vague : My Little Paris annonce la sortie, le site explose, et la notoriété s’emballe. Une semaine plus tard TF1, puis Canal+. Tout paraît facile… jusqu’à ce que la réalité tombe : la visibilité n’est pas du business. Pas de machine d’acquisition, peu de capitaux, beaucoup d’ego et d’adrénaline. L’équipe tente d’augmenter le panier (des cours à 100–200€), se heurte aux arcanes du droit à la formation, envisage des verticales (cuisine…), puis regarde l’EdTech basculer vers la vidéo et les MOOC. Paradoxalement, la marque grossit très vite — des centaines de milliers d’inscrits acquis sans budget — mais la direction reste floue. Les idées s’accumulent, le pivot n’arrive pas, et l’on commence à vivre dans un “mensonge” que l’on voit sans oser l’avouer. Alors Marc-Arthur fabrique des étincelles pour rallumer la flamme. En septembre 2012, il “hacke les Journées du Patrimoine” : plutôt que des palais, il fait visiter des startups. Quarante boîtes ouvrent leurs portes, toute la presse s’en empare, et naît ce qui deviendra Startup Assembly, qu’il opérera jusqu’en 2016 avant de le céder à France Digitale. La fin de Cup of Teach, elle, se joue dans l’intime : discussions avec son frère et des avocats, question de marque et de relations. Il choisit de ne pas se battre pour préserver l’humain avec son associé. Et puis il craque un peu, part au Pérou “remettre de l’huile dans le moteur”, digérer la rancune et le mal-être d’un projet qui n’a pas tenu ses promesses. Ce qu’il retient ? Que “la notoriété n’est pas un modèle économique”, qu’un vrai business repose sur de la méthode, un besoin clair et des capitaux, et qu’on ne copie pas une boîte : on construit la sienne. Dans l’après, il met cette lucidité au service des autres (WeShare, conseil, événements), et redevient acteur-observateur des modèles collaboratifs qu’il a contribué à faire connaître. ▬▬▬▬▬▬▬▬▬ COMMUNAUTÉ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬ ✍️ Vous avez vendu ou souhaitez vendre votre entreprise ? Contactez nous sur [email protected] ✍️ Vous souhaitez devenir partenaire du format ? Laissez nous un message ici https://bit.ly/3Rvri20 ▬▬▬▬▬▬▬▬▬ LIENS PODCASTS ▬▬▬▬▬▬▬▬▬ 👉 CASH OUT : https://linktr.ee/cashoutlepodcast 👉 40 NUANCES DE NEXT : https://linktr.ee/40nuancesdenext ▬▬▬▬▬▬▬▬▬ FEUILLEBLANCHE ▬▬▬▬▬▬▬▬▬ 👉 AGENCE : https://www.feuilleblanche.com/ 👉 PRODUCTION DE PODCAST : https://offre.feuilleblanche.com/ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ RÉSEAUX ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ 👉 TikTok : https://www.tiktok.com/@feuilleblanchemedias 👉 Instagram : https://www.instagram.com/feuilleblanche_media/ ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ LINKEDIN ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ 👉 Thomas : https://www.linkedin.com/in/thomasbenzazon/ 👉 Solène : https://www.linkedin.com/in/solène-etienne/ 👉 FeuilleBlanche : https://www.linkedin.com/company/feuilleblanche Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
:23 Son rêve d’un monde plus propre rattrapé par la réalité industrielle - Éléonore Blondeau
2025/09/10
Peut-on sauver la planète avec une machine à laver les gobelets ? C’était le pari d’Éléonore Blondeau avec CleanCup. Jeune diplômée quand elle lance son projet, elle rêve de mettre fin au fléau des gobelets jetables. Son invention devait tout changer : distribuer un gobelet réutilisable, le récupérer, le laver, et le remettre en circulation. Les débuts ressemblent à un conte de fées entrepreneurial : concours remportés, incubateurs séduits, médias emballés, premières machines installées dans des campus, entreprises et collectivités. Elle devient l’ambassadrice de l’économie circulaire, incarne l’avenir d’un entrepreneuriat écologique et engagé. Mais très vite, les fissures apparaissent. Les machines coûtent chères à fabriquer en petites séries et l’écosystème de l’innovation n’est pas adapté pour l’industrie. Les cycles de décisions des investisseurs durent des mois. La trésorerie s’essouffle. Une levée de fonds est censée la sauver. Les discussions avancent bien, les promesses sont là. Jusqu’au drame : le décès brutal de son investisseur principal. Du jour au lendemain, le château de cartes s’effondre. Il ne manque pourtant qu’un petit ticket pour clore le tour, mais les autres se défilent. CleanCup se retrouve sans ressources. Éléonore affronte alors le tribunal de commerce, les licenciements, le redressement. L’aventure s’achève dans la douleur. Elle croit un temps au rebond : une ETI lilloise reprend CleanCup à la barre du tribunal. Elle accepte de les rejoindre pour continuer à faire vivre le projet. Mais à peine 3 mois plus tard, elle est licenciée. Le coup est terrible, presque plus violent que le redressement en lui-même. Alors, comment se reconstruire après avoir tout perdu ? Éléonore choisit de transformer son échec en mission. Elle témoigne, prend la parole dans des conférences, accompagne d’autres entrepreneurs pour leur éviter les mêmes erreurs. Elle met aussi son énergie au service d’initiatives à impact, convaincue que l’écologie et l’économie peuvent et doivent marcher ensemble. Un podcast conçu par FeuilleBlanche, producteurs de médias, podcasts et récits stratégiques pour les marques. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
:22 Entre tensions internes et sentiment d’illégitimité : Camille Morvan raconte l’aventure Goshaba
2025/08/27
Elle a passé dix ans à Harvard à étudier le cerveau humain. Elle avait une vision : révolutionner le recrutement grâce aux sciences cognitives et aux jeux vidéos. Et elle l’a fait. Camille Morvan revient en France en 2013, rencontre deux futurs associés, remporte un concours d’innovation, et fonde Goshaba. Très vite, le projet prend forme, séduit, attire les financements. Mais ce que les autres ne voient pas, ce sont les tensions. Depuis le début, la répartition des rôles est bancale. Camille a la vision, la techno, l’idée… mais elle doute de sa légitimité sur la partie business. Ses associés, eux, ont de l’expérience, du réseau, et finissent par former un duo difficile à contourner. Pendant des années, cette fragilité relationnelle est mise sous le tapis. Et puis, il y a le Covid. Le vrai point de bascule. Les clients se figent, les équipes se dispersent, le rythme s’effondre. Camille propose alors une porte de sortie : vendre la société. Elle sait que leur technologie, en avance de phase, serait précieuse pour un acteur établi. Mais le board refuse. Alors elle fait un choix radical. En avril 2021, elle cède son poste de CEO. Et ce n’est pas un geste anodin. Elle parle de cette période comme d’un deuil, réel, physique. Elle, la fondatrice, l’initiatrice, quitte la barre. Par souci de cohérence, par honnêteté, mais aussi pour ne plus avoir à se battre pour justifier sa place. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Levée de fonds, recrutements massifs, désaccords stratégiques… Jusqu’à ce jour de 2024 où, face à une nouvelle levée qu’elle ne comprend plus, Camille dit simplement : « Non. » Elle quitte définitivement l’opérationnel, laissant derrière elle 8 ans de sa vie. Ce sera d’un regard extérieur, attristée, mais presque soulagée, qu’elle constatera la liquidation de Goshaba quelques mois plus tard. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, en partenariat avec l’association GSC, l’assurance chômage des dirigeants d’entreprise. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[DISCOVER] :160 Beaucoup d’Alan et un peu de Mistral AI : les coulisses des licornes françaises - Charles Gorintin
2025/08/20
Alan, MistralAI. Charles Gorintin transforme en licorne chaque projet sur lequel il se pose. Lui et sont associé Jean Charles Samuelian sont à l’origine de deux des plus belles réussites de la Tech française. En 2012, il a tout pour lui : une carrière fulgurante dans la tech, des postes prestigieux chez Twitter, Instagram, Facebook… Et pourtant. Ce matin-là, il se sent vide, dissocié. C’est le point de bascule. Il quittera les États-Unis, traversera une dépression, et c’est de cette brèche que naîtra un projet fou : réinventer l’assurance santé. Alan n’est pas née d’une opportunité de marché. Elle est née d’un malaise existentiel, d’un besoin de retrouver du sens. Et peut-être aussi de rendre à d'autres ce que la médecine et le système de soin ne lui avaient pas toujours offert. En huit ans, Alan devient une licorne à 4 milliards d’euros, avec 700 000 membres, 600 collaborateurs, une IA déployée dans toutes les strates de l’organisation… et une mascotte marmotte inspirée d’une vidéo Youtube. Mais ce n’est pas ça, le plus étonnant. Le plus inspirant, c’est l’homme derrière la boîte. Charles cite Victor Hugo, Gilbert Simondon, le stoïcisme, le shoshin (l’esprit du débutant chez les maîtres zen japonais), la méthode Coué et même le georgisme, une théorie fiscale du XIXe siècle, pour expliquer pourquoi il ne faut jamais s’arrêter de douter. Pourquoi il faut se "virer de son poste" tous les 6 mois. Et pourquoi l’IA est une chance, si on l’apprivoise culturellement et non pas seulement technologiquement. Il y raconte aussi, comment il a participé à poser les premières pierres de Mistral AI, aujourd’hui l’un des fleurons européens de l’intelligence artificielle. Charles Gorintin se livre sans masque. On découvre un entrepreneur philosophe, fatigué parfois, lucide toujours, et plus habité que jamais par une idée : créer une entreprise pour de vrai, pas une startup à vendre. Côté Sista, Charles Gorintin a décidé de mettre en lumière Pauline Glikman, co-fondatrice et CEO de Payflows. Un podcast conçu et produit par FeuilleBlanche, l’agence qui crée des contenus et des médias d’inspiration pour les marques et les dirigeants. À vos écouteurs 🎧 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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