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CHRONIQUES IMMERSIVES

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This podcast has
30 episodes
Language
French
Explicit
No
Date created
2026/01/08
Latest episode
2026/10/12
Average duration
2 min.
Release period
11 days

Description

Découvrez le monde autrement à travers des podcasts qui révèlent les expériences parmi les plus immersives à vivre avec Comptoir des Voyages. Chacun d’eux décrypte la vie locale contemporaine, loin des clichés, au plus près des habitants. De l’Albanie au Japon, du Brésil au Sénégal, laissez-vous porter par ces voyages sincères et riches en émotions. Bonne écoute !

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La peinture sur camion avec un artiste – Inde
2026/10/12
Dans les ruelles bleues de Jodhpur, découvrez l’art du truck painting indien aux côtés de Raja, un artisan passionné. Depuis plus de trente ans, il transforme les camions en supports d’expression, mêlant symboles religieux, messages personnels et couleurs éclatantes. En partageant son savoir et en participant au geste, cette rencontre révèle un art populaire vivant, reflet de la foi, de l’identité et de l’imaginaire de ceux qui parcourent les routes de l’Inde."À Jodhpur, au cœur de ses ruelles aux habitations teintées de bleu, la vie locale bat son plein. On pousse la porte d’un atelier à ciel ouvert, une cour où s’activent des hommes autour de camions. L’odeur de peinture flotte. Assis devant un capot en tôle brute, pinceau à la main, Raja lève à peine les yeux. Depuis plus de 30 ans, il peint des camions. Pas pour les embellir. Pour leur donner une voix. Des Shiva et des Ganesh, des tigres bondissants, des slogans religieux ou humoristiques, des prénoms d’enfants, des motifs floraux… Chaque centimètre de tôle devient message. Raja nous parle tout en traçant des lignes parfaites. Chaque commande est unique, celle d’un chauffeur qui veut raconter son histoire, sa foi, son humour, sa famille. Il choisit les couleurs, les symboles. Raja interprète. Il nous explique les variations régionales, les codes graphiques, les styles en évolution. Tout semble très codé. C’est vivant. Un art populaire qui circule, littéralement, sur les routes d’Inde. Il traverse les paysages et les villes, et nous dit quelque chose de profond sur ceux qui les habitent. Il nous sert un thé emblématique du pays, un massala chaï brûlant. On l’écoute en le savourant et on comprend que ce métier, en apparence discret, est en réalité central. Puis, suivant ses conseils, on se met à peindre sur un camion. En reprenant la route, croiser ces camions peinturlurés de toutes les couleurs aura une toute autre résonnance…Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Franck Guiziou/hemis
Partager le quotidien d’une famille – Albanie
2026/09/28
Partagez le quotidien d’habitants d’un village préservé au bord du lac Prespa. Entre navigation silencieuse, marche en pleine nature et pêche traditionnelle, cette immersion révèle un mode de vie simple et lent. Le soir, autour d’un repas fait maison, les échanges ouvrent une fenêtre sur l’histoire et l’hospitalité albanaises, en harmonie avec un environnement resté intact."Au sud-est de l’Albanie, au bord du lac Prespa, le paysage s’étire entre collines, forêts et montagnes. Le parc national offre un décor rural et authentique. Les champs cultivés se succèdent, parsemés de troupeaux et ponctués d’habitations rurales. Les voitures se font rares. L’environnement semble figé, comme préservé du temps. Dans le village de Pustec, on arrive à la maison de Lhazo et Marie, nos hôtes pour la nuit. Lhazo nous attendait. Un sourire, un signe de tête, puis on marche à ses côtés jusqu’aux rives du lac où son bateau est déjà prêt. On embarque. Sur l’eau, le monde se met à ralentir. Le moteur murmure, les oiseaux s’élèvent, la lumière glisse sur les collines. À l’horizon, on distingue l’île aux serpents, refuge d’oiseaux rares. Pélicans, hérons, échassiers : la nature préservée s’observe en silence. On emprunte un sentier pour une longue marche pour rejoindre une église troglodyte nichée dans la falaise. Les pas s’enchaînent. La végétation est dense et variée. Sur le chemin du retour, Lhazo s’arrête pour pêcher la carpe. On aperçoit au loin quelques agriculteurs, travaillant encore à la faux dans un rythme lent et concentré. Le soir, Marie prépare le repas : légumes du potager, poisson grillé, byrek, vin local et un verre de raki pour clore la journée. Un traducteur est présent pour faciliter les échanges. On parle de leur vie, du pays, de l’époque communiste qu’ils ont connue, parfois avec une certaine nostalgie. Dans la douceur du soir à Prespa, “vivre à l’albanaise” devient une évidence, tissée de chaleur humaine, de gestes simples et d’une harmonie profonde avec la nature.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Claudia Formisano
Séjourner en écolodge flottant sur les marais de Kaw – Guyane
2026/09/14
Embarquez à bord d’un écolodge flottant pour une immersion au cœur d’une nature préservée. Au fil de l’eau, la vie du marais se dévoile entre oiseaux, caïmans et mangroves, guidée par une naturaliste. Entre observations, moments de calme et nuits bercées par les sons sauvages, cette expérience toute guyanaise offre une parenthèse hors du temps, en harmonie avec l’eau et la lumière."On quitte Cayenne en direction du sud-est. Après une centaine de kilomètres, la piste s’arrête aux portes des marais de Kaw-Roura. Cette réserve naturelle, la quatrième plus grande de France, s’étend sur des kilomètres de mangrove et de zones humides. À quai, le Morpho nous attend. Écolodge flottant, ce bateau ouvert avec toit d’observation se transforme au fil du jour : le pont devient salle à manger, puis dortoir, bercé par les bruits du marais. On s’éloigne maintenant lentement de l’embarcadère. Autour, le marais s’étend dans toutes les directions.La lumière glisse sur l’eau. Aigrettes et martins-pêcheurs traversent la brume. On ne croise presque personne, à part quelques pêcheurs dans leur pirogue. Une guide naturaliste nous raconte la vie du marais, son équilibre, les espèces qui y cohabitent. On apprend à repérer les oiseaux, les loutres, les caïmans noirs, et parfois les singes hurleurs, discrets dans les arbres, mais dont le cri résonne comme un appel sauvage. Quand la chaleur monte, certains se baignent dans une zone sûre, d’autres partent en canoë ou s’installent sur le toit-terrasse pour observer le paysage. En fin d’après-midi, un ti-punch à la main, on s’installe sur le toit d’observation. Le repas guyanais se prépare : poisson, riz, épices douces, couac... La nuit tombe. Les lampes torches révèlent les reflets des yeux des caïmans. Les lits descendent du plafond, les moustiquaires s’installent. Le marais s’endort. Au matin, la brume flotte encore. Le soleil dévoile les collines. On prend le petit déjeuner sur le pont, dans le silence. Une parenthèse suspendue, à la rencontre d’un monde où l’eau, la lumière et la vie ne font qu’un.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © quisait/Istock
Les coulisses d’un entraînement de sumotoris – Japon
2026/08/31
À Tokyo, pénétrez dans une heya, lieu d’entraînement fermé du sumo, et assistez au quotidien des rikishi. Dans le silence et le respect des rituels shinto, les lutteurs s’exercent sur le dohyô, mêlant puissance, agilité et maîtrise de soi. Ce moment rare révèle le sumo comme bien plus qu’un sport : un art ancestral profondément ancré dans la culture et la spiritualité japonaises."À Tokyo, dans un quartier discret, on pousse la porte d’une heya. Le silence est saisissant. On enlève nos chaussures, on entre doucement. À l’intérieur, des hommes s’entraînent, pieds nus, torses nus, ceints de leur mawashi, ce pagne épais qui enserre leur taille. On ne bouge pas. On n’ose pas parler. Ici, chaque geste est codé, chaque mouvement semble venir de loin. Le sol est un dohyô, un cercle d’argile recouvert de sable. Ils s’y affrontent, par deux. Pas de cris. Juste les chocs sourds des corps, les souffles courts, les pieds qui frappent le sol. Ils impressionnent par leur silhouette imposante qui contraste avec leur agilité surprenante et leur souplesse incroyable. On assiste à un entraînement de sumotoris, dans l’un de ces lieux fermés où l’on ne pénètre qu’en invité. Ces lutteurs, qu’on appelle aussi rikishi, sont des figures sacrées, héritiers d’un art né au VIIIe siècle, issu de rituels religieux shinto, et toujours profondément ancré dans l’identité japonaise. Avant chaque combat, un rituel : on balaie le dohyô. On jette du sel pour purifier l’espace.  On s’incline. On s'observe. On attend. Puis, d’un coup, la lutte s’engage. Quatre-vingt-deux techniques sont autorisées. Un écart, un déséquilibre… et le corps touche le sol. Ou franchit la ligne. Quelques secondes suffisent. Dans cette heya, on touche à une vision du monde, où la maîtrise de soi est plus importante que la victoire.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Maryline Goustiaux
Le silbo, la langue sifflée de La Gomera – Canaries
2026/07/27
Guidé par Audrey, une habitante de l’île, vous assistez à ces dialogues portés par l’air, capables de traverser montagnes et vallées. En vous initiant à cette langue reconnue par l’UNESCO, vous touchez à un patrimoine vivant, né du paysage et devenu symbole d’identité et de fierté collective."À San Sebastián de La Gomera, la lumière du matin éclaire les façades blanches du port. On retrouve Audrey, Française installée ici depuis plusieurs années. Elle connaît l’île par cœur. La balade nous conduit jusqu’à une petite place. Un Gomero nous y attend. Il porte deux doigts à sa bouche… et le silence se fend d’un long sifflement, clair et vibrant. Le son roule dans l’air sec, se perd entre les murs de la ville. Soudain, un autre répond. Un dialogue invisible s’engage. Audrey traduit, explique. Le silbo gomero, le langage sifflé de l’île, existe depuis des siècles. Né d’un besoin vital de communication dans les paysages escarpés, il reproduit la langue espagnole à travers deux voyelles et quatre consonnes sifflées. Avec ces six sons, les Gomeros peuvent moduler des phrases entières, transmettre jusqu’à 4 000 mots. Un message peut franchir cinq kilomètres. Le siffleur nous montre comment placer la main, modeler le son, sentir la tension de l’air sur la langue. On essaie, maladroitement. Le silbo, menacé de disparaître dans les années 1980, a été sauvé par les maîtres siffleurs et enseigné à tous les enfants de l’île. Reconnu patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, il est aujourd’hui une fierté collective. Autour d’un apéritif local, on rit de nos essais, encore portés par l’écho des ruelles. On comprend qu’il s’agit là d’une langue de l’air, un lien vivant entre les hommes et leur terre.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages."Crédit photo : © Franck Charton/hemis
Initiation à la pétanque locale dans le club de boċċi - Malte
2026/07/13
Dans un club local animé, joueurs de tous âges se retrouvent autour du boċċi, la pétanque maltaise, un jeu hérité de l’Antiquité. Entre précision, stratégie et convivialité, le boċċi révèle une tradition vivante, transmise de génération en génération, où le plaisir du jeu nourrit le lien social et la mémoire collective. "À Għaxaq, petite ville au sud de La Valette, la fin d’après-midi est calme. Dans une petite rue, on entend le roulement des boules et les éclats de voix venus du club de boċċi, la pétanque locale. C’est ici, sur ce terrain sablonneux bordé de gradins où s’installent les familles et d’un petit bar, que le village se retrouve presque chaque soir. Matthew, le propriétaire, nous accueille chaleureusement. Son père lui a appris le boċċi quand il était enfant. Depuis, il veille à transmettre cette tradition à tous ceux qui passent la porte du club. Il nous confie une boule cylindrique, typique du jeu maltais. Les règles sont simples, mais la maîtrise demande des années. On vise le jack, cette petite boule blanche qu’il faut approcher au plus près. Les setters placent, les knockers frappent pour dégager les boules adverses, chaque lancer demande précision et stratégie. Le terrain, plus long et plus étroit que celui de la pétanque, exige un sens du calcul presque instinctif. Les boules roulent, s’arrêtent net, se frôlent. Les joueurs se concentrent, commentent, rient. Le boċċi est un art du rythme autant que de la patience. Hérité des jeux romains, transmis par les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean entre le XVIᵉ et le XVIIIᵉ siècle, ce sport s’est ancré dans la vie quotidienne maltaise. Aujourd’hui, plus de trente clubs animent les villages de l’île. On y joue entre générations, pour le plaisir d’être ensemble, pour entretenir le lien avec le passé.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Neil Setchfield/Alamy/hemis
L’enjeu du recyclage des fleurs dans l’hindouisme - Inde
2026/06/29
À New Delhi, découvrez l’initiative d’Avacayam, une ONG qui transforme les fleurs sacrées issues des fêtes religieuses en ressources durables. En participant à la collecte et à la transformation de ces offrandes, vous plongez dans un projet alliant écologie, spiritualité et inclusion sociale."À New Delhi, on rejoint l’équipe de l'ONG Avacayam alors que la ville bruisse à peine. A proximité des lieux de culte, les restes de fêtes religieuses s’accumulent : guirlandes fanées, pétales dispersés, parfums tenaces. Jasmin, œillets, roses… les fleurs sacrées de l’hindouisme, finissent souvent dans les eaux du Gange contaminant l’eau. On estime à environ 80 millions de tonnes par an les fleurs jetées dans les rivières et fleuves du pays. Ici, Avacayam leur donne une autre destinée. Avec son équipe, on parcourt la ville. On collecte devant les temples, les lieux de mariage. Le geste est simple, respectueux. Ce ne sont pas des déchets, mais des restes de prières, des fragments de récits. On rejoint ensuite l’atelier animé d’Avacayam. Les mains s’activent : les fleurs sont triées, séchées, broyées. Elles deviendront encens, pigments naturels ou poudres colorées utilisées pour Holi, la fête des couleurs. Autour de nous, une centaine de personnes en situation de handicap travaillent avec fierté. Leur présence ici n’est pas symbolique. Elles sont le cœur de cette démarche. Formées, accompagnées, elles trouvent un revenu, une reconnaissance. On comprend peu à peu l’ampleur du projet : il relie le spirituel et l’écologique, le social et le sensoriel. C’est une expérience de terrain, une plongée dans une Inde capable de réparer ses excès en transformant ses traditions. À la fin, cette immersion dans les coulisses nous permet d’aller plus loin dans la compréhension de la culture et du sacré.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages" Crédit photo : © Marta Nascimento/Réa
S'immerger dans l'ambiance 100% locale d'un ceilidh - Ecosse
2026/06/19
À Édimbourg, derrière la porte d’une simple salle des fêtes, se joue une tradition vivante : le ceilidh. Ni spectacle ni folklore figé, mais un bal populaire où musiciens, danseurs et voix du caller ne font qu’un. Guidés pas à pas, habitants et visiteurs se laissent emporter par l’énergie collective. Entre rires, musique et mouvements partagés, le ceilidh devient un moment de rencontre, un instant suspendu où l’on se sent chez soi, même loin de chez soi."À Édimbourg, derrière la porte d’une simple salle des fêtes, un bal commence. Ce n’est pas un bal mondain et encore moins un spectacle touristique. C’est un ceilidh. Une tradition joyeuse, née de veillées autour du feu, de contes, de musique et de danse, qui se transmet de génération en génération. On entre avec un peu de timidité. Karine, une habitante de la ville habituée des lieux, nous accueille. Des familles arrivent au complet, des groupes d’amis aussi. Ça s’installe, ça papote. Certains portent le kilt traditionnel, d’autres sont vêtus d’une simple chemise ou de baskets. Peu importe le vêtement que l’on porte. Ce qui compte ici, c’est l’élan commun. Sur scène, les musiciens s’accordent. Violon, accordéon, guitare. Et puis une voix au micro : le caller. C’est lui qui guide. Il explique les pas, donne le rythme, rassemble tout le monde. Strip the willow, reel, dos-à-dos… Karine reste à nos côtés pendant cette initiation. La musique s’emballe. Les pas sont plutôt simples. On se laisse porter. On rate un pas, on tourne trop vite… mais tout le monde s’amuse, personne ne juge. C’est joyeux, festif. On se sent connecté aux autres et de plus en plus confiant. Le ceilidh repose sur la répétition, l’entraide, l’énergie du groupe. C’est une fête populaire, oui. Mais c’est surtout une façon de se rencontrer. Un instant suspendu, où l’on se sent chez soi… en étant chez les autres.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Andrew Wilson/Alamy/hemis
Les coulisses du studio de Bunny Stricker Lee avec son fils - Jamaïque
2026/06/18
À Kingston, dans le quartier paisible de Duhaney Park, une maison colorée abrite un lieu emblématique du reggae : le Bunny “Striker” Lee Museum and Recording Studio. Accueilli par le fils du légendaire producteur, on plonge dans l’histoire d’un homme qui a façonné le son jamaïcain, du ska au dub. Entre machines d’époque et voix mythiques, ce studio est à la fois mémoire vivante et lieu de création, où la musique continue de résonner comme un acte de liberté."Nous sommes à Kingston, dans un quartier tranquille de Duhaney Park. Une maison aux murs colorés abrite un lieu de mémoire unique : le Bunny “Striker” Lee Museum and Recording Studio. Ici, tout respire la musique jamaïcaine. C’est le fils du célèbre producteur, Edward “Striker” Lee Junior, qui nous accueille. C’est le studio de son père, figure mythique du reggae, du dub, du ska et du dancehall. Né en 1941, Bunny Lee a façonné des décennies de sons, accompagné des artistes comme Dennis Brown, Johnny Clarke ou Horace Andy, et collaboré avec King Tubby sur des techniques de mixage révolutionnaires. Il a aussi travaillé avec Bob Marley, John Holt ou Max Romeo, contribuant à faire rayonner le reggae dans le monde entier. Son surnom, “Striker”, vient de sa capacité à produire tube après tube. Dans chaque pièce, les souvenirs s’accumulent : consoles d’enregistrement, micros d’époque, vinyles rares, photographies. Edward raconte, avec précision et fierté, comment son père a fait émerger un son jamaïcain à part entière, symbole d’audace et de liberté. On découvre comment dans les années 60 à 80, le reggae a accompagné les transformations sociales du pays. Assis dans la salle de mixage, on écoute quelques extraits remasterisés. La voix de Dennis Brown emplit l’espace. C’est à la fois un musée et un lieu où la création continue de perdurer pour y faire enregistrer de nouvelles générations d’artistes. À la sortie du studio, on saisit à quel point ces musiques, au-delà des sons et des rythmes, expriment une manière de résister et d’exister.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Arié Botbol/Réa
L’académie de musique taarab - Zanzibar
2026/06/17
Passez les portes de la Dhow Countries Music Academy, cette école unique qui fait vivre les musiques traditionnelles de Zanzibar, héritées des routes maritimes de l’océan Indien. Échangez avec les élèves et professeurs et essayez-vous à quelques notes de oud et qanun. Plus qu’un lieu d’apprentissage, l’académie est un espace de rencontre, de mémoire et de fierté culturelle, dont les sons continuent de résonner bien après avoir quitté Stone Town."À Stone Town, dans les ruelles étroites, se mêlent les voix, les parfums d’épices, l’appel des vendeurs et du muezzin. Au détour du quartier de Vuga, une façade discrète attire le regard : la Dhow Countries Music Academy. Derrière ses murs blanchis à la chaux, la chaleur s’apaise, remplacée par des notes, des rires, des instruments qu’on accorde. Fondée en 2002, cette école est la seule de tout l’archipel. Un lieu à part qui forme depuis plus de vingt ans les musiciens qui perpétuent le taarab, le kidumbak et le ngoma, des musiques issues de l’histoire maritime et métissée de Zanzibar. Leur origine remonte aux “pays dhow”, ces routes reliant l’Afrique de l’Est, le golfe persique et l’Inde, d’où sont nés les échanges qui ont façonné la culture swahilie. Dans les couloirs aérés, les percussions résonnent, le oud se mêle au qanun. Des élèves s’exercent, hommes et femmes de tous âges. Une musicienne répète, un professeur initie, guide des étudiants avec rigueur et bienveillance. On s’arrête un instant pour écouter un groupe de musiciens. La musique se transmet ici comme une langue commune, un héritage vivant. On nous invite à essayer. On apprend que chaque rythme accompagne un moment de vie : une célébration, une prière, un départ vers la mer. Cette école est à la fois un lieu d’apprentissage et un espace de lien social et de fierté culturelle. En ressortant dans les ruelles de Stone Town, on emporte le souvenir d’une rencontre informelle, généreuse dans sa transmission et les sons nous suivent longtemps.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Pierre Vassal/Haytham-Réa
Rencontre avec le guitariste Cary Lewincamp - Australie
2026/06/16
Au sud de la Tasmanie, à Hobart, vit Cary Lewincamp, guitariste et artisan. Venez le rencontrer dans sa maison-atelier où il façonne à la main des guitares à sept cordes en pin Huon. Le temps d’une soirée musicale, entrez dans son univers sensible et profondément local, entre récits de son parcours et notes d’une musique acoustique inspirée par la nature. Une parenthèse hors du temps, où chaque mélodie raconte un fragment de Tasmanie."À Hobart, au sud de la Tasmanie, les collines descendent doucement vers la mer. Au-dessus de la ville s’élève le mont Wellington, ou Kunanyi, comme le nomment les Aborigènes. C’est sur ses contreforts que vit Cary Lewincamp, guitariste et artisan. Sa maison, tout en bois clair, respire la lumière et le calme. Cary nous accueille avec douceur, dans une atmosphère simple et familiale. Chaque samedi, il ouvre ses portes pour une soirée musicale. Dans son atelier, le bois embaume. Partout, des instruments en cours de fabrication, des morceaux de pin Huon soigneusement polis, des outils alignés sur l’établi. Cary fabrique lui-même ses guitares à sept cordes à partir de ce bois local, symbole du patrimoine naturel de Tasmanie. La rencontre commence par la découverte de son univers. Cary parle de son métier, de son attachement à l’île et à ses ressources. Il évoque aussi son parcours d’artiste indépendant, resté fidèle à une démarche artisanale et locale. Puis, dans son studio voisin, il s’installe, accorde sa guitare et joue. Les premières notes emplissent la pièce. Sa musique est acoustique, narrative, inspirée de son environnement, de sa maison, de sa famille. Chaque morceau, plein de poésie, raconte un fragment de vie : une balade sur le mont Kunanyi, un repas partagé, une lumière d’hiver.  Entre deux morceaux, il commente, sourit, répond aux questions. Le dialogue s’installe, sincère et curieux. La soirée se termine et en quittant la maison, on garde en tête les vibrations lentes de la guitare.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Cary Lewincamp Music
Les coulisses d’un label de musique emblématique de Détroit - Etats-Unis
2026/06/15
Cet épisode vous emmène au cœur de Midtown, à Détroit. Dans l’usine de pressage de vinyles de Third Man Records, l’héritage musical de la ville rencontre son renouveau créatif. Entre le bruit des machines et l’odeur du vinyle chauffé, chaque disque raconte le savoir-faire d’une ville ouvrière en pleine renaissance. Partez à la découverte de de ce label qui donne forme à la musique."À Midtown, quartier dynamique au cœur de Détroit, on entre dans le bâtiment en brique de l’usine de pressage de vinyles du label Third Man Records. Fondée par Jack White, musicien natif de la ville et figure du rock alternatif avec les White Stripes, elle incarne un esprit de la ville : le mélange entre héritage musical et renouveau culturel. Détroit, c’est la ville du Motown, épicentre dans les années 60 de la soul et du funk, celle de Stevie Wonder, Marvin Gaye, des Jackson 5. C’est aussi le berceau de la techno… Une ville où sont nés des refrains gravés dans la culture mondiale. Dès l’entrée, une odeur de plastique chauffé se mêle au ronronnement des machines. À l’intérieur, le jaune vif domine — sur les sols, les machines, les détails, créant une ambiance singulière, presque cinématographique. Une fresque signée par un artiste local s’étend sur un mur, hommage visuel à l’énergie créative de la ville. Ce lieu unit la passion du son et l’héritage d’une cité ouvrière en pleine renaissance. C’est la première usine de pressage de vinyles ouverte ici depuis les années 1960. Un membre de l’équipe, passionné, nous raconte comment le lieu a vu le jour en 2017, nous parle des artistes qui ont enregistré leurs albums avec le label et nous présente le process de fabrication des vinyles. Chaque disque passe de main en main : chauffé à partir de granulés de PVC, pressé, poli, contrôlé. Les techniciens veillent avec précision, fiers de leur savoir-faire. Détroit transforme son héritage musical en énergie vivante. Third Man Records est le témoin actif d’une ville qui continue de se réinventer.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Visit Detroit
Assister à un match de baseball - République dominicaine
2026/06/08
À Saint-Domingue, assistez à un match de baseball au stade Quisqueya, véritable cœur battant de la République dominicaine. Dans une ambiance survoltée, ce sport devenu fierté nationale rassemble toutes les générations. Entre chants, musiques et émotions partagées, le baseball se révèle comme un langage commun, miroir de la société dominicaine et de ses rêves de réussite."À Saint-Domingue, on s’installe dans les gradins du stade Quisqueya Juan Marichal. Les tambours résonnent, les cris fusent. Peu à peu, les tribunes s’embrasent, portées par une frénésie collective qui gagne chaque rangée. Ce temple du baseball incarne une institution, une fierté nationale, un rêve partagé par des générations. Dans cette arène vibrante, chaque spectateur devient acteur d’une fête qui rassemble toute la ville. Ici, le baseball s’impose comme une langue commune, un miroir de la société. Le cœur du pays bat à chaque lancer, chaque éclat de voix, chaque geste sur le terrain. Introduit à la fin du XIXᵉ siècle par des Dominicains revenus de Cuba, ce sport s’est enraciné dans les rues, les terrains improvisés, les académies où les enfants s’entraînent dès le plus jeune âge. Il incarne un rêve de réussite, une voie vers l’ailleurs, parfois jusqu’à la Major League américaine. Autour de nous, familles, amis et inconnus partagent la même ferveur. On siffle, on chante, on commente, on débat. Les musiques s’élèvent, les cris se répondent. Chaque action déclenche une vague d’émotion qui traverse le stade. Les vendeurs ambulants circulent, plateaux d’empanadas à la main. L’odeur du maïs grillé et des plats locaux flotte dans l’air. Aujourd’hui, les Tigres del Licey affrontent les Águilas de Santiago : deux équipes mythiques, deux villes rivales, deux fiertés nationales. L’ambiance est électrique, joyeuse, intense. Chaque victoire devient une fête de quartier. Assister à un match, c’est ressentir l’énergie d’un peuple rassemblé autour de sa passion, et découvrir la République dominicaine autrement, dans ce qu’elle a de plus vivant.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Célia Tichadelle/Holaqueya
Dans la peau d’un ovejero au cœur d’une estancia - Chili
2026/06/01
Au départ de Puerto Natales, partez à la rencontre des ovejeros, bergers de la Patagonie chilienne. Dans une estancia isolée, vous partagez leur quotidien rythmé par l’élevage ovin, de la tonte à la transmission des gestes. Entre paysages immenses, repas partagés et échanges sincères, cette immersion révèle un mode de vie rude mais profondément lié à la terre, où se perpétue un savoir-faire essentiel au cœur des steppes patagoniennes."Depuis le petit port de Puerto Natales, on embarque pour une courte traversée sur les eaux calmes du fjord. Quelques minutes suffisent pour rejoindre l’autre rive. Ensuite, la route s’enfonce dans les terres sauvages, le paysage se vide, l’horizon s’élargit : on entre dans la vie rurale de la Patagonie chilienne. Arrivé à une estancia isolée, au bord de l’eau et entourée de milliers d’hectares balayés par le vent, une famille d’ovejeros, les bergers chiliens, nous accueille. Ils représentent le pilier économique de la région. Peu à peu, on entre dans leur quotidien comme si on y avait toujours eu notre place. Tout s’organise autour du troupeau. On apprend les gestes de la tonte : immobiliser l’animal, couper net, rouler la toison, dans une transmission patiente et bienveillante. On s’initie, on apprend à reconnaître la qualité de la laine, à comprendre la modernisation des techniques au fil du temps. Après l’effort, le déjeuner rassemble tout le monde autour de plats à base de produits locaux. On échange, on rit, une complicité s’installe. On parle de la terre, du lien à la nature, de la volonté de préserver cet équilibre fragile. Ici, les steppes et le climat rigoureux rendent parfois la vie difficile mais favorisent une laine dense et isolante. L’après-midi, on explore les alentours. On marche jusqu’à un promontoire rocheux. En contrebas, les gauchos à cheval veillent sur les troupeaux. Le vent souffle, le ciel change. Tout invite à la contemplation. La journée s’achève, marquée par l’admiration pour ce métier utile et engageant qui perdure au cœur de la Patagonie chilienne.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Pascal RATEAU/stock.adobe
L’ancienne route de la soie en train - Ouzbékistan
2026/05/18
Embarquez pour une traversée de l’Ouzbékistan, au fil de son histoire. D’un ancien wagon couchette hérité de l’époque soviétique aux rames rapides de l’Afrosiab, ce voyage en train relie Tashkent, Khiva, Boukhara et Samarcande. Entre paysages désertiques, villes mythiques de la route de la soie et rencontres partagées, le train devient le fil conducteur d’un pays de contrastes, entre mémoire du passé et élan vers l’avenir."Sur le quai de la gare de Tashkent, la nuit tombe. On y croise des familles chargées de valises, des vendeurs de samsas, ou encore des contrôleurs en uniforme… On grimpe dans un ancien train couchette de l’époque soviétique. Les cabines sont simples, les draps propres délicatement posés, les voix discrètes. Le roulis du train accompagne le sommeil. Par la fenêtre, des villages passent, puis le désert. Au petit matin, on partage un thé avec nos voisins de compartiment. Khiva se dessine. Les dômes turquoise, les minarets. On y passe quelques jours. Puis viendront Boukhara, Samarcande. Des noms qui résonnent comme des légendes, celles de l’ancienne route de la soie. Dans ces villes, on se perd dans les bazars, on s’émerveille des monuments. On marche dans des ruelles où flotte l’odeur du pain chaud. On entend un chant orthodoxe s’élever d’une église. Puis, pour retourner à Tashkent, on change de train. L’Afrosiab entre en gare. Une vitesse jusqu’à 210 kilomètres heure, rapide, climatisé, très confortable. Il file à travers le pays, reliant les grandes villes. Il apparait comme un lien entre passé et futur. L’Ouzbékistan se raconte ici dans ses contrastes : entre souvenirs soviétiques et ambition moderne. Le train devient le fil rouge d’un voyage à la fois tangible et symbolique. Un moyen de transport, un espace de rencontres, une traversée intérieure.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Maryline Goustiaux

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